Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC — Face à Face· 20 décembre 2021 20 min

L'invité de Bourdin Direct : Yannick Jadot - 20/12

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Jean-Jacques Bourdin. Yannick Jadot, bonjour. Bonjour. Député européen, candidat à l'élection présidentielle. On va parler du Covid pour commencer. Le pass vaccinal, le 5 janvier, en Conseil des ministres, présentation du texte transformant le pass sanitaire en pass vaccinal. Le 10 janvier, début de discussion à l'Assemblée nationale. Ensuite, le Sénat, avec une procédure accélérée, appelez-vous à voter cette transformation du pass sanitaire en pass vaccinal.

0:40
Yannick Jadot

Vous savez que j'ai toujours défendu la vaccination. Depuis qu'il y a ce débat, depuis qu'il y a cette pandémie, j'appelle à la vaccination. Il faut absolument que les Françaises et les Français se vaccinent. Il faut absolument que les Françaises et les Français fassent attention, notamment dans la période qui vient. Je n'évite pas votre question, mais ce dont on parle, c'est un texte qui pourrait être adopté fin janvier. La vague, ce que certains médecins, épidémiologistes, spécialistes, appellent maintenant un tsunami, c'est maintenant. C'est dans les jours qui viennent qu'elle est en train de nous submerger.

Donc moi, j'appelle à la fois les Françaises et les Français, dans cette période de fête qui vient, à prendre toutes les mesures de protection. Mais le pass vaccinal sert à quoi ? Il sert à pousser les 5 millions de Français qui ne sont pas vaccinés à aller se faire vacciner.

1:34
Présentateur

Ne soyons pas dupes.

1:35
Yannick Jadot

Vous avez parfaitement raison. Moi, je l'ai dit, vaccin. Maintenant, vous savez, depuis le début, notre référence, c'est la science. La science, la science, la science. Il y a encore dix jours, l'Organisation Mondiale de la Santé n'appelait pas à la vaccination obligatoire. Dans les recommandations, il y a quelques jours, du Conseil scientifique, ils n'appellent pas à la vaccination obligatoire. En revanche, il nous faut absolument aller chercher les personnes qui ne se sont pas encore vaccinées. Quand dans certains quartiers, on le sait par exemple en Seine-Saint-Denis, les personnes sont tellement éloignées depuis des années des systèmes de santé qu'il faut aller vers ces personnes.

Vous savez, j'ai rencontré il y a quelques mois le président de la Croix-Rouge qui m'expliquait, vous savez, ils ont un réseau extrêmement puissant. Ils sont en service de santé sur l'ensemble du territoire. Il me disait, quand on passe 20 minutes, 25 minutes, 30 minutes avec les personnes qui ont des doutes, on arrive à lever des doutes et ces personnes se vaccinent. Donc, il y a le premier segment, c'est la vaccination. Il y a des irréductibles. Et je vous demande, je vous demande, vous, Jean-Jacques Bourdin, vous, BFM, je vous demande de lancer des campagnes avec les témoignages. Je sais que vous le faites déjà.

Et vous avez vu, en fin de semaine, ce témoignage de cette personne qui ne s'était pas vaccinée. Je ne sais plus si il est restaurateur, je ne sais plus ce qu'il faisait. Pas vaccinée, qui était à l'hôpital et qui pleurait à la télé en disant, j'ai fait l'erreur de ne pas me vacciner. Vaccinez-vous, j'ai failli mourir. Alors, plutôt que d'avoir des publics reportages du président de la République qui se met en scène dans l'autosatisfaction, ayons des malades qui racontent leur maladie, ayons des malades qui racontent le Covid. Je vous pose la question, est-ce que... On verra le texte. On verra le texte. Moi, je n'ai pas le texte. Mais vous n'êtes pas contre le pass vaccinal. Tant que le...

Ma référence, c'est la science. Oui. C'est la science. Si le conseil scientifique dit demain, il faut aller vers la vaccination obligatoire, je suivrai le conseil scientifique. Le pass vaccinal est la dernière étape pendant la vaccination obligatoire. On sait ce que ça veut dire. On sait ce que ça veut dire. Mais ça ne suffit pas. Jean-Jacques Bourdin, aujourd'hui, l'enjeu, c'est la contamination. Oui. Et on sait à quel point ces variants sud-africains comme avant indiens sont contaminants. Aujourd'hui, où se passe l'essentiel de la contamination ? C'est à l'école. Oui.

4:11
Présentateur

C'est à l'école, vous le savez. Alors, est-ce que vous demandez le report de la reprise de l'école ? Le rallongement des vacances

4:18
Yannick Jadot

de Noël ? Je n'ai pas, encore une fois, là, les études scientifiques qui me permettent de dire. En revanche, je suis totalement sidéré. Et je trouve que Jean-Michel Blanquer, qui a fait son boulot pour garder l'école ouverte, il a eu raison, non ? Il a eu raison. Simplement, aujourd'hui, il ne fait pas le boulot sur les capteurs de CO2. Il ne fait pas le boulot sur les capteurs de CO2. Il est totalement invraisemblable. Au fond, il y a une sorte de... Je dirais, je ne vais pas utiliser ce mot-là parce que ça ne serait pas responsable.

Mais il y a quand même une forme de complicité avec le virus qui est de ne pas installer les capteurs de CO2 dans les classes pour savoir quand est-ce qu'il faut errer et éviter que les enfants soient des propagateurs de virus et potentiellement développent des formes graves du virus. Le ministre Blanquer participe de la propagation du virus en n'installant pas des capteurs de CO2 à l'école. Je trouve ça profondément choquant quand ça fait un an que tout le monde dit qu'il faut le faire.

5:19
Présentateur

Donc, vous n'êtes pas contre le pass vaccinal. En entreprise, le pass sanitaire ? Obligation

5:24
Yannick Jadot

du pass sanitaire ou pas ? Écoutez, là, aujourd'hui, à partir du moment où c'est dans la société, moi, j'entends tous les responsables des entreprises dire que ça va être la galère de mettre ça en place. Donc, je n'y suis pas favorable à ce stade. Bon, encore une fois...

5:36
Présentateur

Alors, je voudrais revenir sur la vaccination parce que politiquement, vous avez prononcé un mot très important qui est responsabilité. Alors, je vous pose une question franche. politiquement, vous avez remarqué Marine Le Pen, Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon, Kian, Nicolas Dupont-Aignan, Florian Philippot s'opposent et au pass sanitaire et au pass vaccinal. Sont-ils irresponsables ?

5:59
Yannick Jadot

Je ne sais pas à moi de juger leur avis politique. C'est à vous de vous engager. Vous faites de la politique pour vous engager. Vous avez des avis. Vous avez arrêté, non ? J'imagine. Toutes celles et tous ceux qui ont fait de cette pandémie un instrument de différenciation politique. Toutes celles et tous ceux qui ont laissé entendre que la vaccination pouvait être un problème et non pas une solution ont une responsabilité lourde. On fait une faute politique. Il n'y a pas de débat pour moi. Depuis le début. Donc, tout cela

6:33
Présentateur

on fait une faute politique. Même avant,

6:35
Yannick Jadot

même avant, même qu'on ait mis les vaccins, j'ai dit ma position en faveur de la vaccination. C'est un élément structurant de lutte contre la pandémie. Mais ça ne suffit pas. Ça ne suffit pas. Je l'ai dit. Non, non, attendez. Ça ne suffit pas non plus sur d'où viennent les variants et notre responsabilité mondiale. Parce que là, vous vous rendez bien compte. On s'installe dans un régime de pandémie où finalement on va avoir un rappel potentiellement tous les six mois. On ne sait pas. Nous verrons comment le virus évolue. C'est le virus qui décide. On est d'accord. On est tout à fait d'accord. Ce ne sont pas les hommes politiques. Mais vous avez vu.

Non, mais au début, quand on pensait vaccin, on pensait que si la société était immunisée à 70-75%, il n'y aurait plus de pandémie. Que le vaccin empêcherait évidemment les formes graves, mais empêcherait les contaminations. C'est une réalité différente dans laquelle on est. Moi, je demande encore une fois au président de la République qui refuse de le faire comme on fait le combat au niveau européen sur la levée des brevets. Tant que la planète entière, tant que l'humanité ne sera pas vaccinée, nous serons fragilisés et nous serons vulnérables à des variants qui remettront tout en cause. On en a marre de cette pandémie.

Et moi, je n'ai pas envie de rentrer dans un système où les groupes pharmaceutiques se gavent de bénéfices en faisant des rappels, en faisant des vaccins et où on n'organise pas la production massive de vaccins pour que la planète entière soit vaccinée. Vous vous rendez compte on est à quoi ? 4% en Afrique de personnes qui ont fait l'ensemble du protocole vaccinal ? Est-ce que vous pensez vraiment qu'on va réussir à sortir de cette pandémie mondialement et en France avec un si faible taux de vaccination sur certains continents ? Yannick Jadot, la vaccination... Et puis c'est l'hôpital ? C'est l'hôpital ? Oui, c'est l'hôpital. Franchement, si on n'a pas...

Vous savez, j'en rencontre en permanence. J'en ai rencontré à Lens, dans mon pays, Picard, dans l'Aisne. Ils n'en peuvent plus, les personnels soignants. Ils n'en peuvent plus. Ils n'en peuvent plus aussi

8:41
Présentateur

de voir des non-vaccinés en réanimation 80% occuper des lits qui pourraient servir à d'autres patients. Ils n'en peuvent plus de tout. Ils n'en peuvent plus de tout. Mais la France est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison ou pas de faire un pari de laisser ouvert, tout ouvert pour les fêtes alors que dans tant d'autres pays d'Europe, on a fermé et on ferme. Vous avez raison. Et je prends l'exemple des Pays-Bas qui se confinent. Il prend un pari. Est-ce qu'il a eu raison de prendre ce pari ?

9:09
Yannick Jadot

Il a eu raison si les Françaises et les Français sont totalement responsables dans cette période des fêtes. Vous croyez qu'ils le sont ? Souvent, ils le sont. La plupart du temps, ils le sont. Quand on voit le taux de vaccination, ils le sont. Donc moi, j'appelle les Françaises et les Français avant chaque réunion de famille, avant chaque rassemblement à utiliser ces autotests. Franchement, c'est facile, ça prend un quart d'heure et vous savez si vous êtes contaminés ou pas, si vous devez vous isoler ou pas. Franchement, et à chacune et à chacun, on adore notre famille, on n'en peut plus de cette pandémie, on a envie de se retrouver, on a envie de passer du temps ensemble.

Il y a une mesure, l'autotest, et si on est évidemment positif, on s'isole, on ne va pas avoir sa famille en disant peut-être que cette fois, ça passera.

9:58
Présentateur

Bien, Yannick Jadot, un mot encore, les réunions politiques et les meetings, la campagne présidentielle est là, à partir du 1er janvier, elle sera officielle, officialisée. Yannick Jadot, comment faire ? Il faut imposer le pass vaccinal ou le pass sanitaire dans les réunions politiques ?

10:15
Yannick Jadot

On n'a pas le droit aujourd'hui. Oui ? Aujourd'hui, on n'a pas le droit. On n'a pas le droit. Nous, ce qu'on a fait, on a fait des réunions politiques avec des jauges très petites qui nous permettent évidemment d'avoir la distanciation entre les personnes, masques obligatoires, présentation du pass sanitaire pour les personnes qui le souhaitent, pour les personnes qui ne le souhaitent pas, proposition d'un autotest pour rentrer dans le meeting, mais vous savez qu'on ne peut pas exiger un pass sanitaire à quelqu'un. Aujourd'hui, on ne peut pas. Quelqu'un peut refuser. C'est le Conseil constitutionnel qui le dit.

Donc, dans ce truc-là, nous, on est responsables, y compris, vous savez, que les écolos se déplacent beaucoup en train, se déplacent beaucoup en bus. De toute façon, dans ces lieux-là, le pass sanitaire est obligatoire. Et encore une fois, proposition d'autotest à l'entrée du meeting pour s'assurer que ça ne devienne pas des clusters.

11:07
Présentateur

Imaginons en avril que le virus soit encore là, à un haut niveau. vous craignez une abstention forte. Est-ce que vous craignez une abstention forte ? Je crois que... Comme aux Européennes, d'ailleurs.

11:18
Yannick Jadot

Il y avait eu... Alors, pour le coup, aux Européennes, non. Il y avait eu un sursaut. C'est au municipal. Au municipal, départemental et régional. Effectivement, il y a eu un truc.

11:25
Présentateur

Est-ce qu'il ne faudrait pas faire la promotion

11:27
Yannick Jadot

du vote électronique ? Le vote par correspondance. Le vote par correspondance. Moi, depuis des mois, voire des années, nous défendons le vote par correspondance. Vous vous rendez compte que Gérald Darmanin, citait Ponyatosky dans les années 70 pour refuser le vote par correspondance. Il n'était même pas né à l'époque. Je veux dire, regardez ce qui s'est passé aux Etats-Unis. Trump, avec sa batterie d'avocats, n'ont pas réussi à contester la légalité et la sincérité du vote à partir du moment où il y avait du vote par correspondance. Donc, oui. Et il nous faut un débat politique. Pourquoi il nous faut un débat politique ?

Parce qu'au début de cette pandémie, tout le monde parlait du monde d'après. Au fond, quelles leçons allions-nous tirer de cette pandémie du point de vue de la dégradation de l'environnement ? Souvenez-vous que ce virus vient du fond de la forêt et parce que la forêt a été détruite, ce virus s'est retrouvé au cœur de nos sociétés avec le drame qu'on connaît. Dérèglement climatique, affaissement des services publics, hôpital, école, police, tribunaux. On a besoin de ce débat politique pour savoir où est-ce que ce pays va, où est-ce qu'on l'emmène.

Est-ce qu'on continue comme avant, voire en pire, ou est-ce que justement on dit climat, santé, biodiversité sont des leviers extraordinaires, enthousiasmants pour refaire société. Et autour de ces leviers-là, on va faire de la réindustrialisation, on va remettre des entreprises, on va remettre des services publics de proximité, des services publics où les personnels et on va faire de la croissance et on va faire ce qui nous fait du bien et on va créer de l'emploi. A l'inverse, un chiffre, si vous me permettez, très vite, vous avez vu le chiffre, 37% des moins de 25 ans font l'impasse sur au moins un repas par semaine. Au moins un repas par semaine parce qu'ils n'ont pas les moyens.

Eh bien, s'il doit y avoir une mesure qu'on doit discuter dans cette campagne électorale, c'est un revenu citoyen automatique dès 18 ans au niveau du seuil de pauvreté. On a la possibilité, les moyens, la prospérité pour éradiquer la pauvreté dans notre pays. Moi, je m'y engage. Yannick Jadot, à gauche, Christiane Taubira

13:51
Présentateur

envisage sa candidature. Elle veut donner toutes ses chances à l'Union, c'est ce qu'elle dit. Alors, que lui dites-vous ce matin ? Parce que... Que lui dites-vous, tiens ?

14:00
Yannick Jadot

J'ai envie de savoir... Rejoins les écologistes, Christiane. Rejoins les écologistes. Mets ton talent au service d'une campagne qui a travaillé, qui a un projet. À l'inverse, 5 ans d'absence politique, je reviens avec une vidéo de 3 minutes à 4 mois de l'élection pour donner rendez-vous dans un mois. À 3 mois, moins de 3 mois du premier tour. Ça, ça n'est pas sérieux, c'est pas à la hauteur des combats qu'elle mène. Je le dis aussi à Anne Hidalgo. Je le dis à Anne Hidalgo. On voit bien toute la stratégie du Parti Socialiste de sauver sa candidature. Au fond, pas de sauver sa candidature, de sauver sa sortie de l'élection présidentielle. C'est un aveu de faiblesse ?

C'est un aveu de fin de cycle d'un logiciel politique. C'est fini ? Anne Hidalgo, c'est fini ? Non, mais c'est fini pour la présidentielle. C'est fini ? En tout cas, je pense que sa candidature est dans l'impasse. Et donc, je leur dis, comme je l'ai dit depuis un an, rejoignez-nous ensemble. Venez avec vos envies, venez avec vos idées. On n'accepterait pas la primaire populaire. Mais non, vous vous rendez compte ? À quatre mois de la présidentielle, on nous sort encore un processus pour se parler entre nous et ne pas parler aux Françaises et aux Français. Je pense que les Françaises et les Français, aujourd'hui, ils sont en attente d'une cohérence politique.

Vous savez, depuis des années, j'essaye de mettre de la clarté politique dans un monde très confus. Et la clarté politique, c'est de faire... Moi, c'est ma détermination, c'est ma conviction, c'est mon engagement. Je dis que le prochain quinquennat doit s'articuler autour du climat, autour de la biodiversité, autour du pouvoir d'achat des Françaises et des Français de la justice sociale. Quoi qu'il arrive, il y aura un bulletin Jadot en avril.

Quoi qu'il arrive, il y aura un bulletin Jadot parce que dans le monde d'aujourd'hui, on ne peut pas supprimer ou d'aider une candidature écologiste quand les impératifs environnementaux sont aussi essentiels pour nos conditions même d'existence, de survie de l'humanité et surtout, quand on a un projet, je l'ai dit, qui est porteur d'un enthousiasme collectif, qui est porteur d'emplois et d'entreprises, de création d'entreprises.

16:22
Présentateur

Le seul problème, c'est que vous n'avez pas tué le match. Écoutez, ni Moul, ni Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi est-ce que la gauche socialiste se rangerait derrière vous ?

16:30
Yannick Jadot

Mais pourquoi ? On est à 4 mois de l'élection présidentielle, Jean-Jacques Bourdin. Vous le savez, les Françaises et les Français, vous les côtoyez, vous les écoutez, vous leur parlez trop souvent pour savoir qu'aujourd'hui, ils ne sont pas encore dans la campagne présidentielle. Et moi, je veux dire aux Françaises et aux Français, le déclin, le suicide français, ça ne peut pas être notre best-seller. C'est la victoire de la France, notre best-seller.

Les pulsions de mort, les pulsions de haine, ça ne peut pas être l'esprit français, ça ne peut pas être notre perspective, c'est les pulsions de vie, c'est les pulsions de fraternité qui font que la France écrit ses plus belles pages d'histoire. Je le dis aux Françaises et aux Français, la justice sociale, c'est la deuxième jambe de l'écologie avec la protection de l'environnement. parce qu'au fond, le sujet, ce n'est même pas si on fera la transition écologique, on finira par le faire. La question, c'est est-ce qu'on va le faire ? Pourquoi tant de différences ? Les écologistes sont au pouvoir en Allemagne. Ils sont au pouvoir en Allemagne. Ils sont dans la coalition.

Oui, oui, oui, pourquoi tant de différences entre les écologistes français et les écologistes allemands ? Mais regardez les programmes, on porte le même programme. Simplement, eux, ils ont un scrutin. Sauf qu'eux, ils sont autrement plus pragmatiques que vous. Mais je suis extrêmement pragmatique, Jean-Jacques Bourdin, vous le savez. Ils sont pragmatiques sur le nucléaire, ils sont pragmatiques sur l'énergie,

17:54
Présentateur

ils sont pragmatiques

17:55
Yannick Jadot

sur tant de sujets. Mais parce que les Allemands sont pragmatiques. Les Allemands sont sortis du nucléaire et Angela Merkel est sortie du nucléaire parce qu'elle a vu l'impasse technologique et financière et aujourd'hui, dans cette fois, mais non, ils sont en train de s'en sortir. Ils sont en train de s'en sortir. Et moi, j'aimerais qu'on ait le même pragmatisme, la même détermination à pensée, économie, création d'emplois, énergie propre que les Allemands. Ils sortent du nucléaire, ils sortent du charbon. Vous vous reconnaissez dans les projets du nouveau gouvernement allemand ? Écoutez, il y a des choses qui vont dans le bon sens. Incontestablement. Après, c'est une coalition.

C'est une coalition à partir du moment où vous avez une coalition qui est négociée. Que feriez-vous avec Nord Stream 2 ? L'arrêté. L'arrêté ? Mais c'est ce que pensent aussi une grande partie de la coalition allemande. C'est ce que pensent les écologistes. Et c'est ce que mettent sur la table les sociodémocrates allemands. Même si vous savez, à travers Schröder, qui est partie prenante de Gazprom, ils ont toujours été dans l'ambiguïté, comme trop souvent les socialistes sont dans l'ambiguïté dès qu'il s'agit de s'affranchir des lobbies. Et donc, ils sont en train de peser. Mais par exemple, regardez, au fond, vous me parlez de la Russie ? Oui. C'est quoi l'enjeu vis-à-vis de la Russie ?

Un, c'est de faire le programme écolo d'investir massivement sur l'isolation de nos logements. Vous allez dire, mais pourquoi ils nous parlent de l'isolation de nos logements et de la Russie ? Eh bien, quand on économise l'énergie, ce n'est pas simplement du pouvoir d'achat et de la protection du climat. C'est la fin des complaisances et de notre dépendance vis-à-vis du gaz russe. Mais j'aurais aimé que le président Macron relance le groupe de Minsk sur l'Ukraine. C'est insupportable que ce soient les Américains et les Russes qui soient en train de régler la paix à nos frontières.

Le président français avait une responsabilité de convoquer le groupe de Minsk avec les autres Européens, avec les Russes, avec les Américains, bien sûr, pour imposer la paix en Ukraine et établir le rapport de force à Vladimir Poutine.

19:54
Présentateur

Est-ce que l'Ukraine

19:56
Yannick Jadot

doit intégrer l'OTAN ? L'Ukraine ne doit pas intégrer l'OTAN. L'Ukraine ne doit pas intégrer l'Union Européenne. En revanche, l'Ukraine doit être une démocratie et nous devons être aux côtés de l'Ukraine pour qu'elle soit une démocratie et nous devons mettre le rapport de force avec Poutine pour que son territoire reste ou redevienne inviolé par les troupes russes.

20:15
Présentateur

Merci Yannick Jadot d'être venu nous voir ce matin sur RMC BFM TV 8h53. pour que les troupes russes

20:20
Locuteur

sont les troupes russes. Merci Yannick Jadot.

L'invité de Bourdin Direct : Yannick Jadot - 20/12 — Yannick Jadot · Pourquijevote