POURQUOI IL FAUT DÉSOBÉIR AVEC VINCENT BRENGARTH | CONTRE-MATINALE #45
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 32 %Défensif 29 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi vouloir jouer sur les tableaux du compassionnel et de la fermeté ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi l'état n'assume pas les actions des sociétés privées ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation des migrants à Briançon ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Comment réformer les institutions pour plus de démocratie ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre opinion sur la justice politique ?
- OuverteRéponse directe
Pourquoi il faut désobéir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- vincent brengarthFait
« notre pays est encore une fois sur la question d'aider des garde-fous »
- vincent brengarthFait
« un gouvernement qui fait de l'impasse sur 7 sur cette réalité »
- vincent brengarthFait
« une justice qui est davantage occupé par écrit mais récriminer les mouvements de contestation »
- vincent brengarthPromesse
« des poursuites disciplinaires soient dirigées contre à sambre de fonctionnaires »
- vincent brengarthFait
« un avis de la cncdh sur les violations des droits fondamentaux »
- vincent brengarthFait
« le conseil constitionnel qui sur la question du délit de solidarité reconnaît de façon historique est fondamentale cette question du principe de fraternité »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] salut à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau du média tv nous sommes le mardi 30 novembre 2000 21 c'est notre dernier rendez vous matinal du mois de novembre donc rappelle qu'à matinale a commencé au mois de septembre nous sommes déjà arrivés à novembre et fine nous sommes arrivés à ce mois c'est parce que vous faites à nos côtés via votants vos abonnements aux souscriptions aux souscriptions à la coopérative le média tv demain c'est déjà décembre le mois de noël des cadeaux de la famille mais aussi des nuits froides dehors pour les sans-logis que notre camarade et collègue j'aime il évoque quasi quotidiennement sur son compte twitter et il fait bien ne pas s'habituer à lennik ne pas accepter l'inacceptable vaste programme c'est le nôtre nous essayons au fil des jours de garder notre humanité intacte et de nous en servir comme matériau pour raconter l'actualité là contre matinale du média épisode 45 c'est parti [Musique] et aujourd'hui l'essentiel notre contre maintien sera consacrée à un entretien avec m vincent prennent garde avocat au barreau de paris et co auteur de ce livre revendiquons le droit à la désobéissance désobéir alors même que nous sommes dans un état d'urgence utiles ça n'était à désobéir par peur se réveiller un matin et de voir que ce droit celui à la 2d obéissance évident à la grève à la manif a purement et simplement disparu la qualité vient à notre rescousse puisque l'on parle désormais du variant au micro et d'un probable resserrement de vide sanitaire lui aussi que nous sommes à quelques mois d'une échéance présidentielle cruciale échéance électorale cruciale la présidentielle de 2022 bref on parlera à bâtons rompus de son livre de l'actualité etc mais avant tout c'est la titre au logis [Musique] commençons par une devinette quelle personnalité peut donc réconcilier les une du figaro quotidien la droite traditionnelle et de l'humanité quotidien d'inspiration communiste 3,2 à la réponse et joséphine baker l'artiste afro américaine devenue symbole la france libre sera pantone is est aujourd'hui irréductibles joséphine baker titre l'humanité le figaro de son côté met en valeur une photo d'elle en uniforme militaire et magnifie l'itinéraire d'une française libre et en second sujet à la une du figaro à une interrogation pornographie en ligne comment protéger nos enfants le figaro parle de porno pandémie d'exposition extrêmement précoce aux effets dévastateurs provident les entreprises face à la 5e va des titres le monde un protocole sanitaire a été publiée hier par le ministère du travail en entreprise il faudra désormais respecter une distance de 2 mètres annuler des moments de convivialité notamment les pots de fin d'année m le fins de mettre le masque en cas de promiscuité bref on pense forcément au télétravail une formule qui est mieux digérée par les petites entreprises que par les grandes nous apprend le monde le monde qui consacre par ailleurs son ventre de une et une double page eric zemmour qui devrait annoncer officiellement sa candidature aujourd'hui à droite un électorat sceptique sur zemmour considéré comme meilleur des batteurs candidat écrit le quotidien du soir justice le gros coup de barre c'est le grand titre de libération le quotidien de centre gauche dresse un tableau apocalyptique de l'institution judiciaire épuisement généralisée sous effectif chronique perte de sens depuis la semaine dernière plusieurs milliers de magistrats sonne l'alertent après le suicide d'un de leurs collègues écrit libé mais on en reparlera de ce sujet avec mon invité m vincent brenda art du côté des indes et celui du quotidien en ligne de l'écologie reporter qui titre le défaut du réacteur chinois pourrait remettre en cause tous les opm le réacteur le pm chinois c'est celui de deschamps enfile donc reporter écrit et jeudi un lanceur d'alert révèle de nouvelles informations sur l'incident qui a conduit à l'arrêt du réacteur repères de taishan de graves défauts sur le combustible pourrait se retrouver sur tous les opm l'autorité de sûreté nucléaire est interprétée mais entendu on suivra tout ça pour vous au moment où justement l'énergie la question énergétique que ce rappel à la campagne prend sa place dans la campagne comment construire reconstruire le nucléaire en france en tout cas remettre dans la centralité de nucléaire si bas la technologie phare de demain la technologie qu'on a vendu comme l'espoir et n'est pas encore tout à fait rodez et à des grosses difficultés si on en croit en tout cas cet article de reporter [Musique] place désormais à notre invité du jour vincent brain garder avocat au barreau de paris associé du cabinet pour dont les associés il est spécialisé dans les dossiers relatifs au droit pénal et aux libertés fondamentales il est beaucoup intervenu auprès du conseil d'état du conseil constitutionnel et de la cour européenne des droits de l'homme il est aussi le co auteur avec le journaliste jérôme hourdeaux de mediapart de cet effet stimulant revendiquons le droit à la désobéissance paru aux éditions fayard fayard il est on peut le dire un ami du média ensemble nous évoquerons l'actualité notamment la polémique entretenue par gérald darmanin ministre de l'intérieur et eric dupond-moretti knees la défense de la justice et garde des sceaux sur les migrants des méchants migrants de calais qui utiliseraient leurs enfants comme des boucliers humains et les forces de l'ordre les gentils forces de l'ordre qui n'en n'ont ne l'a certes pas des tentes des exilés pour les obliger à se déplacer sans fin nous parlerons aussi de l'actualité des libertés publiques à l'ère de la vigilance sanitaire et du variant au micron mais regardons d'abord en tisane qui met en lumière le décalage entre la pomme des ministres darmana et dupond moretti et les faits constatés en janvier dernier par le journaliste romain m'a doute qu'ils réalisaient un sujet vidéo pour le média je savais que lui soit environ 80 sur cette vidéo que des exilés film l'évacuation de leurs abris de fortune ici c'est la jungle comme il l'appelle un terrain vague en face de l'hôpital de calais à l'abri des regards où survivent quelques dizaines de réfugiés leur quotidien mais par les expulsions les distributions alimentaires et les tentatives de traversée de la manche venus d'afghanistan saddam vise ici depuis déjà quatre mois ce n'est pas bien il n'y a rien qui va on a des problèmes tout le temps pour se laver et aller aux toilettes on a des problèmes pour la lessive on n'a pas assez de chaussures et de vêtements il ya que des problèmes ici la police n'est pas bien avec nous par le mal et ne nous est pas demain comme d'habitude il vous venez ici prendre nos tentes et de couvertures en plus il fait très froid et il pleut tout le temps en ce moment vous voyez cet endroit c'est là que j'avais tous les deux jours un convoi débarque dans les différents lieux de vie pour déloger leurs résidents comme ce samedi matin de janvier les températures sont négatives des exilés attendent à l'entrée du camp avec leurs affaires à chaque expulsion la même routine ils quittent leur abri les forces de l'ordre des barques et récupère les bien rester sur le lieu de vie avant leur arrivée tout ce qui reste est susceptible d'être embarqué ailleurs je pense pas qu'il y ait un ordre gouvernemental pour lacérer détente et pour interdire que l'on distribue le strict minimum voyez où les uns leurs besoins et qui sans cela comment est ce possible du coup monsieur qu'il y est eu un certain nombre de dysfonctionnements je pense que le ministre de l'intérieur d'ailleurs est intervenu pour dire ce qu'il en pensait ici la police traite mal il te vois devant un feu par exemple pour te réchauffer ils viennent d'en verser de l'eau sur le feu les teignes il ya du racisme de la part de la police puis en vue de la police mais aussi des gens prend le bus ils vont changer de place le matin la police ils font rien mais la nuit il de frappe violemment est alors quand il se trouve dans un endroit sans caméra et sans lumière c'est la violence qui arrivait souvent avec nos frères il vient de te dire prouve ce que tu dis ramène des photos mais comment pourrais-je prendre des photos quand ils ont mon portable et dans l'image très récente que j'ai vues publiées notamment dans les journaux anglais dans une partie des journaux anglais on voit des policiers qui voit partir à bateaux et où une partie une partie seulement de la politique britannique a pu dire mais que font les policiers français ils laissent partir des bateaux nous vous disons que dans cette image date qu'on a pas vu c'est que les migrants utilisaient des bébés et les menacer de les jeter dans une eau à quelques degrés sur un moteur s'ils venaient les interpeller maintenant ces cas là je le redis rue notre guise de l'intérieur m'a consignes c'est de ne pas intervenir ne pouvons pas mettre en danger la vie d'enfants de vieillards qui sont basculées parfois dans la mer c'est un constat que malheureusement les policiers français font depuis de nombreuses années parce que les gens ont envie d'aller en grande bretagne nous aimons sur cette histoire de tentes une société privée et est embauché par l'état une fois que les évacuations étaient faites par les policiers les gendarmes pour récupérer les tentes et pour les jeter et il est lacéré en effet et pas de commandes de l'état sa société qui le faisait parce qu'elle prônait détente elle les mettait ensuite à laden nous avons demandé d'arrêter cela parce qu on s en est aperçu notamment parce que les journalistes ne l'ont montré mais ce ne sont pas les policiers des gendarmes qui prennent des tuteurs et qui lacère les tanks c'est ce qu'est devenu finalement sur les réseaux sociaux la critique des policiers des gendarmes ces évacuations à l'abri des caméras s'accompagnerait parfois de violence d'humiliation comme en témoigne la vidéo amateur diffusée au début de notre reportage mais quand on évoque ce sujet pendant notre entretien avec le sous préfet la conversation tourne court oui on tient le 11 décembre 2020 où quand comment c'est très simple monsieur il ya des agents qui sont en uniforme qui sont reconnaissables qui sont des agents de la force publique qui procède à une évacuation en tapant dans des tentes est ce que vous considérez déjà que c'est normal que la police se comporte de cette manière là pendant les opérations on va en rester là parce que vous prenez un fait comme ça à brûle pourpoint baptisé à une survie est le responsable de ses opérations dans le sous préfet de calais bienvenue vincent vincent brengarth sur le plateau du média tv je rappelle que je suis avocat au barreau de paris associé au cabinet baudon et associés et que tu le coauteur de cet été de cet essai revendiquons le droit à la désobéissance les c'est passionnant écrit avec le journaliste gilles bourdos de mediapart est paru aux éditions fayard quand tu vas autorisation on commence par évoquer la question du rapport de nos ministres virale darmana eric dupond moretti à la question des exilés de leur tante et aussi à la question de la vérité quand même pourquoi vouloir au fond jouer à la fois sur les tableaux du compassionnel et de la fermeté une fermeté justement qui a pour but de séduire et un certain électorat est ce qu'au fond nos ministres ne sortent pas à ridiculiser de cette séquence cc c'est véritablement l'inconnu c'est à dire que j'ai l'impression à les entendre que on vit face à une double réalité parce que la réalité qu'ils décrivent ce n'est pas la réalité qu'on peut constater notamment lorsque l'on se rend sur place ou alors on défende et des militants défenseurs des droits humains ou aussi des journalistes et notamment n'est d'ailleurs sur cette question de calais avec ses tentes l'a serrée où il a fallu quand même aller devant les juridictions administratives pour faire valoir la liberté d'informer parce que les policiers la serre et détente et donc parce qu'on a ces images on essaie vidéo on a ces photos la question est de savoir mais si c'est pas la police qui sont ces personnes qui ressemble cruellement à des gens en armes et à des policiers pourquoi l'état n'assume pas on al impression qu effectivement il essaie de jouer soul et du bleu sur le double tableau parce que à la fois ils cherchent à se conformer et à séduire probablement un électorat qui aussi su d'extrême droite aussi celui dévoilé moore et de marine le pen et de l'autre faire en sorte aussi d'essayer de se conformer en tout cas dans son expression publique au respect des droits fondamentaux pour éviter soit une condamnation par des instances internationales y compris vers la cour européenne des droits de l'homme soient éventuellement une censure du conseil d'état donc il essaie de trouver comme ça une ligne de crête mais qui n'échappe à personne et qui échappe encore moins aux observateurs de ces deux de ces questions des libertés fondamentales alors gérald darmanin essaie d'imposer un narratif selon lequel les tentes mais aussi les tentes en fait ce serait une société privée et les qu'il assurerait des temps de s'en informer le ministère l'intérieur qui est le donneur d'ordre de cette société privée en fait qu'il fait comme le ménage après des évacuations auxquels procède la gendarmerie la police mais voilà on a ces images de l'association humanrights observers qui taillent en pièces et son mauvais jeu de mots ce récit regarde les sortir du périmètre vous passer par une opération de police alors c'est très intéressant parce qu'on voit justement que des personnes qui finalement les ouvriers de la gendarmerie de la police et à dire qu'ils sont pas officiellement des policiers des gendarmes ont fait de travail sous la direction des policiers des gendarmes et envoie aussi que les forces de l'ordre essaient d'empêcher qu'on filme ce que finalement le ministre va réfutée par la suite et ce qui est intéressant c'est que toi tu as de l'expérience c'est parce que tu a défendu notre confrère lui vite heures et le syndicat national des journalistes en fait qu'ils sont allés devant je crois le conseil d'état pour obtenir le droit de filmer en tout cas de participer d'être là lors des évacuations des exilés est en réalité le conseil d'état a validé l'éloignement des journalistes lors de ces questions est ce que tu peux nous raconter alors effectivement on a on a défendu une bande witter et simon amis qui étaient des journalistes dont qui documentait ce qui se passe à calais et les interventions volontaires les conditions dans lesquelles l'évacuation des campements on peut intervenir et en fait systématiquement ou presque ils ont été confrontés à des obstacles ils ont été confrontés à des difficultés pour pouvoir filmer pour pouvoir prendre des photographies aussi pour pouvoir s'approcher des périmètres policiers en lien avec avec les interventions qui a été fait et donc ce sont les raisons pour lesquelles nous sommes allés devant devant le conseil d'état pour dire que là il y avait une atteinte manifeste à la liberté d'informer parce que il y avait un sujet qui était évidemment un sujet d'intérêt général la manière dont la police comporte avec les personnes exide et et surtout en plus et on le voit à travers cette question des tentes des tentes la série d attaques qui pouvaient être extrêmement grave et qu'on a besoin de documenter parce que j'ai re si les journées se sont pas là pour documenter c'est pas le citoyen si je puis dire qu'il va de lui même à les regarder ce qui se passe donc c'est un droit qui est fondamental et pourtant le conseil d'état malheureusement comme trop souvent sur ces questions a davantage penché du côté de l'administration parce que il a donné une priorité à la gestion de l'ordre public et la protection de leur fric sur la liberté d'informer la conséquence c'est que ça entrave le travail journalistique qui pourtant pourtant essentiel et que ça ne permet pas d'avoir accès à l'ensemble des mondes preuve est d'ailleurs encore une fois sur cette question détente on voit bien que il souhaiterait qu'ils aient pas de vidéo il souhaiterait qu'ils pas de photo et pourtant c'est le cas et c'est la même logique qu'on retrouve finalement notamment s'agissant des questions de manifestations avec cette ville tu es d'interdire la diffusion et l'enregistrement de vidéos et des images des policiers ou systématiquement on va mettre des herses on va mettre des obstacles pour pas que l'on puisse documenté l'action policière alors même que c'est un droit démocratique indispensable parce que c'est une action qui concerne normalement gère des prérogatives d'intérêt public et d'intérêt général et que tout citoyen doit être en mesure de pouvoir vérifier la manière dont les policiers exercent leurs fonctions et surtout la manière dont il se conforme en théorie à l'art des anthologies et aussi cette obsession justement qui a parcouru tous les débats et tous les tous les combats aussi autour de la loi sécurité globale criminaliser enfin en tout cas pénalisé l'action de filmer des policiers en action les filmer en direct ou alors de diffuser des images de policiers en action et on se rend compte en réalité que parce que la question on va se dire la vérité la question des migrants est une question populaire beaucoup de français considèrent qu'il ya trop de migrants que voilà il faut avoir une politique de fermeté pour vis-à-vis des migrants mais on se rend compte que les migrants sont les premiers c'est comme le brouillon on vient c'est comme le dit le modèle d'expérimentation de privation de liberté qui par la suite s'applique aux militants aux militants d'autres domaines et par la suite s'applique ensemble la population est ce que tu es d'accord avec cette année je suis je suis d'accord je pense que yahia comme ça un désintérêt qui est assez galopant sur les questions de liberté collective les questions de de droits individuels et déjà on l'a vu notamment s'agissant de certains mouvements sociaux avec une répression extrêmement graves notamment d'aider gilet jaune avec avec des blessés avec des mouvements qui étaient contenues notamment par les phénomènes de nas et autres procédés qui était employé par la force policière et déjà finalement ya ce désintérêt qui est acté mais intérêts qui a ma vitre ou plusieurs origines ses dires ce désintérêt pour libertés fondamentales est aussi un individualisme qui est extrêmement fort parce que finalement les personnes aujourd'hui sont plus sensibles si je puis dire ce qu'ils vont acheter demain quelles situations de leur prochain donc déjà vous avez un désintérêt pour les gilet jaune pourtant font partie de la population française entre guillemets et deux au même titre que n'importe que n'importe quel citoyen donc on imagine que ce désintérêt est d'autant plus fort s'agissant des personnes exilées et s'agissant des démunis des migrants ski complètement anormal complètement anormal parce que les principes qu'on affiche sur le fronton de nos mairies lorsque le conseil conseil notamment reconnaît le principe de fraternité quelles sont ses principes hier en fait ce sont en fait des principes convient invoqué devant tel ou tel média dans tel ou tel discours public officiel parce que ça fait bien parce que ça fait plaisir parce qu'on pense qu'on va pouvoir rentrer dans l'histoire en les invoquant et derrière lorsqu'il s'agit en fait de pouvoir avoir une courbe ration entre les discours et les faits n'y a plus personne et le gouvernement est aux abonnés absents si ce n'est lui même participent à cette criminalisation non seulement des mi temps est assez à ces agissements complètement odieux à l'encontre dès personnes exilées dont les citoyens doivent absolument saisir parce qu'effectivement si on commence à tolérer contre les gilet jaune contre les mouvements sociaux et contre les personnes les idées ce type de comportement on peut penser que finalement il y aura une généralisation à l'encontre de l'ensemble de la population et ce de façon de façon progressive effectivement en tant qu'avocate hui également côté d'exilés tué l'avocat de l'association tous migrants de briançon qui porte plainte contre l'état pour je cite l'obliger à mettre les migrants à l'abri fait quoi le fond de cette affaire alors le fond de cette affaire c'est que les scènes cdh avait rendu l'homme avait rendu il ya plusieurs années un avis sur la situation à la frontière franco italienne et qui concernaient notamment la ville la ville de briançon et elle documente est l acte et du fait que les droits des personnes exilées était manifestement violé notamment dans la question du droit d'asile et de la possibilité de revendiquer veut dire des droits qui sont aussi des droits fondamentaux ne serait-ce que cette cette question de les y l'asie qui peut être aussi politique à travers les parcours de vie de ces personnes est ce que peuvent être aussi les menaces auxquelles les échappe lorsqu'elles viennent sur le territoire français et donc comme il ya un flux migratoires à briançon et l'état ne prend pas ses responsabilités c'est à dire que il pratique une politique et uniquement une pratique de contrôle aux frontières d'ailleurs des contrôles qui peuvent parfois être extrêmement brutaux à l'encontre de deux de ces personnes et on se souvient d'ailleurs de ce qui s'était passé alors c'était à la fois du côté gendarmes mais aussi ça a donné lieu aussi une intervention du mouvement générations identitaire si vous souvenez ces images avec cet hélicoptère qui débarquait à la frontière et tout c'est toutes ces doudounes bleus font que les droits des personnes exilées sont complètement sont complètement négligé et pourtant il ya plusieurs centaines de personnes qui sont à briançon et qui attendent soit de pouvoir aller en angleterre soit de pouvoir aller dans d'autres non nous en droit y compris d'ailleurs à marseille pour pouvoir déposer leur demande de droit de droit d'asile mais qui aussi en raison des restrictions sanitaires peuvent pas se déplacer aussi facilement qu'elle le souhaiterait et donc aujourd'hui elles sont logées dans des tentes de fortune notamment une qui était mise en place par mail association msf mais qui une tente de fortune qui ne correspond absolument pas aux attentes c'est à dire qu' il ya des températures négatives sont des personnes qui peuvent arriver en plus avec leurs familles dans des états de santé qui sont complètement déplorable et qui demande un hébergement d'urgence et aussi pour sept d'entre elles des des soins médicaux donc l'état ne prend pas ses responsabilités et pour pallier à cette carence de l'état à sombre d'associations y compris tous migrants médecin un médecin du monde interviennent pour venir en aide à ces populations sauf qu'en fait elles ont des moyens extrêmement limités et ses moyens limités qui a notamment conduit à la fermeture d'un refuge parce que la jauge de remplissage était était dépassé et que les personnes qui étaient hébergés été mise en danger donc nous nous avons déposé un référé liberté devant le tribune ministre hâtif de marseille pour dire mais là la situation est intenable pour les associations et il incombe à l'état de prendre ses responsabilités et il incombe à la préfecture de pouvoir héberger en urgence ces personnes parce qu'il en va aussi d'un droit à la vie on va aussi d'un droit à la dignité et à des conditions de vie si je puis dire normal à tout le moins pour permettre des déplacements et donc c'est ce que nous avons fait valoir et nous sommes dans l'attenté d'une décision du tri de nice tu rates if on a l'impression que les associations finalement même si elles sont plus ou moins criminalité c'est un peu le prétexte pour l'état de ne pas agir on avait reçu lundi tarifie de l'association nous sommes pantin qui venait parler également ici des détentes qu'ils font sur aux portes de paris porte de la villette et cetera porte de pantin et et aussi du mur du trac en fait toutes ces personnes finalement brisé par la vie qui sont abandonnées aux associations d'autres puisque les deux sessions sont n'occupe pas prenez l'air on s'en occupe lui et c'est vrai que cette démarche finalement revient à mettre l'état devant ses devoirs droit maintenant parler de ton livre de la thématique de ton livre ii du livre que tu a coécrit donc avec lui rappelle le reste jérôme hourdeaux en gros la thématique c'est la banalisation des états d'exception qui conduit à une éclipse de l'état de droit et une accoutumance du citoyen aux outils de la société de contrôle de variants au micron ne va rien arranger l'état d'urgence sanitaire est en quelque sorte heureux des victimes est là où on voulait déjà compensé déjà annulé le planétaire excès de le faire annuler en tout cas complètement ce solide c'est vraiment le fruit d'une double expérience à la fois celle de jérôme hourdeaux qui suit ces questions de libertés fondamentales est celle de l'avocat pour pouvoir en fait documenté et témoigner de cette dérive autoritaire que traverse la france depuis maintenant de plusieurs années donc ça a réclamé un travail de documentation important à la fois d'ailleurs d'un point de vue d'un point de vue théorique pour permettre à toute personne d'avoir vraiment les outils de comprendre concrètement ce que signifient les dérives autoritaires et aussi à travers un nombre d'exemples pratiques concrets sur tout simplement les les attentes qui peut être commises par par le gouvernant parce que c'est vrai que beaucoup de personnes ne montre pas beaucoup de personnes chez une certaine frange de la population si je puis dire presque aussi parfois la plus désobéissante critique cette dérive autoritaire mais en fait je pense que si un plus grand nombre de personnes maîtrise est véritablement ce qui ce qui se passait concrètement je pense que durer davantage de personnes sensibles à ces questions et qu'elle l'ait quel sens on en parlera davantage donc c'est vraiment aussi la vocation de ce livre à la fois évidemment s'adresser à des personnes qui prêtent déjà une importance à ces sujets mais aussi à toutes les autres pour tout simplement aussi sonné la sonnette d'alarmé parce que il ya une situation qui quitte il impose et qui font que si on commence à abandonner nos droits fondamentaux à l'établé en fait on va plus pouvoir être en capacité de pouvoir les recouvrer parce que c'est pas lorsque par exemple on aura renoncé à notre liberté de circulation à travers les différentes mesures qui sont mises en place dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire ou qu'on a refusé si je puis dire de contrôler notre notre vie privée à travers des mesures qui sont mises en place dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et notamment sur les sur la surveillance généralisée qu'on va pouvoir dire eh bien il faut faire quelque chose là les outils sont en train de s'enraciner de façon considérable dans le droit commun ils ont une réalité qui est une réalité qui est aussi pratique pour le gouvernement et en plus avec un phénomène d'extension c'est à dire de la menace terroriste les manifestants des manifestants ou citoyens et ce sont ces mécaniques auquel il faut absolument mettre un terme dans votre livre vous montrer très critique vis-à-vis des institutions de la vème république et notamment vis-à-vis de l'article 49 3 de la constitution qui une sorte de vice fondamental second complètement on se montre critique à l'égard des institutions de la vème république parce que c'est une république qui est à bout de souffle qui est à bout de souffle et là encore c'est pas une parole qui serait une parole politique qui serait une parle partisane c'est aussi une parole de praticiens du droit on a bien vu à la fois dans le cadre de l'état d'urgence anti terroriste et l'état d'urgence sanitaire vous avez un parlement aujourd'hui qui ne joue absolument plus son rôle il joue plus son rôle parce que le fait majoritaire neutralisent complètement toute expression dissidente et que ce qui est voulu et le fait marrer en fait qui n'est pas en réalité majoritaire je veux dire il est forcé par les institutions le fait majoritaire qui est forcé par les institutions mais qui fait en tout cas qu'aujourd'hui lorsque il ya un projet de loi ou lorsqu'une proposition de loi qui portait par la majorité elles vont systématiquement être adoptées elles vont systématiquement être votée il est quand même alarmant de voir que sur des questions aussi fondamentales et que cette de l'état d'urgence sanitaire on n'est pas un véritable débat pourquoi est-ce qu'on a pas eu de véritable débat notamment sur la question de savoir si aujourd'hui le passé ni terre n'équivaut pas à une forme de vaccination obligatoire et est ce que cette vaccination obligatoire serait conforme aux contrôles qui est opéré par le conseil communal et par la cour européenne des droits de l'homme pourquoi est-ce qu'on n'a pas ce pourquoi est-ce qu'on a pas ce regard donc déjà il ya cette difficulté par rapport au fonctionnement même du du parlement et en plus effectivement il ya ce recours à l'article 49 3 qui permet de passer outre le parlement presque à une espèce de passage en force de la part du gouvernement et on l'a vu il ya quelques années notamment sur la question des retraites qui fait que même sur des sujets dans lesquels le gouvernement est en délicatesse il ya des procédés constitutionnelle qui lui permettent de passer en force sur des sujets qui sait être des sujets avec des fortes dissensions avec une force forte opposition publique mais lorsque vous avez un gouvernement qui n'est pas contrôlée par le parlement et qui peut faire passer des projets de loi à travers l'article 49 3 en fait ce sont les garde-fous de la démocratie qui souffrent de façon de façon considérable et donc c'est bien ça qu'il faut voir c'est à dire que le jeu je pense qu'il est il est vraiment indispensable qu'on revoie le fonctionnement institutionnel pour permettre une plus grande démocratie et lorsque d'ailleurs le mouvement des gilet jaune est né il est né parce qu'il y avait des citoyens qui avaient des revendications à l'encontre notamment de l'augmentation des taxes sur la question des carburants mais aussi parce que il y avait un déficit de représentation parce que personne jusqu'à présent n'avait véritablement fait valoir virent leurs revendications fait valoir leurs préoccupations devant des institutions républicaines et à chaque fois on fait on attend le point de rupture pour qu' il puisse y avoir des mobilisations et qui parfois d'ailleurs peuvent déraper dans une forme de brutalité parce que les institutions ne répondent plus présente et que l'opposition publique et l'opposition collective devient la seule forme pour se faire entendre on y pense aussi sur la voie loupé la martinique où finalement il ya de nombreux de plusieurs mois de manifestations pacifiques ou les pubs de saisie d'en tirer la sonnette d'alarmé absolument aucun mécanisme institutionnel obligeant le préfet ou le pouvoir central à leur répondre seulement est là maintenant nous sommes partis sur une contestation extrêmement dur vous évoquez aussi ton territoire certains points d'interrogation une justice politique en raison notamment de la dépendance du parquet justice politique c'est fort c'est à dire c'est l'institution judiciaire qui est considérée souvent comme ça procède l'addition - attaquable que l'exécutif vous mettez en cause mais j'ai dit tout à l'heure par me donc les les contre-pouvoirs le parlement qui ne joue plus son rôle ensuite il ya le principe fondamental de séparation des pouvoirs qui fait que normalement la justice doit être un pouvoir à part entière sauf qu'on a vu notamment à l'égard enfin lors de certains mouvements sociaux qui peut y avoir des instructions qui étaient donnés notamment pour les gilets jaunes des instructions qui donnait pour par enfin pour à destination des parcs et de demander l'application de certaines peinent donc déjà ça c'est près matic et on rencontre aussi dans d'autres dossiers donc il ya aujourd'hui une dépendance qui est hiérarchique entre le garde des sceaux et le parquet qui est extrêmement problématique parce que elle et des incidences concrètes en matière de politique pénale notamment lorsqu'il s'agit de réprimer les mouvements sociaux c'est à dire que vous avez une autorité le parquet qui a des pouvoirs considérables des pouvoirs d'enquêté et aussi des pouvoirs de pouvoir renvoyer des personnes devant le tribunal correctionnel sauf que éventuellement lorsque vous avez cette possibilité comme le reconnaît la loi d'avoir des instructions générales pour pouvoir avoir une politique homogène dans l'ensemble du territoire ça peut se discuter c est ça peut se discuter d'avoir une conformité et ça peut avoir d'ailleurs des effets bénéfiques notamment concernant la question des violences je gagne la question des violences sur les femmes ou est évidemment qui doit y avoir aussi une homogénéité pour éviter que la justice tombe dans les mêmes travers que c'était le cas ces dernières années sauf que quand cette politique pénale est mise au service d'un gouvernement autoritaire ça des incidences extrêmement concrètes dans les dossiers dans les dossiers qu'on défend et vous avez finalement parfois même des dissociation entre ce qui relève d'une appréciation purement politique et ce qui relève d'une dune d'une réalité moi j'ai souvenir notamment qu'on avait défendu des militants entre autres qui avaient dégradé auquel on reprochait d'avoir dégradé un mur d'un centre d'un centre des impôts et avec des dommages qui était tout à fait résiduelles et pourtant des réquisitions extrêmement fortes de la part du procureur de répliques qui a refusé de voir non seulement le caractère résiduelle de ce qui avait été de ce qui avait été fait et en plus la démarche politique la revendication politique que ça que ça a mené et c'est notamment aussi le cas pour les décrocheurs les décrocheurs de portraits il ya eu une hétérogénéité dans la manière dont ils ont pu être traités à la fois par les procureurs de répliques et part et par les tribunaux hyacinthe tribunaux très courageux qui avait reconnu que ça pouvait s'inscrire dans le cas d'une revendication politique contenu la rupture de dialogue possible entre certains militants et le président d'un public est en tout cas les institutions tant d'autres au contraire ont fait preuve d'une grande d'une grande sévérité donc on voit que c'est cette question de la dépendance du procureur de répliques a des effets extrêmement concret et je dire ça des effets encore plus concret lorsque comme vous voyez tout à l'heure par rapport aux images de notre garde des sceaux où vous avez vous avez aujourd'hui des autorités publiques qui sont parfois dans le déni dans le déni de ce qui se passe sur la question des violences policières où on a quand même des autorités qui ont été acquis qui ont eu du mal à reconnaître les violences policières et d'ailleurs à présent de l'appliquer toujours refusé de reconnaître le vocable même de violences policières et qu'on voit notamment encore à nouveau sur cette question du de la dégradation des tentes des mires vous aiderez dp tic en plus qu'ils ne reconnaissent pas la responsabilité donc si en plus vous avez un procureur appliquer éventuellement peut être amené à enquêter sur de tels comportements est ce que vous croyez véritablement que il va faire preuve d'indépendance dans son dans son traitement lorsqu'il a une subordination hiérarchique et que ses autorités du disque en plus ce sont des comportements qui n'existe pas je crois qu'il faut un moment être sérieux et que l'on doive raid est véritablement affronter ces questions en face parce que ils envoient aussi la crédibilité de la justice et du lien de confiance qui peut y avoir entre les justiciables et les institutions judiciaires qui véritablement fondamentale à l'heure où en fait la confiance générale dans les institutions politiques est en train de se déliter alors une sixième république que pourrait exister mais comment justement éventuellement demain avec une modification constitutionnelle d'art en tire l'indépendance de la justice comme en europe le lien de subordination entre le procureur et le gouvernement est ce qu'il faut des procureurs élus comme aux états unis je pense qu'on avait réellement réfléchir à tous il faut regarder ce qui se passe dans d'autres dans d'autres pays étrangers éventuellement effectivement rompre définitivement ce lien qui existe entre entre le garde des sceaux et le et le parquet viger pas malheureusement là la solution miracle mais en tout cas je pense que ce sont des questions auxquelles on doit vérité vont réfléchir et ce de façon collective je pense que le premier point déjà c'est que il faut qu'il y ait une plus grande oxygénation si je puis dire de la vie démocratique française parce que la difficulté c'est cette difficulté première c'est que si on avait des institutions qui jouer véritablement leur rôle si on n'était pas face à une telle dérive autoritaire le lien existant entre le garde des sceaux et le parquet serait moins problématique mais c'est de se dire que lorsqu'on est confronté à une telle une telle dérive on doit avoir de des garde-fous et ses gars de des fous aujourd'hui dysfonctionne complètement et je pense qu'on doit d'autant plus construire ces objets de contrôle que demain il peut parfaitement y avoir en plus une prise de pouvoir d'un gouvernement encore plus extrémiste dans sa manière jr de devoir de voir les choses on est en traitement notamment dès des questions des questions de militantisme on voit la montée en puissance d'eric zemmour on voit évidemment marine le pen juste juste derrière en tout cas selon certains c'est certains sondages et on voit que il ya ce spectre qui est qui brandit et si c'est parti venait un jour à prendre le pouvoir et si on n'avait pas mis en place des contre-pouvoirs qui sont suffisants on voit les dérives que ça pourrait entraîner parce que si déjà ils des instructions qui sont données pour criminaliser les mouvements les mouvements collectifs qu'est ce que ça va être lorsque si jamais un pouvoir extrémistes prend possession si je puis dire de l'elysée et prend possession de la vie politique dans ce dans ce pays et donc si on veut garder encore un plus d'exercices citoyens il faut vraiment sans pareil je le redis de cette question politique qui demande à pouvoir réviser la manière dont nos institutions fonctionnent parce que non seulement il ya des dysfonctionnements dans les textes des dysfonctions qui connaissent des effets extrêmement extrêmement concret et qui nous concerne tous mais comment va la justice libération justement faisait sa une là dessus le quotidien parle d'effondrement en fait des magistrats qui n'en peuvent plus d'un système sous financées que ces terrains est ce que c'est pas aussi une partie du problème c'est une partie du problème vous avez vous avez un pays aujourd'hui qui consacre quasiment l'essentiel de ses efforts sur cette question régalienne du maintien de l'ordre à de nouveaux policiers a offert d'augmenter d'augmenter les effectifs d'augmenter les moyens de gr ii de la police quitte à créer véritablement presque un état un état policier étant le nombre de fonctionnaires est important et de l'autre de façon assez spectaculaire et en contrastes on n'a pas une même parallélisme dans les moyens vis-à-vis vis-à-vis des magistrats et vis-à-vis de la justice et donc vous avez une justice qui manque cruellement de moyens et s'amène quoi ça amène des magistrats qui sont qui sont complètement débordés ça met des magistrats qui pour certains d'ailleurs sont dans des situations psychologique extrêmement complexe avec des situations bakel tout simplement qu'elles ne parviennent pas à convaincre confronté puisque elles font face à un afflux de dossiers et des aussi qu'elles ne peuvent pas gérer et ses dossiers qui vont être traitées en plusieurs années donc ça va amener en plus un retard considérable dans la manière dont ils sont dont ils sont traités et une lenteur aussi de la justice qui va générer du mécontentement de la part de la part des citoyens et c'est cette même justice précisément dont on attend l'indépendance aussi pour pouvoir combattre cette autorité galopante du du gouvernement notamment sur ces questions sur ces questions de criminalisation de mouvements de mouvements collectifs on attend précisément quel et puissent avoir les moyens de faire de faire la part des choses entre ce qui relève de réalité et ce qui relève d'une volonté gouvernementale donc il ya aujourd'hui une justice qui étiez aux abois il faut l'entendre les avocats ça fait ça fait déjà plusieurs années nous que nous portons ce combat on est contente qu'elle puisse y avoir aujourd'hui cette tribune collective qui est signé par plusieurs milliers de magistrats mais il faut qu'ils aient des actes maintenant il faut véritablement qu' il y ait des moyens qu'ils soient mis en place par le gouvernement parce que c'est une fonction essentielle la justice dans une démocratie et on a tendance malheureusement à trop l'oublier et ça me permet aussi de vous dire que à la fois sur la question des libertés individuelles et sur ces questions de justice il y en a beaucoup qui ont vu d'un bon oeil à tort ou à raison l'arrivée 2 du garde des sceaux l'arrivée d'eric dupond-moretti compense kg qui lui-même avocat et compenser et je crois qu'on peut à nîmes a dû reconnaître quels que soient ces considérations subjectives par rapport à sa personne et par rapport aux déclarations qui là qu'il a pu faire notamment sur l'île est remis tous notamment sur la question des des lanceurs d alerte on peut dire connaître en tout cas une parfaite maîtrise de l'appareil judiciaire à tout le moins l'appareil l'appareil pénal et c'est cette maîtrise qui devait connaître une consécration immédiate et en fait on voit que il est aux bottes du gouvernement pour appliquer la politique gouvernementale qui viole les droits fondamentaux on disait notamment s'agissant des personnes exilées et là on a l'impression qu'il est vraiment mal à l'aise qu'ils avalent il est plus que mal à l'aise il avale son chapeau il avale son chapeau et presque si je peux dire avec avec appétit et c'est ça qui est inquiétant et donc non seulement il avale avale son chapeau et en plus par rapport par rapport aux magistrats il ya un embarras à pouvoir leur répondre parce que au départ il y avait eu comme bien souvent des déclarations de principe extrêmement importante et c'est pas c'est pas suivies d'effet il avait déjà c'est vrai une rupture de confiance avec certains magistrats et certains syndicats de magistrats qui existait un contre eric dupond-moretti notamment compte tenu de cette question de l'exploitation qui avait été faite des fadettes de ses fadettes dans le cadre d'une enquête pénale que qui concernait donc nicolas sarkozy dont il y avait une partie une rupture de confiance qui existait mais aujourd'hui cette rupture de confiance est en train de s'aggraver façon considérable parce que il voit qu'en fait les revendications ne sont pas entendues et qu'au contraire elles sont elles sont presque piétiner au profit de l'e10 d'une logique de protection de réseaux publics qui connaît une manifestation essentiellement concernant les effectifs policiers et non concernant les moyens qu'on met en place pour la justice alors depuis l'état devant sanitaires tu as été très impliquée dans des procédures des recours j'ai eue envers le conseil d'état dans votre livre d'être très critique avis du conseil d'état qui est une sorte de 2 mégas tribunal admistratif ainsi je peux le dire ainsi de surveiller en actions gouvernementales et surveillance judiciaire l'action gouvernementale mais pour vous dans le giron cours d'eau et toi le conseil constitionnel joue pas sur le conseil d'état pardon ne joue pas son rôle le conseil d'état est défaillant d'aidé déjà sa part d'un un premier d'un premier postulat qui de dire que cet accroissement des pouvoirs administratifs cet accroissement des pouvoirs de la police a conduit à ce qu'il y ait un sombre de gier de thèmes et en tout cas de contentieux qui soit portée devant le conseil d'état là où le juge judiciaire en fait était avant gardien des libertés individuelles aujourd'hui les pouvoirs d administration sont tellement forts que le gardien des libertins de vielles ça devient le conseil d'état pour des raisons qui sont des raisons structurelles puisqu'on est obligé si je puis dire s'agissant d'agissements administratif d'aller devant le conseil d'état on en parlait tout à l'heure par rapport aux agissements à l'encontre de journalistes dont louis visiteurs c'est à dire que vous étiez face et agissements policiers on doit aller devant le conseil d'état parce que ça concerne l'ordre public et parce que ça concerne des policiers donc non seulement il ya il ya ça et on a vu à travers l'état d'urgence anti terroriste les mesures d'assignation à résidence les mesures de fermeture de lieux de culte aujourd'hui l'état d'urgence sanitaire avec les contraintes allait aux libertés de circulation aux libertés de mouvements qui sont là encore de la compétence du conseil d'état donc là où cette compétence augmenté devait amener une plus grande rigueur du contrôle celle inverse qui ce qui se vérifie celle inverse qui se vérifie parce que vous avez une juridiction qui va davantage penché du côté de l'administration que ce soit du ministère de l'intérieur dans le cadre des contrôles des mesures qui sont prises dans 20 à l'occasion de la lutte contre la menace terroriste ou dans le cas de l'état d'urgence sanitaire qui va donner davantage la parole au ministère concerné notamment le ministère de la santé dans le contrôle des informations dont il joue plus son rôle et c'est un rôle pourtant qui jeudi prépondérant dans le cas des états d'urgence parce que ce sont des états d'exception qui font que si personne ne contrôle les états d'exception et bien c'est l'arbitraire le plus complet d'un manière c'est contrôler et encore une fois c'est pas un vain mot l'arbitraire moi je demande à toute personne il se trouve que maintenant les audiences en plus ou moins publique compte tenu des risques sanitaires mais je demande à toute personne aussi de pouvoir six thés aux débats de pouvoir assister à la manière dont ça se sent ça se passe notamment s'agissant de louise eater ont démontré devant le conseil d'état on avait des photographies notamment des agissements policiers de personnes qui mettait des mains devant les objectifs de caméras et est ce que véritablement on peut contester les entraves dans ces conditions et pourtant vous avez une condition enfin une décision qui va à l'encontre de l'existence même de ces entraves donc ça ça pose véritablement une question on sait que le conseil d'état a toujours été critiqué parce qu'il porte ce nom de conseil d'état il à ce double rôle à la fois un rôle contentieux de contrôle des mesures administratives et aussi un rôle de conseil du gouvernement il a ce double chapeau cette double casquette qui déjà problématique mais les états d'urgence sanitaire et antiterroriste ont aggravé cette cette question de la double casquette et 7 et 7 près matic et je pense que vérité mans il est essentiel là aussi qu'on repense la manière dont cette haute juridiction administrative agi parce que devant l'accroissement des prérogatives de l'état il est essentiel là encore qu'on dispose d'une d'un pouvoir juridictionnel qui soit à même de pouvoir contrôler l'action gouvernementale et aujourd'hui on a des raisons de penser que tel n'est pas le cas avant le début du tournage on parlait de levin égalité des désarmé en fait quand on va dans le conseil et confectionnait lui permet notamment d administrateur d'une mosquée qui vendant le pense et confessionnelle est en fait en leur sort contre une note blanche des services de renseignement une note blanche une sorte de lettre anonyme en réalité qui est écrite par an ne sait qui qui vous accusent donc c'est quoi et il est extrêmement difficile de contester un tel document en dehors du fait de dire non non j'ai pas tenu de tels propos alors je n'ai pas fait telle chose vous ne pouvez rien dire et la note blanche à mon avis c'est justement l'exemple type du une arme de destruction massive des siens qui arrivait en fait qui remet en cause même la notion de contradictoire dans l'exercice de la justice tout est fait ce qui s'est passé c'est que à compter de novembre 2015 on a on a appliqué l'état d'urgence qui est donc celui qui est prévu par la loi de 1955 pour fermer face à la menace antiterroriste et l'application de cet état d'urgence a entraîné un nombre de mesures y compris les mesures d'ailleurs de soi d'assignation à résidence soit de cette perquisition et un sombre de ces mesures ont été contestés par les personnes concernées et c'est dans le cas de cette contestation que le ministère de l'intérieur a dû produire les éléments sur lesquels ils se font des passes que notamment s'agissant des assignations à résidence et s'agissant des perquisitions il faut bien comprendre que ce qui les fondent c'est un simple arrêté tel convient notifier une personne un arrêté de deux pages qui dit attendu que attendu que vous constituer une menace pour l'ordre public donc nous assignant à résidence il n'y a pas plus que ça donc il faut que vous agissiez il faut que vous introduisez un recours pour connaître les éléments sur lesquels se fondent l'administration et au départ c'est vrai qu'ils avaient des dossiers dans lesquels on avait des éléments administratifs mais aussi des éléments judiciaires par exemple des mesures judiciaires qui était prise l'existence d'informations judiciaires éventuellement de mise en examen de contrôle judiciaire deux personnes dans des affaires de terrorisme pour lesquels on pouvait se dire bon est-ce que contenu pierre de léguer de l'existence d'une autre procédure on ne peut pas accepter qu'il puisse y avoir dans le cas d'une menace entités risk personne ne conteste des outils un peu dérogatoire au moins de façon temporaire le débat pouvait éventuellement exister et sauf qu'en fait de fil en aiguille et de façon progressive il ya un élargissement des personnes concernées et on voit partitionnement s'agissant de la fermeture des mosquées qui a mené aussi un élargissement de la manière dont le ministère de l'intérieur rapportés l'épreuve et donc il a apporté cette nouvelle preuve qui est donc la note blanche qui est un document qui est un document non signé non sourcées et souvent non datée qui contient ce nombre d'allégations dans un fichier word et deux paragraphes d'affirmations purement péremptoire de la part de l'administration des départs nous on avait contesté la production ses notes blanches et le conseil d'état avait à 10 leur leur régularité dans le cadre des débats sous réserve que ça puisse être soumis au débat contradictoire et sous réserve qu'elles puissent être suffisamment précise et circonstanciée sauf qu'en fait c'est le caractère c'est la contestation du caractère précis et circonstanciés qui aujourd'hui fait débat parce que lorsque lorsque vous avez des affirmations péremptoires qui sont retenus à votre encontre par exemple pas si on vous prête n'importe quel type de discours dans n'importe quel lieu le 5 novembre vous avez tenu de tels propos à l'encontre des fonctionnaires de police dans un lieu privé comment est ce qu'on fait pour rapporter la preuve que tel n'était pas le cas est ce que on voit tout mais c'est ça on y on peut produire éventuellement des attestations sauf qu'en fait par exemple pour les masquer qu'est-ce qui se passe il ya des centaines d'arrestations qui sont parfois produite et c'était le cas notamment s'agissant de la masse qui donne qu'on a défendu des centaines d'associations qui sont produites de de fidèles de la mosquée qu'ils n'ont en fait nous on n'a jamais entendu ça on n'a jamais entendu des propos incitant à la haine on n'a jamais entendu les propos qui sont relatés par le mystère derrière ban était hier le contrôle qui opérait aujourd'hui est un contrôle à nîmes à dire que le conseil d'état regarde les attestations qui sont produites mais se dit peut-être bon il s'agit détestation de complaisance en plus ce sont des fidèles de la mosquée dont qu'on peut avoir en gros certains certains doutes par rapport à la crédibilité de leurs témoignages donc on va donner un blanc seing à l'administration va donner un blanc seing aux éléments qui sont contenus dans dans les notes blanches et on voit en plus compte tenu des des objectifs politiques d'affichage qui sont poursuivies notamment dans la menace antiterroriste ça donne lieu un véritable déchaînement si je puis dire de notes blanches et de de ski de ski réussir de floride et maintenant la question du séparatisme il faut bien donner du corps à la menace séparatiste il faut bien donner du corps à cette menace et en plus c'est vrai que il ya un glissement qui est laid progressif qui est en train qui est en train de s'opérer entre au départ des mesures qui pouvaient éventuellement être vu et être perçu comme s'inscrivant véritablement contre les menaces terroristes à des mesures qui en fait amp y est de façon progressive sur la question de la liberté de culte et empiète sur la manière donc les cultes sont exercées en france et en particulier si ce n'est de façon exclusive le culte musulman et lorsque vous avez des personnes déjà on n'a pas d'eau on n'a pas de précision sur la manière dont les informations sont collectées et la manière dont ces notes blanches sont rédigées c'est parfois des simples dénonciations anonymes terre vous avez parfois des dossiers dans lesquels vous avez le voisin qui voit que maintient sa voisine porte le voile la houillère elle ne portait pas donc il va qui va regretter son ministère de l'intérieur et dans la note blanche ça va se transformer en un indice de radicalisation parce que il y aurait un port du voile parce qu'il y aurait des signes ostentatoires de pratique religieuse qui n'existait pas qui n'existait pas avant mais où sont les garde-fous je disais notamment vous avez une pratique et politique et en plus des personnes qui recueille le renseignement qui bien souvent sont pas forcément formés sur ces questions religieuses et politiquement et politiquement on voit en plus avec des accents gaulliens général et policiers avec des incohérences existantes avec des mouvements des mouvements d'extrême droite et ça ça pose quand même des problèmes parce que quand vous avez non seulement via des accointances existantes avec des mouvements d'extrême droite et plus généralement une méconnaissance du fait religieux et de la manière dont peuvent fonctionner certains certains cultes mais ça amène en fait avait fait des amalgames ça amène aussi à des à des raccourcis qui sont opérés et qui connaissent des traductions immédiate par rapport aux personnes qui sont concernées donc aujourd'hui vous avez un accroissement du spectre des mosquées qui sont concernés par les mesures de surveillance et qui sont concernés par les mesures administratives ce sens là encore que malheureusement ces suicides véritablement une une indignation collective et pourtant non seulement ce sont des mesures qui sont injustes et parce qu'elles peuvent porter atteinte à la liberté de culte et en plus il ya une appréciation qui est complètement à géométrie variable parce que vous avez certaines églises qui aussi enfin je pense à des églises rigoriste et ultracatholiques qui curieusement sont jamais concernés par les mesures qui sont prises et pourtant lorsque vous regardez la lettre du texte c'est des discours qui incitent à la haine qui incitent à la séparation là aussi quand on tient des propos notamment extrêmement dur à l'encontre des homosexuels qu'est ce que c'est la considération derrière ça pourquoi est-ce que vous non seulement vous avez des mesures qui frappent eux uniquement les personnes de confession musulmane et la liberté de culte musulman et que de l'autre vous avez un sabre d'acteurs aussi religieux qui se retrouve complètement préservée alors qu'ils peuvent aussi avoir des discours pré matic et on l'a vu notamment à l'occasion de manifestations enfin la manifestation pour tous contre contre le mariage le mariage pour tous vous aviez eu un déferlement parfois haineux qui a jamais véritablement été pris en considération il se trouve que le gouvernement a décidé récemment et de façon un peu opportuniste de dissoudre le mouvement génération identitaire mais combien d'associations aussi d'extrême droite sont encore concernées et peut être encore 10 août je crois que non seulement il faut vérité manqué une introspection qui soit faite par rapport aux mesures qui sont prises à l'encontre notamment des mosquées et en plus il faut qu'une à minima une plus grande égalité dans la manière dont dans les mouvements qui peuvent être considérées comme sectaires ou séparatistes sont traités par le gouvernement alors vous parlez également de société sécuritaire décriminalisation des manifestants on a beaucoup parlé des sites on l'accuse que la défenseure des droits fustige la mission la vision qu'ont front national dans un rapport qui est sorti hier du maintien de l'ordre qui est assez largement partagée au sommet de l'état il défenseur des droits dont vous estimez qu'il ne fait pas très très bien son travail d'air il ya quelques semaines nous quelques moi même j'étais venu ici pour pourparlers delà du cas de deborah qui était donc c'est cette jeune femme qui avait perdu son enfant quelques quelques jours après une interpellation policière extrêmement violente parce qu'on lui reprochait au départ ne pas avoir porté le masque dans une ancienne commerciale enfin c'est à dire un peu le pire la disproportion totale dans la façon dont ce nom 0 les choses on défend aussi la famille de cédric joubert qui étaient asphyxiés sur la voie publique après une interpellation policière et j'ai tout tout tout c'est fait c'est plus que j'ai fait ce sont des drames tous ces drames doivent donner lieu à l'encore une réflexion sur la manière dont les forces de l'ordre agissent notre pays est encore une fois sur la question d'aider des garde-fous et qu'on avait déjà vu à l'oeuvre dans le cas de la répression de mouvements collectifs vous avez un nombre considérable de blessés qui ont pu en plus survenir et curieusement là aussi vous avez un gouvernement qui fait de l'impasse sur 7 sur cette réalité et lorsque le la défenseur des droits qui critique une vision confrontation elle évidemment que c'est le cas lorsque vous avez des mouvements collectifs qui sont réprimées par la violence par l' usage des grenades au départ griefs 4 maintenant nouvelles nouvelles grenades de désencerclement lorsque vous avez un usage complètement disproportionnée inédit de ses outils comme le flash ball c'est une réponse par la puissance c'est une réponse par la militarisation de l'ordre public et c'est cette militarisation l'ordre public à laquelle il faut il faut mettre un terme effectivement en revanche après ce conte ce qu'on peut penser c'est que parfois il ya une forme de retard mais aussi qui peut être lié à un surencombrement du défenseur des droits à pouvoir agir de façon immédiate lorsque vous avez cessé ces dossiers notamment s'agissant de destin fait et on l'avait saisie pour la question des militants d'extinction régnant sur le pont de sully qui avait été gazé par par les policiers où on attend encore aujourd'hui une réaction et ça amène à dire que lorsque vous avez une justice qui est davantage occupé par écrit mais récriminer les mouvements de contestation et ya énormément de difficultés à admettre la responsabilité des forces de l'ordre il faut a minima ici à voir des autorités administratives indépendantes qui exercent véritablement leur pouvoir et qui en plus puissent avoir un rôle de contrainte à l'égard du non seulement du gouvernement et éventuellement des autorités de des autorités de poursuite il ya quelques mois le défenseur des droits qui avait déjà fait un rapport sur cette question des violences policières regrettait qu'en fait il avait notamment suggéré que des poursuites disciplinaires soient dirigées contre à sambre de fonctionnaires contre lesquels il pointe et des manquements déontologiques voire pour certains des faits de violence et regretter qu'ils aient pas que ce soit pas suivie d'effet donc s'ils voulaient quand vous avez une justice qui peine à pouvoir punir les violences policières même lorsqu'elles sont manifestes même lorsqu'elles sont les plus objectives qui soit que vous avez des autorités administratives indépendantes qui regrette que leurs agissements ou funky qui regrettent que leur reconversion ne soient pas suivies d'effet que peut-on faire mais j'ai hâte que peut-on faire c'est vraiment une question qu'on peut se poser parce que c'est pas l'amoncellement des rapports que ce soit de la cncdh ou des défenseurs des droits qui malheureusement vont faire fléchés et plier ce gouvernement parce que il ne s'entend pas je sais pas si ce sont des rapports qui servent de cale porte mais le fait est qu'on peut vraiment s'interroger sur le point de savoir si son lui et si on en tire toutes les conséquences et nous en tout cas dans notre pratique quotidienne en tant qu'avocat on voit que ce sont des recommandations lorsqu'elles existent qui ne sont absolument pas prises en considération et d'ailleurs on l'a vu sur la question des violences policières et on a vu aussi pour faire écho au point de départ sur la question des migrants 2018 avec un avis de la cncdh sur les violations des droits fondamentaux on est quatre ans plus tard jusqu'à trois ans plus tard il ya toujours pas je veux dire de conséquences tirées d'un rapport qui était pris c'est à dire qu'on fait face à une même situation alors que c'est vrai que c'est fondamental évidemment de réagir face notamment à ce qui s'est passé à calais et au décès d'une pieuvre vingtaine de personnes qui sont d'aider des faits qu'il a encore son gouvernement dramatique sauf qu'en fait lorsque vous avez des alertes qui sont fait non seulement pas rare de la part d'associations et d'autorités administratives indépendantes et qui se qui sont répétés au bout d'un moment il y aussi un phénomène d'essoufflement et c'est bien de s'émouvoir notamment lorsqu'il ya des décès mais lorsqu'on peut agir notamment à calais et aussi à briançon en ce moment et aussi sur ces questions de droits que les portes de paris aussi aux portes de paris exactement dire après il sait c'est bien parfois aussi de se tourner vers ce qui se passe dans l'ombre cbc c'est fondamental de garder un oeil ouvert aussi à l'encontre de sa dérive autoritaire qui peuvent frapper d'autres d'autres pays mais lorsque c'est à nos portes il fut il faut que chacun en prenne en prennent je dirais entière en tire les conséquences et encore une fois je le disais tout à l'heure le conseil constitionnel qui sur la question du délit de solidarité reconnaît de façon historique est fondamentale cette question du principe de fraternité sauf que à quoi sert ce principe de fraternité s'il n'est pas suivi d'effet aujourd'hui c'est la pente à une médiation de joséphine baker qui était une grande défenseure des droits des droits civiques elle est lavée cbs d'arc-en-ciel chez elle où elle accueilli un nombre d'enfants de cultures différents mais c'est fondamental c'est formidable d'avoir fait ça sauf que c'est emmanuel macron qui a piétiné les libertés individuelles et qui a piétiné les droits fondamentaux dans un sombre de 2 c de c politique et notamment à l'égard des personnes exilées qui va oeuvrer dans le cadre de cette de cette panthéonisation il ya un contraste qui est saisissant entre les mesures d'affichage pour essayer aussi d'accompagner et d'entrer dans cette histoire et les agissements en concret moi je trouve que c'est évidemment nécessaire d'avoir cette panthéonisation qui est qui qui est essentiel et qui s'inscrit je veux dire dans une dans un courant historique qui est qui est important sauf que lorsque les questions des droits civiques et la question des libertés individuelles et aussi maltraités qu'elle ne l'est et d'ailleurs même si c'est ça peut faire l'objet est évidemment d'autres encore de développement qui sont les conséquences de ce que nous décrivions dans le livre mais si cette question des minorités visibles que ce soit au gouvernement que ce soit au parlement et dans un sens représentatives ou à la tête des grandes entreprises baissent gouvernement ils oeuvrent pas véritablement non plus ou de façon concrète et pourtant cette panthéonisation est un signe qui va à rebours de la véritable de sa véritable politique à l'encontre des minorités invisibles merci beaucoup on aurait pu continuer ses discussions pendant longtemps je rappelle donc vincent bringuet maître vincent bringuet que tu es l'auteur le co auteur de ce livre avec les journalistes y ont ou non devant du conte le droit à la désobéissance tuer ou vous évoquez également l'air de surveillance et de contrôle numérique dans laquelle nous sommes entrés dans le pays la france tier i où le fichage est très prégnant et ce qui est quand même les choses bref il ya beaucoup d'autres sujets que j'invite tout le monde à consulter en achetant et en lisant ce livre c'est la fin de set contre matinale merci de l'avoir suivi partager le replay dans vos réseaux mettez des petits pouces bleus et si vous le pouvez donc fait un don unique ou mensualités donné sociaux c'est-à-dire sociétaire de notre belle coopérative d'intérêt collectif demain c'est ma camarade et collègue nadia la zunie qui présentera la matinale constamment je vous dit az 10 [Musique]