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Podcast / conversationAurore Bergé· 29 mars 2021 67 minComplaisantMixteInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalÉducation & recherche

Aurore Bergé invitée du Livre Noir

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 64 %Attaque 18 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Qu'évoque pour vous la citation sur le gouvernement comme levier pour renverser un système ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous vous présenter rapidement et expliquer si la droite et la gauche ont encore un sens aujourd'hui ?

  • 5:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir déposé un amendement contre le voilement des petites filles ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Les Gilets jaunes ne révèlent-ils pas une forme de mépris pour la France périphérique ?

  • 15:01OuverteRéponse directe

    Pourquoi une partie de la gauche et de votre majorité vous a critiquée sur le voile des petites filles ?

  • 20:01OuverteRéponse directe

    Le traité de 2005 rejeté par référendum était-il une insulte à la souveraineté populaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Aurore BergéFait
    « où de fait que ce soit par le biais de frondeurs autres un certain nombre de mandats on a souvent eu l'impression que l'intégration au sein d'un gouvernement était aussi un levier pour porter d'autres idées que les idées qui étaient majoritaires »
  • 2:01Aurore BergéFait
    « je me suis engagé quand j'avais 16 ans qui correspondait à un moment très particulier en france qui est un moment qui est devenue malheureusement habituelle qui était la première fois que l'extrême droite était au second tour d'une élection présidentielle c'était après le 21 avril 2002 »
  • 5:01Aurore BergéFait
    « je doute de l'avenir d'une petite fille de 4 ans voit les skis paraître du bon sens et je pense que l'immense majorité des français était d'accord avec cette idée »
  • 10:01Aurore BergéFait
    « ce sentiment fort de relégation de déclassement d'une partie de la société française c'est évidemment mon avis le premier sujet sur lequel quand on est un homme ou une femme politique on doit pouvoir travailler »
  • 15:01Aurore BergéFait
    « moi je suis profondément féministe je me suis exprimée dans ma vie personnelle politique à chaque fois qu'il y avait des combats féministes »
  • 20:01Aurore BergéFait
    « la campagne de 2007 les deux candidats principaux nicolas sarkozy ségolène royal annonce très clairement le fait que s'ils sont élus ils mettront en oeuvre et la ratification de ce qu'on appelle la constitution européenne »
  • 25:01Aurore BergéFait
    « on a fait beaucoup au site passe pas forcément par la loi parce que quand vous faites le dédoublement des classes henry peyret plus dans les quartiers plus prioritaires ou quand vous sanctuariser quel que soit le territoire les classes dans les écoles rurales »
  • 0:12Fait
    « la sortie de crise elle peut pas être juste une sortie de crise budgétaire économique elle sera évidemment aussi cette urgence là mais l'urgence sociale c'est aussi avant tout une urgence éducative et culturelle »
  • 0:45Fait
    « la place de la lecture dans notre pays sont pas des sujets minard et particulièrement en ce moment sur les bibliothèques »
  • 1:45Fait
    « un enjeu essentiel pour moi d'émancipation garantir que chacun ait une place dans notre pays dans notre république et accès à sa propre émancipation »
  • 2:30Chiffre
    « le nombre de personnes qui sont sous protection tout ça parce qu'il s'attaque à l'islam politique »
  • 3:30Fait
    « la menace est là un but clair c'est de vous faire changer d'avis c'est de vous faire renoncer au combat que vous portez »
  • 5:00Fait
    « nous en france on est tout fait pour maintenir nos écoles ouvertes ce qui n'est pas le cas dans un certain nombre de pays »
  • 5:30Chiffre
    « il y avait même un recul du nombre de faillites l'année dernière justement parce qu'il ya eu un soutien sans précédent de l'état »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] aurore bergé bonjour bonjour bienvenue sur livre noir et merci d'avoir accepté notre invitation alors nous commençons toujours cette émission par une citation pour vous j'ai choisi talent rend le diplomate le fameux diplomates aussi apprécié et admiré que craint et détesté l'homme aux quatorze serment est alors en dise est le meilleur moyen de renverser un gouvernement c'est d'en faire partie qu'est ce que cela vous évoque vous qui êtes dans la majorité présidentielle actuelle je crois que c'est en effet une citation que beaucoup pourraient reprendre à leur compte je sais pas si tout cela est vrai mais où de fait que ce soit par le biais de frondeurs autres un certain nombre de mandats on a souvent eu l'impression que l'intégration au sein d'un gouvernement était aussi un levier pour porter d'autres idées que les idées qui étaient majoritaires donc ça je pense en effet malheureusement malheureusement pas d'ailleurs mais c'est souvent répété au sein des différents gouvernements après je pense que quand on est député on est toujours un peu près entre deux feux qui serait quasiment indépassable où on serait soit justement un frondeur dès qu'on aurait une opinion ou une conviction différente de celle de la majorité ou de celles du gouvernement et on serait un godillot parfait à partir du moment où votre est conformément à ce que propose le gouvernement je crois que la réalité elle est heureusement beaucoup plus nuancée beaucoup plus complexe que ça qu'on a des convictions qu'on a envie de porter on a un temps limité pour les faire vivre puisqu'on est rythmée par un cycle électoral de fait on ne sait pas si on sera reconduit ou non choisi à nouveau ou non par les français et je crois qu'ils à l'envi ou ici quand même qui nous anime qui est très sincère de se dire on n'a pas envie d'avoir un temps perdu en temps gâché et on a envie d'avoir réussi à apporter tout ce qu'on avait à dire et à faire pendant ce délai la alors parfois c'est évidemment dans l'expression majoritaire quand vous faites partie de la majorité et puis parfois c'est des expressions plus lumineux leader parce que ça n'était pas prévu initialement mais c'est pas pour autant que c'est légitime de le faire donc je pense qu'il faut réussir à sortir de ce caractère un peu binaire alors sur livre noir on est très attaché à la pluralité d'opinions et vous êtes la première personne engagée en politique que nous recevons engager vraiment dans l'arène politique est ce que vous pourriez vous présenter rapidement et vous qui est parfois difficile à cerner est ce que vous pourriez nous dire si la droite et la gauche aujourd'hui ça encore un sens c'est un vieux débat à ce que ça existe encore et ce que certains clivages dépassés voici en quelques mots vous pouvez ce que vous êtes et puisqu'elle son show sexy s'il veut effectivement vos options politiques de ce point de vue alors moi je me suis engagé tout je me suis engagé quand j'avais 16 ans qui correspondait à un moment très particulier en france qui est un moment qui est devenue malheureusement habituelle qui était la première fois que l'extrême droite était au second tour d'une élection présidentielle c'était après le 21 avril 2002 qui est une date qui reste en mémoire qui a beaucoup marqué nos générations qui malheureusement encore une fois s'est estompée se souvenir s'est progressivement estompée et aujourd'hui on sait tout et tous malheureusement habitués à ce scénario comme s'il devenait légitime ou normal je pense qu'on devrait pas du tout s'y habituer et tout faire évidemment pour le combattre et au moment où il y a de fait cette ce second tour il ya aussi un sursaut qui s'exprime dans le pays démocratique républicain l époque autour de jacques chirac avec un vrai front républicain qui pouvait prévaloir sans aucune ambiguïté à l'époque compris des forces de gauche qui clairement appelle à faire barrage à l'extrême droite là encore les choses se sont malheureusement bien estompée aujourd'hui et ça correspond aussi à la création d'un nouveau temps politique notamment à droite au centre et pour les libéraux puisque l'ump secret élu ump à l'origine c'est vraiment la réunion des forces de la droite du centre et des numéros puisque vous retrouver dans nicolas sarkozy jacques chirac jean pierre raffarin ont qu'alain madelin et moi j'adhère monde la création de l'ump donc c'est à peine quelques mois trois quatre mois après la campagne législative de 2002 par cohérence avec les idées que j'estimais avoir envie de porter dans une génération où forcément j'ai fait mes premières convictions politiques au travers du mandat qui était à l'époque celui de lionel jospin dans le cas de la cohabitation avec jacques chirac donc j'ai aussi réagi en positif ou en négatif par rapport à ce qui était proposé et le monde n jospin a été mon a quitté très fort pour la gauche et une très grande personnalité qui étaient membres de son gouvernement de dominique strauss kahn à martine aubry à elisabeth guigou est aussi l'affirmation d'un vrai socle de gauche dans lequel moi je ne me reconnaissais pas sur la question du travail notamment sur la question de la réponse pénale et est donc je me suis un peu exprimée en contre et avec enthousiasme aussi sur la capacité d'arriver à réunir encore une fois dans un même parti politique des courants de pensée des familles de pensée qui était diversité ça l'objectif de l'ump malheureusement au fil des années la droite s'est rétréci en vérité elle a oublié justement qu'elle avait souhaité faire une recomposition politique volontairement large et elle s'est finalement rétrécit même plus encore que ce qui était le rpr de l'époque et c'est la raison pour laquelle après avoir été très longtemps membre de cette famille politique de l'ump jusqu'au républicains puisque je suis resté un moment où il ya eu cette bascule et ce changement de nom sous l'impulsion de nicolas sarkozy j'ai considéré qu un moment ma place n'était plus là en vérité je suis resté jusqu'au bout en tout cas ce qui moi correspondait le maximum de là où je pouvais aller en étant en totale fidélité pendant une dizaine d'années à nicolas sarkozy donc moins qu on accuse souvent d'avoir variés je ne sais combien de fois en vérité j'étais membre d'un parti politique depuis mes 16 ans jusqu'à mes 32 dont m entendre voilà donc d'un seul parti politique avec une personnalité politique puissante pour laquelle j'ai toujours beaucoup d'admiration que nicolas sarkozy et puis à la fin je me suis pas reconnu en fait dans ce que lui portait et dans ce que la droite française portait je fais la campagne d'alain juppé je pense que si alain juppé ou nathalie kosciusko-morizet n'avait pas été candidat à la primaire de la droite et du centre je serais probablement partis plus tôt et plus tôt auprès des modèles macron mais je considérais par fidélité il ya un caractère parfois très émotionnel aussi dans la politique est très irrationnel du coup aussi qu'il fallait rester jusqu'au bout mais alors juppé n'a pas gagné la primaire malheureusement et très naturellement j'ai considéré qu'il y avait beaucoup plus de connexions dans la pensée politique qui était celle d'alain juppé et celle des venelles macron et quelques mois plus tard d'ailleurs mme naima qu'on gagne la présidentielle et nommé douar philippe prat ministre qui est évidemment l'un des premiers lieutenant alain juppé ce qui conforte l'analyse que moi j'ai fait au lendemain de la prise de la primaire donc je suis vraiment rester fidèle à sa c'est-à-dire fidèles a en effet une pensée qui a une pensée libérale qu'il pensait libéral qui c'est celle d'un point de vue économique qui assume un certain nombre de débats de société où la droite ne peut pas en permanence donner le sentiment de ne pas être capable de s'ouvrir c'était notamment le cas sur le mariage pour tous ou moi j'ai vécu très violemment cette cette période là où j'ai pas compris en fait que la droite fasse un cheval de bataille de la question de l'ouverture des droits pour les autres qui n'en renan levé rien à ceux qui en avaient déjà et donc c'est la raison pour laquelle voilà j'estime qu'il ya cette cohérence là et que cette cohérence elle m'a amené naturellement auprès des ménages macro est en marche est ce que cette cohérence elle n'a pas été un peu battus en brèche quand vous avez été abandonné par votre majorité en tout cas ça a créé une bronca au moment où vous avez déposé cet amendement contre justement le voilement des petites filles vous avez déclaré je doute de l'avenir d'une petite fille de 4 ans voit les skis paraître du bon sens et je pense que l'immense majorité des français était d'accord avec cette idée pourtant au sein d'an marche et au sein d'une partie de la gauche vous avez été très critiqué à ce moment là que l'on vous l'expliquer et est ce que justement ce moment-là vous ai dit a peut-être une dérive entre guillemets du maquereau nice voilà quel était votre analyse à ce moment là cette question très précise sur la question du voile est la plus spécifiquement parce que moi c'est vraiment ça que je visais c'était pas la question qui peut s'interroger aussi regard de la liberté d'une femme adulte de porter ou non un voile islamique ou regard de ce que s'est dit en termes de connotation politique mais là on s'intéressait uniquement petite fille j'ai pas porter seuls déjà je les portais avec d'autres collègues députés au sein de la majorité notamment jean baptiste moreau qui porte parole du parti la république en marche qu'elle a pu tout début qui écrit une tribune avec ses amis notamment donc clairement on déjà je me suis jamais sentie seule hausse est en marche je trais accompagné depuis le début et je me sens très bien là où je suis et j'ai su d'ailleurs en adhérant que serait un aller sans retour que je ne pouvais pas venir au sein de la république en marche pour en repartir si d'aventuré n'étaient pas satisfaites idéologiquement intellectuellement électoralement voilà j'ai fait un vrai choix très clair et politique et après il ya des combats qui sont restés les miens dire c'est pas parce que j'ai changé de parti que j'ai changé d'idée c'est parce que mon ancien parti lui a oublié un certain nombre de valeurs que j'en suis que j'en suis parti c'est pas l'un vers ce mois les idées que j'ai toujours porté elles sont restées et j'ai toujours porté le combat laïque comme étant l'un des combats essentiels qu'on a à faire vivre dans notre république parce que je crois que c'est l'une des meilleures garanties de notre capacité à faire société notre capacité à assumer d'être une nation notre capacité aussi à regarder les français comme des citoyen et non pas à les regarder avec telle ou telle particularité le coeur même de ce qu'est l'adn de la république en marge de ce que le président la république à porter c'est ce qu'il appelait la lutte contre les assignations à résidence concrètement ça veut dire quoi ça veut dire que au lieu de vous regarder comme éternellement né dans tel quartier ou avec tel patronyme ou de telle identité ou telle orientation sexuelle ou de tel genre vous vous êtes regarder tout simplement comme un citoyen est l'objectif de la république c'est de faire en sorte que vous ayez les mêmes chances c'est ça lutter contre les assignations à résidence et moi je considérais qu'il y avait une cohérence avoir porté sa et à lutter contre une assignation insupportable pour des petites filles qui n'ont pas leur libre arbitre à 4 5 ans ou 6 ans n'ont pas la capacité de comprendre le fardeau qu'on leur fait porter de comprendre la signification du vêtement qu'on leur fait porter qui n'est pas un vêtement comme un autre après on a eu un débat ce débat il est tranché et c'est pas grave ça n'empêche pas que je continue à porter cette conduction là et je suis loin d'être seul à porter au sens large mais qu'on marche je réagis est ce que vous disiez sur cette expérience expression d'assigner à résidence est-ce qu'il n'y a pas les bons et les mauvaises assigne à résidence jeudi par là que dans la république en marche est-ce qu'on n'a pas oublié à un moment la france périphérique au moment de la taxe carbone et de la fameuse émeute des gilets jaunes ou est ce qu'il n'ya pas une manière de considérer les gens qui votent justement front national rassemblement national avec un certain mépris s qui a pas de ce point de vue là peut-être des ollières qui sont pas forcément les vôtres 1 mais qui explique justement cette révolte des gilets jaunes ou cette difficulté à rassembler des manuels magron malgré ce que vous expliquez dans ses objectifs initiaux ce que vous exprimer sur le mouvement d'idées gilet jaune il vient de beaucoup plus loin que de ce quinquennat c'est à dire ce sentiment fort de relégation de déclassement d'une partie de la société française c'est évidemment mon avis le premier sujet sur lequel quand on est un homme ou une femme politique on doit pouvoir travailler c'est là aussi encore une fois où les combats républicains ils doivent prévaloir parce que c'est la meilleure garantie aussi justement qu'on n'est pas des citoyens qui ne se sentent plus appartenir à la république ou plus suffisamment considéré par la république française donc ça je l'entends et je vois bien que ça touche finalement tous les départements dans notre pays parce qu'en vérité on se sent de plus en plus relégués ou qu'on soit c'est à dire la métropole versus la périphérie l'intercommunalité donc avec le coeur de ville versus les communes alentour les villages alentours c'est très exprimé dans un certain nombre de politiques publiques et ça s'exprime au moment de la fermeture d'un bureau de poste s'exprime sur la question du déploiement de la fibre dans notre pays ça s'explique sur les mobilités donc ça vient de très loin ce mouvement là et quelque part c'était même un peu fou qu'il se soit pas exprimé plus tôt dans le pays comme s'il y avait une forme de résignation de fatalité à cette forme de relégation de la question c'est un est ce qu'on sait en tant que politique démontre et l'empathie qui est nécessaire vis-à-vis de français qui ressentent cette relégation même si elle n'est pas quantifiée même sinon les faits elle n'existe pas toujours je pense que c'est la première chose de considérer un monde ici qu'il ya une souffrance ou une douleur qui peut s'exprimer et qui génère une incompréhension manifeste aussi de ce qu'on peut faire et après comment on remet justement l'état dans tous les territoires moi c'est ça que j'ai retenu la crise des jeunes les jaunes c'est qu'à un moment on avait envie de plus d'état et pas plus d'état au niveau central et parisiens mais plus d'état dans les territoires pour montrer que les services publics en vérité il s'était vraiment des services au public il était partout en france et je crois que ça c'est quelque chose qu'on est en train de déployer qui à mon avis nécessaires et qui s'exprime sur l'ensemble des strates c'est à dire c'est ne plus fermer de classes dans les zones rurales parce qu'on sait que l'école c'est le poumon des villages et c'est ça qui donne et garde de l'attractivité la capacité à attirer des jeunes couples et des familles c'est la question évidemment des transports et d'investir sur les trains du quotidien pour donner des solutions concrètes sur la capacité à être mobiles tout simplement dans le pays c'est la question des logements comment on fait en sorte que cet effort sur la construction de logements il soit beaucoup mieux répartis dans le pays et je crois que là-dessus aujourd'hui on a des réponses qui sont très concrètes à apporter je reviens sur le voilement d'aider des jeunes filles en fait comment vous expliquez que la une partie de la gauche et quelques personnes de votre majorité ne vous ai pas soutenue et plus que quelqu'un vous allez même à marine le pen ou vous accusez d'extrémistes de droite enfin pourquoi ce féminisme à géométrie variable c'est vous qui avez employé l'expression oui parce que moi je suis profondément féministe je me suis exprimée dans ma vie personnelle politique à chaque fois qu'il y avait des combats féministes on a eu aussi un débat qui était très intense à l'assemblée nationale sur la question de l'accès à l'ivg est partout sur le territoire là encore c'est une inéquité territoriales qui est malheureusement manifeste ou n'est pas la même femme partout sur le territoire et ça s'exprime aussi sur la question du droit à maîtriser son corps et à faire les choix pour soi même et les choix qu'on veut faire en tout en toute liberté voilà je me suis opposé de manière très virulente à une partie de la droite qui refusait qu'on puisse mieux garantir le droit d'accès ali vg mais ce qui est certain c'est qu'on voit aujourd'hui en une forme de dévoiement d'un certain nombre de combats féministes comme si certains voulaient capter ce combat là vous les renier aussi les combats qui avaient été portées j'entends aujourd'hui des critiques sur les combats des femmes des années 60 70 alors qu'on en est clairement les héritières et que sans elle je serais probablement pas aujourd'hui présente en tant que député et interrogé par vous je pense de manière évidente ma mère n'aurait probablement pas eu non plus le même destin mais on est en train de les mettre en accusation elle en disant c'est ce que je lis parfois que finalement c'était uniquement des femmes blanches où la bourgeoisie qui s'exprimait mais quand ces femmes se sont exprimés ne se sont pas exprimés juste pour elle même elles se sont exprimées pour toutes les femmes et c'est là où on voit qu'il ya une difficulté majeure aujourd'hui avec les thèses racialistes versus notre identité qui est une identité universaliste qui encore une fois l'universalisme il permet d'adresser tous les combats pour tous les citoyens ça n'est pas parce que moi même dans ma chair je ne souffre pas que je n'ai pas le droit de souffrir pour les autres et que je n'ai pas le droit de porter les combats des autres et c'est ça qui s'est passé notamment avec les féministes des années 60 et 70 elles portaient les combats de toutes les femmes quelle qu'elle soit et aujourd'hui on voudrait séparer finalement la société l'a divisé où chacun a le droit d'exister que par rapport à sa souffrance personnelle et n'a le droit d'intervenir dans l'espace public dans la vie politique que sur son champ personnel et ça je crois que c'est la fin de la capacité à faire cause commune en fait et à être ensemble dans ces combats et je crois que ça ça doit se combattre de manière extrêmement puissante mais donc c'est de la lâcheté je sais la part de ceux qui ont fait de l'électoralisme c'est une idéologie malsaine mélange de néons racialisme qu'est-ce que voilà c'est j'aimerais vraiment vous faire ça vient d'où en fait parce que ça paraît incompréhensible pour la majorité des français je pense que ça paraît incompréhensible je l'espère on voit quand même qu un décrochage qui est très inquiétant entre une partie de la jeunesse française et le reste de la société sur ces sujets là peut-être aussi parce qu'ils sont envahis par ces thèses là dans leur quotidien dans les médias qu'il consulte sur les réseaux sociaux les plateformes sur lesquelles ils ne regardent aujourd'hui de la fiction où finalement il n'ya plus que ces textes là qui existent où on voit aussi qu elles prolifèrent à l'université dans un certain nombre d'écoles et si on n'accepte pas qu'on a un phénomène qui est grandissant même s'il reste heureusement marginal qu'on doit à la fois quantifier et qu'on doit combattre je pense que on aura des lendemains qui seront très douloureux sur sur ces questions-là l'or après qui en portent la responsabilité elle est clairement collective pendant des années certains ont laissé faire est ce qu'ils ont laissé faire par naïveté parce qu'ils ont préféré regarder ailleurs par lâcheté par clientélisme électoral je crois qu'il ya un peu de tout ça en fonction des interlocuteurs ce qui est certain c'est que ça a produit les effets qu'on connaît aujourd'hui qui font qu'on a un décrochage avec une partie de la jeunesse française qui font qu'on n'arrive plus à porter nous nos combats qu'on a l'impression de passer pour nous non seulement des ringards mais ça à la limite on peut vivre avec mais surtout comme étant ceux qui au contraire porte aurions une division de la société alors même que justement l'universalisme et encore une fois la meilleure garantie de la société et si on n'arrive pas à la fois intellectuellement à le faire comprendre et dans les faits à le démontrer alors je pense qu'en effet on aura matière à être très inquiet dans les années qui viennent pour le dire autrement est-ce-qu'il elisabeth bornes avez raison de parler d'islam au gauchisme justement pour décrire final oui évidemment elle apparaît évidemment la façon puisque c'était existe certains s'en revendiquent de toute façon donc je crois également si on met pas sur n'assume pas les mots pour désigner ce qu'on doit combattre on n'arrivera jamais justement elle qu'on m'a pris je crois que ça c'était elle a eu raison de le faire ça n'empêche pas d'être ministre de l'enseignement supérieur et de se battre contre la précarité étudiants de se battre pour rénover le mode de fonctionnement notre université de se battre pour la recherche et une loi de programmation sur la recherche on a le droit de faire tout ça en même temps mais je crois qu'on n'a pas le droit d'abandonner des combats de valeur parce que ce sont les combats essentiels qu'on doit mener quand on veut s'engager en politique mais vous dès qu'on emploie justement le mot d'islamisme au bac que ce soit effectivement frais avec vidal où que ce soit vous même le rappeur médine a porté plainte contre vous sa maman est ce que vous pouvez nous raconter cet épisode c'est un peu le mot tabou et même là dans notre échange vous l'avez utilisé je crois une seule fois alors que c'est aux cartes à bout j'ai aucun tabou à l'employé moi je les fais régulièrement quand c'est justifié évidemment de le faire et on a aussi évidemment ce combat là à mener contre l'islamisme et d'ailleurs on le fait on a non seulement on s'est doté de moyens juridiques pour le faire depuis 2017 on a fermé non seulement des lieux de culte radicalisé mais on a aussi fermé un certain nombre d'établissements qui recevait du public que ce soit des bars des restaurants des salles de sport notamment par exemple de boxe clairement on était sur des lieux de prosélytisme et on n'était pas sur autre chose on a fermé des écoles hors contrats qu'ils étaient tous sous des écoles surtout aux clairement les enfants bon on a fermé une école à bobigny c'est pas une école il est pas de cour d'école il avait aucun autre livre que le coran on avait des tout petits enfants qui étaient intégralement voilées donc quel avenir on promet à ses enfants français si on n'est pas capable un monde les protéger c'est ça un moment justement être universaliste c'est considérer que tous les enfants soient aussi important avec notre responsabilité c'est d'arriver à tous les protéger y compris parfois contre eux mêmes y compris parfois contre leur propre famille quand justement il y a malheureusement un terreau islamistes qui existe mais est ce qu'on est ce que c'est la bonne manière de mener ce combat parce que comme vous le dites les mosquées malheureusement elles vont rouvrir ensuite sous un autre nom sous une autre forme d école aussi est ce qu'il n'ya pas peut-être un aussi une manière de voir les choses et d'envisager les choses peut être une fierté vis-à-vis de la civilisation qu'on cherche à faire partager peut-être justement une fierté vis-à-vis de la place de la femme dans nos sociétés et que c'est peut-être dit un peu sous le boisseau par peur de choquer est ce que ce sont les bonnes armes mais ce qu'on ne traite pas uniquement le symptôme centre est et le mais je préfère accepter de se doter de toutes les armes qui à la fois des armes intellectuelles qui existe et qu'on ne doit pas abandonner et on a heureusement des figures de proue qui sont essentiels de l'énergie lors il suffit de devenir son dernier livre caroline fourest quand elle a écrit justement sur la génération dite offensée elle décrit très très bien ce phénomène là donc on a heureusement d'ailleurs des femmes qui s'engagent qui s'engage très clairement zineb el rhazoui qu'on a cité précédemment donc il ya un combat intellectuel parce que c'est pas à nous dans ce qu'ils veulent justement changer les mots d'ordre les mots pour changer ensuite la réalité qui est celle de notre pays il ya un combat en effet d'identité et l'identité c'est pas quelque chose contre au contraire c'est quelque chose qu'on peut partager donc assumé de parler d'identité c'est pas un pour exclure c'est au contraire pour considérer que chacun peut il doit être accueilli dans la république française est la fameuse métaphore sur nos ancêtres les gaulois est très intéressante d'ailleurs de ce postulat ou de fait ça veut dire qu'on peut tous se reconnaître dans un récit national même si c'est pas nos ancêtres mais parce que à la fin on appartient et on a été accueillis dans un pays est dans une nation qui fait qu'on y soient nés ou qu'on ait grandi quel que soit le moment on est arrivé qu'on y soit depuis dix générations ou depuis une seule on est tous reconnu manière égale au sein du territoire français de la république donc ça je crois que c'est des combats qu'il faut pas nager et puis après il ya en effet des fermetures qu'il faut pouvoir prononcer on peut pas accepter que sur notre sol encore une fois notamment les enfants puissent être les victimes collatérales sur ce sujet et à cet égard la droite et pas toujours très clair non plus c'est à dire c'est ce combat de valeur c'est pas la réaffirmation jeunes chrétienté triomphante la religion ça appartient à l'un d'eux sinon ça ne regarde personne d'autre que la personne qui pratique ou qui ne pratiquent pas mais ça ne m'intéresse pas l'espace public je suis pas là pour défendre la présence d'une crèche dans un rôle de mary parce que j'estime que c'est pas sa place tout simplement ça veut pas dire qu'il ya par une identité d'entre eux pays qui évidemment une identité aussi une tradition judéo-chrétienne mais c'est pas en réaffirmant sa dans des espaces qui sont des espaces citoyenneté laïque qu'on va y arriver ou alors on donnera le sentiment que le combat laïque c'est le combat pour certaines religions et là à mon avis on commet une grave erreur et on s'empêche en vérité est-ce que c'est pas en même temps artificielle que vous faites la star contre une crèche dans une mairie et un professeur décapité et quand même pas seulement une différence de degré il ya une différence de nature jamie mais je dirais plus généralement ça je comprends très bien l'idée on le voit dans la manière de faire la politique des mesnel macron pas pas forcément vous parce que vous sur les sujets du de la défense des droits des femmes vous êtes justement très clair il ya souvent ce côté quand même un peu en même temps de va mettre en balance deux choses qui ont l'air de loin sans blâmer qui en fait ne le sont pas ou de se concentrer sur le combat essentiel est là je je je je me permets de lié au sujet de la turquie qui par exemple par un bain arena s'est retiré de la convention d'istanbul qui étaient autour du de la défense eux voilà du droit des femmes et des violences faites contre les femmes surtout on sent que le combat il dit il est très intense je veux dire c'est pas la papauté aujourd'hui qui empêche l'égalité hommes femmes en france alors qu'on voit que au niveau de l'islam c'est un combat qui n'est pas seulement qu'il n'a pas seulement lieu en france mais aussi à l'international est ce que le risque est qu'avec le en même temps que vous ne pratiquez permet là dessus qu'on voit souvent dans la majorité en marche dont vous êtes il ya un risque de perdre de vue qui est le vrai adversaire déjà moi je suis pas là dans un combat ni pour ni contre une religion ou des religions encore une fois moi j'ai été élevé dans un certain nombre de valeurs j'étais dans une école publique et puis dans une école privée catholique donc j'ai beaucoup de respect pour ceux qui croient mais encore une fois la croyance compris religieuses elle appartient à l'intimé et je pense qu'aujourd'hui les français sont ici un peu lassé de la surexposition dans l'espace public surexposition médiatique de la parole religieuse quelle qu'elle soit on est dans un pays laïc et je peux pas être devant vous et défendre un principe de laïcité en exprimant l'idée le principe de laïcité il serait avant tout là pour être un étendard à l'encontre d'une religion déjà parce que je le pense pas je ne le crois pas et qu'en plus je pense que ce serait profondément inefficace donner le sentiment que la laïcité elle est là pour protéger certains au détriment d'autres c'est se tromper sur ce qu'est ce principe et c'est au contraire accréditer les idées de certains qui se disent finalement c'est contre nous que ces lois sont faites quand on fait la loi en 2004 qui est une loi essentielle sur l'interdiction de tous les signes religieux à l'école on interdit bien tous les signes religieux à l'école ça veut pas dire qu'on peut pas avoir une pensée spécifique sur la question du voile encore une fois sur ce que ça renvoie comme image de la femme mais on ne fait pas une loi sur le voile on fait une loi sur tous les signes religieux considérant que dans l'école de la république aucun enfant ne doit se distinguer par son appartenance religieuse et puisque ça appartient encore une fois à son intimité et c'est ça qu'on doit être une chanson bien sûr que non j'ai pas de en même temps où ils ceux qui pratiquent la en même temps c'est ce qu'ils vous disent justement la laïcité c'est pour certains noms des laïcité c'est pour tous il a eu ce débat à l'assemblée nationale lors de la loi justement sur la question des valeurs républicaines et la lutte contre le séparatisme sur la question de l'instruction en famille c'est à dire celles et ceux qui ont fait le choix d'instruire à domicile leurs enfants si 60 mais l'enfant en france perçu 12 millions d'enfants scolarisés donc c'est une pratique qui est de fait numériquement extraordinairement minoritaires qu'est ce qu'on a dit qu'est ce que le ministre éducation nationale a dit il je crois que chacun pourra convenir de son engagement très clair sur les valeurs qu'on dont on parle et on ne peut pas la république ne peut pas ne pas interroger les parents pour comprendre pourquoi ils n'ont pas souhaité mettre leurs enfants à l'école ces soixante mille enfants versus 12 millions c'est donc légitime que la république se demande pourquoi ils ne sont pas scolarisés comme les autres ce qui a motivé cette décision là donc c'est ce qu'on va faire on va demander à toutes les familles de justifier leur choix c'est pas une question de défiance c'est qu'encore une fois la république c'est pour tous les enfants de notre pays ne peut pas être juste pour certains et donc parmi ces 60 milles il ya des motivations très différentes ça peut être un enfant qu'a subi du harcèlement scolaire et qui a dû être retiré pour le protéger de son environnement ça peut être un projet familial une famille nombreuse qui est amené aussi a beaucoup évolué beaucoup voyagé ou ça peut être des projets prosélyte et idéologues qui se détache clairement de la république est bien sur ce sujet j'ai été très surprise de voir que la droite si est clairement opposé clairement posée à l'assemblée nationale ils ont tous fait bataillé pendant des heures extrême droite comprise pour qu'on supprime cette disposition du projet de loi et au sénat ils l'ont retirée donc c'est là-dessus où il ya une incohérence c'est eux qui pratiquent le en même temps sur certains de ces sujets là parce que quelle sera la crédibilité demande ses élus pour justement réaffirmer des principes républicains clair s'il a en vérité parce qu'un certain nombre de familles les ont alertés en dix ans mais nous on veut pas justifiée parce que on est complètement dans la république et bien pour ces familles là résultat on ne vote pas la disposition à moi je tenais en de vérité à ces familles jeudi je peux comprendre votre choix c'est pas le mien mais je peux comprendre pourquoi vous l'avez fait mais c'est normal que la république vous demande d'expliquer le choix qui a été le vôtre parce qu'on peut pas juger a priori que c'est le bon pour les enfants et le en même temps en effet il peut pas exister sur les principes républicains sur les valeurs républicaines ou sur la laïcité mais à mon avis il est pas là où vous le mettez non ce que je veux dire c'est que le combat aujourd'hui on sait que c'est pas le poisson le vendredi que c'est le halal à la cantine ou les rouler ou les menus sans porc même s'il faut une loi et vous avez parfaitement raison c'est l'esprit même de la république française une voix qui s'applique à tous mais il faut pas être dupe et est d'ailleurs prendre les gens pour des idiots on sait très bien quelle religion aujourd'hui cherchent à s'immiscer dans l'espace public oui c'est pas la même chose de parler d'une religion de cibler directement une religion et ceux qui la pratiquent encore une fois moi jamais je ne ferais ça parce que je pense qu'on fait un amalgame qui est dangereux entre un certain nombre de nos compatriotes qui sont musulmans et qui ont toute liberté et droits de l'être et de pratiquer leur religion parce qu'encore une fois ça relève de leur intimité et moi je ne fais pas la différence entre les concitoyens dans notre pays en fonction des religions qu'il pratique ça ne me regarde pas en fait ce que je veux dire c'est que justement l'entrisme qui peut exister d'une idéologie islamiste ce qui n'est pas la même chose que l'islam c'est ça qu'il faut distinguer sauf que l'islam intrinsèquement est liée à la vie publique est de nature d'essence théocratique par ces par ses principes par ces règles ce qu'a pu être dans certaines périodes le catholicisme ce qui n'est plus entre autres depuis la loi de laïcité de 1905 qui est à dieu chacune de nos religions chaque religion qui présente sur notre territoire se conforment se soumettre aux lois de la règle veut dire c'est que le judaïsme la fête des le concordat sur napoléon l'église catholique ça s'est fait en 1905 en fait ça a duré 20 ans ça a été très dur il y ait plus de 30000 religieux qui ont été expulsés ça a été un moment de friction très forte et on a le sentiment qu'aujourd'hui l'état n'osent pas le faire aussi avec les sommes qu'ils le fassent également avec les autres religions bien sûr et vous avez raison de le rappeler parce que c'est le bon sens mais au fond ce que j'aime c'est que ça a déjà été fait historiquement avec les autres et que l'islam les plus récents sur le sol français mais lui n'a pas ça d'habitude là et que je pense que le fait de ne pas le cibler de façon intelligente bien sûr mais de dire ce qui ce qui est nouveau dans le rapport de la france à l'islam et de le mettre dans un espèce de pot commun religieux c'est peut-être une erreur d'appréciation qui empêche de réussir justement à faire cohabiter l'islam et les français non je crois pas que je pense qu'il faut assumer de traiter toutes les religions et assumée de traiter la religion musulmane comme n'importe quelle autre religion qui est présente sur le sol français elle y est présente logiquement de manière beaucoup plus récente que d'autres religions dans notre pays et donc en effet il ya un certain nombre de sujets qu'on a réussi à adresser et non sans mal avec d'autres religions qui aujourd'hui on est pressé de le faire sur la religion musulmane parce qu'elle est plus récente encore une fois sur notre sol mais l'idée n'est pas de la traiter de manière différente ni dans un sens ni dans l'autre d'ailleurs ni en droit ni en devoir il faut que ce soit la même voilà qu'on applique de la même manière en fait à l'ensemble des religions les principes dont on s'est doté par la loi par la loi de 1905 et je crois que c'est ça qu'on est en train de en train de faire et c'est encore une fois son d'acheter sans complaisance avec beaucoup de détermination qu'il faut le faire et en luttant en plus contre celles et ceux qui eux veulent faire de l'entrisme eux veulent faire du prosélytisme et font finalement de l'idéologie islamiste ce qui n'est pas la même chose que la religion je reviens erdogan et son retrait de la convention d'istanbul je pense assez scandaleuse de tout le monde en france est un vrai consensus et manou mac rondeurs a fait une interview récemment disant qu'il s'inquiétait d'ailleurs de la façon dont le pouvoir turc pouvait s'immiscer dans la prochaine élection présidentielle est-ce qu'il n'aurait pas fallu coupe que twitter couple compte d'erdogan je veux dire est ce qu'il ya pas un deux poids deux mesures pourquoi donald trump est pas quelqu un comme dogan qui est quand même assez effrayant du point de vue des droits de l'homme et dans ses relations à l'union européenne cette question je charge sur le sujet évidemment qu'il est très choquant que la turquie soit sorti de cette convention qui était un enjeu majeur sur la lutte contre les violences faites aux femmes et d'ailleurs il ya une réaction de la société civile toujours extrêmement puissante et notamment des femmes on voit bien à chaque fois que sont les droits des femmes qui sont attaqués c'est la même chose dans un certain nombre de pays réactionnaire au sein de l'union européenne en pologne notamment et à chaque fois les femmes sont présentes et prennent le risque justement de s'exposer de manifester et de et de revendiquer les droits qui sont qui sont les leurs que ça sur la lutte contre les violences qu'on soit le droit à maîtriser son corps qui est évidemment un droit essentiel pour pour la dignité humaine et dignité de chaque femme après sur la question sur les réseaux sociaux de fait n'a pas là la gouvernance de ces réseaux sociaux mais qu'est ce qu'on attend cette censure fait par des groupes privés et qui paraît parfois un peu absurde mais moi je m'étais exprimé ou donald trump avait vu son compte être censuré j'ai aucune proximité idéologique avec l'ancien président des états unis il se trouve je peux comprendre c'était au coeur d'une contestation électorat il a perdu tous les recours qui l'a fait il a continué à clamer qu'il était victorieux et ça a donné ce qui s'est passé au sein du capitole avec quand même de la violence des morts et des scènes complètement délirante qu'on a vu déferler des états unis et qui je pense nous ont toutes et tous sidérés par leur ampleur leur violence ou leur caractère aussi parfois malheureusement encore ligne losc donc je peux comprendre rien comparé à ce jeu moi je venais pas autorité sur twitter pour dire ce qu'elle compte est autorisé ou ne l'est pas chaque jour je signale des comptes parce que je objet menaces d'insultés je vois bien que ces comptes continuent à rester tout à fait librement avec une grande une grande facilité d'action je pense que c'est malheureusement aussi un vrai choix qu'on devra faire dans les années qui viennent voir si on doit rester ou pas sur ce type de réseau social parce qu'après tout c'est réseau n'existe que parce que nous y sommes parce que nous les utilisons donc continuer à critiquer twitter tout en étant sur twitter est aussi une incohérence peut être personnel qu'on a tous sens parce qu'on vérité on y est tous c'est à dire les journalistes les hameaux les femmes politiques sont tous présents alors qu'on n'en perçoit tous évidemment les limites on se parle un peu en silo on se parle entre communautés je ne crois pas que ce soit là où le débat réellement sais pas je crois pas que ce soit là où on arrive à faire émerger des idées nouvelles on arrive à créer un débat apaisé ni même à gagner en termes potentiel d'influencé ou de d'arriver à faire adhérer aux valeurs qui sont les nôtres donc je pense que la question elle va se poser plutôt de cette manière là dessus dit rarement si on considère que ce réseau social n'a plus de social que le nom qui nous met en danger qu'il met en danger les valeurs démocratiques auxquelles on croirait qu'il ne fait pas les bons choix si notre responsabilité individuelle n'appartient alors on va passer à des sujets plus lésés est ce que vous pourriez nous parler de votre père et de sa voix que tout le monde connaît ah oui évidemment parler de mon père j'étais très amusé en découvrant sa là mon père et mon père et comédiens amateurs d'art dramatique de paris il est avant tout un homme de théâtre il actuellement metteur en scène aussi en train de travailler à une mise en scène de molière donc il continue avant tout ce métier-là cette passion pour les mots pour les livres pour le théâtre et c'est vrai qu'il a aussi une voix les français connaissent parce que depuis maintenant 40 ans il est la voix française notamment de sylvester stallone puisqu'il a fait beaucoup de doublage il a fait des castings à l'époque en avait des castings pour ce type de deux métiers et donc voilà il est comédien il se trouve qu'il qu'il prête sa voix à celle d'autres grands acteurs internationaux et américains surtout stallone nick nolte aussi régulièrement beaucoup de dessins animés aussi et voilà et je crois qu'il a une voix en tout cas qui est beaucoup si ce n'est tous les français connaît oui forcément la politique et le théâtre justement ça se ressemble beaucoup j'espère pas trop après oui évidemment parfois des ressemblances aussi des choses que le théâtre vous apprends sur la manière de capter l'attention sur la manière de placer votre voir où je pense évidemment que vous avez fait du théâtre j'ai fait du théâtre avant la politique mais en totale amateurs mais oui j'ai pris des cours de théâtre toute mon enfance et mon adolescence puis j'ai continué énormément lire jeu certaines techniques ne sont restés c'est à dire que je ne sais pas écrire un discours sans le parler directement en fait ce que je pense qu'il faut dire prononcé entendre et voilà ça c'est des choses qui me sont qui me sont restés mais je pense que là il ya un truchement familial aussi qu'il ya beaucoup aidé vous avez été étudiante à sciences po est ce que vous avez trouvé que c'était l'école du conformisme au contraire vous avez vu une grande diversité d'opinions qu'est ce que vous en pensez à l'époque où moi j étais donc j'y suis entré en 2004 diplôme et donc en 2009 est très différente déjà de l'école qui existent aujourd'hui je pense c'est assez douloureux pour beaucoup d'entre nous y sommes des anciens élèves parce que c'était pour une fierté absolue d'entrer dans cette école c'est vraiment l'école que je voulais faire depuis toute mon adolescence est donc passé le concours et et voilà le fait d'entrer dans cette école était quelque chose qui était pour moi vraiment vraiment absolument essentiel et j'ai gardé des très solides amitiés et avec d'anciens enseignants et avec évidemment d'anciens camarades de classe après malheureusement l'école a beaucoup évolué dans un sens qui n'est pas le mien idéologiquement qui ac qui est assez inquiétant on verra si la nouvelle direction on arrive à redresser le cap c'est une école qui moi m'a beaucoup appris vraiment en termes de méthodes d'organisation de la pensée de de liberté aussi de penser moi j'ai pas eu le sentiment d'appartenir à l'école conformiste j'ai eu l'impression de pouvoir exister faire exister mes idées oui mais probablement d'un penchant plus à gauche qu'à droite en janvier tu es mais qui est finalement prêt toujours le cas au sein du monde universitaire ou étudiants mais cela n'empêchait pas du tout qu'on puisse exprimer les idées qui étaient les nôtres et parfois d'ailleurs se rejoindre sur des combats communs mais en tout cas j'espère qu'elle sera re devenir l'école que moi j'ai profondément aimé respecté et pour laquelle j'étais si enthousiaste à l'idée d'y entrer est ce qu'il ya des courants de pensée dont vous vous revendiquez vous avez évoqué le libéralisme tout à l'heure est-ce qu'il ya d'autres écoles de pensée ou d'ailleurs des figures tutélaires qui vous semble vous correspondre et qui vous inspirent aujourd'hui particulièrement la libéralité toujours été quelque chose de compliqué en france la passion pour l'égalité pour la liberté se sont toujours art et sa fédé et c'est passionnant mais c'est vrai que politiquement ça a toujours été finalement difficile d'assumer un libéralisme parce qu'il était aussi beaucoup à géométrie variable il était parfois 13 soit très clair en matière économique soit très portés en matière sociétale mais il y avait finalement jamais de juste milieu où d'entre deux donc ça je crois qu'on a réussi en tout cas nous apporter en chemin nouveau en la matière donc moi je reste profondément libérale très européenne moi je crois que la campagne présidentielle qu'on a fait qu'ils étaient déçus mais non seulement l'héritage de la construction européenne mais aussi la capacité à continuer à porter ce message alors que tout le monde nous disait que c'était probablement la pire des idées apportées pendant une campagne présidentielle on la porte avec beaucoup justement de fierté et je crois que ça aussi je fais la différence sur une partie des français qui étaient peut-être fatigué aussi qu'on assume plus cet héritage là et puis après je vous ai cité certaines femmes qui sont très actuelles aujourd'hui de delphine âge d'or à caroline fourest elisabeth badinter qui reste pour moi une figure essentielle qui sont des femmes que j'admire profondément avec lesquels j'ai change et qui pour moi aujourd'hui représente quelque chose représente une voie dans notre pays vous parlez de l'europe le traité de 2005 qui a été rejetée par les français le traité constitutionnel était passé ensuite par voie parlementaire vous pensez que nicolas sarkozy a bien fait est-ce que vous pensez que c'est une insulte à la souveraineté populaire quelle est votre opinion là dessus je sais que vous êtes êtes vous même très européenne mais est-ce que ça na pas dégoûté aussi participé à dégoûter les français de la vie politique moi je me sens très bien je vais faire un homme parce que ça prouve que je votais et donc j'ai fait c'était un échec mais c'était la première vraie campagne électorale à laquelle j'ai participé la première fois que je pouvais voter pour campagne j'étais en plus à sciences po donc vous imaginez bien que le climat à sciences po à paris faisaient qu'on a fait des élections en terre dont était à 97 % de oui ce qui est assez logique jules à la composition sociologique et théoriques j'allais dire de sciences po donc j'étais très profondément marqué par la campagne qui parce que c'est la première fois qu'elle kehl s'organisait de manière différente aussi aux précédentes quand père elle peut comparer des blogs mais c'était très nouveau qui est cette influence l'ajustement de deux sites en ligne qu'ils interagissaient ça paraît complètement foot dire ça alors que c'était finalement il y a que 15 ans mais on voit l'accélération assez impressionnante depuis sur l'organisation des campagnes électorales après faut pas non plus mentir là dessus parce que la campagne de 2007 les deux candidats principaux nicolas sarkozy ségolène royal annonce très clairement le fait que s'ils sont élus ils mettront en oeuvre et la ratification de ce qu'on appelle la constitution européenne donc il n'y a pas d'agenda caché ni de l'un ni de l'autre on sait que si on vote pour l'un des deux principaux candidats et s'il est élu alors ce sera mis en oeuvre ce qui aurait été un problème démocrate y ait deux principaux candidats donc finalement oui est ce que les français avaient le choix là ils ont toujours le choix puisqu'il ya une élection est l'un des deux aurait pu ne pas se retrouver au second tour d'une de la campagne présidentielle par exemple rien n'était évident en la matière on a une campagne 2007 qui était probablement l'une des plus belles campagnes présidentielles qu'on ait eue avec des candidats nouveau des candidats qui étaient en rupture y compris idéologique par rapport à leur propre parti politique d'origine qui finalement n'avait n'était pas les candidats choisie initialement par des médias de leur parti qu'ils ont vraiment pris le pouvoir par l'extérieur du parti par un soutien populaire en vérité militant très fort les deux d'ailleurs manière très claire par des sondages trafiqués fois ségolène royal au 6 mai marilou concerne par une campagne primaire qu'elle a à gagner au premier tour face à deux anciens ministres et premiers ministres pour laurent fabius elle gagne à plus de 60% dès le premier tour de la primaire alors que dans tous les débats elle était moqué j'ai dit pendant des mois je ne sais pas mes idées mais j'ai toujours été très très étonné de la violence des remarques qu'elle pouvait générer comme si la gauche trouvé formidable de neil jospin qui a quand même réussi à ne pas être au second tour d'une campagne présidentielle et trouver insupportable une ségolène royal qui pourtant a lavé l'affront 2002 en étant elle au second tour de la campagne présidentielle quand même et par contre oui elle aura fait l'affront suprême d'avoir éliminé au premier tour d'une primaire qu'elle n'était pas censé gagner et laurent fabius et dominique strauss kahn mais je prouve qu'elle a fait l'objet d'une violence qui me paraît extrêmement déplacé et est injustifiée en vérité en tout cas sur le référendum ce qui est certain c'est que ce qui aurait été un problème démocratique réel aurait été que les candidats n'assume pas l'agenda qui était le leur les deux vont assumer un agenda européen très clair et on va assumer de dire qu'il passerait par une ratification parlementaire est ce que vous croyez en la souveraineté populaire oui je j'y crois j'y crois à partir du moment où elle est clairement exprimée et savoir aussi ce qu'on entend par souveraineté populaire est ce que la souveraineté populaire c'est les urnes ou est ce qu'elle doit s'exprimer ailleurs moi je crois qu'elle s'exprime lors de campagnes électorales et qu'ensuite seul à les sanctionner elle est clairement énoncé dans les yeux le référendum par exemple c'est plutôt énorme qui nous inquiète on ne sait pas une larme le référendum c'est une poésie c'est un outil de sérieux si démocratique qui existent et qui a du sens sur des questions qui sont des questions fondamentales donc moi j'ai aucune difficulté est ce que des référendum puisse être déployée on envisage d'ailleurs qu'on puisse exister sur la révision constitutionnelle sur l'article 1er qui viendrait ajouter le ronge la garantie de la protection environnementale qui est issue justement aussi d'une autre forme souveraineté populaire qui étaient annoncés lors de la convention citoyenne pour le climat moi j'ai aucune difficulté à ce que demain évidemment un tel référendum puisse exister je pense qu'on peut pas les démultiplier quelles que soient les questions pour des raisons assez évident d'organisation de clarté par contre sur des choix essentiels revenir devant les français assument et de prendre ce risque assumé de les faire trancher oui il ya du sens référendum sur l'immigration par exemple qui est un sujet qui divise beaucoup les français et je vais très bien enfin j'entends que marine le pen enfin référendum sur une humiliation mais c'est quoi la question précisément une bonne partie de la droite je suis d'accord toute la question c'est comment maintenir les abandonne soir mais la question la question à un référendum c'est oui ou non il pour ou contre ce que je veux dire c'est que la sur l'écologie c'est un peu on a le sentiment qu emmanuel macron pose une question à laquelle tout le monde sera d'accord c'est ce que ce qu'il faut c'est pas certaine qu'on protège l'environnement je pense que la question sera le taux de participation oui mais vous avez changé comme la constitution pour dire qu'il faut garantir le respect justement en matière environnementale n'est pas tout à fait la même chose que de dire est ce que oui ou non vous êtes écologistes ça veut dire que l'endroit le plus clair et le plus fort de notre ordre interne de fait on va demander aux français s'ils sont prêts à y placer est ce qu'il ya des enjeux industriels économiques qui sont importants aux large consensus sur le sujet on verra si les français souhaitent participer non si répondre à la question posée ou non ce qui est toujours évidemment le risque sur un référendum cible considère que c'est un enjeu essentiel ou pas à leurs yeux après sur la question de l'immigration j'ai du mal à voir comment la question pourrait être formulée est-ce que c'est pas encore la réponse elle est assez basique dans un référendum c'est pas un oui mais où il peut être c'est oui ou non et donc la question c'est quoi c'est de dire qu'il faut des quotas annuels en matière d'immigration ça veut rien dire comme question des quotas annuels pour quel type d'immigration pour le regroupement familial alors qu'on sait très bien qu'on est aussi tenue par un certain nombre de traités y compris européens justement sur le droit à une vie familiale normale sur la question des étudiants étrangers ce qui aurait aussi des conséquences en terme de l'attractivité de la france cette capacité que nos propres étudiants puissent aller étudier à l'étranger parce qu'il ya une logique aussi de réciprocité qui existera avec d'autres pays sur l'immigration économique sur l'immigration économique c'est par filière enfin ces questions elles sont beaucoup plus complexes qu'elles répondent par oui ou par la suisse le fait régulièrement mais ça parce que la suisse le fait que la france est possible en terme de questions après ce que s'épaissir d'agrégation on n'est pas du tout du tout sur le même modèle démocratique que la suisse on n'est pas un état fédéral on n'est pas organisé la même manière on n'a pas le nombre d'habitants on n'a pas les mêmes problématiques et les mêmes questionnements ils ont une habitude aussi justement de fonctionner par référendum un référendum locaux qui n'est pas du tout l'adn qui est le nôtre aujourd'hui peut-être qu'on y viendra mais la question est sur ces questions là encore une fois on parle de souveraineté nationale donc la question n'est pas de savoir ce qui s'opèrent ailleurs la question c'est est ce que nous on considère que certaines des questions doivent être posées directement aux français où est ce que ces questions en vérité elles sont tranchées au moment d'une campagne présidentielle puis ensuite des campagnes législatives c'est vrai que les français ont le sentiment il peut être c'est la même question suivante il ya une désaffection de plus en plus grande vis-à-vis des politiques de la part des français toutes les études le montrent comment vous l'expliquez moi je pense que ça peut s'expliquer aussi par justement le sentiment que leur souveraineté leur échappe en fait et je pense pas qu à l'immigration et à la souveraineté industrielle et à toutes ces questions où ils ont le sentiment que les politiques sont impuissants et leur font croire des choses qui n'appliquent jamais comment vous vous expliquez cette cette désaffection elle est réelle ça c'est vrai que l'on peut pas aujourd'hui de minorer on le voit malheureusement sur les chiffres de l'abstention notamment ou sur les français qui ne s'inscrivent même plus loin sur sur les listes électorales quand ils déménagent autres donc on peut pas à nier qu'il ya pas une désaffection il ya une un affaiblissement général les partis politiques je pense que les primaires ont tué les partis politiques à partir du moment où les partis se sont dessaisis de leur capacité à choisir eux mêmes leur candidat à la présidentielle ils se sont privés de leurs prérogatives essentielles la ans justement en demandant leur radio français mais je pense pas que les français aient donné à mon avis la bonne réponse en tout cas pas électoral ni que ce soit forcément les personnes qui une bonne personne qui se soit déplacé il y avait beaucoup d'autres motivations à venir voter si la primaire à gauche rue ici à la primaire de la droite et du centre donc il y à une absence aussi à mon avis d'idéologique à dire on a beaucoup plus de mal à se rattacher à se raccrocher aujourd'hui à des identités politiques sont clairement déterminée alors c'est peut-être bien parce que ça permet aussi finalement plus de pragmatisme ça permet d'assumer aussi parfois de faire des erreurs de changer d'orientation de modifier la décision publique qui doit être prise mais ça donne aussi moins de repères et je pense qu'il ya en grande partie ça qui joue sur sur la désaffection des français après sur la capacité à faire et à rendre compte de ce qui est fait quelque part on sait qu'on sera potentiellement sanctionner ou non des autres élections et notamment la verra en vérité dans un an et demi savoir si oui ou non les français considère qu'on a fait ce sur quoi on s'était engagé malgré la crise et malgré une grille ce qu'il fait et ça je pense que tout le monde l'a compris que forcément les priorités ont pu être modifié en tout cas l'agenda a été complètement bouleversée au sujet de l'assemblée nationale vont que vous siégez à la commission des affaires culturelles et de l'éducation s'il y avait une réforme à passer d'ici la fin du quinquennat qui vous tient à coeur dans ce domaine quelle serait-elle on rêve un peu imaginez que vous ayez la main qu'est-ce qu'est ce qui vous tiendrai le plus à coeur sur l'éducation nationale on a fait beaucoup on a fait beaucoup au site passe pas forcément par la loi parce que quand vous faites le dédoublement des classes henry peyret plus dans les quartiers plus prioritaires ou quand vous sanctuariser quel que soit le territoire les classes dans les écoles rurales où le nombre d'enfants en maternelle on n'est pas sur du pur législatif c'est du domaine réglementaire ça ne passe pas par le parlement en fait c'est qu'on vote par contre des budgets pour l'éducation nationale qui eux sont en augmentation donc je sais pas si c'est forcément par la loi moi je suis très attaché à l'idée que sur la sortie de crise qui va aussi être une crise territoriales une crise qui risque d'être un accroissement en termes d'inégalités de montée de la pauvreté que la réponse elle soit pas uniquement une réponse budgétaire ou économique mais qu'elle soit aussi une réponse éducative et culturelle ça j'y crois j'y crois beaucoup je crois beaucoup qu'on répare le pays on répare les inégalités ont réparé ce sentiment aussi de déclassement dont on parlait tout à l'heure par la capacité à démontrer que chacun a les mêmes droits et à la même capacité à pouvoir les exercer et ça passe notamment évidemment par l'école et ça passe aussi par la culture c'est moi c'est ce que je défends depuis depuis le premier jour sur la culture sur la place de la culture dès le plus jeune âge à l'école pour que ça repose pas sur la chance sur le hasard sur la capacité des familles que soient les capacités qui sont financières ou parce que l on elle-même développer l oms cette appétence là et ça je crois beaucoup aux effets que ça produit on le voit la place de la lecture dans notre pays sont pas des sujets minard et particulièrement en ce moment sur les bibliothèques exactement globalement la place de lecture oui mais parce que je crois que c'est pas du tout un sujet mineur déjà parce qu'on est en france et que notre identité elle est aussi une identité culturelle et que c'est ça aussi qu'on doit pouvoir affirmer c'est à dire quand on parle de sentiments de reconnaissance dans la république française ça passe évidemment par la langue par la culture et par la capacité à s'approprier une culture et une identité française donc évidemment c'est un jeu de reconnaissance qui est extrêmement puissant cet enjeu d'attractivité des territoires qui se joue avec avec la culture à une phrase que j'ai retenu que j'ai beaucoup parlé avec olivier py qui a longtemps dirigé le festival d'avignon qui faisait cette comparaison entre avignon et béziers elle finalement qu'est ce que serait à vigneault sans le festival se serait béziers le rassemblement national et c'est très vrai en vérité c'est très cruel peut-être dit comme ça mais je crois que c'est très vrai c'est à dire que la capacité à redonner de la fierté sur un territoire de l'attractivité du travail est aussi concrètement mais voilà ce sentiment de rayonnement sentiment d'appartenance à quelque chose qui est plus grand que nous qui est plus important ça passe par la culture il s'agit crois que c'est quelque chose d'essentiel qu'on doit faire aboutir dans ce monde à se dire la sortie de crise elle peut pas être juste une sortie de crise budgétaire économique elle sera évidemment aussi cette urgence là mais l'urgence sociale c'est aussi avant tout une urgence éducative et culturelle et c'est là où on peut réparer les inégalités territoriales alors il ya des combats qui vous tiennent particulièrement à coeur est ce que vous pouvez répondre hier très courte ce que faisait évoque les manques je vais vous citer donc le voile islamique on l'a un peu dit mais si vous avez quelques mots pour le décrire un enjeu essentiel pour moi d'émancipation garantir que chacun ait une place dans notre pays dans notre république et accès à sa propre émancipation la lecture vous en avez parlé le cyber harcèlement mais ça malheureusement subi alors si vous avez des extraits souvent menacé de mort insulté jamais sous protection encore alors protection mon domicile oui ça a été ça a été fait malheureusement en septembre d'alert que j'ai reçu de conseils sur le fait de parler emprunter le même chemin tous les soirs quand je rentre chez moi c'est quand même très dérangeant quand vous êtes député qu'on vous explique quand même que comme vous êtes menacés intimidés il faut que vous puissiez vous protéger par vous même que vous fassiez attention donc un sentiment aussi finalement d'impuissance qu'on a collectivement par rapport à ça j'ai porte plein de manière très régulière en espérant qu'à un moment ça porte ses fruits je vous trouve presque enfin pas assez véhémente sur le sujet ça vous imaginez le nombre de gens menacés de mort est protégée aujourd'hui surprotection narcisse et thibault de montbrial parler de zineb el rhazoui tout à l'heure le nombre de personnes qui sont sous protection tout ça parce qu'il s'attaque à l'islam politique et je trouve qu'on reste enfin le combat je le trouve tellement pas à la hauteur là c'est vraiment j'en fais pas une fixation mets de fête en fête en recevant ses invités vous êtes une des nombreuses autres malheureusement à subir ces menaces c'est terrible et je les prends pas du tout à la légère ces mots nacelle non c'est moi ça la scène ces menaces là parce que les menaces elles sont elles sont pas volt est révolté je sois révolte et oui mais c'est pas parce que je vais m'excite sur un plateau et devant une caméra que ça va changer quelque chose donc moi l'action allait une action judiciaire puisque je porte plainte de manière systématique et elle est surtout le fait de dire de continuer à exprimer les convictions qui sont les miennes la menace est là un but clair c'est de vous faire changer d'avis c'est de vous faire renoncer au combat que vous portez c'est de vous mettre une telle pression qu'à la fin les personnes que vous citez nous thibault de montbrial qui avocat renonce à s'exprimer publiquement défendre peut-être d'autres types de clients que zineb el rhazoui se taisent que moi la fin je ne vote plus comme je veux voter parce que je me sentirai contraintes intimidés menacés donc la menace elle vise clairement ça donc moi ma révolte s'est déjà d'assumer exactement qui je suis et de ne pas renoncer au combat que j'estime juste et que j'estime nécessaire après encore une fois c'est pas dans l'excitation que je vais réussir à mieux le juguler ces messieurs réseaux sociaux clairement de faire le job il ya des réquisitions qui sont fait régulière quand c'est via facebook sur facebook ou instagram ça va plutôt vite et les plateformes sont coopérative sur twitter c'est clairement pas grave ne coopèrent pas ou en tout cas très très très lentement trop lentement et ça empêche derrière de retrouver un certain nombre d'auteurs justement de ces menaces il ya un autre combat qui vous tient à coeur et que vous aimerez partager les combats vous disais je pense qu'ils se rejoignent en vérité les combat pour l'émancipation les combats féministes les combats pour la culture c'est avant tout encore une fois des combats qui permettent à chacun de prendre son destin en main c'est ça en vrai combat politique à mener dans ce qu'emmanuel macron se représentera en 2022 je le pense je l'espère je pense qu'il a non seulement un bilan très clair à pouvoir défendre je pense aussi qu'il a démontré une capacité à tenir pendant une crise qui nous a tous sidérés puisque personne ne pouvait prévoir ni s'attendre déjà ce qu'elle existe et ensuite est-ce qu'elle perdure aussi longtemps et je crois qu'il a démontré beaucoup de calme beaucoup d'adressent beaucoup de capacité de résilience aussi pendant cette période là qu'il a su prendre aussi un certain nombre de décisions la crise on arrivera à la juger dans un an la jugera pas maintenant c'est pas vrai on la jugera quand justement elle sera derrière nous et qu'on pourra faire le bilan à la fois du bilan sanitaire et qui s'appréciera à la fois sur la manière avec laquelle l'hôpital a été gérée la médecine de ville a été géré les ehpad ont été gérés les risques psychologiques de notre pays se jugera aussi sur le fait par exemple que nous en france on est tout fait pour maintenir nos écoles ouvertes ce qui n'est pas le cas dans un certain nombre de pays où on a des décrochages terrible avec des enfants qui depuis des mois on a vu une salle de classe donc ça c'est une vraie singularité une vraie force française elle se jugera sur d'un point de vue économique est ce que oui ou non on aura tout fait pour protéger nos entreprises et protéger les emplois qui sont associés on a vu finalement il y avait même un recul du nombre de faillites l'année dernière justement parce qu'il ya eu un soutien sans précédent de l'état donc je pense que en vérité on ne sait pas évaluer aujourd'hui parce qu'on est encore dans la crise et qu'on saura je l'espère on s'entend le plus vite possible réussira à évaluer beaucoup plus sereinement et avec plus de recul clairement où la france se sera situé tout au long de cette crise par rapport aussi à des pays qui sont qui sont comparables si j'avais 18 ans j'aimerais beaucoup les avoir est ce que vous me conseilleriez de m'engager en politique aujourd'hui ouais bien sûr et si oui vous me donneriez quoi comme on conseille déjà oui évidemment je vous inciterait si vous en avez envie évidemment à vous engager en politique parce que c'est des combats essentiels qu'on peut il mener moi je j'ai toujours cru en la politique je continue a dit croire que je sois encore élu ou pas je resterai éternellement engagé sur un certain nombre de causes ça c'est certain et je crois qu'il faut pas avoir peur de s'engager alors est ce qu'aujourd'hui l'engagement il se fait par la voie associative est ce qu'ils se par la voix d'un parti politique la force d'un jeune de 18 ans et qu'il a accès à la parole aujourd'hui alors que nous il ya autant si pas si longtemps il ya dix quinze ans vous n'avez pas accès à la parole on ne pouvait pas au travers d'un tweet avoir une audience de plusieurs milliers ou dizaines de milliers de personnes donc on peut créer des audiences on peut prendre la parole et moi c'est un des conseils que mon père m'a donné depuis tout petit et que j'ai toujours suivi m josé la parole ça se donne pas ça se prend et c'est vrai et c'est d'autant plus vrai en politique la force qu'on a c'est qu'à un moment on a une parole publique et donc il faut qu'on sache s'en servir s'en servir à bon escient mais la force de celles et ceux qui sont engagés qui sont plus jeunes c'est qu'ils ont immédiatement accès à cette parole ça va il faut qu'ils sachent la maîtrise et la dose et mais c'est une force inouïe et que peu d'autres types d'engagement dans la vie permettent eh bien merci or berges et merci aux conclusions merci d'avoir été là merci de vous être est montrée sous un nouveau jour pour ceux qui vous connaissait peu et puis merci à vous tous qui nous suivent et nous atteignons ce dimanche et bien 5000 abonnés c'est le dernier épisode de notre première saison j'espère qu'elle vous a plu j'espère que vous allez nous suivre bien sûr dès la fin des vacances de pâques puisque nous ne reviendrons avec un nouvel invité que nous vous dévoilons la semaine de pâques vous avez un dernier un dernier numéro dans format experts qui sortira donc mercredi prochain merci à tous encore n'hésitez pas pour ce qu'il souhaite à donner sur la plateforme tipi vous avez le lien qui apparaît et puis on vous retrouve donc avec avec grande joie dans quelques semaines merci à très bientôt au revoir