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DébatRMC — Face à Face (sur Podcast)· 19 octobre 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Face à Face : Grégory Doucet et Benoît Payan - 19/10

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:16RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ça veut dire qu'on en est à avoir un ministre de l'Intérieur par défaut ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Que vous remonte des policiers ?

  • 3:07OuverteRéponse directe

    Comment ça a pu être possible ? Qui ? Pourquoi ? Et maintenant, quelle suite ?

  • 3:47RelanceRéponse directe

    Quel type de réponse ?

  • 4:20RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous estimez que cette réponse vous donne les moyens de lutter ou pas ?

  • 5:32RelanceRéponse directe

    Lorsque le ministre de l'Intérieur dit 'Nous avons perdu le contrôle', estimez-vous qu'à Lyon il y a eu des moments de perte de contrôle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54InvitéFait
    « on a perdu le contrôle »
  • 1:23InvitéFait
    « On ne lui donne pas les moyens »
  • 1:31InvitéFait
    « Ça peut être le couvre-feu, ça peut être l'état d'urgence »
  • 1:55InvitéChiffre
    « x1000 »
  • 1:59InvitéChiffre
    « Compagnies de CRS c'est 80-85 hommes sur le terrain »
  • 3:29Invité politiqueFait
    « On est encore en train de récupérer la ville petit à petit »
  • 4:27Invité politiqueFait
    « On a entendu le président de la république confier au premier ministre, à son gouvernement le soin d'apporter des réponses »
  • 4:49Invité politiquePromesse
    « On demande la mise en place d'un fonds de solidarité »
  • 5:39Invité politiqueFait
    « Totalement »
  • 6:09Invité politiqueFait
    « Ils ont pu caillasser et piller mon magasin pendant 30 minutes, 60, enfin une heure sans qu'il y ait la moindre intervention de la police »
  • 6:29Invité politiqueFait
    « Le dimensionnement de la réponse n'était pas approprié »
  • 18:39InvitéFait
    « Des voyous, des casseurs qui se sont introduits dans des mairies »

Temps de parole

  • Benoît Payan30 %
  • Présentateur29 %
  • Invité20 %
  • Invité 216 %
  • ?4 %

≈ 9,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Invité

écoutez RMC

0:02
Locuteur

Face

0:05
Invité

à Face

0:07
Présentateur

Apolline de Malherbe

0:12
Locuteur

Un

0:12
Présentateur

samedi noir, une tragédie des manifestations des casseurs et des pilleurs Le chaos et la tragédie c'est le mot du maire de Lyon qui sera en direct avec nous dans un instant Le maire de Lyon, Grégory Doucet, le maire de Marseille, Benoît Payan Qui répondent à mes questions ce matin dans le Face à Face Et qui interpelle aussi directement le ministre de l'Intérieur Et Dominique Rizet, vous êtes justement avec nous d'abord pour faire le point Bonjour Dominique Dominique, le maire, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez A remis sa démission au président de

0:45
Locuteur

la

0:45
Présentateur

République Lequel l'a refusé, il est donc toujours au moment où on se parle ministre de l'Intérieur Mais il le reconnaît, on a perdu le contrôle

0:53
Locuteur

Oui,

0:54
Invité

on a perdu le contrôle Et le problème c'est que je ne

0:57
Locuteur

vois

0:57
Invité

pas qui d'autre que Laurent Nunez Qui connaît très bien ce milieu, ce monde de la police, du maintien de l'ordre Et des émeutiers peut faire le travail On a été plutôt durs avec lui Moi j'ai parlé d'amateurisme,

1:10
Locuteur

j

1:10
Invité

'ai parlé de mauvaise évaluation Mais pour l'instant je ne

1:13
Locuteur

vois

1:13
Invité

pas qui d'autre que Laurent Nunez pour faire le boulot

1:15
Présentateur

Est-ce que ça veut dire qu'on en est à avoir un ministre de l'Intérieur par défaut Parce qu'il n'y a plus personne pour faire le job ?

1:19
Invité

On a un problème de ministre de l'Intérieur parce que le ministre peut faire le job, c'est le faire Mais qu

1:23
Locuteur

'on

1:23
Invité

ne lui donne pas les moyens Les moyens c'est lui dire, allez-y

1:26
Locuteur

Faites le boulot,

1:28
Invité

allez-y Vous avez plus de pouvoir, vous avez plus de moyens Ça peut être le couvre-feu, ça peut être l'état d'urgence Mais il faut y aller, il faut prendre des décisions Parce que sinon une catastrophe va évidemment se produire

1:38
Présentateur

Je voudrais avant de donner la parole au maire de Lyon Que vous nous disiez ce qui vous remonte des policiers J'en ai l'un qui m'a appelé tout à

1:45
Locuteur

l

1:45
Présentateur

'heure sur RMC Qui me disait je suis exténuée à Pauline Je suis exténuée, nous avons travaillé 24 heures d'affilée Il était lui à Paris Et il dit c'était les Gilets jaunes

1:54
Invité

x10 Exactement, mais c'est x1000 Bien sûr, moi j'ai des amis policiers qui sont dans des compagnies de CRS Compagnies de CRS c'est 80-85 hommes sur le terrain Et qui me disent on a la moitié de la compagnie qui est démolie

2:08
Locuteur

physiquement

2:09
Invité

Et l'autre moitié qui est démolie psychologiquement Ça va être difficile de retourner sur le terrain Je voudrais juste vous lire un message Puis un petit après Un policier qui me dit bonjour Ma fille réserviste civile en attente du résultat de concours de commissaire A été engagée sur le dispositif policier samedi Elle est revenue chez nous en pleurs hier Cinq de ses collègues ont pris un ticket maladie Trois autres dont un officier ont démissionné de la boîte Ça va mal finir

2:35
Présentateur

Dominique Rizet, je voudrais qu'on aille tout de suite à Lyon Le maire de Lyon, Grégory Doucet qui est en direct avec nous Bonjour monsieur le maire Paris, Lyon, Marseille, Limoges, Caen, Nantes, Angers, Brest, Rennes, Poitiers J'arrête là la liste Mais ce sont quasiment toutes les villes de France qui ont été touchées A Lyon, il y a eu ce symbole Place Bellecourt Le feu, l'incendie De l'office de tourisme Vous avez entendu hier Le président de

3:01
Locuteur

la

3:01
Présentateur

république qui dit Nous serons intraitables Avec vous monsieur le maire Je voudrais pouvoir essayer de commencer à répondre à ces questions Comment ça a pu être possible ? Qui ? Pourquoi ? Et maintenant, quelle suite ? Vous avez parlé d'une tragédie C'est votre mot 24 heures après cette tragédie Comment est-ce que vous voyez la situation

3:21
Locuteur

?

3:24
Benoît Payan

Vous savez, actuellement, à l'heure où je vous parle On est encore en train

3:27
Locuteur

de

3:29
Benoît Payan

récupérer la ville petit à petit De nettoyer les dégâts Vous avez parlé de l'office du tourisme qui a été totalement incendié Il faut aussi avoir une pensée pour tous les commerçants Les centaines de commerçants qui ont vu leurs magasins pillés, attaqués Et là-dessus, il va falloir leur apporter des réponses très rapides

3:47
Présentateur

Quel type de réponse ? Lorsqu'il y a deux choses Il y a

3:51
Locuteur

effectivement,

3:51
Présentateur

évidemment L'épillage, les hordes Littéralement, qui dans les rues ont cassé Épillé Il y a les symboles de la république Ça a été la mairie de Limoges, bien sûr Ça a été votre office du tourisme Un bâtiment historique au cœur de la ville Et quand vous dites qu'il va falloir des réponses Lorsque vous avez entendu le président de la république hier Qui a eu cette expression Il a dit nous serons intraitables Et puis il dit ensuite qu'il charge le ministre de

4:17
Locuteur

l

4:17
Présentateur

'intérieur Les préfets et les maires De décider aussi Est-ce que vous estimez que cette réponse vous donne les moyens de lutter ou pas

4:24
Locuteur

? Non

4:27
Benoît Payan

mais c'est pas une réponse On a entendu le président de la république Confier au premier ministre A son gouvernement Le soin d'apporter des réponses Donc c'est là où on a un peu procrastiné sur cette affaire Moi j'attends des réponses très très concrètes C'est la raison pour laquelle avec le maire de Marseille et le maire de Paris On a demandé à être reçu par le premier ministre Par

4:47
Locuteur

Sébastien

4:47
Benoît Payan

Lecornu Et ce qu'on demande est assez simple Non on n

4:50
Locuteur

'a

4:50
Benoît Payan

pas encore de date à l'heure où je vous parle Mais ce que nous demandons c'est que Les communes, les collectivités locales Les commerçants, les professionnels Les entrepreneurs qui ont été victimes Des dégâts causés par Les pilleurs et les casseurs Puissent très rapidement bénéficier Bien d'un soutien On demande la mise en place d'un fonds de solidarité Là on est en train de discuter Le projet de loi de finances Il faut que dans ce projet de loi de finances On établisse un dispositif Qui permette de venir en soutien Je pense prioritairement aux commerçants Mais aussi aux communes qui ont été particulièrement touchées Et qui ont vu leur bâtiment public Attaqué, dégradé Voire comme c'est le cas ici à Lyon Incendié

5:31
Présentateur

Grégory Doucet Lorsque le ministre de l'Intérieur dit Nous avons perdu le contrôle Estimez-vous qu'à Lyon Il y a eu des moments de perte de contrôle

5:37
Locuteur

Mais

5:39
Benoît Payan

totalement Totalement Là encore Si on a demandé Enfin moi si je veux Rencontrer Le premier ministre C'est pour qu'il puisse établir Un diagnostic Et qu'il puisse nous dire Pourquoi l'anticipation N'a pas été à la hauteur Pourquoi la réponse Une fois qu'on était Dans le feu de l'action A pas été A la fois bien proportionnée Et surtout Ne s'est pas portée Au bon endroit Moi j'ai rencontré J'ai rencontré dimanche matin Très tôt Beaucoup de commerçants Qui m'ont dit Je comprends pas Ils ont pu caillasser Et piller mon magasin Pendant 30 minutes 60 Enfin une heure Sans qu'il y ait La moindre intervention De la police A ça il faut pouvoir apporter Des réponses concrètes Alors vous avez rappelé Un peu plus tôt Sur 20 trentaines Que le ministre De l'intérieur A reconnu Que le dimensionnement De la réponse N'était pas approprié Dont acte C'est un premier début De transparence Mais avouez Qu'on en est loin encore Enfin on est loin D'avoir établi Un diagnostic complet D'ailleurs je me réjouis Dans une certaine mesure Que le président De la république Dans son allocution Hier Et demandait Toute la lumière Sur ce qui s'est passé C'est la preuve Que la demande Que nous portons Avec les maires de Paris Et de Marseille Et bien elle est Elle est légitime Et elle est pertinente

6:56
Locuteur

Il

6:57
Présentateur

demande également A ce que les préfets En lien avec les maires Prennent Je cite Les décisions Pour protéger nos villes Et à l'Elysée On commence à Faire savoir Aux différents journalistes Qu'il pourrait y avoir Des couvre-feux Des opérations de fouilles Des interdictions De manifestement De manifestation Ou de rassemblement Est-ce que vous vous dites Au regard aussi Des prochains jours Qui pourraient être Des jours de manifestation Qui dégénèrent Qu'il faudra peut-être En passer par là Est-ce que vous A Lyon Vous vous dites Il faudra des interdictions Voir des couvre-feux

7:30
Benoît Payan

Mais Apolline de Malherbe La première question A se poser c'est Pourquoi y a-t-il Des manifestants dans la rue

7:35
Locuteur

?

7:35
Benoît Payan

Pourquoi les gens Sont aujourd'hui En train de réclamer Et bien des politiques Publiques différentes C'est ça la première question A se poser Ça fait plusieurs semaines Que le mouvement lycéen A été engagé Est-ce que les réponses Du gouvernement Aux lycéens Sont à la hauteur ? Non Et ensuite On a vu arriver Ce samedi Des manifestants Qui réclamaient Des mesures Pour le pouvoir d'achat Est-ce que les réponses Du gouvernement Sur cette question Sont à la hauteur ? La réponse est non Il faut aussi avoir Un traitement politique Pourquoi les gens Sont dans la rue ?

8:08
Locuteur

C

8:08
Benoît Payan

'est parce qu'ils attendent Des réponses A leurs inquiétudes A leurs questionnements Et aujourd'hui Ces réponses Ils ne les ont pas Plutôt que de regarder Ce qu'on pourrait faire De plus En matière de répression Et d'encadrement Est-ce qu'on ne pourrait pas Se dire Il faudrait peut-être Mieux prévenir Que guérir Et agir enfin Vraiment concrètement Sur les attentes Qui sont formulées Par les manifestants

8:30
Locuteur

Vous

8:32
Présentateur

dites Il faut une réponse politique Lorsque vous êtes revenu Sur place Place Belcourt Hier Et c'est le magazine local Lyon Mag Qui raconte la scène Il dit Et je cite Le magazine local Arrivé place Belcourt Pour le maire de Lyon Grégory Doucet Et le préfet Étienne Guyot L'élu écologiste Est conspué Par des Lyonnais Qui lui reprochent Son alliance avec LFI

8:56
Locuteur

Oui

8:56
Benoît Payan

Et quelle est votre question Apolline de Malherbe

8:58
Locuteur

Est

8:59
Présentateur

-ce qu'il y a Des responsabilités politiques C'est ce qu'a voulu Pointer du doigt Le premier ministre Hier Est-ce que vous estimez Qu'il y a aussi Des responsabilités politiques Comme visiblement Certains habitants De votre ville Voulant reprocher

9:14
Benoît Payan

D'abord il y

9:15
Locuteur

a

9:15
Benoît Payan

de la colère Il y

9:16
Locuteur

a

9:16
Benoît Payan

de la colère Il y

9:17
Locuteur

a

9:17
Benoît Payan

même eu De la peur aussi Vous savez Moi-même Toute la journée du samedi Et en soirée Enfin je veux dire J'ai été sur le pont Avec bien évidemment Les services de la ville Une partie Une partie de mes adjoints Qui était aussi Pour ce qui est De celui à la sécurité Et bien toute la journée Derrière les images Au contact avec la police municipale Pour qu

9:37
Locuteur

'on

9:37
Benoît Payan

soit Le plus réactif possible Pour qu'on puisse protéger Nos bâtiments publics Nous on voulait absolument Éviter que l'hôtel de ville Ne soit attaqué Donc on s'est mobilisé Maintenant Vous savez moi J'ai vu aussi Les images Qui pour certaines Ont été tournées D'ailleurs A l'intérieur même Des bâtiments Enfin des bâtiments Ou des commerçants Qui étaient attaqués Mais moi j'ai pas vu Un message politique Quand on a des dizaines De crétins Qui sont en train De saccager un commerce Et de le piller Quand on en a Plusieurs centaines Qui s'en prennent A l'office du tourisme Et qui s'amusent Ensuite à y mettre le feu Moi je vois pas De message politique Je vois simplement Des imbéciles Qui s'en prennent A des biens publics Ou des biens privés Et là je vois pas Le lien qu'il pourrait y avoir Avec un mouvement politique Non je pense que Vouloir détourner le regard Détourner l'attention Sur un autre sujet Ne me semble pas A la hauteur De ce que le pays Traverse

10:29
Locuteur

aujourd'hui Lorsqu'Emmanuel Macron

10:31
Présentateur

Sébastien Lecornu Demande à ce qu'il y ait Une sorte de

10:33
Locuteur

moment Où chacun doit

10:35
Présentateur

choisir Son

10:36
Locuteur

camp Est-ce que vous

10:37
Présentateur

estimez Qu'il se trompe

10:38
Locuteur

? Oui Mais

10:40
Benoît Payan

c'est pas Une question de camp Aujourd'hui Il y a des mouvements sociaux Qui sont en route Depuis plusieurs semaines Et en marge De ces mouvements sociaux Des pilleurs Des casseurs Profitent Profitent De ces mouvements sociaux Et bien Pour justement Aller casser Et piller Et bien Je vais vous dire Si on apporte Une réponse Aux mouvements sociaux Si on écoute Les lycéens Et qu'on leur donne Des réponses concrètes Si on écoute Les français inquiets Et qu'on leur donne Des réponses concrètes Et que les manifestants N'ont plus de raison De manifester Il n

11:12
Locuteur

'y

11:12
Benoît Payan

aura pas De pilleurs Et de casseurs Ou en tout cas Pour pouvoir S'occuper des pilleurs Et des casseurs Ça sera bien plus simple

11:18
Présentateur

Hier à Paris Les pilleurs Et casseurs Comme vous dites Étaient à nouveau Présents Dans tout le centre De la capitale Et pourtant Il n'y avait eu Aucune manifestation avant

11:28
Locuteur

Mais Apolline de Malher Il l'était aussi à

11:30
Benoît Payan

Lyon Il l'était aussi Il l'était aussi Il l'était aussi À Lyon

11:34
Locuteur

Figurez-vous Jusqu'à 1h30 du matin

11:36
Benoît Payan

Cette nuit Il y

11:37
Locuteur

a

11:37
Benoît Payan

encore eu des gens Qui ont fait des tentatives D'intrusion dans certains magasins Et heureusement Que les policiers nationaux Et les policiers municipaux Était sur le pont Était sur le terrain Pour les attraper On a encore eu Des dizaines d'interpellations Hier Heureusement qu'on était là Et on a évité La surenchère On a évité le pire Hier

11:55
Locuteur

Est

11:55
Présentateur

-ce que le calme Est revenu ce matin À Lyon

11:58
Locuteur

?

12:01
Benoît Payan

Le calme est revenu Ce matin à Lyon Je n

12:02
Locuteur

'ai

12:02
Benoît Payan

pas encore eu l'occasion De faire le tour Du centre-ville Puisque je suis avec vous Présentement Mais les informations Qui me remontent Sont plutôt rassurantes Sur le calme Il est très tôt ce matin Un peu plus de 8h On sait que c'est Dans la journée Et en soirée Qu'on a encore des risques Donc moi j'ai demandé Au préfet Il y a déjà 48h De dimensionner les forces À la hauteur De ce qu'il y a À protéger C'est-à-dire Faire en sorte Qu'il y ait Dans l'espace public Des policiers Ou des gendarmes Qui soient présents Qui soient prêts À intervenir rapidement Parce que Les casseurs et les pilleurs Eux sont extrêmement agiles Et extrêmement rapides Donc il nous faut aussi Être à la hauteur Des méthodes Que ces personnes emploient

12:48
Locuteur

Merci

12:49
Présentateur

beaucoup Merci Grégory Doucet D'avoir pris le temps Justement ce matin Vous qui êtes maire de Lyon Dans un instant Nous serons en direct Avec le maire de Marseille Également Benoît Payan Dominique Rizet Lorsque Grégory Doucet dit Il faut que nous-mêmes Nous puissions suivre En quelque sorte On a l'impression Que le tempo Est donné désormais Par les casseurs

13:08
Locuteur

Alors

13:08
Invité

on est dans Le monde d'après Le calme est revenu Ce matin à Lyon Parce que les casseurs Sont allés dormir Vous allez voir Ce soir ils seront Dans les rues de Lyon Ce soir ils seront Dans les rues de Paris On est dans un état d'urgence Il

13:47
Locuteur

y a une urgence

13:47
Invité

Donc les émeutiers Je parle pas des manifestations Il faut se sortir des manifestations Et

13:52
Locuteur

d'ailleurs je le

13:52
Présentateur

disais Le timing même Vous le disiez Ils étaient à nouveau présents Hier Y compris à Lyon A Marseille A Paris Les casseurs Se sont totalement décorrélés Hier il n'y avait pas de manifestations Et pourtant les casseurs Ataient présents

14:04
Invité

Voilà donc ils sont ici Ils viennent dans le cœur des villes Ils sont dans le cœur de Paris Vous savez que Hier donc ils ont cassé des restaurants Ils ont tenté d'entrer dans des immeubles Ils sont entrés dans certains immeubles Des habitants se sont barricadés On a un confrère journaliste A BFM TV Qui habite un immeuble Qui m'a envoyé des messages Toute la nuit Qui avait peur Qui a entendu des gens Dans son couloir d'escalier Dans ces maisons Il y a des Dans ces appartements Il faut que ceux qui habitent la province Écoutent bien ce qu

14:30
Locuteur

'on

14:30
Invité

leur dit Parce que là-bas La vie est différente A Paris les gens vivent dans des immeubles Dans des petites rues Et les émeutiers étaient Dans les rues Dans les immeubles Sur le palier des appartements Qu'est-ce qui va se passer La prochaine fois Ils vont entrer dans les appartements Et vous verrez La

14:44
Locuteur

prochaine étape C'est les

14:46
Invité

supermarchés

14:46
Locuteur

Ils vont entrer dans les supermarchés Ils vont se servir

14:48
Présentateur

J'ai eu le témoignage ce matin Sur RMC Notamment de Patricia Patricia elle m'a dit C'est moi Elle m'a dit Je suis affolée Parce qu'elle disait sa crainte Que les casseurs Ne rentrent dans les immeubles Vous disiez différents en province Mais en province On se sent peut-être Encore moins protégé Parce qu'il n'y a même pas Le hall de l'immeuble Il y a immédiatement La rue Le pavillon La campagne Est-ce qu'il n'y a pas Aujourd'hui Un sentiment d'abandon ?

15:14
Locuteur

Bien

15:14
Invité

sûr Il y

15:14
Locuteur

a

15:14
Invité

un sentiment d'abandon Évidemment Je vais vous lire un autre message Parce que c'est aussi Le sentiment d'abandon C'est un armurier Qui est en plein cœur de Paris Mais vraiment en plein cœur de Paris Qui m

15:23
Locuteur

'a

15:23
Invité

écrit cette nuit Ce matin C'est affligeant A pleurer J'ai passé la nuit A protéger l'armurerie Tout seul Des milliers Venus des banlieues Pour info Tout le monde s'arme

15:35
Locuteur

Tout

15:36
Présentateur

le monde s'arme ? Tout le monde

15:37
Locuteur

s'arme Ça veut dire quoi ? C'est un armurier On rappelle Évidemment que c

15:39
Présentateur

'est

15:39
Invité

totalement Illégal

15:41
Locuteur

?

15:41
Invité

Non Non c'est pas illégal Vous pouvez acheter Des armes autorisées Des armes qui lancent Des balles en caoutchouc Des armes non létales Bien sûr Ce qui est illégal C'est d'aller acheter des armes Des armes Des armes qu'on n'a pas le droit de posséder Des armes Qui sont dans les banlieues Des kalachnikovs Des fusils d'assaut scorpion Des pistolets Ça c'est illégal Et c'est illégal aussi Pour le particulier de s'armer Et il ne s'armera pas Parce qu

16:05
Locuteur

'il

16:05
Invité

ne peut pas trouver Ce genre d'armes

16:06
Locuteur

Qu

16:07
Présentateur

'en est-il aussi De ceux Commersants Qui ont tenté De défendre leur commerce On a en test Tous ces images Non seulement de commerçants Désolés Cette femme Dont le café A été intégralement brûlé Elle dit C'est toute une vie Qui est partie en fumée On pense aussi A ce patron D'un magasin De jeux vidéo Microsing ou Micromania Qui est devant son magasin Qui tente De le protéger Et qui se prend Littéralement Une balayette Moi j'ai écouté Avec le son Et entendre les rires

16:36
Locuteur

Du

16:37
Présentateur

reste De ces casseurs Rire de la chute De celui qui tentait De défendre son magasin Ça brise le cœur

16:45
Locuteur

Bien

16:46
Invité

sûr Mais c'est ce que je vous disais Il y a un monde Qui n'a rien à perdre Il y a un monde De brutalité De violence Ce sont leurs codes Et il y a notre monde A nous Nous nous protégeons On prend des assurances On protège nos enfants On a peur pour nos biens Et effectivement Ces gens-là Ne respectent rien Et on a l'impression De le découvrir Apolline Mais ce sont Encore une fois Leurs codes Leurs modes de fonctionnement Et si l'État ne fait rien Très très vite Si l'État ne fait rien Et bien un jour Un drame va se produire On viendra un matin Ici à BFM TV Commenter les actes De quelqu'un Qui aura pris les armes C'est pour ça que je vous disais La ville et la campagne Ce n

17:24
Locuteur

'est

17:24
Invité

pas la même chose A la campagne On sait se défendre Mais dans les villes Dans les villes Vous pensez

17:29
Locuteur

carrément

17:30
Invité

Qu

17:30
Locuteur

'on en est là

17:31
Présentateur

C'est-à-dire qu'on en est À ce que des Alors cela dit Moi j'entendais Le témoignage de nombreux auditeurs Ce matin Qui disaient qu'ils avaient eu peur Qu'ils avaient eu littéralement peur La prochaine étape Après la peur C'est effectivement De tenter De se faire justice Soi-même Ou de se défendre Tant qu'on le peut Je voudrais qu'on puisse Donner tout de suite La parole Au maire de Marseille Qui est en direct Avec nous Benoît Payan Monsieur le maire Merci de prendre le temps Ce matin Lorsque vous entendez Le ministre de l'Intérieur Qui reconnaît ce matin Qu'il y a eu Une perte de contrôle Ça correspond à ce que Vous avez observé

18:04
Locuteur

Bien

18:04
Invité

évidemment C'est une perte de contrôle Quasiment totale On est passé du maintien de l'ordre Au rétablissement de l'ordre Les forces de l'ordre Ont été dépassées Non pas parce qu'elles n'avaient pas Les compétences Mais parce qu'elles n'étaient pas En nombre Parce qu'elles ont été Désorganisées Mal organisées Et qu'on a vécu Ce que je pensais À n'avoir jamais Connaître En tant que maire Ou en tant que citoyen Pas simplement à Marseille Mais dans toutes les villes de France C'est-à-dire Un pays Une démocratie Complètement dépassée En voyant des scènes De violences Absolument inouïes Des voyous Des casseurs Qui se sont introduits Dans des mairies La mairie de Limoges brûlée La porte de ma mairie défoncée Des commissariats de police municipale Mes commerçants Pendant des heures Et des heures J'ai assisté En direct À des scènes de pillage Comme dans un pays Du tiers monde Or la sixième puissance du monde Ne mérite pas ça La France ne mérite pas De voir Ces scènes-là Le monde entier nous regarde Nous sommes la honte De l'Europe Ce matin Et je peux vous le dire J'ai honte Pour l'idée que je me fais De la République Et de la démocratie En voyant ces scènes On en tremble Quand j'ai vu la Marianne Par terre dans ma ville

19:18
Locuteur

Dans

19:18
Invité

ma mairie J'en ai eu les larmes aux yeux Et j'en ai été bouleversé Et j'ai pensé à mes prédécesseurs Et j'ai pensé À l'idée même De ce qu'était la République Dans ce pays De ce qu

19:28
Locuteur

'est

19:28
Invité

la cohésion sociale De ce qu

19:30
Locuteur

'est

19:30
Invité

le pacte social Qui a été mis à bas Parce que Plus personne n'est capable D'écouter Plus personne On a fait dans ce pays Des forces de l'ordre De la chair à canon On a fait des manifestants De la chair à canon J'ai vu des doctrines De maintien de l'ordre Complètement Ahurissantes Je ne sais Ces gens-là Se présentent des professionnels Je ne parle pas Des forces de l'ordre Je pense à ceux Qui les emploient

19:53
Locuteur

Au

19:54
Invité

moment où 100 mètres derrière eux Des dizaines et des dizaines De vitrines étaient cassées Des centaines De vandales Entraient Dans les commerces Pour les piller Nous avions des manifestants Qui se faisaient gazer Nous avions Et nous avons eu Des responsables politiques Qui toutes ont bu Sont venus à ma place Sur votre antenne

20:13
Présentateur

Vous estimez Qu'ils se sont trompés

20:15
Locuteur

Sur votre antenne Pour mélanger les manifestants Quels

20:17
Présentateur

ordres ont été donnés

20:18
Locuteur

De

20:18
Invité

cibles Mais bien évidemment De cibles Mais je ne pense pas Que des manifestants Soient des cibles Apolline de Malherbe Vous savez Être manifesté C'est un droit constitutionnel Dans ce pays Et je ne confonds pas Un manifestant Et un voyou Un voyou Sa place Elle est en prison Un manifestant

20:32
Locuteur

Qui réclame quoi En fait D'avoir de la dignité Quand il est dans un lycée N

20:36
Présentateur

'était pas orienté Pas

20:38
Locuteur

les forces de l'ordre Ceux qui les ont

20:39
Invité

employés Pas les forces de l'ordre Ceux qui les ont employés Les forces de l'ordre Un en sous-nombre Apolline de Malherbe Je veux le dire De manière solennelle Une UFM Une unité de force mobile Pour que vos éditeurs Pour que vos téléspectateurs Le comprennent bien 80 CRS de force mobile Dès le matin Il a fallu que j'appelle Le président de la république Le ministre de l'intérieur Et le premier ministre Pour que deux forces mobiles Et deux centaures Soient envoyés A Marseille A deux reprises Ils ont été réapprovisionnés En munitions Ils ont balancé Des grenades lacrymogènes Toute l'après-midi

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Locuteur

Dans

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Invité

la manifestation Au même moment De manière impunie Pendant des heures et des heures Plus de cinq heures J'ai assisté à des scènes de pillage Sans la moindre intervention Il a fallu que je fasse sortir La police municipale

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Locuteur

Pour

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Invité

rétablir Le calme Bien évidemment Quelquefois Avec l'ordre des forces Avec l'aide des forces de l'ordre Et je veux les saluer Mais quand je vois Que les marins pompiers Ont été pris pour cible Quand je vois Que la police Quand je vois Que les manifestants Ont été pris pour cible Quand je vois Que certains ont essayé De mettre le feu Se sont introduits Dans des immeubles Dans des commerces Vous ne

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Locuteur

voulez

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Invité

pas Qu'on ait la rage Dans des habitations Mais vous mesurez Ce qui se passe Dans ce pays Et quelle réponse on a Ah il y avait 30 000 casseurs à Marseille Mais qu'est-ce que c'est Que ce chiffre ? Mais qu'est

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Locuteur

-ce

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Invité

que ça veut dire ? Vous croyez que ça va masquer ? Vous croyez qu'une telle bêtise Peut masquer Le fiasco sécuritaire Que

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Locuteur

j'ai vécu à Marseille ? La

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Présentateur

bêtise dont vous parlez Ce sont les propos Du préfet Des Bouches-du-Rhône Qui a effectivement estimé Qu'il y avait 30 000 casseurs Vous aurez Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez Qui est en route Vers Marseille Pour vous voir Ce matin Laurent Nunez Qui avait remis sa démission Démission qui n'a pas été acceptée Qu'est-ce que vous allez lui dire ?

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Locuteur

D

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Invité

'abord je trouve que C'est assez rare Et je veux le souligner C'est un acte assez courageux D'avoir remis sa démission Je connais beaucoup De responsables politiques Qui dans ces moments-là

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Locuteur

Se

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Invité

seraient soit cachés Soit n'auraient pas fait Le geste qu'il a eu Elle n'a pas été acceptée Mais je veux souligner ce geste Il est suffisamment rare J'attends de Laurent Nunez La vérité

22:52
Locuteur

Il

22:52
Invité

a été préfet de police Chez moi

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Locuteur

Vous

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Invité

m'avez entendu Sur votre antenne Dire Il y a un an

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Locuteur

Que

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Invité

la décision De supprimer la préfecture De police Aurait un jour des conséquences

23:02
Locuteur

Voilà

23:02
Invité

Aujourd'hui on le paie A Marseille on le paie J'ai avec la préfète Camilleri Qui était préfète de police Dieu a Nous avons eu à gérer ensemble Et c'est elle qui pilotait Les émeutes Après la mort de Naël

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Locuteur

Je

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Invité

pense que si Ces émeutes-là Avaient été gérées Comme elles ont été gérées Avant hier soir Il y aurait eu Dix fois plus de casse Il y a trois ans J'avais une préfète de police J'avais des préfets de police A la hauteur Dont Laurent Nunez Qui sait qu'à Marseille Nous ne méritions pas La suppression de la préfecture de police Mais je veux la vérifier Parce que Cette vérité Et nous la devons Aux Marseillaises et aux Marseillais

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Présentateur

Merci beaucoup Merci Benoît Payan Maire de Marseille Merci aussi à Grégory Doucet D'avoir été en direct avec nous Merci évidemment A Dominique Rizet Pour ce point Ce matin Est

23:45
Locuteur

-ce que j'ai été en direct avec nous