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Discours / meetingLCP (sur YouTube)· 8 septembre 2025 10 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Cyrielle Chatelain répond au discours de François Bayrou - Vote de confiance à l’Assemblée 8/09/2025

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11Fait
    « le peuple français s'est levé. Et alors qu'Emmanuel Macron fait toujours la sour d'oreille, le peuple persévérant a décidé de se faire mettre des des horloges. »
  • 2:55Fait
    « Michel Barnier, comme vous, monsieur le Premier ministre, ont fait le choix, vous avez tous les deux fait le choix de vous appuyer sur l'extrême droite pour mener votre politique. »
  • 3:39Fait
    « Chers collègues d'ensemble, tant que vous continuerez votre alliance avec une droite qui n'a plus rien de gauliste, vous serez prisonnier des filets du RN. »
  • 4:22Fait
    « Le bilan de sa présidence est bien sombre. Cela a été dit, multiplication des cadeaux fiscaux, épuisement de l'école et de l'hôpital public, abandon de l'environnement face au lobby et du logement face aux investisseurs. »
  • 5:06Chiffre
    « Ce n'est pas l'augmentation des dépenses publiques. Dépenses publiques qui sont restées stables depuis 2017 qui ont creusé le déficit. »
  • 5:48Promesse
    « Nous mettrons en place la taxe Zucman pour les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. »
  • 7:15Promesse
    « Baisse de 65 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, baisse de 90 % d'ici à 2040. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Monsieur le Premier ministre, aujourd'hui votre gouvernement tombera. Cela ne fait aucun doute. Il n'y a ni suspense ni hésitation. Dans quelques heures, vous présenterez au président de la République votre démission sans que cela ne soulève ni tristesse ni regrets. De vous, nous ne retiendrons que vos mensonges délétaires concétrant votre inaction face aux violences à Notre Dame de Betaram. Votre hasardeuse priorité quand vous choisitez de prendre un jet pour peau plutôt que d'être au côté des sinistrés de Mayotte. et votre impeccable sens du timing quand vous choisissez de redonner de la splendeur à votre bureau de mer alors que vous annoncez aux Français qu'ils vont devoir se serrer la ceinture. Votre départ est un soulagement. Il serait presque une

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satisfaction s'il n'était pas accompagné de l'incertitude de la suite, car le sujet du jour n'est pas tant votre gouvernement que ce qui viendra dans les prochains jours. La logique voudrait qu'après la fin précoce du gouvernement Atale, la censure de Michel Bernier et l'échec de votre gouvernement, enfin les choses changent. La lucidité impose de reconnaître que la crise que nous traversons n'est pas un problème de casting, que changer de visage sans changer de politique n'entraînera que davantage de déception et d'instabilité. Que dans une assemblée sans majorité, personne ne peut imposer sa politique sans tomber. D'autant plus quand vous vous obstinez à mener une politique massivement rejetée par les Français.

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Aucun chantage, aucun discours catastrophique et aucune tournée des plateaux de télévision ne permettra de construire une stabilité politique. La stabilité politique, le lent rétablissement du lien de confiance entre les citoyens et leurs élus ne peut advenir que d'une seule manière par le respect du vote. Le choix de près de 33 millions de français nous obligent. Car l'histoire retiendra que face à la grenade découpillé d'Emmanuel Macron, face à son mépris, à sa brutalité, à son abus du pouvoir, le peuple français s'est levé. Et alors qu'Emmanuel Macron fait toujours la sour d'oreille, le peuple persévérant a décidé de se faire mettre des des horloges. Il a reçu massivement la loi du plomb et il a

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lui-même convoqué l'immobilisation du 10 septembre. Notre devoir maintenant est de lui prouver que sa voix est entendue, que son vote n'est pas vain. Il se dégage trois faits indéniables des résultats des législatives de 2024 et cela doit guider notre action. La première, c'est le rejet du Rassemblement national lorsque les Français l'auront bloqué l'axe à Latinon. La deuxième, c'est le refus de la politique d'Emmanuel Macron puisque 2 ti3 des Français se sont exprimés pour un changement radical de politique. Et la troisième, c'est une assemblée plurielle où aucune force ne dispose d'une majorité. Le premier impératif donc est de respecter le barrage républicain. Michel Barnier, comme vous, monsieur le Premier

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ministre, ont fait le choix, vous avez tous les deux fait le choix de vous appuyer sur l'extrême droite pour mener votre politique. Pourquoi une telle dérive ? Est-ce que chacun parce que vous deux avez décidé de vous allier avec le parti de Bruno Retaillot qui veut restreindre les droits des journalistes, qui souhaite arrêter le soutien aux énergies renouvelables, qui demande l'exclusion des femmes voilées des compétitions sportives et qui comme le le clan Le Pense qu'il existe des Français de papier avec un tel allié. Rien d'étonnant que l'extrême droite soit votre seule assurance vie. Le Rassemblement national a d'ailleurs voté 90 % des textes présentés par votre gouvernement et dans 50 % des cas, il vote avec les groupes de la majorité

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présidentielle. Chers collègues d'ensemble, tant que vous continuerez votre alliance avec une droite qui n'a plus rien de gauliste, vous serez prisonnier des filets du RN. Vous continuerez de vous enfoncer dans l'erreur morale et la faute politique. Pour vous libérer de cette emprise, vous devez accepter et renoncer à imposer votre politique. Le deuxième impératif, c'est de rompre avec la politique d'Emmanuel Macron. Le bilan de sa présid le bilan de sa présidence est bien sombre. Cela a été dit, multiplication des cadeaux fiscaux, épuisement de l'école et de l'hôpital public, abandon de l'environnement face au lobby et du logement face aux investisseurs. Cette politique a été rejetée dans les urnes et le serait

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encore plus violemment aujourd'hui s'il en ont croit les sondages. Pour sortir de l'impasse, le président n'a d'autre choix que d'accepter une cohabitation et de nommer un premier ministre issu des rangs du Nouveau Front populaire. Non pas pour changer de visage, mais bien pour changer de cap. qu'un reun gouvernement de gauche ne peut et ne doit être le gilet de sauvetage de la politique macroniste. Le dialogue toujours, la compromission jamais. Alors après deux gouvernements qui apparemment ont gouverné sans feuille de route pendant un an, la feuille de route de la gauche, nous la connaissons. C'est déjà réparer ce que vous avez cassé. Déjà refuser votre cure d'austérité car monsieur le premier ministre, votre diagnostic est faux. Ce n'est pas

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l'augmentation des dépenses publiques. Dépenses publiques qui sont restées stables depuis 2017 qui ont creusé le déficit. Mais les baisses des recette pour 44 milliards d'euros d'économie ne feraiit qu'aggraver la situation en ralentissant l'activité économique et en faisant augmenter le chômage. Clairement, vous n'êtes pas le mieux placé pour combattre le déficit budgétaire alors que vous êtes incapable de régler votre déficit de confiance avec les Français. Nous remplacerons l'austérité par la justice fiscale. Nous mettrons un terme à l'injustice qui veut que quelques milliers de contribuables ultra riches soit deux fois moins deux fois moins imposés que le reste de la population. Ainsi, nous mettrons en place la taxe Zucman pour les patrimoines de plus de

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100 millions d'euros. Et je le dis si sur ce sujet et uniquement sur ce sujet, si nous ne trouverons pas de compromis, nous passerons par le référendum. Ce sont les Français qui payent vos erreurs. C'est à eux de décider comment les régler. Nous ferons une réforme du pact du trail qui protège les héritages dorés et bien sûr nous contrôlerons les 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises et la suppression des aides indues. Chaque entreprise, chaque collectivité doit justifier du moindre euro dépensé et les grandes entreprises pourraient dépenser des milliards sans contrepartie, sans suivi et sans création d'emploi. Ce n'est pas acceptable. Cet argent, il permettra de réduire le déficit, mais surtout d'investir dans l'école, dans la santé, dans la transition économique,

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dans la transition écologique, dans l'industrie et dans l'adaptation de notre société face au réchauffement climatique. Alors, j'entends déjà les commentaires mesquins de certains de ces bancs, mais monsieurs, mesdames, de la majorité présidentielle. Quand en 1 an et demi, on a creusé un trou de 70 milliards d'euros, on se fait petit et on donne pas de leçon d'économie. Parce que 70 milliards, 70 milliards pour rappel, c'est ce que vous voulez économiser avec la réforme des retraites. Après ce modèle économique pluviable, nous défendrons le pouvoir de vigne dignement grâce à la revalorisation des salaires, à la gratuité des premiers kilowh à l'encadrement des loyers et à lutte contre la vacances ou le développement des Airbnb. Nous protégerons la santé par le refus du

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doublement des franchises médicales, l'abrogation de la loi du plomb, la régulation de l'installation des médecin, la suppression de la majoration du ticket modérateur pour les patients qui n'arrivent plus à trouver de médecins traitants. Et bien aussi la nous ferons face à la vague obscurant qui déferle depuis les États-Unis et qui est importée par la droite et l'extrême droite de cet hémicycle. Nous engagerons la planification écologique et nous respecterons nos engagements. Baisse de 65 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, baisse de 90 % d'ici à 2040. Nous investisserons dans la réduction de la consommation, par la rénovation des logements, par le développement des transports en commun, mais aussi en investissant dans les

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énergies renouvelables. Le respect de la connaissance scientifique et l'action politique résolue sont les deux seules manières de préserver la biodiversité et de réduire les impacts du réchauffement climatique. Mais la défense du savoir scientifique est un autre dégât collatéral de l'entente avec l'extrême droite. Enin, nous engagerons volontairement une un plan de lutte contre les discriminations et pour l'égalité dans un moment où les faits racistes, islamophobes et antisémite explose. Il faut un plan de lutte résolu. Et de la même manière en terme d'accueil des migrants, il faut débloquer les préfectures qui aujourd'hui en grande partie faute de moyens sont devenues des usines à créer des sans papiers. Enfin, il est temps de remettre de redonner la place de la

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France dans le monde. Il faut que la France soit aux premières loges pour refuser le chantage de Donald Trump et demander la révision de l'accord entre les États-Unis et l'Union européenne. Il faut agir résolument. Soutien à la Palestine via un financement de l'UNVRA et en interdisant les ventes d'armes à Israël. Alors, comment faire passer tout cela par un changement de méthode ? Parce que rompre avec la politique d'Emmanuel Macron, c'est aussi rompre avec cette méthode. C'est redonner du pouvoir à cette assemblée. Il ne doit plus être possible de gouverner pendant des mois sans avoir demandé un vote de confiance. Il ne doit plus être possible d'imposer les choses par 493. C'est engagement. Un gouvernement de gauche doit demander immédiatement le vote de confiance et renoncer au 493. Nous

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l'avons entendu dans l'intervention de monsieur Voquier. Le socle gouvernemental est déjà en train de se disloquer. Ils ne savent que voter sur ce vote de confiance. Cela renforce l'isolement présidentiel et l'hyperprésidentialisme du 5e République Buddsouf. Alors monsieur le président de la République, puisque vous êtes le point de blocage, entendez que la cohabitation décidée par les Français depuis déjà plus d'un plus d'un an s'impose à vous. Merci beaucoup madame la présidente Châelin.