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Podcast / conversationRMC· 7 octobre 2019 3 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

Olivier Truchot : "Anasse, tu ne peux pas être nostalgique de la Révolution française !!"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Olivier TruchotFait
    « Il faut des gens, il faut de l'argent, il faut des financements. Tu ne fais pas de la politique comme ça. »
  • 0:35Olivier TruchotFait
    « On ne peut pas parler de la révolution française et oublier la période de la terreur. »
  • 1:00Olivier TruchotFait
    « La révolution française, c'est aussi la terreur. La révolution française, c'est aussi les massacres. »
  • 2:30Olivier TruchotFait
    « Les bourgeois ont utilisé la colère populaire des petits paysans, etc., pour pouvoir, derrière, remettre en place un système différent. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il ne faut pas arrêter de faire croire que n'importe qui rentre en politique et vient et devient...

Il faut arrêter cinq secondes. Même Macron, regardez les donateurs, ceux qui ont donné de l'argent pour Macron. Enfin, Macron, il avait des personnes comme Alain Mink, etc.

Ils ne sont pas de nulle part. Il faut faire croire que juste parce que tu veux faire de la politique, tu débarques. Non, ça ne marche pas comme ça.

Il faut des gens, il faut de l'argent, il faut des financements. Tu ne fais pas de la politique comme ça. C'est-à-dire qu'on a un logiciel.

Moi, je m'étonne de la tradition révolutionnaire. C'est-à-dire où est partie cette tradition révolutionnaire facile, Louis XVI ? Il y avait BFM TV, il serait contre la révolution, il serait contre la prise de la Bastille.

S'il y avait Louis XVI en direct sur BFM, il dirait mais qu'est-ce qu'ils sont en train de faire, en train de saccager la Bastille ? Tu valides la terreur, tu valides la terreur ? Ça n'a rien à voir.

Non, si, on ne peut pas parler de la révolution française et oublier la période de la terreur. Mais non, mais la révolution française à la base, elle est populaire et elle est tournée. Non, mais elle ne s'arrête pas à la prise de la Bastille.

Oui, mais ça continue derrière. Il y avait des communes, il y avait des parlements à Grenoble. Non, non, Anas, Anas, Anas.

Je sais qu'il a servi de récréer l'histoire ce matin. Il est super fort en histoire, mais il lit une page sur trois, Anas, dans l'histoire de Grenoble. Tu vois, c'est plus facile.

C'est que, excusez-moi, mais c'est pas aussi dans l'histoire de une heure, c'est-à-dire qu'on a le droit, il faut discuter aussi sérieusement, on peut le prendre comme ça. Non, parce qu'Anas est révisionniste. Non, c'est pas révisionniste.

Il y avait des communes, il y avait des...

Mais si, tu rentres l'histoire à ton avantage. Mais écoute, il y a des communes...

Mais si, c'est incroyable ça. C'est quoi la révolution française ? La révolution française, c'est aussi la terreur.

La révolution française, c'est aussi les massacres. Mais pourquoi ? Donc sincèrement, être nostalgique, c'est notre histoire, et ça a bâti notre histoire, mais on ne peut pas dire, ah ben ça serait bien de refaire la révolution française.

Parce que la révolution française, c'est aussi des massacres, c'est aussi des décapitations, c'est aussi de l'injustice. Donc tu ne peux pas aujourd'hui être là, nostalgique, et dire qu'il faut y faire aujourd'hui. Non, mais c'est content qu'il y ait eu une révolution pour pouvoir avoir la société.

Surtout que 2019 n'a rien à voir avec cette période-là. Mais non, mais je parle de tradition révolutionnaire, c'est-à-dire qu'on a l'impression que des gens qui mettent une dépalette sur l'Italie 2, c'est une violence sans nom. À un moment donné, je ne sais pas, il faut garder raison aussi.

On ne peut pas dire une tradition révolutionnaire, c'est qu'on a fait une révolution une fois. Quand tu as une tradition, c'est-à-dire que ça se répète tous les ans, on ne fait pas des révolutions tous les ans en France, ce n'est pas vrai. La commune de Paris...

Mais ça a mené à quoi ? Honnêtement, Annas, on a fait la révolution française, il y a eu quoi après ? Il y a eu Napoléon Ier, tu trouves que c'est le plus populaire et c'est le plus communiste.

C'est pour ça, parce que les révolutions ne vont pas jusqu'au bout du processus. Mais parce que ça ne tient pas ? Mais pour revenir à cette manifestation-là, cette manifestation-là, il n'a rien apporté du tout.

Juste trois secondes sur la révolution française. Enfin, à un moment donné, il y a une bourgeoisie, c'est ce qu'on appelait les nobles d'épée, c'est-à-dire qu'ils achetaient la possibilité d'être nobles d'épée. Et puis il y avait les nobles de filiation, qui considéraient que les nobles d'épée, c'est-à-dire les bourgeois, la bourgeoisie, le début du capitalisme, qui considéraient qu'ils n'avaient pas à les donner à un roi qui disait « Moi, c'est le Vox Dei, c'est moi la parole de Dieu, et vous m'écoutez, vous me donnez l'argent. » Et c'est comme ça, et en fait, les bourgeois ont utilisé la colère populaire des petits paysans, etc., pour pouvoir, derrière, remettre en place un système différent.

C'est ça, la révolution française. Donc, on est en train de me dire que finalement, les privilèges, il y en a toujours eu, alors. Comment ?

Ah oui, ils ont changé de main. Ils ont changé de main, ils ont changé de manière différente.