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InterviewLCP (sur YouTube)· 25 octobre 2025 14 minComplaisantPortrait personnelSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Raphaël Arnault, député La France insoumise de Vaucluse | La politique et moi

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pour lui, la politique a d'abord été un sport de combat. Engagé dans une organisation antifasciste, mon invité a découvert qu'il était fiché S en se présentant aux législatives. Il siège aujourd'hui au sein du groupe LFI à l'Assemblée.

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous soutenez Raphaël Arnault qui est fiché S et qui est candidat de La France Insoumise ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Cette information que vous étiez fiché S est sortie pendant votre campagne des législatives. Comment vous avez vécu ça ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Valeur symbolique car aujourd'hui, quand la presse parle de vous, c'est souvent le député fiché S. Et quand vos adversaires parlent de vous, c'est le député fiché S. Vous pensez vous défaire de cette image un jour ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Un jour, quelqu'un de l'Etat a estimé que vous étiez une menace potentielle pour les intérêts de l'Etat. C'est ça l'objet d'une fiche S. Comment vous le prenez, vous ?

  • 2:51FerméeRéponse partielle

    Vous avez eu la confirmation que vous étiez bien fiché S ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44?Fait
    « *-Monsieur Hollande se retrouve de facto allié de Raphaël Arnault, fiché S. »
  • 0:44?Fait
    « *-Vous avez Raphaël Arnault, fiché S, ultra-violent, qui tabasse les gens parce qu'ils ne sont pas de son avis politique. »
  • 1:28?Fait
    « Il y a des lycéens fichés S pour avoir bloqué leur lycée. On a des supporters de foot qui ont été fichés S, des syndicalistes et écologistes. »
  • 2:09?Fait
    « Un jour, quelqu'un de l'Etat a estimé que vous étiez une menace potentielle pour les intérêts de l'Etat. C'est ça l'objet d'une fiche S. »
  • 4:19?Fait
    « *-Il y avait une petite dizaine de militants de Paris, un groupe d'extrême droite qui m'attendait armé, m'ont frappé à l'arcade. »
  • 5:01?Fait
    « *-Ca révèle un peu toute la violence... -Ca vous arrivait souvent quand vous étiez porte-parole de la Jeune Garde antifasciste ? »
  • 5:42?Fait
    « *-Des gens ont sonné chez mes parents pour leur signifier qu'on savait où ils habitaient. »
  • 6:22?Fait
    « La marche des fiertés était interdite de passage dans certains quartiers à Lyon. Pour une simple raison, c'est la préfecture qui le disait, que ça allait exciter les militants d'extrême droite. »
  • 7:01?Fait
    « La Jeune Garde, antifasciste appelle ça l'autodéfense populaire. »
  • 9:04?Fait
    « En 2022, lorsque Marine Le Pen pouvait accéder au pouvoir. »
  • 9:47?Fait
    « Je reste très vigilant dans la politique électoraliste, très institutionnelle, etc., Parce qu'on sait que les institutions sont au profit des gens déjà au pouvoir. »
  • 10:30?Fait
    « Un des seuls à gauche à avoir battu une députée sortante du Rassemblement national. »
  • 12:31?Fait
    « Quand l'Olympique de Marseille joue contre l'Olympique lyonnais ? »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Pour lui, la politique a d'abord été un sport de combat. Engagé dans une organisation antifasciste, mon invité a découvert qu'il était fiché S en se présentant aux législatives. Il siège aujourd'hui au sein du groupe LFI à l'Assemblée. Générique --- --- Bonjour Raphaël Arnault. -Bonjour. Votre candidature aux dernières législatives n'est pas passée inaperçue. On va revoir ça en images. *-Monsieur Hollande se retrouve de facto allié de Raphaël Arnault, fiché S. *-Vous avez Raphaël Arnault, fiché S, ultra-violent,

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qui tabasse les gens parce qu'ils ne sont pas de son avis politique. *-Est-ce que vous soutenez Raphaël Arnault qui est fiché S et qui est candidat de La France Insoumise ? -Cette information que vous étiez fiché S est sortie pendant votre campagne des législatives. Comment vous avez vécu ça ? -Il y a plein de sentiments qui se sont mélangés, à la fois effaré de la possibilité d'être mis au même niveau que des potentiels terroristes. En réalité, c'est ça dont il s'agit. C'est toute l'instrumentalisation politique qu'il y a eu derrière cette fiche S. En réalité, c'est du fichage militant. Je m'en suis rendu compte ensuite, en observant le rapport du Sénat, en creusant un peu ce qu'étaient ces fichés S. Il y a des lycéens fichés S pour avoir bloqué

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leur lycée. On a des supporters de foot qui ont été fichés S, des syndicalistes et écologistes. Donc, en fait, il y a plein d'étages dans cette fiche S, mais c'est sûr qu'elle a une forte valeur symbolique dans notre pays, puisqu'elles ont été mises en place après les attentats du Bataclan, des terroristes contre lesquels on a lutté, et des militants de la Jeune Garde, indirectement. -Valeur symbolique car aujourd'hui, quand la presse parle de vous, c'est souvent le député fiché S. Et quand vos adversaires parlent de vous, c'est le député fiché S. Vous pensez vous défaire de cette image un jour ? -Ca s'est un peu calmé depuis l'élection. Mais à un moment, je n'avais plus de nom et prénom. Après, il y a toujours, cette instrumentalisation politique autour de ce fichage militant.

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Par contre, ce n'est pas bon. -Un jour, quelqu'un de l'Etat a estimé que vous étiez une menace potentielle pour les intérêts de l'Etat. C'est ça l'objet d'une fiche S. Comment vous le prenez, vous ? -C'est inquiétant, parce qu'on m'explique pourquoi je serais un danger pour l'Etat. Alors que le plus dangereux, c'est que n'importe quel policier peut demander une fiche S. Il y a un flou absolument astronomique autour de comment se composent ces fichages. Lorsqu'on observe le rapport du Sénat, qui n'est quand même pas une chambre d'extrême-gauche, il y a eu énormément d'inquiétudes autour de ces fichages, parce qu'il y a un flou énorme autour de ces fichages. -Vous avez eu la confirmation que vous étiez bien fiché S ? -Toujours pas. -Toujours pas ?

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-Non, j'ai fait les demandes, mais il y a toujours ce flou. Donc voilà. Mais bon, peu importe. En réalité, on voit bien que ça a énormément agité les gens. Et plus je suis en activité politique, plus je suis visible politiquement, les gens se doutent bien que c'est un peu quand même une mascarade tout ça et qu'évidemment mes combats ne méritent pas d'être fichés dans ces registres-là. -Dernière question là-dessus, quand vous avez été élu, certains se demandaient si un député fiché S pouvait entrer à l'Assemblée. Comment ça s'est passé, vos premiers jours à l'Assemblée ? Avez-vous eu un traitement différent des autres ? -Non, parce que le personnel de l'Assemblée nationale se comporte très bien et il n'y a pas de distinction de ce point de vue, après, il y a des députés qui me regardaient

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de façon étrange, disons, l'extrême droite avec un peu de haine. Bon, ça, quelque part, j'en tiens un peu une médaille puisque c'est ce pourquoi je suis ici, pour les combattre. Et puis d'autres députés qui étaient un peu interrogatifs, qu'est-ce qu'il fait là, etc. Mais avec le temps, ça se dissipe. -Cette fiche S, vous l'avez évoquée d'un mot elle est liée à votre passé militant. Vous êtes le cofondateur de la Jeune Garde antifasciste. Vous en avez longtemps été le porte-parole. Avant d'être élu député, c'est dans la rue que vous vous battiez pour vos idées et on va voir que ça a parfois laissé quelques traces. *-Je sors du train Gare de Nyon à Paris. *Il y avait une petite dizaine de militants de Paris, un groupe d'extrême droite qui m'attendait armé,

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m'ont frappé à l'arcade. -Expliquez-nous plus en détail, ce qui s'est passé pour vous ce jour-là ? -Ce jour-là, je venais d'ailleurs en solidarité avec Thomas Porte, qui avait un procès contre Génération Identitaire, parce qu'il les avait traités de néo-nazis. A l'époque, il n'était pas encore député LFI. Et donc, il avait un procès contre Génération Identitaire, pour les avoir traités, à la fin, il a gagné, évidemment. -C'est un groupuscule d'ultra-droite. -Voilà, exactement. Une espèce de groupuscule d'Hooligans néo-nazis, qui sont venus m'attendre à la sortie du train. Je ne sais pas comment est-ce qu'ils avaient l'information que je prenais ce train... Mais ils l'avaient. Ils étaient une dizaine. Et ça a duré un bon moment où ils sont venus m'alpaguer etc.,

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en me filmant, en tentant de m'intimider. Et puis à la fin, lorsqu'ils repartent, je n'avais pas vu, un me met un coup de canne par derrière. Ca révèle un peu toute la violence... -Ca vous arrivait souvent quand vous étiez porte-parole de la Jeune Garde antifasciste ? -Toute personne qui questionne l'extrême droite, qui visibilise leur violence et leurs méthodes, etc., est sujet à la violences de l'extrême droite. -Vous avez dû déménager plusieurs fois. -Oui. Mes parents aussi ont été la cible directement de menaces de l'extrême droite. C'était dans l'entre-deux-tours, en 2022, lorsque Marine Le Pen pouvait accéder au pouvoir. Des gens ont sonné chez mes parents pour leur signifier qu'on savait où ils habitaient. -Le nom que vous portez aujourd'hui n'est pas votre vrai nom ?

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-Oui, c'est ça. -Et c'est lié à ça ? -Oui. Sans rentrer dans une parano totale, parce que je continue mes activités politiques et je ne lâcherai jamais, il y a un réel danger, quand on est contre l'extrême droite. -On vient de voir les images de votre agression mais quel est votre rapport à la violence en politique ? -Il est simple, c'est qu'en réalité, et d'ailleurs c'est le rôle de l'antifascisme, c'est une réponse à l'extrême droite. Ce n'est pas un hasard si tous les groupes antifascistes existent là où l'extrême droite mène des actions violentes, ont des locaux néonazis comme à Lyon, etc. Je vais prendre un exemple très bête. La marche des fiertés était interdite de passage dans certains quartiers à Lyon. Pour une simple raison, c'est la préfecture qui le disait,

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que ça allait exciter les militants d'extrême droite. Je ne sais pas si on se rend compte du niveau qu'avait réussi à imposer l'extrême droite dans les rues lyonnaises. Au point que la marche des fiertés ne pouvait pas circuler. On parle de quartiers perdus de la République. Là, c'en était un. Et donc, on a dû s'organiser. La pratique du service d'ordre, qui n'est pas une invention de la Jeune Garde ni des militants antifascistes, qui est de repousser lorsqu'il y a des attaques, notamment de l'extrême droite. Donc, oui, on a dû s'engager aussi physiquement, et ça a été mon cas, et je ne m'en suis jamais caché, à défendre des manifestations, rassemblements, locaux progressistes, des récoltes alimentaires,... -La Jeune Garde, antifasciste appelle ça l'autodéfense populaire.

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Mais est-ce que ce n'est pas une façon de légitimer la violence en disant : "Ce n'est pas moi qui ai commencé, c'est les autres, regardez, nous on se défend juste" ? -Non, parce que si on avait... J'en sais rien. Moi, si on était dans une activité violente, notre activité militante, etc., ça pourrait poser question. Le seul fait, c'est qu'on existe parce qu'il y a des milices d'extrême droite. La Jeune Garde s'est créée en 2018. Ca faisait depuis 2011 qu'il existait des locaux néo-nazis. C'est pas depuis la Jeune Garde que l'extrême droite est violente. Vous observerez qu'aujourd'hui, il n'y a plus de locaux d'extrême droite à Lyon. C'était notre bataille. Il y en avait cinq. Aujourd'hui, il n'y en a plus grâce à notre travail antifasciste, ce n'est pas la question que de l'autodéfense,

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c'est des manifestations, c'est de la visibilisation de leur violence. On a eu la fermeture des locaux. Il n'y a presque plus de violence de l'extrême droite à Lyon. -Qu'est-ce qui vous a politisé, vous ? -C'est l'extrême droite. En l'occurrence, pas que, plein d'histoires. J'ai quelqu'un dans ma famille qui a un lourd handicap. Du coup, ce rapport-là aussi, être aidant dans sa famille, etc., forcément, ça donne un rapport à la société, un rapport aux autres, à l'empathie, à tout ce qu'on veut, qui forcément, influe. Après, pour reprendre l'engagement plus militant, ça a été l'extrême droite, à Lyon. En 2010, il y a le mouvement des retraites contre la réforme de Sarkozy. A cette époque-là, je suis au collège encore. Ma mère se rend dans les cortèges syndicaux.

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Je m'y rends aussi avec des amis dans ces premières manifestations, et on a 300 à 400 militants néo-nazis, il y a encore les images sur internet, qui attaquent des gens pour leur couleur de peau ou pour leur religion supposée pour leur orientation sexuelle, bref, tout ce qu'ils haïssent, et les cortèges syndicaux. C'est d'une violence inouïe. On a une police qui est, disons, passive face à ces attaques. Je vois ça sous mes yeux. Je suis au collège, j'étudie le nazisme. Je me dis qu'a priori, ce n'est quand même pas une très bonne idée politique qu'on pourrait se faire de la société, etc. Et là, je me retrouve face à des milices néo-nazis dans les rues, armés, qui courent après des gens et qui font des saluts nazis sous nos yeux. Il y a de l'orgueil de me dire : "C'est pas possible,

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je ne veux plus jamais que ça arrive, voir ça sous mes yeux", des autocollants à l'effigie de Klaus Barbie ou que sais-je. C'était impossible. -Votre première candidature s'est faite en 2022 à Lyon sous les couleurs du NPA, le Nouveau Parti Anticapitaliste, On peut être à la tête d'un groupe antifasciste et anticapitaliste et en même temps s'inscrire dans le jeu des institutions des partis politiques ? -Je reste très vigilant dans la politique électoraliste, très institutionnelle, etc., Parce qu'on sait que les institutions sont au profit des gens déjà au pouvoir. Ils sont parfois cadenassés, etc. -Vous fixez une limite à votre participation à ce jeu des institutions ? -En tout cas, lorsque je suis avec des personnes,

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parce que c'est du collectif ce n'est pas moi individuellement, qui ont vraiment vocation à faire changer les choses, qui ne vont pas infléchir sur leurs lignes politiques, qui ne sont pas "corruptibles". Alors oui, je pense qu'il y a un intérêt à mettre un pied aussi dans ces institutions, dans cette bataille politique, parce que j'estime que la démocratie ne s'estime pas seulement dans les institutions qui lui seraient accordées, qui lui seraient d'office légitime. La démocratie a de sens lorsqu'elle s'exprime partout, quand les gens s'engagent dans des collectifs, associations, agoras populaires,... -C'est finalement en 2024, à Avignon, que vous avez été élu député. Un des seuls à gauche à avoir battu une députée sortante du Rassemblement national. Cette victoire obtenue

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dans les urnes, ne vaut-elle pas toutes les victoires obtenues dans la rue ? -Je dirais que c'est une continuité. C'est une immense victoire qu'au même moment, je vous parlais tout à l'heure des locaux d'extrême droite qu'on a réussi à faire fermer un par un, au même moment où on gagne cette victoire face au Rassemblement National dans le Vaucluse, on gagne aussi le fait qu'à Lyon il n'y a plus de locaux d'extrême droite. C'était une fierté immense. Ca fait des années qu'on mène ces combats et ça nous vaut des fois une violence politique en face dure. On savait, lorsqu'on s'engage contre l'extrême droite, que c'est dur et violent, malheureusement. Mais oui, c'est une très belle victoire. Et surtout, on pourrait un peu se reposer sur nos acquis.

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Ca m'a donné encore plus envie d'avoir des victoires. La problématique, c'est qu'en réalité, je suis un petit point rouge au milieu de députés Rassemblement National partout autour de nous. J'ai envie qu'on aille prendre circonscription par circonscription, commune par commune, et qu'on libère un peu la Provence, j'ai envie de dire ça comme ça. -Et à l'Assemblée ? votre principal adversaire, c'est le RN. Comment ça se passe ? Vous croisez des députés du RN tous les jours. Comment ça se passe ? -Encore une fois, moi, je suis antifasciste, donc je m'adapte à ce qu'on a en face. Pour l'instant, ils se tiennent relativement sages, même s'il y a beaucoup de provocations dans les paroles. Il y a aussi parfois... Voilà, un peu des mots durs, etc. J'en reste là.

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Donc, je suis effectivement à la même échelle. Je me bats dans l'hémicycle, en commission. Je ne lâche rien. Sur la ligne, c'est ça qui est intéressant, élire des personnalités comme nous. C'est ce qui a beaucoup rassuré dans cette élection. Si j'ai gagné, ce n'est pas un hasard. Oui, c'est le fruit d'une dynamique nationale qui me dépasse en tant qu'individu. Mais c'est tout ce que j'incarnais. On parle de lutte contre l'extrême droite en période électorale. On a un tas de personnalités politiques qui, tout à coup, s'affolent de l'extrême droite au moment du scrutin, car ils savent que la majorité des Français la rejettent. Nous, c'est un combat de tous les jours. -On va conclure l'émission avec notre quiz. Complétez les phrases que je vais vous proposer.

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Quand l'Olympique de Marseille joue contre l'Olympique lyonnais ? -Eh bien, je ne dirais pas... -Pourquoi ? Vous n'osez pas ? -Je suis fan de foot, en tout cas. -Vous n'avez pas une petite préférence pour Marseille ? -Je dirais que je suis très attentif à ce que les tribunes restent antifascistes et restent un lieu où chacun puisse se retrouver et célébrer le football. -Quand on me prend pour le fils de Bernard Arnault... ça vous est déjà arrivé ? -Oui, mais bon, ça reste... Les gens se doutent que je ne suis pas son fils. Mais c'est rigolo, disons. A l'opposé. -De tous mes tatouages, le plus important est... -Je dirais celui des brigades internationales de la Guerre d'Espagne, l'alliance antifasciste entre les républicains,

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les communistes et les anarchistes dans ce combat contre le fascisme. -Merci Raphaël Arnault d'être venu dans La Politique et moi. -Merci. Générique de fin