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ChroniquePure Politique· 22 octobre 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Interdiction des manifs : LA COLÈRE SOCIALE, MACRON ET LECORNU S'EN COGNENT

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « Des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites. »
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    « Les organisateurs sont soumis à une simple obligation de déclaration préalable et l'interdiction n'est possible que s'il existe un risque avéré de troubles graves à l'ordre public. »
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    « On arrête pas une crise en étant simplement dans les injonctions mettre à genoux ceux qui ont envie de mettre la République à genoux, je serai pour. »
  • 7:11non_speechPromesse
    « Il pourrait tout simplement augmenter le SMIC. Il pourrait convoquer une conférence salariale qui conditionnerait les aides d'État aux entreprises à l'augmentation des salaires. »
  • 10:04non_speechFait
    « Mardi, l'Assemblée a installé une commission d'enquête sur les événements du 17 octobre. »
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    « La gauche a deux représentants, le RN ayant été battu par l'écologiste Pouria Amirshahi. »
  • 12:12non_speechChiffre
    « Un député sur deux du bloc central doit sa place à un désistement de la France insoumise. »
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    « Interdire une force politique d'opposition, ficher comme potentiels terroristes des opposants politiques, cela nous précipite dans un régime autoritaire de type fasciste. »
  • 14:04non_speechFait
    « Consacrer l'opposition comme toute-puissante pour mieux la brutaliser, c'est la stratégie des régimes autoritaires. »
  • 14:46non_speechFait
    « Il y a des choses indicibles. Quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux. »
  • 15:30non_speechFait
    « Il n'y a pas de renseignement politique en France. La force de police ne travaille pas sur les oppositions. »
  • 16:15non_speechFait
    « Les services de renseignement ne travaillent pas sur la vie interne des formations politiques. En revanche, ils font remonter à l'exécutif des informations sur les actions menées par ces mêmes partis dans les mouvements sociaux. »

Temps de parole

  • ?99 %

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Locuteur

partout où il y a une volonté de de manifester et de se regrouper. Des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront [musique] interdites. Cette menace que porte l'ultra-gauche et l'extrême-gauche radicale [musique] qui est désormais dans un agenda de mobilisation et de [musique] déstabilisation de nos institutions. Sur la Seine-Saint-Denis, c'est des notes de renseignement qui auraient pu être écrites par un élève de CM2. On arrête pas une crise en étant simplement dans les injonctions mettre à genoux ceux qui ont envie de mettre la République à genoux, je serai pour.

Mais il y a aussi la responsabilité de celui qui a armé la main moralement de celui qui pie et là je pense évidemment aux collègues LFIistes. Dire qu'il organise le chaos, ce serait à mon avis excessif. Par contre, qu'il l'accompagne Interdire une force politique d'opposition, ficher comme potentiel terroriste des opposants politiques, cela nous précipite dans un régime autoritaire de type fasciste. Vous nous désignez responsables des problèmes que vous avez vous-même créés pour vous dédouaner de votre bilan bilan catastrophique.

Manifestations interdites, couvre-feu, l'exécutif a choisi l'escalade sécuritaire, espérant ainsi contourner une colère sociale à laquelle il est incapable de répondre. Mais passée la sidération des images de casse et de pillage, les revendications sur le pouvoir d'achat demeurent. On regarde ça dans ce numéro 163 du Bourbon de Serge.

1:26
Non speech

[musique]

1:29
Locuteur

Quand on est le garant des institutions de la République, il vaut mieux ouvrir un manuel de droit de temps à autre. Par exemple, entre un concert de Céline Dion et une virée au Koweit. Voilà qu'Emmanuel Macron prétend interdire les manifestations en fonction de ceux qui les organisent. Nous avons eu samedi dernier tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultra-gauche qui visent à faire tomber la République, soyons clairs et c'est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification. Face à ça, vous l'avez compris, la détermination est complète.

Partout où il y a une volonté de de manifester, de se regrouper, des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets. Parce que c'est pas le moment, parce que nous voulons le retour au calme. Partout des organisations syndicales déposeront ces demandes, elles seront examinées conformément à notre droit par les préfets. Mais on leur proposera des tracés alternatifs pour protéger nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics. Les règles sont simples et je crois que c'est du simple bon sens. La recommandation générale, c'est qu'il y ait pas de manifestation dans les jours à venir.

Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira. Pas de bol, la loi ne permet pas ce tri. Les organisateurs sont soumis à une simple obligation de déclaration préalable et l'interdiction n'est possible que s'il existe un risque avéré de troubles graves à l'ordre public et que les forces de l'ordre ne disposent pas des moyens d'y faire face de manière proportionnée. Bref, ce n'est pas à la tête du client que peut se décider une interdiction.

Un principe de droit que le tribunal administratif s'est empressé de rappeler ce jeudi en autorisant la manifestation Interfac que le préfet de police de Paris avait interdite. Encore un coup des séditieux qui veulent faire tomber la République, sans doute. Et ce n'est pas le gendarme de réserve Sébastien Le Cornu qui démentira le président. Élevé au grade de lieutenant-colonel, il appartient au corps des 210 spécialistes que l'institution sollicite à l'occasion pour l'éclairer. Malheureusement, il semble que l'expertise politique du pandore Le Cornu ne dépasse pas le niveau de l'adjudant Cruchot, la cariatide gendarme de Saint-Tropez incarnée par Louis de Funès.

Je vous invite avec votre groupe et avec l'ensemble de la représentation nationale ici à s'emparer avec beaucoup de lucidité de cette menace que porte l'ultra gauche et l'extrême gauche radicale qui est désormais dans un agenda de mobilisation et de déstabilisation de nos institutions. Pourquoi la préfecture et la mairie à Limoges ont été ? Je crois que le symbole est clair. C'est pas pour améliorer les fins de mois, c'est pas pour réformer Parcoursup. Donc on est loin de toutes les revendications que le terrain politique ou la démocratie sociale peut nous suggérer par ailleurs.

C'est quand même curieux, il ne se passe pas une année sans que les agriculteurs manifestent leur colère légitime en s'en prenant aux préfectures et à d'autres bâtiments officiels. Et pourtant, on ne les accuse pas de vouloir renverser la République. Avec leurs tracteurs, ils en auraient largement les moyens. Au passage, Sébastien Lecornu en profite pour faire avancer la science politique. On connaissait la gauche et l'extrême gauche. Voici maintenant que surgissent deux nouvelles : l'ultra gauche et l'extrême gauche radicalisée. Ben mon colon, comme on dit à Matignon, en voilà une histoire de cornecul.

J'attends avec impatience la prochaine dissertation sur l'ultra gauche radicalisée et l'extrême gauche pas radicalisée du tout. Sans parler de la gauche extrêmement radicalisée. Cette lecture strictement policière des événements interdit toute compréhension politique. Mais je constate juste que les notes des renseignements que j'ai pu lire sur la Seine-Saint-Denis, c'est des notes de renseignements qui auraient pu être écrites par un élève de CM2, qui sont complètement à côté de la plaque, qui ne ressemblent plus la réalité du pays.

Donc vous avez un gouvernement qui a fracturé la France, qui a renié tout dialogue social, euh, qui a déchiré le contrat social et notamment affaibli les les corps intermédiaires et qui est aujourd'hui pense ne pouvoir répondre à aux revendications lycéennes que par les répressions la répression, qui veut faire peur pour essayer de dissuader des manifestations de masse, qui n'y arrivent pas parce que les manifestations de masse ont ont lieu et que la colère sociale s'exprime et qui face à cela essaie euh de de de détourner le regard et n'est même pas au rendez-vous du minimum qu'on doit attendre d'un état de droit et d'un gouvernement qui le respecte, c'est-à-dire garantir ce droit fondamental de notre Constitution qu'est le droit de manifester.

Cela fait un mois que les lycéens manifestent. En cours de route, les étudiants et maintenant les salariés les ont rejoints. Mais le gouvernement reste dans la pure gesticulation. Mercredi, il a reçu les organisations syndicales et ce jeudi les partis politiques. Pour l'heure, pas l'ombre d'une mesure. On arrête pas une crise en étant simplement dans les injonctions et en cherchant à déporter la responsabilité sur les oppositions.

La vérité, c'est que aujourd'hui, nous aurions souhaité évidemment qu'il y ait une réponse pour les lycéens, une réponse pour les étudiants, une réponse pour les salariés qui demandent simplement à pouvoir vivre de leur travail et à pouvoir faire en sorte que les factures sur le logement, sur le chauffage, il va commencer à faire froid, sur l'énergie de manière générale, sur le logement et bien soient vraiment garantis par des salaires. Et donc, qu'est-ce que l'État peut ? Et bien, il pourrait tout simplement augmenter le SMIC. Il pourrait convoquer une conférence salariale qui conditionnerait les aides d'État aux entreprises à l'augmentation des salaires.

Voilà des propositions qui sont dans le débat public et auxquelles il pourrait faire droit. Au lieu de ? Et bien, il procrastine ou plutôt, il joue le pourrissement d'un mouvement espérant sa radicalisation et dans la radicalisation se trouver face à des gens de plus en plus violents auxquels il pourra répondre par sa propre violence et au fond expliquer que la République est en danger et que il était nécessaire de remédier à ces à ces casseurs, à ces pilleurs par la force sans jamais répondre aux 800000 personnes qui sont venus manifester pacifiquement et dans la bonne humeur. À droite en revanche, l'ordre prime tout.

Tout ce qui sera fait pour euh mettre à genoux ceux qui ont envie de mettre la République à genoux je serai pour. Euh je le serai euh dans le respect euh des euh droits constitutionnels, comme je vous l'ai dit euh euh encore une fois euh je ne pense pas que les euh législations euh euh euh extrêmes et d'exception euh doivent être utilisées a priori. Je pense qu'il y a une liberté de manifester, une liberté de s'exprimer qui doit être maintenue en France. Ceci étant dit lorsque on utilise de tels moyens pour venir braver l'autorité de l'État pour venir euh abîmer la République, l'ordre public, la vie quotidienne des Françaises et des Français je pense qu'il faut être implacable.

Quand on connaît l'histoire passablement agitée de la Corse, ce discours martial ne manque pas de sel. Heureusement, d'autres députés plaident pour une réflexion collective et l'apaisement. Moi ce que j'aimerais, c'est que au lieu de chercher quid de la police quid des gendarmes du gouvernement, c'est que bah tous les élus politiques ont une responsabilité dans ce dans ce qui arrive aujourd'hui et que chacun s'interroge sur sa propre responsabilité au lieu de chercher ailleurs des coupables. Et nous, moi-même on réfléchit. Qu'est-ce qu'on n'a pas bien ? Est-ce qu'il faut changer certaines choses de Parcoursup pour apaiser les ?

Mais j'aimerais bien entendre les régions aussi parce que les jeunes les ont interrogés sur les bâtiments, on les a pas entendus.

Donc à un moment, chaque élu dans ce pays, compte tenu de la situation, doit prendre ses responsabilités au lieu de chercher des des des coupables ailleurs, regarder chez eux ce qu'ils peuvent bouger les choses et surtout j'aimerais qu'on ait des vrais appels à l'apaisement à la paix et au lieu d'avoir samedi des manifestations où on a des gens cagoulés, masqués et habillés de noir, j'aimerais que tous ceux qui ont des vraies revendications aient le visage découvert et soient en blanc pour montrer que notre pays peut manifester pacifiquement parce que il y a des revendications et il faut les entendre mais ne pas cautionner ce qui s'est passé ce weekend.

Mardi, l'Assemblée a installé une commission d'enquête sur les événements du 17 octobre. Plus exactement, c'est la commission des lois, forte de 70 députés, qui se transforme en commission d'enquête pour une durée de 4 mois. Campagne électorale oblige, l'Assemblée nationale arrête en effet ses travaux en février 2027. Les travaux de cette commission d'enquête, ils porteront sur les éléments qui ont été notamment présentés par la présidente Yaël Braun-Pivet, dont je remercie que je remercie notamment pour l'initiative qu'elle a portée dès dimanche publiquement de création d'une commission d'enquête.

Et nous les avons voulu assez larges, ils portent à la fois sur l'anticipation, la préparation par les services de l'État de journées de mobilisation comme celles que nous avons pu connaître samedi en France, sur les manquements que certains ont constaté, en tout cas sur les incompréhensions nombreuses qui ont pu émerger dans le pays sur le maintien de l'ordre, sur les manquements potentiels des renseignements dans l'anticipation des événements. Également donc sur la manière dont le maintien de l'ordre s'est déroulé et plus largement sur tout ce qui pourrait intéresser à la compréhension de la suite des événements. Trois rapporteurs ont été désignés par les députés membres de la commission.

Premier couac, il était prévu que chaque bloc soit représenté, soit un RN, un bloc central et un représentant de la gauche. À l'arrivée, la gauche a deux représentants, le RN ayant été battu par l'écologiste Pouria Amirshahi. Le 3e siège est allé à Horizons. Cette commission va-t-elle se transformer en tribunal pour la France ? C'est bien parti pour. Et je voudrais pointer du doigt une triple responsabilité.

Il y a la responsabilité de celui qui casse, de celui qui pille et là, il faut vraiment aller chercher qu'il paye jusqu'au dernier euro de ce qu'ils ont dégradé, mais il y a aussi la responsabilité de celui qui a armé la main moralement de celui qui pille et là, je pense évidemment aux collègues LFIstes, députés de la France insoumise qui n'ont de cesse de de de jeter de l'huile sur le feu et la 3e responsabilité, sont ceux qui font des alliances. Je rappelle quand même qu'un député sur deux du bloc central doit sa place à un désistement de la France insoumise. Donc on ne peut pas s'allier avec des incendiaires et pleurer après sur le lait renversé.

des macronistes, on est sur la même longueur d'onde à quelques nuances près. Ils arrivent pas à à dire tout simplement que les pilleurs et les casseurs, des gens qui viennent dans des manifestations avec des masques, des black blocks, sont des gens qui doivent être en prison. Ils n'arrivent même pas à le dire ça. Vous ? Ce qu'ils veulent, c'est le chaos. Dire qu'ils organisent le chaos, ce serait à mon avis excessif. Par contre, qu'ils l'accompagnent, qu'ils l'amplifient sur certains lycées, lycéens, des blocages, évidemment qu'ils le coordonnent, évidemment. C'est sûr, c'est certain.

Mais mais à côté de ça, ça n'empêche qu'on on a besoin d'avoir des réponses pour samedi et dimanche sur ce qui s'est passé. La France insoumise compte quand même des défenseurs hors de ses rangs. Celles et ceux qui manipulent pour mettre en cause un parti d'opposition, un parti démocratique, un parti républicain, une force populaire. Celles et ceux qui, comme le président du Sénat, appellent à faire ce qui ne s'est pas fait dans ce pays depuis Vichy, interdire une force politique d'opposition, ficher comme potentiels terroristes des opposants politiques, cela nous précipite dans un régime autoritaire de type fasciste et je le dis là aussi en pesant mes mots.

Je n'imaginais pas avoir à prononcer ici des mots tels que cela. C'est extrêmement grave. Ce n'est pas non seulement pas à la hauteur de la situation, mais en plus, cela nous précipite dans un autre régime qu'un régime démocratique et républicain, c'est pourquoi je crois que nous devrions être beaucoup plus nombreuses et nombreux à le condamner fermement. L'instrumentalisation par l'exécutif des services de renseignement, si l'on en croit Mediapart, a largement contribué à faire monter la température dans l'hémicycle. Mathilde Panot n'a pas manqué d'attaquer le Premier ministre sur ce point. Votre incapacité à garantir le droit de manifester, c'est la faute de la France insoumise.

Votre incompétence totale qui a provoqué le désastre, encore la France insoumise. Votre politique brutale qui pousse contre vous des centaines de milliers de manifestants pacifiques qui n'en peuvent plus, toujours la France insoumise. Et pourtant, c'est vous qui gouvernez. Vous nous désignez responsables des problèmes que vous avez vous-même créés pour vous dédouaner de votre bilan catastrophique. Consacrer l'opposition comme toute-puissante pour mieux la brutaliser, c'est la stratégie des régimes autoritaires. Les plus dangereux d'entre vous rêvent déjà de nous interdire.

Peu importe que nous réprouvions la violence dans les manifestations, peu importe que notre candidat Jean-Luc Mélenchon l'ait répété 10 fois depuis le début du mouvement, nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. À présent, vous franchissez un seuil inadmissible. Parole de commissaire dans Mediapart, je cite, "Il y a des choses indicibles. Quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement, alors que c'est objectivement faux de l'avis général des renseignements territoriaux, forcément, on a des décisions politiques." Vous en êtes réduits à faire mentir une administration.

Monsieur le Premier ministre, si vous souhaitez tant nous prêter tous les pouvoirs, il fallait accepter le résultat des urnes lors des dernières législatives. Réponse de Sébastien Lecornu. Toujours la même rhétorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser par le mensonge ou l'anathème. La manière dont vous avez instrumentalisé avec les membres de la France insoumise cet article de Mediapart qui fait état d'un off d'un commissaire de police anonyme est absolument scandaleuse. Il n'y a pas de renseignement politique en France.

La force de police ne travaille pas sur les oppositions, mais comme à chaque fois, vous êtes obligé de mentir et de vous vautrer dans les grands outrages pour justement créer [acclamation] le désordre. Madame la présidente Panot, je ne cherche pas à vous interdire. Personnellement, je veux vous combattre politiquement, dans les urnes, dans le cadre d'un exercice démocratique, comme je le fais à chaque fois avec vous. Je ne m'abrite pas derrière le service de l'État. Je vous réponds à chaque fois, droit dans les yeux, pour une simple et bonne raison, c'est que nous n'avons pas peur. Il n'y a pas de renseignement politique en France. C'est vrai et c'est faux.

Les services de renseignement ne travaillent pas sur la vie interne des formations politiques. En revanche, ils font remonter à l'exécutif des informations sur les actions menées par ces mêmes partis dans les mouvements sociaux. Entre ces deux missions, la frontière est ténue et la tentation est toujours grande, au fil des échelons hiérarchiques, d'en rajouter sur ce que les fonctionnaires de terrain ont pu écrire. Pas forcément besoin des instructions du ministère de l'Intérieur pour cela.

On aurait pu penser qu'Emmanuel Macron, au plus bas dans les sondages, sans majorité à l'Assemblée, déconsidéré sur la scène internationale, aurait eu la décence de gérer les affaires courantes jusqu'à l'élection présidentielle. Ça s'appelle le sens de l'État. Mais non, il entend sévir jusqu'à l'ultime seconde, s'enfonçant dans une dérive sécuritaire qui ne conduit qu'à la catastrophe. En cela, il est indigne de sa charge. Merci d'avoir regardé cette chronique. Si vous l'avez appréciée, partagez-la, mettez-en un pouce et un coup de boost si vous êtes sur votre téléphone. Vous pouvez encore vous abonner à la chaîne et à notre infolettre. Le lien est dans la description.

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