Sarah Knafo sur BFM TV : Macron menace notre liberté d’expression
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les mots exacts d'Emmanuel Macron sur la labellisation des médias ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Ce label existe depuis 2019, pourquoi est-il si peu connu ?
- 8:00RelanceÉludée
Emmanuel Macron veut-il imposer un récit unique avec ce label ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le label est-il une menace pour la liberté d'expression ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Pourquoi ce label ne sert à rien selon vous ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Les médias traditionnels méritent-ils ce label ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Emmanuel MacronFait
« On va tout faire pour qu'il y ait un label. »
- 5:30Sarah KnafoFait
« Emmanuel Macron envisage un label pour les médias. Il y aurait les bons médias et les moins bons. »
- 6:30Sarah KnafoFait
« On sait très bien évaluer la crédulité des gens sur les réseaux sociaux. »
- 11:00Mathieu GaletFait
« La profession des journalistes n'est pas du tout consensuelle sur ce label. »
- 17:00Sarah KnafoFait
« L'ARCOM ne devrait même plus exister. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
feu au poudre, c'est le débat de 60 minutes ce soir. Faut-il labelliser, comme le souhaite le chef de l'État, les différents médias pour permettre de distinguer les sites qui font de l'information de ceux qui n'en font pas. Idée relancée il y a quelques jours qui lui valent des accusations de la part d'une partie de la droite et du RN qui dénonce une dérive autoritaire de sa part et une volonté de contrôler les médias.
On va essayer d'y voir un peu plus clair sur ce sujet parfois complexe et en débattre également ce soir sur ce plateau avec Raphaël Grabli, journaliste à la rédaction de BFM. Bonsoir Raphaël. avec député européenne reconquête.
Merci d'être avec nous ce soir. Vous débatterez tout à l'heure avec Mathieu Gal ancien PDG de de Radio France aujourd'hui président du conseil de surveillance des échos. Tout cela sous le regard à visé de Guillaume Tabar éditorialiste politique au Figaro.
Avant de vous entendre, je sais que vous avez des choses à dire et je pense que vous n'êtes pas tout à fait d'accord. Vous allez nous expliquer pourquoi. Voyons d'abord avec vous Raphaël ce qu'a dit précisément Emmanuel Macron.
Quels sont ses mots ? Mais on est le 19 novembre et Emmanuel Macron fait face au lecteur de la Voie du Nord. Il est notamment interrogé sur une question euh celle de la désinformation en ligne.
Regardez, j'ai un exemple assez drôle la semaine passée avec Alain qui est un de mes clients habitués au restaurant et qui vient me dire "Boris, le président Macron, il parle comme ça, le président Macron, il va déclarer la guerre à la Russie et il s'avère qu'en fait il était effectivement sur un obscur groupe Facebook et il avait effectivement cliqué sur un lien improbable qui disait que vous allez faire la guerre à la Russie." Ça rejoint ce qu'on se disait. Il faut que ça rentre dans le débat, c'est qu'on va tout faire pour que ce soit mis en place un label.
C'est pas le gouvernement ou l'État qui peut dire ceci est une information, ceci n'en est pas. Par contre, je pense que c'est important que il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puissent dire ceci correspond à la déontologie de gens qui manipulent de l'information. Donc si on résume, on parle de faux sites d'information dans le cadre d'ingérences étrangères qui imite parfois d'ailleurs de vrais sites d'information pour diffuser des pour diffuser des fake news.
On voit ici d'ailleurs un faux site du monde dans le cadre d'une opération de propagande prorusse. On voit le titre un ministre français d'ailleurs le français est pas tout à fait correct soutient les meurtres de soldats russes en Ukraine. Exactement.
Voilà c'est les limites de Google traduction peut-être. Mais donc évidemment c'est un fauxite qui reprend l'image du monde dans le casre d'une opération d'ingérence étrangère. Alors, Emmanuel Macron a prononcé le le mot qui fâche, label.
Euh, de quoi il parle ? Alors, on appelle ça ce label Initiative pour la confiance dans le journalisme. C'est absolument pas nouveau.
Ça date de 2019. Ça a été lancé par RSF, reporter son frontière avec des médias étrangers. Le concept, il est assez simple.
Sur la base du volontariat, chaque site d'info peut s'inscrire pour dire, pour résumer, j'ai une rédaction avec des vrais journalistes, hein, peu importe sa ligne éditoriale. Il est ensuite audité par un cabinet indépendant, donc pas RSF, pour obtenir une certification qui est à disposition des réseaux sociaux X, Facebook ou TikTok pour faire le triour d'info et les faux sites. En France, il y a 43 médias qui sont certifiés dont les médias du coupe et bras notamment donc dans l'Est de la France TF les dernières nouvelles d'Alsace le daupiné libéré et dont y compris TF1 et notamment Radio France avec une limite quand même c'est qu'il y a aucun réseau social qui pour le moment n'utilise cette base de données de vrais sites d'info entre guillemets notamment pour les mettre en avant et pour être complexe Camille Feuout c'est une vidéo publiée hier par l'Élysée.
Oui. Certains éditorialistes et politiques ont dénoncé une dérive autoritaire d'Emmanuel Macron et sur X, l'Élysée a décidé de réagir en vidéo. Emmanuel Macron envisage un label pour les médias.
Il y aurait les bons médias et les moins bons. Comment ne pas voir dans cette initiative une tentation autoritaire d'un président mécontent du traitement médiatique et qui souhaite imposer un récit unique ? Je propose un nom pour ce nouveau service de communication, la PAVDA.
Jamais la menace totalitaire n'a été aussi présente, [musique] aussi probable depuis la peste brune et la peste rouge que avec la Macronifante. En terme d'audience, c'est plutôt réussi. On a plus de 5 millions de vues ce soir.
Après, ce ne sont pas forcément des vues et des relais uniquement pour approuver ce qui est dit par le compte de l'Élyscée. Sarah info il est dans son rôle Emmanuel Macron dans cette vidéo. Vous voulez dire dans la vidéo parodique bah de dire j'ai dit quelque chose, on manipule.
Et alors malheureusement non et j'ai une une même une mauvaise nouvelle pour vous. Je ne sais pas si BFM mériterait le label. Le label qui est doit être décerné aux médias qui disent la vérité parce que quand on entend Raphaël Grabier, on a l'impression qu'Emmanuel Macron ne propose rien de neuf, qu'il ne veut pas aller plus loin.
Alors que quand on lit le discours et j'invite les gens qui nous écoutent à aller lire le discours sur vitrepublic.fr, donc un site gouvernemental à aller lire ce discours car Emmanuel Macron dit il faut aller plus loin. Il parle d'une directive européenne, il dit il va falloir changer le droit national.
Et là, il a un monsieur qui lui dit "Mais monsieur Macron, il va falloir faire vite, vous avez bientôt les élections." Emmanuel Macron lui répond "Mais vous avez raison, il faut faire vite, mais je dois d'abord alerter l'opinion publique parce que sinon les Français ne seront pas d'accord. Il faut les préparer pour un changement de droit, donc pour aller plus loin que ce que vous dites, pour que ce label ne devienne non pas facultatif mais obligatoire visant à imposer aux plateformes de mettre davantage en avant les contenus qui seraient labellisés." Donc l'objectif, c'est de dire à des plateformes, "Vous avez tel média qu'on a labellisé, une fois qu'il est labellisé, l'algorithme doit le pousser.
Donc il faudrait que le gouvernement agrée une autorité qui soit habilitée à décerner ses labels. Peut-être reporter sans frontière. Là vous avez raison, il se reposera sur quelque chose qui existe mais qui de fait mais qui de fait deviendrait ensuite obligatoire pour les plateformes.
D'abord que ça n'est pas reporter sans frontière comme ça a été dit aujourd'hui qui donne ce j'ai un élément en disant peut-être en tout cas il faudra que le gouvernement l'agrée. À mon sens c'est totalement scandaleux. Évidemment que l'Élysée n'est pas dans son rôle avec la parodie d'hier.
C'est ce qui explique les 5 millions. Généralement, quand vous avez un contenu qui choque sur les réseaux sociaux, d'ailleurs, Emmanuel Macron nous fait la preuve que l'algorithme peut parfaitement pousser les contenus de l'Élysée et qu'il y a pas seulement euh les trolls russes et les adversaires du pouvoir français qui sont poussés par Elon Musk. La preuve, il fait 5 millions de vues et quand on regarde les chiffres sur son compte, il a pas vraiment de quoi se plaindre d'avoir été caché par l'algorithme d'Elon Musk.
Mais malheureusement pour lui, il est très regardé et très critiqué parce que les Français à à mon sens à juste titre s'inquiètent de ces dérives et se disent est-ce qu'Emmanuel Macron est-ce que le gouvernement français est-ce qu'un pouvoir public quel qu'il soit même dirigé par quelqu'un d'autre qui Emmanuel Macron est légitime à décerner un label à un quelconque média ? Est-ce que quand on regarde je vais finir par là- et je donne la parole à Mathieu Galeb si vous pouvez débattre. Absolument.
Je vais je vais finir sur ça et et d'ailleurs je vais je vais lui faire une passe décisive puisque je vais parler de sortir du terrain si vous voulez sudouest donc je vais parler parler de de l'audiovisuel public. On fera après si vous voulez l'audiovisuel public. D'abord la réponse sur dire l'audiovisuel public sur lequel l'État donc a en principe une sorte de de pouvoir de contrôle.
On observe que rien ne dit qu'il mériterait un label que les fake news y sont légion et je Allez on prend les match les uns après les autres d'abord sur l'utilité au nom du label Mathieu Galet. Alors moi je suis un peu pour le coup le débat je pense va vous surprendre parce que je trouve que c'est une il y a une vraie question qui se pose par rapport à la fiabilité de l'information. C'est vrai qu'on voit toutes les fake news qui pululent sur les réseaux sociaux, sur toutes les plateformes et qu'il faut débusquer ces fausses nouvelles.
Je pense que c'est vraiment l'intérêt de toute démocratie de pouvoir se débarrasser de ces fake news. Par contre, l'histoire du label, moi en je pense que vraiment c'est c'est une mauvaise réponse à à une question qui se pose sur la qualité de l'information. Euh et j'ai bien compris que le président de la République ne dit pas à aucun moment qu'il veut s'arroger ce droit.
Voilà, il dit pas du tout ça. En revanche, à quoi sert ce label aujourd'hui ? Enfin, ce label il existe depuis plusieurs années.
Je pense pas qu'il y ait beaucoup de vos téléspectateurs qui connaissent ce label, qu'il y ait beaucoup de lecteurs du Figaro euh ou de des publications du groupe Bra connaissent ce label. Donc en fait à quoi il sert ? Moi, je vois que la la profession des journalistes n'est pas du tout consensuelle sur ce label et je pense que c'est quand même un sujet qui doit être pris en main par les journalistes eux-mêmes.
Voilà. Et donc s'il y a pas d'autorégulation qui est souhaitée par la profession, c'est surtout pas à une autorité publique de le faire. Mais c'est pas du tout ce que le président de la République a dit.
En revanche, on est aujourd'hui aujourd'hui on a besoin effectivement de débusquer ces fake news. Il y a des technologies qui permettent très vite aujourd'hui de voir tout ce qui a été retouché par LIA et ce genre de choses. Ça, je pense que c'est un combat où tout le monde peut être d'accord pour se dire que voilà, on doit on doit se battre contre contre ces ces mauvaises informations.
Vous n'êtes pas labellisé au Figaro Guillaume Tabar. Bah le label d'abord sont les lecteurs qui le qui qui le donnent et ensuite sont les acteurs de public qui peuvent se sentir ou reconnus ou pas reconnus dans un article. Si quelqu'un estime qu'il est caricaturé ou que ou que des choses sont fausses dans un article, il a la liberté de le dire voire de saisir les tribunaux.
Il existe, on a on a on semble dire que que faudrait de la régulation. Mais pour vous ça suffit la justice aujourd'hui pour lutter ? Ouais c'est pas que ça suffit, c'est que je pense qu'il y a il y aura il y a un danger un danger démocratique à vouloir aller plus loin.
Et là on vient en avoir à l'instant de la démonstration à l'instant ce qu'on vient d'entendre vous l'avez vous avez remis l'extrait Emmanuel Macron qui dit euh on va tout faire pour qu'il y ait un label pour qu'il y ait un label. Il ajoute ce label évidemment ça n'est pas l'état qui peut le donner ça n'est pas bon mais il commence par dire on va tout faire pour qu'il y ait un label. Ensuite, on entend Pascal pro qui dit "Emmanuel Macron veut un label." Et après il ajoute, il sait son commentaire, "Ça s'appelle la Pravda et C." Il dit "Emmanuel Macron veut un label." Il redit ce qu'Emmanuel Macron a dit.
Pascal pro ne dit jamais Emmanuel Macron veut un label de l'État. Et là l'Élysée prend la phrase Bascal Pro disant Emmen Macron ve la belle c'est qu'il reprend la phrase Emmanuel Macron et l'Élysée dit fake news. Et donc là, c'est là on a le droit d'être inquiet, c'est que si même lorsqueon part de de d'une déclaration, on dit "Ah non, fake news, on est effectivement mal parti." Et euh moi ce qui m'inquiète dans le mot label, c'est que on s'en remet à une supposée autorisation de la profession, mais on voit bien dans tous les débats qui est actuellement dans le match de pingpong contre le service public et ces news.
D'ailleurs au passage, pingpong ou rugby hein, ça dépend des jours. Ouais, c'est pas les frères le brin en ce moment. Ouais, on aimerait que le service public d'une part et peut-être ces news aussi de l'autre passe plus de temps à développer leur vision des choses, à parler à leurs auditeurs et à leurs téléspectateurs de sujets qu'ils intéressent plutôt que de régler des comptes.
Mais quand on voit une émission du service public qui vient dire, attention par exemple dire que il pourrait y avoir un lien entre immigration et insécurité, c'est scientifiquement faux. Là, vous parlez de complément d'enquête quelques jours dit, c'est scientifiquement faux. Il sort une étude contestée par bien des gens.
H donc si le label concer à dire moi je considère que scientifiquement la vérité de mon côté on voit bien qu'on peut arriver à des interdictions envers des gens qui ne pensent pas comme vous le danger il est là le danger c'est pas mal veuille ça le danger c'est que certains dans notre profession s'autorise le droit de dire moi je sais ce qu'est la vérité moi je sais ce qui est scientifique et ce qui n'est pas si je peux me permettre ça dépasse la profession de journaliste parce que ce qui m'a encore plus choqué que cette question du je veux un label on ira plus loin par le droit et ça il Il faut l'écouter. C'est dit clairement, ça n'est pas qu'un outil qui existe. Il veut aller plus loin Emmanuel Macron.
Et ensuite, il dit une phrase qui m'a encore plus choqué. Il dit "On sait très bien évaluer la crédulité des gens sur les réseaux sociaux. Vous avez dû le lire.
Nous savons mesurer la vulnérabilité à la crédulité des gens selon leur comportement sur les réseaux sociaux." C'est-à-dire qu'il est en train de nous dire "On sait quand les gens sont assez idiots pour tomber dans les fake news, on va réussir à le mesurer." Et la question qu'on se pose, c'est à la fin qu'est-ce qu'on va faire ?
Donc les gens qui sont trop bêtes selon Emmanuel Macron ou selon l'agence qui l'aura agréé, on va leur mettre quoi ? Ils auront le droit que de lire France info, ils auront pas le droit de lire autre chose. Ils pourront lire que libération.
Et vous l'avez entendu cette phrase, "On va mesurer la crédulité des gens." Alors si on peut faire monter un deuxième sujet, ce sera positif pour le débat public. Il demande pas à ce qu'on à ce qu'on aille chacun sur son téléphone, on sait le faire et dans sa bouche, on entend on saura se servir de cette mesure pour réussir à en faire quelque chose et pour faire avancer le débat.
Et alors là, pardon, si si on peut apporter quand même une solution, c'est que en effet, et alors étonnamment, je serai d'accord avec vous, c'est une vraie question le fait que je je pensais pas être d'accord avec vous, mais c'est une vraie question qu'il y ait des fausses nouvelles partout. C'est une vraie question que euh qui qui pose en réalité celle de l'esprit critique. Et à mon sens, la réponse n'est évidemment ni dans des labels, ni dans le fait de dire que les seules personnes crédibles sur terre seraient des médias.
Non, il y a des gens qui écrivent sur les réseaux sociaux, il y a des blogueurs qui sont crédibles, il y a des gens qui créent leur propre chaîne YouTube qui sont crédibles. Ça n'est pas une question de médiia institutionnel mais d'esprit critique et d'éducation. Et à mon avis, la meilleure réponse passe par le pluralisme.
Plus vous aurez de gens en désaccord qui auront le droit d'exprimer leur désaccord et plus les gens exerceront leur esprit critique. Il faut faire confiance dans le peuple français dans le fait qu'il est un peuple. C'est là où j'ai j'ai une une nuance par rapport à vous, c'est que je pense qu'il y a quand même une vraie différence entre un journaliste.
Voilà, on en a deux sur ce plateau. qui a une formation, qui a une voilà qui a une déontologie et ce qu'on peut voir sur les réseaux sociaux et il y a des youtubeurs qui aujourd'hui sont des gens voilà tout à fait remarquables dans leur domaine mais c'est pas des journalistes et je pense que aujourd'hui on est quand même un vrai sujet c'est l'accès des médias que je veux dire traditionnels à au public à travers les plateformes. Les plateformes elles sont toutes américaines.
Soyons clair. Et là aussi, je pense qu'on devrait être assez d'accord de se dire il y a un sujet de souveraineté, c'est que aujourd'hui toutes les plateformes qui sont la porte d'accès pour les médias parce que nous on a nos habitudes. Quand tu lis le Figaro, on sait que c'est plutôt de droite.
Tu lis l'IB c'est plutôt de gauche. Je dire pour les jeunes publics notamment qui consomment l'information à travers ces plateformes qui sont toutes américaines, on ne sait pas d'où on parle. On ne sait pas faire la différence entre un journaliste et un influenceur.
Et aujourd'hui, on voit qu'il y a des influenceurs qui ont une énorme communauté qui ont une énorme influence. Donc je pense que le vrai sujet y compris un Charlie Curk aux États-Unis le vrai sujet c'est comment ces plateformes sont responsabilisées au niveau européen pour que nos médias qui sont et qu'il soient pas de qu'il soient de droite de gauche du milieu c'est pas le sujet mais c'est que pour les médias qui font sincèrement leur travail qui font bien leur travail avec des vrais journalistes puissent être trouvés pour ces public on a en effet un vrai désaccord c'est que j'ai beaucoup moins confiance dans la profession de journaliste que vous je considère que la formation désolé Je considère je considère [rires] que que pour beaucoup la formation qu'ils ont faite, les écoles de journalisme sont malheureusement devenues pour beaucoup des écoles d'endoctrinement et beaucoup de journalistes vous le disent, beaucoup qui l'ont subi, des écoles de propagande, absolument des écoles de journalistes qui sont devenues des écoles de propagande axé à gauche. J'entends beaucoup qu'on nous dit sur les réseaux sociaux, on ne maîtrise pas tout parce qu'il y a des algorithmes qui poussent certains contenus qui fait du clash, c'est généralement qui marche on pourrait sur les sur les médias aussi et demander à ceux qui sur le web choisissent les titres des médias parce que ce sont les titres qui feront le plus de clics.
Donc malheureusement ou heureusement, les médias ne sont pas du tout exemple de la recherche du buzz et du clic. Ensuite, je vous disais euh on nous dit que on ne maîtrise pas donc les algorithmes sur les réseaux sociaux, mais est-ce qu'on maîtrise euh les salles de rédaction et les opinions qui sont celles de ceux qui font euh les nouvelles, de ceux qui choisissent les situations que les on les maîtrise. On voit bien qu' il y a quand même une différence depuis que Elon Musk a racheté X.
Et ben oui, Emmanuel Macron fait 5 millions de vues. On ne maîtrise pas le fait de savoir que lorsqu'on regarde France Interre par exemple, on a une rédaction de gens qui sont payés par nos impôts et qui pourtant ont des opinions qui sont très axées à gauche. On ne maîtrise pas le fait que sur France info des gens qu'on paye par nos infos par nos impôts vont trafiquer des infographies.
Vous l'avez peut-être vu il y a de semaines là aussi il mériterait pas le label he France info, c'est plutôt France des infos. Alors eux carrément ils trafiquent des sondages. Donc ils nous mettent François Hollande qui est à 6 % et qui a l'air de faire deux fois plus important que le score des et dans le graphique corrigé, ils ont encore fait une erreur.
Allez allez regarde. Donc fabuleux le label. Alors est-ce que eux c'est un mé c'est un médiat de confiance avec tout l'argent qu'il nous coûte on pourrait estimer que le label quand même nous aurait coûté cher.
Et ben manifestement non. Ça n'est pas un médiat de conscience. L'histoire du label.
Je pense qu'on pour je crois que je crois que les Français sont libres d'aller chercher la vérité là où ils le souhaitent. S'ils veulent plutôt écouter Charlie Kirk que Marc Fael, pardonnez-moi, ils ont le droit. Ils cherchent la vérité là où ils veulent aller la chercher.
On a pas à leur dire. Ce qui est important, je trouve, c'est que les gens sachent où ils foutent les pieds. Pardon pour l'expression.
Quand on achète un journal, on sait où où on met les pieds et on parle de on parle de ces news. Je veux dire, si ces news effectivement est une chaîne qui a une couleur politique, c'est où est le problème ? L'essentiel, c'est qu'on sache d'où on parle.
Je pense que c'est et ça c'est très nouveau, c'est que on avait pas l'habitude en France d'avoir des médias audiovisuels qui soient des médias d'opinion avec ces news et la preuve c'est qu'il y avait une place à prendre pardon de le dire sur chez BFM qui est un concurrent. Non mais la parole est libre mais à partir du moment où on sait bien que se défend d'être une chaîne d'opinion. Oui, mais c'est c'est la le sujet, il est peut-être là en fait, il faut assumer.
Mais ils se défendent pas du choix des sujets qu'ils vont montrer à l'antenne. Alors qu'à l'inverse, on ense énormément de chaînes qui se prétendent neutres, qui attaquent ces news et qui pourtant nous ont caché par le passé leur engagement politique très fort qui après a été chiffré. Vous avez des enquêtes, des études notamment de l'Institut Thomas Mor qui essaent de montrer les biais politiques au sein du service public de l'audiovisuel.
Et là, on se dit non seulement c'est une c'est voilà des chaînes qui n'assument pas leur orientation politique, mais qu'en plus on nous force à payer avec nos impôts, l'équivalent dans d'un abonnement forcé puisque nous sommes tous des abonnés captifs au service public de l'audiovisuel. On paye tous 130 € par an et par foyer. C'est plus vrai, vous le savez.
Malheureusement, il ne vous aura pas échappé que l'argent public ne poussait pas sur les arbres et que quand vous un service public, il est financé par notre argent. Donc si on divise 4 milliards de budget par an par 30 millions de foyers en France, désolé ça fait par de Marine Le Pen sur le fait que l'ARCOM ne devrait même plus surveiller s'occuper des télés privées. L'arcom ne devrait même plus exister donc j'irai plus loin que que cette mesure.
L'arcom ne devrait pas exister pour vous faut plus de régulateur. Le régulateur ça s'appelle la loi en France vous avez des lois. L'ARCOM est créé pas par le Saint-Esprit François et avant a été créé par le législateur avant que l'arc n'existe n'existe c'était pas le Far West Miton a décidé de le créer pas avit que des médias d'état avant c'était l'F [rires] donc vous avez la loi et au bah alors si vous n'aimez pas les médias si vous n'aimez pas les médias d'État privatisons immédiatement l'audiovisuel public je serai d'accord avec vous une fois de plus non mais on peut avoir des médias publics ils ne sont pas des médias vous n'avez pas la vous avez ce qui s'appelle la loi vous savez dans plein de domaines par exemple pour le code de la route vous avez la loi quand vous violez la loi vous payez une amende ou alors vous passez devant un tribunal.
Oui, un tribunal s'appelle ça s'appelle la justice. Donc vous vous n'avez pas besoin de créer des agences qui viennent comme ça faire respecter la loi en étant une étape intermédiaire. Vous avez des règles claires.
C'est vra ministère de l'information donc je pense qu'on a quand même gagné un peu entre ministère d'information et une autorité indépendant. C'est pas moi qui vous dirait que l'État doit contrôler l'information. Je suis plutôt là pour dépendre le point de vue adverse.
D'ailleurs, Guillaume Tabar, est-ce qu'on a là l'un des thèmes peut-être sur la liberté d'expression ? important aux États-Unis depuis plusieurs années sur lequel a surfit notamment Donald Trump, mais peut-être aussi de notre campagne présidentielle à nous en quelques mots. Ce sera évidemment un thème de un thème de débat avec comme souvent le risque de passer à côté du débat de fond parce que aujourd'hui, il faut le dire, la presse est en danger.
Mais elle est en danger par quoi ? Pas par le fait queil y a une chaîne qui dit des choses qui ne plaent pas à une autre. Elle est en danger parce que il y a des plateformes numériques internationales qui ont des moyens colossaux et qui pompent la production des médias nationaux.
Et ça, il faut le il faut le réguler et l' danger parce qu'il y a une question existentielle. Je voyais une députée Macronis qui est scandaleux. Euh les les médias, il y a 9 milliardaires qui euh qui qui produisent qui qui possèdent 80 % des titres, mais sans des investisseurs quels qu'ils soit qui mettent de l'argent pour faire vivre des chaînes, des journaux, des radios, ces chaînes, ces journaux n'existeraient pas.
Et ce qu'il faut dépendre, c'est l'existence de la presse et son pluralisme. Merci à tous les trois d'être venus en parler et on débat tranquillement sur BFM dans un instant le 20h. Maxime [musique] Sweetech ne bougez pas.
Sarah Knafo