Rachida Dati : "Donald Trump veut donner des leçons à Emmanuel Macron qu’il devrait s’appliquer"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteÉludée
Que répondez-vous aux critiques de Donald Trump sur la diplomatie française ?
- 2:05RelanceRéponse partielle
Est-ce que la diplomatie française se renie ou s'adapte ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement a-t-il fait preuve d'immobilisme sur les retraites ?
- 5:10OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau parle de 'barbares' après les violences du PSG. Partagez-vous son diagnostic ?
- 7:30FerméeRéponse directe
La délinquance des mineurs a-t-elle baissé ou augmenté ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Pourquoi réformer l'audiovisuel public ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Rachida DatiFait
« monsieur Trump donne des leçons sur la cohérence, il pourrait se l'appliquer. »
- 3:30Rachida DatiChiffre
« La France est devenue le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers »
- 5:30Rachida DatiChiffre
« la délinquence des mineurs a fortement baissé en France »
- 19:00Rachida DatiChiffre
« Près de 90 % des habitants de Lyon, Paris, Marseille veulent voter directement pour leur maire »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Achidati. Bonjour. Bienvenue à la grande interview sur ces news européens.
Vous êtes la ministre de la culture, maire du 7e arrondissement de Paris à beaucoup de sujets. Abordé avec vous ce matin et tout d'abord bien sûr l'actualité brûlante sur la scène internationale et ce qui se passe entre l'Iran et Israël. À l'instant, le président américain Donald Trump, madame Datti reproche à Emmanuel Macron de n'avoir rien compris sur ses intentions au sujet de euh de ce qui se passe entre l'Iran et Israël et sur son départ prématuré au G7. plus largement d'ailleurs, c'est une diplomatie en zigzag qui est reprochée au président français.
Que répondez-vous à cela ? Tout d'abord, je vous dire madame Mabrou que monsieur Trump donne des leçons sur la cohérence, il pourrait se l'appliquer. On a vu sur les politiques tarifaires, sur les droits de douane, les revirements auquels on a pu assister depuis qu'il a été élu. simplement une vous êtes assez vous connaissez très bien la politique internationale et pour cause parce que vous avez aussi une passion pour cette région qui est aujourd'hui quand même très enflammée et même plus que ça très inflammable mais la diplomatie ça jamais été une ligne droite depuis toujours.
Si la diplomatie était une ligne droite Saddam Husen serait encore au pouvoir. Nous serions encore les amis de Bachar Elassad recevrions monsieur Poutine en grande pompe. Donc la diplomatie, elle s'adapte à la situation.
La situation d'aujourd'hui, j'allais dire, n'est pas celle d' ans. Elle n'est pas celle d' 6 mois, elle n'est pas celle d' ans, elle n'est pas celle d' an. Donc nous sommes obligés de nous adapter à la situation internationale qui est quand même extrêmement fracturée.
Donc aujourd'hui, la diplomatie, elle s'adapte à la situation mais nous sommes pas non plus des vat en guerre. C'est pour ça d'ailleurs en responsabilité le président de la République a appelé à une désescalade, a appelé à ce que évidemment tout tous les responsables de cette région se mettent autour de la table pour reprendre aussi des négociations notamment s'agissant euh euh du fameux traité sur le nucléaire. Bien sûr, mais ça adaptait ou se renier Rachida Dati parce que Emmanuel se ren sur quoi ?
Par exemple, Benjamin Netaniaou n'exclut pas d'éliminer le guide Rameney et Emmanuel Macron dit que faire tomber un régime a toujours eu des conséquences néfastes. Est-ce qu'il soutient ou pas ? Est-ce que ça n'est pas une réalité ?
Qu'est-il sorti de la guerre en Irak ? Retrait voilà. Qu'est-il sorti de ce qui se passe en Syrie ?
La même chose. Qui'est-il sorti, rappelez-vous quand on a eu le GIA, le fils en Algérie, voilà, quand on a voulu évidemment intervenir. Donc moi, je vous dire, il faut être responsable, faut garder son sang froid.
Et moi, je vais vous dire, pardon pour la comparaison qui est peut-être un peu légère compte tenue de la situation, mais c'est comme quand il y a un match de football, on dit il y a 65 millions de sélectionneurs. Et ben de la même manière, j'ai l'impression alors que la situation est tragique, tragique ce qui se passe dans cette région et vous et moi madame BR, on se connaît depuis assez longtemps pour savoir que ce qui se passe dans cette région, on s'y intéresse depuis toujours. Nous étions adolescentes et les conflits qui se passent dans cette région du monde notamment au Moyen-Orient, ça a toujours percuté aussi nos vies, aussi nos histoires.
Oui, ça fait plus de 50 ans. Et donc il faut garder son sang frê responsable. Et quand c'est comme pour les sélectionneurs de du football, j'ai l'impression que tout le monde est ministre d'affaires des franqu exactement.
On est passé, rappelez-vous, on avait des plateaux s'agissant du Covid. T ceux qui étaient experts du Covid étaient devenus des experts aussi en lutte contre le terrorisme, en lutte contre la délinquence. Non, il faut c'est trop grave pour que chacun pour que chacun dise n'importe quoi, pour que chacun instrumentalise ce qui se passe dans Explique-moi ce qui s'est passé par exemple au salon du du bourger.
Le gouvernement français a décidé de fermer des stands d'exposants israéliens au salon du bourger ou plus précément de couvrir certains d'entre eux en raison, dit l'exécutif, de l'exposition d'armes offensives. Franchement, ça s'appelle pas un soutien ferme à un allié. Il y avait un accord entre l'Israël entre Israël et la France pour que les exposants israéliens dans le cadre de ce salon ne n'expose pas des armes offensives sur les neuf sociétés qui exposent.
Cinq n'ont pas respecté ce cadre. Mais je vous dire je regardais hier soir siin de non ce type d'accord ce type j'allais dire de critères a déjà existé par le passé en 1981. François Mitterran a demandé à ce que nos avions français, hein, nos hélicoptères français qui étaient exposés soient désarmé.
Donc ce type de demande a toujours existé. Donc il y a rien de choquant. Il y avait un cadre, il a pas été respecté.
Donc voilà, venons- en l'actualité en France. Rachid Adati au défi du gouvernement. Bientôt les vôtres évidemment, on va en parler.
C'est la fin du conclave sur les retraites aujourd'hui. François Bairou espère contre toute attente arracher Infin un accord et donc sauver sa tête tenir Rachid ne pas être censuré. Et pour faire quoi ?
Est-ce que c'est la prime les loges de l'immobilisme ? On n'est pas dans l'immobilisme, on a un budget à faire. Euh là euh ça c'est le vrai Himalaya à venir.
Non non mais François Bairou est très très actif et très engagé et c'est une demande du président de la République que le que la France a un budget et effectivement nous avons commencé d'ailleurs ces discussions budgétaires et donc tout l'enjeu c'est d'avoir un budget. Tout l'enjeu c'est de lutter contre la l'insécurité. Tout l'enjeu c'est aussi de poursuivre la réindustrialisation de la France qui a commencé depuis 2017 comme vous le savez plus d'un million d'emplois sont quand même contrastés non les chiffres sont pas contrastés c'est les chiffres sont les faits sont ttuusindustrialisation est-ce que j'ai dit ça est-ce que j'ai dit ça je dis simplement faut poursuivre la réindustrialisation de la France c'est l'attractivité de la France qui est en jeu vous savez depuis les sommets de chose France ce sont aussi le les rapports qu'ilindiquent Le la France est devenue le pays européen le plus attractif pour les investissements étrangers suite à TF France également suite à Vivateek qui est devenu l'épicente pour ne pas dire le centre évidemment de tout ce qui peut être jamais atteint des déficit abissant un premier ministre qui n'arrive pas à boucler un budget des oppositions qui ont le doit sur la censure est-ce que je nie cela je dis dans un pays fracturé dans un pays en proie au doute et d'ailleurs le ce pays en proie au doute s'est traduit comment par le résultat à l'assemblée nationale et donc les Français ont voulu cette assemblée qui aujourd'hui n'a pas de majorité.
Il n'y a pas de majorité et donc tout l'enjeu pour un premier ministre c'est d'obtenir une majorité pour faire adopter un budget pour la France. C'est l'avenir de la France et c'est l'avenir de la France pas à court terme, pas à moyen terme, à très long terme. C'est de porter encore une vision et une ambition pour la France et répondre aux préoccupations des Français.
Défi du budget Rati, défi de de l'insécurité également. Bruno Rot, le ministre de l'intérieur qui dit vouloir en finir avec les barbares, mot qu'il a utilisé, vous le savez, suite aux violences après la victoire du PSG. Il dénonce une société sans repères.
Il dit que ce sont les conséquences de mai 68 sur l'utilisation du mot barbare et sur le diagnostic. Vous le partagez avec le ministre de l'intérieur. Moi je vais vous dire et sans toutes mes anciennes fonctions me rattrapent un peu mais la réponse elle est pas sémantique, elle est pénale.
Voilà. Moi je vais vous dire la révolution pénale qu'on attend toujours. Non, attendez.
Depuis 2017, encore une fois, les chiffres sont là. J'ai regardé avant de faire votre émission, comme je le fais toujours, je regarde dans ce qui ne relève pas de mon portefeuille, la délinquence des mineurs a fortement baissé. Moi, je et pour cause lorsque j'étais garde des sauts avec les peines planchées, avec des mesures avec une vraie politique pénale, nous avions fait sous Nicolas Sarkozy fait baisser fortement la délinquence.
La délinquence des mineurs a fortement baissé en France. ce qui est effectivement ce qui résiste non ce qui résiste est-ce que c'est audible aujourd'hui ce sont des attaqu presque régulièrement ce qui reste ce qui persiste dans cette tress de délinquence des mineurs, c'est une délinquence de plus en plus violente. Qu'a demandé le premier ministre sous l'autorité du président de la République ?
Qu'a demandé le premier ministre à Bruno Rotaillot et à Gérald Darmanain de prendre toutes les mesures y compris avec Elizabeth Borne qui a tout un plan de prévention de la délinquence dans au sein des établissements scolaires. Pendant longtemps, c'était un sanctuaire l'établissement scolaire. aujourd'hui ça allait plus et donc de prendre des mesures de prévention de cette délinquence mais aussi de prendre des mesures répressives justement c'est ce qui est demandé c'est ce qui a demandé attendez c'est ce qui a demandé à Bruno Rotaillot en terme de c'est demandé à Géraldin bien sûr c'est ce qu' a été demandé aussi à Géraldin de porter une politique pénale forte et ferm fait vous avez vu ce que vous avez vu ce qu'on dit les premiers magistrats ou le plus haut en tout cas magistrat il a dit mais non vous faites du populisme antijudiciaire, c'est pas moi si c'est le terme qu'il a employé, c'est pas un terme que doit employer un haut magistrat.
Voilà. Donc le les procureurs sont là pour appliquer la politique pénale que demande le gouvernement. Les procureurs ne sont pas indépendants et pour avoir une politique de sécurité, une politique de répression, une politique pénale la même sur tout le territoire, les mag les procureurs doivent évidemment mettre en œuvre la politique pénale souhaitée p gouvernement.
Voilà. Oui, mais c'est pas c'est pas du populisme, c'est de mettre en œuvre la politique pénale demandée par le gouvernement. Un exemple, lorsque j'étais garde des sous, je demandais lorsqu'il y avait ce type de violence, comme je le faisais pour les violences faites aux femmes, de demander des interpellations, des déferements et que à l'audience soit requis des mandats de dépôt.
Voilà, c'est d'avoir une politique claire, ferme et qui porte évidemment ses fruits. Alors, au sujet, Rachid Adati de l'un de vos dossiers brûlant, c'est la réforme de l'audiovisuel publique. examen de la proposition de l'Orend.
Là, c'est aujourd'hui, ce mardi en commission des affaires culturelles et de l'éducation avant les débats parlementaires à la fin du mois. Alors, les oppositions syndicales et politiques sont fortes. Elles vous reproche notamment un asséchement financier de de du groupe de l'audiovisuel public, un démantalement et vous ne cessez de rappeler madame la ministre, votre détermination.
Qu'est-ce qui garantit que vous ne reculerez pas ? D'abord, l'examen euh a lieu aujourd'hui en commission et euh en commission, la dernière fois, nous avions fait obtenu le vote à une large majorité de la création de la holding exécutive et ça c'est important aussi de le rappeler, c'est qu'il y a une majorité évidemment pour adopter cette réforme. Elle est attendue depuis des années.
Vous savez quand on a créé la fusion France 2, France 3, enfin la création de France Télévision il y a 10 ans, est-ce que quelqu'un est revenu sur cette réforme ? personne. Et d'ailleurs depuis cette réforme beaucoup disaient il fallait aller plus loin.
Et comment fallait aller plus loin ? C'est notamment par des coopérations, ce qu'on appelle par le bas avec radio et télévision et évidemment qui pouvait générer une réforme aussi par le haut avec cette réforme de la gouvernance et la coopération. Non mais attendez, la coopération a du mal à se faire et donc il faut poser un cadre pour rassembler les forces de l'audiovisuel.
Désolé, je crois. Le député Emmanuel Grégoire a écrit au Premier ministre, d'ailleurs, il sera aussi peut-être votre opposant au municipal à Paris. Il appelle, c'est bien de le faire remarquer, à la transmission rapide de l'avis du Conseil d'État et il dénonce le manque de sérieux et l'insulte dit-il que vous faites à l'encontre du service Emmanuel Grégoire comme certains euh députés de gauche, s'agissant de ma personne, ils se permettent tout, l'injure, les attaques en dessous de la ceinture et donc le mensonge enfin il ou du trumpisme, je ne sais pas ce que ça veut dire.
Moi, il y a une chose qui est sûre, c'est qu'aujourd'hui l'audiovisuel public, aujourd'hui, il y a une désaffection des jeunes et des classes populaires vis-à-vis l'audiovisuel public. L'audiovisuel public, c'est près de 4 milliards d'euros. C'est de l'argent public.
Cet argent public destiné à l'audiovisuel public doit intéresser l'ensemble des Français et surtout le territoire. Aujourd'hui, les forces de l'audiovisuel public est totalement dispersé. Vous dites l'ensemble des Français, est-ce que c'est le cas ?
Est-ce que les opinions de droite sont représentées par des experts par justement les mê les mêmes qui font des leçons de pluralisme devrai se les appliquer et donc l'audiovisuel public payé par l'ensemble des Français doit s'intéresser à tous les Français. Aujourd'hui les usages ont changé. 62 % des Français s'informment sur les réseaux sociaux.
Ça n'est même plus la concurrence, ce n'est plus les chaînes traditionnelles, ce sont les plateformes et les réseaux sociaux. Aujourd'hui, il faut regrouper ses forces avec les forces de l'audiovisuel public et il faut évidemment une organisation cohérente. C'est tout.
D'ailleurs, les conclusions que je souhaite mettre en or, c'est évidemment c'est les conclusions du rapport fait par Laurence Bloc de France Inter qui était aussi à Radio France et qui effectivement qui est une vraie spécialiste, une vraie profession et d'ailleurs la conclusion de ce rapport dit évidemment cette réforme de l'audovis public ne peut plus ce n'est le statut CO n'est plus une option la conclusion de ce rapport il faut réformer cet audiovisuel public. D'ailleurs, moi je me suis engagée à le réformer, à regrouper ses forces dans le cadre de cet holding. Et d'ailleurs, si lorsque j'étais euh l'année dernière lorsque j'ai pris mes fonctions, je m'étais engagé à sanctuariser le financement de l'audiovisel public.
C'est ce que j'ai fait puisque depuis le 1er janvier 2025, le l'audiovisel public a un financement dédié et sanctuis. À ma question sur la pluralité des opinions, vous me dites ceux qui font des leçons devraient se les appliquer. Ça veut dire quoi précisément Parfois ceux qui vous font qui vous donnent des leçons de pluralisme se l'appliquent pas.
Voilà, c'est toujours la même opinion, c'est toujours la même chose, la même pensée qui évidemment s'impose devrait en tous les cas s'imposer à tous. Ça n'est pas comme ça. L'audiovisuel public, ça n'est pas ça.
Bien au contraire, c'est de s'intéresser à tous les Français et de pouvoir aussi répondre à leur demande d'information dans un contexte quand même qui est très fracturé. On voit les influences étrangères, on voit les ingérences, on voit la désinformation. Est-il normal que les adolescents ne regardent plus ou n'écoutent plus l'audiovisuel public ?
Information rage et investigation tandis que Delphine Arnut a été conforter à la tête de France Télévision récemment complément d'enquête vous a consacré un portrait. Nous allons parler dans quelques instants du contenu des accusations à votre endroit mais sur l'émission en elle-même complément d'enquête ou encore investigation avec etcé. Est-ce que vous considérez que c'est un travail d'investigation indépendant qu'il faut défendre ?
C'est la marque du service public ou est-ce que ce n'est pas le cas pour vous ? Moi, je veux vous dire, même si on me critique, on m'attaque, je serai toujours par la liberté de la presse. Toujours.
Après, on peut s'interroger sur des méthodes, sur des cibles, toujours les mêmes cibles, toujours les mêmes méthodes d'être très à charge. Est-ce que ça sert l'information ? Est-ce que ça sert votre profession ?
Certains peut-être ça procède de la confusion. Si vous voulez enquêter, si vous voulez devenir procureur, c'est un métier, je l'ai exercé. C'est un métier avec une formation et avec un objectif très clair.
Ça n'est pas à charge. Ça n'est pas pour détruire des gens. Ça n'est pas pour discréditer des gens.
Ça re un rôle au procureur aujourd'hui. Mais moi, j'ai trop de respect pour le métier de procureur pour qu'il n'y ait pas de confusion des gens. Et j'ai trop de respect pour votre profession, pour la profession de journaliste pour qu'il n'y ait pas de confusion des genres.
Et moi ce qui parfois peut m'interroger, c'est la méthode et évidemment et la cible. Voilà. Alors la CBE, ça a été vous en l'occurrence puisque l'équipe de complément d'enquête et les journalistes sont affirmés dans ce portrait avec des documents à la PII que vous auriez reçu madame Dati, plus de 4 2900 € d'honorair non déclarés de la part de GDF à l'époque lorsque vous étiez eurodéputé et que euh vous traitiez de la politique énergétique à Bruxelles.
C'est faux. C'est totalement diffamatoire. C'est totalement diffamatoire avec docum.
Ces documents sont des documents tirés d'ù ? Ce sont des documents qui ont été examinés par la justice. Ils ont été tirés d'où ?
De la comptabilité, de la comptabilité d'un cabinet d'avocat et de ma comptabilité. Tout ça est déclaré est très au clair. On veut toujours attaquer ma probité, mon honnêteté.
Jamais. Tout ce que j'ai, je l'ai gagné. Je ne suis pas la seule élu, députée comme avocate.
Moi, j'aimerais que les investigations qui portent sur mon activité ancienne d'avocate ce soit la même pour les autres. Beaucoup d'élus, beaucoup de députés, beaucoup de candidats à des élections suprêmes sont également avocats. Est-ce qu'une seule fois on s'est intéressé, on s'est intéressé à leur pourquoi c'est vous, pourquoi c'est vous laass ?
Pourquoi les mettres ces méthodes à vous j J'aimerais qu'on me juge sur mon bilan d'une manière générale. On m'a toujours attaqué sur mes compétences et ma légitimité. Toujours la même chose.
Lorsque j'ai été garde des sauts, j'ai subi les mêmes attaques, les mêmes attaques en illégitimité et des attaques sur les compétences. Lorsque j'ai porté la réforme de la carte judiciaire qui était attendue depuis 25 ans, lorsque j'ai euh porté la révision constitutionnelle de 2008 qui était une révision d'ampleur de la Constitution qui encadrait les pouvoirs du président, qui donnait plus de pouvoir au parlement et plus de droits aux citoyens, c'est moi qui a instauré et créé toutes ces autorités indépendantes contrôle des contrôle des lieux de privation de liberté. J'ai attendez mais moi je vous dire je vous répondre très simplement. et et j'ai également créé le défenseur des droits.
Je suis très fière de cela. Et d'ailleurs, lorsque j'ai mené ces réformes, est-ce qu'elles ont été remises en cause depuis ? Jamais.
D'ailleurs, même le rapport de même la Cour des comptes m'a euh attribué un satisfait site notamment sur la réforme judiciaire et personne n'ce que ça ne vous fragilise pas honoraire de GDF oublie de déclarer plusieurs centaines de milliers de bijoux à la haute autorité de la transparence. Madame, vous trouvez ça digne qu'on s'attaque qu'on s'attaque à ma vie privée, qu'on fouille des choses, que par exemple on s'attaque à une à ma vie intime ? Ma vie intime, je l'ai toujours préservée et protégée.
Et on se sert de cela. J'ai toujours été toutes mes déclarations ont été scannées. Je n'ai jamais été reprise sur aucune de mes déclarations.
Ce sont des revenus du travail et ce ne sont pas des revenus bruts ou nets, ce sont des honoraires. Les honoraires, il y a des charges qui sont prélevées et donc tout ce qui est indiqué, ce tout a été déclaré. Je n'ai jamais été ni reprise fiscalement ni même par la haute autorité.
Tout ça a été mis en transparence. S'agissant de l'affaire Renault, la justice euh évidemment est toujours en cours. Je suis l'objet d'un règlement de compte entre monsieur Sénard, l'actuel euh patron de Renault.
D'ailleurs, ça n'est pas hasard si le directeur général est parti parce que évidemment ça n'est pas lié uniquement à une volonté de ce départ. Je suis prise en otage entre monsieur Sénard et Carlos Gose. Voilà.
Mais de toute façon, je euh la vérité, donc tout ça est un feu nourri parce que c'est vous venant de différents euh différents milieux, différents domaines. Ça gêne certains que je ne sois jamais victimisé. Je ne suis pas une victime et je ne le serai jamais.
Et vous savez tout à fait de quoi je parle. Toujours les mêmes, toujours les mêmes profils. Est-ce qu'on accepte aujourd'hui qu'on change de condition sociales ?
Est-ce que la promotion sociale, c'est toujours pour les mêmes ? Vous avez que certains en profitent pour fragiliser votre ambition pour la conquête de Paris au municipal. Alors dans ce dans cette émission, un deal aurait été enfin ce qui est révélé en tous les cas deal aurait été conclu entre vous et et le président.
Alors ça ça a beaucoup comment dire soulevé les des interrogations dans le bloc central Rachid Adati et on voit par exemple l'ancien premier ministre Gabriel Atal qui appelle à trouver un autre candidat pour pour Paris. On voit également du côté d'Edouard Philippe qu'un candidat est en train d'émerger également. Je vais quand même pas, moi qui suis pour la démocratie, je vais quand même pas euh euh critiquer euh ceux qui veulent se présenter.
Non mais de quoi parlons-nous ? Est-ce qu'un entre vous entrez au gouvernement, il vous soutient au municipal à Paris. Vous avez le soutien présidentiel.
Vous pensez vous pensez que lorsque le président de la République me propose d'être ministre de la culture, il me dit je te propose d'être je vous propose d'être ministre la culture non mais vous pensez non mais je vous interroge comme ça en dehors on s'extrait la politique est faite de beaucoup d'accords et de madame mais bien sûr et alors que c'est est-ce que est-ce que tout cela euh est que rend et est interdit est-ce que c'est interdit ou est-ce que c'est pénal la politique ce sont des accords, ce sont des compromis, ce sont des discussions. ce sont Non, c'est pas ce que je dis. Je dis simplement lorsque le président de la République me propose d'être ministre de la culture, vous savez pourquoi ?
C'est pour contribuer et favoriser la réduction des inégalités notamment par la culture mais aussi il m'a demandé à ce que la culture soit accessible pour le tout plus grand nombre sur tout le territoire. Première mesure que j'ai prise, préservation protection de notre patrimoine historique mais aussi le plan ruralité parce que la ruralité qu'il a voulu avoir dans son gouvernement c'est 22 millions de nos concitoyens en ruralité. qui doivent avoir aussi les mêmes droits que tous les autres habitants et d'autres citoyens sur le territoire national.
Voilà, donc ma mission est très claire, je l'amène avec beaucoup de ténacité, d'énergie, vous savez avant que on m'affaiblisse, je crois pas que enfin depuis 2007, c'est toujours c'est toujours bien tenté et j'allais j'allais dire résilience votre per encore raté. Vous avez vu même pour la réforme PLM qui modifie les règles du scrutin Paris-Lon-Mseille sur laquelle quand même vous misez pour la conquête de Paris. Le Sénat il va serrer la vi.
Le PLM cette ploie PLM c'est quoi ? C'est de corriger une anomalie démocratique. C'est juste du bon sens.
C'est Paris Lon-Marseille ils n'ont pas les mêmes droits démocratiques que les autres citoyens français. C'est de dire ils veulent et toutes les études d'opinion le confirment. Près de 90 % des habitants de Lyon, Paris, Marseille veulent voter directement pour leur maire.
Ils veulent avoir le choix éclairé de de leur maire. Et donc 90 % des études d'opinion le confirment. C'est c'est une anomalie démocratique que nous devons évidemment corriger.
Aujourd'hui, cette réforme a été amplement très largement votée à l'Assemblée. Certains au Sénatre eux, le président du Sénat. D'accord.
J'ai eu un échange avec lui. J'ai eu un échange. Je lui ai dit, non, je lui ai dit, je lui ai dit "Écoute Gérard, je vais te dire, soit vous voulez qu'on gagne Paris et soit vous voulez corriger cette anomalie démocratique, soit vous voulez préserver les mandats de quelques-uns de quelques élus." Voilà.
Et donc elle il en a convenu et donc c'est pour ça que là nous sommes très en attente et de manière assez optimiste pour justement le débat qui aura lieu l'examen qui aura lieu le 24 juin prochain. J'ai deux questions importantes pour conclure àidachi. L'une évidemment qui concerne euh votre domaine sur les vitreux de Notre Dame.
Je sais que ça intéresse beaucoup nos auditeurs et téléspectateurs. La Commission nationale du patrimoine a acté de la volonté de l'exécutif de de remplacer les vitre de ce geste contemporain. Et vous avez dit que c'était un feu vert. pas un feu vert.
Non, ils sont contre cette commission qui s'est réunie, qu'a-t-elle acté ? Elle actée à l'unanimité que les vitre euh qui sont aujourd'hui euh installés seront déposés, restaurés, restaurés et exposés. Voilà.
Et donc quand ils seront déposés, restaurés et exposés, les nouveaux vitreux qui seront faits par l'artiste madame Tabouret seront évidemment montés à leur place. Au sujet de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozi, c'est une conséquence de sa condamnation. Il a perdu sa légion d'honneur.
Il a été exclu de l'ordre national du mérite. Ça a beaucoup provoqué beaucoup de réactions dans sa famille politique plus large. Vous êtes un soutien de toujours, quelqu'un de proche.
Je suis aussi loyal comme je le suis avec Emmanuel Macron, le président de la République. Moi j'ai beaucoup d'affection. C'est beaucoup plus que ça.
On a un lien sûr. Pourquoi ça m'a choqué ? parce que les gens font le parallèle avec le maréchal Pétin.
Là effectivement, je trouve qu'il y a de l'indignité. Moi, vous savez, c'est un homme qui s'est engagé pour la France. Moi je disais toujours il a c'est la France qui coule dans ses veines.
Et donc on oublie un épisode majeur. On a vous et moi nous avons des enfants et des enfants en bas âge. Il a sauvé plus d'une vingtaine d'enfants lors de la prise d'otage des enfants à Neuilli.
Pour cette raison d'ailleurs dans l'exposé lorsque la décoration évidemment il a sauvé ses enfants. Il a fait preuve d'un acte de courage comme il a fait preuve d'acte de courage lorsqu'il a été élu président de la République de manière majoritaire. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ces institutions et les fonctions qu'occupent ces femmes et ces hommes.
Vous savez, être président de la République, c'est pas n'importe quoi. Moi, je considère que les institutions sont de plus en plus désacralisées. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ces institutions et notalement cette fonction suprême que je considère encore un peu sacrée.
On note qu'on peut être sarcosiste et macroniste, ce serait presque un sujet du bac philo, hein. Non mais vous savezchez madame Mabrou c'est pas vous encore une fois on se connaît donc c'est pas à vous que je vais dire ça. Je vous ai entendu aussi dans des interviews très personnelles.
Il y a quelque chose qui me frappe chez vous c'est la reconnaissance et la loyauté ça fait partie de ma viez je ne serais pas en face de vous aujourd'hui si je n'avais pas eu de la reconnaissance et de la loyauté pour ceux qui m'ont tendu la main. Alba Chalandon, Jean-Luc Lagard, Simone Veille, Claude Bébéard, Marcelon, Nicolas Sarkozy et aujourd'hui Emmanuel Macron. J'ai de la reconnaissance et de la loyauté.
Voilà, ça fait partie de mon éducation, ça fait partie de ma vie. Et donc moi, j'ai beaucoup plus que de la loyauté et de la reconnaissance pour Nicolas Sarkozy, j'ai de la même chose pour Emmanuel Macron. C'est ce qui fait aussi et mon éducation et mes principes de vie.
Sur ce point, vous aurez eu sûrement une très bonne note au bacfilo en répondant euh ainsi. Merci Racheladist, votre grande interview. Je dis à bientôt.
Rachida Dati