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Podcast / conversationFrance Culture (sur YouTube)· 20 juin 2022 33 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleEnvironnement & énergie

Macron 2 : changement de cap ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment interprétez-vous le taux d'abstention de 54% ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que la gauche a noyé le paysage politique ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Faut-il craindre une opposition parlementaire immodérée ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment ce parlement peut-il dynamiser la démocratie ?

  • 21:00OuverteRéponse directe

    Quelle réforme institutionnelle urgente se pose aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Lucile SchmidChiffre
    « la question de cette abstention qui a une nouvelle fois était plus forte que la fois précédente puisqu'elle 54% des électeurs qui ne se sont pas déplacés »
  • 5:20Lucile SchmidFait
    « la détestation des manuels macron dans cette danse est élections législatives »
  • 8:00Lucile SchmidFait
    « la question des personnes de comment est-ce qu'on peut s'entendre des alliances »
  • 12:00Julien BuissonFait
    « on se retrouve avec une assemblée qui est finalement assez représentative de la structuration des forces politiques dans le pays »
  • 17:00Lucile SchmidFait
    « il faut pour que les autorités être reconnu par le peuple on ne décrète pas l'autorité »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

le [Musique] et et dans l'actualité des idées aujourd'hui emmanuel macron 2 deuxième quinquennat changement de cap on se pose la question aujourd'hui avec nos invités pas d'opposition clair dans cette nouvelle assemblée renouvelée une gauche forte un score historique pour le rassemblement national des républicains qui s'en sortent plutôt bien résultat une majorité toute relative pour ensemble la coalition derrière le chef de l'état alors comment l'exécutif va-t-il pouvoir gouverner dans ces conditions là comment le président de la république qui entame là son deuxième quinquennat envisage-t-il les prochaines années quelle politique va t'il pouvoir mettre en oeuvre émission conçue avec notre partenaire de l'hebdomadaire le 1 et son rédacteur en chef julien buisson à mes côtés bonjour bonjour le dock ravi de vous retrouver en kiosque mercredi un nouveau numéro de l'hebdomadaire peut-il vraiment président et ce il c'est emmanuel macron que vous avez dessiné en prestidigitateurs oui oui précipitateurs alors chacun pourra y voir soit un magicien magicien capable de sortir des lapins de son chapeau y compris dans des situations comme celle d'aujourd'hui ou alors comme un grand illusionniste qui devoir se confronter à cette fin des illusions on va en discuter avec notre invité aujourd'hui lucile schmid essayiste ancien élu écologiste en ile-de-france tendance donc écolo après avoir été socialiste vice présidente du think tank la fabrique écologique qu'elle a cofondé et surtout qu auteur aujourd'hui avec l'ancien directeur de la revue esprit olivier mongin de emmanuel macron à contretemps un ouvrage paru chez bayard en 2017 il avait en effet créé une attente suscité une attente qui a laissé croire un tsunami historique tsunami n'est pas arrivé avant de se montrer donc à contre temps à contretemps entre les réformes qu'il avait programmé les attentes sociales d'une société française fracture et à contre temps entre sa pratique solitaire et verticale du pouvoir et le besoin de renouveau démocratique qu'il avait promis entre les ambitions européennes aussi et sa politique sécuritaire c'est toutes ces tendances que vous analysez dans ce livre du site schmitt bonjour un bon jour avec votre co auteur olivier mans jean voilà pour cette cette législative ce deuxième tour qui a eu hier et ce résultat qui est arrivé peu après 20 heures comment l'avez vous vous interprétez le site schmidt vous qui avez fait partie de ce jeu politique et qui aujourd'hui l'observer quelle a été votre première réaction évidemment là d'abord le taux d'abstention parce que mettant présenté à plusieurs reprises aux élections législatives je me rappelais que il ya cette espèce de trou d'air qui fait qu'il peut y avoir 20 points de différence entre une élection présidentielle est une élection législative hélas ça n'a pas manqué et la question de cette abstention qui a une nouvelle fois était plus forte que la fois précédente puisqu'elle 54% des électeurs qui ne se sont pas déplacés qu'on sait que c'est essentiellement dans les quartiers populaires que c'est chez les jeunes ça relativise tous les résultats et notamment celle du camp pour lequel j'ai de la sympathie le camp de gauche qui on le sait a entraîné des jeunes et plutôt les quartiers populaires à la présidentielle ce qui n'a pas empêché la gauche de faire un très bon score parce que ce qui ressort à mon sens et la détestation des manuels macron dans cette danse est élections législatives je crois que la cristallisation sur le rejet du président de la république qui a pratiqué cette verticalité elle se lie à la fois dans les résultats du rassemblement national dans les résultats de la nuit baisse dans la manière dont les gens se sont abstenus alors qu'il avait demandées sur le tarmac qu'on lui donne une majorité claire donc ce qui me semble lassé que dans cette élection législative la question du rejet du président de la république et puis du rejet des institutions elle est très présente et c'est évidemment une question qui nous est posée au delà de la personne d'emmanuel mâcon qu'avons nous fait de notre démocratie vous qui êtes une femme de gauche vous étiez favorable cette coalition nuque du ps à ce rassemblement des forces de gauche vous pensez qu'on a qui l'ont aussi noyer le paysage politique à gauche qu'aujourd'hui on a des forces présentes d'aero parlement beaucoup plus indifférenciée qu'auparavant moi j'étais favorable à la halle à nu pèse parce que je trouvais qu'il fallait faire quelque chose du score de jean luc mélenchon quel que soit ce qu'on pense de jean luc mélenchon c'est à dire que la la manière dont la gauche avait ressuscité à mon avis interdisait aux esprits chagrins de ne pas prendre la dynamique en marche si je puis dire après évidemment il faudra regarder comment ceux qui ont été élus qui pour nombre d'entre eux lorsque les électeurs se sont déplacés ils ont voté pour une étiquette pour la résurrection de la gauche et pas pour des personnes à partir du moment où le parlement prend plus d'importance l'assemblée nationale prend plus d'importance dans notre vie démocratique la question des personnes qui composent cette assemblée nationale prend une importance différentes autrefois on votait si je puis dire autrefois sais pas s'il ya si longtemps mais en 2017 on a voté pour donner une majorité au président là on a voté pour donner une opposition au président et au fond donner une opposition au président avec ce qui s'est passé ce tremblement de terre du score du rassemblement national ça pose la question des personnes de comment est-ce qu'on peut s'entendre des alliances et donc ça change radicalement me semble-t-il la manière dont il faut considérer cette élection législative c'est tout le problème dans julien buisson aujourd'hui c'est que le président de la république pour ce deuxième quinquennat qui s'ouvre réellement aujourd'hui pour lui va se chercher non seulement une majorité mais aussi une opposition claire en fait donc la question peut-il vraiment résider et avec qui va-t-il pouvoir gouverner président et quelles seront les forces contre eux qui avec qui en fait fin c'est ce qui m'a frappé hier soir c'est le fait que depuis le début de la vème république on a créé cette ces institutions de façon à ce que le fait majoritaire empêche la proportionnelle tels qu'ils avaient pu exister aujourd'hui on parle par le passé et donc l'instabilité de la quatrième république là on se retrouve avec une assemblée qui est finalement assez représentative de la structuration des forces politiques dans le pays alors même qu' on est encore dans ce fait majoritaire et donc il va falloir en effet que le président se confrontent fracture aux fractures politiques profondes qui a peut y avoir dans le pays ça c'est aussi éloquent de la fracture sociale et donc territoriale de la france et par hasard non plus si le notamment leur assemblée nationale a pu dépasser le plafond de verre qui me contre lequel il se fracasser jusque là c'est aussi parce que une fracture territoriale telle que le qu'ils équilibrent maintenant capable d'être majoritaires sur certains territoires et c'est vrai que pour le président se retrouver face à 7,7 et au parce que l'on est on est vraiment danser dans une dans une situation où les noeuds quand on voit les mici qu'on a l'impression d'un groupe central pris en étau entre deux oppositions et deux oppositions dont la nature n'est pas du tout la même que celle des oppositions précieux lcd opposition radicale qui se sont construites sur l'anti macro nisme et avec laquelle il aura du mal à trouver des compromis alors on a envie de poser à lucile schmid là la question que vous avez posé au politiste olivier rozenberg dans les colonnes du 1 à paraître mercredi vous donnera sa réponse après faut-il craindre une opposition parlementaire immodéré on peut la craindre mais on peut aussi imaginer qu'on situation lorsque devenir député prendre de l'importance on se comporte différemment d'être juste un activiste ou un godillot est toute la question qui nous est posée c'est au fond de regarder face aux propositions qui seront faites par par le gouvernement comment est-ce que ça réagit c'est vrai que jusqu'à présent au fond c'était du théâtre c'est à dire que c'était les bons mots c'était l'interpellation c'était le moment où on se mettait en valeur d'une façon où on n'avait pas en tête en tout cas la question de qu'est ce qui va en sortir en termes de résultats et aujourd'hui comme ce parlement va être davantage sous les yeux des français sera observé par la société lorsqu'on est observé par la société et lorsqu'on n'est pas seulement dans l'idée de faire un coup à la télé est-ce qu'on se comporte différemment donc il ya tout un pari à faire sur la psychologie de ses députés psychologie individuelle et collective moi c'est ça qui m'intéresse dire que bon il se trouve que je connais un certain nombre de personnes qui ont été élus pour la las nubes et aussi d'ailleurs pour renaissance comment vont ils se comporter maintenant qu'ils ont plus d'importance et qu'ils sont davantage pivot d'une vie démocratique moi j'aimerais prendre le pari que notre vie démocratique va être en quelque sorte dynamisé par ce parlement mais c'est vrai que si il se consacre juste à leurs obsessions par exemple à la question d'égalité entre homme et femme ou à la question de l'anticiper six mois la question du côté du rassemblement national de la lutte contre les migrants est ce que tout ça ne va pas donner au fonds une espèce de cacophonie et le sentiment que nous sommes une société uniquement fracturée à eux de montrer que l'on peut dépasser les fractures et vous savez la question qui nous est posée dans ce moment même de vote lorsque vous discutiez avec des amis avec des proches vous aviez parfois l'impression que vous étiez dans des amitiés fracturée et ça c'est quelque chose qui me marque comment est-ce que ce parlement cette assemblée nationale va contribuer j'espère a retiré de la force aux fractures ou comment est-ce qu'elle va les accentuer je crois que c'est aussi une question qui nous est posée à nous qui avons pu être électeurs qui vont choisir ou pas d'aller voter il va là est danseuse modéré dans cette opposition immodéré tels que le qualificatif a été choisie ou retenu par l'hebdomadaire le onze qui est intéressant c'est qu'il ya évidemment un double sens immodéré dans le sens de modérée dans le fond à la recherche d'un consensus est ce qu'on va aller à l'allemande un recherche d'un consensus permanent ou au contraire dans une stratégie de l'éclatement et de l'opposition de la fracturation et la question du rythme de la temporalité qu'on va revoir avec vous lucile schmid puisque le titre de votre essai était bien emmanuel macron un contretemps voir si là il va saisir le l'atome aps la temporalité le sens du moment qu'on est en train de vivre la question de savoir dans cette immodéré j'ai mis un buisson s'il va y avoir au parlement à l'assemblée nationale aujourd'hui une stratégie d'opposition d'obstruction systématique qui empêchera les réformes tels qu'imaginés d'être mené aussi oui alors on peut il ya plusieurs hypothèses vincent martinez en dessine trois dans le temps dans le lin de cette semaine c'est de ce parlement suspendu où il ya une majorité relative n'est pas la majorité relative qui avait par exemple michel rocard qui était très juste et sur laquelle il pouvait encore faire passer avec le 49-3 la plupart de ces textes là il y aura pas de possibilité du 49 3 et donc il ya on peut dessiner trois hypothèses rapidement tu as une majorité relative qui s'assume avec des débauchages de la part de notamment des divers gauche mais surtout du côté de l air mais avec la question que pour les lr c'est une question de survie c'est à dire que si une partie du groupe rejoint la majorité la majorité présidentielle et bien c'est savait encore une fracture d'un camp qui est déjà largement fracturé on peut avoir une majorité d'idées alors c'est vraiment au cas par cas sur certains textes les plus consensuelles pourrait avoir une majorité qui se retrouvent mais ce sera beaucoup plus difficile sur des textes comme la retraite la réforme des retraites on voit pas très bien dans la dans le cas actuel comment est-ce que la réforme des retraites pourrait passer ou alors en effet une majorité majorité des oppositions qui ce cynisme cette façon dans une opposition frontale au gouvernement mais dans ce cas là qui pourrait très vite être accusés d'obstruction obstruction qui pourrait faire le jeu des macros en tout cas qui pourrait lui donner des arguments en cas de dissolution dans un an dans deux ans pour essayer d'avoir une majorité plus large est-ce qu'on est entré dans un vrai régime parlementaire aujourd'hui les cils chemine je suis pas sûr je lis un buisson a raison de souligner qu' il n'y a pas de proportionnelle mais qu'effectivement on est dans un dans une assemblée nationale avec presque un sentiment de proportionnelle mais ça ne signifie pas qu'ils aient le modus operandi ou la manière de faire du régime parlementaire et ça c'est un terrier pourquoi parce qu'on n'est pas habitué à faire alliance on n'est pas habitué à faire coalition je rappelle que en allemagne vous parliez de l'allemagne on passe plusieurs mois à faire un accord de coalition avec 300 400 personnes qui travaillent consigne un texte de plusieurs centaines de pages et que ça quelque chose d'engageant là on se retrouve avec une assemblée nationale où emmanuel macron à une majorité relative au sein de sa majorité relative il a déjà trois groupes parlementaires il a ce groupe horizons autour des loire philippe qui va peut-être prendre une place pivot si je puis dire par rapport à dont je rappelle qu edouard philippe était quelqu'un qui était apprécié des français mais orienté à droite il a au fond ce rassemblement national où marine le pen a très peu parlé depuis l'élection présidentielle et son silence lui a permis de capitaliser donc c'est très intéressant aussi sur la manière dont la fonction tribunitienne qu'elle a toujours assumé mellal c'est étrangement tue entre les deux élections en se taisant elle a aussi réussi à représenter une france qui se tait une france qui pense qu'elle n'a pas la parole ça c'est quelque chose d'assez intéressant et par ailleurs elle a réussi à incarner d'une manière différente la question sociale éligibles et jaune donc qu'est ce qu'on fait avec ça il y as au sein de cette assemblée donc une représentation des aspirations autour de la question sociale est peut-être une tentation d'aller plus à droite lorsqu'il s'agira de gouverner d'avoir l'assemblée avec soin comment est ce qu'on fera entre le pays réel et le pays et le pays parlementaire et la représentation parlementaire tout ça ne fait pas une culture parlementaire parce que dans la culture parlementaire le fait qu'ils aient un lien entre les élections et le parlement ça va de soi tandis que là on se retrouve dans une situation en fait pour gouverner peut-être que marianne mâcon devrait être à contretemps de ce que le pays lui a signalé en termes d'importance des inégalités territoriales des inégalités sociales en termes de volonté que le partage pouvoir soit effectif et qu'il n'y ait plus de présidence jupitérienne donc on pourrait se retrouver dans une situation schizophrénique un donc tout tous les messages des élections pourraient être niée au motif qu'il faut gouverner moi c'est ça que je retiens ce qu'est ce qui est quand même aussi étonnant c'est qu'on n'avait pas imaginé un tel cas de figure et j'imagine je viens me sont qu'avec l'équipe du 1 ce sommaire ce journal que vous nous proposez qui sera en kiosque ou dans les boîtes aux lettres à partir de mercredi a dû être en partie refonder pendant la nuit même si vous avez sûrement vu juste un certain nombre d'éléments mais ce qui est intéressant c'est qu'on avait peu ou mal imaginé ce cas de figure là ça montre aussi tout ce qu'offre cette constitution de la vème république ont pensé le le jeu institutionnel complètement figé on entend du président de la république appelait à lui donner une majorité c'était soit il avait une opposition soit une majorité on se retrouve maintenant avec un échiquier politique une fois encore rebrassé renouvelée et une assemblée nationale qui pour la première fois va nous offrir des surprises dans sa manière de fonctionner vous avez posé la question à la juriste van damme astor faut-il réformer les institutions est ce que cette question elle se pose encore pour vous aujourd'hui oui elle risque de se poser notamment si en effet la pratique parlementaire n'arrive pas à n'arrive pas à passer le cap du défi qui est qui qui proposait c'est vrai que c'est un peu rendez vous en terre inconnue là en ce moment avec sept avec cette assemblée et notamment avec une assemblée qui est largement largement renouvelée avec de nombreux néophytes et de nombreux néophytes qui viennent de partis qui ne seront pas forcément d'ailleurs la culture de parti qu'est d'avoir des postes des postes élevés on sait que pour les néophytes à l'assemblée ça peut prendre beaucoup de temps à voir les us et les coutumes de 7,2 du palais bourbon est donc là dessus aussi il ya cette culture parlementaire dont parlait à l'instant lucile schmid ce sera intéressant de voir comment elle peut se mettre en place dans une dans une assemblée qui n'a pas forcément cesser ses habitudes la réforme et comment puisque puisque la proportionnelle n'est plus ne semble plus si nécessaire que ça aujourd'hui quelle est la réforme institutionnelle urgentes qui qui qui se posent et ça va être en débat à l'assemblée à l'automne je crois justement cette réforme on va voir justement 620 même passé par là la réforme de la proportionnelle le système français est capable de rentrer dans une culture du compromis dans une culture qui sort de la culture de la conflictualité si on arrêtait cette assemblée réussi à travailler alors l'argument qui était celui qui était donné jusqu'ici qu'il était impossible d'avoir de la proportionnelle parce que ça les crédules blocage politique et bien c'est ardu m'aura beaucoup moins de force oui il me semble que ce qui est très intéressant là des institutions c'est à la fois la présidentielle avec ce score imprévu de jean-luc mélenchon et ensuite aux législatives et cette construction de la nièce et ce score imprévue du rassemblement national ce sont aussi les électeurs qui ont placé les institutions dans une situation inédite et donc aux institutions par leur plasticité on a toujours dit que la constitution de la vème république était plastique qu'elle offrait la possibilité d'être à la fois parlementaires et présidentielle aux institutions et aux acteurs qui ont la chance si je puis dire d'être dans les institutions de montrer leur plasticité pour faire je sais pas si on va dire du compromis mais en tout cas développer leur ligne politique parce que il me semble qui est intéressant c'est qu'on une fois qu'on est en situation de responsabilité la ligne anti macron elle doit être relativisé si je puis dire en tout cas il faut porter ses propres propositions moi ce que j'ai toujours regretté dans la séquence du mandala qui vient de s'écouler on en parle dans notre livre avec olivier mongin c'est le fait que l'anti macro nice mais on voit bien qu'il a atteint une virulence très forte a pu parfois se substituer à la capacité à incarner une opposition je vais pas dire constructive mais en tout cas créative dans le contre-projet dans la capacité à être contre-pouvoir dans la capacité à proposer des choses qui peuvent être mises en oeuvre dans une forme de rupture de radicalité mais de radicalité opérationnel on va passer d'une culture de l'interpellation et du verbe à je l'espère une culture de la proposition ou le contre-projet politique pour à s'incarner à l'assemblée nationale et ça ça me semble être un élément que les électeurs demandent je ne suis pas sûr qu il demande juste de la colère je pense qu'ils demandent sans doute la possibilité en tout cas il me semble que c'est la responsabilité des nouveaux députés d'incarner une vie démocratique qui soit je l'espère plus riche plus porteuse d'espoir et qui permet d'aller au-delà de ce qu'on vient de dire sur les fractures dans cet essai vous présentez emmanuel macron comme un grand mystère et la question est de savoir aujourd'hui si justement il va sortir du contretemps que vous analysez dans ce livre avec olivier mongin est ce que cette assemblée renouvelée va peut-être permettre au président macron de reprendre de retrouver le bon rythme en tout cas ce qu'on peut dire c'est qu'il a été pris lui-même à contretemps par d'autres ses adversaires principaux évidemment jean luc mélenchon qui a mené une guerre de mouvement remarquable et marine le pen qui sans parler en se mettant en retrait dans une sorte de contretemps par rapport à la profusion de parole dans laquelle nous nous trouvions a réussi son pari ça ça me semble être important le contretemps emmanuel macron ce qui lui a toujours réussi c'est plutôt la guerre de mouvement donc comment est-ce qu'il va dessiner les contours du quinquennat qui est devant nous en dehors de la question européenne en dehors de la question internationale comment est-ce qu'il va reprendre pied dans un pays qui lui a marqué une forme de rejet assez fort me semble-t-il et puis comment est-ce qu'il va réussir à ne plus être seulement à paris moi je pense que si nous avons eu cette espèce de myopie par rapport à ce qui s'est passé autour du rassemblement national c'est que marine le pen elle fait 5% à paris dans les élections et que d'ailleurs c'est une question qui nous est posée à tous c'est à dire que au fond à paris on a à la fois le centre de tous les pouvoirs y compris des pouvoirs médiatiques des pouvoirs évidemment institutionnelle très largement comment est-ce que nous allons pouvoir nous aussi sortir de cette forme de myopie emmanuel macron doit rebondir dessiner une vision sur les enjeux écologiques sur les questions sociales sur sa capacité à réduire les inégalités à ne plus être le président des riches ça c'est des choses évidentes il reste alors donné une tournure opérationnelle et à faire en sorte que les choses puissent être votées au parlement et donc à ne plus se satisfaire seulement des discours qui donne le sens qu'ils donnent la vision mais à entrer dans le dans les actes très très concret non seulement juridique au parlement mais aussi dans les actes politiques personnage pire en déliant en quête d'auteur à écrivez-vous emmanuel macron en référence à l'écrivain italien luigi pirandello il est aussi en quête de récits il va lui falloir un récit pour ce deuxième quinquennat la question se pose de savoir lequel vers quoi va-t-il maintenant quel récit va-t-il présenté en tout cas moi ce qui me frappe je voulais parler de marine le pen parce qu'il me semble que dans cette inscription historique la difficulté les difficultés auxquelles a eu à faire face marine le pen lui en donner une espèce de d'épaisseur historique dont manquent étonnamment emmanuel macron ça ne fait pas plaisir de dire ça mais on voit bien que dans le récit du pouvoir à la fois dans le récit personnel dans l'inscription de l'histoire personnelle dans les institutions il faut qu emmanuel macron soit autre chose aujourd'hui que celui qui les a pris qui nous a pris en fait notre vote par surprise alors il peut le faire évidemment dans sur la question européenne mais il doit aussi le faire dans la manière dont il peut réconcilier notre vie politique française avec ce que cette cette inscription dans l'ordre du monde c'est un point qu'on développe beaucoup dans le livre et qui nous semble être un élément d'espoir lorsque emmanuel macron à la fois présidait le conseil de l'union européenne et était candidat a beaucoup lu on en fait critique pour nous avec olivier mongin c'était une chance de réinscrire la france dans une vision européenne dans une vision internationale encore plus avec l'actualité ukrainienne et moi ce qui m'a frappé dans ces élections législatives c'est qu'au contraire on est rond s'est retrouvé dans un truc assez nombrilique ou bruce commande par les plus d'ukraine on parlait guère d'europe et on parlait du thème du pouvoir d'achat comme si chacun voulait en quelque sorte disputer le portefeuille des français je crois qu'il est et qu'il acquit les traits essentiels pour emmanuel macron qu'il assume le fait d'inscrire la france dans cette historicité européenne et mondiale mais que par ailleurs ils savent trouver dans les territoires des alliés des incarnations qu'aujourd'hui il n'a pas julien buisson rédacteur en chef dès les 2 1 oui le le récit qui va aussi devoir s'imposer premier macron c'est celui de sa pratique du pouvoir lucile schmid parlais tout à l'heure de présidence jupitérienne et c'est vrai que c'était le grand terme c'est ce grand héros de son de son premier mandat non seulement dieu mais roi des dieux et j'avais été frappé comme d'autres que lors du premier conseil des ministres du 24 mai dans mon souvenir il s'était déclaré présenté comme héphaïstos que ce deuxième mandat serait celui des faillites au cfaa histo c'est le dieu de la forge c'est celui qui forgent les outils du consensus or dans le mythe originel héphaïstos et boiteux parce qu'il est précipité de l'olympe à sa naissance et c'est un peu à l'image de ce second mandat qui est à peine née déjà blessé et donc déjà boiteux est boiteux aussi parce que mes mails macron avait théorisé le en même temps on avance sur deux jambes la droite et la gauche est aujourd'hui encore plus aujourd'hui que lors de son premier mandat sa jambe droite risque d'être beaucoup plus grande que sa jambe gauche et là aussi on avance vers un premier revers un second mandat qui sera qui s'annonce beaucoup plus boiteux à voir s'il sera capable d'arriver à ne pas être trop déséquilibré il ya aussi un élément juste pour rebondir mais qui est important c'est que lorsqu'il est élu il annonce très vite ce conseil national de la refondation c'est à dire que en parallèle en même temps si je puis dire avant même les élections législatives il annonce au fond une nouvelle instance une nouvelle institution de la même manière qu'ils avaient fait la convention citoyenne pour le climat qu'il avait fait le grand débat et c est donc cette difficulté me semble-t-il à coller aux institutions de la vème république allez rampe deux sens et à imaginer comment l'ensemble de ses institutions importe et pas seulement la présidence de la république en créant en permanence sans doute des initiatives intéressantes c'est pas moi qui vais dire l'âme du mal de la convention citoyenne pour le climat mais ensuite on nous installant dans une situation de déception permanente par rapport à la façon dont ces initiatives ces expérimentations s'inscrivent ensuite dans une continuité justement dans une vision et un projet qui soit un projet de long terme alors même qu'on y traite de sujets graves qu'on extrait de sujets qui détermine notre notre capacité à vivre ensemble et à vivre dans le monde tel qu'il va devenir pendant 50 ans cette capacitéà gadgétisé au fond des sujets graves vous savez c'est quelque chose qui à mon avis explique le profond malaise démocratique qui crée de la déception donc crée de la déception et un malaise je pense aussi à la façon dont dans le quinquennat précédent françois hollande avait avec avec une certaine naïveté imaginer qu'on pouvait théoriser sur la façon dont on pouvait déchoir de leur nationalité les étrangers pour cause de terrorisme on est dans une situation où un gadget is des sujets profonds grave et du coup on se retrouve face à une société confuse et qui ne connaît plus les réponses et qu'il ne veut plus accéder à l'idée que l'on elle est représentée par le président de la république et par et parce qu'ils sont élus vous avez évoqué julien buisson jupiter et faced hausse ce glissement en tout cas du président macron vous avez aussi analysé le site schmitt avec olivier mongin cette verticalité du pouvoir et olivier mongin dans les colonnes du 1 qui paraîtra mercredi revient sur la nécessité aujourd'hui de rétablir la confiance tel qu'il le dit olivier mangin par des médiations de retrouver des plus values d'autorité la verticalité écrite il ne peut pas faire autorité or on est dans une demande d'autorité pour ça aussi là encore il ya un équilibre visiblement très complexe à trouver je me repose juste d'écouter à ce sujet les mots de l'intellectuel françois dosse qui a publié macron les illusions perdues dans lequel il raconte à la fois là la confiance qu'il a investi dans le jeune président en 2017 et sa déception au fil du premier quinquennat des manuels croit il prêchait pour davantage d'horizontalité sur le plan politique il voyait bien qu'il y avait un besoin désir de délibération de participation comme dirait le général de gaulle est bien là manifestement jeudi banalité quand je dis mais je découvre des choses effrayantes sur la verticalité de son pouvoir jupitérien c'est à dire que y'a pas mais même la constitution de la vème république n'est même pas respecté vous savez très bien que la constitution de la vème république d'être de 58 ans 58 la constitution stipule que par l'article 20 que c'est le gouvernement qui dirige la politique de la nation or depuis le début de ce quinquennat c'est pas le gouvernement c'est le président voilà sur cette question de la verticalité de l'horizontalité du pouvoir est ce que cette assemblée on aurait tendance à le croire 1,7 à assembler désormais fragmenté avec plusieurs forces équilibre en son sein va pousser inciter à un exercice du pouvoir plus horizontale justement provost lucile schmid que je pense c'est qu'elle va nous obliger à réfléchir à ce qu'on appelle les contre-pouvoirs dans les manuels de droit constitutionnel est ce que les anglais appellent checks and balances et c'est à dire que à nous obliger à réfléchir à comment est-ce qu'on travaille ensemble comment est ce qu on interagit et olivier mongin le dit bien dans l'entretien au moins cette question du décalage entre verticalité autorités est importante c'est à dire qu'il faut pour que les autorités être reconnu par le peuple on ne décrète pas l'autorité est au fond l'une des difficultés sans doute des manuels macron c'est qu'en imposant la verticalité ici la pensait qu'il ferait autorités par lui même alors même que nous voyons bien que c'est au sein des institutions que se construit l'autorité et qu'elle implique donc un exercice collectif du pouvoir ça ça a été rappelé par françois dosse donc cet exercice collectif du pouvoir pourra-t-il avoir lieu où chacun se cantonnera t-il à l'idée qu'il représente mieux que les autres une fraction de la société qui l'a élu en rappelant encore une fois que étant donné le montant le niveau de l'abstention 54% il représente une fraction somme toute assez limité de la société comment est-ce que tout cela réussira à faire projet collectif éventuellement comment est-ce que cette accumulation de contre-pouvoir irréductible entre eux parce que on imagine assez mal la nuit baisse travailler main dans la main avec le rassemblement national on imagine aussi assez mal travaillé avec ensemble et on imagine assez mal en fait ensemble travailler avec les autres parce que d'une certaine manière ceux qui ont été élus pour emmanuel macron avait jusqu'à présent une qualité essentielle la loyauté à manuel macron donc comment est-ce que tout cela va travailler dans l'idée que la loyauté au chef emmanuel macron jean luc mélenchon marine le pen j'ose dire ce genre de choses du côté des républicains s'est un petit peu plus flou comment est-ce que tout cela va réussir à travailler ensemble alors même que jusqu'à présent c'était justement une sorte de verticalité assumé de l'ensemble des groupes dire que la verte elle qualifiée d' emmanuel macron répondait une verticalité dans l'ensemble du pays moi lorsque j'ai été élu ce qui m'a frappé c'est que dans toutes les institutions françaises il y avait une verticalité à chaque fois on me disait mme bah tu dois obéir au président lorsqu'on a été élue régionale il fallait obéir au président est la présidente lorsque vous êtes élue municipale vous devez obéir au maire où vous êtes opposants au maire est donc cette verticalité qui existe dans l'ensemble de la culture du pouvoir française et qui n'existent pas effectivement en allemagne par exemple quel exemple qui nous vient à l'esprit mais on pourrait sans doute en trouver d'autres peut-être la nouvelle zélande je ne sais pas creuser un exemple exotiques et bien tout cela comment est-ce qu'on va se départir nous aussi de notre réflexe de verticalité pour oser des alliances parfois improbables et surtout une discussion et une argumentation je pense que par ailleurs notre vie politique est aujourd'hui marquée par le règne de l'anathème le règne de la théâtralité et que cette question de l'argumentation des positions et de la capacité à se dire qu'on est pas un traître une traîtresse parce que peut-être on tend la main c'est quelque chose qui doit travailler des réflexes politiques nouveau gérer un buisson est ce que pense et je laissais schmitt que justement cette trouver une nouvelle culture parlementaire trouver une culture du débat delà du compromis ça peut aussi convaincre la population de du bienfait de certaines de certaines réformes est ce que ça peut encourager une approbation de de ces réformes et de la chose politique en général et rétablir un peu le lien de confiance avec la démocratie aussi un mois je le pense assez profondément après j'observe que jusqu'à présent tout ce qui s'est passé en termes de recomposition a été davantage soin du débauchage individuel soit cette capacité qu'a eue emmanuel macron du dépassement de la gauche et de la droite mais souvent en allant faire du débauchage ou en profitant au fond quand même du fait que françois fillon était démonétisé donc à partir de là la question de l'argumentation et la capacité à discuter à débattre me semble être effectivement fondamentale je pense que par ailleurs c'est quelque chose qui devrait être aussi organisées hors du parlement c'est à dire que la capacité à faire de la vie parlementaire hors les murs la capacité qu'avait été représenté au moment de la discussion sur la loi climat par exemple de la vraie loi climat par certains députés d'opposition toute cette capacité à faire le lien entre une démocratie représentative est une démocratie plus délibérative ou plus représentent au plus proche des personnes c'est quelque chose d'essentiel et comment est-ce qu si les parlementaires vont retrouver le lien avec par exemple les municipalités les collectivités locales vous savez on n'a plus le droit donc de cumuler les mandats et du coup on nous explique que c'est un gros problème démocratique sauf si les gens se parlent c'est à dire qu'arrêter de cumuler le fait d'être député et maire ça veut dire être obligés quand on est député d'aller parler à des mères ou à des élus municipaux à des élus régionaux et ça ne s'est pas passé ainsi au contraire on voit encore des redondances dans les politiques menées parce qu'il ya une culture de la concurrence je crois que l'aspiration à davantage de coopération elles existent dans la société simplement peut-être que ce sont les abstentionnistes qui nous le disent parce que eux ils se sont dit au fond on n'a pas envie d'aller voter pour un quand vous êtes bien là où vous êtes aujourd'hui le cil schmidt en tant qu'observatrice ou là en une seconde les micros regrets à vous dire qu'il ya quand même une nouvelle page une nouvelle aventure qui s'ouvre et vous auriez peut-être bien aimé en être je me sens pas observatrice en fait je me sens profondément actrice parce que je suis très engagé sur les enjeux d'écologie parce que j'écris et il me semble que la démocratie ne se réduit pas aux élections même si je les accordent de l'importance aux élections j'ai au contraire très envie que notre vie démocratique en quelque sorte par capillarité ressuscite au delà de ceux qui ont été élus même si évidemment je souhaite qu'il réussisse merci beaucoup à vous qu aux tris avec olivier mangin de emmanuel macron à contretemps paru chez bayard merci julien d'avoir été avec nous le 1 sera en kiosque mercredi en un tout petit peu déflorer le sujet mais enfin je vous invite quand même à le lire peut-il vraiment président et il s'agit d' emmanuel macron bien sûr avec de nombreuses contributions merci beaucoup à tous les deux henri leblanc avec lila bosis pour la grande table culture aujourd'hui lucas bretonnier avec le radio tech perez pour la grande table des idées à la réalisation louis valentin faurie et françois richet merci beaucoup à eux et alex d'ong à la technique