"Méga-bassines" dans les Deux-Sèvres, projet de loi olympique, inauguration d'une mosquée par un élu RN... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Jean-Philippe Tanguy
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Une nouvelle journée de tension, de violence, de chaos, en l'occurrence à Sainte-Soligne dans les Deux-Sèvres, contre un projet de retenue d'eau agricole. Deux cents blessés disent les manifestants dans leur rang, sept selon le parquet. 28 gendarmes blessés aussi, dont deux en urgence absolue, trois en urgence absolue côté manifestant. Qui est responsable de ce chaos selon vous ? Est-ce que comme Gérald Darmanin vous dites c'est l'ultra-gauche ou est-ce que les forces de l'ordre ont aussi une part de responsabilité ?
Ah non, je ne vois pas en quoi les forces de l'ordre pour avoir une part de responsabilité. Il y a une part de responsabilité du gouvernement qui une fois encore a laissé converger des personnes dangereuses et sans doute identifiables comme telles de toute la France, voire de voisins européens. Et donc laissé se concentrer des personnes qui venaient uniquement pour casser, uniquement pour faire des actes de violence et pas du tout pour militer pour une cause d'ailleurs en l'occurrence qui n'a rien d'écologiste. Ça veut dire qu'il fallait les arrêter avant ?
Oui, comme souvent, il y a beaucoup de réseaux, de réseaux de black blocs qui sont identifiés comme tels, qui se revendiquent comme tels sur les réseaux sociaux avec les services de renseignement français et de nos partenaires européens qui l'y connaissent très bien. Et ce sont des personnes qu'il faut interpeller préventivement, ne serait-ce que voir si elles ont des armes par destination, ce que souvent elles ont, pour les empêcher de se concentrer. Parce qu'une fois qu'elles sont concentrées, elles agissent parfois avec des méthodes paramilitaires.
On l'a vu hier, c'est des méthodes paramilitaires très dangereuses qui exposent la sécurité de nos gendarmes, en l'occurrence, mais aussi des manifestants qui viennent pacifiquement, parce qu'au milieu de toutes ces violences, il y avait quand même des gens qui voulaient venir manifester. Mais avec quels moyens juridiques ? Est-ce qu'on les arrête préventivement ? Ah mais ça existe depuis les mouvements des gilets jaunes, mais même avant cela, vous avez des dispositifs qui permettent d'interpeller préventivement des gens dangereux. D'ailleurs, le gouvernement ne nie pas que ces outils existent, et parfois, il les utilise à la fin des mouvements des gilets jaunes.
Notamment, il savait un peu mieux utiliser l'interpellation préventive, une fois de plus, par exemple, de ces fameux mouvements black bloc, qui sont informels, je le sais bien, mais ils sont quand même, ils s'organisent par les réseaux sociaux, par différentes méthodes. Et une fois de plus, ils amènent des armes par destination, un nombre considérable de boules de pétanque, un certain nombre de gros pétards, des mortiers d'artifices qui viennent de pays étrangers, qui sont interdits en France.
L'évaluation du gouvernement, c'est quelques milliers de casseurs, de militants radicaux, au milieu de plusieurs milliers de manifestants. C'est à 10 000, c'était les chiffres qui étaient attendus hier. Et parmi ces manifestants, il y a notamment des élus écologistes, qui étaient sur place et qui disent que c'est les forces de l'ordre qui ont commencé à charger en premier, et qui, je cite, ont fait montre, je cite ces élus écologistes, qui disent que les forces de l'ordre ont fait montre d'une violence absolument criminelle. Accordez-vous du crédit à ces paroles ?
Non, j'accorde très peu de crédit, voire pas du tout de crédit, à ce que racontent les élus verts, parce que écologistes, c'est leur faire de bien d'honneur. Cela fait maintenant 50 ans que le mouvement vert est infiltré, parce qu'il existe de pires, de gauchistes, anarchistes, de tout ce qui déteste les forces de l'ordre, de tout ce qui déteste tout ce qui s'approche de l'autorité. Donc les déclarations de ce genre d'individus, je n'y crois absolument pas, et je ne crois pas non plus, parce qu'il faut quand même revenir aussi au fond. Vous ne croyez pas quand ils disent... Sur les méga-bacines...
On va y venir sur le fond, mais vous ne les croyez pas quand ils disent qu'il y a un problème de doctrine de maintien de l'ordre, que ce soit à Sainte-Solide ou dans la gestion des manifestations, ces dernières semaines, des fins de manifestation...
Je ne l'arrerai pas les deux, parce que ce sont des événements très différents. Je ne dis pas que c'est ce que vous faites, mais je sais qu'il y a des gens en gouvernement qui veulent mêler les deux manifestations avec là vraiment des gens qui sont venus uniquement pour casser et pour discréditer le mouvement social en général. Mais sur ce qui est le cas de Sainte-Solide, moi, je n'ai pas du tout d'informations sur des erreurs des forces de l'ordre, ça peut arriver... Vous avez vu les images, par exemple, des quads dans... Oui, mais ils font ce qu'ils peuvent pour gérer... Les tirs de LVD, des tirs tendus...
Moi, je pense que l'erreur vient, je vous ai dit, des autorités qui ont laissé des personnes dangereuses se rassembler en masse. Je pense que l'erreur vient de là. Une fois, malheureusement, que ce rassemblement en masse de gens dangereux a été réalisé, les forces de l'ordre, et en particulier les gendarmes, font ce qu'elles peuvent. Mais ce sont, à la base, ces élus écologistes cautionnent un mouvement qui vient pour provoquer, qui vient pour casser, ne serait-ce que l'occupation illégale de terres agricoles et le saccage du travail de personnes qui nous nourrissent. C'est le retour des gilets jaunes ? Ah là ? Non, pas du tout.
Pas à Sainte-Soligne, mais dans le cas de la réforme de retraite, vous faites vraiment le distance ? Bien sûr, je fais la différence.
Là, c'est l'éternel mouvement, je vous dis, de mouvements anarcho-gauchistes, enfin, on pourrait les qualifier de différentes façons, qui sont des vieilles rengaines, qui ont des dizaines d'années, qui ont occupé des espaces. Ce ne sont pas les mêmes qui étaient dans les rues. Notre ex spécialiste dans l'Ouest, je ne sais pas pourquoi ces pauvres terres de l'Ouest attirent tous ces zinzins. Oui ? Ce ne sont pas les mêmes qui étaient, selon vous, à Paris, par exemple ? Ils peuvent se diffuser, malheureusement, ils peuvent venir. Moi, les manifestations, j'en ai fait plusieurs à titre individuel avec mon suppléant dans la Somme ou à titre privé en rentrant de l'Assemblée.
J'ai traversé Paris plusieurs fois cette semaine. Pour moi, ce ne sont pas du tout les mêmes profils, même s'il peut y avoir des individus. Mais notamment, il n'y a pas tous ces gens qui viennent des pays voisins, qui ne viennent que pour ça. Il n'y a pas cette volonté de s'organiser en groupe pour aller casser. Et surtout, comme sur les territoires, il y a encore des organisations, des organisations associatives, quand ce n'est pas les syndicats, qui tiennent quand même plus ou moins l'ordre. Et il faut quand même s'en féliciter parce que ça fait beaucoup de journées. Et pour le moment, le mouvement social reste largement pacifique, il faut le rappeler. Malgré les images ? Pardon ?
Oui, les images sont toujours impressionnantes. Mais vous savez, moi j'en ai vu, je me suis baladé, effectivement. Vous ne craignez pas qu'il y ait un tournant de la violence dans le mouvement ? On craint toujours un tournant de la violence. Les syndicalistes, d'ailleurs, les organisations syndicales craignent toujours un tournant de la violence parce qu'elles savent bien que ça discrédite leur cause. Or, la grande force de ce mouvement pour le moment, c'est évidemment la solidarité qu'elle a avec le peuple français qui n'aime pas les violences et qui comprend bien, en tout cas, que les organisations syndicales et ceux qui veulent défendre le fond essaient de le faire dans l'ordre.
Mais je n'ai pas bien compris si pour vous, du coup, le climat social ressemble à celui de l'époque des Gilets jaunes ou pas ?
Je pense qu'il y a une continuité parce qu'en fait, le problème de fond qu'avaient posé les Gilets jaunes, c'est que le travail paie, que le travail paie par le salaire ou que le travail paie par une retraite méritée. Donc, ce problème de fond en Macronie n'a jamais été résolu puisqu'il favorise les gens improductifs, c'est-à-dire l'économie financière, la financiarisation de l'économie, l'ubérisation. Ils favorisent toujours les mêmes phénomènes oligarchiques au détriment de la France qui travaille. Donc, vous voyez un continuum entre les deux ?
Oui, bien sûr, il y a une continuité, même si là, il est vrai, ceux qui sont mobilisés, c'est quand même beaucoup les jeunes, beaucoup les organisations syndicales, alors que les Gilets jaunes, c'était plus un mouvement spontané de la classe moyenne. Mouvement que vous souteniez au Rassemblement National ?
Est-ce que là aussi, vous soutenez des manifestations contre la vie chère ? Donc, plus généralement, au-delà de la réforme des retraites ?
Contre la vie chère, pour le travail, pour une retraite méritée, pour une retraite juste. Contrairement à ce qui a pu être compris, et je n'accuse personne, on a toujours appelé les gens à se mobiliser dans les manifestations pacifiques, avec les organisations syndicales. Moi, mon suppléant, qui est un ancien responsable syndical des Hauts-de-France, a été à toutes les manifestations, entre Amiens et Beauvais, et moi, dès que je peux les soutenir, dès que j'ai le temps d'y aller, on les soutient. C'est juste qu'on n'a pas été co-organisateur, évidemment, de ces organisations. Oui, parce que les organisations
syndicales ne veulent pas du rassemblement national. Je le regrette,
on ne va pas aller au clash avec elles.
Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, invité du 8h30. Vous restez avec nous. 8h40, c'est le fil d'info avec Sophie Echen.
Une enquête judiciaire ouverte sur les policiers de la brigade motorisée de la Bravem a pris leurs propos contre des opposants à la réforme des retraites, enquête pour violences volontaires par personnes dépositaires de l'autorité publique et menaces de crimes. Elle est confiée à l'IGPN. Le préfet de police de Paris, Laurent Nunes, indique qu'une dissolution de la Bravem n'est pas à l'ordre du jour. À Paris, la crise des poubelles risque de se dégrader puisqu'en parallèle de la grève des éboueurs, les employés d'un groupe privé de collecte des déchets ont décidé de rejoindre le mouvement.
La grève qui va donc s'étendre dès ce soir à plusieurs arrondissements de la capitale, plutôt épargnée jusqu'à présent. La Russie va déployer des armes nucléaires tactiques en Biélorussie frontalière de l'Ukraine, la Pologne et la Lituanie. Annonce de Vladimir Poutine qui indique que les Etats-Unis font ça depuis des décennies sur le territoire de leurs alliés. Et puis n'oubliez pas de régler vos montres et vos réveils. Nous avons changé d'heure cette nuit. Une heure de sommeil en moins, mais des journées plus longues à partir d'aujourd'hui.
France Info Le 8.30 France Info Néil à la trousse Lorrain Sénéchal Toujours avec Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy, est-ce que le Rassemblement National est pour ou compte ces méga-bacines, ces systèmes de retenue d'eau agricole ?
D'une manière générale, on est pour des systèmes de retenue d'eau et d'une manière générale, apprendre à mieux gérer l'eau et notamment valoriser l'eau qui tombe sur notre territoire qui aujourd'hui n'est pas valorisée. On a des vieux réflexes d'un pays béni des dieux et du climat. Ce climat est en train de changer. Dites-vous aussi que c'est la fin de l'abondance ? Oui, pour beaucoup de choses, pour énormément de ressources naturelles, en particulier l'eau.
Et c'est vrai qu'on a pris beaucoup de retard, une fois encore, pour ces véritables pompiers pyromanes que sont les verts, c'est-à-dire des gens qui dénoncent parfois de justes causes, comme le réchauffement climatique, mais qui ne veulent pas de solutions techniques pour continuer à nous nourrir. C'est une solution au réchauffement climatique, les bassines ? C'est une solution, bien sûr. C'est une solution pour avoir de l'eau, pour préserver sur la moyenne durée les nappes phréatiques et pour surtout disposer de suffisamment d'eau pour nous nourrir.
En particulier, la production de légumes, de fruits et légumes qui aujourd'hui manquent beaucoup à la France, manquent beaucoup à notre territoire. Et si on veut une politique durable de relocalisation, mais aussi de développement durable dans le sens où on consomme ce qu'on produit localement, on a besoin de cette eau.
Pour vous, pardon, la priorité, c'est rapatrier des cultures, y compris si elles sont consommatrices d'eau, au nom de la souveraineté. Ce n'est pas la réorientation du modèle agricole.
Mais l'un n'empêche pas l'autre, parce qu'on peut sélectionner les semences, sélectionner ce que l'eau cultive sur les meilleurs territoires possibles. Mais aujourd'hui, oui, récupérer notre souveraineté alimentaire passe par la maîtrise de l'eau pour produire ce dont on a besoin. Et de toute façon, sinon, on ne fait que déporter le problème. Parce qu'aujourd'hui, les fruits et légumes viennent essentiellement d'Espagne, de Portugal, du Maroc, d'autres pays du Sud qui eux-mêmes ont un problème de gestion de l'eau. Donc, de toute façon, si on veut avoir une solution pour gérer l'eau de manière régionale en Europe, la France doit prendre sa part. Et par ailleurs, les Français se voient bien.
Aujourd'hui, il y a de plus en plus de restrictions. Donc, on se rend bien compte qu'on a pris beaucoup de retard et que la seule façon, c'est de construire des réserves d'eau. Il y a la question des bassines, il y a aussi la réhabilitation, la valorisation des barrages. Par exemple, à la présidentielle, Marine Le Pen a été la seule candidate qui a parlé de la valorisation de nos potentiels hydriques sur tout le territoire. Qu'est-ce que ça veut dire la valorisation du potentiel ? Il y a un certain nombre de sites aujourd'hui, même encore en montagne, par exemple en Corrèze, où il y a du potentiel pour faire des barrages de toute taille. C'est ce que demande aussi
le député LR Aurélien Padrier,
par exemple. Il travaille notamment avec son collègue de Corrèze. Et c'est le moment
de construire des barrages,
c'est-à-dire de construire de l'électricité avec l'eau au moment où l'eau vient à manquer ? Justement, les barrages permettent d'utiliser l'eau à bon escient, mais aussi de la gérer sur le moyen terme. Les barrages sont une solution de gestion de nos fleuves et de nos rivières, notamment.
Il y a un plan eau qui sera présenté la semaine prochaine. Le ministre de la Transition écologique nous l'a expliqué hier, nous l'a confirmé hier sur France Info. Il était à votre place. Les chiffres de l'eau en France, c'est 200 milliards de mètres cubes à peu près d'eau. On en prélève 30 milliards. La plus grande consommation, près de la moitié, c'est le refroidissement des centrales électriques, des réacteurs nucléaires notamment. Est-ce que ça vous amène à reconsidérer la position pronucléaire du RN ?
Non, pas du tout. J'entends vos chiffres. Il faut aussi faire attention. C'est de l'eau qui est essentiellement rendue, notamment dans les fleuves, à une température qui est tout à fait gérable, contrairement à une fois plus que racontent souvent les élus des Verts. Il y a un risque de pollution. Il n'y a pas un risque pour le nucléaire. Non, il n'y a pas de risque de pollution pour le refroidissement. Pour le refroidissement, il n'y a pas de risque de pollution.
Mais avec des réacteurs qui ont tourné moins l'an dernier parce que l'eau avait trop chauffé qu'on ne pouvait pas la rejeter.
On a toujours envisagé cette problématique. On n'a jamais été dans le déni. Nous avons proposé à la présidentielle ce qu'on appelle la co-génération nucléaire. Qu'est-ce que c'est la co-génération ? Vous savez que sur toute la chaleur monumentale qui est produite par les réacteurs nucléaires, seulement 30% environ est utilisé pour produire de l'électricité et les deux tiers qui restent évidemment sont renvoyés dans l'environnement par le refroidissement.
La co-génération, c'est utiliser 30 points supplémentaires de cette énergie et donc en fait vous n'aurez plus besoin de refroidir autant les réacteurs parce que vous utiliserez cette chaleur par exemple pour échauffer des serres ou pour alimenter des usines ou pour faire du chauffage urbain. Donc la co-génération nucléaire que Marine Le Pen a été la seule à défendre à la présidentielle aujourd'hui c'est même reconnu par nos adversaires.
Vous savez que la fameuse commission d'enquête sur la souveraineté énergétique mes propositions nos propositions sur la co-génération vont être entendues mais une fois de plus les Verts refusent ce dispositif pour des raisons idéologiques alors que c'est une solution.
Jean-Philippe Tanguy vous faites partie de ces députés en tout cas votre groupe a voté en faveur de la loi nucléaire qui a été présentée en séance publique la semaine dernière à l'Assemblée nationale. Est-ce que ça veut dire que vous avez vocation à faire partie de cette majorité de projets que souhaite Elisabeth Borne de dire on va aller chercher texte par texte des alliés dans l'opposition ?
Non parce que nous on vote un texte si on estime qu'il est bon pour l'intérêt général c'est pas un texte qui est co-construit. C'est ce que cherche
Elisabeth Borne les majorités sur des textes d'intérêt général.
Madame Borne dit cela puis après elle dit qu'on n'est pas dans l'arc de la raison puis qu'un jour on est gentil puis un jour on est méchant on ne comprend pas très bien ce que veut faire Madame Borne avec ses oppositions et en particulier avec le Rassemblement national. Nous on n'a jamais attendu l'avis de Madame Borne sur notre groupe pour prendre des positions donc ce texte nucléaire défendu par Madame Bréjon allait dans le bon sens même si aujourd'hui Madame Bréjon qui est députée en est-ce que précise et ingénieure en nucléaire aussi.
Absolument elle est compétente et même si sur ce sujet là comme les autres je suis très inquiet en fait de la différence entre les paroles et les actes parce que ce projet on l'a voté mais pour le moment je ne vois pas de vraie relance de notre filière nucléaire je vois des petites initiatives mais je ne vois pas un plan à la hauteur de ce qu'il faut à la fois pour rétablir le potentiel nucléaire de la France puisqu'on a perdu un quart de la production nucléaire depuis 20 ans et en même temps pour lancer de nouveaux réacteurs notamment la quatrième génération qui permettra de réduire les déchets.
Est-ce que vous allez voter la loi olympique qui est votée mardi ?
Oui je pense que nous allons la voter notamment là pour le coup il y a eu une écoute du gouvernement d'un certain nombre de nos amendements.
Donc vous faites partie de ce qu'Olivier Véran le porte-parole du gouvernement appelle ces oppositions qui acceptent de partager la contrainte. C'est ces mots ce matin dans le journal du dimanche.
Contenu de la vie de M. Véran il dit le président
a envie de travailler avec tout le monde.
Oui mais il ne travaille que quand ça va dans son sens. Nous une fois plus on défend notre programme on défend l'intérêt général et ce que pense le gouvernement de notre attitude ce n'est pas très grave.
Est-ce que vous regrettez que le texte sur l'immigration soit remis au calendre grec peut-être saucissonné ?
Oui je regrette les deux qu'ils soient au calendre grec parce que même s'il n'allait pas du tout assez loin et qu'il y avait des problèmes notamment dans la création de nouvelles filières d'immigration par le travail il y avait notamment une volonté de faciliter les expulsions des personnes présentes illégalement sur le territoire. Donc il y avait moyen de chercher un accord. Un accord je ne sais pas mais en tout cas on aurait voté la facilitation des expulsions mais on n'aurait pas voté la facilitation des admissions par ce qui est en travail.
Donc le fait que ce soit saucissonné ça vous arrange finalement ? Non ça ne m'arrange pas
parce que la politique migratoire c'est global ce n'est pas des politiques isolées les unes des autres il y a une volonté globale de gérer l'immigration où il n'y en a pas aujourd'hui il n'y a pas de volonté de la part de monsieur Darmanin de gérer et de diminuer les flux migratoires je rappelle qu'en 2022 c'est un record d'admission sur les titres légaux.
Jean-Philippe Tanguy cette semaine votre parti a sanctionné l'un de ses députés d'un blâme ce député s'appelle Joris Ebrard ce qui lui est reproché c'est d'avoir inauguré une mosquée dans sa circonscription est-ce qu'un élu RN ne peut pas par principe inaugurer une mosquée ?
Alors ce qui lui est reproché c'est pas d'inaugurer une mosquée une mosquée qui aurait signé la Chaire de la Laïcité qui se serait alignée sur l'islam de France c'est une mosquée qui de toute évidence est dans un processus d'ingérence de la Turquie dans nos affaires internes il a posé notamment devant un drapeau monumental donc ce qui pose problème c'est pas que ce soit une mosquée qui serait ça aurait été une mosquée qui avait signé la Chaire de la Laïcité vous auriez dit ok ?
Ah bah ça posait pas du tout les mêmes problèmes ah bah pas du tout les mêmes problèmes entre une mosquée avec des gens qui s'organisent pour pratiquer leur culte sereinement dans le respect des valeurs et des lois de la République de manière totalement indépendante de pays étrangers et une mosquée qui de toute évidence est le bras armé d'organisations para-étatiques turques c'est pas du tout le même problème il n'y a pas de problème
à inaugurer des lieux de culte c'est pas un problème
de laïcité c'est-à-dire que ce serait une église il n'y aurait pas de problème non plus vous dites bah si c'est une église bon ça arrive l'inauguration d'église mais si c'est je vous dis dans un processus il y a quelques ouvertures d'églises évangéliques si cette église respecte les lois de la République pourquoi pas mais les mouvements évangéliques c'est pour ça que j'ai choisi posent souvent les mêmes problèmes d'ingérence que certains mouvements islamiques ou islamistes
comment vous l'avez interprété il s'est trompé ce député moi je ne l'ai pas encore entendu
parce que je ne suis pas dans les incendies qui l'ont entendu on doit l'entendre au groupe je dois dire que je reste quand même dans l'attente d'explications de fond parce que d'une part il pourrait y avoir une sanction au niveau du groupe c'est possible oui parce que pour le moment je n'ai pas entendu en tout cas publiquement d'explications satisfaisantes sur le fait une fois plus de sa présence dans un lieu d'une mouvance ingérante et de toute évidence hostile à la France liée à la Turquie Jean-Philippe Tanguy merci beaucoup député RN de la Somme invité du 8.30
Jean-Philippe Tanguy