17 octobre : “Il faut reconnaître que l’État a échoué” (Gérald Darmanin)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse directe
Combien sont en prison à l'heure actuelle parmi les auteurs des violences urbaines ?
- 0:37OuverteRéponse directe
Avez-vous été entendu pour être extrêmement ferme envers les auteurs des violences ?
- 1:46OuverteRéponse partielle
Quels sont les quantum de peine prononcés (sursis, prison ferme) ?
- 2:22RelanceRéponse partielle
Certaines condamnations ne vous satisfont pas, pourquoi ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Est-ce que le parquet antiterroriste se saisit de l'affaire de la mairie de Limoges ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Les enquêtes montrent-elles une organisation méthodique des incendies ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Fait
« L'essentiel des comparutions immédiates c'est aujourd'hui, demain et après-demain. »
- 1:46Chiffre
« À Paris, il y a eu effectivement des condamnations 2 mois de prison avec mandat de dépôt 6 avec sursis pour un cuisinier ancien pompier volontaire de 21 ans. »
- 2:22Chiffre
« À Nantes, il y a des comparutions immédiates aussi quatre hommes jugés notamment pour pillage trois condamnés à du sursis aucun en prison. »
- 2:53Chiffre
« Il y a dans un tribunal de province quelqu'un qui portait un masque à gaz simplement dans une manifestation 7 mois de prison ferme qui ont été prononcées. »
- 4:41Fait
« Cette organisation d'ultra-gauche, ces organisations d'ultra-gauche, il faut les combattre. Ce sont des ennemis de la République. »
- 5:14Fait
« Il y a eu après les mouvements d'ultra-gauche, des manifestations qui se sont passées à peu près correctement partout sur le territoire national. »
- 6:29Fait
« Les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers ont été d'un extrême courage, parfois en minorité sur le terrain, parfois molestés, parfois menacés. »
- 7:05Fait
« Quand il y a 3000 commerces pillés, ils ont raison de dire que l'État a failli. »
- 7:37Fait
« L'État doit garantir la sécurité. J'ai été ministre de l'Intérieur pendant 4 ans et demi, je sais que c'est un métier extrêmement difficile. »
- 8:11Fait
« En 3 jours nous avons rétabli l'ordre partout sur le territoire national parce qu'on avait fait le choix de faire sortir le RAID, le GIGN, de mettre des blindés. »
- 9:23Fait
« Comme ministre de l'Intérieur j'ai rétabli l'ordre public sans aucun problème sans l'état d'urgence, il faut juste beaucoup de fermeté. »
- 10:30Fait
« Aujourd'hui nous avons des qualifications pénales qui relèvent de la criminalité organisée. Le vol en bande organisée par exemple. »
- 12:47Fait
« Les couvre-feux ciblés ont fonctionné cette nuit. Il y en a à Paris, à Lille et à Bordeaux. »
- 14:56Chiffre
« Il y a eu 25 interpellations dans les attaques inacceptables contre les locaux de CNews. »
- 16:08Fait
« Cette volonté de s'en prendre à ceux qui filment ceux qui rapportent les faits. Je pense que ça traduit une attaque contre toute une forme de personne qui parle dans le poste. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Gérald Darmanin. Bonjour à vous, vous êtes garde des Sceaux, ministre de la Justice. Merci d'avoir répondu à notre invitation. On va évoquer le fiasco de ce weekend et la vague de violence sur toute la France. Vous avez demandé au procureur de la République une réponse pénale très ferme avec des placements en détention provisoire, des comparutions immédiates pour les auteurs des violences urbaines qui ont attaqué les forces de l'ordre ou qui ont commis des pillages. Est-ce que vous avez entendu été entendu, monsieur le ? Combien sont en prison à l'heure où l'on se ? Aujourd'hui, 123 personnes sont incarcérées, soit en détention provisoire, donc les procureurs de ont demandé leur incarcération à la sortie des
gardes à vue en attendant les condamnations, soit parce qu'ils ont eu des mandats de dépôt. Lundi, hier soir, il y a eu les premières comparutions immédiates. L'essentiel des comparutions immédiates c'est aujourd'hui, demain et après-demain. C'est-à-dire que oui, il y a eu beaucoup de fermeté de la part des procureurs de la République. demandé d'avoir la main lourde, Gérald ? J'ai demandé d'être extrêmement ferme, impitoyable envers ceux qui ont attaqué des policiers, des gendarmes, des sapeurs-pompiers, qui ont pillé des commerces et qui ont attaqué des bâtiments publics. Il y a également une cinquantaine d'informations judiciaires, c'est-à-dire des juges qui ont été saisis pour pouvoir faire des enquêtes criminelles. Je pense évidemment à la mairie de Limoges, mais je pense aussi
aux attaques du bâtiment CNews par exemple. Et puis il y a bien sûr encore énormément de gens qui sont en garde à vue et il y a plus de 700 personnes qui escortées par la police sont déférées dans les mandats de dépôt dans les dépôts, c'est-à-dire l'endroit où on attend d'être condamné dans les tribunaux en France avec des condamnations extrêmement fermes. Est-ce que vous avez justement à l'idée de quantum de ? Est-ce qu'il s'agit de sursis, s'il y a des condamnations à des mois de prison ferme et quel est le ? Oui oui, il y a beaucoup de condamnations avec des peines de prison ferme avec mandat de dépôt, c'est-à-dire que les gens vont directement en prison, y compris pour quelques mois, y compris pour des courtes peines de prison, mais je pense que c'est extrêmement important
que cela a été prononcé. Moi, je voulais remercier les magistrats, les greffiers, les agents qui ont travaillé tout le weekend et qui travaillent jour et nuit en ce moment pour rendre la justice, une justice extrêmement ferme et partout sur le territoire national. Je remercie les agents, les magistrats du ministère de la justice d'appliquer ce que demande le peuple puisque la justice est rendue au nom du peuple en toute indépendance mais elle est rendue au nom du peuple de la fermeté face aux pilleurs. À Paris, il y a eu effectivement des condamnations 2 mois de prison avec mandat de dépôt 6 avec sursis pour un cuisinier ancien pompier volontaire de 21 ans qui avait des des produits inflammables dans son sac mais à Nantes, il y a des comparutions immédiates aussi quatre
hommes jugés notamment pour pillage trois condamnés à du sursis aucun en prison. Il y a des décisions qui ne nous satisfont pas. J'ai demandé au procureur d'appeler de faire appel systématiquement pour les fera pas appel le procureur, il l'a dit dans le journal Le Parisen. On a 48 heures et les procureurs généraux sont là pour faire appliquer mes consignes et le ministère de la justice répond Je donne des consignes générales aux procureurs généraux que je réunis tous les jours pour qu'il y ait des appels lorsque les condamnations ne sont pas à la hauteur de ce que j'ai demandé dans ma circulaire de politique pénale mais par ailleurs, il y a aussi à Limoges 10 manifestants qui ont attaqué des policiers les 10 sont en mandat de dépôt en prison. Et certains n'ont pas
de casier judiciaire. Il y a dans un tribunal de province quelqu'un qui portait un masque à gaz simplement dans une manifestation 7 mois de prison ferme qui ont été prononcées. Il y a des peines extrêmement fortes et je souhaite qu'elles soient extrêmement fortes partout sur le territoire national. Vous avez évoqué Limoges monsieur Darmanin après l'incendie de la mairie le Pnat parquet national antiterroriste envisageait de se saisir. Est-ce que vous avez de nouvelles informations ce ? Non, c'est une information que j'ai donné hier soir au journal de 20h et il s'est mis en observateur. Le Pnat c'est le parquet antiterroriste. C'est-à-dire que en observateur, ça veut dire que les Français doivent le savoir nous pensons les services d'enquête de la police le
parquet national antiterroriste pense qu'il y a une possibilité que ce soit un acte organisé et terroriste. L'idée de mettre la terreur pour des raisons notamment idéologiques ou politiques à la mairie de Limoges. Et donc oui, c'est extrêmement important comme information, cela montre l'organisation sans doute de l'ultra-gauche qui vient qui aurait attaqué sciemment la mairie de Limoges et peut-être d'autres bâtiments en France et on va laisser le Pnat qui est indépendant dans sa saisine regarder l'évolution et puis peut-être des prochaines interpellations qui auraient lieu dans cette affaire. les premières enquêtes montrent qu'il y a fallu planifier organiser cela de façon méthodique ces incendies. En effet, il apparaît que dans plusieurs points du territoire et singulièrement à
Limoges, il y a une organisation et elle se elle serait la main d'un de groupe qui se qui sème la terreur, qui est l'ultra-gauche. Et moi, je voudrais redire à quel point dans le début des manifestations, parce que comment ça s'est passé le jour de ? Il y a eu deux des des ultra-gauches partout sur le territoire national qui ont été faire le coup de poing contre les policiers, qui ont organisé euh une situation insurrectionnelle et factieuse, comme l'a dit le président de la République, et qui a attaqué des bâtiments publics. Cette organisation d'ultra-gauche, ces organisations d'ultra-gauche, il faut les combattre. Ce sont des ennemis de la République. Bien sûr, je l'ai dit sous beaucoup lorsque j'étais ministre de l'Intérieur. Je sais que Gérald Darmanin
fait pareil. Il faut les dissoudre et puis il faut surtout poursuivre pénalement leurs représentants et pour qu'ils soient traduits devant les tribunaux et je l'espère condamnés à de la prison ferme. Alors, vous dites il y a eu les l'ultra-gauche, les black blocks, mais il y a eu aussi des pilleurs, des casseurs qui n'avaient rien à voir avec les mouvements d'ultra-gauche que l'on évoque. Exactement, il y a eu après les mouvements d'ultra-gauche, des manifestations qui se sont passées à peu près correctement partout sur le territoire national. Il faut pas que ces violences trahissent non plus les manifestants qui ont voulu dans le mouvement lycéen, dans les mouvements pour le pouvoir d'achat dire ce qu'ils pensaient au gouvernement. Et c'est tout à fait légitime en démocratie. Ces
manifestations se sont plutôt bien passées et puis après vers 16h-17h, puis toute la soirée puis toute la nuit, des pilleurs. Et dimanche encore, hier avant-hier soir. Exactement, des pilleurs ou des gens qui ont attaqué des policiers, des gens qui ont attaqué des Il y a de tout. Et alors, il y a 95 % d'hommes. Euh, il faut quand même dire à tous les Français que c'est une délinquance, une criminalité qui a été masculine. 95 % d'hommes. Euh, il y a eu des mineurs euh de 13 ans parfois, 15 ans, 16 ans, mais il y a eu aussi beaucoup de majeurs, une majorité de majeurs, 70 % d'adultes dans ces interpellations. Il y a de tout, des gens issus de l'immigration, des gens qui sont étrangers, mais il y a aussi euh des gens qui sont parfaitement intégrés, euh qui sont Français. Il y a
de tout dans les interpellations que la police a faites. une délinquance d'opportunité ou est-ce que nous sommes en face de jeunes qui effectuent véritablement ce qu'on appelle des ? Gérald Darmanin. pas trop le mot de délinquance d'opportunité. Je sais qu'il est utilisé par les services de police. Moi, je pense que ce sont des délinquants. C'est-à-dire que j'ai été élevé par une maman seule, je suis issu de l'immigration, même dans une un moment de confusion, il ne me serait jamais venu à l'idée de rentrer dans dans dans un magasin et piquer des Nike ou ou Apollo. Voilà, donc ce sont des délinquants. Et et qu'ils aient ou pas de casier judiciaire, qu'ils soient ou pas majeurs, il faut les sanctionner et la justice est là pour les sanctionner. Je voudrais aussi dire à quel point les
policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers ont été d'un extrême courage, parfois en minorité sur le terrain, parfois molestés, parfois menacés, ils ont été d'un extrême courage. Je voudrais aussi dire que nous avons eu à à faire devant cette violence débridée à beaucoup de sang-froid, beaucoup de Français qui ont donné des informations à la police, à la gendarmerie, à la justice et moi je les encourage, il y a eu beaucoup de photos, il y a eu beaucoup de vidéos, de continuer à en donner aux policiers et aux gendarmes. Et qui se sont eux aussi interposés, des simples citoyens qui se sont interposés face à la violence. Je pense aux commerçants qui ont tenté désespérément de défendre leur commerce. Ils disent aujourd'hui l'État ne nous a pas protégé et ne nous protégera pas. Qu'est-ce que
vous leur dites, Gérald ? Bah, je pense que quand il y a 3000 commerces pillés, ils ont raison de dire que l'État a failli. Évidemment que celle-là, la sécurité n'a pas été constatée, le ministre de l'Intérieur lui-même l'a l'a reconnu. Donc il faut en tirer toutes les conséquences. Constat de faillite. Oui, bien sûr. Bah, évidemment, lorsqu'une manifestation dégénère alors qu'elle se déroulait correctement et qu'on ne peut pas manifester normalement, c'est un droit constitutionnel en France, c'est un premier problème. Et le deuxième, lorsque des mouvements d'ultra-gauche puis des pilleurs viennent saccager la la vie d'un commerçant, un bâtiment public. Je pense à Lille où je vais me rendre tout à l'heure, à Marseille, mais partout sur le territoire national,
évidemment l'État a failli. Vous savez, on a je crois deux d'entendre ça, monsieur Darmanin. Mais il faut d'abord le reconnaître. Le weekend qu'on vient de passer et ce que nous avons encore à vivre encore. D'abord, c'est très difficile de maintenir l'ordre public de manière générale, c'est vrai, on l'a vu, il y a des images en Italie, il y a eu des images en Espagne, il y a des images en Allemagne, mais ce n'est pas une excuse. L'État doit garantir la sécurité. J'ai été ministre de l'Intérieur pendant 4 ans et demi, je sais que c'est un métier extrêmement difficile. vécu des des événements comme la finale de la Ligue des Champions, la Exactement, après après moi je constate, parce que j'ai entendu des discours politiques. J'ai rétabli l'ordre public par exemple lors de l'affaire Nahel où
il y avait des émeutes bien plus méchantes et puissantes que ce que c'est moins de dégâts que ce simple weekend. Mais en en en 3 jours nous avons rétabli l'ordre partout sur le territoire national parce qu'on avait fait le choix de faire sortir le RAID, le GIGN, de mettre des blindés, de pouvoir faire une grande fermeté dans les interpellations. On n'a pas besoin de l'état d'urgence, on n'a pas besoin de priver tous les Français de leurs libertés individuelles parce qu'on a quelques milliers de délinquants et d'emmerdeurs. Ça permet quand même de travailler plus facile pour les policiers l'état d'urgence. Il faut pas l'exclure par principe mais l'état d'urgence ça permet quoi de différent ? Ça permettrait de faire des perquisitions administratives, c'est-à-dire on on informe le juge après
lorsqu'on trouve des armes chez les gens. Est-ce que vous avez vu dans ces pilleurs beaucoup de gens qui avaient des ? Non, c'est pas le cas. Là ce qu'il faut du tout. Vous ne le confirmez ? Il y a eu il y a eu sans doute ici ou là pour l'ultra gauche le matin des armes et souvent ce sont des armes qui sont des couteaux, des bombes lacrymogènes ou de la bière cognac, ce n'est pas des kalachnikovs qu'ont les terroristes lorsqu'ils passent à l'action puisque l'état d'urgence quand il a été la dernière fois adopté, ça a été sous un gouvernement de monsieur Hollande pour lutter contre les terroristes islamistes. Je ne dis pas qu'il faut exclure par principe l'état d'urgence, je dis que comme ministre de l'Intérieur j'ai rétabli l'ordre public sans aucun problème sans l'état d'urgence, il faut
juste beaucoup de fermeté. Il faut beaucoup de démonstration de force et il faut que la justice très ferme ce qu'elle est aujourd'hui. Gérald Darmanin, est-ce que le président Macron a envisagé cette hypothèse de l'état d'urgence ? Il aurait envisagé cela et puis il serait revenu en arrière par peur des conséquences peut-être d'abord financières et aussi au vu des moyens policières et policiers et judiciaires. Personnellement je ne crois pas. J'ai eu le président lui avez pas suggéré l'état d'urgence ou vous lui avez suggéré ? Et vous lui avez suggéré non, je n'ai pas suggéré l'état d'urgence au président de la République. J'ai eu un échange avec lui puis j'ai assisté à une réunion avec lui. Il ne l'a jamais évoqué. Je ne suis pas dans toutes les réunions du président de la
République, je suis pas son ministre de l'Intérieur, je suis pas son premier ministre mais en comme témoin direct, non, il n'y a pas eu du président de la République l'évocation de l'état d'urgence. Vous avez aussi demandé d'utiliser la procédure pour criminalité organisée. Cela permet quoi Gérald Darmanin ? Aujourd'hui nous avons des qualifications pénales qui relèvent de la criminalité organisée. Le vol en bande organisée par exemple, je vous image le démontre. Ça permet plusieurs choses d'abord de passer les les gardes à vue de 48 à 72 heures, laissant ainsi le temps à la police à la gendarmerie qui a beaucoup de travail de faire les enquêtes. Ça permet de regarder dans les téléphones portables des personnes que nous avons interpellé pour voir s'ils étaient par
exemple, puisqu'ils se filment souvent euh maintenant euh dans un mouvement de foule et de violence. Ça permet aussi de faire des géolocalisations. Demandez à vos opérateurs téléphoniques si madame X ou monsieur Y souvent monsieur Y était bien euh devant la mairie de Limoges par exemple au moment où ça a pris feu, parce qu'il dit évidemment qu'il n'y était pas. Et ça permet d'utiliser des techniques spéciales d'enquête, notamment des écoutes téléphoniques. Donc euh bien sûr les procureurs de la République font euh ce qu'ils veulent, ils appliquent euh aux personnes qu'ils ont devant eux euh les articles du code pénal, mais je les ai autorisés, je les ai engagés à utiliser euh ces articles, ils le font d'ailleurs en ce moment même, ce qui permet une partie des
preuves qui permettent la condamnation par les magistrats du siège. Euh revenons sur les pilleurs et les pillages. Euh certains se sont montrés à visage découvert sur les réseaux sociaux euh en exhibant leur butin. Vous avez avec Vincent Jeanbrun, ministre du logement, euh annoncé une circulaire pour retirer des APL ou des prestations sociales le fruit de la revente euh de de ces de ces produits, c'est bien ? En effet, c'est une instruction extrêmement importante puisque la loi nous le permet, c'est la première fois que nous allons l'utiliser. Nous allons pouvoir retirer euh des prestations sociales de ceux qui euh sont des receleurs euh de euh ces produits qui ont été volés euh à du bon bien sûr aux commerçants. Et ça se passe très bien, le procureur de la République, la CAF
euh vont pouvoir échanger des informations et nous allons pouvoir retirer ces prestations sociales. Il y a pas besoin de passer par une nouvelle loi, c'est par le seul moyen juridique que vous arrivez à à faire ? Exactement. Et c'est comme ça commence à être mis en ? Ça a commencé depuis hier. OK. Euh concernant le maintien de l'ordre, euh votre homologue euh Noureddine Yacef a présenté sa démission, elle a été refusée par le président de la République. Il a admis que la situation avait échappé au contrôle de l'État. Vous aussi vous avez dit, on l'a entendu, vous avez nous avons failli Comment les Français peuvent-ils encore vous faire ? Aujourd'hui, vous savez, c'est très difficile d'être ministre de l'Intérieur et moi, je tire pas euh sur quelqu'un qui euh a commis peut-être euh des
difficultés, comme l'a dit Laurent Nuñez. Euh c'est un grand professionnel, Laurent Nuñez. Il a organisé la visite Il a organisé la visite du pape. Euh vous avez dit vous-même que c'était formidable, pendant 3 jours ici, sans aucun problème. Les foules étaient pacifiques. Il a été mon préfet Oui, mais il y avait des Il y avait des risques Il y avait des risques terroristes, bien sûr, mais ce n'est pas ce n'est pas la question. Il faut organiser des centaines Non, il faut organiser des millions de personnes. C'est facile de dire ça à partir de votre chaise et à votre micro. Je peux vous dire que c'est pour avoir été ministre de l'Intérieur extrêmement difficile d'accueillir d'accueillir des millions des millions de personnes des millions de personnes. Bien sûr, exactement. Il l'a fait et il
l'a fait très bien. Et vous l'avez dit vous-même que la police et le ministre de l'Intérieur avait très bien fait son travail. Quand j'étais ministre de l'Intérieur, il a organisé euh les Jeux olympiques à Paris. Vous avez pas arrêté de dire sur tous les plateaux de télé que ce serait dramatique. Ça a été euh très bien organisé et le préfet de police qui était Laurent Nuñez est un grand professionnel. Vous savez le nombre de personnels de forces de l'ordre qui ont été déployés et pour les Jeux olympiques et pour la visite du Lorsque j'étais mon préfet de police, fin déployés le week-end ? Nous avons mis fin lorsque j'étais ministre de l'Intérieur, nous avons mis fin à euh aux mauvaises émeutes urbaines. Il était mon préfet de police à Paris dans l'affaire Nahel. Laurent
Nuñez, c'est un grand professionnel. Oui, il y a eu une faute samedi, il l'a reconnu lui-même. Qui ne fait pas de ? Euh il a reconnu, il a proposé sa démission au président de la République. Il est alors qu'il est euh il n'a euh évidemment aucune ambition politique, Laurent Nuñez. C'est un haut fonctionnaire qui sert la République. Il a Il a dit au président de la République "Si vous voulez me retirer mon commandement, vous me retirez." Est-ce que quand il y a des émeutes, est-ce que lorsqu'il y a des pillages, est-ce que lorsque la police va être commandée, on doit changer de ministre de ? La réponse est non. Et moi, j'ai confiance en Laurent Nuñez, même si nous avons On en a vu d'autres qui ont sauté pour pour moins que ça. Mais moi, je je vous dis et je pense que
c'est Je sais que c'est Je vous préférez que je fasse de la politique politicienne et que je dise "Laurent Nuñez devrait partir." C'est pas le cas. Il a euh très bien travaillé, il a eu raison de présenter sa démission au président de la République. Et le président de la République a pris sa décision de le maintenir en poste. C'est un ministre de l'Intérieur qui est respecté et respectable. Et ce matin, Sébastien Lecornu souligne que les couvre-feux ciblés ont fonctionné cette nuit. Il y en a à Paris, à Lille et à Bordeaux. Ça va se reproduire et euh on va vers des manifestations comme ça et des couvre-feux en permanence dans les mois qui viennent Gérald ? Dans les mois je ne sais pas mais dans les prochains jours sûrement. Voilà, je trouve que les mesures de
couvre-feu qui ont été respectées par la population française et surtout que les policiers et gendarmes ont fait respecter c'est une très bonne chose. Je regrette qu'il y ait des communes qui ne l'ont pas mis en place et qui ne se sont pas de mettre en place à Rennes par exemple. Oui. Mais bien sûr si quand on voit qu'à Rennes il y a pas de couvre-feu et que ça a été refusé par la mairie et qu'il y a eu encore des exactions hier soir, voilà je je m'inquiète. Et il y a des maires de gauche par exemple je pense à la mairie de Lille qui ont été très courageux accompagnés par le préfet du Nord et qui ont pu faire respecter ces couvre-feux. Gérald Darmanin les locaux de notre rédaction CNews ainsi que les rédactions qui se trouvent dans ce bâtiment Europa 1 et le JDD ont été attaqués samedi par
des activistes violents. Combien d'interpellations ont eu lieu et qu'est-ce qui va se ? Il y a eu 25 interpellations dans les attaques inacceptables contre les locaux de CNews et la liberté de la presse elle doit être garantie pour tout le monde et aucun journaliste aucun agent qui travaille aucune personne travaille dans une maison de rédaction quelle que soit son orientation quel que soit le prix parti pris de son son éditorial ne doit être menacé. Donc les interpellations ont eu lieu, je remercie les services de police. Et le procureur de la République à Paris a été extrêmement ferme. Les 25 personnes les 25 interpellés sont déférés en ce moment même devant un juge puisqu'une information judiciaire est ouverte et je l'espère que beaucoup d'entre eux connaîtront des mises en
examen, des détentions provisoires et demain quand l'information judiciaire sera finie par le juge d'instruction des condamnations extrêmement fermes. Est-ce qu'on a une idée du profil de ces individus qui sont venus attaquer nos ? Ce n'est pas à moi de le dire mais violents. que la justice communiquera dans cette enquête dans cette enquête très particulière. CNews comme toutes les rédactions doivent être intégralement protégées. Exactement et de nombreux journalistes sur le terrain quelle que soit leur chaîne sont attaqués. Ça traduit quoi selon ? Cette volonté de s'en prendre à ceux qui filment ceux qui rapportent les faits. Je pense que ça traduit une attaque contre toute une forme de personne qui parle dans le poste. C'est évidemment le vrai des journalistes. C'est vrai des
élites économiques qui sont aussi menacées. Quand je vois que sur une radio Radio Nova on attaque personnellement Bernard Arnault ou Vincent Bolloré quel que soit ce qu'on pense de ces deux personnes on les attaque même on appelle euh au meurtre. Euh évidemment, c'est extrêmement préoccupant. Euh et puis euh ça veut dire évidemment qu'on attaque aussi des politiques, qu'on attaque des hauts fonctionnaires, des personnes qui viennent témoigner parfois. Et moi je suis euh frappé euh de cette violence qui touche toute la société française et en touchant les journalistes, en touchant les acteurs économiques, en touchant les représentants politiques, les élus, euh on touche à la démocratie et sa liberté d'expression. Donc euh longue vie euh à CNews, à tous ceux qui
euh veulent par le débat d'idées euh créer le le débat et parfois il est excessif et c'est normal, c'est la démocratie de chaque côté, personne ne doit par la violence faire taire une voix. Merci beaucoup Gérald Darmanin de votre fermeté ce
Gérald Darmanin