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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 18 juin 2023 44 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Nicolas Dupont Aignan dans Le Grand Rendez-Vous CNews - Europe1 - Les Échos

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 34 %Attaque 50 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    A-t-elle réussi son pari, son défi selon vous ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Comment vous réagissez à de telles images, à cette réalité ?

  • 2:19RelanceRéponse directe

    Mais comment expliquez-vous cette tolérance à répétition ?

  • 2:34OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous voyez ce même public, ces mêmes militants d'extrême-gauche présents hier malgré l'interdiction de manifester ?

  • 4:04RelanceRéponse directe

    Quelle différence vous faites entre manifestation et ces images ?

  • 4:32RelanceRéponse directe

    Pardonnez-moi, mais c'est trop facile, parce qu'il y a eu interdiction, elle n'a pas été respectée.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:36InvitéFait
    « C'est abominable parce que ça c'est la fin de la démocratie. »
  • 1:43InvitéFait
    « Comment l'État républicain n'agit pas ? »
  • 2:13InvitéFait
    « Donc j'affirme tout mon soutien à Éric Zemmour. »
  • 2:15InvitéPromesse
    « Et je souhaite surtout qu'il y ait une enquête et des sanctions. »
  • 2:26InvitéFait
    « Et puis l'État, l'État n'est plus l'État. »
  • 4:50InvitéPromesse
    « Vous pouvez dissoudre le soulèvement de la terre si cela se justifie. »
  • 5:00InvitéPromesse
    « Si le soulèvement de la terre organise les violences, il faut le dissoudre, tout de suite. »
  • 6:05InvitéFait
    « Il ne l'a pas fait sur les retraites, la huitième, où il a laissé s'infiltrer des éléments violents. »
  • 6:17InvitéFait
    « Ces images sont abominables pour moi. »
  • 6:19InvitéPromesse
    « Il faut restaurer l'État. »
  • 8:23InvitéFait
    « Et je demande que l'argent public que l'on met dans le Lyon-Turin, on pourrait avoir un débat serein sur le Lyon-Turin. »
  • 10:15InvitéFait
    « C'est que les gens ne se sentent plus représentés. »
  • 10:27InvitéFait
    « Qui n'a pas été votée. »
  • 10:35InvitéFait
    « Vous avez une présidente de l'Assemblée qui est sortie de son rôle de présidente de l'Assemblée en invoquant un article 40 qui est une chose gravissime que vous n'avez pas toujours notée. »
  • 10:43InvitéFait
    « Pour la première fois, le droit d'initiative parlementaire a été supprimé dans le pays. »
  • 11:34InvitéFait
    « Sur ordre du président de la République et du gouvernement, la présidente de l'Assemblée nationale a bafoué le droit des parlementaires. »
  • 11:57InvitéPromesse
    « Et moi, je veux la paix civile. »
  • 12:05InvitéFait
    « Et on est dans une pente de sortie de démocratie en France. »
  • 13:50InvitéFait
    « C'est de bâtir une coalition. »
  • 20:56InvitéChiffre
    « Nous avons le record de déficit extérieur, 164 milliards. »
  • 23:33InvitéFait
    « Je dis simplement que jamais l'immigration n'a été aussi forte en France. »
  • 24:00InvitéFait
    « J'ai refusé de voter le traité d'Amsterdam qui communautarisait la politique d'asile. »
  • 24:35InvitéChiffre
    « Il a fallu 25 ans pour qu'une majorité de Français, je crois que c'est 65%, reconnaissent que ce système ne marche pas. »
  • 24:50InvitéFait
    « Il faut arrêter avec Schengen, il faut rétablir des frontières nationales. »
  • 27:15InvitéFait
    « Si on veut rétablir la sécurité et maîtriser l'immigration, il faut rétablir les postes frontières. »
  • 28:18InvitéFait
    « Et moi, je dis aux Français, si vous voulez retrouver votre souveraineté, votre liberté, votre sécurité, vous devez rétablir des frontières nationales. »
  • 28:56InvitéFait
    « Dans un État normal, on contrôle nos frontières et un demandeur d'asile qui a eu sa demande d'asile en Suède ne devrait pas circuler en France. »
  • 30:46InvitéFait
    « Le problème de cette Europe, c'est qu'elle a créé un ventre mou et mis en place, par idéologie, par faiblesse, un système qui nous met maintenant en danger de mort. »
  • 32:24InvitéFait
    « Je pense qu'il faut protéger les Français et rétablir nos frontières nationales d'autorité. »
  • 34:27InvitéFait
    « Madame Van der Leyen est devenue, fait un coup d'État, que tolère, qu'accepte, que subit Emmanuel Macron. »
  • 35:07InvitéFait
    « La France a perdu toute indépendance, toute liberté d'action. »
  • 36:00InvitéFait
    « Indépendance dans tous les domaines. Il faut que la France retrouve sa liberté si elle veut résoudre ses problèmes. »
  • 37:05InvitéFait
    « Il faut protéger l'environnement, mais il ne faut pas suicider le continent. »
  • 39:11InvitéFait
    « La France n'a plus la liberté d'agir. »
  • 40:30InvitéFait
    « L'UMP et les socialistes, ensemble, au Congrès, ont bafoué le peuple français. »
  • 42:27InvitéChiffre
    « Jamais autant de pauvres dans notre société. »
  • 42:38InvitéFait
    « Dissolution. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur20 %
  • ?9 %
  • Locuteur 13 %

≈ 54,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Bonjour

0:02
Présentateur

à tous et bienvenue à vous au Grand Rendez-Vous. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.

0:05
Invité

Bonjour Sonia

0:06
Locuteur

Mabouk. C'est

0:06
Présentateur

votre Grand Rendez-Vous ce dimanche. Vous êtes président de Debout la France, vous êtes député de l'Essonne. De nombreux sujets au programme de cette émission avec la Une du journal du dimanche consacré à la photographie du vote RN, un vote massif d'adhésion désormais. Marine Le Pen avec laquelle vous avez été un allié, un temps. A-t-elle réussi son pari, son défi selon vous ? Et puis en ce jour du 18 juin, nous évoquerons l'héritage du gaullisme avec la cérémonie d'Emmanuel Macron au Mont-Valérien. Et puis plus singulièrement, Nicolas Dupont-Aignan, on vous demandera à quoi sert votre mouvement. Êtes-vous un homme seul et condamné à l'être pour vous interroger sur tous ces sujets ?

Mes camarades, Cécile Cornilier des Echos, bonjour à vous Cécile. Bonjour Sonia. Et Mathieu Bocoté nous accompagne bien sûr. Bonjour Mathieu.

0:48
Locuteur

Bonjour.

0:49
Présentateur

Tout d'abord, Nicolas Dupont-Aignan, ces images de violence à Brest lors d'une séance de dédicace d'Éric Zemmour. Plusieurs personnes ont été prises à partie alors qu'elles venaient pour une dédicace tout simplement. Comment vous réagissez à de telles images, à cette réalité ?

1:03
Locuteur

C

1:04
Invité

'est abominable. C'est abominable parce que ça c'est la fin de la démocratie. Déjà notre démocratie est très mal en point. Et puis

1:14
Locuteur

je

1:15
Invité

pose la question de la responsabilité. Comment l'État républicain n'agit pas ? Il savait qu'il y avait cette dédicace. Où sont les forces de police ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

1:25
Locuteur

Voilà.

1:26
Invité

Donc un, c'est une dérive abominable. Et deux, pourquoi on laisse faire ?

1:32
Présentateur

C'est-à-dire ?

1:32
Locuteur

Il y aurait une mensuitude à l'égard de certains ?

1:35
Invité

Bien évidemment. Toujours.

1:37
Locuteur

C'est-à-dire ?

1:38
Présentateur

Par rapport à qui ?

1:39
Invité

Toujours tous ceux qui sont du côté droit et attaqués par des soi-disant antifas. D'ailleurs le terme antifas est très intéressant.

1:48
Locuteur

Les

1:49
Invité

mots

1:49
Locuteur

sont

1:50
Invité

détournés.

1:51
Locuteur

Comment

1:51
Présentateur

vous

1:52
Locuteur

les

1:52
Présentateur

appelez alors

1:53
Locuteur

?

1:53
Invité

L'extrême-gauche violente, ce que vous voulez, mais ils n'ont rien d'antifasciste, ce sont eux les fascistes.

2:00
Locuteur

C

2:00
Invité

'est un retournement incroyable. Donc les mots n'ont plus de sens. L'État est défaillant. On se fait justice soi-même. On ne peut plus s'exprimer.

2:10
Locuteur

C

2:10
Invité

'est quoi ?

2:11
Locuteur

On

2:11
Invité

est où

2:11
Locuteur

?

2:12
Invité

On vit où ? Voilà. Donc j'affirme tout mon soutien à Éric Zemmour. Et je souhaite surtout qu'il y ait une enquête et des sanctions.

2:19
Locuteur 1

Mais comment expliquez-vous cette tolérance à répétition ? Parce

2:22
Locuteur

qu'elle

2:22
Locuteur 1

est

2:25
Invité

permanente dans notre société. Et puis l'État, l'État n'est plus l'État. Il n'est pas impartial.

2:30
Locuteur

On

2:31
Invité

le voit tous les jours. Donc voilà, vous le savez très bien.

2:34
Présentateur

Est-ce que vous voyez ce même public, ces mêmes militants d'extrême-gauche présents hier malgré l'interdiction de manifester lors de leur interdiction par rapport au chantier Lyon-Turin ?

2:46
Locuteur

Ils

2:46
Présentateur

se sont rassemblés.

2:46
Locuteur

Il

2:46
Présentateur

y a eu de nombreux moments de tension avec les forces de l'ordre.

2:49
Locuteur

Je

2:49
Présentateur

crois qu'il y a une douzaine, une dizaine de gendarmes blessés. Est-ce que ce sont ces mêmes pour vous militants d'extrême-gauche ? Et de quoi est-ce le symptôme,

2:56
Invité

Nicolas ? Attention, pour moi, ce n

2:58
Locuteur

'est

2:58
Invité

pas la même chose. Là, c'est véritablement

3:01
Locuteur

des

3:02
Invité

fascistes qui empêchent la démocratie. Sur l'affaire Lyon-Turin, il y a des violences et des débordements inacceptables.

3:10
Locuteur

Mais

3:10
Invité

je m'interroge aussi pourquoi interdire des manifestations

3:13
Locuteur

sur

3:14
Invité

des sujets qui méritent débat. Est-ce qu'on ne peut plus manifester dans le calme dans notre pays ? Ça

3:21
Locuteur 3

ne fait qu'exciter, vous pensez ?

3:23
Invité

Oui, bien sûr. Oui, parce que dans une démocratie,

3:26
Locuteur

il

3:26
Invité

y a un droit de manifester.

3:27
Locuteur

C

3:27
Invité

'est ancien. Et sur des sujets où il y a des protestations, où il y a des débats, si on met le couvercle sur la marmite, en permanence, obligatoirement, on suscite. Ce n

3:38
Locuteur

'est

3:38
Invité

pas du tout le même cas que là. Ça ne veut pas dire que je

3:40
Locuteur

justifie. Les

3:40
Invité

activistes qui peuvent être violents, on

3:42
Locuteur

la dit aussi.

3:42
Invité

Je ne justifie pas, bien évidemment. Mais on devrait pouvoir manifester dans notre pays calmement. Et l'État, la police, la gendarmerie, devraient avoir la capacité d'isoler les éléments violents. Parce que sinon, cela veut dire quoi ?

3:57
Locuteur

Cela

3:57
Invité

veut dire qu

3:58
Locuteur

'il

3:58
Invité

n'y a plus aucun droit de manifestation, puisque l'État n'est pas capable d'empêcher les

4:02
Locuteur

éléments violents. C'est

4:03
Présentateur

une

4:03
Locuteur

manifestation

4:03
Présentateur

pour vous ? Quelle différence vous faites entre manifestation et ces images ? Ces

4:07
Invité

images, elles sont inacceptables. Ce sont des violences. Ce que je veux dire,

4:12
Locuteur

c

4:13
Invité

'est qu

4:13
Locuteur

'on

4:13
Invité

ne

4:13
Locuteur

va

4:13
Invité

pas interdire toutes les manifestations. Et plus on interdira toutes

4:16
Locuteur

les manifestations,

4:18
Invité

il faut faire respecter l'interdiction. D'ailleurs, c'est le paradoxe de cet État qui est nu, qui gesticule, parce qu

4:26
Locuteur

'il

4:26
Invité

ne

4:26
Locuteur

va

4:26
Invité

rien se passer. Et tout cela crée un malaise. Et je pense que le problème est plus profond.

4:32
Présentateur

Pardonnez-moi, mais

4:33
Locuteur

Nicolas Dupont-Hélan,

4:34
Présentateur

c'est trop facile, parce qu'il y a eu interdiction, elle n'a pas été respectée.

4:37
Locuteur

Il faudrait

4:37
Invité

arrêter ces personnes et les

4:39
Locuteur

condamner.

4:39
Présentateur

Il y a quelques arrestations,

4:41
Locuteur

on les conviendra

4:41
Présentateur

pour les condamnations. Certaines viennent de l'étranger.

4:44
Invité

C

4:44
Locuteur

'est pour ça qu'il y a une

4:45
Invité

défaillance du gouvernement profonde. Et

4:47
Locuteur 3

dissoudre

4:48
Locuteur

les

4:49
Locuteur 3

soulèvements de la terre.

4:50
Locuteur

Vous pouvez

4:50
Invité

dissoudre le soulèvement de la terre si cela se justifie.

4:54
Locuteur

Est-ce que cela se

4:55
Invité

justifie selon vous ? Je n

4:56
Locuteur

'ai

4:56
Invité

pas les rapports de police. Si le soulèvement de la terre organise les violences, il faut le dissoudre, tout de suite.

5:01
Locuteur 3

On

5:02
Locuteur

l'a vu, le

5:02
Locuteur 3

gouvernement, quand ils ont arraché les plans de Barcher.

5:05
Invité

Tout à fait, il faut le dissoudre. Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il faut que l'État soit l'État. Quand il y

5:12
Locuteur

a

5:12
Invité

des violences, arrestations, condamnations. Mais il ne faut pas qu'on en arrive, parce que l'État ne fait pas son boulot,

5:20
Locuteur

à

5:20
Invité

l'égard des violents, des dangereux,

5:24
Locuteur

à

5:24
Invité

avoir une démocratie sous cloche, parce qu'on rentrera dans un phénomène de réaction violente permanente. Et c'est comme ça que commencent des insurrections.

5:32
Locuteur

Il y a

5:32
Présentateur

une forme de paradoxe. Vous appelez au

5:34
Locuteur

retour de l'État et

5:35
Présentateur

à l

5:37
Locuteur

'autorité.

5:38
Présentateur

Et en même temps, vous dites qu'on devrait pouvoir autoriser ce genre de manifestation.

5:42
Locuteur

Mais

5:42
Invité

pas ce genre de manifestation, Sonia Mabrouk. Pas vous, pas moi. Pas ce genre de manifestation. Je dis que sur un sujet, un vrai débat, on devrait pouvoir manifester dans le calme. Et que le rôle de l'État, c'est de garantir les manifestations dans le calme.

5:58
Locuteur

Ce qu'il n'a pas fait. Ce

6:00
Invité

qu

6:00
Locuteur

'il

6:00
Invité

n'a pas fait.

6:01
Locuteur 3

On ne sait que sur Sainte-Soligne et là-dessus.

6:03
Locuteur

Il ne l'a pas fait sur les

6:04
Invité

retraites. Il ne l'a pas fait sur les retraites, la huitième, où il a laissé s'infiltrer des éléments violents. Ce qui a abouti à un laisser faire. Donc, je le dis, ces images sont abominables pour moi. Il faut restaurer l'État. Parce que dans une démocratie, pour qu'une démocratie fonctionne, c'est le rôle de l'État et de la justice de dissocier les éléments violents

6:27
Locuteur

de

6:28
Invité

ceux

6:28
Locuteur

qui manifestent normalement.

6:30
Locuteur 1

Ça paraît simple. Pas tant que ça. Si je vous comprends

6:33
Locuteur

bien. Sinon, il

6:33
Locuteur 1

n'y

6:33
Locuteur

a

6:33
Locuteur 1

plus rien. Vous dites que

6:35
Locuteur

l

6:35
Locuteur 1

'interdiction de manifestation pousse à la violence certaine.

6:39
Invité

Je

6:39
Locuteur 1

pense

6:39
Invité

que la défaillance de l'État vis-à-vis d'éléments violents connus

6:44
Locuteur

qui

6:45
Invité

s'infiltrent, pousse ensuite à des interdictions de manifestation qui peuvent être excessives et qui suscitent des violences. Et qu

6:52
Locuteur

'il faut désamorcer. L'État est

6:53
Locuteur 1

responsable des violences d'hier

6:54
Locuteur

?

6:54
Invité

L'État est responsable d'avoir laissé et de ne pas arrêter des casseurs qui laissent rentrer sur le territoire français. On l'a vu pendant

7:00
Locuteur

les retraites. Mais vous dites deux choses

7:01
Locuteur 1

différentes. D'un côté,

7:02
Locuteur

vous

7:02
Locuteur 1

dites que l'État, interdisant telle manifestation, suscite potentiellement des violences. Et de l'autre côté, vous dites que l'État doit casser les violences.

7:08
Invité

Je dis que l'État est là pour dissocier les éléments violents des gens qui manifestent paisiblement. Et que s'il ne fait pas son boulot, c'est l'anarchie. Et c'est ça. Voilà, c'est simple.

7:19
Présentateur

Mais plus largement, d'ailleurs, sur le fond du dossier, de ce chantier Lyon-Turin, on voit que tous les partis politiques aujourd'hui ont des positions affirmées sur l'écologie, la biodiversité, s'engagent pour certains contre ce genre de projet. Et vous, on vous entend peu sur ce sujet, Nicolas.

7:32
Invité

Aussi...

7:33
Présentateur

Est-ce que, par exemple, sur

7:34
Locuteur

le fond de la légitimité... Lyon-Turin, j'ai mon opinion.

7:36
Présentateur

Allez-y, laquelle... Ah

7:36
Invité

ben, mon opinion, c'est qu'il faut remettre à place ce dossier qui va coûter une fortune, que le tunnel actuel n'est pas utilisé à plein, et qu'on est dans une situation où, si on était un pays adulte, on débattrait sereinement des dizaines de milliards qui sont en jeu. Est-ce qu'il faut mettre ces milliards-là, alors qu

7:57
Locuteur

'il

7:57
Invité

n

7:58
Locuteur

'y a

7:58
Invité

pas le trafic et qu'il n

7:59
Locuteur

'y

7:59
Invité

aura pas avant longtemps ? Il

7:59
Locuteur

y a des camions. Non,

8:00
Invité

il y a des camions dans un tunnel actuel qui n

8:02
Locuteur

'est

8:02
Invité

pas utilisé à plein, et la voie ferrée n'est pas utilisée à plein. Que dans 20 ans, il y

8:07
Locuteur

ait

8:07
Invité

besoin du Lyon-Turin, pourquoi pas ? C'est une

8:09
Locuteur

ligne

8:09
Invité

très défectueuse, très longue. Non, on aurait pu l'entretenir. Donc, je crois qu'il

8:14
Locuteur

y

8:14
Invité

a un vrai débat à avoir, et qu'encore une fois, on est dans un pays qui ne débat plus, qui n'est plus vraiment démocratique, qui suscite des violences terribles, et je demande que l'argent public que l'on met dans le Lyon-Turin, on pourrait avoir un débat serein sur le Lyon-Turin. Est-ce que les 10 milliards, les 15 milliards, je finis juste, les 10 milliards, les 15 milliards qu'il

8:34
Locuteur

y

8:34
Invité

a là-dedans ne seraient pas mieux utilisés dans des investissements de proximité indispensables ?

8:40
Locuteur

Vous

8:41
Invité

savez,

8:41
Locuteur

je

8:42
Invité

crois qu

8:42
Locuteur

'il

8:44
Invité

y

8:44
Locuteur

a

8:44
Invité

une panne démocratique dans notre pays, que les Français le ressentent,

8:47
Locuteur

et

8:48
Invité

que cette panne démocratique exige pourquoi pas un référendum sur le

8:51
Locuteur

Lyon-Turin.

8:51
Présentateur

Alors, Notre-Dame-des-Landes a fini en ZAD, donc le chantier de Lyon-Turin pourrait terminer

8:55
Locuteur

en ZAD. Non, mais ça n'a rien à voir.

8:57
Présentateur

Ça n'a rien à voir ? Quand

8:58
Locuteur

il n'y a plus de démocratie dans

9:00
Invité

un pays,

9:02
Locuteur

quand

9:02
Invité

il n

9:02
Locuteur

'y a

9:02
Invité

plus de démocratie dans un pays, quand on ne débat plus de rien... C

9:04
Locuteur

'est une

9:04
Invité

décision

9:05
Locuteur 3

prise démocratiquement,

9:06
Locuteur

il

9:06
Locuteur 3

y

9:06
Locuteur

a des années, et c

9:07
Locuteur 3

'est des années après

9:08
Invité

que... C'est un chantier colossal,

9:12
Locuteur

qui

9:12
Invité

coûte une fortune, et qui, je crois, mérite un débat. Ça ne veut pas dire que je suis avec les ZADIS, et vous me connaissez, je pense être le parti de l'ordre. Mais quand on dépense des dizaines de milliards d'euros, on a quand même le droit de poser des questions, et il y a beaucoup de gens qui ne sont pas du tout ZADIS, qui se posent des questions sur cet investissement. Même l'État s'en pose.

9:32
Locuteur

Donc

9:32
Présentateur

il faudrait faire

9:33
Locuteur

un

9:33
Présentateur

référendum sur ce sujet ?

9:34
Invité

Peut-être pas sur le Lyon-Turin. Je vous dis que nous sommes dans une démocratie bloquée.

9:40
Locuteur

Que

9:41
Invité

si on ne regarde pas avec un peu de recul, qu'on ne réfléchit pas un peu aux moyens de débloquer notre démocratie,

9:48
Locuteur

ce

9:49
Invité

que j'essaye de faire, le RIC, référendum d'initiative citoyenne, une autre vision de l'Europe, on en reparlera, parce que la démocratie est bloquée, parce que le pouvoir n'est plus là. Eh bien, si on ne fait pas ça, vous aurez dans notre pays une explosion.

10:03
Locuteur

Une

10:04
Invité

explosion ? Oui, parce que pour trancher les problèmes, il n

10:06
Locuteur

'y

10:06
Invité

a que le vote. Voilà. Et est-ce que dans notre pays, on peut prendre un peu de recul

10:12
Locuteur

?

10:13
Présentateur

Quelle est l'explosion ? L

10:15
Invité

'explosion, vous la voyez tous les jours. C'est que les gens ne se sentent plus représentés.

10:19
Locuteur

On

10:19
Invité

a eu une réforme fondamentale des retraites qui touche des millions de Français qui n'a pas été adoptée par

10:25
Locuteur

le Parlement. Vous dites qu'ils

10:26
Invité

sont

10:26
Locuteur

bien représentés ? Qui n'a pas été adoptée.

10:27
Invité

Qui

10:28
Locuteur

n'a pas été votée. Vous êtes députée ?

10:30
Invité

Oui, elle n'a pas été votée. Vous avez une présidente de l'Assemblée qui est sortie de son rôle de présidente de l'Assemblée en invoquant un article 40

10:39
Locuteur

qui

10:40
Invité

est une chose gravissime que vous n'avez pas toujours notée.

10:43
Locuteur

C

10:43
Invité

'est que pour la première fois, le droit d'initiative parlementaire a été supprimé dans le pays. C'est-à-dire que la base de la démocratie, la naissance des parlements en Grande-Bretagne, puis en France, c'était le droit des parlementaires, même d'opposition, de proposer... Attendez, je finis. de proposer un vote

11:00
Locuteur

et

11:01
Invité

un débat.

11:02
Locuteur

Vous y voyez des ingrédients de l'explosion. Le Parlement, l'Assemblée

11:04
Invité

nationale, l'Assemblée nationale allait voter. Il y avait une majorité pour revenir à 62 ans. Alors... C

11:11
Locuteur

'est

11:11
Présentateur

pas refaire

11:11
Locuteur

le film.

11:12
Invité

Non,

11:12
Locuteur

non,

11:12
Invité

c'est pas refaire le film. C'est qu'il y a eu une proposition de loi, l'IOT, qui avait la majorité possible. L'explosion. Si je peux finir ma phrase, parce qu'il faut que les Français sachent ce qui s'est passé.

11:22
Locuteur

Il

11:23
Invité

y avait une majorité possible pour revenir à 62 ans parce qu'il n'y avait pas une majorité possible pour aller à 64 ans. Et, au lieu d'aller au vote, un artifice de procédure a fait que, sur ordre du président de la République et du gouvernement, la présidente de l'Assemblée nationale a

11:38
Locuteur

bafoué le droit des parlementaires. C'est gravissime. Si c

11:41
Invité

'était arrivé en Pologne, en

11:45
Locuteur 1

Hongrie,

11:45
Locuteur

en Russie,

11:47
Locuteur 1

il y

11:47
Locuteur

aurait

11:47
Locuteur 1

eu un scandale.

11:47
Locuteur

Mais quelle

11:47
Locuteur 1

est la forme de l'explosion dont vous parlez ? Vous dites qu'il y

11:49
Locuteur

aura

11:49
Locuteur 1

une explosion. De quoi parlez-vous ? Je parle que quand

11:52
Locuteur

le

11:53
Invité

vote n'existe plus,

11:55
Locuteur

on

11:55
Invité

l'a vu sur les retraites, eh bien, c'est la rue qui s'exprime. Et moi, je veux la paix civile. Je veux que les problèmes soient tranchés par le vote. C'est ça, la démocratie. Et on est dans une pente de sortie de démocratie en France.

12:08
Présentateur

On va continuer à en parler. Semble-t-il un parti, en tous les cas, qui n'est plus un parti de protestation, mais d'adhésion récolte ces voix-là ? Nicolas Dupont-Aignan, vous avez été un temps allié à Marine Le Pen. Le journal du dimanche consacre sa une à la radioscopie, la radiographie de ce vote. On va en parler d'autres sujets.

12:25
Locuteur

A

12:25
Présentateur

tout de suite.

12:30
Locuteur

Et

12:30
Présentateur

surtout, notre invité ce dimanche, le président de Debout la France, député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan. Dans le journal du dimanche, ce matin, une grande enquête IFOP fiduciale est consacrée au vote RN, une radioscopie de ce vote qui devient, selon cette enquête, un vote massif. 42% des Français ont déjà voté au moins une fois Nicolas Dupont-Aignan pour ce parti. Il n

12:50
Locuteur

'y

12:50
Présentateur

a quasiment plus de catégories hermétiques au vote frontiste. Est-ce que vous diriez que Marine Le Pen, de ce point de vue, a réussi son pari

12:57
Locuteur

?

12:58
Invité

Oui, dans une certaine mesure, oui. Je l'ai soutenu aux deux élections présidentielles et j'en ai pris plein la figure pour l'avoir fait en 2017. Donc j'étais un précurseur. Maintenant, la question, et je lui dis souvent, la question, ce n'est pas simplement d'être à 40%.

13:14
Locuteur

c

13:15
Invité

'est comment on a une vraie alternative dans le pays pour changer la vie des Français et, c'est ma thèse,

13:25
Locuteur

pour

13:25
Invité

le faire, il faut retrouver l'indépendance du pays. On est le 18 juin, rien ne se fera si la France ne retrouve pas la liberté de gouverner, de décider.

13:34
Locuteur

Et en

13:34
Présentateur

quoi Marine Le Pen

13:35
Locuteur

ne l

13:35
Présentateur

'a pas compris, selon vous

13:36
Locuteur

?

13:37
Invité

Non, c'est que Marine Le Pen, on le voit dans ce sondage, d'ailleurs, très franchement, et je lui ai dit, c'est qu'elle a un grand succès, mais il y a un blocage pour gagner.

13:46
Locuteur

Et

13:47
Invité

ce que je pense, et ce que j'avais essayé en 2017, c'est de bâtir une coalition.

13:53
Locuteur

On

13:54
Invité

le voit en Italie, seule une coalition permettra de gagner. Marine Le Pen, et je lui ai dit, donc je peux le dire publiquement, peut être à 48%, ça ne résoudra pas le problème, au 49,5%. Et je crois,

14:08
Locuteur

je

14:09
Invité

crois qu'on y arrivera,

14:10
Locuteur

et

14:11
Invité

je

14:12
Locuteur

défends

14:12
Invité

ça depuis des années. Alors on ne

14:13
Locuteur

peut

14:13
Invité

pas dire que j'ai changé, que si on rassemble tous les patriotes

14:18
Locuteur

de

14:18
Invité

droite, mais aussi de gauche,

14:20
Locuteur

que

14:20
Invité

si on travaille en commun,

14:23
Locuteur

et

14:24
Invité

je crois qu

14:24
Locuteur

'il

14:24
Invité

y

14:24
Locuteur

a

14:24
Invité

encore du travail, pour que le Rassemblement National ne croit pas qu'il va arriver tout seul au pouvoir, ce n

14:32
Locuteur

'est

14:32
Invité

pas vrai. Et même le général de Gaulle n'est pas arrivé seul

14:34
Locuteur

au pouvoir. Nicolas

14:34
Locuteur 1

Dupont-Aignan, vous dites une coalition, dans une coalition,

14:37
Locuteur

vous

14:37
Locuteur 1

pourriez apporter quelque chose, je devine, dans votre esprit à cette coalition. Que serait l'apport de Debout la France ou de Nicolas Dupont-Aignan à cette coalition ? Après, ce n

14:45
Locuteur

'est

14:45
Locuteur 1

pas à moi de me définir, moi je trouve ça prétentieux. Je

14:48
Locuteur

pense simplement...

14:49
Locuteur 1

Vous marquez une différence avec le RM, donc qu'avez-vous en particulier amené à cette coalition ? La personnalité,

14:54
Invité

le gaullisme, d'autres sujets, une différence de méthode peut-être. Après, c'est aux Français de juger. S'ils me donnent quelques voix à chaque élection, 2 millions en 2017, 1 million cette dernière fois, c'est bien parce qu'on apporte quelque chose, un autre courant de pensée. De même, je pense qu'il faudra une entente avec Éric Zemmour. De même, je pense qu

15:14
Locuteur

'il y a...

15:14
Invité

Vous

15:14
Locuteur

y êtes prêt, vous Nicolas Dupont-Aignan ?

15:16
Invité

Mais j'y suis d'autant plus prêt que je l'ai fait, que je suis le seul à l'avoir fait,

15:20
Locuteur

quand

15:20
Invité

même, en 2017, contre tout le monde. À l'époque, il n

15:23
Locuteur

'y avait

15:23
Invité

pas grand monde qui me suivait. Et je regrette, et je l'ai dit à l'époque, aux législatives,

15:29
Locuteur

qu'il

15:30
Invité

n

15:30
Locuteur

'y ait

15:30
Invité

pas eu une nupesse de droite ou de patriote. Parce que ce n'est pas que la droite. J'estime que le privage n'est pas droite-gauche seulement.

15:37
Locuteur

Vous voulez une

15:38
Présentateur

nupesse patriote, de droite

15:39
Locuteur

? Pas

15:40
Invité

de droite seulement.

15:41
Locuteur

Pas de droite et de

15:42
Invité

gauche. S'il y avait eu une entente, entre... Soyons concrets,

15:45
Locuteur

s

15:45
Invité

'il y avait eu une entente aux législatives après la présidentielle, entre moi, Éric Zemmour et Marine Le Pen, pour présenter des candidats aux législatives, il n

15:54
Locuteur

'y

15:54
Invité

aurait pas eu 89 députés RN,

15:56
Locuteur

il

15:56
Invité

y aurait eu 250 députés.

15:58
Présentateur

Mais expliquez

15:59
Locuteur

-nous, M. Dupont-Huillard. Je pense... Comment peut-il y avoir une entente

16:01
Présentateur

entre Éric Zemmour avec son programme économique et ce qu'il a dit sur la réforme des retraites et Marine

16:06
Locuteur

Le Pen avec son programme

16:07
Présentateur

économique et sa réforme des retraites ?

16:08
Locuteur

Très

16:08
Invité

juste, Sonia Mabrouk. Mais est-ce qu'il n'y a pas plus de différence entre Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure, les écologistes,

16:19
Locuteur

qu

16:19
Invité

'entre Zemmour, Marine Le Pen et moi ? Est

16:22
Locuteur

-ce qu'il n'y a pas plus de différence ? Eh bien, je vais vous dire,

16:24
Invité

peut-être parce qu'on est trop honnête, trop entier.

16:28
Locuteur

C

16:28
Invité

'est-à-dire que la gauche...

16:29
Locuteur

C'est

16:29
Invité

une explication généreuse pour vous-même. Oui, mais il faut bien. Je ne

16:32
Locuteur

vais

16:32
Invité

pas m'accabler. On m'accable assez. Je pense que Marine Le Pen, Éric Zemmour, moi-même et d'autres, même qui viennent de la gauche, parce que pour moi, c'est au-delà de la droite. C'est le sauvetage de la France.

16:45
Locuteur

On

16:46
Invité

s'attache parfois... On n'a pas la culture du compromis.

16:49
Locuteur

Il

16:49
Invité

y a trop de boutiques. Il y a trop d'esprits de parti. Et il y a peut-être aussi la prétention de croire que chacun va arriver seul au pouvoir.

16:58
Locuteur

C

16:58
Invité

'est faux. J'étais en province à Montpellier, à Perpignan, à Nice. Nos électeurs demandent l'union. Nos électeurs ont compris ce qui se passe. Nos électeurs ont vu ce qui s'était passé en Italie. Nos électeurs ont vu Mélenchon. Et pourquoi on ne serait pas capable... Est-ce que Marine Le Pen le refuse ? Eh oui. Et je le regrette.

17:18
Locuteur 3

En attendant, elle siphonne un peu vos forces vives à l'Assemblée nationale. Les points forts du

17:26
Invité

Rassemblement

17:27
Locuteur

national.

17:27
Invité

J'en suis ravi. C'est formidable.

17:30
Locuteur

Vous êtes ravi de vous aille pilière.

17:31
Invité

Ça prouve qu'on a formé des gens brillants. Et puis,

17:35
Locuteur

il

17:35
Invité

y en a d'autres qui sont chez moi maintenant. Ça veut

17:37
Locuteur

dire

17:37
Locuteur 3

que

17:37
Locuteur

c

17:37
Locuteur 3

'est là-bas que ça se passe au

17:38
Invité

Rassemblement

17:39
Locuteur

national.

17:39
Invité

Mais non. Mais le problème, c'est pas... On n'est pas dans une course de petits chevaux.

17:44
Locuteur

On

17:45
Invité

parle de la France. Est-ce qu'on veut sauver la France ou faire fonctionner des boutiques ? D'accord. Mais c'est ça le problème. Excusez-moi. On est le 18 juin. Je suis ravi qu'il y

17:54
Locuteur

ait

17:54
Invité

eu des éléments, mais il y en a d'autres qui sont arrivés maintenant qui les ont remplacés. Et je suis ravi. Moi, je ne suis pas quelqu'un de jaloux et d'aigris. Je veux que la France réussisse. J'ai passé l'âge des esprits de boutique. Et je suis désolé

18:09
Locuteur

que

18:09
Invité

les esprits de boutique tuent

18:12
Locuteur

l

18:12
Invité

'intérêt national et l'intérêt supérieur

18:14
Locuteur

de la France.

18:15
Présentateur

Comment

18:15
Invité

?

18:16
Locuteur

Un

18:16
Présentateur

bon entendeur. Là, vous êtes en train de dire qu'il faut ce sursaut pour qu'on y arrive, sinon vous resterez

18:20
Locuteur

au

18:21
Invité

seuil de

18:22
Locuteur

la forme du fou. Mais oui. Je lui ai

18:24
Invité

dit... Je lui ai dit...

18:25
Locuteur

Marine Le Pen.

18:26
Invité

Mais je lui ai dit... Et arrêtons les paroles malheureuses.

18:29
Locuteur

D

18:29
Invité

'ailleurs, je suis le seul qui l'a reconnu et Éric Zemmour aussi, je pense. Et d'autres, pendant ma campagne présidentielle,

18:34
Locuteur

je

18:34
Invité

n'ai jamais... Parce que j'avais eu l'expérience, j'avais commis des erreurs. On commet tous des erreurs. Et dans la vie, il faut en tirer les leçons. Et à la dernière campagne présidentielle, je n'ai jamais dit un mot contre Marine Le Pen ou contre Éric Zemmour parce que j'estimais que notre devoir, c'était la réconciliation parce qu'il y a deux

18:51
Locuteur

tours. Mais vous avez dit

18:52
Locuteur 3

deux fois moins que la fois d'avant.

18:53
Invité

Mais peut-être. Mais il y avait d'autres circonstances. Et puis on verra. Mais vous savez,

18:58
Locuteur

qu

18:58
Invité

'est-ce qui compte ? La France. C'est la France. Mais c

19:01
Locuteur

'est surtout

19:01
Invité

d'avoir la majorité plus une voix. Ce n

19:04
Locuteur

'est

19:04
Invité

pas d'entretenir le jeu politicien. Ça,

19:07
Locuteur

ça

19:07
Invité

ne compte pas.

19:07
Présentateur

Emmanuel Macron va arriver dans quelques instants au Mont-Valérien pour soigner, je veux dire, les mémoires, commémorer évidemment l'appel du 10 juin. Le président est-il un héritier du gaullisme à chacun, à sa manière finalement

19:21
Locuteur

? C

19:22
Invité

'est le liquidateur de la France.

19:25
Locuteur

C

19:25
Invité

'est une imposture.

19:27
Locuteur

Et

19:27
Invité

le voir au Mont-Valérien en tant que président de la République,

19:30
Locuteur

mais

19:31
Invité

quand on voit que cet homme

19:33
Locuteur

qui

19:33
Invité

brade la France, qui laisse piller la France par des oligarques,

19:36
Locuteur

qui

19:36
Invité

se soumet à une autorité supranationale européenne, qui a abandonné une politique étrangère indépendante, qui a ridiculisé la France à l'étranger, j'avoue, j'ai la nausée.

19:50
Locuteur

Voilà.

19:51
Présentateur

Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous n'êtes pas dans la nuance.

19:53
Locuteur

Je ne suis pas dans la nuance parce que... Vous décrivez

19:55
Présentateur

plus qu'un liquidateur,

19:56
Locuteur

vous

19:56
Présentateur

décrivez quelqu'un qui veut précipiter la France dans la

19:58
Locuteur

vie. Il le

19:58
Présentateur

fait. Vous pensez que le président de la République, c'est son souhait, c'est sa volonté

20:01
Locuteur

?

20:01
Présentateur

Moi,

20:01
Invité

je vais vous dire, je suis le seul à penser qu'il mériterait une destitution, parce

20:06
Locuteur

qu

20:06
Invité

'il a cassé la démocratie, il a laissé brader le pays sur le plan économique, et il se couche à Bruxelles. Le gaullisme, c'est quoi

20:18
Locuteur

? C

20:19
Invité

'est d'abord et avant tout la souveraineté de la France et

20:22
Locuteur

la démocratie.

20:24
Invité

Il n

20:24
Locuteur

'est

20:24
Invité

pas industrielle,

20:25
Locuteur

il

20:25
Invité

n

20:25
Locuteur

'est

20:25
Invité

rien du tout. Il n

20:27
Locuteur

'est

20:27
Invité

même pas capable de faire comme l'Espagne et le Portugal, de rétablir le prix national de l'électricité pour sauver

20:32
Locuteur

nos entreprises.

20:32
Locuteur 1

Il n'en est pas capable ou il ne le souhaite pas ? Mais il ne le veut pas.

20:35
Invité

Il est soumis à l'Allemagne, il est soumis à Bruxelles. Je pense... Vous voulez que

20:40
Locuteur

je

20:40
Invité

vous dise le fond de ma pensée ?

20:41
Locuteur

Ce n'est pas un

20:42
Présentateur

fantasme, celui de la soumission.

20:43
Invité

Ce n'est pas un fantasme,

20:44
Locuteur

c

20:44
Invité

'est très concret. Sécurité, immigration, record d'immigration, économiquement, économiquement, la guerre en Ukraine. La

20:53
Locuteur

France

20:53
Invité

s'en sort bien économiquement. Non, la France ne s'en

20:55
Locuteur

sort pas bien, ce n'est pas vrai. Nous

20:57
Invité

avons le record de déficit extérieur, 164 milliards, 164 milliards. Nous avons doublement des défaillances d'entreprises,

21:05
Locuteur

là,

21:06
Invité

2022 par rapport à 2021. Nous avons un prix de l'électricité qui asphyxie nos PME. Mais au-delà même de ça, ça,

21:12
Locuteur

c

21:12
Invité

'est des décisions de politique économique. Moi, ce qui m'inquiète,

21:16
Locuteur

c

21:16
Invité

'est quand on voit la submersion migratoire d'un côté, quand on voit qu

21:19
Locuteur

'on

21:19
Invité

ne change rien au plan européen, on va en parler, quand on voit la soumission et la perte de politiques étrangères indépendantes, qu'on ne me dise pas qu'Emmanuel Macron est gaulliste. Il est l'antithèse du général de

21:29
Locuteur

Gaulle. Parce

21:29
Présentateur

que le général de Gaulle n'aurait pas soutenu, selon vous, l'Ukraine, n'aurait pas apporté des armements décisifs

21:33
Locuteur

de cette contre

21:34
Invité

-offensive ? Personne ne peut faire parler et

21:36
Locuteur

le

21:37
Invité

général de Gaulle. En revanche, le général de Gaulle est sorti du commandement militaire intégré de l'OTAN. Le général de Gaulle, je pense, dans ce conflit ukrainien,

21:47
Locuteur

aurait peut

21:48
Invité

-être, face à l'agression première, dit stop, mais jamais n'aurait, à mon sens, accepté de se soumettre à M. Zelensky, de dire, comme l'a dit le président de la République, qu'il attend que M. Zelensky décide le bon plan de paix pour le soutenir. Et ce qui est tragique dans

22:08
Locuteur

ce qui se passe en Ukraine...

22:09
Présentateur

qui est en train de se défendre. Je sais.

22:11
Invité

Mais ce qui est tragique dans ce qui se passe,

22:13
Locuteur

c

22:14
Invité

'est que je pense que la France devrait proposer un plan de paix et ne pas laisser la Turquie, ne pas laisser d'autres pays, l'Indonésie, la Chine. Et je pense que la France a un rôle à jouer pour éviter le suicide de l'Europe parce que ce conflit en Ukraine, c'est le suicide de l'Europe.

22:29
Présentateur

Nous allons continuer à en parler, on va marquer

22:30
Locuteur

un porte

22:30
Présentateur

-pôt. Ce sont des sujets importants. Vous avez parlé de souveraineté, on va en parler parce que l'un des sujets qui fait appel à la souveraineté, c

22:36
Locuteur

'est

22:36
Présentateur

celui de l'immigration, de la politique d'asile notamment. Une courte pause et on se retrouve sur Europe 1 et CNews. Et notre invité pour ce dimanche au grand rendez-vous, c'est le président de Debout la France, député de l'Essonne. Dans quelques instants, nous serons en direct depuis le Mont-Valérien avec l'arrivée du président de la République. Nous parlons de différents sujets pour l'heure, Nicolas Dupont-Aignan, dont celui de l'immigration après la récente attaque d'Annecy. Tout cela a relancé le débat sur ce sujet et plus largement sur la politique d'asile. Le gouvernement tente de trouver un terrain d'entente avec les Républicains. Avant de parler de ça,

23:08
Locuteur

est-ce

23:08
Présentateur

que vous reconnaissez au ministre de l'Intérieur, à Gérald Darmanin, une fermeté, en tout cas une volonté de prise en main sur ce sujet de l'immigration ? Pourquoi me regardez-vous ainsi avec des grands yeux ?

23:17
Locuteur

Je

23:17
Présentateur

le dis à nos auditeurs.

23:19
Locuteur

Parce que

23:20
Invité

Gérald Darmanin gesticule

23:22
Locuteur

en

23:23
Invité

permanence, mais ne règle pas la cause des problèmes.

23:26
Présentateur

De conviction, vous ne lui reconnaissez pas de conviction

23:28
Locuteur

?

23:28
Invité

Je peux reconnaître toutes les convictions de la Terre à quiconque. Je ne mets pas en cause les personnes. Je dis simplement que jamais l'immigration n'a été aussi forte en France.

23:40
Locuteur

Je

23:41
Invité

dis que nous payons le système Schengen

23:44
Locuteur

et

23:45
Invité

on ne peut pas me reprocher l'absence de constante. Ma première décision politique, je venais d'être élu député en 1998, je venais d'être élu, ça a été de me fâcher avec le RPR de l'époque dont j'étais issu, parce que j'ai refusé de voter le traité d'Amsterdam qui communautarisait la politique d'asile. On n'était pas nombreux, il y avait Philippe de Villiers et moi. Et on avait dit quoi à

24:11
Locuteur

l

24:11
Invité

'époque ? Il

24:11
Locuteur

y a

24:11
Invité

25 ans. Incroyable. On avait dit ce système va déresponsabiliser les États, donc celui qui autorise un étranger ou qui donne un droit d'asile

24:22
Locuteur

en

24:22
Invité

Grèce, en Italie, en Espagne, en Suède ou ailleurs, ne sera pas responsable de ce qu'il deviendra et donc on aboutira au chaos migratoire.

24:32
Locuteur

Quand

24:33
Invité

on l'a dit, on nous a traité de tous les noms, il a fallu 25 ans pour qu'une majorité de Français, je crois que c'est 65%, reconnaissent que ce système ne marche pas. Donc, il faut en changer.

24:46
Locuteur

changer de fond en comble la

24:47
Présentateur

politique d'asile.

24:49
Invité

Non, il faut arrêter avec Schengen, il faut rétablir des frontières nationales,

24:55
Locuteur

il

24:55
Invité

faut dire la vérité aux Français.

24:57
Présentateur

La vérité,

24:58
Locuteur

c'est qu'on a fait croire à nos

24:59
Invité

concitoyens,

25:01
Locuteur

et

25:01
Invité

là, la droite et la gauche en sont totalement responsables, on a fait croire à nos concitoyens qu'on pouvait avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est-à-dire qu'on pouvait avoir les frontières ouvertes, une société paisible et que tout irait bien. Eh bien, non. Si 90% des pays dans le monde, à l'exception de

25:18
Locuteur

l

25:18
Invité

'Union européenne,

25:19
Locuteur

ont

25:20
Invité

gardé leurs frontières nationales, et les Français voyagent et voient bien ce qu'ils font quand ils arrivent aux Etats-Unis, quand ils arrivent au Maroc, quand ils arrivent en Algérie, quand ils arrivent n'importe où. Il y a des frontières, il y a un État, ils contrôlent qui rentre. Ce n

25:32
Locuteur

'est

25:32
Invité

pas parfait, il y a bien sûr toujours des trous dans la raquette, mais il y a un État. On a démantelé l'État qui protège et on a rétabli des frontières intérieures, d'ailleurs. Il y a une telle délinquance, une telle immigration que, comme on a supprimé nos frontières,

25:48
Locuteur

on

25:48
Invité

a rétabli des barrières partout et on a l'anarchie.

25:51
Présentateur

Entre ce changement, j'allais dire, de fond en comble que vous préconisez, et certaines propositions comme l'inscription, par exemple, dans la Constitution de la possibilité de déroger la primauté des traités et du droit européen comme le proposent l'ÉLR, est-ce que c'est déjà un premier pas ?

26:04
Locuteur

Est-ce

26:04
Présentateur

que vous reconnaissez qu'il y a là ? Alors,

26:05
Invité

je m'en félicite parce que j'ai envoyé en 2018 une proposition de référendum à tous mes collègues parlementaires, dont les LR, qui à l'époque n'étaient pas d'accord, pour justement rétablir la primauté du droit national, rétablir le contrôle aux frontières. Mais je pense sincèrement que les LR,

26:23
Locuteur

qui

26:23
Invité

ont fait tout le contraire toute leur vie, se réveillent, et je m'en félicite, mais ne vont pas au bout de la logique. Et d'ailleurs, même, je m'inquiète que Marine Le Pen et le

26:31
Locuteur

RN,

26:31
Invité

et je m'inquiète que le RN commence à défaillir aussi.

26:36
Locuteur

C

26:36
Invité

'est-à-dire que

26:37
Locuteur

faire

26:38
Invité

croire aux Français qu'en rafistolant Schengen,

26:40
Locuteur

on

26:41
Invité

va y arriver, ça ne marchera pas. Parce

26:43
Locuteur

que rafistoler... Est-ce que ce n'est pas de la lucidité, monsieur Dupont-Aignan ?

26:45
Invité

Rafistoler Schengen, ça fait absolument 15 ans

26:49
Locuteur

qu

26:49
Invité

'à chaque drame, on nous dit on va revoir Schengen. Et ça ne marche pas parce que ça ne peut pas marcher.

26:53
Locuteur

Mais rejager

26:54
Locuteur 3

au droit européen, ce n

26:55
Locuteur

'est

26:55
Locuteur 3

pas rafistoler.

26:56
Invité

Non, mais parce qu'attention, sur la proposition des LR, elle est très positive, mais elle a suscité une branca chez d'autres LR, attention, même qui ont dit ce n

27:05
Locuteur

'est

27:05
Invité

pas possible. Beaucoup ont dit de toute façon l'Union européenne n'acceptera jamais ça. Donc ça reste très politicien. Moi je veux qu

27:12
Locuteur

'on

27:12
Invité

soit clair, qu'on dise aux Français la vérité. Si on veut rétablir la sécurité et maîtriser l'immigration, il faut rétablir les postes frontières. Alors vous nous avez

27:20
Locuteur

dit...

27:20
Invité

Voilà, les frontières nationales. Et j'ai lancé une pétition parce que j'en avais assez de voir ce boulis-boulis-ga de nos responsables politiques qui disent tout est dans tout et dans rien. Et si on ne veut plus se faire égorger dans notre pays, il faut réagir. Alors revenons, il faut des frontières.

27:36
Locuteur

Un

27:36
Invité

instant, justement, vous avez parlé... Et les demandes d'asile examinées bien sûr

27:39
Locuteur

à la frontière.

27:40
Présentateur

Simplement, parce que la phrase est un peu... Vous dites,

27:42
Locuteur

c

27:42
Présentateur

'est une phrase quand même ne plus se faire égorger dans notre pays,

27:44
Locuteur

il

27:44
Présentateur

faut des frontières. Personne ne croit au risque... Il y a toujours... Mais

27:48
Locuteur

bien sûr.

27:49
Présentateur

Non mais voilà. Pour

27:50
Invité

être tout

27:50
Présentateur

simplement...

27:51
Locuteur

Mais

27:51
Invité

attendez,

27:52
Locuteur

j'ai jamais dit

27:53
Invité

que parce qu'on rétablira les frontières, on n'aura jamais. Mais là, c'est pas ça qui se passe. Là, c'est que ce sont drame sur drame depuis dix ans. Et qu'il

28:03
Locuteur

y a

28:03
Invité

un moment...

28:04
Locuteur

À

28:05
Invité

quoi sert un responsable politique

28:06
Locuteur

?

28:07
Invité

Est-ce que le responsable politique, il est là pour infantiliser un peuple

28:11
Locuteur

et

28:12
Invité

le laisser mourir ?

28:13
Locuteur

Ou

28:14
Invité

est-ce qu'un responsable politique, il est là pour dire ce qu'il croit être la vérité ? Et moi, je dis aux Français, si vous voulez retrouver votre souveraineté, votre liberté, votre sécurité, vous devez rétablir des frontières nationales. Ça n'enlèvera pas... Tout risque, bien sûr. Mais

28:29
Locuteur

ça

28:30
Invité

permettra déjà d'éviter ce qui se passe aujourd'hui.

28:33
Locuteur 1

Ce qui se passe. Est-ce que Annecy, pour vous, est un point tournant ?

28:35
Invité

Oui. Symbolique. Parce que

28:38
Locuteur

ce

28:39
Invité

qui est très intéressant et dramatique dans Annecy, et toutes les réactions étaient d'ailleurs frappantes, c'est que tout le monde disait « Mais il est régulier, donc on ne peut rien faire.

28:48
Locuteur

»

28:49
Invité

Mais justement, c'est parce qu'il est régulier

28:51
Locuteur

qu

28:51
Invité

'il n'aurait jamais dû être là si nous étions dans un État normal. Dans un État normal, on contrôle nos frontières et un demandeur d'asile qui a eu sa demande d'asile en Suède ne devrait pas circuler en France.

29:02
Présentateur

Vous avez des offensives aujourd'hui, y compris de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe qui propose de revoir... Ce n'est pas rien

29:08
Locuteur

dans notre pays. Les élections approchent.

29:10
Présentateur

Pour tout le monde, M. Dupont-Ugnon, il propose de revoir l'accord de 68 avec l'Algérie. Enfin !

29:15
Locuteur

des

29:16
Présentateur

visées électoralistes.

29:17
Locuteur

J'en suis ravi, mais il a raison

29:18
Présentateur

sur le fond.

29:19
Invité

Il a raison bien sûr sur le fond, mais il était Premier ministre. Ces gens sont incroyables.

29:23
Locuteur

Ils

29:23
Invité

n'ont plus aucune gêne. C'est-à-dire qu'on nous refait le coup à chaque fois. Avant les élections, tout à coup, on envoie ce qu'ils appellent des signaux,

29:32
Locuteur

des

29:32
Invité

ballons d'essai.

29:34
Locuteur

Mais

29:34
Invité

très bien. Déjà, la première chose, il faut être honnête, c'est qu'ils reconnaissent qu'on avait quand même raison. Ça fait plaisir de se dire qu

29:41
Locuteur

'on

29:42
Invité

a mis 20 ans, mais on les a convaincus qu'il y avait un problème. Mais ce que je veux dire,

29:46
Locuteur

c

29:46
Invité

'est qu'actuellement, ils sont ambigus. Ils envoient ça, mais ils ne veulent pas remettre en cause le système qui a créé cela.

29:52
Présentateur

Mais vous voyez que les Français, il y a un attachement des Français quand même à l'Europe,

29:56
Locuteur

à l'esprit de l'Europe. Mais bien sûr. Est-ce qu'il n'y a pas alors

29:58
Présentateur

une forme de paradoxe vous-même ? Vous dites qu'il faut sortir, changer le système de fond en comble, et puis un attachement des Français à l'Europe. Alors tel quel est,

30:07
Locuteur

je ne sais pas. Il y a une sorte

30:07
Invité

de schizophrénie.

30:08
Présentateur

Oui.

30:09
Locuteur

Vous le

30:09
Présentateur

reconnaissez.

30:10
Invité

Mais tout à fait. C'est un des problèmes majeurs. Mais moi aussi, j'ai un attachement. Le général de Gaulle, on est le 18 juin, a écrit des choses extraordinaires. Philippe Séguin aussi, dans son fameux discours pour l'Europe, je vous invite à relire, pour la France, sur l'affaire de Maastricht, à l'Assemblée. Je demande à ceux qui veulent, ils vont sur Internet. Philippe Séguin,

30:26
Locuteur

discours pour la France. On le trouve

30:27
Invité

facilement. C'est extraordinaire. Il y a tout. Il y a tout. Et il faut,

30:31
Locuteur

bien

30:32
Invité

sûr, une coopération européenne. Parce qu'il y a des défis mondiaux. Et qu

30:36
Locuteur

'on

30:36
Invité

doit travailler ensemble sur des sujets, bien sûr. Par exemple, d'ailleurs, la sécurité de l'Afrique, le développement de l'Afrique. Ce n

30:42
Locuteur

'est

30:42
Invité

pas la France toute seule qui le fera.

30:44
Locuteur

Mais

30:44
Invité

le problème de cette Europe, c'est qu'elle a créé un ventre mou

30:47
Locuteur

et

30:48
Invité

mis en place, par idéologie, par faiblesse,

30:52
Locuteur

un

30:52
Invité

système qui nous met maintenant en danger de mort.

30:57
Locuteur

Donc, j

30:58
Invité

'avais une image, ce matin, je réfléchissais à notre émission, et j'ai eu cette image. C'est comme une bombe. Vous avez une bombe, vous entendez tic-tac, tic-tac, tic-tac. Et vous avez toute la classe politique

31:11
Locuteur

qui

31:12
Invité

se pose la question de ce qu

31:12
Locuteur

'ils

31:12
Invité

vont faire. Vous avez une... Eh bien, je veux qu'on démine la bombe tout de suite. Donc, d'ailleurs, Schengen nous le permet. C

31:17
Locuteur

'est

31:17
Invité

peut

31:17
Locuteur

-être

31:17
Invité

plus facile

31:17
Locuteur

de dire depuis l'opposition que aux responsabilités. Non, non, non.

31:21
Invité

Schengen le permet même à titre temporaire.

31:24
Locuteur

Et

31:25
Invité

si j'avais été Emmanuel Macron après Annecy, j'aurais immédiatement rétabli...

31:28
Locuteur

Donc,

31:28
Présentateur

le modèle pour vous, c'est le Danemark

31:30
Invité

? Oui.

31:30
Présentateur

D

31:31
Locuteur

'ailleurs, le

31:31
Invité

Danemark, c'est très intéressant.

31:32
Locuteur

Avec des

31:32
Présentateur

sociodémocrates, c'est

31:33
Locuteur

ce

31:33
Présentateur

que vous allez dire, au pouvoir, une fermeté sur l'immigration qui pèse. Sauf que géographiquement, historiquement, ça n'a rien à voir avec la France, ni en nombre de populations. Mais il faut bien vous...

31:42
Locuteur

Vous

31:43
Invité

avez raison.

31:43
Présentateur

Vous le reconnaissez quand même compliqué.

31:45
Locuteur

C

31:45
Présentateur

'est un autre pays, une autre histoire.

31:46
Invité

Totalement. Mais je remarque quand même que tous ceux qui vont au Danemark en disant c'est magnifique le Danemark, quand on regarde précisément, le Danemark n'a pas obéi à Schengen et a eu une dérogation permanente. Donc, c'est possible. La frontière est plus étroite,

32:01
Locuteur

elle

32:01
Invité

est plus petite. Mais

32:03
Locuteur

soit

32:05
Invité

on se protège, soit on ne se protège pas.

32:07
Locuteur 3

Et en quoi vous dites... Pourquoi vous dites que Marine Le Pen est en train de mollir sur ce sujet ?

32:12
Invité

J'ai entendu certaines déclarations. J'ai entendu certaines déclarations en disant qu'on allait revoir Schengen avec nos partenaires. Moi, je suis beaucoup plus catégorique. Je pense qu'il faut

32:24
Locuteur

protéger

32:25
Invité

les Français et rétablir nos frontières nationales d'autorité.

32:29
Locuteur

Elle

32:30
Invité

ne peut pas

32:30
Locuteur

être

32:30
Invité

Frexit, vous, vous en voulez un. Le mot Frexit,

32:33
Locuteur

c

32:33
Invité

'est une méthode, c'est autre chose. Je dis que quand le pays est en danger, quand l'intérêt supérieur de la nation est en cause,

32:41
Locuteur

on

32:41
Invité

ne finasse pas. On dit la vérité aux Français. Les Français aimeraient, je le sais, moi aussi, on aimerait que tout soit possible. l'eau et le feu qu'on puisse ouvrir, voyager, être généreux à tout le monde, et puis être en sécurité. Ça n'existe pas. L'histoire est tragique.

32:58
Présentateur

Vous nous avez exposé vos convictions, votre méthode. Maintenant, vous allez nous dire, dans quelques instants, après la pause, Nicolas Dupont-Unen, si vous repartez au combat, surtout pour les Européennes, après avoir porté cette charge contre l'Union Européenne, telle qu'elle est.

33:13
Locuteur

Et

33:13
Présentateur

on poursuit évidemment notre émission. Merci d'être fidèles au grand rendez-vous sur Europe 1 CNews en partenariat avec le journal Les Echos. Nous avons beaucoup parlé d'Europe, également Nicolas Dupont-Unen. Donc la question s'impose, aurez-vous une liste aux Européennes ? Alors certains pourraient dire au risque de faire une nouvelle fois moins de 5%, c'est-à-dire de

33:32
Locuteur

ne

33:32
Présentateur

pas être remboursé aussi pour vos faibles campagnes. Est-ce que vous prendrez ce risque

33:35
Locuteur

? Alors

33:36
Invité

on a décidé hier, on a eu un Conseil national, on en a beaucoup parlé. Il y aura une liste de boules à France.

33:43
Locuteur

Une

33:44
Invité

liste souverainiste gaulliste

33:45
Locuteur

pour

33:46
Invité

l'indépendance du pays. Vous

33:48
Locuteur 3

en aviez assez de l'esprit de boutique. Ça c'est un choix

33:51
Invité

de boutique.

33:51
Locuteur

Très

33:51
Invité

juste question. Mais il y aura

33:54
Locuteur

un

33:54
Invité

projet d'indépendance. Parce que

33:57
Locuteur

la

33:59
Invité

question ce n'est pas est-ce qu'il y aura une liste

34:01
Locuteur

? Parce

34:01
Invité

que vous avez raison, Cécile Cornudet, ça voudrait dire je fais une liste pour faire une liste.

34:06
Locuteur

Ce

34:06
Invité

n

34:06
Locuteur

'est

34:06
Invité

pas ça.

34:06
Locuteur

Ce

34:07
Invité

que je constate aujourd'hui, c'est qu'on prend le problème à l'envers. C'est-à-dire qu'on se pose la question est-ce qu'il y

34:12
Locuteur

aura

34:12
Invité

une liste aussi ?

34:13
Locuteur

Il y a

34:13
Invité

Éric Zemmour, il y a Le Pen, il y a machin. Je constate,

34:17
Locuteur

parce

34:17
Invité

que j'ai beaucoup réfléchi pendant un an, j'ai regardé, j'ai étudié, avec tous ceux de mon parti, qu'il y

34:22
Locuteur

a

34:22
Invité

une dérive incroyable de l'Union Européenne.

34:25
Locuteur

qui

34:25
Invité

va au-delà des traités. Madame Van der Leyen est devenue, fait un coup d'État, que tolère, qu'accepte, que subit Emmanuel Macron.

34:36
Locuteur

Et

34:37
Invité

je pense en fait qu'Emmanuel Macron veut lui succéder

34:39
Locuteur

après

34:40
Invité

sa présidence.

34:41
Locuteur

Et en

34:41
Présentateur

quoi votre

34:41
Locuteur

liste pourrait être...

34:43
Invité

Et donc je pense

34:45
Locuteur

qu

34:45
Invité

'il n

34:46
Locuteur

'y

34:46
Invité

a personne, en tout cas aujourd'hui,

34:48
Locuteur

le

34:49
Invité

RN ne le dit plus, qui va à la cause du problème. C'est-à-dire qui dit

34:54
Locuteur

si

34:55
Invité

on n'arrive pas à résoudre les problèmes de sécurité français, les problèmes d'immigration, les problèmes de chômage, les problèmes de pouvoir d'achat, les problèmes d'écologie,

35:04
Locuteur

on

35:04
Invité

pourra en parler.

35:05
Locuteur

C

35:05
Invité

'est parce que la France a perdu toute indépendance, toute liberté d'action. Et donc il faut, j'en suis convaincu, un projet européen, une liste aux européennes, souverainiste, qui rétablisse

35:17
Locuteur

l'indépendance de la France. C'est votre projet à vous

35:18
Présentateur

? C'est sur votre projet qu'il y aurait des gens qui vont

35:22
Locuteur

venir se rassembler En tout

35:22
Invité

cas, je pense qu'il n'y a pas aujourd'hui sur l'échiquier politique un projet cohérent de libération

35:28
Locuteur

de la France. Qui allez-vous

35:31
Présentateur

rassembler sur ce projet souverainiste, gaulliste

35:33
Locuteur

?

35:33
Présentateur

Ce

35:33
Invité

projet, nous allons le publier le 30 septembre. Nous y travaillons. Avec

35:39
Locuteur

qui ? Qui

35:39
Invité

est

35:39
Locuteur

une rupture avec le

35:40
Invité

rôle... Florent Philippot, j'aimerais bien sûr qu'il pourrait y participer, mais pas seulement lui, d'autres. D'autres

35:46
Locuteur

? On

35:47
Invité

verra. D'abord,

35:48
Locuteur

il

35:48
Invité

faut que je publie le projet. On

35:49
Locuteur

parle de

35:49
Invité

Michel Onfray pendant le temps. Il y a Michel Onfray,

35:51
Locuteur

il y a d'autres personnes, bien

35:52
Invité

sûr.

35:54
Locuteur 3

Il y a un moment... Indépendance, y compris monétaire. On a vu que longtemps, le RN a été bloqué sur cette question de

35:59
Locuteur

l'euro.

36:00
Invité

Indépendance dans tous les domaines. Il faut que la France retrouve sa liberté si elle veut résoudre ses problèmes. Parce que là, je vous disais, l'image de la bombe qui me hante, tic-tac, tic-tac, tic-tac, c'est en train d'exploser

36:13
Locuteur

sous nos yeux.

36:14
Présentateur

Vous vous

36:14
Locuteur

présentez comme

36:15
Présentateur

le démineur aujourd'hui en chef, mais ce n'est pas vous qui allez mener cette liste européenne

36:19
Locuteur

?

36:19
Présentateur

On

36:19
Locuteur

verra.

36:19
Invité

Je ne souhaite pas obligatoirement la mener. Si une personnalité, une autre personnalité

36:23
Locuteur

peut la nommer...

36:25
Présentateur

Michel Onfray, vous avez discuté avec lui pour savoir qui

36:27
Locuteur

était d'accord. On verra.

36:27
Invité

Vous vous intéressez, et c'est normal, mais je ne vous en veux pas, vous faites votre boulot et moi je fais le mien, vous intéressez qui, comment, quel parti. Pour moi, ce n

36:37
Locuteur

'est

36:37
Invité

pas ça qui m'intéresse en

36:38
Locuteur

ce moment. Si je finis... Vous parlez de

36:39
Locuteur 1

rassembler les souverainistes. Je dis que pour

36:41
Locuteur

rassembler... Mais

36:41
Invité

attendez... Excusez-moi. Pour rassembler,

36:44
Locuteur

il

36:45
Invité

faut déjà savoir sur quoi on rassemble. Le discours politique s'affadit dans notre pays en permanence. C'est toujours qu'est-ce que va penser l'opinion, qu'est-ce qu'il faut faire. Non. Il faut repartir de la base. On a eu l'affaire d'Annecy gravissime, les Français ont compris qu

36:58
Locuteur

'ils

36:58
Invité

n'étaient plus en sécurité. On a du délire qui se passe à Bruxelles, je veux en parler, sur l'environnement. Il faut protéger l'environnement, mais il ne

37:05
Locuteur

faut

37:05
Invité

pas suicider le continent. Au moment où vous nous

37:07
Présentateur

annoncez, Nicolas Dupont-Aignan, justement, cette liste aux européennes, donc si j'ai bien compris,

37:11
Locuteur

avec... D'indépendance de la France. D

37:13
Présentateur

'indépendance, souverainiste gaulliste.

37:14
Locuteur

Je

37:14
Présentateur

vais vous montrer ces images en direct depuis le Mont-Valérien. C'est important.

37:18
Locuteur

Bien sûr.

37:18
Présentateur

À 18 juin, on a vu l'arrivée d'Emmanuel Macron. Il y a eu aussi ce qui a été confirmé,

37:25
Locuteur

c

37:25
Présentateur

'est-à

37:25
Locuteur

-dire,

37:25
Présentateur

d'ailleurs, c'est la prérogative exclusive dans la 5e du président de la République avec l'entrée au Panthéon de Missa Kamannoukian et de sa femme, Méliné, des figures de la résistance. J'imagine que sur ça,

37:36
Locuteur

le choix est tout

37:37
Présentateur

à fait consensuel et qu'on peut

37:38
Locuteur

tous au

37:39
Présentateur

moins se retrouver...

37:40
Locuteur

Ces femmes et

37:40
Invité

ces hommes ont donné leur vie pour nous. Donc, il faut être digne de cela et que, soit au Panthéon, ils rejoindront Jean Moulin.

37:48
Présentateur

Exactement. Voilà, on a vu ces images. On revient à cette annonce de la liste aux européennes. On a bien compris, ça peut être vous aussi le leader. La porte n'est pas fermée.

37:57
Locuteur

Je ne le souhaite

37:57
Présentateur

pas.

37:58
Invité

Vous

37:58
Locuteur

ne

37:58
Présentateur

le

37:58
Locuteur

souhaitez pas.

37:58
Invité

J'aimerais que ce soit une autre

37:59
Locuteur

personnalité. Vous cherchez donc quand même une... Je

38:01
Invité

pense que ce serait bien de... Voilà, il ne

38:03
Locuteur

faut

38:03
Invité

pas être obligatoirement sur tous les... Il faut savoir laisser la place. Ce n

38:09
Locuteur

'est

38:09
Invité

pas ça le problème. Le problème, c'est que je vois mon pays. Je suis hanté par ça depuis six mois. Je vois toutes les décisions qui sont prises à Bruxelles sur le budget. Ils sont en train de préparer un espèce de truc complètement bureaucratique sur l'écologie, l'interdiction du moteur thermique qui est une folie pour l'environnement. Moi, j

38:26
Locuteur

'ai quand

38:26
Invité

même... sur tous les sujets, le mécanisme carbone aux

38:30
Locuteur

frontières, c'est la Chine... On a envie de savoir si vous êtes

38:31
Présentateur

un homme seul, condolé à l'air, ou si vous avez des troupes ou des troupes

38:35
Locuteur

qui peuvent vous rejoindre. Vous

38:35
Invité

croyez que le général de Gaulle n'était pas seul ? Bon, et je ne me prends pas pour le général de Gaulle. Rassurez-vous. Donc, ce n'est pas la question d'être seul ou pas seul. C'est la question de savoir si on a les idées claires, Sonia Mabrouk. Or,

38:46
Locuteur

le

38:46
Invité

pays est en train de sombrer.

38:48
Locuteur

Vous semblez croire que vous les avez. Est-ce que les autres l'ont comme vous ?

38:51
Invité

Mais le pays est en train de sombrer.

38:54
Locuteur

Les

38:54
Invité

Français le sentent.

38:56
Locuteur

Il

38:57
Invité

faut trouver des solutions.

38:59
Locuteur

Pas

38:59
Invité

dire, ça ne

39:00
Locuteur

va

39:00
Invité

pas, on n'est pas content, c'est l'horreur, Macron n'est pas bien. Tout ça, les Français le savent. Ils veulent savoir où on veut les mener. Moi,

39:07
Locuteur

j

39:07
Invité

'ai travaillé pendant un an et je constate que la France n'a plus la liberté d'agir.

39:14
Locuteur

Et donc,

39:15
Invité

il y

39:15
Locuteur

a

39:15
Invité

des élections européennes. Il y a des élections européennes. Non,

39:18
Locuteur

la politique se

39:19
Invité

fait d'abord

39:20
Locuteur

avec des hommes et des femmes.

39:22
Locuteur 1

Et avec des idées. Et bien sûr,

39:24
Locuteur

mais le fait qu'il

39:24
Locuteur 1

faut des gens pour écarter les lignes. Donc, vous avez dit par exemple Michel Onfray, vous dites pourquoi

39:28
Locuteur

pas ?

39:28
Locuteur 1

Bienvenue, ça serait

39:29
Locuteur

formidable.

39:30
Locuteur 1

Florian Philippot,

39:31
Locuteur

pourquoi pas ? Bienvenue,

39:31
Locuteur 1

formidable. François Asselineau, qui a sa formation, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Sur un projet.

39:36
Locuteur

Vous

39:36
Locuteur 1

l'accepteriez dans un

39:37
Locuteur

projet. Donc, pour votre

39:37
Locuteur 3

projet, en 2017, quand vous rejoignez Marine Le Pen, c'est vous qui lui faites changer d'avis sur l'euro. Et là, aujourd'hui, vous envisagez une

39:46
Locuteur

sortie de l'euro. Non, ne tenez pas sur l'euro.

39:47
Invité

Non,

39:47
Locuteur

non, non,

39:47
Invité

ça y est. Vous allez un peu vite. Je dis retrouver l'indépendance de la France. Sur la monnaie, vous m'avez dit. Retrouver l'indépendance de la France dans tous les domaines. Mais, il faudra procéder par ordre. Il ne

40:00
Locuteur

s

40:00
Invité

'agit pas de dynamité. Tout, n'importe comment. Ça veut dire, d'abord, les frontières. Les frontières nationales. Deuxième point, ne plus avoir d'une commission supranationale qui prend les décisions à la place des représentants élus. car c'est la crise démocratique dont on parlait au début avec les violences.

40:19
Locuteur

Elle

40:20
Invité

date de 2005. Souvenez-vous du référendum qui a été trahi après. Et c'est là où j'ai quitté l'UMP puisque l'UMP et les socialistes, ensemble, au Congrès, ont bafoué le peuple français.

40:31
Locuteur

Et

40:32
Invité

il faut tout reprendre calmement,

40:36
Locuteur

avec

40:37
Invité

ordre,

40:38
Locuteur

pour

40:38
Invité

présenter aux Français un projet de libération nationale.

40:41
Locuteur

Bien.

40:42
Présentateur

Donc projet, liste européenne.

40:44
Locuteur

Libération nationale

40:45
Invité

ouverte à tous ceux qui veulent une France libre.

40:48
Locuteur

Est-ce qu

40:48
Présentateur

'au niveau des comptes, tout est à planique

40:51
Locuteur

? Zéro.

40:51
Présentateur

Zéro. Plus rien.

40:53
Invité

Oui.

40:53
Locuteur

Ça a été payé.

40:54
Invité

Si. Dettes au particulier de 177 000 euros. Toutes les dettes fournisseurs ont été payées.

41:02
Présentateur

Au moment où nous parlons, nous avons vu Emmanuel Macron. Là, nous sommes dans un moment, j'allais dire, évidemment consensuel

41:07
Locuteur

sur

41:07
Présentateur

les mémoires. Mais nous sommes dans un moment politique aussi singulier avec des rumeurs de remaniement qui brusent. Est-ce que la question... Ah, vous avez l'air de ne pas prêter attention.

41:16
Locuteur

Ah

41:16
Présentateur

oui. Quel que soit le Premier ministre ou la Première ministre, rien ne

41:18
Locuteur

change

41:19
Présentateur

pour vous

41:19
Locuteur

?

41:20
Présentateur

Le bonnet blanc, blanc bonnet ?

41:21
Invité

Tout le monde a compris que le Premier ministre,

41:23
Locuteur

c

41:23
Invité

'était Emmanuel Macron. Il est président, Premier ministre, ministre, communiquant. C'est pour ça que ça ne va pas. Non, mais ce que je veux dire, c'est que ça, c'est du folklore. Voilà.

41:32
Présentateur

S'il y

41:33
Locuteur

a

41:33
Présentateur

un Premier ministre qui est issu des rangs de la droite, ce sera du folklore qui reprend les propositions peu ou prou sur lesquelles vous êtes tout à l'heure.

41:39
Invité

Je n'y crois pas un instant. Vous savez, le en même temps, un petit coup là, un petit coup là, c'est les petites soupes sur les petits feux.

41:49
Présentateur

Quelqu'un comme Gérald Darmanin ne pourrait pas changer...

41:52
Locuteur

Mais pourquoi

41:52
Présentateur

faire ?

41:53
Locuteur

Pourquoi

41:53
Invité

faire ? Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il gesticule au ministère de l'Intérieur. Donc

41:56
Locuteur

pour les

41:57
Présentateur

4 ans à venir, pour vous, c'est terminé,

41:59
Locuteur

il n'y aura pas de

41:59
Présentateur

changement majeur,

42:00
Invité

pas de sursaut,

42:01
Locuteur

les 100 jours n'ont

42:02
Présentateur

servi à rien.

42:03
Invité

C'est que... Ah ben non, les 100 jours, en général, ça finit mal. Mais le problème, c'est comment, sincèrement, on tient 4 ans comme ça

42:12
Locuteur

?

42:13
Invité

Comment les Français vont tenir

42:14
Locuteur

?

42:15
Invité

Parce que là, on a

42:16
Locuteur

parlé de beaucoup de choses. Il y a des élections. Oui, oui, mais il y a des élections. Vous dites le vote. Il y a des élections, oui,

42:20
Invité

mais on a parlé de beaucoup de sujets, mais le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat, les Français qui souffrent, jamais autant de pauvres dans notre société, les problèmes pas traités, vous croyez que ça peut tenir 4 ans ? Moi, je ne crois pas.

42:34
Locuteur

Ce que vous disiez son 4 ans ? Je n'ai pas la solution immédiate. Ce que

42:37
Invité

ça veut dire, ça ne tiendra pas. Dissolution.

42:39
Locuteur 1

Des

42:39
Invité

émeutes ? Dissolution.

42:40
Locuteur

Oui, ben,

42:41
Invité

dissolution.

42:42
Locuteur

Il croire

42:42
Présentateur

encore.

42:44
Locuteur

Mais est

42:45
Invité

-ce qu'on peut voir notre pays crever pendant 4 ans encore ? Crever ? Sous nos yeux

42:51
Locuteur

? Moi,

42:52
Invité

je ne l'accepte pas. Mais je respecte les institutions. J'attends. Il y a une occasion aux élections européennes, il faut que chacun dise avec sa plus grande sincérité ce qu'il croit bon pour le pays. Et puis après, il faut respecter les institutions, mais quand même souhaiter qu'avant 4 ans, il

43:08
Locuteur

y

43:08
Invité

ait un arbitrage populaire. ne serait-ce que parce que c'est ingouvernable à l'Assemblée.

43:12
Présentateur

Il y a en tous les cas ce vote, et vous nous avez annoncé cette liste aux européennes que vous menez

43:16
Locuteur

dans le pays. Pour l'indépendance de la France. Voilà.

43:18
Invité

L'histoire de

43:19
Locuteur

la ministre et Gaulle,

43:19
Invité

qu'elle a créé du redressement du pays.

43:22
Présentateur

Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre...

43:23
Locuteur

Merci à vous.

43:24
Présentateur

Je remercie évidemment mes camarades, Cécile et Mathieu, merci beaucoup. Bon dimanche à tous sur nos antennes. C'est News Europe 1 et la lecture évidemment des échos. Merci encore et à très bientôt.