Nicolas Dupont Aignan dans Le Grand Rendez-Vous CNews - Europe1 - Les Échos
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Questions et réponses
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- 0:24OuverteRéponse directe
A-t-elle réussi son pari, son défi selon vous ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Comment vous réagissez à de telles images, à cette réalité ?
- 2:19RelanceRéponse directe
Mais comment expliquez-vous cette tolérance à répétition ?
- 2:34OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous voyez ce même public, ces mêmes militants d'extrême-gauche présents hier malgré l'interdiction de manifester ?
- 4:04RelanceRéponse directe
Quelle différence vous faites entre manifestation et ces images ?
- 4:32RelanceRéponse directe
Pardonnez-moi, mais c'est trop facile, parce qu'il y a eu interdiction, elle n'a pas été respectée.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:36InvitéFait
« C'est abominable parce que ça c'est la fin de la démocratie. »
- 1:43InvitéFait
« Comment l'État républicain n'agit pas ? »
- 2:13InvitéFait
« Donc j'affirme tout mon soutien à Éric Zemmour. »
- 2:15InvitéPromesse
« Et je souhaite surtout qu'il y ait une enquête et des sanctions. »
- 2:26InvitéFait
« Et puis l'État, l'État n'est plus l'État. »
- 4:50InvitéPromesse
« Vous pouvez dissoudre le soulèvement de la terre si cela se justifie. »
- 5:00InvitéPromesse
« Si le soulèvement de la terre organise les violences, il faut le dissoudre, tout de suite. »
- 6:05InvitéFait
« Il ne l'a pas fait sur les retraites, la huitième, où il a laissé s'infiltrer des éléments violents. »
- 6:17InvitéFait
« Ces images sont abominables pour moi. »
- 6:19InvitéPromesse
« Il faut restaurer l'État. »
- 8:23InvitéFait
« Et je demande que l'argent public que l'on met dans le Lyon-Turin, on pourrait avoir un débat serein sur le Lyon-Turin. »
- 10:15InvitéFait
« C'est que les gens ne se sentent plus représentés. »
- 10:27InvitéFait
« Qui n'a pas été votée. »
- 10:35InvitéFait
« Vous avez une présidente de l'Assemblée qui est sortie de son rôle de présidente de l'Assemblée en invoquant un article 40 qui est une chose gravissime que vous n'avez pas toujours notée. »
- 10:43InvitéFait
« Pour la première fois, le droit d'initiative parlementaire a été supprimé dans le pays. »
- 11:34InvitéFait
« Sur ordre du président de la République et du gouvernement, la présidente de l'Assemblée nationale a bafoué le droit des parlementaires. »
- 11:57InvitéPromesse
« Et moi, je veux la paix civile. »
- 12:05InvitéFait
« Et on est dans une pente de sortie de démocratie en France. »
- 13:50InvitéFait
« C'est de bâtir une coalition. »
- 20:56InvitéChiffre
« Nous avons le record de déficit extérieur, 164 milliards. »
- 23:33InvitéFait
« Je dis simplement que jamais l'immigration n'a été aussi forte en France. »
- 24:00InvitéFait
« J'ai refusé de voter le traité d'Amsterdam qui communautarisait la politique d'asile. »
- 24:35InvitéChiffre
« Il a fallu 25 ans pour qu'une majorité de Français, je crois que c'est 65%, reconnaissent que ce système ne marche pas. »
- 24:50InvitéFait
« Il faut arrêter avec Schengen, il faut rétablir des frontières nationales. »
- 27:15InvitéFait
« Si on veut rétablir la sécurité et maîtriser l'immigration, il faut rétablir les postes frontières. »
- 28:18InvitéFait
« Et moi, je dis aux Français, si vous voulez retrouver votre souveraineté, votre liberté, votre sécurité, vous devez rétablir des frontières nationales. »
- 28:56InvitéFait
« Dans un État normal, on contrôle nos frontières et un demandeur d'asile qui a eu sa demande d'asile en Suède ne devrait pas circuler en France. »
- 30:46InvitéFait
« Le problème de cette Europe, c'est qu'elle a créé un ventre mou et mis en place, par idéologie, par faiblesse, un système qui nous met maintenant en danger de mort. »
- 32:24InvitéFait
« Je pense qu'il faut protéger les Français et rétablir nos frontières nationales d'autorité. »
- 34:27InvitéFait
« Madame Van der Leyen est devenue, fait un coup d'État, que tolère, qu'accepte, que subit Emmanuel Macron. »
- 35:07InvitéFait
« La France a perdu toute indépendance, toute liberté d'action. »
- 36:00InvitéFait
« Indépendance dans tous les domaines. Il faut que la France retrouve sa liberté si elle veut résoudre ses problèmes. »
- 37:05InvitéFait
« Il faut protéger l'environnement, mais il ne faut pas suicider le continent. »
- 39:11InvitéFait
« La France n'a plus la liberté d'agir. »
- 40:30InvitéFait
« L'UMP et les socialistes, ensemble, au Congrès, ont bafoué le peuple français. »
- 42:27InvitéChiffre
« Jamais autant de pauvres dans notre société. »
- 42:38InvitéFait
« Dissolution. »
Temps de parole
- Invité66 %
- Présentateur20 %
- ?9 %
- Locuteur 13 %
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Bonjour
à tous et bienvenue à vous au Grand Rendez-Vous. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Sonia
Mabouk. C'est
votre Grand Rendez-Vous ce dimanche. Vous êtes président de Debout la France, vous êtes député de l'Essonne. De nombreux sujets au programme de cette émission avec la Une du journal du dimanche consacré à la photographie du vote RN, un vote massif d'adhésion désormais. Marine Le Pen avec laquelle vous avez été un allié, un temps. A-t-elle réussi son pari, son défi selon vous ? Et puis en ce jour du 18 juin, nous évoquerons l'héritage du gaullisme avec la cérémonie d'Emmanuel Macron au Mont-Valérien. Et puis plus singulièrement, Nicolas Dupont-Aignan, on vous demandera à quoi sert votre mouvement. Êtes-vous un homme seul et condamné à l'être pour vous interroger sur tous ces sujets ?
Mes camarades, Cécile Cornilier des Echos, bonjour à vous Cécile. Bonjour Sonia. Et Mathieu Bocoté nous accompagne bien sûr. Bonjour Mathieu.
Bonjour.
Tout d'abord, Nicolas Dupont-Aignan, ces images de violence à Brest lors d'une séance de dédicace d'Éric Zemmour. Plusieurs personnes ont été prises à partie alors qu'elles venaient pour une dédicace tout simplement. Comment vous réagissez à de telles images, à cette réalité ?
C
'est abominable. C'est abominable parce que ça c'est la fin de la démocratie. Déjà notre démocratie est très mal en point. Et puis
je
pose la question de la responsabilité. Comment l'État républicain n'agit pas ? Il savait qu'il y avait cette dédicace. Où sont les forces de police ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
Voilà.
Donc un, c'est une dérive abominable. Et deux, pourquoi on laisse faire ?
C'est-à-dire ?
Il y aurait une mensuitude à l'égard de certains ?
Bien évidemment. Toujours.
C'est-à-dire ?
Par rapport à qui ?
Toujours tous ceux qui sont du côté droit et attaqués par des soi-disant antifas. D'ailleurs le terme antifas est très intéressant.
Les
mots
sont
détournés.
Comment
vous
les
appelez alors
?
L'extrême-gauche violente, ce que vous voulez, mais ils n'ont rien d'antifasciste, ce sont eux les fascistes.
C
'est un retournement incroyable. Donc les mots n'ont plus de sens. L'État est défaillant. On se fait justice soi-même. On ne peut plus s'exprimer.
C
'est quoi ?
On
est où
?
On vit où ? Voilà. Donc j'affirme tout mon soutien à Éric Zemmour. Et je souhaite surtout qu'il y ait une enquête et des sanctions.
Mais comment expliquez-vous cette tolérance à répétition ? Parce
qu'elle
est
permanente dans notre société. Et puis l'État, l'État n'est plus l'État. Il n'est pas impartial.
On
le voit tous les jours. Donc voilà, vous le savez très bien.
Est-ce que vous voyez ce même public, ces mêmes militants d'extrême-gauche présents hier malgré l'interdiction de manifester lors de leur interdiction par rapport au chantier Lyon-Turin ?
Ils
se sont rassemblés.
Il
y a eu de nombreux moments de tension avec les forces de l'ordre.
Je
crois qu'il y a une douzaine, une dizaine de gendarmes blessés. Est-ce que ce sont ces mêmes pour vous militants d'extrême-gauche ? Et de quoi est-ce le symptôme,
Nicolas ? Attention, pour moi, ce n
'est
pas la même chose. Là, c'est véritablement
des
fascistes qui empêchent la démocratie. Sur l'affaire Lyon-Turin, il y a des violences et des débordements inacceptables.
Mais
je m'interroge aussi pourquoi interdire des manifestations
sur
des sujets qui méritent débat. Est-ce qu'on ne peut plus manifester dans le calme dans notre pays ? Ça
ne fait qu'exciter, vous pensez ?
Oui, bien sûr. Oui, parce que dans une démocratie,
il
y a un droit de manifester.
C
'est ancien. Et sur des sujets où il y a des protestations, où il y a des débats, si on met le couvercle sur la marmite, en permanence, obligatoirement, on suscite. Ce n
'est
pas du tout le même cas que là. Ça ne veut pas dire que je
justifie. Les
activistes qui peuvent être violents, on
la dit aussi.
Je ne justifie pas, bien évidemment. Mais on devrait pouvoir manifester dans notre pays calmement. Et l'État, la police, la gendarmerie, devraient avoir la capacité d'isoler les éléments violents. Parce que sinon, cela veut dire quoi ?
Cela
veut dire qu
'il
n'y a plus aucun droit de manifestation, puisque l'État n'est pas capable d'empêcher les
éléments violents. C'est
une
manifestation
pour vous ? Quelle différence vous faites entre manifestation et ces images ? Ces
images, elles sont inacceptables. Ce sont des violences. Ce que je veux dire,
c
'est qu
'on
ne
va
pas interdire toutes les manifestations. Et plus on interdira toutes
les manifestations,
il faut faire respecter l'interdiction. D'ailleurs, c'est le paradoxe de cet État qui est nu, qui gesticule, parce qu
'il
ne
va
rien se passer. Et tout cela crée un malaise. Et je pense que le problème est plus profond.
Pardonnez-moi, mais
Nicolas Dupont-Hélan,
c'est trop facile, parce qu'il y a eu interdiction, elle n'a pas été respectée.
Il faudrait
arrêter ces personnes et les
condamner.
Il y a quelques arrestations,
on les conviendra
pour les condamnations. Certaines viennent de l'étranger.
C
'est pour ça qu'il y a une
défaillance du gouvernement profonde. Et
dissoudre
les
soulèvements de la terre.
Vous pouvez
dissoudre le soulèvement de la terre si cela se justifie.
Est-ce que cela se
justifie selon vous ? Je n
'ai
pas les rapports de police. Si le soulèvement de la terre organise les violences, il faut le dissoudre, tout de suite.
On
l'a vu, le
gouvernement, quand ils ont arraché les plans de Barcher.
Tout à fait, il faut le dissoudre. Mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il faut que l'État soit l'État. Quand il y
a
des violences, arrestations, condamnations. Mais il ne faut pas qu'on en arrive, parce que l'État ne fait pas son boulot,
à
l'égard des violents, des dangereux,
à
avoir une démocratie sous cloche, parce qu'on rentrera dans un phénomène de réaction violente permanente. Et c'est comme ça que commencent des insurrections.
Il y a
une forme de paradoxe. Vous appelez au
retour de l'État et
à l
'autorité.
Et en même temps, vous dites qu'on devrait pouvoir autoriser ce genre de manifestation.
Mais
pas ce genre de manifestation, Sonia Mabrouk. Pas vous, pas moi. Pas ce genre de manifestation. Je dis que sur un sujet, un vrai débat, on devrait pouvoir manifester dans le calme. Et que le rôle de l'État, c'est de garantir les manifestations dans le calme.
Ce qu'il n'a pas fait. Ce
qu
'il
n'a pas fait.
On ne sait que sur Sainte-Soligne et là-dessus.
Il ne l'a pas fait sur les
retraites. Il ne l'a pas fait sur les retraites, la huitième, où il a laissé s'infiltrer des éléments violents. Ce qui a abouti à un laisser faire. Donc, je le dis, ces images sont abominables pour moi. Il faut restaurer l'État. Parce que dans une démocratie, pour qu'une démocratie fonctionne, c'est le rôle de l'État et de la justice de dissocier les éléments violents
de
ceux
qui manifestent normalement.
Ça paraît simple. Pas tant que ça. Si je vous comprends
bien. Sinon, il
n'y
a
plus rien. Vous dites que
l
'interdiction de manifestation pousse à la violence certaine.
Je
pense
que la défaillance de l'État vis-à-vis d'éléments violents connus
qui
s'infiltrent, pousse ensuite à des interdictions de manifestation qui peuvent être excessives et qui suscitent des violences. Et qu
'il faut désamorcer. L'État est
responsable des violences d'hier
?
L'État est responsable d'avoir laissé et de ne pas arrêter des casseurs qui laissent rentrer sur le territoire français. On l'a vu pendant
les retraites. Mais vous dites deux choses
différentes. D'un côté,
vous
dites que l'État, interdisant telle manifestation, suscite potentiellement des violences. Et de l'autre côté, vous dites que l'État doit casser les violences.
Je dis que l'État est là pour dissocier les éléments violents des gens qui manifestent paisiblement. Et que s'il ne fait pas son boulot, c'est l'anarchie. Et c'est ça. Voilà, c'est simple.
Mais plus largement, d'ailleurs, sur le fond du dossier, de ce chantier Lyon-Turin, on voit que tous les partis politiques aujourd'hui ont des positions affirmées sur l'écologie, la biodiversité, s'engagent pour certains contre ce genre de projet. Et vous, on vous entend peu sur ce sujet, Nicolas.
Aussi...
Est-ce que, par exemple, sur
le fond de la légitimité... Lyon-Turin, j'ai mon opinion.
Allez-y, laquelle... Ah
ben, mon opinion, c'est qu'il faut remettre à place ce dossier qui va coûter une fortune, que le tunnel actuel n'est pas utilisé à plein, et qu'on est dans une situation où, si on était un pays adulte, on débattrait sereinement des dizaines de milliards qui sont en jeu. Est-ce qu'il faut mettre ces milliards-là, alors qu
'il
n
'y a
pas le trafic et qu'il n
'y
aura pas avant longtemps ? Il
y a des camions. Non,
il y a des camions dans un tunnel actuel qui n
'est
pas utilisé à plein, et la voie ferrée n'est pas utilisée à plein. Que dans 20 ans, il y
ait
besoin du Lyon-Turin, pourquoi pas ? C'est une
ligne
très défectueuse, très longue. Non, on aurait pu l'entretenir. Donc, je crois qu'il
y
a un vrai débat à avoir, et qu'encore une fois, on est dans un pays qui ne débat plus, qui n'est plus vraiment démocratique, qui suscite des violences terribles, et je demande que l'argent public que l'on met dans le Lyon-Turin, on pourrait avoir un débat serein sur le Lyon-Turin. Est-ce que les 10 milliards, les 15 milliards, je finis juste, les 10 milliards, les 15 milliards qu'il
y
a là-dedans ne seraient pas mieux utilisés dans des investissements de proximité indispensables ?
Vous
savez,
je
crois qu
'il
y
a
une panne démocratique dans notre pays, que les Français le ressentent,
et
que cette panne démocratique exige pourquoi pas un référendum sur le
Lyon-Turin.
Alors, Notre-Dame-des-Landes a fini en ZAD, donc le chantier de Lyon-Turin pourrait terminer
en ZAD. Non, mais ça n'a rien à voir.
Ça n'a rien à voir ? Quand
il n'y a plus de démocratie dans
un pays,
quand
il n
'y a
plus de démocratie dans un pays, quand on ne débat plus de rien... C
'est une
décision
prise démocratiquement,
il
y
a des années, et c
'est des années après
que... C'est un chantier colossal,
qui
coûte une fortune, et qui, je crois, mérite un débat. Ça ne veut pas dire que je suis avec les ZADIS, et vous me connaissez, je pense être le parti de l'ordre. Mais quand on dépense des dizaines de milliards d'euros, on a quand même le droit de poser des questions, et il y a beaucoup de gens qui ne sont pas du tout ZADIS, qui se posent des questions sur cet investissement. Même l'État s'en pose.
Donc
il faudrait faire
un
référendum sur ce sujet ?
Peut-être pas sur le Lyon-Turin. Je vous dis que nous sommes dans une démocratie bloquée.
Que
si on ne regarde pas avec un peu de recul, qu'on ne réfléchit pas un peu aux moyens de débloquer notre démocratie,
ce
que j'essaye de faire, le RIC, référendum d'initiative citoyenne, une autre vision de l'Europe, on en reparlera, parce que la démocratie est bloquée, parce que le pouvoir n'est plus là. Eh bien, si on ne fait pas ça, vous aurez dans notre pays une explosion.
Une
explosion ? Oui, parce que pour trancher les problèmes, il n
'y
a que le vote. Voilà. Et est-ce que dans notre pays, on peut prendre un peu de recul
?
Quelle est l'explosion ? L
'explosion, vous la voyez tous les jours. C'est que les gens ne se sentent plus représentés.
On
a eu une réforme fondamentale des retraites qui touche des millions de Français qui n'a pas été adoptée par
le Parlement. Vous dites qu'ils
sont
bien représentés ? Qui n'a pas été adoptée.
Qui
n'a pas été votée. Vous êtes députée ?
Oui, elle n'a pas été votée. Vous avez une présidente de l'Assemblée qui est sortie de son rôle de présidente de l'Assemblée en invoquant un article 40
qui
est une chose gravissime que vous n'avez pas toujours notée.
C
'est que pour la première fois, le droit d'initiative parlementaire a été supprimé dans le pays. C'est-à-dire que la base de la démocratie, la naissance des parlements en Grande-Bretagne, puis en France, c'était le droit des parlementaires, même d'opposition, de proposer... Attendez, je finis. de proposer un vote
et
un débat.
Vous y voyez des ingrédients de l'explosion. Le Parlement, l'Assemblée
nationale, l'Assemblée nationale allait voter. Il y avait une majorité pour revenir à 62 ans. Alors... C
'est
pas refaire
le film.
Non,
non,
c'est pas refaire le film. C'est qu'il y a eu une proposition de loi, l'IOT, qui avait la majorité possible. L'explosion. Si je peux finir ma phrase, parce qu'il faut que les Français sachent ce qui s'est passé.
Il
y avait une majorité possible pour revenir à 62 ans parce qu'il n'y avait pas une majorité possible pour aller à 64 ans. Et, au lieu d'aller au vote, un artifice de procédure a fait que, sur ordre du président de la République et du gouvernement, la présidente de l'Assemblée nationale a
bafoué le droit des parlementaires. C'est gravissime. Si c
'était arrivé en Pologne, en
Hongrie,
en Russie,
il y
aurait
eu un scandale.
Mais quelle
est la forme de l'explosion dont vous parlez ? Vous dites qu'il y
aura
une explosion. De quoi parlez-vous ? Je parle que quand
le
vote n'existe plus,
on
l'a vu sur les retraites, eh bien, c'est la rue qui s'exprime. Et moi, je veux la paix civile. Je veux que les problèmes soient tranchés par le vote. C'est ça, la démocratie. Et on est dans une pente de sortie de démocratie en France.
On va continuer à en parler. Semble-t-il un parti, en tous les cas, qui n'est plus un parti de protestation, mais d'adhésion récolte ces voix-là ? Nicolas Dupont-Aignan, vous avez été un temps allié à Marine Le Pen. Le journal du dimanche consacre sa une à la radioscopie, la radiographie de ce vote. On va en parler d'autres sujets.
A
tout de suite.
Et
surtout, notre invité ce dimanche, le président de Debout la France, député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan. Dans le journal du dimanche, ce matin, une grande enquête IFOP fiduciale est consacrée au vote RN, une radioscopie de ce vote qui devient, selon cette enquête, un vote massif. 42% des Français ont déjà voté au moins une fois Nicolas Dupont-Aignan pour ce parti. Il n
'y
a quasiment plus de catégories hermétiques au vote frontiste. Est-ce que vous diriez que Marine Le Pen, de ce point de vue, a réussi son pari
?
Oui, dans une certaine mesure, oui. Je l'ai soutenu aux deux élections présidentielles et j'en ai pris plein la figure pour l'avoir fait en 2017. Donc j'étais un précurseur. Maintenant, la question, et je lui dis souvent, la question, ce n'est pas simplement d'être à 40%.
c
'est comment on a une vraie alternative dans le pays pour changer la vie des Français et, c'est ma thèse,
pour
le faire, il faut retrouver l'indépendance du pays. On est le 18 juin, rien ne se fera si la France ne retrouve pas la liberté de gouverner, de décider.
Et en
quoi Marine Le Pen
ne l
'a pas compris, selon vous
?
Non, c'est que Marine Le Pen, on le voit dans ce sondage, d'ailleurs, très franchement, et je lui ai dit, c'est qu'elle a un grand succès, mais il y a un blocage pour gagner.
Et
ce que je pense, et ce que j'avais essayé en 2017, c'est de bâtir une coalition.
On
le voit en Italie, seule une coalition permettra de gagner. Marine Le Pen, et je lui ai dit, donc je peux le dire publiquement, peut être à 48%, ça ne résoudra pas le problème, au 49,5%. Et je crois,
je
crois qu'on y arrivera,
et
je
défends
ça depuis des années. Alors on ne
peut
pas dire que j'ai changé, que si on rassemble tous les patriotes
de
droite, mais aussi de gauche,
que
si on travaille en commun,
et
je crois qu
'il
y
a
encore du travail, pour que le Rassemblement National ne croit pas qu'il va arriver tout seul au pouvoir, ce n
'est
pas vrai. Et même le général de Gaulle n'est pas arrivé seul
au pouvoir. Nicolas
Dupont-Aignan, vous dites une coalition, dans une coalition,
vous
pourriez apporter quelque chose, je devine, dans votre esprit à cette coalition. Que serait l'apport de Debout la France ou de Nicolas Dupont-Aignan à cette coalition ? Après, ce n
'est
pas à moi de me définir, moi je trouve ça prétentieux. Je
pense simplement...
Vous marquez une différence avec le RM, donc qu'avez-vous en particulier amené à cette coalition ? La personnalité,
le gaullisme, d'autres sujets, une différence de méthode peut-être. Après, c'est aux Français de juger. S'ils me donnent quelques voix à chaque élection, 2 millions en 2017, 1 million cette dernière fois, c'est bien parce qu'on apporte quelque chose, un autre courant de pensée. De même, je pense qu'il faudra une entente avec Éric Zemmour. De même, je pense qu
'il y a...
Vous
y êtes prêt, vous Nicolas Dupont-Aignan ?
Mais j'y suis d'autant plus prêt que je l'ai fait, que je suis le seul à l'avoir fait,
quand
même, en 2017, contre tout le monde. À l'époque, il n
'y avait
pas grand monde qui me suivait. Et je regrette, et je l'ai dit à l'époque, aux législatives,
qu'il
n
'y ait
pas eu une nupesse de droite ou de patriote. Parce que ce n'est pas que la droite. J'estime que le privage n'est pas droite-gauche seulement.
Vous voulez une
nupesse patriote, de droite
? Pas
de droite seulement.
Pas de droite et de
gauche. S'il y avait eu une entente, entre... Soyons concrets,
s
'il y avait eu une entente aux législatives après la présidentielle, entre moi, Éric Zemmour et Marine Le Pen, pour présenter des candidats aux législatives, il n
'y
aurait pas eu 89 députés RN,
il
y aurait eu 250 députés.
Mais expliquez
-nous, M. Dupont-Huillard. Je pense... Comment peut-il y avoir une entente
entre Éric Zemmour avec son programme économique et ce qu'il a dit sur la réforme des retraites et Marine
Le Pen avec son programme
économique et sa réforme des retraites ?
Très
juste, Sonia Mabrouk. Mais est-ce qu'il n'y a pas plus de différence entre Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure, les écologistes,
qu
'entre Zemmour, Marine Le Pen et moi ? Est
-ce qu'il n'y a pas plus de différence ? Eh bien, je vais vous dire,
peut-être parce qu'on est trop honnête, trop entier.
C
'est-à-dire que la gauche...
C'est
une explication généreuse pour vous-même. Oui, mais il faut bien. Je ne
vais
pas m'accabler. On m'accable assez. Je pense que Marine Le Pen, Éric Zemmour, moi-même et d'autres, même qui viennent de la gauche, parce que pour moi, c'est au-delà de la droite. C'est le sauvetage de la France.
On
s'attache parfois... On n'a pas la culture du compromis.
Il
y a trop de boutiques. Il y a trop d'esprits de parti. Et il y a peut-être aussi la prétention de croire que chacun va arriver seul au pouvoir.
C
'est faux. J'étais en province à Montpellier, à Perpignan, à Nice. Nos électeurs demandent l'union. Nos électeurs ont compris ce qui se passe. Nos électeurs ont vu ce qui s'était passé en Italie. Nos électeurs ont vu Mélenchon. Et pourquoi on ne serait pas capable... Est-ce que Marine Le Pen le refuse ? Eh oui. Et je le regrette.
En attendant, elle siphonne un peu vos forces vives à l'Assemblée nationale. Les points forts du
Rassemblement
national.
J'en suis ravi. C'est formidable.
Vous êtes ravi de vous aille pilière.
Ça prouve qu'on a formé des gens brillants. Et puis,
il
y en a d'autres qui sont chez moi maintenant. Ça veut
dire
que
c
'est là-bas que ça se passe au
Rassemblement
national.
Mais non. Mais le problème, c'est pas... On n'est pas dans une course de petits chevaux.
On
parle de la France. Est-ce qu'on veut sauver la France ou faire fonctionner des boutiques ? D'accord. Mais c'est ça le problème. Excusez-moi. On est le 18 juin. Je suis ravi qu'il y
ait
eu des éléments, mais il y en a d'autres qui sont arrivés maintenant qui les ont remplacés. Et je suis ravi. Moi, je ne suis pas quelqu'un de jaloux et d'aigris. Je veux que la France réussisse. J'ai passé l'âge des esprits de boutique. Et je suis désolé
que
les esprits de boutique tuent
l
'intérêt national et l'intérêt supérieur
de la France.
Comment
?
Un
bon entendeur. Là, vous êtes en train de dire qu'il faut ce sursaut pour qu'on y arrive, sinon vous resterez
au
seuil de
la forme du fou. Mais oui. Je lui ai
dit... Je lui ai dit...
Marine Le Pen.
Mais je lui ai dit... Et arrêtons les paroles malheureuses.
D
'ailleurs, je suis le seul qui l'a reconnu et Éric Zemmour aussi, je pense. Et d'autres, pendant ma campagne présidentielle,
je
n'ai jamais... Parce que j'avais eu l'expérience, j'avais commis des erreurs. On commet tous des erreurs. Et dans la vie, il faut en tirer les leçons. Et à la dernière campagne présidentielle, je n'ai jamais dit un mot contre Marine Le Pen ou contre Éric Zemmour parce que j'estimais que notre devoir, c'était la réconciliation parce qu'il y a deux
tours. Mais vous avez dit
deux fois moins que la fois d'avant.
Mais peut-être. Mais il y avait d'autres circonstances. Et puis on verra. Mais vous savez,
qu
'est-ce qui compte ? La France. C'est la France. Mais c
'est surtout
d'avoir la majorité plus une voix. Ce n
'est
pas d'entretenir le jeu politicien. Ça,
ça
ne compte pas.
Emmanuel Macron va arriver dans quelques instants au Mont-Valérien pour soigner, je veux dire, les mémoires, commémorer évidemment l'appel du 10 juin. Le président est-il un héritier du gaullisme à chacun, à sa manière finalement
? C
'est le liquidateur de la France.
C
'est une imposture.
Et
le voir au Mont-Valérien en tant que président de la République,
mais
quand on voit que cet homme
qui
brade la France, qui laisse piller la France par des oligarques,
qui
se soumet à une autorité supranationale européenne, qui a abandonné une politique étrangère indépendante, qui a ridiculisé la France à l'étranger, j'avoue, j'ai la nausée.
Voilà.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous n'êtes pas dans la nuance.
Je ne suis pas dans la nuance parce que... Vous décrivez
plus qu'un liquidateur,
vous
décrivez quelqu'un qui veut précipiter la France dans la
vie. Il le
fait. Vous pensez que le président de la République, c'est son souhait, c'est sa volonté
?
Moi,
je vais vous dire, je suis le seul à penser qu'il mériterait une destitution, parce
qu
'il a cassé la démocratie, il a laissé brader le pays sur le plan économique, et il se couche à Bruxelles. Le gaullisme, c'est quoi
? C
'est d'abord et avant tout la souveraineté de la France et
la démocratie.
Il n
'est
pas industrielle,
il
n
'est
rien du tout. Il n
'est
même pas capable de faire comme l'Espagne et le Portugal, de rétablir le prix national de l'électricité pour sauver
nos entreprises.
Il n'en est pas capable ou il ne le souhaite pas ? Mais il ne le veut pas.
Il est soumis à l'Allemagne, il est soumis à Bruxelles. Je pense... Vous voulez que
je
vous dise le fond de ma pensée ?
Ce n'est pas un
fantasme, celui de la soumission.
Ce n'est pas un fantasme,
c
'est très concret. Sécurité, immigration, record d'immigration, économiquement, économiquement, la guerre en Ukraine. La
France
s'en sort bien économiquement. Non, la France ne s'en
sort pas bien, ce n'est pas vrai. Nous
avons le record de déficit extérieur, 164 milliards, 164 milliards. Nous avons doublement des défaillances d'entreprises,
là,
2022 par rapport à 2021. Nous avons un prix de l'électricité qui asphyxie nos PME. Mais au-delà même de ça, ça,
c
'est des décisions de politique économique. Moi, ce qui m'inquiète,
c
'est quand on voit la submersion migratoire d'un côté, quand on voit qu
'on
ne change rien au plan européen, on va en parler, quand on voit la soumission et la perte de politiques étrangères indépendantes, qu'on ne me dise pas qu'Emmanuel Macron est gaulliste. Il est l'antithèse du général de
Gaulle. Parce
que le général de Gaulle n'aurait pas soutenu, selon vous, l'Ukraine, n'aurait pas apporté des armements décisifs
de cette contre
-offensive ? Personne ne peut faire parler et
le
général de Gaulle. En revanche, le général de Gaulle est sorti du commandement militaire intégré de l'OTAN. Le général de Gaulle, je pense, dans ce conflit ukrainien,
aurait peut
-être, face à l'agression première, dit stop, mais jamais n'aurait, à mon sens, accepté de se soumettre à M. Zelensky, de dire, comme l'a dit le président de la République, qu'il attend que M. Zelensky décide le bon plan de paix pour le soutenir. Et ce qui est tragique dans
ce qui se passe en Ukraine...
qui est en train de se défendre. Je sais.
Mais ce qui est tragique dans ce qui se passe,
c
'est que je pense que la France devrait proposer un plan de paix et ne pas laisser la Turquie, ne pas laisser d'autres pays, l'Indonésie, la Chine. Et je pense que la France a un rôle à jouer pour éviter le suicide de l'Europe parce que ce conflit en Ukraine, c'est le suicide de l'Europe.
Nous allons continuer à en parler, on va marquer
un porte
-pôt. Ce sont des sujets importants. Vous avez parlé de souveraineté, on va en parler parce que l'un des sujets qui fait appel à la souveraineté, c
'est
celui de l'immigration, de la politique d'asile notamment. Une courte pause et on se retrouve sur Europe 1 et CNews. Et notre invité pour ce dimanche au grand rendez-vous, c'est le président de Debout la France, député de l'Essonne. Dans quelques instants, nous serons en direct depuis le Mont-Valérien avec l'arrivée du président de la République. Nous parlons de différents sujets pour l'heure, Nicolas Dupont-Aignan, dont celui de l'immigration après la récente attaque d'Annecy. Tout cela a relancé le débat sur ce sujet et plus largement sur la politique d'asile. Le gouvernement tente de trouver un terrain d'entente avec les Républicains. Avant de parler de ça,
est-ce
que vous reconnaissez au ministre de l'Intérieur, à Gérald Darmanin, une fermeté, en tout cas une volonté de prise en main sur ce sujet de l'immigration ? Pourquoi me regardez-vous ainsi avec des grands yeux ?
Je
le dis à nos auditeurs.
Parce que
Gérald Darmanin gesticule
en
permanence, mais ne règle pas la cause des problèmes.
De conviction, vous ne lui reconnaissez pas de conviction
?
Je peux reconnaître toutes les convictions de la Terre à quiconque. Je ne mets pas en cause les personnes. Je dis simplement que jamais l'immigration n'a été aussi forte en France.
Je
dis que nous payons le système Schengen
et
on ne peut pas me reprocher l'absence de constante. Ma première décision politique, je venais d'être élu député en 1998, je venais d'être élu, ça a été de me fâcher avec le RPR de l'époque dont j'étais issu, parce que j'ai refusé de voter le traité d'Amsterdam qui communautarisait la politique d'asile. On n'était pas nombreux, il y avait Philippe de Villiers et moi. Et on avait dit quoi à
l
'époque ? Il
y a
25 ans. Incroyable. On avait dit ce système va déresponsabiliser les États, donc celui qui autorise un étranger ou qui donne un droit d'asile
en
Grèce, en Italie, en Espagne, en Suède ou ailleurs, ne sera pas responsable de ce qu'il deviendra et donc on aboutira au chaos migratoire.
Quand
on l'a dit, on nous a traité de tous les noms, il a fallu 25 ans pour qu'une majorité de Français, je crois que c'est 65%, reconnaissent que ce système ne marche pas. Donc, il faut en changer.
changer de fond en comble la
politique d'asile.
Non, il faut arrêter avec Schengen, il faut rétablir des frontières nationales,
il
faut dire la vérité aux Français.
La vérité,
c'est qu'on a fait croire à nos
concitoyens,
et
là, la droite et la gauche en sont totalement responsables, on a fait croire à nos concitoyens qu'on pouvait avoir le beurre et l'argent du beurre, c'est-à-dire qu'on pouvait avoir les frontières ouvertes, une société paisible et que tout irait bien. Eh bien, non. Si 90% des pays dans le monde, à l'exception de
l
'Union européenne,
ont
gardé leurs frontières nationales, et les Français voyagent et voient bien ce qu'ils font quand ils arrivent aux Etats-Unis, quand ils arrivent au Maroc, quand ils arrivent en Algérie, quand ils arrivent n'importe où. Il y a des frontières, il y a un État, ils contrôlent qui rentre. Ce n
'est
pas parfait, il y a bien sûr toujours des trous dans la raquette, mais il y a un État. On a démantelé l'État qui protège et on a rétabli des frontières intérieures, d'ailleurs. Il y a une telle délinquance, une telle immigration que, comme on a supprimé nos frontières,
on
a rétabli des barrières partout et on a l'anarchie.
Entre ce changement, j'allais dire, de fond en comble que vous préconisez, et certaines propositions comme l'inscription, par exemple, dans la Constitution de la possibilité de déroger la primauté des traités et du droit européen comme le proposent l'ÉLR, est-ce que c'est déjà un premier pas ?
Est-ce
que vous reconnaissez qu'il y a là ? Alors,
je m'en félicite parce que j'ai envoyé en 2018 une proposition de référendum à tous mes collègues parlementaires, dont les LR, qui à l'époque n'étaient pas d'accord, pour justement rétablir la primauté du droit national, rétablir le contrôle aux frontières. Mais je pense sincèrement que les LR,
qui
ont fait tout le contraire toute leur vie, se réveillent, et je m'en félicite, mais ne vont pas au bout de la logique. Et d'ailleurs, même, je m'inquiète que Marine Le Pen et le
RN,
et je m'inquiète que le RN commence à défaillir aussi.
C
'est-à-dire que
faire
croire aux Français qu'en rafistolant Schengen,
on
va y arriver, ça ne marchera pas. Parce
que rafistoler... Est-ce que ce n'est pas de la lucidité, monsieur Dupont-Aignan ?
Rafistoler Schengen, ça fait absolument 15 ans
qu
'à chaque drame, on nous dit on va revoir Schengen. Et ça ne marche pas parce que ça ne peut pas marcher.
Mais rejager
au droit européen, ce n
'est
pas rafistoler.
Non, mais parce qu'attention, sur la proposition des LR, elle est très positive, mais elle a suscité une branca chez d'autres LR, attention, même qui ont dit ce n
'est
pas possible. Beaucoup ont dit de toute façon l'Union européenne n'acceptera jamais ça. Donc ça reste très politicien. Moi je veux qu
'on
soit clair, qu'on dise aux Français la vérité. Si on veut rétablir la sécurité et maîtriser l'immigration, il faut rétablir les postes frontières. Alors vous nous avez
dit...
Voilà, les frontières nationales. Et j'ai lancé une pétition parce que j'en avais assez de voir ce boulis-boulis-ga de nos responsables politiques qui disent tout est dans tout et dans rien. Et si on ne veut plus se faire égorger dans notre pays, il faut réagir. Alors revenons, il faut des frontières.
Un
instant, justement, vous avez parlé... Et les demandes d'asile examinées bien sûr
à la frontière.
Simplement, parce que la phrase est un peu... Vous dites,
c
'est une phrase quand même ne plus se faire égorger dans notre pays,
il
faut des frontières. Personne ne croit au risque... Il y a toujours... Mais
bien sûr.
Non mais voilà. Pour
être tout
simplement...
Mais
attendez,
j'ai jamais dit
que parce qu'on rétablira les frontières, on n'aura jamais. Mais là, c'est pas ça qui se passe. Là, c'est que ce sont drame sur drame depuis dix ans. Et qu'il
y a
un moment...
À
quoi sert un responsable politique
?
Est-ce que le responsable politique, il est là pour infantiliser un peuple
et
le laisser mourir ?
Ou
est-ce qu'un responsable politique, il est là pour dire ce qu'il croit être la vérité ? Et moi, je dis aux Français, si vous voulez retrouver votre souveraineté, votre liberté, votre sécurité, vous devez rétablir des frontières nationales. Ça n'enlèvera pas... Tout risque, bien sûr. Mais
ça
permettra déjà d'éviter ce qui se passe aujourd'hui.
Ce qui se passe. Est-ce que Annecy, pour vous, est un point tournant ?
Oui. Symbolique. Parce que
ce
qui est très intéressant et dramatique dans Annecy, et toutes les réactions étaient d'ailleurs frappantes, c'est que tout le monde disait « Mais il est régulier, donc on ne peut rien faire.
»
Mais justement, c'est parce qu'il est régulier
qu
'il n'aurait jamais dû être là si nous étions dans un État normal. Dans un État normal, on contrôle nos frontières et un demandeur d'asile qui a eu sa demande d'asile en Suède ne devrait pas circuler en France.
Vous avez des offensives aujourd'hui, y compris de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe qui propose de revoir... Ce n'est pas rien
dans notre pays. Les élections approchent.
Pour tout le monde, M. Dupont-Ugnon, il propose de revoir l'accord de 68 avec l'Algérie. Enfin !
des
visées électoralistes.
J'en suis ravi, mais il a raison
sur le fond.
Il a raison bien sûr sur le fond, mais il était Premier ministre. Ces gens sont incroyables.
Ils
n'ont plus aucune gêne. C'est-à-dire qu'on nous refait le coup à chaque fois. Avant les élections, tout à coup, on envoie ce qu'ils appellent des signaux,
des
ballons d'essai.
Mais
très bien. Déjà, la première chose, il faut être honnête, c'est qu'ils reconnaissent qu'on avait quand même raison. Ça fait plaisir de se dire qu
'on
a mis 20 ans, mais on les a convaincus qu'il y avait un problème. Mais ce que je veux dire,
c
'est qu'actuellement, ils sont ambigus. Ils envoient ça, mais ils ne veulent pas remettre en cause le système qui a créé cela.
Mais vous voyez que les Français, il y a un attachement des Français quand même à l'Europe,
à l'esprit de l'Europe. Mais bien sûr. Est-ce qu'il n'y a pas alors
une forme de paradoxe vous-même ? Vous dites qu'il faut sortir, changer le système de fond en comble, et puis un attachement des Français à l'Europe. Alors tel quel est,
je ne sais pas. Il y a une sorte
de schizophrénie.
Oui.
Vous le
reconnaissez.
Mais tout à fait. C'est un des problèmes majeurs. Mais moi aussi, j'ai un attachement. Le général de Gaulle, on est le 18 juin, a écrit des choses extraordinaires. Philippe Séguin aussi, dans son fameux discours pour l'Europe, je vous invite à relire, pour la France, sur l'affaire de Maastricht, à l'Assemblée. Je demande à ceux qui veulent, ils vont sur Internet. Philippe Séguin,
discours pour la France. On le trouve
facilement. C'est extraordinaire. Il y a tout. Il y a tout. Et il faut,
bien
sûr, une coopération européenne. Parce qu'il y a des défis mondiaux. Et qu
'on
doit travailler ensemble sur des sujets, bien sûr. Par exemple, d'ailleurs, la sécurité de l'Afrique, le développement de l'Afrique. Ce n
'est
pas la France toute seule qui le fera.
Mais
le problème de cette Europe, c'est qu'elle a créé un ventre mou
et
mis en place, par idéologie, par faiblesse,
un
système qui nous met maintenant en danger de mort.
Donc, j
'avais une image, ce matin, je réfléchissais à notre émission, et j'ai eu cette image. C'est comme une bombe. Vous avez une bombe, vous entendez tic-tac, tic-tac, tic-tac. Et vous avez toute la classe politique
qui
se pose la question de ce qu
'ils
vont faire. Vous avez une... Eh bien, je veux qu'on démine la bombe tout de suite. Donc, d'ailleurs, Schengen nous le permet. C
'est
peut
-être
plus facile
de dire depuis l'opposition que aux responsabilités. Non, non, non.
Schengen le permet même à titre temporaire.
Et
si j'avais été Emmanuel Macron après Annecy, j'aurais immédiatement rétabli...
Donc,
le modèle pour vous, c'est le Danemark
? Oui.
D
'ailleurs, le
Danemark, c'est très intéressant.
Avec des
sociodémocrates, c'est
ce
que vous allez dire, au pouvoir, une fermeté sur l'immigration qui pèse. Sauf que géographiquement, historiquement, ça n'a rien à voir avec la France, ni en nombre de populations. Mais il faut bien vous...
Vous
avez raison.
Vous le reconnaissez quand même compliqué.
C
'est un autre pays, une autre histoire.
Totalement. Mais je remarque quand même que tous ceux qui vont au Danemark en disant c'est magnifique le Danemark, quand on regarde précisément, le Danemark n'a pas obéi à Schengen et a eu une dérogation permanente. Donc, c'est possible. La frontière est plus étroite,
elle
est plus petite. Mais
soit
on se protège, soit on ne se protège pas.
Et en quoi vous dites... Pourquoi vous dites que Marine Le Pen est en train de mollir sur ce sujet ?
J'ai entendu certaines déclarations. J'ai entendu certaines déclarations en disant qu'on allait revoir Schengen avec nos partenaires. Moi, je suis beaucoup plus catégorique. Je pense qu'il faut
protéger
les Français et rétablir nos frontières nationales d'autorité.
Elle
ne peut pas
être
Frexit, vous, vous en voulez un. Le mot Frexit,
c
'est une méthode, c'est autre chose. Je dis que quand le pays est en danger, quand l'intérêt supérieur de la nation est en cause,
on
ne finasse pas. On dit la vérité aux Français. Les Français aimeraient, je le sais, moi aussi, on aimerait que tout soit possible. l'eau et le feu qu'on puisse ouvrir, voyager, être généreux à tout le monde, et puis être en sécurité. Ça n'existe pas. L'histoire est tragique.
Vous nous avez exposé vos convictions, votre méthode. Maintenant, vous allez nous dire, dans quelques instants, après la pause, Nicolas Dupont-Unen, si vous repartez au combat, surtout pour les Européennes, après avoir porté cette charge contre l'Union Européenne, telle qu'elle est.
Et
on poursuit évidemment notre émission. Merci d'être fidèles au grand rendez-vous sur Europe 1 CNews en partenariat avec le journal Les Echos. Nous avons beaucoup parlé d'Europe, également Nicolas Dupont-Unen. Donc la question s'impose, aurez-vous une liste aux Européennes ? Alors certains pourraient dire au risque de faire une nouvelle fois moins de 5%, c'est-à-dire de
ne
pas être remboursé aussi pour vos faibles campagnes. Est-ce que vous prendrez ce risque
? Alors
on a décidé hier, on a eu un Conseil national, on en a beaucoup parlé. Il y aura une liste de boules à France.
Une
liste souverainiste gaulliste
pour
l'indépendance du pays. Vous
en aviez assez de l'esprit de boutique. Ça c'est un choix
de boutique.
Très
juste question. Mais il y aura
un
projet d'indépendance. Parce que
la
question ce n'est pas est-ce qu'il y aura une liste
? Parce
que vous avez raison, Cécile Cornudet, ça voudrait dire je fais une liste pour faire une liste.
Ce
n
'est
pas ça.
Ce
que je constate aujourd'hui, c'est qu'on prend le problème à l'envers. C'est-à-dire qu'on se pose la question est-ce qu'il y
aura
une liste aussi ?
Il y a
Éric Zemmour, il y a Le Pen, il y a machin. Je constate,
parce
que j'ai beaucoup réfléchi pendant un an, j'ai regardé, j'ai étudié, avec tous ceux de mon parti, qu'il y
a
une dérive incroyable de l'Union Européenne.
qui
va au-delà des traités. Madame Van der Leyen est devenue, fait un coup d'État, que tolère, qu'accepte, que subit Emmanuel Macron.
Et
je pense en fait qu'Emmanuel Macron veut lui succéder
après
sa présidence.
Et en
quoi votre
liste pourrait être...
Et donc je pense
qu
'il n
'y
a personne, en tout cas aujourd'hui,
le
RN ne le dit plus, qui va à la cause du problème. C'est-à-dire qui dit
si
on n'arrive pas à résoudre les problèmes de sécurité français, les problèmes d'immigration, les problèmes de chômage, les problèmes de pouvoir d'achat, les problèmes d'écologie,
on
pourra en parler.
C
'est parce que la France a perdu toute indépendance, toute liberté d'action. Et donc il faut, j'en suis convaincu, un projet européen, une liste aux européennes, souverainiste, qui rétablisse
l'indépendance de la France. C'est votre projet à vous
? C'est sur votre projet qu'il y aurait des gens qui vont
venir se rassembler En tout
cas, je pense qu'il n'y a pas aujourd'hui sur l'échiquier politique un projet cohérent de libération
de la France. Qui allez-vous
rassembler sur ce projet souverainiste, gaulliste
?
Ce
projet, nous allons le publier le 30 septembre. Nous y travaillons. Avec
qui ? Qui
est
une rupture avec le
rôle... Florent Philippot, j'aimerais bien sûr qu'il pourrait y participer, mais pas seulement lui, d'autres. D'autres
? On
verra. D'abord,
il
faut que je publie le projet. On
parle de
Michel Onfray pendant le temps. Il y a Michel Onfray,
il y a d'autres personnes, bien
sûr.
Il y a un moment... Indépendance, y compris monétaire. On a vu que longtemps, le RN a été bloqué sur cette question de
l'euro.
Indépendance dans tous les domaines. Il faut que la France retrouve sa liberté si elle veut résoudre ses problèmes. Parce que là, je vous disais, l'image de la bombe qui me hante, tic-tac, tic-tac, tic-tac, c'est en train d'exploser
sous nos yeux.
Vous vous
présentez comme
le démineur aujourd'hui en chef, mais ce n'est pas vous qui allez mener cette liste européenne
?
On
verra.
Je ne souhaite pas obligatoirement la mener. Si une personnalité, une autre personnalité
peut la nommer...
Michel Onfray, vous avez discuté avec lui pour savoir qui
était d'accord. On verra.
Vous vous intéressez, et c'est normal, mais je ne vous en veux pas, vous faites votre boulot et moi je fais le mien, vous intéressez qui, comment, quel parti. Pour moi, ce n
'est
pas ça qui m'intéresse en
ce moment. Si je finis... Vous parlez de
rassembler les souverainistes. Je dis que pour
rassembler... Mais
attendez... Excusez-moi. Pour rassembler,
il
faut déjà savoir sur quoi on rassemble. Le discours politique s'affadit dans notre pays en permanence. C'est toujours qu'est-ce que va penser l'opinion, qu'est-ce qu'il faut faire. Non. Il faut repartir de la base. On a eu l'affaire d'Annecy gravissime, les Français ont compris qu
'ils
n'étaient plus en sécurité. On a du délire qui se passe à Bruxelles, je veux en parler, sur l'environnement. Il faut protéger l'environnement, mais il ne
faut
pas suicider le continent. Au moment où vous nous
annoncez, Nicolas Dupont-Aignan, justement, cette liste aux européennes, donc si j'ai bien compris,
avec... D'indépendance de la France. D
'indépendance, souverainiste gaulliste.
Je
vais vous montrer ces images en direct depuis le Mont-Valérien. C'est important.
Bien sûr.
À 18 juin, on a vu l'arrivée d'Emmanuel Macron. Il y a eu aussi ce qui a été confirmé,
c
'est-à
-dire,
d'ailleurs, c'est la prérogative exclusive dans la 5e du président de la République avec l'entrée au Panthéon de Missa Kamannoukian et de sa femme, Méliné, des figures de la résistance. J'imagine que sur ça,
le choix est tout
à fait consensuel et qu'on peut
tous au
moins se retrouver...
Ces femmes et
ces hommes ont donné leur vie pour nous. Donc, il faut être digne de cela et que, soit au Panthéon, ils rejoindront Jean Moulin.
Exactement. Voilà, on a vu ces images. On revient à cette annonce de la liste aux européennes. On a bien compris, ça peut être vous aussi le leader. La porte n'est pas fermée.
Je ne le souhaite
pas.
Vous
ne
le
souhaitez pas.
J'aimerais que ce soit une autre
personnalité. Vous cherchez donc quand même une... Je
pense que ce serait bien de... Voilà, il ne
faut
pas être obligatoirement sur tous les... Il faut savoir laisser la place. Ce n
'est
pas ça le problème. Le problème, c'est que je vois mon pays. Je suis hanté par ça depuis six mois. Je vois toutes les décisions qui sont prises à Bruxelles sur le budget. Ils sont en train de préparer un espèce de truc complètement bureaucratique sur l'écologie, l'interdiction du moteur thermique qui est une folie pour l'environnement. Moi, j
'ai quand
même... sur tous les sujets, le mécanisme carbone aux
frontières, c'est la Chine... On a envie de savoir si vous êtes
un homme seul, condolé à l'air, ou si vous avez des troupes ou des troupes
qui peuvent vous rejoindre. Vous
croyez que le général de Gaulle n'était pas seul ? Bon, et je ne me prends pas pour le général de Gaulle. Rassurez-vous. Donc, ce n'est pas la question d'être seul ou pas seul. C'est la question de savoir si on a les idées claires, Sonia Mabrouk. Or,
le
pays est en train de sombrer.
Vous semblez croire que vous les avez. Est-ce que les autres l'ont comme vous ?
Mais le pays est en train de sombrer.
Les
Français le sentent.
Il
faut trouver des solutions.
Pas
dire, ça ne
va
pas, on n'est pas content, c'est l'horreur, Macron n'est pas bien. Tout ça, les Français le savent. Ils veulent savoir où on veut les mener. Moi,
j
'ai travaillé pendant un an et je constate que la France n'a plus la liberté d'agir.
Et donc,
il y
a
des élections européennes. Il y a des élections européennes. Non,
la politique se
fait d'abord
avec des hommes et des femmes.
Et avec des idées. Et bien sûr,
mais le fait qu'il
faut des gens pour écarter les lignes. Donc, vous avez dit par exemple Michel Onfray, vous dites pourquoi
pas ?
Bienvenue, ça serait
formidable.
Florian Philippot,
pourquoi pas ? Bienvenue,
formidable. François Asselineau, qui a sa formation, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Sur un projet.
Vous
l'accepteriez dans un
projet. Donc, pour votre
projet, en 2017, quand vous rejoignez Marine Le Pen, c'est vous qui lui faites changer d'avis sur l'euro. Et là, aujourd'hui, vous envisagez une
sortie de l'euro. Non, ne tenez pas sur l'euro.
Non,
non, non,
ça y est. Vous allez un peu vite. Je dis retrouver l'indépendance de la France. Sur la monnaie, vous m'avez dit. Retrouver l'indépendance de la France dans tous les domaines. Mais, il faudra procéder par ordre. Il ne
s
'agit pas de dynamité. Tout, n'importe comment. Ça veut dire, d'abord, les frontières. Les frontières nationales. Deuxième point, ne plus avoir d'une commission supranationale qui prend les décisions à la place des représentants élus. car c'est la crise démocratique dont on parlait au début avec les violences.
Elle
date de 2005. Souvenez-vous du référendum qui a été trahi après. Et c'est là où j'ai quitté l'UMP puisque l'UMP et les socialistes, ensemble, au Congrès, ont bafoué le peuple français.
Et
il faut tout reprendre calmement,
avec
ordre,
pour
présenter aux Français un projet de libération nationale.
Bien.
Donc projet, liste européenne.
Libération nationale
ouverte à tous ceux qui veulent une France libre.
Est-ce qu
'au niveau des comptes, tout est à planique
? Zéro.
Zéro. Plus rien.
Oui.
Ça a été payé.
Si. Dettes au particulier de 177 000 euros. Toutes les dettes fournisseurs ont été payées.
Au moment où nous parlons, nous avons vu Emmanuel Macron. Là, nous sommes dans un moment, j'allais dire, évidemment consensuel
sur
les mémoires. Mais nous sommes dans un moment politique aussi singulier avec des rumeurs de remaniement qui brusent. Est-ce que la question... Ah, vous avez l'air de ne pas prêter attention.
Ah
oui. Quel que soit le Premier ministre ou la Première ministre, rien ne
change
pour vous
?
Le bonnet blanc, blanc bonnet ?
Tout le monde a compris que le Premier ministre,
c
'était Emmanuel Macron. Il est président, Premier ministre, ministre, communiquant. C'est pour ça que ça ne va pas. Non, mais ce que je veux dire, c'est que ça, c'est du folklore. Voilà.
S'il y
a
un Premier ministre qui est issu des rangs de la droite, ce sera du folklore qui reprend les propositions peu ou prou sur lesquelles vous êtes tout à l'heure.
Je n'y crois pas un instant. Vous savez, le en même temps, un petit coup là, un petit coup là, c'est les petites soupes sur les petits feux.
Quelqu'un comme Gérald Darmanin ne pourrait pas changer...
Mais pourquoi
faire ?
Pourquoi
faire ? Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il gesticule au ministère de l'Intérieur. Donc
pour les
4 ans à venir, pour vous, c'est terminé,
il n'y aura pas de
changement majeur,
pas de sursaut,
les 100 jours n'ont
servi à rien.
C'est que... Ah ben non, les 100 jours, en général, ça finit mal. Mais le problème, c'est comment, sincèrement, on tient 4 ans comme ça
?
Comment les Français vont tenir
?
Parce que là, on a
parlé de beaucoup de choses. Il y a des élections. Oui, oui, mais il y a des élections. Vous dites le vote. Il y a des élections, oui,
mais on a parlé de beaucoup de sujets, mais le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat, les Français qui souffrent, jamais autant de pauvres dans notre société, les problèmes pas traités, vous croyez que ça peut tenir 4 ans ? Moi, je ne crois pas.
Ce que vous disiez son 4 ans ? Je n'ai pas la solution immédiate. Ce que
ça veut dire, ça ne tiendra pas. Dissolution.
Des
émeutes ? Dissolution.
Oui, ben,
dissolution.
Il croire
encore.
Mais est
-ce qu'on peut voir notre pays crever pendant 4 ans encore ? Crever ? Sous nos yeux
? Moi,
je ne l'accepte pas. Mais je respecte les institutions. J'attends. Il y a une occasion aux élections européennes, il faut que chacun dise avec sa plus grande sincérité ce qu'il croit bon pour le pays. Et puis après, il faut respecter les institutions, mais quand même souhaiter qu'avant 4 ans, il
y
ait un arbitrage populaire. ne serait-ce que parce que c'est ingouvernable à l'Assemblée.
Il y a en tous les cas ce vote, et vous nous avez annoncé cette liste aux européennes que vous menez
dans le pays. Pour l'indépendance de la France. Voilà.
L'histoire de
la ministre et Gaulle,
qu'elle a créé du redressement du pays.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre...
Merci à vous.
Je remercie évidemment mes camarades, Cécile et Mathieu, merci beaucoup. Bon dimanche à tous sur nos antennes. C'est News Europe 1 et la lecture évidemment des échos. Merci encore et à très bientôt.