Bruno Retailleau promet une campagne à la François Fillon
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Questions et réponses
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Que signifie ce parallèle qui a priori peut surprendre ?
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Si Bruno Retaillot c'est François Fillon est-ce que ça veut dire qu'Edouard Philippe c'est Alain Jupé ?
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La situation de 2026 est-elle comparable à celle de 2016 ?
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0707 la matinale [musique] de radio classique avec David Abicer et Guillaume Tabar pour l'éditoriel avec le Figaro à 8h12. Guillaume, bonjour. Bonjour David. Euh l'équipe de Bruno Retaillot, le patron des LR promet une campagne comparable à celle de François Fillon il y a 10 ans. Que signifie ce parallèle qui a priori peut surprendre ? Bah oui. Alors quand chez Rota on promet une campagne à la Fillon, on ne pense évidemment pas à son dénouement cauchemardesque pour l'ancien premier ministre. Non, on se réfère plutôt à sa victoire surprise à la primaire de la droite en 2016. On s'en souvient durant des mois et des mois, Fillon était resté à la traî dans les sondages distancé par Nicolas Sarkozi et
surtout Alain Jupé. comme Rota est aujourd'hui largement distancé dans les sondages par Édouard Philippe et puis dans la dernière ligne droite ce qui était alors présenté comme des handicaps he le fait d'être trop à droite trop conservateur trop austère s'était transformé en atout et François Fillon l'avait largement emporté donc 10 ans plus tard et bien on voit que les mêmes reproches sont adressées à l'ancien ministre de l'intérieur et bien ces proches font le pari que à nouveau ces reproches vont tourner à son avant avantage que sa cohérence idéologique et personnelle que son sérieux vont finir par lui permettre de faire la différence et que comme pour Fillon ça se jouera au finish.
Alors si on joue au jeu des analogies si Bruno Retaillot c'est François Fillon est-ce que ça veut dire qu'Edouard Philippe c'est Alain Jupé ? Écoutez c'est vrai que de 2016 à 2026 le parallèle est troublant. Euh Philippe était le bras droit de Jupé comme Rotaillot était celui de Fillon. Et sur le plan tactique, on pourrait tenter de poursuivre le parallèle, même si dans l'équipe du maire de Havre, on veut conjurer ce qu'on pourrait appeler le syndrome Jupé. Alors, le syndrome Jupé, c'est quoi ? Bien, c'est d'abord le statut, certes flatteur, mais finalement périlleux du favori des sondages. Euh, car tête peut donner un sentiment d'assurance, le sentiment d'être bien dans son assiette. Mais ça peut conduire
aussi à croire que sur le fond, il ne faut prendre aucun risque et ça c'est parfois compte productif. Et puis le syndrome Jupé, c'est aussi un positionnement trop centriste dans une compétition qui se joue à droite. On se souvient de son discours de du discours de Jupé sur l'identité heureuse quand Fillon à l'inverse alertait sur la menace de l'islamisme. Et bien la question se pose aujourd'hui et en terme pas si différent pour Édouard Philippe. La situation de 2026, elle est quand même différente de celle de 2016 parce que de tels parallèles, on leur limite. Ah bah évidemment bien sûr aucun décalque n'est possible même si la question d'une primaire revient sur le tapis alors que les trois partons les trois patrons des tr des parties du
socle commun Édouard Philippe pour Horizon Bruno Rotaillot pour et Gavaral pour Renaissance sont en compétition et que l'on sait d'avance qu'il n'y aura pas de place pour tout le monde au second tour l'année prochaine. Et puisque je cite Gabriel Atal et bien allons jusqu'au bout du parallèle avec 2016. Alors, vous me direz que ça peut sembler aujourd'hui risible de comparer Atal à Emmanuel Macron au vu de la quasi hostilité qu'il y a désormais entre les deux hommes. Mais il y a 10 ans, le paris de Macron c'était qu'avec l'usure du PS et de LR, il y avait un espace pour une offre nouvelle et de gauche et de droite comme il disait. Et bien aujourd'hui le calcul datal c'est qu'entre la compétition Rotaillot Philippe à droite et la confusion au
sein de la gauche non mélanchonniste. Il y a une place pour une offre de centre droit et de centre gauche. Mais je vous l'accorde comparaison n'est pas toujours raison. Ibardella d'ailleurs, vous le compareriez à qui ? Incomparable ou pas ? Ah écoutez, Nicolas Sarkozi l'a comparé à Jacques Chirac. Ça avait ému les chirakins. Mais il y a quand même de sort. Guillaume Tabar éditorial à retrouvé sur le figaro.f.
Bruno Retailleau