Matinale BFM TV et RMC, jeudi 17 avril 2025 | Laurent Wauquiez
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Bonjour Laurent Voquier. Vous êtes le président du groupe droit républicaine à l'Assemblée. Vous êtes candidat à la présidence des républicains...
- 0:42OuverteRéponse directe
Regardez ce que Saint-Pierre-et-Miquelon a répondu à votre proposition d'envoyer là-bas les OQTF...
- 1:26OuverteRéponse directe
On parle de quoi ? On parle d'OQTF dangereux...
- 2:10OuverteRéponse directe
Mais pourquoi Saint-Pierre-et-Miquelon ? Pourquoi pas un centre sur l'hexagone ?
- 2:45ComplaisanteRéponse directe
Vous me permettrez de constater que tous ceux qui se sont indignés quand j'ai fait ma proposition n'ont rien fait avancer...
- 3:26OuverteRéponse directe
On est sur une petite île... Vous voudriez envoyer 20 000 à 30 000 OQTF ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26non_speechFait
« On est sans doute sur un des domaines de plus grande faillite de l'État et de la sécurité dans notre pays. »
- 3:26non_speechFait
« Ce qui signifie qu'une fois qu'ils sont là-bas, ils ne peuvent plus rentrer en métropole. »
- 4:09non_speechFait
« Ma proposition c'est de mettre les OQTF dangereux. Et vous les estimez à combien ? »
- 5:29non_speechFait
« Est-ce que c'est une proposition pour provoquer le débat ou est-ce que vous vous dites je l'appliquerai vraiment ? »
- 8:53non_speechFait
« Le problème, c'est les délinquants et les criminels algériens qui sont sur notre sol et que le gouvernement algérien ne veut pas reprendre. »
- 10:50non_speechFait
« Il faut assumer de dénoncer les accords de 1968 parce que comprenez bien mon raisonnement, je suis pas dans un raisonnement de relation diplomatique avec l'Algérie. »
- 11:30non_speechFait
« Il y a eu trois nuits d'attaque avec 12 cibles sur tout le territoire, à la fois les prisons, mais aussi les agents pénitentiaires. »
- 12:13non_speechFait
« On est en train d'assister à une perte totale de contrôle de la situation de la sécurité et de l'ordre public dans notre pays. »
- 13:29non_speechFait
« On a eu les meurtres catastrophiques de Thomas et d'Élias, une violence purement gratuite. »
- 14:03non_speechFait
« Est-ce que vous estimez que la réalité aujourd'hui quand on dit mexicanisation... »
- 15:16non_speechPromesse
« Je me bats pour qu'il y ait une loi spéciale permettant d'accélérer de façon considérable la construction des places de prison. »
- 15:56non_speechFait
« On a un problème global de dégradation continue de la sécurité dans notre pays. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
BFM TV face- àface à Pauline de Malerbe. Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Laurent Voquier. Bonjour. Merci d'être dans ce studio ce matin. Vous êtes le président du groupe droit républicaine à l'Assemblée. Vous êtes candidat à la présidence des républicains et c'est d'ailleurs jusqu'à ce soir que les Français peuvent adhérer aux Républicains pour être en mesure de voter le jour de cette opposition, en tout cas de cette course, de cette compétition, on va dire. Enfin, vous me direz quel est le mot le plus juste entre vous et Bruno Rotaillot pour en prendre la présidence.
Beaucoup de questions à vous poser sur les prisons bien sûr, sur ce qu'il se passe aussi entre la France et l'Algérie, mais aussi sur les les OQTF parce que je voudrais que vous regardiez ce que Saint-Pierre et Miclon a répondu à votre proposition d'envoyer là-bas les OQTF. Regardez ces affiches, je les montre sur BFM TV, je les décris pour ceux qui nous écoutent. 146 jours de pluie, 365 jours de bonheur, campagne de pub donc pour Saint-Pierre et Mclon. On quitte tout facilement au QTF. On vient en quête de tranquillité familiale au QTF, ouvriers qualifiés pour travailler dans le froid au QTF. Heureusement qu'ils ont de l'humour. Oui, mais heureusement que le sujet est sérieux.
J'ai regardé et évidemment, je comprends la réaction des habitants de Saint-Pierre et Mclon, mais attention, vous trompez pas, le sujet est extrêmement sérieux. On est sans doute sur un des domaines de plus grande faillite de l'État et de la sécurité dans notre pays. On parle de quoi ? On parle d'Qutf dangereux, on parle de délinquant, on parle de personnes avec un profil psychiatrique dangereux. On parle d'un système où dans notre pays, nous assumons de laisser ces gens dans la nature et dans 90 % des cas d'être incapable de les reconduire dans leur pays. Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu' vous ont fait ? Mais pardon, je vais prendre un autre exemple. Hier, j'étais dans le pas de calet.
On a décidé de créer une prison dans le pas de Calais avec 200 narcotraafiquants. Vous croyez que tous les narcotrafiquants viennent du pas de Calais ? Pour autant, je n'ai pas eu à ce moment-là des grandes indignations de personnes expliquant que c'était un scandale de mettre une prison avec les narcotrafiquants de France dans le Pas de Calais. Donc pourquoi Saint-Pierre et Micelon ? D'abord, c'est à 4000 km d'ici. Aujourd'hui, les OQTF, quand on leur demande de rentrer chez eux, ils ont parfaitement compris le système. Ils savent qu'au bout de 90 jours, ils seront à nouveau dans la nature en métropole. Ça ça peut être changé. Ça peut être changé. Ça peut être changé.
Le le délai effectivement peut peut être changé. Alors, il faut il faut que la loi soit changée, mais il est plus long. Par exemple, en Allemagne, il est plus long. Mais d'accord. Mais déjà, qu'est-ce qu'ils attendent de juste ? Qu'est-ce qu'attend François Beou ? Oui, vous avez raison. Je milite pour qu'on allange le délai et et ça fait partie de ma proposition. Je suis tout à fait d'accord avec ça. Vous me permettrez de constater que tous ceux qui se sont indignés quand j'ai fait ma proposition n'ont rien fait avancer pour l'instant. Donc premier point, je suggère qu'on allonge le délai lié à ma proposition. Deuxième chose, ces OQTF ne rentrent jamais chez eux. Pourquoi ?
Parce qu'ils ont compris qu'ensuite quand ils sont libérés, ils restent en France dans les quartiers à pouvoir continuer leur trafic. Là, le signal avec un effet dissuasif massif, c'est de dire "C'est fini le laxisme." La seule option que vous avez, c'est soit rentrer chez vous, soit partir à 4000 km à Saint-Pierre Miclon. Ensuite, pourquoi Saint-Pierre Miclon ? C'est en dehors de l'espace Schengen. Ce qui signifie qu'une fois qu'ils sont là-bas, ils ne peuvent plus rentrer en métropole. Ils seront face à une seule option, toujours la même, c'est soit vous rentrez chez vous, soit vous restez à Saint-Pierre et Mclan. On est sur une petite île. Très peu d'habitants, 5000 habitants.
5000 habitants. Et vous voudriez envoyer quoi ? 20000 25000 300 OQTF ? Non, ma proposition c'est de mettre les OQTF dangereux. Et vous les estimez à combien ? Commençons déjà par ouvrir un premier centre d'une de 120 150 places qu'on commence déjà par tester la proposition. Parce que ce qui m'a frappé quand j'ai mis cette idée sur la table, c'est l'ampleur de la réaction de tous ceux qui veulent que rien ne change. Mais ce qui devrait indigner, c'est pas ma proposition. Ce qui devrait indigner, c'est la situation dans notre pays et qu'on accepte ça passivement sans rien changer.
Mais mais si c'est 120 ou 150 personnes que vous identifiez dans un premier temps, pourquoi pourquoi les envoyer là-bas ? Pourquoi ne pas créer un centre sur sur l'hexagone ? Mais vous vous avez vu la situation, ça ne marche pas. Quand vous les mettez dans l'hexagone, ils choisissent de ne pas rentrer chez eux. Si vous les mettez là-bas et quand ils auront compris que c'est à 4000 km d'ici, je suis convaincu que leur décision sera de rentrer dans leur pays. Et là, on change tout. Et puis je vais dire les choses très simplement. Moi, je préfère qu'il soit à 4000 km d'ici que libre dans nos rues parce que à Saint-Pierre et Miclon, on peut les contrôler.
Vous êtes sur une petite île, un petit archipel dans lequel si on augmente nos moyens de sécurité, on a la possibilité de les mettre hors d'état deir. Je vais donner une illustration très simple. La semaine dernière, cinq au Qutf extrêmement dangereux se sont évadés de Marseille. Ils sont dans la nature à l'heure où on parle. On serait à Saint-Pierre et Miclon en 5 minutes, on les aurait arrêté. De qui vous parlez ? C au QTF à Marseille qui se sont évadés du centre évadé d' du centre de rétention. Du centre de rétention administrative. Et ça ça ne gêne personne.
Moi ma préoccupation c'est pas le bien-être des délinquents, c'est la sécurité des pensé sincèrement c'est est-ce que c'est une proposition pour provoquer le débat ou est-ce que vous vous dites je l'appliquerai vraiment ? Non mais je suis convaincu qu'il faut qu'on fasse les choses parce que on ment au Français quand on leur fait croire que on va réussir à reprendre la main sur l'insécurité et l'immigration sans rien changer. Est-ce que c'est une proposition neuve ? Oui. Est-ce que elle peut secouer du débat ? J'en suis conscient.
Mais ma conviction c'est que si on ne fait pas des nouvelles propositions, si on ne change pas la donne, on va continuer avec ce qu'on a connu, c'est-à-dire le meurtre de Lola, le meurtre de Philippine, les attentats de Mulous et on fait quoi à chaque fois ? Des marches blanches, des minutes de silence, rien ne change. Et donc non seulement c'est une proposition sérieuse mais surtout faisable. Elle ne nécessite même pas de changer la loi ou la constitution. Il suffit de prendre la décision de mettre en place un centre de rétention pour lesf dangereux à Saint-Pierre et Micelon.
Laurent Voquier, lorsque vous constatez que la plupart de ceux dont vous parlez, par exemple Mulous, en réalité pourquoi est-ce qu'ils ne sont pas partis ? C'est aussi parce que l'Algérie avait refusé d'octroyer un laisser passer consulaire. Et ça, qu'il soit à 4000 km de Paris ou qu'il soit à Mulouse, ça ne changera pas. Alors, vous avez tout à fait raison et c'est l'autre intérêt de ma proposition, c'est que ceux qui bloquent aujourd'hui, c'est qu'ils ne sont jamais volontaires pour rentrer chez eux et donc leur pays peuvent s'opposer à ce qui rentrent.
À partir du moment où face à cette alternative, 4000 km d'ici ou rentrer chez vous, les OCUTF dangereux prennent d'eux-mêmes la décision de rentrer, leur pays n'ont plus le droit de s'opposer à leur retour et c'est le dernier élément qui change tout. Donc ça veut dire que vous voulez susciter chez eux la volonté bien sûr parce qu'aujourd'hui ils n'ont aucun intérêt à partir. Dans 90 % des cas, ils arrivent à rester. Si jamais ils sont là-bas 4000 km au large des côtes canadiennes, on aura un effet dissuasif massif et d'eux-mêmes ils prendront le chemin du retour et là leur pays ne pourront pas s'opposer à leur retour. C'est le dernier élément intéressant dans ce que je propose.
Je précise d'ailleurs Laurent Voquier que vous évoquiez à l'instant ces cinq OQTF dangereux qui s'étaient échappés dans la nature à Marseille et nos équipes viennent de de vérifier. Vous avez parfaitement dit vrai. Il y a en effet cinq au QTF dangereux qui s'étaient échappés. Trois ont été repris au moment où on se parle. Mais vous rendez compte de ce dont on parle ? Une semaine, vous en avez encore deux dans la nature. Saint-Pierre et Micelon dans ce territoire là où on peut mettre des moyens de contrôle. En 5 minutes, vous les arrêtez. C'est un petit archipel. L'Algérie, les tensions extrêmes entre la France et l'Algérie à nouveau avec ce dernier épisode en en date.
Un agent consulaire algérien qui a été arrêté en France soupçonné de l'enlèvement d'un d'un influenceur exilé. La riposte algérienne a été d'expulser 12 agents français. La France a à son tour expulsé 12 agents consulaires algériens et Paris rappelle son ambassadeur pour consultation. Ce qui ne s'était jamais vu. C'est une crise d'une extrême gravité. Est-ce qu'on s'est fait avoir dans cette histoire ? Bah oui, évidemment. Enfin, le résultat est lamentable. Euh il y a à peine 10 jours, on nous parlait d'un dialogue fructueux. Euh le président en pardon qui c'est-à-dire le président parce qu'il y avait une sorte de dissension quand même.
On avait d'un côté un Bruno Retaillot, euh les Républicains qui lui dit qu'il faut le bras de fer et effectivement Emmanuel Macron et notamment son ministre des affaires étrangères qui disait il faut renouer le dialogue. D'abord, je pense qu'il faut pas qu'on perde de vue quel est le vrai la vraie question. Ça n'est pas en réalité une question diplomatique. Ce dont on parle, c'est la sécurité des Français. Quel est l'enjeu dans cette relation avec l'Algérie ? Le problème, c'est les délinquants et les criminels algériens qui sont sur notre sol et que le gouvernement algérien ne veut pas reprendre. En réalité, c'est pour moi le cœur du sujet.
Et donc la seule question, c'est comment est-ce qu'on installe définitivement un rapport de force qui force le gouvernement algérien enfin à reprendre ses criminels et ses délinquants. Et donc la question n'est pas uniquement une question de courtoisie, d'échange d'ambassadeur, d'expulsion. C'est la moindre des choses qu'on expulse des agents algériens maintenant au stade où on en est. La question elle est beaucoup plus profonde, c'est comment est-ce qu'on arrive à créer enfin ce vrai rapport de force qui est indispensable ? Donc Bruno Rotaillou avait raison quand il disait il faut la il faut le bras de fer, il faut le rapport de force.
Oui mais on est 2 mois après l'attentat de Mulous et moi ce qui me frappe c'est que sa ligne de fermeté n'a pas été entendue. On est 2 mois après. Je voudrais juste qu'on prenne un peu de recul. François Baïou avait promis un audit des accords algériens en 6 semaines de mémoire. C'est dépassé. Qu'est-ce qu'il en fait ? On peut avoir les résultats ? Vous pouvez pas avoir un premier ministre qui a des paroles comme ça à la garere des français et ensuite il y a rien qui se suit. Il a promis cet audit. Je demande que cette audite soit publié et qu'on sache enfin qu'est-ce qui se passe, combien il y a de QTF, qu'est-ce que l'Algérie refuse de faire, où est-ce qu'on en est.
Et on précise d'ailleurs que entre-temps, ça c'était effectivement il y a il y a quelques semaines, entre-temps, Emmanuel Macron et le président Teboun se sont parlés. Entre-temps, le ministre des affaires étrangères s'est rendu en Algérie et a eu cet échange avec le président Teboun. Il fallait pas le faire. Non, mais surtout ce qu'il faut pas faire, c'est il ne faut pas avoir des paroles qui ne sont pas suivies d'actes. Ça devient à mes yeux beaucoup trop la caractéristique du gouvernement de François Bayerou. Vous pouvez pas avoir des grandes paroles à l'égard des Français.
On nous a parlé d'audit, on nous a parlé de ripost gradué, il a parlé lui-même de la dénonciation des accords avec l'Algérie et à l'arrivée 2 mois après l'attentat de Mulous, soyons clair, il ne s'est rien passé, rien. C'est tout. Et donc moi ce que je demande c'est d'abord que cette audit soit publié, qu'on le sache enfin et de la deuxième chose, vous connaissez ma position avec le gouvernement algérien, il y a une seule chose qui marchera, c'est la dénonciation des accords de 1968. Le reste, expulser des agents, avoir le rappel de l'ambassadeur, tout ça n'est pas à la hauteur du sujet parce que comme je vous l'ai dit, le cœur du sujet, c'est un sujet de sécurité pour les Français.
Faut-il rompre faut-il rompre les relations au moins un temps avec l'Algérie ? Faut-il assumer de les rompre ? Il faut assumer de dénoncer les accords de 1968 parce que comprenez bien mon raisonnement, je suis pas dans un raisonnement de relation diplomatique avec l'Algérie. Mon raisonnement c'est comment on protège les Français. Comment est-ce qu'on assure la sécurité ? Cet accord de 1968, il est clé pour le gouvernement algérien. C'est le seul vrai outil de pression, il faut le dénoncer.
Les attaques sur les prisons, il y a eu trois nuits d'attaque avec 12 cibles sur tout le territoire, à la fois les prisons, mais aussi les agents pénitentiaires, parfois jusqu'à leur domicile, angoisse, menace pour les agents pénitenres. Est-ce que tout cela est au fond le signe que la politique pénale est enfin ferme et que donc il y a une sorte de réaction ? Est-ce que c'est le prix à payer pour mettre en place une vraie fermeté dans ce pays ? D'abord et je vous remercie de l'avoir mentionné hein, j'ai une pensée pour les agents pénitentiaires. C'est une profession qui est très souvent oubliée alors qu'ils sont sur la première ligne de front.
Et dans ce qui s'est passé, c'était évidemment les premiers visés. On parle d'attaque à leur domicile. Mais je crains malheureusement qu'il faille voir les choses de façon plus large. En réalité, on est en train d'assister à une perte totale de contrôle de la situation de la sécurité et de l'ordre public dans notre pays. On parle pas de la Bolivie, on parle pas du Mexique, on parle de la France. Regardez juste ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux. À Saint-toin, vous avez une école à côté d'un point deal. On ferme l'école à Grenoble. Temporairement le temps de régler, dit-on le problème du point de mais effectivement c'est c'est désastreux. Vous vous rendez compte ?
Il y a 20 ans, vous aurez dit à l'époque où Nicolas SarkoZi était ministre de l'intérieur, on va fermer une école plutôt qu'un point de mais enfin jamais on aurait laissé faire ça. On mesure l'emploi on a demandé aux parents hein en l'occurrence, on a demandé aux parents qui évidemment à court terme se disent c'est quand même plus sécurisé pour nos enfants de les éloigner. Mais donc on est dans une situation on n'est plus capable d'assurer la sécurité d'une école et où les parents eux-mêmes sont tellement conscients de la défaillance de l'État que disent "Bah pour protéger nos enfants, fermer l'école." Vous vous rendez compte ce dont ce qu'on est en train de se dire là sur le plateau ?
Vous avez eu une attaque à la grenade dans une dans un café à Grenoble. On tire à la Kalashnikov en plein jour. On a eu les meurtres catastrophiques de Thomas et d'Élias, une violence purement gratuite et maintenant les délinquants ont si peu peur qu'ils attaquent à la Kalashnikov nos prisons. Et donc ce que je veux dire par là, c'est que ce qui me préoccupe, c'est qu'à chaque fois on franchit un cran supplémentaire. On est en train de perdre la main sur la situation de la sécurité. Est-ce que vous estimez qu'aujourd'hui il y a une forme de mexicanisation en France ? Vous venez de faire la référence.
En fait, je je vais vous dire pardon mais je me fiche un peu de ces commentaires dont sont devenus les politique qui sont c'est vous qui avez mentionné spontanément le Mexique. Vous imaginez bien que dans l'esprit des gens, c'est aussi à ça que ça fait référence. Mais non, mais ce que je veux dire par là, c'est que je cherche pas la formule. Enfin, c'est trop facile. Un politique est pas là pour faire un commentaire. Mais moi je vous demande pas une formule.
Je vous demande est-ce que vous estimez que la réalité aujourd'hui quand on dit mexicanisation, quand on fait référence comme vous venez de faire au Mexique, c'est à la fois effectivement l'extrême violence et c'est aussi une forme de corruption parfois parce que ça finit par rentrer dans le monde de la justice, le monde des prisons. Est-ce que vous estimez qu'on est en train de vivre cela aujourd'hui ? Est-ce qu'on est en train d'avoir un état narcotrafic ? Non, je pense que le problème c'est pas un état narcotrafic.
Je pense que c'est un état dans lequel on assure plus la sécurité de nos compatriotes et qu'on est sans doute devenu en Europe le pays dans lequel la sécurité le moins assurée, celui qui connaît le plus de délit, celui qui a le moins de place de prison. Et après, ce qui m'intéresse, c'est de faire des propositions. Je pense qu'on a un problème majeur avec notre politique pénale qui n'intervient qu'une fois qu'on a des délinquants multirécidivistes, ultra dangereux et que c'est exactement l'inverse qu'il faut faire. Il faut sanctionner dès le premier délit. C'estàdire des petites peines immédiates. Exactement à l'image de ce qu'on fait les Pays-Bas.
Des petites peines immédiates, courtes peine de prison, intervenir tout de suite dès le premier délit. Ce qui suppose d'avoir beaucoup plus de place de prison. Et là, ma proposition, c'est que construire des places de prison, ça prend du temps. On a fait une loi spéciale pour reconstruire Notre Dame. On a fait une loi spéciale pour construire les équipements des Jeux Olympiques. Je me bats pour qu'il y ait une loi spéciale permettant d'accélérer de façon considérable la construction des places de prison. On nous parle et c'est bien de 3000 places en préfabriqué dans les 2 ans qui viennent. C'est un premier pas. Il en faut 40000. Il en faut 40000.
Et donc ce que je propose c'est qu'on mette en place une loi spéciale d'urgence pour construire rapidement les places de prison dont notre pays a besoin. Je le répète en Europe, nous sommes 17e. 17e sur le nombre de places de prison. premier pays touché par les délinquences armées. Il faut évidemment refaire ça aussi avec le ratio et le nombre de personnes emprisonnées. Non, pardon, ça prend en compte ce ratio. C'estàd quand on dit 17e, ça prend compte le ratio de population. Laurent Voquier, euh est-ce que vous considérez, vous venez de dire que l'État était dépassé, que la question sécuritaire était largement dépassée aujourd'hui ?
Est-ce que vous vous considérez en effet que il faut entendre derrière vos propos que le ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, est dépassé ? Non, ce que je considère juste, c'est qu'on a un besoin urgent d'arriver de passer au passer des paroles aux actes. Non, je considère pas complètement qu'il est dépassé, mais je dis juste qu'il est dépassé. Non, pas du tout. Ah bon ? Ce que je pense c'est qu'on a un problème global de dégradation continue de la sécurité dans notre pays.
que Bruno Rotaillot essaie de tenir et c'est un travail à temps plein un discours de fermeté que je constate qu'on lui met beaucoup de bâtons dans les roues au niveau de François Baou et d'Emmanuel Macron et que mon travail à moi c'est d'avoir des propositions qui soient fortes permettant d'amener enfin les résultats dont on a besoin et d'exercer la pression sur François Baou Emmanuel Macron parce que je constate trop souvent sur l'Algérie, sur le sujet des prisons, sur la question des OQTF qu'en fait il y a des discours mais qu'il y a rien qui suit derrière et ça je n'en pas. Il y a eu combien d'adhésions au moment où on se parle ? Je le disais, il y a encore jusqu'à ce soir.
Ceux qui voudraient pouvoir voter pour la présidence des Républicains doivent être inscrits sur les les listes, c'est-à-dire adhérents au parti avant avant ce soir. Il y a combien d'adhésions au moment où on se parle ? Au total, on doit avoir à peu près 100000 personnes qui sont adhérents des républicains, ce qui est extraordinaire. Euh c'est-à-dire, il y a une vraie attente euh il y a une vraie attente d'une parole de droite euh la droite pour laquelle moi je plaide, c'est-à-dire qui parle à la fois, on en a beaucoup parler ce matin, de sécurité d'immigration, mais aussi de l'équilibre entre le travail et l'assistant et la préoccupation de la dépense publique.
Vous pensez que vous pouvez gagner ? C'est pas que je pense que je vais gagner, c'est que je suis convaincu que je vais gagner parce que je sens qu'il y a une dynamique qui est en train de s'installer en fait. Et vous l'avez dit au début, moi je propose pas un duel, je propose un duo. Je propose qu'on soit chacun dans notre rôle. Bruno Retaillot au ministère de l'intérieur et ça nécessite un temps plein vu l'explosion de l'insécurité. De l'autre côté, ce que moi je peux apporter, c'est-à-dire ces nouvelles propositions, cette proposition de rupture est surtout une parole libre parce que je ne suis pas sous l'autorité d'Emmanuel Macron, de François Baou.
J'ai fait ce choix de ne pas entrer au gouvernement. Vous trouvez qu'il est sous l'autorité de trou qu'il est bah enfin c'est la définition d'un ministre dans une équipe gouvernementale. Ça s'appelle la solidarité gouvernementale. Vous ne critiquez pas le premier ministre, vous ne critiquez pas le président de la République, il ne le fait jamais d'ailleurs et c'est normal. Moi, je suis libre. Quand il se passe n'importe quoi, quand par exemple, et je l'avais fait à votre micro, François Baïou ne veut pas avancer sur l'interdiction du voile, je peux réagir. Il y a un sujet qui m'a marqué, je sais pas si vous avez fait attention, et qui est un exemple de ma liberté.
François Baou a expliqué par exemple il y a de jours que les Français ne travaillaient pas assez. Je crois que c'est faux. Vous avez en France des français qui travaillent beaucoup. Alors c'est pas exactement ce qu'il a dit. Il a dit on ne travaille pas assez chez les jeunes et chez les plus âgés. C'est-à-dire, il dit ceux qui bossent bossent beaucoup mais le problème c'est qu'on arrive sur le marché du travail trop tard et qu'on en part trop tôt. Il a dit "Nous ne travaillons pas assez en France" et je suis pas d'accord avec ça.
Je pense qu'il y a des Français qui travaillent beaucoup, qui payent énormément d'impôts et de charge et qui ont le sentiment de payer pour que d'autres touchent les aides sociales avec un système qui a dérivé en direction de la Sistana et que le problème clé dans l'équilibre de main de la dépense publique en France, c'est de faire des économies et pas d'augmenter les impôts et de le faire en contraignant la Sistana parce qu'aujourd'hui on est en train d'écurer la France qui travaille.
Le problème c'est pas que les Français globalement ne travailleraient pas assez, c'est que vous avez des Français qui travaillent beaucoup et d'autres qui sont dans l'assistana et profite du système et on n'a pas suffisamment corrigé ça. Et ça pour moi c'est un des gros enjeux. Question. Une dernière question. le renvoqué, vous l'avez peut-être vu, la cour suprême du Royaume-Uni estime qu'une France, je une femme, je cite, est définie par son sexe biologique. C'est considéré comme une définition qui en exclut les trans. Est-ce que aujourd'hui vous estimez qu'en France on doit arriver à cette définition là aussi ? Euh là, je suis désolé mais je n'ai pas vu cette décision.
Donc, je vais pas commenter une décision de justice que je connais pas, mais euh c'est avec plaisir si jamais vous me la transmettez, mais vous comprenez que voilà, je vais pas faire la machine, c'est pour vous aujourd'hui ? Vous, ça vous convient comme réponse ? Oui, ça en l'occurrence ça me convient parfaitement. La question c'est est-ce que une transgenre peut-être considérée comme une femme pour vous ? Bah moi ce que je considère, c'est que on a un sexe homme, on a un sexe femme, ça fait partie de ce qui est transmis à notre naissance.
Euh ensuite, bien sûr, il y a cette question d'étrangre pour des raisons euh euh personnelles et familiales, vous comprendrez que je sois pas amené à donner plus de réponses dessus. Voilà. Après, ma ma réponse à moi familiale, enfin pardon hein, mais je je dire vous vous parlez rarement de votre famille, donc je suis un peu surprise. Voilà, je vais je vais pas rentrer dans les détails. Moi, je suis attaché et vous le savez, je suis attaché à ce que voilà, on n'aboutisse pas dans une société où on finit par tordre ce qui nous a été transmis par la nature et par notre naissance. Voilà.
Merci Laurent Voquier, président du groupe euh droite républicaine à l'Assemblée et candidat, on l'a bien entendu à la présidence des Républicains. Merci à vous.