"On est proche d'une corruption du pouvoir", dénonce Jean-Philippe Tanguy après la réélection de Yaël Braun-Pivet à la tête de l'Assemblée
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Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour. Un mot déjà pour nos téléspectateurs et nos auditeurs. On est un petit peu décalés dans le temps puisque pour des raisons de logistique autour de la maison de la radio, vous n'avez pas pu arriver à 8h30. Merci d'être avec nous.
Merci à vous.
Hier soir, en tout cas, Yael Brown-Pivet a été réélu à la présidence de l'Assemblée nationale. Le sentiment que certains ont, peut-être certains Français, dans la classe politique, c'est qu'on prend les mêmes et on recommence.
Ils ont raison puisque c'est littéralement ce que M. Macron essaie de faire. Mais c'est la faute à la gauche, j'ai envie de dire, les castors se sont noyés dans l'eau de leur barrage. C'est-à-dire qu'à force de faire élire n'importe qui au nom de n'importe quoi, on se retrouve avec une démocratie paralysée. Et la Macronie, qui s'est bien manœuvrée, notamment les amis de M. Wauquiez, ont réussi à faire élire Mme Brown-Pivet. Alors, au nom de quoi ? Puisque vous avez quand même beaucoup de confrères journalistes qui indiquent que Mme Brown-Pivet, avec M. Attal, auraient distribué les sièges de responsabilité aux Républicains.
Donc, on va voir aujourd'hui combien coûte la trahison des amis de M. Wauquiez.
Pour vous, c'est une élection volée, comme dit André Chassaigne ?
Oui, mais sauf qu'il a raison, mais sauf que c'est lui qui a commencé le vol. Voilà, en faisant des barrages pseudo-républicains avec des gens en qui on ne peut pas avoir confiance, ni envers la gauche, ni envers les macronistes. Et bien, on se retrouve avec une élection complètement tronquée, en tout cas dans son sens, puisque, faut-il le rappeler, c'est le Rassemblement National qui a obtenu le plus de suffrages populaires. Ensuite, c'était les gauches réunies, effectivement, se retrouvent avec un partage du pouvoir entre ceux qui n'ont obtenu même pas 10% des voix du Rassemblement National, les amis de M. Wauquiez, et la Macronie.
Mais ça n'est pas le maintien de Sébastien Chenu au troisième tour qui a permis l'élection de Yalbrun-Pivet ? Si Sébastien Chenu s'était retiré, le résultat aurait peut-être été différent ?
Oui, mais effectivement, si on ne se présentait pas aux élections, nous n'aurions pas de députés. Bon, ben, il se trouve que nous avons...
Non, mais vous accusez les autres d'avoir finalement créé cette dynamique-là.
Moi, je n'accuse personne. Je constate que M. Chassaigne, qui hier, avec sa morgue et sa verve, a dénoncé des magouilles électorales, a lui-même organisé une magouille électorale dans tout le pays, pardon. Donc voilà, il ne fait que payer ses propres trahisons. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Nous, on s'est maintenus. Je constate que l'ensemble de nos députés présents ont voté aux trois tours pour Sébastien Chenu, pour lequel je félicite sa constance. Il a manqué de deux voix. C'était qui, ces deux voix ? Non, il y a eu une députée qui était la maire de Bersalonette, qui a accueilli le Tour de France dans sa circonscription.
Mais entre le 2e et le 3e tour. Ça, c'est dès le début, il manquait la voix de...
C'est Mme Besse, députée indépendante, qui a voté au 2e tour pour M. Chenu, qui au 3e tour a voté pour Mme Brun-Pivet, mais elle n'est pas un rassemblement national. Elle est députée indépendante de Vendée.
Pour vous, cet accord entre les troupes de Laurent Wauquiez et celle de Gabriel Attal, ça préfigure ce qui va se passer au gouvernement ?
Je pense que c'est le salaire, si je puis dire, sauf que ce n'est pas un bon mot, puisque le salaire est mérité. Et qu'en l'occurrence, on est plutôt proche de la corruption du pouvoir. C'est-à-dire que quand vous avez un règlement qui est très clair de l'Assemblée nationale, le principe démocratique qui est encore plus clair, qui dit qu'il faut que l'Assemblée soit gouvernée en proportion des députés élus par les Français, et qu'on se partage ses postes au mépris de tout dans les couloirs, oui, on est proche quand même.
Mais en même temps, il y a toujours eu ces jeux à l'Assemblée dans un cadre très établi et légitime.
Non, pas du tout. Ça n'est pas du tout légitime. Ce n'est pas du tout établi. Ce qui est établi, c'est qu'il faut que les postes soient proportionnels aux élections.
C'est un principe très simple. Alors, vous parlez de corruption du pouvoir. Ah bah oui, c'est-à-dire que quand vous... Mais est-ce que vous ne criez pas avant d'avoir mal ? Parce que les postes à responsabilité, c'est aujourd'hui et demain. Vous-même, vous êtes peut-être d'ailleurs candidat, et vous l'êtes, semble-t-il, pour la Commission des Finances. Qu'est-ce qui dit que le HERAN n'aura pas de poste ? Puisqu'on le rappelle, Yael Brown-Pivet est plutôt favorable au fait de vous laisser des responsabilités.
Mais je ne sais pas. En tout cas, elle a dit cela. Son groupe a voté autre chose. Moi, je m'en réfère uniquement au travail des journalistes et ce que j'ai entendu hier dans les couloirs de l'Assemblée. D'ailleurs, ce n'est pas tous les députés de M. Wauquiez. Il y a beaucoup de députés de M. Wauquiez qui avaient l'air choqués. Donc, nous verrons bien ce qui se passe. Moi, si vous voulez, je suis dans un rapport de vérité avec les Français. Je leur dis que des gens qui ont fait 5% aux élections et qui se partagent des postes dans les couloirs entre M. Attal, qui a voté d'ailleurs dans des conditions très étranges.
Je rappelle que dans notre Constitution, il est interdit qu'un Premier ministre, même des missionnaires, soit aussi député en même temps et encore plus votant. Donc, ça, c'est le Conseil constitutionnel qui dira ce qu'il en pense. Mais je constate qu'alors que les Français se sont massivement mobilisés aux élections, c'est-à-dire le meilleur de la démocratie, on a depuis 3 semaines le pire de la démocratie, et je le regrette, c'est-à-dire les magouilles, les ententes, les partages de postes. Et pendant ce temps-là, la facture de gaz des Français a augmenté de 10%. De plus en plus de gens ne partent pas en vacances. Et les familles sont très inquiètes pour leur rentrée.
Et comment ils vont payer les fournitures à leurs enfants ? Et ça, à part le Rassemblement National, personne n'en parle.
Et justement, sur ces postes, vous allez demander par exemple la présidence de la Commission des Finances ?
Mais absolument, parce que c'est la Constitution. La Constitution dit que c'est l'opposition qui doit avoir la Commission des Finances. C'était pour améliorer le contrôle du budget et du vote des impôts. On en a bien besoin. Quand je lis le rapport de la Cour des Comptes, il faut quand même le dire. La Cour des Comptes, cette semaine, a annoncé aux Françaises et aux Français qu'il fallait faire l'année prochaine un effort de 20 à 30 milliards d'économies. Ce qui n'a jamais été fait. Et que M. le maire, M. Attal et M. Macron nous ont mis dans une telle situation qu'il va falloir augmenter, d'après eux, moi je ne le voterai pas, au moins les impôts de 15 milliards d'euros.
Donc ça, c'est la situation financière et budgétaire de la France. C'est la réalité. Et je constate aussi que toutes ces magouilles, toutes ces ententes et le triste spectacle de l'Assemblée nationale ne permet pas aux élus de parler des vrais problèmes des Français. Ce qui est quand même aussi un vrai souci.
Juste un petit mot sur ce que vous avez dit en parlant des ministres, des missionnaires qui sont aussi députés et qui votent. Vous parlez du Conseil constitutionnel. Il devrait se saisir ? Vous allez le saisir ? Ah non, j'ai entendu que la gauche allait le saisir. Et vous pensez que c'est une... Vous pourriez soutenir...
Moi, je demandais également... Philosophiquement, il y a un vrai sujet. Moi, je ne pense pas qu'il faille soutenir la gauche. Elle est assez grande pour le faire elle-même. Mais ce qui est certain, c'est que sans les voix... Non, mais ce qui est certain, c'est que... Moi, je suis honnête. Moi, j'essaie d'être honnête avec nos concitoyens. Ce n'est pas parce que ce sont des députés de gauche qui le disent que je dis que c'est faux. Il est vrai que sans les voix des ministres députés, puisqu'il faut quand même les appeler comme ça, eh bien, Mme Browne-Pivet n'aurait pas été élue. On peut concevoir que dans la période de démission, il puisse siéger.
Par contre, qu'il participe à des votes qui ont une influence si importante sur le fonctionnement de la démocratie. Ça interroge. Donc moi, je ne suis pas au Conseil constitutionnel, mais je comprends que les forces de gauche saisissent le Conseil constitutionnel.
Il y a une image qui a interrogé aussi les Français hier. C'est les poignées de main, en tout cas qui ne se sont pas faites. Un certain nombre de députés, notamment des insoumis, ont refusé de serrer la main du député RN, Flavien Thermet, qui était assesseur du scrutin. Quelle est votre réaction ?
On est habitué à ce que j'appelais des pignoufries, une espèce de mal élevé, de mal éduqué, de gougnafier, qui malheureusement sont élus, qui sont là, et qui se comportent de manière inacceptable par rapport à leur mandat. Parce que ces gens, insoumis et autres, parce que j'ai aussi vu que Mme Pannier-Runacher, qui fait partie des ministres députés, qui a lâchement abandonné d'ailleurs les électeurs de Lens, du bassin minier, pour se présenter à Arras et pour être sûr d'être élu, c'est sûr qu'à Lens, c'est un peu plus difficile de défendre son bilan minable. Ces gens ne respectent pas l'ensemble des électeurs.
Parce qu'ils sont députés de toutes les Français et de toutes les Français, même ceux qui ne leur plaisent pas. Moi, je n'ai pas spécialement envie de serrer la main de M. Boyard, de M. Toulogu, ou de M. Bilingo, par exemple, qui avait fait un tweet antisémite expliquant que si on parlait des attentats et des atrocités qui s'étaient passées le 7 octobre en Israël, c'est parce que, soi-disant, les personnes de confession juive étaient liées, je cite, aux forces de l'argent. Donc, moi, je n'ai pas spécialement envie de leur serrer la main. Je le fais parce que c'est mon rôle de député, malheureux. Parfois, c'est dur. C'est dur de serrer la main. C'est dur de serrer la main à M. Bilingo, à M.
Toulogu, à M. Caron.
Est-ce qu'à l'extérieur de l'hémicycle, quand il n'y a plus de caméra, est-ce que vous vous serrez la main ? Est-ce que vous discutez ? Est-ce que vous parlez ? En commission, vous parlez, évidemment.
Ça dépend. Il y a des personnes qui sont très correctes dans tous les partis, évidemment. Il y a des gens qui sont malpolis dans l'ensemble des partis. Sauf qu'il faut bien le dire à droite. C'est vrai que les gens de droite du Rassemblement National sont visiblement mieux éduqués que certains macronistes et qu'une grande majorité de députés de gauche. C'est un peu triste, je le constate. C'est ainsi. D'ailleurs, ils sont aussi souvent mal élevés avec les agents de l'Assemblée.
D'ailleurs, ce n'est pas juste réservé au Rassemblement National, mais ça ne m'a jamais étonné parce qu'une des raisons pour lesquelles je n'ai jamais été de gauche et je ne le serai jamais, c'est que j'ai toujours constaté un grand écart, pour ne pas dire un écart tellement, entre des grands principes humanistes et des comportements de pignouf. C'est peut-être un peu réducteur. Ce n'est pas réducteur. Maintenant, j'ai 38 ans. Quand j'avais 20 ans, je m'étais fait la remarque. Je remarque que 18 ans après, c'est encore pire qu'avant. Voilà qui est dit.
On retrouve Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme.
On va partir du côté de l'Europe. Au Parlement européen, Jordan Bardella n'a pas voté en faveur d'une résolution pour l'Ukraine, alors que pendant toute la campagne des législatives, il avait dit qu'il soutiendrait. Que s'est-il passé ?
C'est très simple. C'est qu'on nous présente des textes qui ne sont pas votables. Si on respecte les électeurs dans ce texte, il y avait l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne et à l'OTAN. Nous sommes contre cela. Je pense qu'une majorité de Françaises et de Français qui même veulent soutenir comme nous l'Ukraine sont contre cela. Moi, je ne vois pas le lien entre le soutien défensif, humanitaire, financier qu'il faut accorder à l'Ukraine, évidemment, contre l'invasion russe, et son entrée dans l'OTAN. D'ailleurs, c'est un mensonge.
Parce que non seulement c'est une escroquerie envers les électeurs, puisqu'un grand nombre de forces politiques avaient promis l'inverse pendant les élections européennes, nous, nous sommes cohérents. Mais surtout, c'est un mensonge. Parce qu'en fait, on ne peut pas faire rentrer l'OTAN dans l'Ukraine et les Etats-Unis, qui sont quand même les gardiens principaux de l'OTAN, le disent eux-mêmes, parce que c'est un pays en guerre et que donc on ne peut pas faire rentrer l'OTAN. Et donc c'était juste une résolution. Est-ce que ça n'était pas un signal ? Et l'Union européenne, c'est infinançable. Parce que faire des promesses aux gens...
C'est ce qui s'est passé d'ailleurs avec la Turquie, ce qui fait que nous sommes fâchés avec le peuple turc qui mérite le respect et la dignité, comme tous les peuples. À faire des promesses pour les plateaux et pour avoir des grands principes humanistes à deux balles qu'on ne respecte pas pendant 10, 20, 30 ans, eh bien la parole des pays européens n'est pas respectée par un certain nombre de pays. Donc faire des promesses qu'on ne peut pas tenir parce que ça coûterait des dizaines de milliards d'euros aux Français l'entrée de l'Ukraine dans l'UE, c'est lamentable.
Et M. Tanguy, c'est aussi ce qui fait, selon vous, que le RN à Bruxelles a choisi le parti de Victor Orban, patriote pour l'Europe. C'est ce choix-là, cette résolution-là qui a guidé le fait que Jordan Bardella aille du côté d'un parti eurosceptique pro-Poutine ?
Non, mais je ne pense pas que M. Orban soit pro-Poutine. Ce groupe, nous le travaillons dessus depuis des années. M. Orban, il vient du parti de la droite, du parti de M. Bellamy et des autres. Un parti très extrême. Mais ce n'est pas un parti très extrême. C'est un parti qui gouverne la Hongrie depuis plus de 10 ans, qui est systématiquement réélu. Moi, je me souviens de la Pologne, qui ne sont pas nos alliés de l'ancien gouvernement polonais. On avait expliqué qu'il n'y avait pas de démocratie. Ils ont été battus aux élections juste après. Donc, il faut ne pas caricaturer les uns ou les autres. Moi, je ne suis pas d'accord avec tout ce que propose M. Orban.
Mais oui, c'est un souverainiste, c'est un patriote. Et nous sommes d'accord avec lui.
C'est un eurosceptique aussi.
C'est un eurosceptique. Mais je pense que les Français qui ont mis Jordan Bardella en tête des élections, largement, puisqu'on avait fait quand même le double de M. Macron aux élections européennes, savent très bien que nous sommes eurocritiques. Mais est-ce qu'il n'y a pas un double discours ?
Parce que pendant toutes les législatives, effectivement, Jordan Bardella s'est dit en soutien à l'Ukraine. Et au lendemain, au lendemain, donc ce n'est pas deux semaines plus tard, c'est au lendemain de cette défaite pour vous, il devient président de ce groupe Patriot of Europe avec, effectivement, ce que l'Europe compte de, effectivement, quoi que vous en disiez, de plus pro-Poutine et de plus eurosceptique et en réalité de plus d'extrême droite, d'ailleurs assumé dans ce groupe-là. Donc on a du mal à saisir, puisque vous disiez tout à l'heure que vous avez un rapport de vérité avec les Français, où se situe la vérité ?
Est-ce qu'il faut croire ce que Jordan Bardella disait pendant la campagne législative ? Ou est-ce qu'il faut voir les signaux très clairs qu'il envoie en étant à Bruxelles, dans ce groupe, et en étant président de ce groupe des Patriotes ? Mais je suis désolé,
nous avons annoncé le travail autour de ce groupe. Nous travaillons avec M. Urban depuis au moins trois ans. Ce n'est pas du tout le groupe le plus extrémiste. Vous savez qu'il y a un nouveau groupe, un troisième groupe qui s'est créé. Toujours plus à droite. Non, mais avec des gens qui sont eux, qui posent un certain nombre de problèmes, en tout cas, nous, on a dit très clairement qu'on ne voulait pas travailler avec eux. M. Urban, il est président en cours de la présidence tournante du Conseil de l'Union Européenne. Donc c'est une personnalité en place qui est respectée, contrairement à ce que disent un certain nombre de personnes, par l'ensemble des gouvernements européens.
Et si la Hongrie est dans une situation si terrible, elle serait mise au banc des institutions européennes. C'est sa première visite, c'est Poutine, et en l'occurrence, justement, les institutions européennes sont en train de le mettre, de l'ostraciser dans sa présidence. Ça fait dix ans qu'un certain nombre d'oligarques européens font campagne en disant qu'ils ostracisent la Hongrie, et elle est toujours là, et elle est à la tête de la présidence tournante de l'Union Européenne. M. Urban est aussi allé voir M. Zelensky, il est allé voir les personnalités aux Etats-Unis. Donald Trump. Donald Trump, oui, mais M. Trump.
C'est un système bipartisan, vous savez très bien qu'il y a autant de chances aujourd'hui, c'est les Américains qui décideront, que ce soit M. Biden ou M. Trump, qu'il soit président des Etats-Unis l'année prochaine. Donc, ce n'est pas anormal d'aller voir M. Trump. Et le but de tout cela... Ce n'est pas anormal d'aller voir M. Poutine ? Non, mais excusez-moi, le but de tout ça, c'est quoi ? Si ça réussit, moi je souhaite que ça réussisse, c'est que l'Europe, les pays européens, reprennent l'initiative diplomatique pour trouver une issue pacifique. Selon les règles russes ? Mais pas les règles russes, parce que, je suis désolé, M. Zelensky n'a pas condamné cette initiative. Et M.
Zelensky, aujourd'hui, j'ai vu avec les partenaires chinois et désormais d'accord pour que les russes viennent discuter au sommet de paix et aux discussions de paix qui sont en cours. Donc, le but, c'est d'arrêter cette boucherie, c'est de défendre l'intégrité territoriale de l'Ukraine, c'est de défendre le droit du souverain du peuple ukrainien, mais défendre le droit du peuple ukrainien, c'est lui assurer la défense, c'est lui assurer la protection des civils, des infrastructures, et c'est permettre la paix. Ce n'est pas en nourrissant la guerre, systématiquement et contre toute tentative de paix, qu'on arrivera à avancer.
Et si nos adversaires préfèrent que ce soit la Chine ou la Turquie qui s'occupent des discussions diplomatiques entre l'Ukraine et la Russie, je ne suis pas sûr que les peuples européens ne veuillent pas reprendre le contrôle de ce qui se passe sur leur propre continent. Jean-Philippe Tanguy, un tout dernier mot sur les bassines.
Effectivement, 5000 manifestants sont réunis jusqu'à dimanche à Mêl, dans les Deux-Sèvres, contre les méga-bassines. Est-ce que vous êtes d'accord pour l'interdiction de ces manifestations ?
Mais les règles pour l'interdiction de ces manifestations sont très claires. S'il y a des risques de violence, si, comme la dernière fois, vous avez des personnes qui traversent notre pays avec dans la voiture des armes par destination, des boules de pétanque, des barres de fer pour aller agresser les forces de l'ordre, évidemment, il faut l'interdire.
Il faudrait se montrer plus ferme, selon vous ?
En fait, une partie de ce pouvoir laisse, malheureusement du pouvoir macroniste, laisse les pires événements s'organiser et après déplore que des malheureux gendarmes ou des policiers qui font leur travail et qui nous protègent soient agressés. Ces manifestations sont interdites. C'est, mais il faut... Désolé, Sainte-Soline, ce n'est pas à la frontière allemande ou suisse. C'est de l'autre côté. C'est totalement à l'opposé. On a le temps d'arrêter ces personnes si on le voulait vraiment. Ce n'est systématiquement pas fait. On connaît le profil de ces agresseurs.
On connaît le profil des manifestants qui utilisent la violence comme un moyen politique qui, d'ailleurs, décrédibilise les honnêtes gens qui ont le droit de s'opposer à ces bassines, même si moi, je suis en faveur de ces bassines. Et c'est lamentable. Je pense aussi aux agriculteurs dont les propriétés sont systématiquement saboter, abîmés. Et faut-il le rappeler, malheureusement, que le Conseil d'État avait considéré que saboter le bien des agriculteurs ou saccager un labo de recherche, ce n'était pas des violences.
Je laisse ceux qui nous écoutent jugés de cette interprétation. Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Merci d'avoir été l'invité. Merci à vous. Désolé, Faux. Qui a donc commencé, effectivement, à 8h40. Merci à vous, Jean-Philippe Tanguy.
Jean-Philippe Tanguy