“Charles Alloncle a trop été dans la lumière !” (Yaël Braun-Pivet)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous félicitez de la publication de ce rapport ?
- 2:10RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est une façon de discréditer son travail et d'affaiblir la commission ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est pas un peu obsolète de voter pour la publication des rapports ?
- 6:38OuverteRéponse directe
Quelles sont vos priorités législatives pour les prochains mois ?
- 9:12OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a pas une démobilisation des députés ?
- 10:28OuverteRéponse directe
Est-ce que parfois vous avez le sentiment que ça bloque en fait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:12Yaël Braun-PivetFait
« Je me félicite que ces travaux voient un aboutissement public. »
- 1:26Yaël Braun-PivetFait
« C'est une mission constitutionnelle. Donc il faut préserver la capacité que les parlement ont de contrôler l'action publique. »
- 2:10Yaël Braun-PivetFait
« Charles Long alors je salue son travail mais il a été et je l'ai dit et je l'ai dénoncé peut-être un peu trop dans la lumière. »
- 2:51Yaël Braun-PivetFait
« Moi, je suis là pour faire respecter les institutions et pour faire en sorte que le Parlement puisse exercer pleinement ses missions. »
- 3:27Yaël Braun-PivetFait
« Moi je vais partout. Je dis à chaque fois ce que je pense et ce que je dois dire. Je ne choisis pas mes médias. »
- 4:44Yaël Braun-PivetFait
« La publication du rapport emporte adhésion à ce qui est écrit dans le rapport. »
- 6:38Yaël Braun-PivetFait
« Il y a une commission d'enquête très intéressante sur l'aide sociale à l'enfance et qui devrait se traduire dans une loi qui va être examinée prochainement à l'Assemblée nationale. »
- 7:11Yaël Braun-PivetPromesse
« La priorité c'est évidemment la loi de programmation militaire, elle arrive la semaine prochaine à l'Assemblée. »
- 7:54Yaël Braun-PivetFait
« L'aide à mourir c'est un sujet qui est attendu par nos compatriotes. »
- 8:35Yaël Braun-PivetPromesse
« Je veux travailler cet été, je veux travailler au mois de juillet. Il nous faut une session extraordinaire alors qu'elle aille jusqu'au 15, 20 juillet, même 31 juillet. »
- 13:17Yaël Braun-PivetChiffre
« L'essentiel de ces sanctions ont concerné la France insoumise. »
- 16:46Yaël Braun-PivetFait
« On est constitutif de 50 % de ce pays et donc nous devons être dans tous les cercles de décision. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
C'est Yelle Bron Pivet. Bonjour et bienvenue à vous de l'Assemblée nationale. D'abord, on va évoquer ce rapport de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Il sera bien publié si on décidé les députés hier soir 12 voix contre contre 10 plutôt 8 abstentions pour ce rapport de 400 pages après des mois d'enquête et de tension. On est passé tout près de la censure. Madame Brompivet, est-ce que vous vous félicitez de la publication de ce rapport ? Alors moi j'ai toujours souhaité cette publication et donc je m'en félicite évidemment. Après, je ne parlerai pas euh de censure s'il n'y avait pas eu de publication. Il faut bien voir comment alors en fait, ça aurait été Oui, mais ça aurait été une nonadhésion des parlementaires qui ont participé à la commission aux conclusions du
rapporteur. La commission d'enquête est un travail la commission d'enquête est un travail collégial. Il y a 31 membres d'une commission d'enquête et donc le travail collégial nécessitait à la fin une délibération collégiale sur le rapport. Je sais, moi j'ai pas participé au débat, ils se sont déroulés à h closement qui ont participé à la commission ont demandé la rectification d'un certain nombre de conclusions du rapporteur et cetera. Moi, je n'ai pas lu le rapport évidemment, il est encore confidentiel mais en tout cas moi je me félicite que ces travaux voient un aboutissement public. J'avais souhaité que les compte-rendus restent en ligne, que les vidéos restent en ligne pour que tout le monde puisse se faire une opinion. Je crois que c'est très important parce que
en fait une commission d'enquête c'est un travail de contrôle du parlement. C'est une mission constitutionnelle. Donc il faut préserver la capacité que les parlement ont de contrôler l'action publique. Elle était très légitime. On sait qu'elle a donné lieu à beaucoup de débats, beaucoup de discussions. C'est normal, c'est un sujet important. C'est des fonds publics utilisés. Donc les Français ont besoin de savoir comment ces fonds sont utilisés. Moi je voudrais quand même saluer l'action aussi du président de la commission d'enquête parce qu'il a eu un travail difficile avec autant de tension dans sa commission. Monsieur Patrier l'étude qui a réussi à tenir et Charles Long alors je salue son travail mais il a été et je l'ai dit et je l'ai dénoncé peut-être un
peu trop dans la lumière. Moi, j'attends de mes parlementaires que lorsqu'ils mènent un travail de cette ampleur, qu'ils restent vraiment concentrés sur leur travail parlementaire. Et c'est vrai que parfois, est-ce que c'est interdit par le règlement de de faire des interviews ou pas ? Non, c'est pas interdit. Ce qui est interdit, c'est de divulguer des informations qui doivent rester confidentielles, ce qui est quand même pas très respectueux de l'Assemblée nationale, c'est de faire des annonces en médias avant de les faire à l'Assemblée et cetera et cetera. Je l'ai rappelé à l'ordre mais comme j'ai rappelé à l'ordre plusieurs rapporteurs ou président de commission d'enquête quand il dépasse un peu le cadre, c'est juste le rôle. Moi, je suis là pour faire
respecter les institutions et pour faire en sorte que le Parlement puisse exercer pleinement ses missions. C'est ce qu'il a fait dans celle dans le casadre de cette Charles Long était l'invité d'Europen ce matin de Dimitri Pavlenko. Il estime euh que vous avez sans doute vous êtes sorti de vos prérogatives. Vous aviez pris la parole dit-il sur France Interne le matin même de l'audition de la patronne de Radio France pour le critiquer lui-même. Est-ce que c'est une façon de dit-il de discréditer son travail et d'affaiblir la commission ? Alors, vous savez, moi je ne fonctionne pas du tout comme ça. Je prends la parole déjà partout et je ne vais pas choisir mon média en fonction de ce que j'ai décidé de dire. Vous vous rendez compte si en démocratie la présidente de l'Assemblée nationale
agissait de la sorte, ça serait, je crois, assez pitoyable. Moi, je vais partout. Je dis à chaque fois ce que je pense et ce que je dois dire. Je ne choisis pas mes médias. Maintenant euh le rappel à l'ordre que j'avais effectué, comme je vous le disais, j'en ai effectué euh plusieurs. C'est mon rôle. Moi, mon seul objectif, c'est que l'Assemblée nationale puisse exercer ses missions pleinement. C'est vraiment un enjeu démocratique et c'est ça qu'il faut que tout le monde comprende comprenne, y compris monsieur Alloncle. Le rapport doit être rendu public dans une semaine parce qu'il y a un délai parce une possibilité que l'Assemblée nationale se constitue en comité. C'est ça. Voilà. Non non, c'est plutôt quelque chose qui concerne les temps de guerre
ou des choses qui seraient classé secret défense. Donc là, il n'y a pas de sujet. Les 5 jours sont prévus par le règlement. Moi, je suis en train avec les présidents de groupe de travailler à une réforme du règlement et notamment, on a évoqué sur ce point la possibilité de raccourcir ce délai qui effectivement pouvait être compréhensible auparavant, qui n'a plus de sens aujourd'hui et on pourrait le raccourcir de passer de 5 jours à un jour. C'est ce que je proposerai dans le cadre de la réforme du règlement. Mais en tout cas, le rapport sera public, il sera sur le site de l'Assemblée nationale. Chacun pourra se faire une idée. C'est ça aussi la démocratie, cette transparence totale. Exement, un dernier mot là-dessus. Gabriel Atal était à votre place hier
matin, il se demandait même pourquoi il fallait voter pour la publication au nom du rapport. Est-ce que c'est pas un peu obsolète ? Est-ce qu'il faut pas que ces rapports soient publiés de façon automatique afin que encore une fois le grand public n'ait pas cette sensation qu'on veut censurer certaines informations ? Mais le le la la différence Oui. Oui. Non, mais la différence c'est que la publication du rapport emporte adhésion à ce qui est écrit dans le rapport. Et ça montre bien que c'est un travail collégial. Si le rapport était publié systématiquement, en fait, ça serait le rapport du rapporteur qui fait son rapport et puis voilà, il dit ce qu'il veut, ce qu'il pense et puis c'est automatique là. Et c'est pour ça qu'il y a eu des dévois en commission, ça donne plus de force au
rapport le fait qu'il soit débattu et qu'il et qu'il y ait un vote. Donc non, moi je pense que le vote est important. Après la discussion qu'il peut y avoir et c'est très subtile, c'est dire il peut y avoir il pourrait y avoir deux votes. Un vote pour la publication du rapport et un vote pour l'adoption des conclusions du rapport. Avoir un vote distinct ce qui n'existe pas aujourd'hui. On pourra en discuter avec les présidents de groupe s'ils souhaitent ce type de modification. Mais en tout cas, faut vraiment rappeler que c'est un travail collégial de 31 parlementaires et que c'est une mission constitutionnelle de l'Assemblée nationale. Vous savez aujourd'hui, j'ai six commissions d'enquête qui sont en cours sur d'autres sujets et les et vos téléspectateurs et vos auditeurs toutes
ne font pas le buzz mais toutes sont intéressantes. On pense à la la loi sur le narcotrafic qui est directement issue des travaux d'une commission d'enquête sénatoriale. Il y a une commission d'enquête très intéressante sur l'aide sociale à l'enfance et qui devrait se traduire dans une loi qui va être examinée prochainement à l'Assemblée nationale. Donc c'est des sujets majeurs qui sont traités au fond par les parlementaires et ça c'est quelque chose qu'il faut absolument préserver. Un tout petit mot de politique. Quand on regarde les votes de cette commission, on voit que les LR UDR et Renn Liot ont voté ensemble. Est-ce que c'est la première fois que l'on assiste à l'Union des droites ? Non, il y a des votes qui se partagent toujours, vous savez, faut pas toujours tirer des conclusions
politiques des votes effectués par les parlementaires parce que les parlementairire parfois, vous savez, vote à l'unanimité et donc ça serait le signe d'une union nationale. On la voit pas tous les jours en ce moment. L'Assemblée nationale a encore beaucoup d'autres gros dossiers sur la table. Comment est-ce que vous allez faire dans le planning des prochains mois ? les textes, les deux textes sur l'aide à mourir et les soins palliatifs, les réseaux sociaux, le régalien avec les propositions de loi portées par Gérald Armin, d'un côté Charles Redoel, Michel Barni, de l'autre la loi de programmation militaire, l'autre sur l'urgence agricole. Quelles sont vos priorités ? Il y a Albron Pivet. Alors la priorité c'est évidemment la loi de programmation militaire, elle
arrive la semaine prochaine à l'Assemblée non dans 15 jours à l'Assemblée nationale. C'est une loi qui est extrêmement importante, tous nos compatriotes le savent. Il faut qu'on continue l'effort de réarmement qu'on a commencé dès 2017 he puisque le budget de nos armées en 10ant aura doublé. Donc il y a un effort massif mais tout le monde voit quand on voit le contexte international à quel point c'est utile. Donc loi de programmation militaire, moi on a parlé de la loi c'est qui est fondamental parce que la République est défaillante vis-à-vis de ses enfants et ça entraîne des conséquences majeures quand on sait par exemple que un/ers des mineurs délinquants aujourd'hui sont des enfants qui sont passés par la ze donc si nous travaillons mieux avec ces enfants,
peut-être que nous pourrions avoir un impact réel sur eux durablement. Donc la loi euh aide sociale à l'enfance évidemment et vous en avez parlé, l'aide à mourir c'est un sujet qui est attendu par nos compatriotes. Moi je reste avec ce même objectif, une loi votée définitivement avant la coupe même texte ou un texte prevon sait que ce texte sur l'euthanasie a été largement critiqué, excessivement permissif selon ces détractions. Il faut qu'il continue à cheminer. le Sénat va s'en emparer cette semaine en commission et donc il va continuer son chemin. J'espère que nous trouverons un compromis avec les sénateur. Moi, j'ai toujours voulu que les deux assemblées puissent délibérer de ce texte. Ça n'a pas été le cas jusqu'à présent. Il faut que le Sénat puisse travailler ce texte
profondément. J'espère que nous obtiendrons un accord pour trouver le texte le plus équilibré possible, mais il est attendu par nos compatriotes. Après, vous avez évoqué, il y a une loi agricole, il y a beaucoup de choses. Est-ce qu'il faut une session extraordinaire cet été ? Évidemment, moi je je veux travailler cet été, je veux travailler au mois de juillet. Il nous faut une session extraordinaire alors qu'elle aille jusqu'au 15, 20 juillet, même 31 juillet. Moi franchement ça m'est complètement égal. Ce que je veux c'est que les textes avancent. Nous nous devons faire de cette année 2026 une année utile pour les Français. Il y a beaucoup de textes que nous avons évoqués qui rentrent directement dans leur quotidien. Donc c'est pas une année pour rien.
Mais ça voit pas. Et ça en tout cas moi c'est mon combat et c'est ma mission. Je suis présidente de l'Assemblée nationale. Cette année, elle doit servir aux français et donc je j'y veillerai et je ferai mon maximum pour que ce soit le cas. Est-ce qu'il y a pas Yen Bromiv une démobilisation des députés ? On voit sur certains textes importants l'hémicycle quasiment vide. Est-ce que ils ont pas abandonné la partie les députés ? Non, ils ont pas abandonné la partie mais les députés ils sont mobilisés sur certains textes et pas sur tous les textes. Exactement. Donc ça dépend euh des sujets, mais les sujets que nous avons évoqués, je sais, les mobiliseront parce que ils savent que ce sont des sujets important. Après, il faut bien organiser l'agenda parlementaire et ça,
vous savez que c'est un de mes combats depuis que je fais de la politique, depuis 2017, avoir de la prévisibilité, savoir de quoi on va parler, quand est-ce qu'on va en parler pour que l'on puisse s'organiser parce que les députés comme vous le savez, bah ils font pas que siéger dans l'émission, dans l'hémicycle. Vous voyez quand ils ont quand ils ont travaillé dans la commission d'enquête de le sur l'audiovisuel, ils étaient pas dans l'hémicycle. Pour autant, ils travaillaient. Quand ils sont en circonscription, ils travaillent. Et donc pour organiser ce travail-là, ils ont besoin d'avoir un petit peu de visibilité et donc c'est ce qu'il faut avoir jusqu'à la fin du mois de juillet pour que l'on puisse travailler efficacement au service des Français. On a eu parfois l'impression d'une
marche avant, marche arrière au Parlement. Je pense à la proposition de loi concernant le premier maître porté par Gabriel Atal qui a été abandonné. Est-ce que il y a un blocage ? En fait, l'assemblée est bloquée et c'est un sujet extrêmement important. Là, il s'agit de permettre au boulanger au Floris de travailler le 1er mai, pas à d'autres professions. Est-ce que parfois vous avez le sentiment que ça bloque en fait ? Mais en fait sur le 1er mai, c'est typique de quelque chose qui ne fonctionne pas bien, c'est que nous n'avons pas eu de concertation avec les organisations syndicales nationales. Je sais qu'il y a eu des concertations avec euh des syndicats notamment ceux autour de la boulangerie. qui avait été associé, mais il n'y a pas eu de négociation nationale durant le temps
précédent l'adoption de la loi. Et donc en fait, on a eu une loi qui est venue au Sénat il y a près d'un an et entre le moment où elle a été adoptée au Sénat et le moment où elle est arrivée à l'Assemblée nationale, il ne s'est pas passé grand-chose sur le plan. Bah écoutez, moi je suis pas au gouvernement hein, je suis présidente de l'Assemblée nationale. C'est pas à moi de men les les concertations. Mais en tout cas, ce temps n'a pas été utilisé de façon efficace. et vous ne voulez pas les syndicats mais on ne braque pas les syndicats. Ce ce type euh de de loi doit évidemment être faite avec les syndicats. Il faut qu'on arrive dans notre pays à avoir un meilleur dialogue. Meilleur dialogue avec les syndicats, meilleur dialogue avec les collectivités, meilleur dialogue avec
les citoyens, meilleur dialogue avec les représentants du peuple que nous sommes à l'Assemblée nationale. On voit bien qu'il y a des frottements un peu à tous les niveaux, un peu à tous les échelons et ça n'est pas possible. Il faut qu'on arrive à créer une démocratie qui soit plus apaisé avec plus de coopération entre les uns et les autres. Est-ce que vous trouvez que justement il y a une antagonisation de l'Assemblée nationale ? C'est un rôle difficile d'être président de cette assemblée qui est fracturée où il y a beaucoup aussi de d'invectives de de tension, de crispation. Est-ce qu'il y a des forces politiques que vous mettez en cause aujourd'hui ? En fait, il y a une tension générale, mais cette tension, vous la voyez, vous la voyez dans le pays, elle existe et l'Assemblée
nationale doit être le reflet des tensions qui existent euh dans une nation. Et donc, c'est normal qu'il y ait des tensions à l'Assemblée nationale et nous sommes en année pré-présidentielle. C'est normal aussi que certains hommes ou femmes politiques aient des postures puisqu'ils affichent des ambitions politiques et donc ces ambitions vont se retrouver dans des postures. Après l'Assemblée nationale est effectivement agitée. Moi, je ne cesse euh de faire des rappels à l'ordre, de euh prononcer des sanctions à l'égard des députés qui contreviennent au règlement. C'est mon rôle. Moi, jusqu'au bout, j'assurerai au maximum la sérénité de cette assemblée. Mais vous savez, c'est pas euh pour un confort personnel, c'est parce que l'Assemblée nationale, elle représente les Français,
elle doit remplir sa mission. Moi, je suis au service des Français se faisant en essayant de faire en sorte que l'Assemblée nationale fonctionne. Mais je vous le concède, ça n'est pas facile tous les jours. Vous vous rappelez vous parlez des sanctions, des rappels à l'ordre selon les informations d'Europain. L'essentiel de ces sanctions ont concerné la France insoumise. Est-ce que c'est un groupe particulièrement agité pour vous à l'Assemblée ? Mais évidemment, mais euh en fait c'est il ne s'en cache pas. Le la France insouvise a une stratégie de radicalité et de radicalité dans les idées et de radicalité dans la façon de porter ces idées. Mais nous sommes dans une démocratie et nous avons le droit dans une démocratie d'être radicale. C'est ainsi. Nous ne sommes pas nous
n'avons pas à imposer le choix de l'action politique ou mais simplement moi je et c'est là où je suis extrêmement ferme, c'est quand cette radicalité dépasse les bornes, quand il y a des invectives, des injures, il y a des règles. Moi, j'ai un règlement et je suis chargée de le faire appliquer et je ne transige pas. Et c'est la raison pour laquelle effectivement l'essentiel des sanctions va viser ce groupe spécifiquement parce que effectivement c'est le groupe qui a une action la plus radicale dans l'hémicycle. Mais vous aurez constaté, puisque vous avez regardé attentivement les sanctions, ça concerne tout le monde. Tous les partis ont été sanctionnés de l'extrême droite, au centre au à la gauche. C'est voilà, il n'y a pas, vous savez quand vous prononcez une sanction, vous ne regardez
pas la couleur politique de celui à qui elle s'adresse. Y Bron Pivet, on parle de la violence en politique. On en a eu un exemple aux États-Unis encore avec cette nouvelle troisème tentative d'attentat contre Donald Trump avec le tireur Colalen qui a été présenté à la justice américaine inculpé de tentative d'assassinat. Est-ce que vous redoutez que ce type de violence alors la carrément armée en politique ne viennent en France ? On voit qu'il y a il y a beaucoup de violence et elle n'est pas propre aux États-Unis. on a eu dans notre histoire et dans notre histoire récente même des personnalités politiques assassinées ou qui ont subi des des attentats, des agressions. Il faut faire très attention parce que une démocratie ne fonctionne qu'avec des personnes qui s'engagent et
qui se soumettent au souffrage. Et donc, queles que soient les opinions que l'on porte, il faut protéger ceux qui s'engagent et il faut veiller à ce que le débat puisse rester serein. Donc évidemment, c'est extrêmement inquiétant. Euh moi l'Assemblée nationale instruite de ce qui s'est passé aussi au Capital euh je suis extrêmement euh scrupuleuse sur la sécurité des lieux sur qui rentre à l'Assemblée. Il y a un dispositif très spécifique. Euh nous euh contrôlons euh l'ensemble des accès et nous avons renforcé la sécurité de l'Assemblée nationale parce que il faut veiller. Là aussi c'est la démocratie qui est en jeu. Quand on s'attaque à un président élu, c'est la démocratie qui est en jeu. Quand on s'attaque au parlement, c'est la démocratie qui est en jeu. Et donc c'est
nous qui en sommes victimes indirectement, c'est tous les nos concitoyens. Donc il faut faire attention. Et puis donc vous n'excouez pas qu'une formation politique puisse un jour mécontente du scrutin ou du résultat des zones puisse venir s'en prendre à l'Assemblée nationale. Moi je n'exclus rien et c'est et c'est de ma responsabilité de faire en sorte que ce lieu soit protégé au maximum. Évidemment un mot de 2027, il y a le Brun Pivet. Je sais que vous êtes favorable à une union de ce qu'on appelle le bloc central. Alors, je sais pas si le mot est bien choisi, une union qui irait de où à où de la gauche jusqu'à la droite républicaine parce que on voit alors et on parlera après du matchisme en politique. Vous voyez là un club de macho parce qu'il y a que des hommes
quasiment qui sont candidats. Euh c'est pas faux, c'est pas euh évidemment. sont un spectacle que vous voyez, c'est le club de macho. C'est ça. C'est ça. Bah écoutez, tout le monde le voit mais c'est en fait depuis toujours la vie politique en France est trustée par des hommes. On le sait tous, vous le constatez au quotidien. Et que ce soit visible ou invisible quand on assiste à des réunions avec le premier ministre, le président de la République et là je nomme personne, c'est vraiment quelque chose non mais c'est constant donc c'est pas dépendant de ce premier ministre là par exemple. que ça a toujours été le cas. En fait, il n'est pas il n'est pas rare que je sois seul dans la seule femme dans la pièce. Donc c'est les hommes et les hommes politiques et leurs
entourages qui restent très masculins. Et ça ça me frappe parce que vous voyez quand on parle alors c'est des sujets dit féminin qui ne devrait pas être féminin mais l'aide sociale à l'enfance c'est pas un sujet féminin. Pour autant c'est pas forcément une priorité. Quand on parle de la loi intégrale sur les violences sexuelles et sexistes, c'est un sujet féminin et ben elle n'est pas à l'ordre du jour de cette dernière année de mandat. Et pourtant, on sait à quel point les violences contre les femmes et les enfants font des ravages dans notre pays. Donc ça a un impact. Quand on parle de la santé des femmes, il a fallu attendre ces dernières années pour qu'on commence à parler de la ménopause. Est-ce que vous trouvez ça normal ? on est constitutif de 50 % de ce pays et
donc nous devons être dans tous les cercles de décision quel que soit le niveau que ce soit aussi dans le monde privé, dans le monde associatif ou dans le monde politique. Et c'est ça moi que je dénonce. C'est pour ça que je me bas sur pour les lois sur la parité. C'est pour ça que je me bat pour la place de la des femmes. Partout partout nous avons nous sommes légitimes à être là et c'est quand même ahurissant que cette question se pose encore dans notre pays en 2026. Est-ce que donc logique conséquence de ce que vous me dites madambaum p vous êtes candidate en 2027 pour porter cette voix féminine. Alors j'ai pas besoin d'être candidate en 2027 pour porter cette voix et vous voyez que je la porte auour aujourd'hui moi je suis présidente de l'Assemblée
nationale je le resterai jusqu'au bout parce que j'ai besoin de faire avancer ces textesl et vous voyez bien que ces textes sont importants pour nos compatriotes. C'est la mission que les parlementaires m'ont confié. Moi, je suis garante de ce débat démocratique et je suis garante du bon avancement de ces textes que les Français attendent. Candidature puisque mais c'est pas le moment aujourd'hui de parler de candidature. Moi, je parle de l'Assemblée nationale, je parle de mes missions et après sur le bloc central et sur les les prim jusqu'où alors pour vous dire que moi mon spectre politique c'est la droite gauliste sociale qui est intransigente avec le Rassemblement national et extrême droit. dedans. Donc moi bah peu importe les personnes moi en tout cas c'est cette bah qui s'il
est intransigent avec l'extrême droite Bruno Raillo dedans s'il n'est pas intransigente
avec le Rassemblement national et gauche intransigente avec LFI. Ça c'est mon spectre politique. Après ce que je déplore aujourd'hui, c'est que chacun des candidats potentiel se met dans une logique de silo. Je suis candidat, je vais bâtir un programme, je vais faire des meetings et puis je déroule et puis en janvier, en février 2027, on verra bien qui est en tête. C'est pas la bonne façon de faire. Il faut parler projet, il faut parler idées. Qu'est-ce qui nous rassemble ? Qu'est-ce qu'on peut porter ensemble pour la France ? ça donc du travail de fond avant d'avoir des ambitions de relché là-dessus tous les deux et on est parfaitement aligné avec le président du Sénat. D'accord. Est-ce que concernant le
financement des campagnes électorales, on voit que le Rassemblement national une fois de plus a beaucoup de mal à obtenir des prêts de la part des banques françaises. Est-ce que c'est un problème pour notre démocratie ? Vous étiez favorable à une banque de la démocratie, il me semble. Tout à fait. Moi, j'avais fait un rapport sur ce sujet avec Philippe Goselin, député des des Républicains et j'avais auditionné l'ensemble avec Philippe, l'ensemble des trésoriers des groupes des partis politiques et l'ensemble des trésoriers nous avait dit qu'ils avaient des problèmes de financement, pas que le Rassemblement national. Tous les partis ont des problèmes de financement notamment pour les élections les plus locales. C'est difficile. C'est là mais c'est là où ça
pose là aussi un problème démocratique. Quand vous ne pouvez pas financer votre campagne, quand vous ne pouvez pas assurer votre permanence parlementaire parce que les assurances refusent d'assurer les permanences parce que parfois il y a un peu d'agitation devant. C'est la démocratie qui est en jeu. Donc moi, je plaidais effectivement pour la création d'une banque de la démocratie à l'instar de François Beou pour que il n'y ait pas de difficulté de financement. Donc évidemment, je suis toujours favorable, moi je suis constante et cohérente, je suis favorable à ce que chaque parti puisse se financer sur le territoire national. Les banques doivent faire leur travail. C'est leur travail de financer la vie politique comme c'est le travail des assurances de financer les permanences
parlementaires. Chacun a un rôle à jouer pour la sauvegarde de notre démocratie. Merci beaucoup Yel Brune Pivet, c'était votre grande interview sur C News et sur Europin. Bonne journée à vous. Merci beaucoup.
Yaël Braun-Pivet