Retailleau : « Mélenchon drague le vote musulman » - 06/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:08OuverteRéponse directe
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon a-t-il changé d'avis sur le voile ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on a le droit de changer d'avis en politique, même sur des sujets majeurs ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Pourquoi Mathilde Panot parle-t-elle d'une mesure raciste ?
- 6:53OuverteRéponse directe
Pourquoi le RN propose-t-il des amendes pour les femmes voilées ?
- 8:29RelanceRéponse directe
Sur la volonté de mettre des amendes à ces femmes voilées, pourquoi Mathilde Panot parle d'une mesure raciste ?
- 10:38FerméeRéponse directe
À quel âge une femme peut-elle porter un voile selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:38InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon et les insoumis draguent le vote musulman, c'est tout en France. »
- 2:35Invité politiqueFait
« Les musulmans, en fait, c'est comme les catholiques, il n'y a pas un vote catholique, il n'y a pas un vote juif. »
- 2:53Invité politiqueFait
« Je suis opposé à son programme, à ses positions. »
- 3:03Invité politiqueFait
« Je pense que la question du voile n'est pas la question centrale. Ça a été apporté encore une fois par les lepénistes, et notamment M. Tanguy, le député Tanguy. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Et dans ces cas-là, on fait quoi ? On interdit aussi le voile pour les femmes de confession juive, les perruques aussi qui remplacent le voile. »
- 10:14InvitéFait
« Le Conseil d'État, comme le gouvernement depuis 2004, ont précisé ce que c'était un voile islamique, et hijab, c'est toute manifestation ostensible d'appartenance à une religion. »
- 10:26InvitéFait
« Vous savez pourquoi ? Parce qu'en Arabie Saoudite, pardon, en Jordanie ou en Égypte, les frères musulmans sont interdits parce qu'ils brandissent en étendard islamiste le port du voile. »
- 12:33InvitéFait
« La police et la gendarmerie appliquent les lois de la République. »
- 12:37InvitéFait
« Nous, on propose un référendum, mais qui a la trouille ici de consulter les Françaises et les Français sur un sujet aussi important ? »
- 15:16InvitéFait
« La valeur qu'implique le voile sous-entend que la femme devrait se protéger de la pulsion sexuelle masculine. »
- 16:59InvitéFait
« Si vous connaissez une femme qui est obligée de porter le voile, aidez-la. »
Temps de parole
- Invité22 %
- ?18 %
- Invité 217 %
- Bruno Retailleau13 %
- Présentateur11 %
- Invité 310 %
- Invité 46 %
- Invité 53 %
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Un sujet qui revient régulièrement dans les prises de parole des candidats, le voile et Jean-Luc Mélenchon, il en a parlé,
il
en a beaucoup parlé ces
derniers jours, pourquoi
? Parce qu'il a changé d'avis, il faut peut-être rappeler d'ailleurs quelle a été la position par le passé Thierry de Jean-Luc Mélenchon sur le voile et pourquoi il a jugé nécessaire de dire aujourd'hui j'ai changé d'avis.
Oui, c'est un clip qu'on a vu beaucoup tourner sur les réseaux sociaux ces derniers jours effectivement qui remonte à quelques années où se fondant sur le principe de la laïcité et expliquant combien ce principe lui était cher, Jean-Luc Mélenchon se déclarait opposé au port du voile dans l'espace public et il a effectivement opéré un virage à 180 degrés expliquant tout simplement qu'il s'était trompé et qu'en réalité ce principe de laïcité il s'accompagnait aussi d'une forme d'expression de liberté religieuse et au nom de cette liberté il considérait aujourd'hui que évidemment on pouvait porter le voile dans l'espace public.
Tout ça faisant suite bien sûr à la proposition du rassemblement national formulé par Marine Le Pen consistant à dire que désormais si elle était présidente de la République le port du voile serait interdit dans l'espace public et si d'aventure il était constaté par les forces de l'ordre il ferait l'objet d'une amende.
On
va écouter Bruno Retailleau qui est aujourd'hui l'invité de Guillaume Daré sur ce changement de pied, changement d'avis de Jean-Luc Mélenchon sur la question du port du voile.
Jean
-Luc Mélenchon c'est très clair, je l'ai connu, il a été sénateur, vraiment laïcard pratiquement sourcilleux, grand républicain et aujourd'hui il est devenu en réalité communautariste. C'est simplement pour des raisons électoralistes. Jean-Luc Mélenchon et les insoumis draguent le vote musulman, c'est tout en France.
C
'est une gérouette comme... Bien sûr c'est une gérouette, pour les mêmes raisons.
Je
vous entendrai évidemment David Guirault dans un instant mais peut-être Xavier Iacovili d'abord, est-ce qu'il y va pas un peu fort Bruno Retailleau ? Finalement, est-ce qu'on n'a pas le droit de changer d'avis en politique, même sur des sujets majeurs ? Est-ce que c'est pas tout à son honneur de le reconnaître aujourd'hui
? Alors
là où je suis d'accord avec Bruno Retailleau, c'est qu'effectivement on a connu Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il était socialiste, qui était effectivement un grand laïcard, un grand défenseur de la laïcité, et qu'il a changé d'un point de vue électoral, parce qu'il s'est rendu compte qu'il y avait une niche, en fait, à avoir une position un
peu
plus radicale sur ces questions-là. Après moi, là où je ne suis pas d'accord avec Bruno Retailleau, c'est que je ne pense pas qu
'il
y
ait
un vote musulman. Les musulmans, en fait, c'est comme les catholiques, il
n'y a
pas un vote catholique, il
n'y a
pas un vote juif. Il y a des citoyens français de confessions différentes et qui ont des opinions différentes. Mais
vous dites
quand même que
c
'est une gérouette. – Mais non,
moi je ne
vais
pas défendre Jean-Luc Mélenchon, pour le coup. Je suis opposé à son programme, à ses positions. Moi je pense que la question du voile n'est pas la question centrale. Ça a été apporté encore une fois par les lepénistes, et notamment M. Tanguy, le député Tanguy. Je pense honnêtement que d'une, c'est une mesure inapplicable, vous vous parliez tout à
l
'heure de mesure inapplicable. Je l'ai déjà dit sur ce plateau, je pense que c'est inconcevable. Moi par contre, ce que je défends, et notamment ça a été rappelé par Gabriel Attal tout à l'heure, c'est la question de la protection des mineurs. C'est-à-dire que les enfants, les fillettes de moins de 15 ans, effectivement, là il faut qu
'il y ait
une protection, il n
'y
a pas de voile pour les fillettes de moins de 15 ans. Après, au-delà, c'est une liberté de la femme. À partir du moment où la femme n'est pas contrainte de porter un voile, et c'est là aussi toute la difficulté de savoir si la femme est contrainte ou pas. Mais là où je ne suis pas d'accord avec le Rassemblement National, c'est sous couvert de protection des femmes, de l'émancipation des femmes, on veut interdire le voile. Et dans ces cas-là, on fait quoi ? On interdit aussi le voile pour les femmes de confession juive, les perruques aussi qui remplacent le voile. Pour les
religieuses égales,
c'est impossible
à mettre en place. Vous comprenez, David Guirault, que ce
changement d'avis, aujourd'hui, dans le moment dans lequel on est, interpelle
?
Aujourd'hui ?
Dans la campagne présidentielle ?
Mais ça n
'a
jamais été un changement d'avis. Aujourd'hui, c'est vous qui décidez de prendre sur une heure de discours un moment où il en parle. Il en a déjà parlé
?
Depuis quand il a changé d'avis
?
C'est quand la marche contre l'islamophobie, par exemple ? La première
? Je
ne sais pas.
2019 ?
On
est en quelle année
?
2026, ça je
ne sais pas.
Ça fait 7 ans.
Ça
fait 7 ans qu'il a changé d'avis ?
Écoutez, c'est un des moments qui a été identifié, après chacun en fait, mais qui a été identifié comme un des moments majeurs d'une prise de conscience qu'il y a des musulmans qui se faisaient tirer dessus à la carabine, par des membres du Rassemblement national, je tiens à le rappeler quand même, par un ancien. Donc c'est à ce moment-là, il y a 7 ans, en 2022, 2023, 2024, 2025 et 2026, Jean-Luc Mélenchon a déjà parlé de cette situation. Il n
'y
a rien de nouveau. Encore une fois, quand je vous dis, on sature l'espace médiatique avec du bruit de fond, en faisant comme s'il y avait quelque chose
de nouveau. Mais alors attendez, s'il n'y a rien de nouveau,
pourquoi il a pris soin lui-même d'expliquer et de revenir sur le fait qu'il avait changé d'avis ? C'est lui qui en a reparlé il
y
a 3 jours,
pas moi. Mais vous savez,
tous les ans, Jean-Luc Mélenchon parle de beaucoup de sujets, tous les ans, toutes les semaines, tous les mois. Il fait des conférences, il revient régulièrement sur des sujets. Mais par exemple, là, vous avez... On
aurait pu dire la même chose
sur la dette, ça fait des années qu'on parle de la dette. Si vous prenez, demain, il
y a
une conférence de Jean-Luc Mélenchon, si vous prenez un extrait d'une minute où vous dites « Ah, Jean-Luc Mélenchon a refait quelque chose sur la dette, comme si c'était nouveau.
» L'équivalent sur
le sujet de la dette, ce serait une nouvelle position de Jean-Luc Mélenchon qui dirait « Bon, finalement, il faut baisser un maximum les impôts,
il faut baisser les dépenses de l'État. » C'est ça l'équivalent.
Excusez-moi, où est la nouveauté, là ? Vous m'inventez une nouveauté, je vous demande. Jean-Luc Mélenchon,
pendant 50
ans, a tenu une position inverse. Et il a changé, je vous le reconnais, c'était plus tôt,
c
'était il y
a
quelques
années. Franchement, en 2019, là, vachement. En
2010, il dit que c'était une soumission, je peux vous le dire. En 2010, on ne peut pas se dire féministe en affichant un signe. Non, mais en 2010. Un
signe de
soumission patriarcale. – Mais ensuite, à partir de 2018, 2019, 2020, 2021, il n'y a aucune nouveauté.
–
Oui,
depuis la question de
la
France soumise en fait. – Il y a une
nouveauté parce que ça permet, encore une fois, on reparle du voile, on en reparle, mais on parle juste de quelqu'un qui fait une conférence d'une heure, qui aborde plein de sujets, qui aborde celui du voile
à un moment. – Pourquoi Mathilde Panot
a-t-elle tout à l'heure parlé d'une mesure raciste
? –
En parlant de quoi ? –
En parlant de cette interdiction du port du voile
et
de cette volonté
du
Rassemblement national de mettre des amendes.
– Mais vous voyez, c'est là,
je suis désolé,
mais j'ai un problème.
– Non mais attendez,
excusez-moi, aucune question n
'ont
de l'intérêt en fait, si on vous écoute, c'est ça ?
– Ce
n'est
pas ça, c'est qu'il y a un processus de saturation de l'espace médiatique à partir de choses qui sont anodines, c'est-à-dire, vous ne pouvez pas me dire aujourd'hui
que
Jean-Luc Mélenchon,
en
2026, parle pour la première fois du voile et qu
'il
dit que sa position a évolué. Ce n
'est
pas vrai factuellement.
– Non mais sauf que là, il y
a une nouveauté, David Guiraud, c'est que le Rassemblement national dit, nous, au pouvoir, on mettra des amendes aux femmes
qui portent le voile dans l'espace public. – Ça, c'est vous. – Et c'est là-dessus, je vous interroge. – Non mais maintenant…
–
C
'est depuis 2012, Marine Le Pen, qu'il l'a proposé.
–
Ah bah bravo.
– Et d'ailleurs,
je pense qu'on tombe tous dans
le piège
tendu par le Rassemblement national, excusez-moi,
David. – Macroniste qui va dans le sous-tour de l'église. – Non mais je pense qu'on tombe tous en mer, c'est-à-dire que, pour le coup, le Rassemblement national
donne un sujet qui est une niche, pour le coup, et tout le monde rentre dedans depuis une semaine. –
Ça fait une semaine que… – Vous parlez de piège, M. Acobé, mais
la marche dont vous parlez, M. Guiraud,
– Non mais, pardonnez-moi… – Restons sur l'application, s'il vous plaît… – C'est dissous
par le gouvernement en paix, par organisationniste.
– Donc vous êtes fiers d'avoir participé par une marche en disant par le CCL, qui était
dissous. –
Restons sur l'application. – S'il
vous
plaît,
vraiment… –
Non mais en l'occurrence, le
sujet
qui a été porté par
M.
Tanguy, – S'il vous plaît, David Guiraud, on vous a pas entendu.
–
Sur
la faisabilité et
la… –
Juste, je réponds
parce qu'on dit oui, vous êtes fiers
d'avoir participé…
–
Alors, c'est une question de M. Guiraud, c'est pas… – Mais je vais répondre, après, j'ai pas beaucoup de temps et pas beaucoup de feux pour vous faire le coloriage, mais je vais vous répondre très clairement. –
Je
sais dire,
gardez votre mépris social, pour quelqu'un qui a la tête de Roubaix, c'est quand même dommageable.
C'est comme ça que vous traitez vos administrés, en les traitant dilettrés, comme vous le faites avec moi ?
–
Vous êtes pas mon administré, monsieur.
– Mais non, mais si vous
vous administrez, je pourrais habiter à Roubaix.
–
Mais
soyez respectueux. – Je
suis conseiller municipal, je débute. Non, je vous dis juste, j'avais été président socialement avec vous.
–
Vous êtes donc mon shampoing, mon administré. –
Maintenant,
je sais lire
et je sais regarder les
coloriages. – Je sais que cette histoire vous a beaucoup
marquée, mais elle m'a marquée parce qu'elle est belle. – Sur
la
volonté de mettre des amendes à ces femmes voilées, je repose ma question, pourquoi Mathilde Panot parle d'une mesure raciste
?
– Parce qu'on est là, on est sur des propositions qui, franchement, il y a quelques années, tout le monde se serait soulevé, ça en dit long sur le climat, on fait du bruit, on parle de ça, alors qu'il y a plein de sujets en France, sur une mesure qui consiste à mettre des contraventions maintenant sur des gens qui respectent la laïcité, le cadre légal, etc. On en vient à discuter de ça comme si c'était un sujet. Et le pire, je vais vous dire, c
'est
quoi le pire dedans
?
Moi, ce qui m'embête le plus,
c
'est qu'en fait, au lieu d'avoir une discussion sur les valeurs, sur la société qu'on veut, qui consiste à ne pas traquer les gens qui pratiquent une religion, les Français qui pratiquent une religion, au lieu de ça, on a des débats sur la faisabilité technique de la mesure, comme si, en fait, c'était un sujet technique. Mais moi, je ne
veux
pas vivre dans une France où on court après les gens selon leur signe religieux. Ça commence par les musulmans, il y
en
aura d'autres après, mais moi, je n
'ai
pas envie de vivre dans ce pays, en fait. Ce n
'est
pas la conception qu'on peut se faire de la France. Et je pense qu'il
y
a beaucoup de Français, quand même, qui ne se font pas
cette
conception de la France, et qu'en ont un peu marre qu'on en
parle. Mais ça, franchement, Mathieu
Vallée, vous ne pouvez pas l'entendre, ça ?
Je trouve que M. Guiraud se contredit. Alors, j'entends qu'on peut changer d'avis. Et, vous voyez, moi, je n'essaie pas d'être méprisant, arrogant, comme vous l'êtes avec moi sur certains sujets. J'essaie d'être profondément honnête avec mes convictions. Et je ne
dis
pas que j'ai raison sur tout. On propose un programme, vous aussi.
Ça fait déjà un éclair de lucidité.
Mais j'en ai souvent. Mais visiblement, je veux
faire boire un âne qui ne veut
pas boire. Voilà, bon, voilà, c'est ce que je veux dire. Donc, la réalité, vous avez vos petites diatribes sur en avoir aussi. Ce n
'est
pas le débat, ça n'intéresse pas les gens. Moi, je vous dis simplement que Mme Panot, lorsqu'elle veut refaire entrer la baïa dans les établissements scolaires, le Conseil d'État, et j'en donne aussi pour M. Yacoli, que
je
n
'ai
pas oublié, le Conseil d'État, comme le gouvernement depuis 2004, ont précisé ce que c'était un voile islamique, et hijab, c'est toute manifestation ostensible d'appartenance à une religion. Donc, ce qu'on peut faire à l'école, on propose de l'étendre sur la voie publique, avec des critères d'ordre public. Vous savez pourquoi ? Parce qu'en Arabie Saoudite, pardon, en Jordanie ou en Égypte, les frères musulmans sont interdits parce qu'ils brandissent en étendard islamiste le port du voile. Et quand vous dites, on fait cette proposition pour les gamines de 15 ans, mais c'est la même proposition que
vous... Mais Bruno Rotailleau, Mathieu Vallée, Bruno Rotailleau... Vous
estimez qu'à 16 ans, on peut porter un voile, mais pas à 15 ans. À quel moment vous estimez ? Parce que la majorité en France, c
'est
18 ans. J'essaie d'être factuel, le permis, c'est 18 ans, sauf la communauté accompagnée.
Parce
qu'on part
du
principe,
c'est une fois qu'à partir
du moment où une femme a la possibilité de choisir, effectivement,
elle a le droit de
voir...
Donc, en tant qu'une heure à 16 ans, c'est mieux qu'à 15 ans, avec un an de différence. À quel moment vous mettez le critère, M. Lacoville
? Je viens de vous le dire, les
fillettes de moins de 15 ans, nous, la proposition, c'est qu'on part du principe que dans le cadre de la protection de
l
'enfance, les fillettes n'ont pas à portée de voile. Mais ça ne tient pas, M.
Lacoville, à 16 ans,
elle peut... Elle
est encore sous l'autorité parentale de ses parents.
Faites une proposition de loi, on fera peut-être à 18 ans. Oui,
on dit... Non, mais... Honnêtement, j'ai l'avoué, je
vous ai
demandé comment on définit ça. M. Vallée, je vous ai donné un âge, je vous ai donné un âge émancipateur.
Là, l'âge émancipateur, c'est celui de la proposition
des mineurs. Je trouve que c'est pas logique, mais je vous le dis en plus de gentil, ça. Les
mineurs, en l'occurrence, nous,
on
a fixé la date, l'âge
de 15 ans. Donc, j'estime qu'une fille à 15 ans, qui est toujours sous l'autorité parentale, mais demain, si ça devait venir
au Parlement et qu
'il
y
ait
un débat, moi,
vous, l'ancien Mathieu Vallée,
je dis juste qu'à partir du moment où la femme a la possibilité de choisir et qu'elle est libre de faire ce choix, moi, je ne suis pas opposé à ce
qu
'il y
ait...
Sur la
faisabilité,
Mathieu
Vallée, s'il vous plaît, j'ai une question. Vous,
l'ancien policier de la BAC, vous dites pas que les policiers, franchement, ils ont autre chose à faire ?
Non, mais me faire le coup. Moi,
je
commence un peu à vous connaître.
Bon, écoutez, moi, je vous connais, c'est pas pour autant que j'ai
un don de... Après, devinez ce que vous allez dire, Mme Darfeuil, on n
'est
pas dans Minorité Report, pas encore. Pas encore. Bon, vous perdez-le. Donc, je vous dis simplement, non, je réponds à Mme Darfeuil, vous n
'êtes
pas encore journaliste. Donc, je vous dis simplement, Mme Darfeuil, que la police et la gendarmerie appliquent les lois de la République. Et nous, on propose un référendum, mais qui a la trouille ici de consulter les Françaises et les Français sur un sujet aussi important ? Et quand j'entends M. Guiraud, enfin,
pardon,
votre ami, mais j'imagine que vous épousez aussi son idée, la solidarité du parti vous oblige, dire que Mme Pannot dit, on va autoriser la baille à l'école, mais les bras m'en tombent. Ça a été tranché, ça a été décidé. Est-ce que les
professeurs... Par Gabriel
Attal, d'ailleurs. Les professeurs,
mais on l'a défendu. Non, mais je rappelle que c'est nous qui l'avons
mis en place. Avec l'appui et le soutien du Rassemblement National sur des valeurs républicaines, il
n'y a
pas de difficulté. Faites pas de polémique, il y
en
a lieu. La France,
elle n'est pas polémique. C'est nos bases, c'est nos prônements. Oui, mais quand on propose
de chanter à la Marseillaise et de faire la levée de drapeau dans l'accord, comme M. Sauti, vous êtes contre, vous voyez, vous avez un peu la patrie à Jérôme Trivall. Donc
référendum sur l'immigration pour...
Vous la faites rentrer à l'école, vous avez des professeurs, M. Guiraud, vous êtes attaché à l'éducation, vous avez les CPE, vous avez les assistants d'éducation qui sont intelligents et qui savent détecter et discerner, comme le dit le Conseil d'État, ce qu'elle voit, parce que ce que les policiers et les jambes, c'est pour ça, vous voyez, il ne
faut
jamais être pressé, pardon, on va prendre une reproche,
je
ne
vais
pas être nuancé, c'est ce que les policiers et
les
jambes feront si le peuple décide par référendum, quelle est la décision la plus légitime, même si les députés et
les
sénateurs disent que le peuple lui-même s'exprime, il n
'a
pas été depuis 2005, même partie de M. Guiraud regrette que le peuple
n'ait pas été plus
consulté.
Non, mais vous êtes pour le
référendum, M. Guiraud, oui ou non ?
Ça ne vaut pas, très haut.
Ah
oui, bah voilà, votre méprise sociale qui reprend, vous êtes plus
beau, plus fort, plus intelligent que tout le monde.
Allez,
le
shampoing, non ? Mais non, pas le shampoing, là
!
Victor
et Roche, vous voyez, vous trépignez,
je viens vers vous, et après
on
ira sur cette
proposition de Bruno Retailleux qui veut donner le dernier mot au peuple pour
trancher,
voilà. Mais je vous voyais trépigner en écoutant ce débat, et
on
va...
Oui, parce
que, alors vous, on reprend le début de la discussion. Bah c
'est la
seconde. Vous demandiez, Alice, est-ce que Jean-Luc Mélenchon a le droit de changer d'avis ? Oui, il
a
évidemment le droit, en politique on peut changer d'avis, mais il faut se demander si ce changement d'avis n'applique pas aussi un changement de bord. Moi, ma question, c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon est toujours de gauche ? La gauche qui se revendique de cette phrase, la religion c'est l'opium du peuple. Lorsque Jean-Luc Mélenchon fait un virage, encore une fois à 180 degrés, sur la question du voile, et vous parliez, David Guéraud tout à l'heure, des valeurs, c'est vrai que c'est une question qui devrait porter sur les valeurs.
La valeur qu'implique le voile sous-entend que la femme devrait se protéger de la pulsion sexuelle masculine, donc que l'homme ne devrait pas avoir à se charger de gérer sa pulsion
masculine,
mais que c'est à la femme de s'en protéger en portant le voile. Et l'application qui est encore pire à mon sens, qui est l'application inverse, qui est que l'homme se protégerait de la tentation que serait une femme sans le voile. Ça c'est la discussion de valeur, la discussion de fond qu'on n
'a
pas dans ce pays. Et
j'aimerais
savoir ce que vous pensez sur le fond des valeurs qui impliquent le port du voile. – Journaliste Valeur Actuelle, islamologue,
reconnu, très reconnu, il se trouve
que le voile n
'est
pas prescrit
dans le port.
– Un
magazine, qu
'a dépeint une de mes camarades, femme, Daniel Obono, en esclave. – Pardon,
ça n
'a aucun rapport,
je n'étais pas du tout auveur en s'accueillant à l'époque. – Non, non, pardonnez-moi, David Guéraud vous ai posé
une question très simple
qui
parle
du fond de l'affaire. – Franchement, vous n'élevez pas le débat en répondant
comme ça, il vous pose une vraie question,
allez-y. – Pourquoi
vous attaquez-vous à ma personne ou à mon journal alors que je vous pose une question de
fond sur la valeur
qu'implique
le voile ? – Parce que
moi, je vous dis, on est allé tellement loin dans ce pays, qu'en fait, c'est normal, parce que vous n'y étiez pas, ce n
'est
pas mon sujet.
Le magazine,
il a grimé une de mes camarades noires
en esclave. – Donc vous ne voulez pas répondre à ma question, c'est bien ça,
ce que je comprends,
vous le défaussez, pardonnez-moi, c'est sur le fond de l
'affaire. – Je dis juste
qu
'on a un peu dérapé dans le pays pour cautionner, y compris la présence de représentants de votre journaliste. Ce
n'est
pas vous que je m'en questionne. –
Si, totalement, vous contestez ma présence sur ce plateau et la question que je vous pose. –
Oui,
bien sûr, parce que c'est le même racisme. – Je me connais, je sais ce que je pense, je suis journaliste, je vous pose une question de fond
qui n
'est
pas tellement légitime. J'aimerais vous attendre sur le fond
puisqu'on peut élever le
débat. – Votre question n'est pas légitime, parce que votre question, elle part du principe que vous avez compris ce que c'est de porter un voile.
–
Oui, alors, j'ai envie de vous dire,
mais
attendez, pardon, j'ai envie de vous dire, si vous voulez le savoir, inviter une femme musulmane, elle vous dira qu'elle ne met pas son voile
par rapport à l'épulsion sexuelle. – David Guéraud, vous vous êtes déjà renseigné sur des choses que vous ne connaissez pas. – S'il vous plaît, laissez-le répondre, Victor, laissez-le répondre. –
Si, écoutez, si, je ne sais plus qui c'est qui avait dit ça, mais si votre sujet, c'est la domination de la femme par rapport à l'homme, il y
a
une réponse qui est simple, d'accord ? –
Si
vous connaissez une femme qui est obligée de porter le voile, aidez-la.
–
Si, non,
non, non, Victor, laissez-le répondre.
– Si, si, si, si, si, vous
voyez une femme
qui porte le voile par ses propres convictions et son engagement, bouclez-la. Et comme ça,
le problème, il est réglé. Vous l'aidez, si elle est obligée, vous la laissez tranquille si elle ne l'est pas. – Je ne vous parle pas de la soumission de la femme à
son mari qui serait obligée de porter le voile, je vous parle de ce qu'implique le port du voile, c'est-à-dire, je dois me cacher à l'homme pour ne pas le tenter, et je dois me
cacher à l
'homme. –
Eh bien,
il vous a en partie répondu.
– Non,
il
m'a pas répondu.
–
Je le redis, vous n'êtes pas islamologue. – Mais moi, je vous dis, je me suis renseigné
sur la question, l'avez
-vous fait ?
–
Mais donc,
vous savez-vous ce qu'implique le port du voile, vous ne l'avez pas fait ? – Non, allez, on avance. – Du coup, pour les femmes
juives, c'est pareil. – Non, parce
que ce n'est pas du tout la même signification,
ce n'est pas du tout la même
signification,
la même prescription.
– Alors, pourquoi
?
– Encore une fois, le problème dans ce pays, et c'est-à-dire que je voudrais qu'on avance vraiment.
– Je cherche à savoir pourquoi est-ce que ce n
'est
pas le même fond entre une femme juive qui met la perruque, par exemple, ou qui se couvre les cheveux, et une femme musulmane qui se couvre les cheveux. Vu que vous êtes islamologue et sûrement férue de
la droite… –
Parce
qu'en islam, je
vous dis, c'est la signification du port de voile,
c
'est la raison, d'ailleurs, même pas prescrite par le Coran. – On
avance, s'il vous plaît. – Les
intellectuels qui
ont
extrapolé à partir du Coran.
– Mais là, je vais vous dire, s'il vous plaît,
on est dans une impasse totale.
– On est d'accord ? –
Mais attendez, si on est
dans une impasse, c'est parce que j'ai quelqu
'un face à moi, qui prétend mieux savoir que les musulmans, ce que c'est que la signification
du port de voile. – Les musulmans, ils le
savent autant que moi, je vous
rassure. – On va se poser
une autre
question, s
'il vous
plaît, messieurs. – Sous-titrage Société Radio-Canada
Bruno Retailleau