« Le 25 juin, on va faire le PROCÈS du GÉNOCIDE à GAZA » Anasse Kazib à Saint-Denis
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Ils demandent pas la charité, ils demandent pas de s'apitoyer sur leur sort. On soutient un peuple face à un génocide, mais on soutient un peuple qui est un peuple résilient, résistant et révolutionnaire »
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« un hélicoptère dans la cour de l'Élysée pour exfiltrer Emmanuel Macron et Brigitte Macron au cas les gilets jaunes venaient au sein de l'Élysée »
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« Le comité justice et vérité pour Adama a mis plus de 100000 personnes place de la République, plus de 80000 personnes devant le tribunal de Paris après la mort de George Floyd »
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« On a passé plus de 14 journées de lutte où il y avait parfois jusqu'à 3 millions de personnes dans les rues contre la réforme des retraites »
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« 1000 raffineurs dans le pays, ils ont mis à sec l'ensemble des pompes à essence en 3 semaines »
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« jamais de la vie vous trouverez une personne qui considère que son cas face à la justice bourgeoise équivalent à ce que vit un peuple qui est massacré »
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« l'État d'Israël est critiqué, sifflé, hué dans n'importe quel coin de ce monde, dans n'importe quelle compétition, dans n'importe quel concert, festival »
Temps de parole
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≈ 5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Je pense on n pas uniquement fait un front de lutte pour le soutien au peuple palestinien et contre la criminalisation des des militantes et militants là-dessus. Mais on est en train aussi de faire un front international et internationaliste et lutte de classe que moi j'ai jamais vu dans un événement un prisonnier politique palestinien, une porte-parole et candidate à la présidentielle en Argentine, des camarades qui étaient dans des flottis, un journaliste si jordanien, des avocats, des travailleuses, des travailleurs, des syndicalistes et autres se rassembler autour d'une cause commune pas pour être faire les victimes ou autres, mais pour délivrer un message de combativité, détermination.
Et je trouve que c'est hyper important ce qui est en train de de se passer ce soir. Et je pense que ça participe notamment de de la réponse d'un bout de réponse à ta question. Qu'est-ce que je pourrais dire sur les gens qui peuvent être impressionnés sur la question de la répression et cetera ? Moi les camarades, je suis pas plus fort que vous. Je suis pas plus fort que vous, je suis pas plus faible que vous. Et je pense qu'il utilise nos peurs mais surtout nos doutes pour avancer et nous réprimer. Et si on est réuni palestinienne, il faut écouter les Palestiniens eux-mêmes ce qu'ils disent. Ils demandent pas la charité, ils demandent pas de s'apitoyer sur leur sort.
On soutient un peuple face à un génocide, mais on soutient un peuple qui est un peuple résilient, résistant et révolutionnaire et qui vit ce que aucun d'entre nous ne vivra [applaudissements] et que nos vies à côté, elles sont plutôt peénardes. C'est ça la réalité les camarades et que ça sert à rien de se la jouer révolutionnaire si à la première répression ou autre on commence à avoir peur et courber les Chines et qu'au-delà de la question palestinienne nous sommes les héritiers de la longue tradition des luttes anticoloniales des luttes anti-impérialistes.
Nous sommes les héritiers des révolutionnaires de Saint-Domingue à Haïti qui presque [applaudissements][acclamation] qui presque 150 ans après, on vient essayer d'effacer dans un maillot de foot de la Coupe du monde la mémoire d'Haïti parce que parce que la bourgeoisie elle oublie pas les défaites révolutionnaires. même de siècles après et que malheureusement nous parfois on oublie les propres histoires de celles et ceux qui ont lutté avant nous, de la révolution de Saint-Domingue, des mutins de la Première Guerre mondiale, des communards et communardes, des gens de 1936, de 68, de 95,
[applaudissements]
de toutes ces luttes anticoloniales de d'Algériens, de Marocains, de Tunisiens, de Sénégalais, de Maliens qui ont lutté contre l'impérialisme français et l'armée française, qui se sont fait torturer à coup d'électricité, qui se sont fait décapiter et dont les têtes elles servaient pour les cartes postales, pour les soldats français. C'est ça l'histoire contre laquelle nous aussi on a combattu et on n'est pas encore dans cette histoire. Mais vous connaissez euh cette grande phrase "Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre". Et que l'idée c'est pas de de d'attendre, de se faire manger, c'est d'avoir conscience en nos propres forces.
Et si on est réprimé avec une telle force, c'est parce qu'ils connaissent cette force-là et que notre seul obstacle, bien sûr, les CRS existent, bien sûr BFM existe, bien sûr la justice existe, mais notre principale faiblesse, elle est dans nos têtes et dans ce qu'on pense et dans nos doutes que sur la seule dernière décennie, on a connu des mouvements quasi insurrectionnel. Je parlais du mouvement des gilets jaunes tout à l'heure de gens qui s'affrontaient dès 8h du matin venu des Champs-Élysées face à la police.
De gens qui ont fait mettre comme je rappelle de temps en temps, un hélicoptère dans la cour de l'Élysée pour exfiltrer Emmanuel Macron et Brigitte Macron au cas les gilets jaunes venaient au sein de l'Élysée.
[applaudissements]
Le comité le comité justice et vérité pour Adama a mis plus de 100000 personnes place de la République, plus de 80000 personnes devant le tribunal de Paris après la mort de George Floyd. On a passé plus de 14 journées de lutte où il y avait parfois jusqu'à 3 millions de personnes dans les rues contre la réforme des retraites. Nous sommes capables de nous battre et avec force. et Myiam en a parlé. On a l'exemple récent actuel de camarades en Bolivie qui s'affrontent à un gouvernement réactionnaire. On a l'exemple de Minapolis et de la police ICE.
Et peut-être un des exemples formidables, vous l'avez applaudi, c'est notamment celui des doqueurs de gène face à Georgia Méloni qui est une qui est une politicienne néofasciste.
[applaudissements]
Elle est pas devenue un soutien de la Palestine lorsqu'elle met un bateau militaire italien accompagné la Global So l'année dernière. Elle n'est pas devenue un soutien de la Palestine lorsque devant l'ONU, elle dénonce à demiot ce qui est en train de faire Israël. Non, son ADN c'est de faire partie de cet international réactionnaire.
Mais ce qui l'oblige à reculer, à devoir commencer à fermer sa gueule, c'est parce que le mouvement ouvrier, il a décidé à un moment donné d'en découdre et de dire "C'est nous qui faisons tourner la société et si vous commencez à essayer de vous attaquer au nôtre, à celles et ceux qui luttent pour soutenir le peuple palestinien, on va commencer à vous couper le robinet." Et ce robinet là, c'est nous qui avons la possibilité de le fermer quand on veut.
On devrait pas en fait se cantonner à sauter de tribunaux en tribunaux, mais on devrait commencer à faire en sorte de discuter pourquoi les organisations syndicales de ce pays elles appellent à rien alors que la France elle est en train de se réarmer alors qu'on ferme les hôpitaux.
[applaudissements]
Pourquoi elle appelle à rien alors que Jean-Paul de l'escoco, qui est secrétaire de la CGT se retrouve face dans dans les tribunaux pour son soutien au peuple palestinien ? Pourquoi on dit rien face à ça ? Mais on pourrait les coucher les amis. Souvenez-vous juste comment 1000 raffineurs dans le pays, ils ont mis à sec l'ensemble des pompes à essence en 3 semaines. Alors ajoutez à ces milliers de raffineurs l'ensemble des chemineaux, des agents de la RATP, des énergéticiens, des gaziers, des professeurs, des aides soignants de tous les secteurs du monde du travail.
[applaudissements]
Ajouter à cette classe ouvrière l'ensemble de la jeunesse de toutes les facultés de Paris 8, du Mirail, de Tolbiac, de tous les lycées et lycéennes, les lycéens et lycéennes de ce pays, de tous les quartiers populaires, de toutes celles et ceux qui se sont révoltés au moment de la mort de Zadbuna et celle de Naël ou encore Adama. Imaginez ce que serait la situation dans ce pays si ça existait.
[applaudissements]
Mais qu'est-ce qui fait que ce n'est pas là ? Est-ce que faut faire un groupe WhatsApp général avec 30 millions de personnes ? La réalité les camarades, je dis ça pour qu'on reprenne confiance dans nos forces et nos forces elles sont là.
Je vous parle de la classe ouvrière parce que vous en êtes des membres à part entière que trop souvent on discute avec nous comme si on était des gens qui n'appartenont pas à une classe commune que l'ouvrier c'est pas uniquement celui qui est en bleu de travail dans l'usine, c'est aussi l'aide soignante, c'est aussi l'intérimaire qui travaille dans la logistique, celui qui travaille chez Amazon, c'est aussi les personnes qui travaillent dans le tertiaire, les secrétaires, les comptables et cetera et cetera. La classe ouvrière, elle est large et importante et elle a un poids immense aujourd'hui pour pouvoir aider à faire arrêter cette machine de la répression. Et il faut en avoir conscience.
C'est pour ça qu'au-delà de ce meeting là et après on va danser sur Médine et festoyer avec. Mais l'essentiel les camarades, c'est pas de vous dire c'était sympa la soirée et reprendre son petit train train quotidien, mais c'est de commencer à mettre un pas dans le fait d'éveiller sa conscience politique et de commencer à s'organiser.
Et c'est pour ça qu'il nous réprime, c'est pour éviter qu'on s'organise parce que je sais ce qu'ils disent derrière le procès d'Anaskazib, derrière Omar Alsoui, ils entendent ces dizaines de milliers de voix qui se disent "Mais moi, j'ai pas révolution permanente, moi j'ai pas urgence palestine, moi je suis pas député européenne comme Erima Hassan." Mais s'ils font ça à ces gens-là qui ont des avocats, qui ont des médias, qui sont dans la salle pour faire des articles, mais moi on va me on va me tuer et donc moi je vais rester chez moi. Et il profite de ça, des gens qui qu'on continue à considérer qu'il ne faut pas s'organiser dans ce pays.
Et donc il faut voir ces événements là et ces situations là pour sauter un cap. Et nous considérons que il faut faire des procès de la répression que nous vivons aujourd'hui un tremplin pour la mobilisation du peuple palestinien. On se mettra jamais à égalité avec ce que vit le peuple palestinien. Une fois, j'ai discuté très durement avec un camarade étranger qui ne connaît pas la répression parce que notamment dans le pays en Espagne, la répression pour les soutiens de la Palestine, elle est elle c'est pot de chagrin comme on dit. Et donc il voyait un peu le fait que on parlait un peu de la répression comme si allez tais-toi quand même.
Qu'est-ce que c'est à côté du nettoyage ethnique et de Gaza et cetera ? Mais jamais personne. Que ça soit les rassemblements pour Rami, Omar, Olivia ou le mien, jamais de la vie vous trouverez une personne qui considère que son cas face à la justice bourgeoise équivalent à ce que vit un peuple qui est massacré. Mais néanmoins, et c'est ce qu'on partage en commun avec tous les camarades, peu importe les organisations politiques, syndicales, associative, peu importe les divergences, c'est que nous avons conscience qu'ils utilisent la répression pour affaiblir le mouvement de soutien vis-à-vis du peuple palestinien. Et c'est ça qu'il faut comprendre les camarades.
Venez pas le 25 pour moi bien évidemment. Je veux pas être à martyre, je veux pas, on veut la relaxe mais venez pas pour Anaskaib. Venez parce que c'est une infamie, une ignoministe qui est en train de se passer dans ce pays. Des gens qui nous disaient Charlie Hebdo, je suis Charlie, je suis je sais pas quoi. Et qui au final considère que c'est normal de nous poursuivre parce qu'on dénonce un génocide. [acclamation]
[applaudissements]
C'est c'est pour ça qu'il faut se mobiliser. C'est lorsqu'il voit que le mouvement de soutien pour le peuple palestinien reprend, redémarre, se renforce qu'ils vont commencer à arrêter à arrêter de réprimer. C'est toujours ça. Lorsque la bourgeoisie a peur de tout perdre, comme on dit, c'est là où elle commence à concéder des choses. Mais pour qu'il nous attaque nous, mais aussi vous avez vu les camarades de la Global Soou, pas au large de Gaza, pas dans les eaux internationales devant Gaza, dès la Grèce, c'est qu'ils ont ils reprennent confiance en eux. Ils se disent "Ça y est le CC le feu de papier a convaincu une partie.
Nous pouvons entamer ça." Et les camarades, je pense que ils ont peur d'un mouvement international qui continue vis-à-vis de ce qui est en train de se passer du peuple palestinien. que peu importe ce que pense l'État d'Israël, peut-être qu'il gagne d'un point de vue militaire à écraser des femmes et des hommes qui sont boomquerisé et mis dans un centre de rétention depuis des décennies, mais ils ont perdu la bataille la plus importante, c'est la bataille idéologique et politique. C'est fini. l'État d'Israël à jamais. Il est fini. Peu importe qui vient sur BFM TV ou c'est news.
[applaudissements]
C'est fini. La grande démocratie au Moyen-Orient, le pays des LGBT, des femmes et des autres. Aujourd'hui, l'État d'Israël est critiqué, sifflé, hué dans n'importe quel coin de ce monde, dans n'importe quelle compétition, dans n'importe quel concert, festival et cetera. parce que les gens ont ouvert les yeux il y a quelques années en arrière, ils ne savaient même pas où était Gaza ni la Palestine dans la carte du monde. Aujourd'hui, il y a toute une nouvelle génération anti-impérialiste qui essé autour du soutien au peuple palestinien et qui demain va se forger contre notamment les plans guerriers qu'ils sont en train de de mettre en place.
Et donc les camarades, sortez de cette salle avec cette détermination, cette race, cette combativité. Reprenez courage en vous. C'est pas normal que c'est Jordan Bardella et je ne sais qui et Sarah Knafo qui béfant à la télé qui ricane sur nous alors qu'ils étaient au banc de l'histoire ces gens-là alors que c'est nous qui faisons tourner la société au quotidien et c'est nous qui continuons à courber les Chines.
Donc les amis, moi je vous fais juste ce discours là pour que vous voyez la question de la répression comme un tremplin vis-à-vis de la radicalité et que face à la radicalité, l'autoritarisme, il leur faut la radicalité révolutionnaire et peut-être que tous ces moments de répression vont donner aussi l'occasion à un autre saut politique, je l'espère. Merci les camarades. [acclamation]
Anasse Kazib