JO d’hiver : quel impact pour l’environnement ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Les JO d'hiver sont-ils une défaite pour la montagne face au réchauffement climatique ?
- 0:44OuverteRéponse directe
L'empreinte carbone des JO 2030 (700-800 000 tonnes) est-elle compatible avec le climat ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Peut-on organiser des JO d'hiver dans un monde sans neige à basse altitude ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Les JO 2030 seront-ils exemplaires et laisseront-ils un héritage écologique ?
- 2:38OuverteRéponse directe
La feuille de route énergétique prévoit-elle moins d'éolien et de solaire au profit du nucléaire ?
- 3:12RelanceRéponse partielle
Pourquoi réduire l'éolien et le solaire alors que les énergies fossiles coûtent 50-70 milliards/an ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« il y aura pas 1 m³ qui va être prélevé pour de la neige artificielle sans qu'il y ait une conciliation des usages entre les différents usages de l'eau »
- 1:25Chiffre
« 800000 tonnes, c'est 2 et demi fois moins que les jeux de Paris »
- 2:38Chiffre
« On importe chaque année entre 50 et 70 milliards d'euros d'énergie fossile. Ça coûte 2000 € par an et par français »
- 3:49Fait
« il y aura une feuille de route qui sera à la fois exigeante et réaliste et qui marchera sur ces deux jambes du nucléaire et du renouvelable »
- 5:43Fait
« la pollution de l'air, c'est un enjeu sanitaire absolument important »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Mathieu Le Fèvre. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. Les J d'hivers vont débuter, du moins la cérémonie d'ouverture va avoir lieu aujourd'hui à Milan et à Cortina d' Pzo. Mais au ministre chargé de des questions écologiques que vous êtes, c'est les questions d'environnement bien sûr qu'on a envie de poser. Ces jeux sont une défaite pour la montagne. Vous savez ce que disent les écologistes italiens. Est-ce que c'est bien raisonnable à l'heure du réchauffement climatique par exemple qu'il y ait 2 millions de m cb d'eau qui sont utilisés pour la production de neige artificielle ? En tout cas, s'agissant des jeux en France en 2030, nous donnons les moyens d'avoir de concilier performance environnementale et performance sportive avec Marina Ferrari. On suit ce dossier
de très près, ministre des sports et je vais vous dire, c'est possible d'avoir des jeux qui soient sobre financièrement et sobres écologiquement. agissant de l'eau par exemple, il y aura pas 1 m³ qui va être prélevé pour de la neige artificielle sans qu'il y ait une conciliation des usages entre les différents usages de l'eau. Néanmoins, monsieur le Fèvre, les les experts on ont chiffré une empreinte carbone qui serait comprise entre 700 et 800000 tonnes de CO2 pour ces jeux de 2000, excusez-moi, qui auront lieu donc en France en 2030. Encore une fois, est-ce que le la nature, le réchauffement climatique permet encore d'organiser des jeux divers ? dit qu'il y aurait plus qu'une dizaine de domaines dans le monde entier qui peuvent organiser de tels jeux compte tenu du fait qu'il n'y a
plus de neige à basse altitude. Non, ce sont les jeux les plus sobres jamais organisé. Vous évoquez le chiffre de 800000 tonnes, c'est 2 et demi fois moins que les jeux de Paris qui étaient d'ors et déjà exemplaires au plan environnemental. On se donne les moyens d'agir sur tous les leviers, sur le transport qui représente environ 60 % du coût carbone des jeux avec une offre de transport décarboné pour l'ensemble des billets sur la question de l'alimentation, sur la question du plastique recyclable, sur la question également de l'artificialisation. Il y a seulement 15 hectares qui vont être artificialisés des jeux verts. Ils seront exemplaires mais surtout il y aura un héritage à ces jeux. Ces jeux ne sont pas là. ce qui sera fait pour les jeux restera pour les massifs alpins
avec notamment une transformation au plan des transports, la ligne brillançon Marseille. Donc ce sera pas uniquement pour les jeux, ce sera également pour l'avenir et c'est bien ça qui est important. Donc, on peut faire des jeux d'hivers pendant tout le 21e siècle au-delà de de l'exemple de la France, mais vous savez, on peut continuer à concilier performance écologique et exigences sportives pour une raison très simple, c'est que il y a deux solutions. Soit on se dit qu'on fait plus rien dans la vie, qu'on est incapable d'organiser des choses, soit on se dit qu'on fait une écologie pragmatique qui regarde les sujets avec grande attention et qui à la fin apporte des réponses aux territoires montagnères qui sont les premiers concernés par le dérèglement climatique.
la transition écologique, donc votre secteur ministériel, c'est bien sûr la question de l'énergie. Et je vous pose cette question parce que le Premier ministre reçoit aujourd'hui euh les représentants des différentes filières énergétiques pour parler de quoi ? De la feuille de route énergétique. Et si l'on a bien compris, en tout cas votre collègue le ministre de l'économie Roland l'escurant va aller vers un peu moins de solaire, un peu moins d'éoliens et plus de nucléaire. Est-ce que j'ai bien résumé la situation ? D'abord, il faut qu'on se dote d'une programmation pluriannuelle de l'énergie. Le Premier ministre a mené d'intenses consultations, il les poursuit aujourd'hui. Mais il y a deux chiffres très importants. On importe chaque année entre 50 et 70 milliards
d'euros d'énergie fossile. Ça coûte 2000 € par an et par français. Alors pourquoi moins pourquoi moins d'éoliens et sol ? Il y aura pas de moratoire sur les énergies renouvelables. Le premier ministre l'a dit, le ministre de l'économie l'a redit. Mais ce qu'il est très important de faire, c'est de poursuivre l'électrification des usages. Regardez, c'est la raison pour laquelle le Premier ministre va lancer un grand plan d'électrification et pour ça, on avait besoin d'un budget pour la nation pour aller vers plus de voitures électriques, pour aller vers des bâtiments publics mieux rénovés pour aller moi, excusez-moi, je je je reviens, pardon, j'insiste un petit peu, mais vous confirmez qu'il y aura dans ce plan, dans ce cette feuille de route énergétique, moins de place pour
l'éolien et le solaire et on voudrait comprendre pourquoi. Non, ce que je vous dis c'est qu'il y aura une feuille de route qui sera à la fois exigeante et réaliste et qui marchera sur ces deux jambes du nucléaire et du renouvelable parce que c'est un enjeu de souveraineté. On peut pas continuer un un sujet politique aussi sur les éoliennes qu'on voit dans ces images qui ne plaisent pas à tout le monde dans la population. C'est d'abord un enjeu de souveraineté quand le énergies fossiles nous coûtent 50 à 70 milliards d'euros par an et 2000 € par français. Il faut donc avoir un mix énergétique qui soit à la fois réaliste et ambitieux. C'est bien l'objectif du premier ministre. Un autre sujet qui vous touche indirectement, c'est parce que vous vous occupez encore
une fois des questions d'environnement, c'est le retour de la loi du plomb, hein, du nom du sénateur euh Laurent Duplomb. Euh on rappelle ce que c'est cette loi, hein. Il veut porter à nouveau un texte qui permettrait l'utilisation, j'espère que je ne vais pas euh buter sur les mots, de l'accé l'accétamit et de la figura d'Ippuron. ce sont de pesticides, deux produits phytosanitaires que veulent les agriculteurs mais que 2 millions de personnes ont rejeté dans une pétition. Pourquoi finalement le gouvernement soutient plus ou moins cette mesure ? D'abord, c'est une initiative sénatoriale parlementaire. Je pense qu'il faut traiter ce sujet avec beaucoup de prudence et de rigueur. Il a d'abord un enjeu de sécurité juridique. Je rappelle que le président du Sénat a
saisi le Conseil d'État. Attendons de voir ce que va dire le Conseil d'État. Est-ce que vous mèvre ministre chargé de la transition écologique vous êtes favorable au retour de ces pesticides ? Je le dis, c'est que le gouvernement agit en faveur des agriculteurs en renégociant la PAC, en aidant les projets hydrauliques à se faire en aidant également l'installation des régimes d'élevage qu'on a fait cette semaine avec un nun VAR des décrets pour simplifier la vie des agriculteurs. Ensuite, il il faut faire plaisir aux agriculteurs qui à déplaire aux associations écologiques. C'est pas faire plaisir, vous savez, je pense que il faut faire confiance aux agriculteurs et on peut continuer à simplifier sans rien renier nos exigences environnementales. Mais vous êtes favorable au retour de
ces pesticides. Je pense qu'il y a dans la population une inquiétude qui s'est manifestée, il faut l'entendre, il faut y répondre avec rigueur. Un autre sujet, c'est les affeux, les zones à faible émission. Ce sont les centre-villes qui sont en quelque sorte exempté de voitures les plus polluantes. Pourquoi ce débat cristallise autant les patients ? Parce que pour l'instant, il n'a pas été tranché à l'Assemblée nationale. On devait les supprimer. Finalement, ces fe sont maintenus. beaucoup de Français qui sont obligés d'utiliser leur voiture râ, pardonnez-moi l'expression. Quelle est votre position là-dessus ? On Mais forcé de constater que si ce texte était arrivé à l'Assemblée nationale, il aurait été rejeté et avec lui toutes les mesures qui sont utiles notamment pour
nos TPE et nos PME. Euh la pollution de l'air, c'est un enjeu sanitaire absolument important. C'est 40000 décès prématurés par an, c'est des maladies cardio-vasculaires, des maladies respiratoires. Est-ce que l'outil est parfait ? La réponse est non. Est-ce qu'on peut travailler en politique responsable pour l'améliorer, pour être plus souple, plus différenciant, pour améliorer l'accès des artisans, des commerçants, des associations au centre-ville ? Je crois que c'est possible. C'est tout le sens du travail qu'on va engager dans les prochaines semaines. Il y aura un remanement dans les prochains jours. C'est la porte-parole du gouvernement Maudebreon qui l'a laissé entendre. Vous êtes vous confirmez ? Ah, c'est la prérogative stricte du président de la République et du premier
ministre. Mais on vous entend davantage que votre ministre de tutelle Monique Barbu qui est la ministre de l'écologie entique qui s'occupait avant du WWF France, c'est plutôt vous qu'on voit dans les médias. Est-ce que ça veut dire qu'il y a un ajustement sans doute qui va se faire dans votre secteur ? J'ai beaucoup de chance de travailler sur l'autorité d'une femme aussi légitime et aussi compétente que Monique Barbu. Vous avez bien préparé les arguments là-dessus. Bon, merci beaucoup Mathieu Louffè donc actuel ministre délégué chargé de la transition écologique. On verra dans les prochains jours et c'est la suite de Télé Matin. Merci Mathieu à vous. Merci à tous les deux et merci à Isabelle Lombard pour la traduction en langue des signes. Merci à tous.
Mathieu Lefèvre