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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 12 octobre 2026 177 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & élections

Quelle politique pour redresser l'école ? - Université d'automne de l'UPR 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 59 %Attaque 29 %Défensif 12 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 30:48OuverteRéponse partielle

    Votre livre a été critiqué par les syndicats enseignants. Comment répondez-vous à ces critiques ?

  • 38:34OuverteRéponse directe

    La Suisse a de bons résultats PISA. Que peut-on en tirer pour la France ?

  • 50:41RelanceRéponse directe

    Les Charter Schools aux États-Unis ont un bilan contesté. Que dites-vous de ces critiques ?

  • 1:00:44OuverteRéponse directe

    Qui détient réellement le pouvoir au ministère de l'Éducation nationale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:27Locuteur 1Fait
    « l'école ne va pas bien bien sûr, mais du point de vue de ceux qui l'ont voulu, elle est dans un état de perfection absolue parce que l'objet depuis les années 60 est de mettre au point une école qui satisfera les ambitions de 10 % des parents et transformera 90 % des élèves en main d'œuvre multitâche »
  • 10:43Locuteur 1Fait
    « Moi, j'étais prof déjà à ce moment-là, je suis très très vieux et j'ai vu, on a tous vu arriver des gosses qui arrivaient d'Algérie essentiellement, gentil, sympas, analphabètes qui ont été mis en classe en fonction de leur âge »
  • 15:29Locuteur 2Fait
    « la France a une histoire très particulière, très centralisée, très monarchique »
  • 16:12Locuteur 2Fait
    « l'école française depuis maintenant plus de 50 ans, une soixantaine d'années est très à gauche. Elle est pas très à droite »
  • 27:31Locuteur 3Fait
    « l'école n'instruit plus et les parents n'éduquent plus mais pour autant l'école n'éduque pas et les parents n'instruisent pas »
  • 32:16Locuteur 1Fait
    « la gauche a été au pouvoir aussi longtemps que la droite. Peut-être ce moment un peu plus longtemps si l'on considère que Macron était un missile téléguidé par Hollande »
  • 33:41Locuteur 1Chiffre
    « Les enseignants de moins de 45 ans à 80 % nuls »
  • 1:06:38Chiffre
    « On a des pays comme la Chine qui produisent actuellement plus de 3 à 4 millions d'ingénieurs. »
  • 1:07:20Chiffre
    « En France, en comparaison, on a on doit chaque année avoir euh 100000 personnes qui sortent du système scolaire avec un diplôme d'ingénieur ou en matière scientifique. »
  • 1:08:04Chiffre
    « nous avons encore un taux de un nombre d'ingénieurs par 100000 habitants, hein, c'est ce qui est fait en en comparaison internationale, qui reste qui reste élevé. »
  • 1:08:49Fait
    « il y ait tant de il y ait tant d'ingénieurs diplômés qui soient partis vers les vers les métiers de la finance ces dernières décennies. »
  • 1:16:47Fait
    « Quand nous aurons pendu l'ensemble des sociologues avec les triples des psychologues, aurons-nous encore des problèmes ? »
  • 1:18:07Chiffre
    « Nous avons actuellement en France le plus grand nombre d'inscriptions en psycho et sociaux au monde par rapport au nombre d'habitants. »
  • 1:19:20Chiffre
    « 5000 pas 200000. Nous n'avons pas besoin de 200000 psychologues. »
  • 1:19:50Fait
    « quand il y avait un cours en règle générale, on entendait une mouche voler et puis le ce que disait le professeur était parole d'évangile »
  • 1:20:34Fait
    « il y a même des projets, j'ai vu que le projet de D Link à Berlin là qui viennent, c'est la suppression de toute notation jusqu'à 14 ans »
  • 1:24:30Fait
    « on est victime de ce que ce qu'on appelle le culte du cargo. C'est-à-dire que je sais pas si vous connaissez cette histoire qui date de la Seconde Guerre mondiale. »
  • 1:29:59Chiffre
    « Pour lire un journal au Japon, faut connaître 1800 caractères des kanji, les caractères chinois plus les hiragana plus les katakana plus le Romaji. »
  • 1:30:43Chiffre
    « Pour apprendre à lire et à écrire en France, il faut apprendre quoi 26 lettres majuscule et minuscule ça fait 52 avec deux trois tracés séquentiels. »
  • 1:41:27Fait
    « Si vous avez des enfants ou des petits enfants qui ces 15 dernières années ont eu une mention très bien au bac, c'est du pipo. »
  • 1:42:10Chiffre
    « Quand j'ai passé le bac, le taux de réussite c'était 65 %. Actuellement ça dépasse les 95 %. »
  • 1:43:38Fait
    « on devrait leur donner deux fois plus d'heures de cours. Deux fois plus d'heures de cours de façon à ce que à 16h, il ne sortent pas dans la rue pour faire les guetteteurs pour les dealers de cheit. »
  • 2:07:12Fait
    « la transmission du savoir, c'est pas taper un coup de marteau sur la tête de l'élève pour que ça rentre »
  • 2:08:39Fait
    « réactionnaire de gauche est devenu pléonastique et réactionnaire de droite est de plus en plus antithétique »
  • 2:10:47Fait
    « On est dans un monde où on favorise en permanence la compétition dans tous les domaine euh sauf justement en matière d'éducation où on a au contraire cette volonté d'égalitarisme »
  • 2:15:04Fait
    « il faut savoir ce que l'on veut. Soit on travaille le bien-être de l'enfant, soit d'une façon ou d'une autre on sélectionne très vite, très dès le départ »
  • 2:15:47Fait
    « le modèle c'est plus les footballeurs, hein, ce sont les influenceurs et les influenceuses »
  • 2:16:31Fait
    « j'ai été prof en prépa scientifique pendant une quinzaine d'années »
  • 2:18:38Promesse
    « il faut sanctuariser absolument l'école et y interdire le smartphone »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:02

En tout cas, merci d'être là à cette université d'automne de l'Union populaire républicaine dont la la première table ronde qui va avoir lieu dans une minute s'intitule quelle politique pour redresser l'école ? Ce qui semble tout de même indispensable. Je vais appeler le premier invité, monsieur Jean-Paul Brigelli.

0:28

Monsieur Brigelli, vous êtes enseignant, vous êtes essayiste, diplômé de l'École normale supérieure de Saint-Loup et agrégé de l'être moderne. Alors, je vous cite, parlant de vous-même dans cause, son père était flic, sa mère sténodactilo comme on disait alors ni l'un ni l'autre n'avait le bac. Il vivait dans les quartiers nord de Marseille dans des HLM première génération. Il eut une enfance de voyou mais il s'avéra rapidement qu'il était bon élève et qu'il aimait lire et écrire et plus encore entendre la maîtresse lire à voix haute sa dernière rédaction et les copains à la récrée qui demandaient

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"Mais où vas-tu chercher tout ça ?" Puis au lycée, il f H à y aller sur deux classes de CM2 à 40 élèves chacune où l'on entendait les mouches voler. Il s'ennuyait. Il passa le bac en candidat libre en première arrivant en hippocagne au lycée tiers et réussit l'école normale supérieure de Saint-Cloup du premier coup l'année suivante. Dans les années 1950 1960 passait comme ça pour certains. Vous avez publié en 2005 la fabrique du crétin. Le tome 2, la fabrique du crétin vers l'apocalypse scolaire est sorti en

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2022 aux éditions l'archipel. Cette fabrique du crétin est une vive critique du système éducatif français que vous accusez d'avoir sacrifié l'exigence intellectuel sur l'hôtel du pédagogisme. Vous défendez une école républicaine fondée sur la transmission des savoirs, l'autorité des enseignants et la rigueur académique.

2:24

Je vous présente à présent madame Lisa Camen Irzig.

2:41

Madame Irzig, vous êtes enseignante, esséiste franco-suisse après des études de droit et une première expérience dans le conseil, vous êtes devenu professeur des écoles à Paris en 2005. Vous vous êtes fait connaître du grand public avec la publication La Grande garderie chez Albin Michel en 2023. Vous y présentez une vision critique de la machinerie éducative française et dénoncer la dérive idéologique de celle-ci pour imposer des objectifs politiques ou moraux au lieu de se concentrer sur les savoirs élémentaires. C'est ainsi que vous prenez le retour au savoir, la liberté de choix éducatif pour les familles, la recherche de l'excellence et la responsabilisation de

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tous les acteurs du système scolaire. Vous êtes également membre du conseil scientifique de la Fondation pour l'école ainsi que de l'Institut de recherche économique et fiscal d'inspiration libérale.

3:47

Et voici maintenant monsieur Édouard Husson.

4:01

Monsieur Husson, vous êtes diplômé de l'École normale supérieure agrégé d'histoire, docteur en histoire contemporaine et spécialiste de l'Allemagne et de la période nazi. Vous avez été directeur général de l'École supérieure de commerce de Paris et parallèlement à vos fonctions académiques, vous vous êtes engagé dans le débat public français sur des questions d'éducation. de souveraineté nationale et de géopolitique entre autres. Vous prenez un retour à la méritocratie traditionnelle fondée sur l'autorité de l'enseignement, de l'enseignant, la maîtrise stricte des savoirs fondamentaux et le pluralisme scolaire hors contrat. et vous dénoncez un effondrement de l'éducation nationale causée par le pédagogisme et

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l'égalitarisme. Dans vos libre propos, en tant qu'ancien vice-chancelier des universités de Paris, vous dites "Je me souviens de la devise de l'Université de Paris au Moyen-Âge. Vérité garde le roi." Oui, la vérité est la meilleure protection du peuple souverain.

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Je ne vous présente pas François Solino de l'UP. Merci. Merci. Merci à tous d'être d'être là. Je voudrais remercier donc toutes ces tous ceux qui ont fait le déplacement. C'est d'autant plus remarquable qu'on a beaucoup de personnes qui nous ont dit "Écoutez, j'aurais bien aimé venir mais je n'ai plus les moyens de venir parce que effectivement ça coûte de l'argent en essence en diesel pour s'héberger et malheureusement le niveau de vie des français ne cesse que de dégringoler d'année en année. Il y a peut-être d'ailleurs une légère corrélation entre la dégradation du niveau de vie des français et puis notre dégradation sur

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l'ensemble des tableaux, quel que soit le secteur et en particulier la question de l'éducation qui devient absolument cruciale maintenant notamment au vu des derniers résultats des classements PISA que vous avez connu. Alors, je suis très très heureux que nos invités est accepté de venir. Il ils sont je pense à peu près d'accord sur le constat. Ils sont pas forcément d'accord sur les solutions à apporter. C'est justement ça qui va être intéressant à voir. Et donc comme d'habitude, je vais leur laisser la parole. Moi, je neendrai que pour essayer de relancer ou poser quelques questions bêtes. Euh ils vont commencer, chacun va faire une petite présentation de 10 minutes sur la façon dont il voit les les choses avec les je vous représenter ce qu'a dit Louis, c'est

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très bien mieux que que moi. Et et puis après ça, on aura un échange entre nous et puis la dernière partie de la de la réunion et bien c'est vous qui poserez les questions que vous voulez. sur la situation de la de l'éducation. Alors ben je donne la parole peut-être au plus ancien Jean-Paul Brigelli. Présentez-vous. Je serais content d'être le plus ancien. Euh bon, alors les tout récents résultats des analyses PISA viennent de sortir. Ça a donné lieu à toutes sortes de propositions de réclamation, de protestation et d'exclamation de la part des imbéciles. Euh, il va falloir être très très clair

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sur un point. l'école ne va pas bien bien sûr, mais du point de vue de ceux qui l'ont voulu, elle est dans un état de perfection absolue parce que l'objet depuis les années 60 est de mettre au point une école qui satisfera les ambitions de 10 % des parents et transformera 90 % des élèves en main d'œuvre multitâche et c'est l'unique objet. De ce point de vue-là, l'école va véritablement très bien. Je vous supplie d'avoir une un point de vue darwinien

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sur la question. Si elle allait mal, elle se serait réformée toute seule parce que la nature déteste ce qui va mal, hein. Si vous aviez mal à une jambe, vous vous débrouilleriez d'une façon ou d'une autre pour que ça cesse. Elle va très bien et plus elle est euh disruptive, si je puis dire, mieux elle va. Je vous donnerai un seul exemple. Un seul exemple. Est-ce que quelqu'un sait qui était ministre de l'éducation en 1962 ? Sans regarder sur votre mémoire portative, hein. Bien. Pierre Sudreot, ça dit quelque chose à quelqu'un ? Pierre Sot. Bien.

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Alors, quand vous entrez au ministère de l'éducation, vous avez un escalier. Dans la courbe de l'escalier, vous avez la photo de tous les ministres de l'éducation depuis 1877. Tous. Croyez-moi, vous n'en connaissez à peu près aucun à part les quelques derniers parce que ils ont une image médiatique et cetera. Ce n'est pas eux qui ont le pouvoir. Ceux qui ont le pouvoir, ce sont les gens de la haute administration. En 1962, celui qui avait le pouvoir, c'était le directeur de ce qu'on appelle pas encore la DGCO, c'est-à-dire la direction générale de l'enseignement scolaire qui a lancé, c'est le suspense est terrible hein, je vous ai pas donné son nom, ça va venir.

9:37

Euh qui a lancé une commission qu'on appelait la commission Rouchette pour savoir quel français il fallait enseigner en France. C'est une question bizarre quand on y pense. Tous ceux ici qui ont plus ou moins mon âge ont appris en classe des fables de la fontaine, des poèmes de Hugo et même de Maurice Carem. Mais c'était le sens de la question, c'était est-ce qu'il fallait continuer à enseigner un français littéraire ou fallait-il enseigner le français tel qu'il se parle dans la rue ? Bien entendu, alors le commissariant ça a duré 5 6 ans he on a lancé en même temps une commission sur les maths qui a accouché des maths modernes. Si vous

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vous rappelez hein, il y avait une intention aussi derrière. La commission a conclu qu'il fallait parler la langue de la rue. Ya Allah bismillah qui dirigeait la DGesco en 1962.

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un certain René Ab qui s'est retrouvé ministre de l'éducation en 1974 et qui l'année suivante a imposé avec Giscard le collège unique et 6 mois plus tard le regroupement familial. Moi, j'étais prof déjà à ce moment-là, je suis très très vieux et j'ai vu, on a tous vu arriver des gosses qui arrivaient d'Algérie essentiellement, gentil, sympas, analphabètes qui ont été mis en classe en fonction de leur âge. Tu as 14 ans, tu vas en 4e et qui ne savait ni lire ni parfois même parler le français.

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Le niveau est descendu d'une façon dramatique. C'était pensé, c'était organisé. La famille du crétin apparut en deux époques, comme les trombo mousquetaires, vous savez. Le premier c'était la mort programmée de l'école, ce titre, le deuxième vers l'apocalypse scolaire. Et je vous supplie de penser la chose suivante, l'école n'est pas un élément que l'on peut traiter à part. C'est juste un dommage collatéral de l'anéantissement d'une civilisation, la nôtre. On en est là. La civilisation française et plus largement européenne est en train de

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s'effondrer sur elle-même. C'est pas nouveau, hein. Ça s'est déjà passé deux ou trois fois. Rappelez-vous Rome ? Rappelez-vous la fin de l'âge du bronze récent. Si il y en a que c'est euh à qui ça parle davantage, le 12e siècle en Jésus-Christ, ça c'est conclu par ce que les historiens appellent les dark ages, 300 ans parfois 400 ans de de noir en quelque sorte où la civilisation s'était effondrée avant de remonter. 12e siècle en Jésus-Christ, c'est là que l'empire égyéen minoin et it s effondré en une vingtaine d'années et il y a plus rien eu jusqu'au 8e siècle, c'estàdire jusqu'à ce qu'on a appelé le miracle

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grec. Plus rien à part des guerres civiles permanentes un peu partout pour se disputer un lopin de terre. Ça tombe bien, le prochain livre que je sors, début mai, s'appellera guerre civile. Merci.

13:18

Merci merci Jean-Paul Brigali pour cette présentation qui décoiffe euh mais qui a le mérite d'entrer tout de suite dans le vif du sujet et effectivement de rappeler la vous avez au passage cité la réforme du collège unique qui est pointée du doigt par beaucoup comme étant le début du déclin de l'enseignement français. Je me tourne vers Lisa. Donc vous, c'est le point de vue franco-suisse. Comment vous voyez les choses et est-ce que vous voulez nous faire une petite présentation d'une dizaine de minutes également ? Alors, un point de vue franco-uisse, oui et non parce que je pense quand même que la France a une histoire a son histoire propre et que heureusement ou malheureusement, je ne sais pas, on ne peut pas calquer les institutions suisses sur les institutions françaises. Au passage, en

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Suisse, le l'éducation est très comme comme tout he est très décentralisée et il y a très peu d'écoles privées parce que l'école publique du coin fonctionne bien et parce que on n' pas non plus cette idéologie d'envoyer 80 ou 90 % d'une classe d'âge à la maturité qui est l'équivalent du bac. Il y a plutôt 70 % des enfants, des jeunes gens qui font un apprentissage, qui apprennent voilà, qui apprennent un métier et qui finalement parfois font des études après. Mais l'idée c'est pas que 80 % d'une classe d'âge aille à l'université pour étudier que sais-je, la sociologie, la psychologie ou l'histoire de l'art. Voilà, des choses qui se conduisent pas forcément ni à avoir un emploi, ni à

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être heureux derrière. Donc je sais pas si on peut vraiment s'inspirer des pays étrangers. Je pense qu'il faut quand même regarder ce qui se passe ailleurs, c'est sûr. Après, la France a une histoire très particulière, très centralisée, très monarchique. On en parlait avec Jean-Paul tout à l'heure. Euh donc, je pense qu'il faut regarder la France pour ce qu'elle est aujourd'hui avec son histoire. Et et contrairement à Jean-Paul, je ne suis pas si défétiste. Contrairement à lui aussi, je ne pense pas que la comment dire la catastrophe scolaire à laquelle on assiste aujourd'hui soit le fruit d'un calcul euh capitaliste, libéral, patronal qui consiste à dire en gros, il faudrait que 90 % des gens soient des des exécutants et que 10 %

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des gens aient la connaissance. D'abord dans ce cas, pourquoi ce serait 90 10 ? parce que il suffirait qu'il y ait 0,01 % des gens pour les autres. D'autre part, je ce que je vois c'est que l'école française depuis maintenant plus de 50 ans, une soixantaine d'années est très à gauche. Elle est pas très à droite. On ne parle jamais de capitalisme à l'école, on ne parle jamais de liberté à l'école, on ne parle jamais d'entreprise, on ne parle jamais d'initiative privée. On parle de collectivisme, de on ne fait faire que des travaux collectifs aux élèves. On leur parle d'une histoire républicaine en écartant complètement l'aspect religieux, l'héritage religieux chrétien

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de la France. Et je pense que c'est le contraire de ce que dit Jean-Paul, c'est-à-dire qu'en fait la catastrophe est d à un égalitarisme forcené et que l'idée c'est pas que 10 % domine 90 %, c'est que l'idéologie gauchiste infeste tous les cerveaux. Et ce qui est dramatique,

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ce qui est dramatique, c'est que ça fonctionne parce que si on parlait, monsieur Brigelli parlait du du classement PISA. Le dernier dernier classement PISA montre un effondrement général. Il montre aussi, et c'est là que les googistes ont gagné dans l'histoire, une réduction des inégalités, mais pas une réduction des inégalités en montant le niveau des moins bons élèves, une réduction des inégalités en faisant en sorte que les meilleurs élèves, ceux qui autrefois recevaient encore un héritage soit dans leur famille, soit parce que leurs parents pouvaient choisir de meilleures écoles. Attention, c'est relatif he meilleure école en France, ça veut pas dire bonne école, ça veut dire moins mauvaise que les autres. Aujourd'hui, ces enfants-là, même ces enfants-là ont

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des résultats catastrophiques. Donc en fait, le niveau de tout le monde s'effondre. Il y a pas de 10 % 90 %, il y a 100 % de chute. Donc pour moi, il y a pas je suis pas dans cette dans cette idée qui a un complot euh je sais pas quoi, des riches contre les pauvres ou des dominants contre les dominés. Je pense qu'il y a une une idéologie qui a infesté les cerveaux il y a bien longtemps. Ça ça date pas d'il y a 60 ans. C'est une idéologie égalitariste qui est finalement révolutionnaire mais qui a qui a été très dévoyée qui a été très puissante dans l'éducation nationale et qui fait qu'aujourd'hui euh l'idée c'est quand même toujours de lutter contre les inégalités et plus jamais d'instruire les enfants.

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D'ailleurs, c'est ça semble évident quand vous allez sur le site de l'éducation nationale à aucun moment ou très peu disons, on parle d'instruction. En revanche, on parle en permanence de lutter contre les inégalités de genre, contre le racisme évidemment pour l'écologie, le développement durable et cetera. Euh contre les inégalités sociales, ça c'est le grand truc. De mon point de vue, le meilleur la meilleure façon de lutter contre les inégalités sociales, c'est d'instruire tout le monde, hein. C'est surtout pas de de montrer qu'on lutte contre les inégalités. par ailleurs, ça a l'effet qu'on qu'on obtient aujourd'hui, c'est-à-dire qu'on on réduit les inégalités par le bas en faisant chuter tout le monde. Donc voilà. Alors, je pense contrairement à monsieur Brielli qu'on n'est pas à la

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fin de notre civilisation que bah si vous êtes là, c'est bien que vous croyez bien qu'il y a un espoir que des gens peuvent agir et on en parlera peut-être plus tard, mais moi je vois sur le terrain des initiatives privées qui concurrencent l'offre éthétique et qui sont pas toujours mais qui sont parfois très efficaces, qui sont parfois très comment dire qui qui portent leurs fruits he qui essè qui font que d'autres gens gens se lancent également. Donc oui, la situation est grave mais elle n'est pas désespérée. Merci.

19:30

Alors, comme je vous l'avais dit, hein, deux constats à peu près identiques, mais deux deux conclusions assez différentes qui c'est ce qui va nourrir et enrichir le le débat. euh va ajouter maintenant son point de vue euh Édouard Husson qui a la carrière que qui vous a été rappelée par Louise et qui lui peut-être plus enfin davantage à l'enseignement supérieur de par les fonctions qu'il exerce et qu'il a exercé. Merci beaucoup. Donc après la thèse et l'antithèse, j'essaie de faire la synthèse. C'est ça ? parce qu'en fait vous avez tous les deux raisons. Je on va me traiter de centriste bientôt. Vous avez tous les deux raisons.

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C'est-à-dire que oui, il y a il y a un projet idéologique d'une certaine gauche, c'est pas toute la gauche, mais d'une certaine gauche qui a imposé le pédagogisme. Mais comme moi je je j'ai travaillé dans un dans un gouvernement de droite à un moment, j'assume, et j'ai vu que la droite était non seulement stupide parce qu'elle ne comprenait pas le programme des pédagogistes. Deuxièmement, elle était elle était lâche parce que quand elle comprenait un peu, elle disait "On va pas s'y opposer, on peut pas mener tous les combats." Et troisièmement

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euh les capitalistes, les patrons, vous les appelez comme vous voulez, ils arrivent avec leur discours sur les sur les soft skills, vous savez, les compétences, les et alors là, bah évidemment l'important c'est pas les savoirs, c'est les compétences. Le système des concours français, c'est complètement ringard. Euh c'est comme ça qu'on a cassé les sciences pot hein en en imposant un un recrutement sur dossiers sur l'expérience. Moi, j'ai participer moi-même à des à des jury où on valorisait plus euh le les stages ou je ne sais quoi, l'instrument de musique qui était joué euh le dimanche entre 16 et 17h que euh quelqu'un qui aurait été passionné par exemple de géopolitique et

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qui aurait pu vous vous expliquer cette carte. Donc donc en fait vous avez tous les deux raisons euh et je pense que il faudrait il faut mettre un un bonnet d'â au ministre de droite et au ministres de gauche depuis depuis des décennies. Euh et euh on a donné quelques noms hein. Renier Abi par exemple qui qui est une personnalité clé. Je suis tout à fait d'accord avec le fait que le directeur général de l'enseignement scolaire est le personnage clé et d'ailleurs ce qui est intéressant c'est que on le voit pas agir quand il est Dégesco. Puis quand il devient ministre et bien c'est c'est le cas Jean-Michel

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Blanquaire aussi et bien il est censé tout résoudre parce qu'il a l'expérience de la machine sauf qu'il ne fait que qu'empirer le le problème tel qu'il se pose. Donc on pourra y revenir si vous voulez mais je crois qu'il y a une prise de conscience et je pense que c'est bien dans la dans la la façon de travailler que vous avez ici à l'UPR. Il va il y a des esprits lucides à droite et à gauche et il faut les faire travailler ensemble. Alors, c'est une minorité mais il faut les faire travailler ensemble parce que on peut pas se contenter de effectivement de de se lamenter sur le déclin ni se dire que ça va se résoudre facilement.

23:09

J'ai tendance à à penser que on est dans une situation très compliquée parce que on a effectivement un rôle ancien de l'État dans le système d'éducation nationale et ça a pu avoir à certaines époques des vertus de grandes vertus. Et le problème aujourd'hui, c'est c'est l'état dans la mesure où les verrous du pouvoir sont tenus par les pédagogistes, par des bureaucrates, par des gens qui pensent que on résout tout depuis la rue de Grenelle. Et donc à ce moment-là, la la tendance la plus la plus la plus naturelle, c'est de

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dire bah il faudrait il faudrait plus de privé par exemple. Mais c'est quoi le privé ? Si vous si vous regardez l'enseignement privé sous contrat qui est qui est largement un enseignement catholique, vous vous apercevez que il est quand même très pénétré par les par les principes idiots qu'on venait de qu'on vient de mentionner, que les deux orateurs précédents viennent de mentionner. Alors, peut-être que de temps en temps, il y a un peu plus de bon sens, mais il y a autant de l'acheté chez les dirigeants et autant de complaisance vis-à-vis des modes. Alors, c'est simplement que euh il y a des familles euh qui ont qui ont des revenus plus élevés qui peuvent envoyer leurs

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enfants dans les établissements privés sous contrat et qui euh euh exigent quand même, se disent "Bah si on vous met là, c'est qu'il faut un peu plus de discipline, il faut un peu plus." Mais enfin, le résultat c'est pas pour ensuite alimenter le système d'enseignement supérieur français, c'est pour envoyer les cher bambins à l'étranger en pensant que c'est que c'est meilleur à l'étranger, que c'est meilleur ailleurs. Alors, quand on parle de l'étranger, c'est essentiellement le monde occidental, américain ou autres. Alors là, on se trouve devant un problème, un autre problème très simple, c'est que le déclin en Occident, si j'utilise ce terme, il est général. Moi, je connais bien l'Allemagne. Il se trouve que j'ai

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des enfants qui sont de de mère de mère allemande. Donc, ils ont passé du temps dans les deux systèmes. Et euh j'ai vu une autre une autre forme de déclin mais qui aboutit au même résultat. euh le système euh le système scolaire allemand aujourd'hui, ça peut vous étonner, mais il est pas meilleur euh que le système euh que le système français. Donc, on a on a là-dessus un vrai sujet. Alors, au passage, PISA, moi je suis plutôt tourné vers les classements internationaux. Je trouve que c'est des outils intéressants. Simplement PISA a un gros gros défaut, c'est que à part depuis 2015, ils sont passés au test par ordinateur et que ça a contribué euh à en fait à à

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brouiller la vue. Donc je prends PISA avec des pincettes, ce qui ne veut pas dire que je ne partage pas le constat de la médiocrité euh du système scolaire français, hein. Soyez prudents sur PISA parce que jusqu'en 2015, je pense que c'est quelque chose qui enfin jusqu'en 2012, c'est quelque chose qui nous renseigne. Après, j'ai du mal à vraiment comprendre mais bon, au passage ça nous met le doigt sur une inconséquence totale de nos gouvernants parce que si PISA c'est vraiment si important que ça, on devrait alors avoir au moins un comité pour surmonter les problèmes de PISA. Euh mais plus sérieusement, on on devrait se dire que on fait tout pour euh pour que les résultats s'améliorent, mais rien du tout. On va se lamenter. Euh alors ça va être tous les 4 ans

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maintenant, donc on aura un peu de répis. Mais ce que je veux dire par là, c'est que aujourd'hui l'État qui a qui a été pendant longtemps l'atout du système français d'éducation est devenu son pire ennemi puisque on a des haut fonctionnaires, des experts, des des médias complaisants qui imposent les soft skills, compétences qui l'idéologie du genre, le le fait queon est on doit lutter contre le racisme à l'école et cetera et qui ont poussé jusqu'au bout la logique. On n plus de dans le monde de l'instruction publique mais on est on est dans celle de l'éducation nationale avec d'ailleurs

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vous avez remarqué un système où l'école n'instruit plus et les parents n'éduquent plus mais pour autant l'école n'éduque pas et les parents n'instruisent pas. Donc en fait tout le monde se défausse sur les autres.

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En même temps, et je vais je vais conclure, si vous si vous me dites il faut privatiser, ça veut dire quoi privatiser ? Ça peut être horrible, hein. C'est quoi ? des fonds d'investissement qui vont s'emparer du système et et qui vont renforcer la logique identifiée par Jean-Paul Brigelli. On a autre chose qui je crois effectivement est une des une des voies empiriques et je le dis souvent, j'aime bien le priver hors contrat parce qu'il y a de la liberté mais ça manque sérieusement de moyens et il y a il y a des il y a des associations qui portent ça, il y a des Mais il va il va falloir il va falloir je crois imaginer un effort national pour l'éducation parce que l'éducation est à

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la base de toute la politique hein. Il y a pas de il y a pas de révolution industrielle sans monter du niveau éducatif. Il n'y a pas de de de civilisation sans c'est ça va de soi sans monter du niveau éducatif. Et pour autant on peut plus être dans les dans les dicotomies droite gauche public privé. Il y a vraisemblablement une mesure urgente à prendre qui est de d'envoyer d'office à la retraite un certain nombre de haut fonctionnaires du de la rue de Grenel, même beaucoup d'entre eux.

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Il y a sans doute, sans aucun doute, à faire confiance aux acteurs sur le terrain parce que je pense je pense qu'il y a chez beaucoup de de d'enseignants, si j'utilise ce terme, du bon sens et surtout la nécessité de survivre sur le terrain et il faut leur faire confiance. Il faut sans doute faire confiance à à pas mal de de chefs d'établissement. Il faut donc déconcentrer, décentraliser. Euh à partir de là, si vous voulez, on va discuter maintenant des des solutions. On va on va essayer d'approfondir mais euh dans tous les cas et je je conclus là-dessus, moi je ne je ne pourrais pas prendre au sérieux une personnalité politique qui aspire à à diriger la nation, à faire partie d'un

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gouvernement si elle ne met pas au centre le redressement éducatif et pas simplement comme slogan mais comme quelque chose d'absolument vital puisque et je vais finir sur la la synthèse entre les deux orateurs précédents. Je suis d'accord avec Jean-Paul Brigelli que le tableau est très sombre et qu'il y a un effondrement, mais je partage la l'optimisme de ma voisine. Je pense qu'on peut se redresser beaucoup plus vite que que ce que vous imaginez parce qu'il y a encore beaucoup de bon sens et parce qu'il y a énormément de vitalité sur le terrain de de notre dans notre beau pays. Merci.

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Merci, merci Édouard Unson pour ces propos de synthèse et cette petite pointe de d'optimisme. Je me retourne vers Jean-Paul Brielli. Votre livre a été assez éreinté par les syndicats enseignants. On vous a beaucoup reproché la nostalgie, l'outrance, le néoconservatisme, vos dérives politiques, on vous a tout reproché à la fois. Et et on a pointé du côté des syndicats que vous ne soulignez point toute une série de fêes comme par exemple le sous la la sous-rémunération des enseignants, le fait que les niveaux d'exigences pour recruter des

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enseignants à VBC, on vous a reproché de ne pas prendre en compte les phénomènes sociétaux comme l'irruption des des de des ordinateurs, des tablettes, des téléphones portables. On vous a reproché toute une série de choses. Un mot peut-être sur le pouvoir des syndicats en France en matière d'éducation et puis qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous répondez aux crédits qui vous ont été faites ? Alors, les syndicats marquent une confusion absolue entre le qualitatif et le quantitatif. En fait, on en est resté à vous rappelez Pompidou des sous hein. Euh, ils veulent de l'argent. Alors, c'est pas absolument utile hein, on en a l'usage les uns et les autres. Mais depuis 1981, la gauche a été au pouvoir aussi

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longtemps que la droite. Peut-être ce moment un peu plus longtemps si l'on considère que Macron était un missile téléguidé par Hollande, ce que je crois moi personnellement. Bon euh c'est la gauche qui a gelé les salaires enseignants. C'est Valou Belcassem qui a dit quand on veut gagner de l'argent, on se fait pas prof, on se fait ministre hein. Les syndicats veulent que l'on recrute intensément. Il y a actuellement une baisse sensible des euh du nombre d'élèves. Euh on est dans le creux de la

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vague hein. Après un boom euh euh dans la fin des années 90, c'est retombé de façon notable. Donc il dit c'est l'occasion jamais de réduire le nombre d'élèves par classe. Recrutons des gens. Alors je vais comment dire être moins optimiste que vous. Qui va-t-on recruter ? Alors, vous allez penser la chose suivante. Les enseignants de moins de 45 ans à 80 % nuls. Voilà pourquoi. Pourquoi ? Parce qu'ils ont été formés par les IUFM, SP, INSPE et cetera. tous fondés par Philippe Merieu dans la lignée de Lonald Chospin en 89, c'est-à-dire des officines dans lesquelles effectivement on met en avant les alors sauf pourquoi pas mais l'entraînement aux compétences, l'entraînement au savoir-être, l'entraînement à et surtout pas les savoirs hein. Le savoir-être est une façon d'évacuer les savoirs. Alors, je vous le dis, moi prof de lettre, les dans les 10 dernières années, j'ai vu arriver des néoprops qui étaient d'une nullité en littérature

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inimaginable. Oh ouais, moi Balzac Zola, ça me gonfle, je préfère Virginie des pentes. Il faut il faut voir ça hein. Le côté on va faire étudier aux élèves des textes qui leur parlent. Alors, je donner une expérience personnelle, j'étais au lycée de Corbeille qui est la mère de toutes les EPES, si je puis dire, hein, comme disait le regretté Saddam Hussein. Euh mais euh je me suis retrouvé avec une classe dans laquelle il y avait 14 redoublants. 14 en première. Et euh Mais pourquoi ? Bah, on n pas eu français l'année dernière. Pourquoi ? parce que

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la prof, elle s'est suicidée et personne a voulu nous faire cours. C'est vrai, hein, elle s'était pendu début de novembre. Très bien. Et qu'est-ce que vous avez fait avec elle ? Ben, on a étudié les articles de Libé. Un monsieur, c'était les articles sur la banlieu, on nen savait plus qu'elle. Si vous connaissez les Tarter à Corvilleon, voilà, c'est là que ça se passait. Et euh alors très bien, j'ai commencé par faire un cours sur un poème de mal armé. Le Vierge, le vivace et le bel aujourd'hui va-t-il nous déchirer avec un coup d' livre et cetera hein ? m'ont regardé avec des yeux ronds. Euh, ils ont pris des notes parce que c'était

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tellement ahurissant pour c'était un niveau de langue tellement euh étrange et même étranger. Euh et puis 2 mois plus tard, il y en a un qui a dit "Ouais, monsieur, j'ai un copain qui connaît quelqu'un qui est à Henri I. Ils ont fait le même poème monsieur. Ben oui, eux ils ont fait malarmé et vous vous faisiez libé et vous vous êtes condamné à rester au tartarter et eux ils seront à Lénat. Vous avez pigé ? Les profs qui sont actuellement nommés en sont là. C'est-à-dire que bien dirigé par des pédagogues qui sont des idéologues. Je rappelle que Anna Rent définissait l'idéologie comme ce qui n'a aucun

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contact avec la réalité, hein. On va rester là. Et euh les profs idéologues, lorsque les syndicats veulent recruter plus d'enseignants, ils veulent faire juste du chiffre. Mais il se souci pas un seul instant de la qualité des enseignants en question. Non seulement on ne peut pas recruter des enseignants, j'ai été 5 ans au jury du CAPS. Le niveau avait déjà baissé d'une façon terrifiante. Les nouvelles qui m'en viennent actuellement sont siérantes. Ils ne savent rien, rien. Mais ils vont avoir le concours parce que il y a des postes. Voilà. Enfin, il faut remplir les postes. Ils arrivent d'ailleurs pas à remplir tous les

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postes, hein. On peut pas recruter de nouveaux profs. Non seulement on peut pas le recruter, mais il faudrait en virer quelques dizaines de milliers. Voilà, parce que ils ne sont pas au niveau ou alors il faut les former. Et mes origines politiques m'incitent à aller les former dans les risières en Camargue. Voyez ? Merci.

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Merci pour ces propos qui sont un tentant provocateur mais qui sont également très percutants sur euh un certain nombre de choses qui en fait vous expliquez que c'est une phénomène de souscouvert de lutter contre la reproduction sociale. En fait, on exacerbe la reproduction sociale avec cet effondrement de l'éducation. Il y a une particularité qu'on évoqué qu' a évoqué notamment Édouard Russon et aussi Elisa Irzig qui est le fait que nous sommes un pays centralisé et l'éducation nationale est le premier employeur de France avec plus d'un million de salariés je crois.

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Lisa Irzig a évoqué tout à l'heure au détour d'une phrase le fait que conformément à sa structure politique et historique, il y a en fait un système éducatif quasiment par Canton en Suisse, il faut reconnaître que au fameux classement PISA et notamment en mathématique, la Suisse tire très très bien son épingle du jeu par rapport à la France. Alors, et ça n'est sans doute pas transposable en France, mais qu'est-ce que l'on peut en tirer ? Et peut-être pouvez-vous nous nous évoquer les pistes que vous avez que vous avez brossé ultralibéral alors qui sont qui ont été également tout aussi fustigé que les que les essais de le Jean-Paul Brigelli par les mêmes d'ailleurs. Je ne suis pas ultra libéral, je suis pour la liberté. C'est il y a pas

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au-delà de la liberté, ça n'existe pas. Soit on est libre, soit on l' pas. Euh la Suisse, le problème de la enfin le problème la Suisse un un système cantonal très décentralisé qui est lié à son histoire. Ce qui est enviable en Suisse, ce ne sont pas ces résultats PISA au mathématiques. Ce qui est enviable en Suisse, c'est un taux de chômage très bas. Et je sais pas si vous connaissez un livre de Denis de Rougemont qui s'appelle l'histoire d'un peuple heureux qui est l'histoire de la Suisse. La Suisse n'a pas la prétention de guider le monde comme la France l'a révolution française. La Suisse n'a pas la prétention d'envahir l'Europe. La Suisse a juste la prétention que de

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rendre son peuple heureux. Et c'est même pas la Suisse qui a la prétention de rendre son peuple heureux parce que vous pourrez pas trouver en Suisse, vous ne pourrez pas trouver en Suisse une personne qui serait responsable du destin de la Suisse. Il y a pas personne ici, je pense ne peut citer le nom des présidents de la Confédération. Ce sont des gens qui prennent le tramouet, qui payent leur restaurant, qui s'habillent à leurs propres frais. C'est un pays contrairement enfin c'est contreintuitif ce que je vais dire. C'est un pays qui est extrêmement égalitaire et démocratique avec une démocratie directe qui est très vivante, qui n'est jamais contraignante. On n'oblige pas les gens à aller voter mais ils y vont très souvent pour un peu tous

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les sujets. Ça va de faut-il taxer les propriétaires de chien pour les les crottes de chiens dans la rue jusqu'à faut-il plafonner la population à 100 millions d'habitants alors qu'on est déjà 9200000 ? Et donc ce qui est en viable en Suisse, ça n'est pas les résultats PISA parce que je suis pas sûr que les petits élèves suisses soient extrêmement performants en français en particulier ou dans dans le parce que la Suisse évidemment c'est compliqué. Il y a il y a quatre langues he donc on teste les élèves en allemand, en français, en italien. Alors je sais pas si on les teste en romanche mais enfin il y a quand même quatre langues mais je suis pas sûr que ce soit ça qui soit enviable. Ce qui est en viable c'est justement ce système extrêmement déconcentré.

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C'est pas de la déconcentration, c'est pas l'État suisse qui dit "Je vais redonner du pouvoir au peuple". C'est un principe qui est c'est un système qui est basé sur le principe de subsidiarité. C'est-à-dire que c'est le peuple qui dit "On octroit temporairement du pouvoir à une commune puis à un canton et de temps en temps à l'État pour très peu de choses. Même la police n'est pas nationale. Euh il y a une armée nationale mais c'est une armée de milice. Les gens ont leurs armes à la maison. L'État Suisse est très faible. Les impôts des Suisses sont répartis de manière très différente aux impôts de par rapport aux impôts des Français. Il y a très peu d'argent qui va à la confédération. Donc le système estant enviable dans la mesure où il est basé sur la subsidiarité.

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Ce qu'on peut copier là-dedans, ce n'est évidemment pas l'histoire, on peut pas revenir en arrière. Nous, on a un pays qui est très centralisé, qui a une histoire très différente, qui a une très belle histoire, une grande histoire. La France est un grand peuple. Euh c'est un c'est peut-être le moi je suis double national, hein. Objectivement entre les deux pays, je peux pas je peux dire que la France est plus belle que la Suisse. On a tout. On a la mer, on a la montagne, on a tout. Euh ce qui pourrait être copié ou ce dont on pourrait s'inspirer, c'est peut-être le fait de donner aux gens qui sont aujourd'hui en charge de l'éducation, hein, je pense aux directeurs d'école, aux gens qui sont dans les dans les départements, dans les communes et qui s'occupent des écoles,

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leur donner davantage de pouvoir. donner par exemple à un directeur d'école la possibilité de recruter les personnes qu'il souhaitent recruter, de virer ceux qui ne font pas leur travail, d'augmenter éventuellement ceux qui font bien leur travail, de former ou de proposer des formations qui lui semblent intéressantes pour les gens qu'il a dans son équipe. Bref, de permettre aussi que l'État permette aussi aux gens qui sont à l'éducation nationale des passerelles, hein, quand on est enseignant, c'est une espèce de sacerdoce. C'est comme si c'était c'est c'est une vie de moine d'être enseignant aujourd'hui en France. On pourrait très bien imaginer qu'un enseignant pendant 5 ans aille faire autre chose, je ne sais quoi, du commerce, de la boulangerie, peu importe

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et et que 5 ans plus tard, ils reviennent pour enseigner enrichi d'une autre expérience. On a des enseignants en France qui ne sont qu'enseignants, ils sortent même pas de l'école. Il ils passent leur bac, ils vont faire une formation à l'université, ils rerentrent à l'école. C'est c'est c'est pas très comment dire, c'est pas on voit bien que c'est pas très efficace. Donc ce dont on pourrait s'inspirer, c'est peut-être de donner davantage de liberté, de responsabilité aux gens qui sont aujourd'hui sur le terrain. Euh et on parlait de de enfin mon voisin de droite parlait de de des écoles hors contrat qui ont du mal à à se financer finalement, qui se financent par des fondations, par des associations et qui même avec ça ont souvent beaucoup de mal à à se financer. C'est c'est normal

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puisquelles ne reçoivent pas d'argent de l'État. Euh peut-être considérer qu'il y a euh des écoles, quel que soit leur statut hors contrat, donc des écoles libres qui font bien leur travail et permettre aux parents d'allouer la somme qu'on alloue habituellement aux élèves euh en passant par les écoles publiques de l'allouer à l'école qui fait mieux le travail que l'école publique. Un élève de l'école primaire en France, ça coûte à peu près 7200 € à l'État chaque année. Si ces écoles libres recevaient 7200 € par élève inscrit pour fonctionner, elles seraient les plus heureuses du monde. Elle fonctionne avec bien moins que ça. Elle fonctionne avec 3 4 5000 € par élève entièrement payé par les parents ou par des fondations privées.

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Donc c'est c'est ce qu'on appelle système de bon éducation. Ça peut aussi fonctionner comme aux États-Unis avec ce qu'on appelle des écoles à charte, c'est-à-dire des écoles qui acceptent un contrat avec l'État, le contrat de fixer des objectifs communs de fin de cycle et cetera. Et euh finalement l'État alloue au Pays-Bas, ça fonctionne comme ça. L'État alloue enfin dote les écoles en fonction du nombre d'élèves et pas en fonction de leur statut. que l'école soit euh catholique, montessori, bilingue ou publique euh et peu importe si elle fonctionne, si elle respecte la loi, l'ordre public, si les enfants sont euh instruits protégés, euh voilà en sécurité et bien il y a pas de raison qu'on ne donne pas cet argent finalement

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qui est l'argent du contribuable à ce qui marche le mieux parce que finalement c'est les parents qui choisissent les écoles privées, même les privés contrat d'ailleurs double payent, ils payent des impôts pour un système système dont ils estiment qu'il ne fonctionne pas et donc ils sont obligés de repayer pour le système qu'ils estiment mieux fonctionner. Et je pense moi moi je suis pas pour la guerre entre le public et le privé, je suis pour que le meilleur gagne et si c'est le public qui gagne bah tant mieux. En Suisse c'est le public qui gagne. Il y a pas d'école privée. Quasiment pas 2 % d'école privée. Bah très bien. Moi, j'ai rien contre. C'est c'est pas j'ai pas un comment dire, j'ai pas une passion pour la pour la privatisation des écoles. Je pense que

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on peut pas sacrifier des enfants. Une scolarité c'est c'est 10 ans 12 ans he on va aller. Alors aujourd'hui c'est plus long parce qu'en plus on nous a collé l'obligation scolaire à 3 ans. Donc maintenant c'est c'est 13 ans d'obligation scolaire. C'est énorme. Mais disons 13 ans, ça va vite quand même dans la vie d'une personne, d'un individu. Si pendant 13 ans, on lui dit "T'inquiète pas mon chéri, un jour l'État se réformera. Un jour l'État fera son travail, t'instruira et te protégera. Un jour, l'État se dessaisra de ses pouvoirs exorbitants et donnera du pouvoir à ceux qui peuvent faire quelque chose pour toi. Mais il peut se passer 10 ans, 15 ans, 25 ans sans que ça se produise. Je vois pas l'État français demain se dessaisir de ses

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pouvoirs pour dire rendons à ceux qui le méritent le pouvoir d'instruire les petits enfants ou le droit d'instruire les petits-enfants. Mais le le sujet que que Jean-Paul a soulevé tout à l'heure est absolument crucial. La la la formation des enseignants est absolument catastrophique dans ce pays. Et c'est la même chose, les gens qui choisissent le métier d'enseignant, alors il y a des cyniques qui veulent faire ce métier pour en gros les vacances, ça doit exister. Ça doit exister. Il y a quand même un grand nombre de gens qui entrent dans ce métier par vocation et qui sont très déçus de ce qu'ils apprennent. Moi, j'ai rencontré de nombreux jeunes enseignants qui sont venus me raconter que quand on leur a demandé de faire la ronde le premier jour pour se présenter à leurs

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voisins ou quand on leur a demandé de faire un exposé sur les inégalités de genre, on on comment dire ont très mal réagi. Et en fait, le problème c'est qu'au bout d'un moment, on les habitue et puis il y a ceux qui n'ont pas forcément la capacité d'analyse au départ, mais il y a quand même une grande déception. Ils se disent "Je vais apprendre à euh enseigner la division à mes petits CM1" et en réalité ils sortent de là en sachant tout sur euh le développement durable et les valises, vous savez, les valises pédagogiques que l'éducation nationale donne aux enfants pour faire des jeux de rôles où il y a le bon et le méchant dans l'écologie. Et en fait, ces gens-là, si on leur laissait le choix, comme on pourrait laisser le choix aux élèves finalement d'aller dans l'école qui fonctionne le

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mieux pour eux, bah on pourrait très bien laisser le choix aux futurs enseignants de se former par eux-mêmes, de choisir un centre de formation alternatif. Il en existe, il existe l'école professorale de Paris par exemple ou l'IILFM qui est un centre de formation pour l'école primaire. Mais forcément, ils sont obligés de le payer avec leurs sous puisque l'État paye des ISFEC et non des inspects ou je sais pas quoi. Bah les ISFEC aussi d'ailleurs. Donc finalement, si on disait au lieu de ça, on va autoriser les professeurs, les futurs professeurs à se former comme ils pensent qu'ils doivent être formé et au lieu de mettre un concours à la fin, c'est-à-dire en gros un truc où on juge de la capacité d'une personne à enseigner toute une vie sur des prestations qui durent quelques minutes

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à l'oral parce que c'est pas l'écrit qui fait la différence, c'est l'oral. C'est est-ce que vous êtes capable de dire ce que la personne qui vous juge à l'oral a envie d'entendre ? Et en réalité, il y a un grand nombre de professeurs qui veulent bien faire leur métier qui pourraient très bien passer un examen, faire peut-être je sais pas quoi, une demi-née de stage et à la fin on dirait oui. Bah c'est d'ailleurs ce qui se produit dans la plupart des pays hein, il y a pas de concours de la fonction publique en Finlande, en Estonie, ça fonctionne pas du tout comme ça. Les gens passent un examen et puis à la fin de l'année, ils ont un diplôme qui leur donne qui qui fait qu'ils sont inscrits sur une liste de capacités à enseigner et puis ils candidatent dans l'école qui

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les intéresse, qui est pas trop loin de chez eux, qui correspond à leurs projets pédagogiques, à leurs à leurs convictions, à leur bref qui correspond à ce qu'ils cherchent. Ils vont passer un entretien avec le directeur de l'établissement. Puis par exemple en Finlande, il y a un 2è entretien avec un collège qui euh qui réunit des professeurs qui sont déjà dans l'école, des parents d'élèves, euh des parfois des élèves, parfois des représentants des élèves et qui disent tous ces gens-là disent "Bah oui, on veut bien que monsieur machin, mademoiselle Bidule vienne travailler chez nous pour d'abord une période d'essai puis ensuite un contrat à durée indéterminé comme ça fonctionne dans absolument toutes les entreprises normales. C'estd qu'on peut aussi virer quelqu'un qui fait pas son

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travail. Le statut de fonctionnaire est une est une malédiction. C'est une malédiction. Ça condamne les gens à devenir mauvais et maltraitant avec les enfants parce qu'on les oblige.

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Merci. Euh merci Lisa Irzig. Il y a des des critiques qui sont formulées aussi contre les projets que certains semblaient favoriser sur les Charter Schools aux États-Unis dont le bilan est quand même un peu contesté. Les Fris color en Suède qui ont abouti à un effondrement du classement PISA. Je m'insure je cont c'est l'immigration qui a provoqué la chute du classement Pizza des Suédois. C'est pas la liberté scolaire. Alors Edouard Russon, que dites-vous de tout ça ? Euh je je pense qu'il y a des Allez-vous faire une synthèse ? Il y a des il y a des gens de de talent avec de avec d'extraordinaires

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expériences et c'est passionnant. Et euh merci à François Aslino d'avoir suscité ce débat parce que je pense qu'en fait on pourrait on pourrait à trois et peut-être il y aura une ou deux autres personnes à faire venir, on discuterait toute la journée avec des tas de propositions qui seraient pas compatibles d'ailleurs mais ça permettrait à François de se de se faire de se faire les l'idée de de la politique à laquelle il il devrait présider ensuite. Moi, je crois qu'il faut on peut on peut pas faire dans la demi-mesure et et il y a peut-être des erreurs qui seront faites dans les choix, mais je

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crois que déjà le la fin du la fin du en même temps, la fin du statut quo, la fin du pas de vague et la fin de la priorité donnée au aux compétences, pseudo compétence, au savoir-être et cetera déjà ça sera Ça sera essentiel. Personnellement, si un jour quelqu'un avait le l'idée absurde de me demander de d'aller rue de Grenelle, euh je pense que je ferai d'abord une purge.

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Alors, je ne sais pas, je je on peut discuter avec le camarade Brigelli pour savoir si le mieux c'est les risières ou s'il y a un autre horizon pour les gens purgés. Mais il y a il y a une il y a une haute fonction publique du ministère. Il y a des inspections, il y a des il faut il faut simplifier tout ça. D'ailleurs, je supprimerai les inspections. Je pense qu'aujourd'hui elles ne servent plus à rien.

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Les inspections générales. Euh mon intuition, c'est que il y a quelque chose qui peut encore tenir le coup, qui sont qui sont les rectorats. Il faudrait sans doute garder ça comme pour tenir pour tenir le pays. Et en tout cas, si vous voulez, il faut se fixer un objectif très ambitieux de réduction des effectifs des fonctionnaires de l'administration de le de l'éducation nationale. Ça pour moi ça ne fait pas de doute. Deuxièmement, je pense qu'il faut sur un mode extrêmement militant, il faut supprimer tout ce qui existe actuellement, la formation des profs dans les dans les universités et cetera. ça a été la masterisation de du

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recrutement et cetera, ça a été euh finalement extrêmement néfaste. Il faut sans doute recréer, je ne sais pas comment on les appellera, mais de vraies écoles normales euh qui et qui formeront des gens à transmettre les savoirs et rien que les savoir.

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Le troisème sujet est celui du financement. On peut entrer dans un dans un débat, je crois je l'ai déjà eu sur une émission de radio avec Jean-Paul Brigelli sur le chèque éducation ou système équivalent. Euh je comprends très bien ce que vous dites madame et d'ailleurs je suis plutôt de votre avis. Je sais que c'est compliqué, que les résultats euh sont mitigés selon les pays, euh mais en tout cas, l'idée que des écoles méritante euh et qui produisent des résultats n'ont pas les euh les les moyens qu'elles méritent, ça je suis tout à fait d'accord et il faut il faut résoudre ça. Personnellement, je suis favorable à un système effectivement qui euh permettete des euh

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aux familles euh de payer de payer moins moins d'impôts euh quand elles ont des enfants à élever à scolariser. La 4ème chose et là je rejoins aussi quelque chose que disait Jean-Paul Brigelli, il donnait l'exemple de d'enseigner Malarmé à Corbeillesson. Moi, je me souviens d'un d'un très beau film il y a je sais pas 15 ans, peut-être 20 ans, il s'appelait l'esquive. On voyait une enseignante qui faisait jouer du Molière à ses élèves. Marivau, je crois ou du Marivau, pardon. m'arrive au jeu de la mort et du hasard, c'est ça ? Et je souviens que le film n'était pas était pas c'était pas cucu, c'était pas idéaliste et c'est ça donnait l'impression que les élèves se

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passionnaient pour pour ça. Et je je crois beaucoup que on peut redresser le système à partir des des banlieux, des quartiers défavorisés à condition d'y aller pour enseigner les savoirs et pour permettre à des à des gamins de de s'élever grâce à ça. et ce que la remarque que vous avez dite sur cet élève qui vous dit monsieur à Henri I, ils ont ils ont fait ça mais oui, c'est ça dit tout. Est-ce que le système que que l'ancien proviseur d'Henri I puisqu'on parle toujours de ce lycée Patrice Cor a monté avec cette classe

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préparate cette classe prépa à la prépa puis ça s'est transformé en une licence d'un nouveau genre dans le cadre de l'université PSL. Alors, j'ai un peu décroché là, je ne sais pas ces dernières années, mais quand je m'en occupais, ça produisait très bons résultats et et ça s'est fait dans une quinzaine quinzaine de lycées en France. Voilà, ça aimé en fait. Voilà. Donc ça ça c'est le genre de chos qu'il faut faire. Et là, je parle aussi de mon expérience comme comme professeur à à l'université de de Sergie. Donc moi, j'ai les les gens qui qui viennent dans dans le dans le Valdoise, qui viennent de de ce système scolaire dont dont vous avez décrit les défauts et l'effondrement. Euh donc je je dirais il

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y a beaucoup de il y a il y a beaucoup de baisses de niveau et au risque de de déplaire à à certains partis politiques, il n'y a aucune différence dans la chute de niveau entre les je vais les appeler, j'aime pas les termes mais les Français de souche et et les Français de d'ascendance étrangère. Franchement euh on a d'ailleurs du mal souvent à motiver les Français de souche. Je je lis les choses comme elles sont. Et qu'est-ce qui tire ? Alors là, pardonnez-moi, je vais tomber un peu dans un cliché, mais qu'est-ce qui tire souvent les les classes ? Ce sont les jeunes femmes qui voient dans l'université et qui d'origine

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étrangère qui voient dans l'université la possibilité de la la de la promotion sociale et et elle tire elle tire tout le monde vers le haut aussi souvent par l'élégance de leur habillement. Euh et il y a pas besoin de leur faire du savoir-être pour ça. Ça, elle le trouve par elle-même et mais elle tire tout le monde, y compris les les garçons qui arrivent au début mal fripper puis qu'il font un petit effort au bout de quelques mois. Donc si vous voulez là, je pardonnez-moi, je suis je peux un peu dans le cliché, mais c'est ça la réalité profonde de ce pays actuellement. Et donc il y a vraiment un pour moi un effort de de redressement national. Je

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répète ce que j'ai dit. La priorité doit être donnée à l'éducation mais en même temps on réduit les effectifs de de l'administration centrale. Ça c'est pour moi c'est vital. Deuxièmement, euh on doit absolument donner la priorité à nouveau. Enfin, c'est même pas la priorité, c'est l'exclusivité au savoir.

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Et troisièmement, et c'est peut-être là que je rejoins la problématique de la de la décentralisation, de la déconcentration, mon intuition, mais il faudrait que je sois plus sur le terrain, mais en tout cas, je pense que à partir de l'université de Sergie, je je vois beaucoup de choses. Mon intuition, c'est que beaucoup de de des j' dire du salut viendra de des quartiers défavorisés, des quartiers à forte immigration historiquement dans lesquels les enfants s'intègrent beaucoup plus que ce qu'on croit mais ont besoin qu'on leur explique euh à quoi ça sert la France, pourquoi pourquoi ils vont travailler plus tard

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qu'on leur qu'on les aide à accéder à l'emploi bien sûr, mais en leur donnant des savoirs que l'entreprise ne leur transmettra jamais, que la société ne leur transmettra jamais, que seule l'école peut leur transmettre. Voilà mes mes intuitions. Merci.

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Je voudrais quand même revenir aussi sur qui est-ce qui a le pouvoir au ministère de l'éducation national. Euh quand même revenir sur la cogestion des facto avec les syndicats euh qui remonte à à loin. Le pouvoir syndical alors que je crois qu'il n'y a que très peu de syndiqués parmi les enseignants. 10 %. Oui. Oui. Même pas. J'en dit souvent plutôt dans les 7 % enfin 7 à 10 %. un syndicat qui est très largement financé par l'État, à la fois en direct et par du personnel mis à disposition qui représente des sommes considérables. Euh est-ce que je crois que c'est une des spécificités françaises, on a l'impression que l'État finance des syndicats qui dès qu'il s'agit de faire

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une réforme bloque la réforme. On l'a vu par exemple avec Claude Allègre qui avait voulu dégraisser le mamouth. On l'a vu avec les les classes de niveau récemment lorsque il y avait Gabriel Atal qui avait voulu lancer son choc des savoir et cetera. On a l'impression qu'à chaque fois on a un pouvoir syndical qui bloque absolument toute évolution. Qu'est-ce que vous en pensez ? Comment on fait pour lutter contre ça ? Ce qu'on ne doit pas trouver en Suisse d'ailleurs le poids syndical. Il y a de nombreux syndicats en Suisse mais la pol la comment dire l'état d'esprit est tout à fait différent. On discute avant de descendre dans la rue, on descend je sais plus combien il y a de journées de grève par an. En Suisse, je crois que c'est une je sais même pas si c'est une par an ou une tous les 10

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ans. Je l'idée c'est évidemment mais comme en Allemagne je crois d'avoir une discussion avant avant de s'énerver quoi. Alors alors il y a un problème avec les syndicats, c'est que les enseignants qui appartiennent à les syndicats arrivent avec un agenda politique extraignement. Euh je vais reprendre ce que disait notre collègue. J'ai beaucoup cru j'ai beaucoup cru très longtemps à la volonté des filles de s'en sortir. J'enseignais à Marseille dans une classe postback qui préparait aux IUP de province qui était qui recrutait parmi les trois lycées Zep de Marseille, c'est-à-dire qu'il y avait

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90 % de Maghrébain dedans, hein. et les filles s'en sortaient beaucoup mieux. Pourquoi ? Ben disait monsieur si on réussit l'EP de Lille, on sera loin de la famille du quartier des grands frères et cetera. Et puis j'ai vu ce système être quasiment détruit de l'intérieur lorsque c'est dans mes trois dernières années de cours, j'ai vu les garçons se mettre d'un côté et les filles de l'autre. Alors, ils avaient 18 ans, hein. C'est pas normal. Normalement, à 18 ans, vous êtes plutôt proche. Et je dis "Mais pourquoi ?" Et il y a un garçon qui m'a dit "Monsieur, elles sont peut-être impures."

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Et c'est là que j'ai compris qu'il y avait quelque chose qui était en train d'être détruit de l'intérieur. De la même façon qu'il y a des collègues qui n'abordent plus telle ou telle question, en particulier en histoire, dire la Choa, la Palestine et cetera, c'est devenu euh des territoires inconnus de peur de qu'on leur fasse une Samuel Pathie comme il disait légament hein. Vous disiez tout à l'heure qu'il y avait des ministres de droite qui avaient été d'une lâcheté absolue. Alors, je vais vous donner un exemple. En 2004, vous avez un inspecteur général plein deation qui s'appelait Jean-Pierre Auin qui a fait un rapport sur les progrès de l'islamisme à l'école, essentiellement

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dans les collèges. Ce rapport a été remis à François Fillon qui l'a mis au fond d'un tiroir parce qu'il ne fallait pas heurter les populations en question. avec des amis, nous l'avons ressorti du tiroir en question et nous l'avons publié en 2006 sous le titre l'école face à l'obscurantisme religieux. Voilà. Euh 2006, actuellement euh c'est une terra incognita. Voyez, nous avons perdu perdu les enfants des quartiers et le plus triste, c'est que nous avons perdu les jeunes filles qui

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parfois, parfois autrefois se voil pour ne pas avoir d'ennui à l'intérieur du quartier, quoi qu'elles en aient pensé, et qui actuellement se voilent massivement parce qu'elles ont intégré une sorte d'opium du peuple. Il y a eu des avancées d'intolérance, de fanatisme absolument extraordinaire. C'est pour ça que je ne crois pas que l'on puisse réformer l'école sans réformer en profondeur ce pays et même l'Occident tout entier.

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Pour en revenir sur le le le type d'éducation, le contenu, euh il y a quelque chose moi qui me frappe, c'est que quand je lis beaucoup de choses, on compare très très peu les le l'éducation en France et dans les pays occidentaux avec ce qui se passe dans les pays où le niveau est le meilleur du monde. c'est en Asie d'extrême en extrême Orient, en Chine, en Corée, au Japon, à Taiwan et où ce qui prédomine quand même c'est d'abord et avant tout l'enseignement traditionnel avec des notions fondamentales qui sont l'effort, l'effort, l'effort, l'effort et la la la l'accumulation du maximum dans de d'information et de savoir

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notamment par l'apprentissage du parcur qui désormais est absolument banni. Alors, il y a un moment à partir duquel il faudrait quand même se poser la question de savoir au bout de 20 30 ou 40 ans, on peut le résultat est quand même là. On a des pays comme la Chine qui produisent actuellement plus de 3 à 4 millions d'ingénieurs. Alors, ils sont 1 milliard 500 millions d'accord mais chaque année, il y a 3 à 4 millions d'ingénieurs ou de spécialistes de scien en sciences de niveau très élevé avec la corrélation, c'est que désormais la Chine est en train devenir le premier pays au monde en matière de robotique, d'intelligence artificielle dans et puis dans tous les domaines, en recherche fondamentale sur la fusion

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nucléaire, sur et cetera et cetera. Euh et puis en France, en comparaison, on a on doit chaque année avoir euh 100000 personnes qui sortent du système scolaire avec un diplôme d'ingénieur ou en matière scientifique. Euh on est dans un rapport qui est un peu dramatique. Euh et par ailleurs, les classements PISA donnent effectivement et le les classements par caution intellectuelle de la population, tout pointe vers l'Asie d'Extrême Orient. Qu'est-ce que tout ceci vous suggère Édouard ? Alors, je si vous voulez, je pense que le le secteur des écoles d'ingénieur n'est pas le c'est pas le le pire des secteurs chez nous. Si vous rapportez à la population,

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nous avons encore un taux de un nombre d'ingénieurs par 100000 habitants, hein, c'est ce qui est fait en en comparaison internationale, qui reste qui reste élevé. Euh le le drame en fait concernant nos écoles ingénieures, c'est queil y ait tant de il y ait tant d'ingénieurs diplômés qui soient partis vers les vers les métiers de la finance ces dernières décennies. Donc de même que euh moi je veux supprimer le la haute strate de l'administration centrale éducation nationale, je pense qu'il faut lutter euh beaucoup plus contre le capitalisme financier au service du euh en faveur, je veux dire, du du capitalisme industriel. Mais ça passe aussi. Alors c'est là que si vous voulez ça devient ça devient compliqué parce

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que effectivement le le système d'abétissement voulu ou pas dans dont dont nous parlions tout à l'heure ben oui. Quels sont les quels sont les les idoles pour les pour les jeunes gens ? C'est c'est les footballeurs. Regardez il y a 60 70 ans les grands scientifiques. C'était ça qu'on mettait en avant, c'était les les écrivains, les grands scientifique. Donc donc je dirais nos écoles d'ingénieur, il faut plutôt les les protéger. Et puis euh et fait vous avez raison, c'est une des clés pour l'avenir du pays, hein. Là, on a on a découvert tout d'un coup que l'armée américaine était absolument incapable de de s'opposer aux riz post iranienne. Et puis au passage, ben on découvre que en

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Iran, il y a le il y a le plus forte tau au monde de d'ingénieur par 100000 habitants devant la Chine, devant la Russie et que et que d'ailleurs 52 % des des ingénieurs diplômés en en Iran sont des sont des femmes. Euh donc, je suis entièrement d'accord avec vous, le monde est le monde est très complexe. Il faut on peut pas réformer simplement l'éducation. Il y a aussi toute notre politique étrangère qui est à revoir. Je pense que ça sera le sujet de cet après-midi. Mais euh euh moi je je j'insisterai j'insisterai si vous voulez effectivement sur euh

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sur la la stratégie nationale qu'il faut avoir. Il faut se fixer des objectifs en terme de métier dans 20 ans, 30 ans. On parlait de 62. 62, c'est aussi l'année où Jack Narbon fait un rapport au général de Gaulle puisque c'est le conseiller éducation du général et il lui fait un rapport en lui disant il y a une massification de l'enseignement, je sais pas s'il utilise le terme mais ça revient à dire ça. On va avoir des des grands nombres de de bâcheliers qui vont aller vers les sciences sociales, les facultés de sciences humaines. On disait sciences humaines à l'époque. Et donc il disait au général de manière très juste

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il faut prendre ça très en amontagne de la Suisse et aller vers des des métiers qui vont servir l'industrie, le le développement économique du pays. Bon le général dit très bien, il valide. Narbon a écrit un livre là-dessus qui est très intéressant. il reproduit sa note et le le Gérald de Gaulle qui faisait qui faisait confiance qui qui partait qui partait du principe que euh un un ministre ça ça faisait son travail euh bah il passe la note à Pompidou en lui disant faites quelque chose. Et Pompidou passe la note au ministre de l'éducation de de l'époque et disent surtout vous n'en faites rien. Le général ne connaît rien. Jacques Narbon est un techno. L'éducation c'est mon

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truc. Le système va très bien. On est en 62 et c'est Alain Perf qui raconte ça dans cet de Gaulle puisque lui quand il devient ministre de l'éducation, il il déterre le rapport et il se dit il y a peut-être il y a peut-être un problème. Donc le pédagogisme d'un côté l'aveuglement d'un certain conservatisme du système de l'autre. On voit bien que on voit bien que tout ça se rejoint. Donc moi, je suis en faveur d'une stratégie nationale qui serait qui consisterait à se dire dans 20 ans ou dans 10 ans, nous avons besoin de tant d'ingénieurs, nous avons besoin de tant d'emplois dans tel secteur et qui se demande comment on en prend les moyens.

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Bizarre,

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je suis un peu effrayée qu'on parle de prendre des êtres humains, des enfants, des individus, moi j'ai deux fils, euh de d'orienter, de flécher leur leur parcours, leur leur intelligence, leurs goûts, leurs apprentissages en fonction d'une politique nationale à 20 ans, 25 ans. Vous citez comme vous citez comme pays des pays communistes totalites. La Chine, l'Iran, la Russie. D'accord. Ils ont beaucoup d'ingénieurs. Ils n'ont aucune morale, aucun J'en attendais pas moins de de cette remarque. J'étais à peu près sûr du résultat.

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Je considère moi que c'est à chaque individu de choisir en fonction de ses goûts, de son intelligence, de son parcours, de son histoire, de sa famille, de sa religion, ce qu'il a envie de faire plus tard et que toutes les stratégies nationales pour orienter massivement les élèves vers tel ou tel cursus, vers telle ou telle carrière, échoue lamentablement parce que les gens ne font bien que ce qu'ils font par goût et par passion. Si vous prenez la Suisse, j'ai entendu citer la Suisse qui pour le coup n'est pas un pays totalitaire ou communiste. On est d'accord là-dessus. La Suisse a la politique inverse de celle que vous venez de citer. C'est-à-dire qu'il n'y a jamais aucun

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ministre qui a décidé pour les enfants de ce pays-là ce qu'ils allaient faire plus tard. ce qui se passe chaque année et non pas à 20 ans ou 25 ans parce que les Suisses sont des gens pragmatiques, c'est un peuple de paysan. Donc ce qu'il voit c'est la récolte de la saison suivante. C'est pas dans 25 ans on sera les chefs du monde ou je sais pas quoi ou on sera meilleur que les Chinois ou on sera meilleur que les iraniens. Ce qu'il voit c'est si la récolte suivante sera bonne ou pas. Et on agit en fonction de ça. Ce que font les Suisses chaque année, c'est qu'il y a une réunion entre ce qu'on appelle les directeurs et non les ministres. Les directeurs de l'instruction publique, ils sont 26. Ils se réunissent avec les représentants des entreprises du Canton

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et ils décident de euh de comment dire des dotations de l'argent public euh qu'on va allouer à telle ou telle formation. Ce sont des incitations. Les élèves ne sont absolument pas obligés d'aller suivre la formation qui est financée par l'État. Ils peuvent se peller la formation qu'ils veulent. Et ça se fait chaque année avec une réunion formelle, hein. C'est c'est prévu par le le comment dire les règlements. C'est comme ça que ça se passe. Il n'y a jamais de et et et la Suisse est le pays du monde qui dépose le plus de brevets d'invention par habitant. Évidemment, par rapport aux États-Unis hein, on est 9 millions. Les Américains doivent être je sais pas combien, 250 ou 300 millions. En valeur absolue, ça fait moins. Mais par habitant, c'est le pays

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du monde bien plus que le Japon, la Corée, tous les pays que vous voulez vous voulez citer, la Chine ou je ne sais quoi par habitant, c'est la Suisse qui gagne et c'est pas en fléchant le parcours des petits enfants. Donc moi, je pense que c'est une hérésie. C'est même immoral, c'est complètement c'est prendre l'individu pour la partie d'un tout. Nous sommes des individus, nous avons le choix de faire ce que nous souhaitons, ce que nous aimons. Alors

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alors Jean-Paul Brigelli, qu'est-ce que vous répondez ? Alors euh en 1968, j'étais assez grand hein pour y participer et il y a eu un slogan que j'aimais beaucoup qui était "Quand nous aurons pendu l'ensemble des sociologues avec les triples des psychologues, aurons-nous encore des problèmes ? Nous avons actuellement en France le plus grand nombre d'inscriptions en psycho et sociaux au monde par rapport au nombre d'habitants. À noter que ça ne débouche 9 fois sur 10 sur aucun métier réel. C'est juste le

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discours général auquel on est sensible à 18 ans. Alors, il va falloir peut-être nous sommes sommes pas un pays euh comment dire ni régionalisé ni collaboratif et nous sommes un pays extrêmement jacobin. Chaque pays a son génie hein d'une certaine manière. Alors, si j'avais un pouvoir quelconque, je mettrai un quota très précis par matière. Il faut attirer les gens vers les métiers scientifiques. Il faut les attirer vers les métiers techniques. Il faut arrêter de les bercer avec des

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statistiques illusoires sur la valeur de ceci ou de cela et cetera. Voilà, il faut bien comprendre une chose, c'est que il faut orienter en fonction des besoins, que les besoins actuellement c'est la recomposition d'une industrie en France qui a été détruite ces 30 dernières années au nom d'un projet européen particulièrement douteux, hein.

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Nous pouvons avoir des étudiants de qualité. Nous en avons toujours eu depuis quelques temps. Nous les négligeons complètement parce que on leur dit "Mais fais ce qui te plaît, fais va où ça te tente mais qu'est-ce qu'on en sait à 18 ans actuellement ? Qu'est-ce qu'on en sait ? Il faut voir une chose, c'est que si on disait bon et bien doré avant les cursus psy et sociaux sont limités à 5000 personnes en France. 5000 pas 200000. Nous n'avons pas besoin de 200000 psychologues. Autre slogan de

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68. Quand nous aurons pendu chaque sociologue avec les tripes de tous les psychologues, aurons-nous encore des problème ?

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Il y a 200000 200000 psychologues 200000 chaque année. Oui. Oui. Mais si on les finançait pas avec de l'argent public, il n'irait pas vers ses filières. C'est un problème de financement. C'est pas un problème de quota. Alors, il y a il y a il y a quand même un il y a quand même un il y a quand même un problème parce que je suis d'accord qu'il faut laisser les enfants aller dans le sens de ce qu'ils veulent. On peut pas non plus avoir un désajustement total entre les besoins d'une société et la production du système scolaire. Et puis il y a aussi quelque chose que j'ai pas eu ma réponse, c'est la disparition. Enfin, il me semble il me semble on a on a placé le l'enfant, l'élève au centre des opérations. On a moi quand j'étais j'ai

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à peu près votre âge, donc nous sommes faisant partie des des bronoseurs dans cette salle. Euh nous quand il y avait un cours en règle générale, on entendait une mouche voler et puis le ce que disait le professeur était parole d'évangile et il était inimaginable que des parents viennent se plaindre à des notations qui avaient été données parce qu'elles étaient injustes. Au contraire, les parents allaient dans le sens de du professeur. Alors que on a eu une espèce de renversement d'inversion du du de la perspective où désormais l'enfant et l'élève est au centre des opérations, les parents viennent prendre la défense de leurs enfants. Il y a même des projets, j'ai vu que le projet de D Link à Berlin là qui viennent, c'est la suppression de toute

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notation jusqu'à 14 ans enfin et cetera. C'est c'est exactement quand même le contraire. J'en reviens parce que c'est quand même fondamental. les classements PISA et le classement des QI des populations, le somum c'est en extrême Orient. Il y a quand même quelque chose qui se passe. Voilà. Donc j'ai Qu'est-ce que vous pensez de cette notion d'effort, de courage, d'enseignement ? Parce que d'ailleurs en Chine, c'est le Gaoo qui qui est le le sésame pour entrer dans les dans les dans les universités. Et vous avez dans des dans des pays comme Taïwan ou la Corée du Sud qui ne sont pas des pays communistes ni totalitaire à Taïwan ou en Corée du Sud où il y a l'enseignement pendant toute la journée et après une école privée le soir. Ce qui fait que alors je dis pas

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forcément que c'est formidable mais ce que je sais c'est que en ce moment il y a toute une partie du monde où les enfants travaillent de façon acharné selon des principes confuséens de respect du du sensei comme on dit en japonais du professeur et où les enfants travaillent travaillent travaillent travaillent les parents poussent au travail alors que nous avons quand même un discours dominant notamment en France et en Occident qui est celui du pas de notation pas de pas d'apprentissage par cœur apprenons En fait, la médiocrité générale, enfin, c'est le sentiment. Bon, je suis un peu ringar, mais qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, j'imagine que vous êtes allé au pantthéon déjà dans la grande salle à l'entrée, vous avez Voltaire à droite et Rousseau à gauche qui se ressemble en

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chien de faill qui se regarde en chien de faillance depuis de siècles un peu chos de près. Et il y a un balancier. Actuellement le balancier va du côté de Rousseau. du côté de Rousseau, il faut il faut lire les 1000 de Rousseau qui était suisse d'ailleurs, je tiens à le rappeler.

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Et du côté de Rousseau, c'est la haine des savoirs, la haine des enseignants. L'élève se forme tout seul. Du côté de Voltaire, c'est la tradition qui vient de la fontaine. Vous savez, dans les deux pigeons, on vous dit à propos d'un enfant cet âge est sans pitié. Bon, l'idée générale de l'enseignement classique français, c'est qu'il fallait redresser les enfants qui naissent naturellement tordus. Voilà, ça ça c'est un fait. Si on les laisse libres, si on leur dit "Et que désires faire ?

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cette torsion non seulement va rester mais va se sédentariser en quelque sorte. Il faut impérativement impérativement, je suis pas du tout collectiviste, enfin j'ai été prochinois dans le temps, mais ça c'est autre chose. Euh il faut absolument réorienter les enfants dès le départ, dès le départ vers euh ce dont nous avons besoin. Moi, je suis assez de d'inspiration, on va dire spartiate. Il faut d'une façon ou d'une autre canaliser les enfants. On laissera s'exprimer pendant la récréation et c'est tout hein. Et effectivement le silence c'est très bien. Tourne sep fois ta langue dans ta bouche avant de

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parler et d'ailleurs tais-toi. Est-ce que j'ai un droit de réponse ? Alors je je n'ai jamais dit je ne crois pas dans mon métier le faire qu'il ne fallait pas instruire les enfants et qu'il ne fallait pas leur donner le savoir la connaissance. Je dis juste que Non, j'ai caricaturé Lis, je crois que c'est un peu caricaturé. Parurs, on a un gros problème en France et ça c'est pas c'est je je comment dire c'est pas propre à cette discussion. Euh on est victime de ce que ce qu'on appelle le culte du cargo. C'est-à-dire que je sais pas si vous connaissez cette histoire qui date de la Seconde Guerre mondiale. Pendant la seconde Guerre mondiale, les Américains ont occupé un certain nombre d'îes en Mélanésie dans lesquelles il y avait des populations euh qui ne

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connaissaient pas euh les civilisation occidentale et qui ont vu pendant des années euh des cargos, des avions carg arrivés avec de la nourriture, des armes, enfin bref, de quoi de quoi faire la guerre à l'époque, puis c'était la Seconde Guerre mondiale. Et puis les Américains sont partis parce que la guerre s'est terminée. Et ces populations ont pensé que en faisant ce que les Américains faisaient, ce qu'ils voyaient les Américains faire pour obtenir euh de la nourriture, c'est-à-dire parler dans des micros et euh et organiser ça autour de tours de contrôle, ils allaient continuer de recevoir de la nourriture, des armes et cetera et cetera, des sacs de riz et des des boîtes de conserve. Donc si vous allez dans certaines îles en mélanésie, alors je sais pas si c'est toujours le

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cas aujourd'hui, mais j'ai vu des photos assez récentes des années 2000 dans lesquelles vous pouvez voir, il y a il y a ça sur internet, des tours de contrôle en bois, donc évidemment rien ne fonctionne, des micros en bois sculptés dans des dans des trons d'arbres dans lesquels ces populations parlaient pour faire venir les cargos avec la nourriture et cetera. Là où là où c'est assez comique, assez rigolo, c'est que les Américains gentiment ont continué de temps en temps d'aller dans ces îles pour apporter de l'aide humanitaire. Donc les gens on se sont dit bon, ils viennent moins souvent mais ils viennent quand même. Donc ça marche, ce culte fonctionne. Les Américains viennent avec des cargos et ils nous balancent des sacs de riz. Donc continuons de parler dans nos radios en

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bois et cetera. C'est un c'est une image, une analogie qui est reprise souvent en informatique pour expliquer que il ne suffit pas d'imiter le code de quelqu'un qui a qui a codé pour obtenir le même résultat. Il faut comprendre ce qu'on fait. Or, on est fasciné et je le comprends par les réussites les réussites asiatiques. Vous avez même parlé du QI des asiatiques. Le QI des asiatiques, qu'il soit en Asie ou ailleurs dans le monde, les petits enfants, moi je me suis beaucoup intéressée au sujet de l'adoption. les petits enfants adoptés dans le monde euh quand ils sont adoptés par des ce que vous voulez quand on adopte des petits asiatiques, ils surperforme à l'école. Donc c'est c'est si vous voulez c'est pas seulement un problème d'éducation he vous pouvez mettre un petit asiatique

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dans le système américain, il surperforme à l'école. En France, on n' pas le droit de faire ce genre de statistique. Aux États-Unis, ils ne s'en priv surprent. Euh ce que je veux dire c'est que on nous a fait le coup il y a pas très longtemps avec l'uniforme. On a on s'est dit ah les Japonais ils sont quand même très forts. Les Coréens, tous ces gens, ils sont quand même très forts. Ils foutent des uniformes à leurs gamins et qu'est-ce qu'ils sont bons à l'école. Donc qu'est-ce qu'on va faire nous ? on va mettre des uniformes à nos élèves et puis ils vont devenir bon. Sauf qu'en fait cette tradition d'uniforme, elle vient évidemment de la colonisation anglaise puisque ces pays ont souvent été colonisés par les anglais et elle a la vocation inverse de celle que les Français ont voulu en

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faire. Les Français ont voulu mettre l'uniforme aux élèves pour lutter contre les inégalités. C'est toujours la même idée, c'est que si vous venez à l'école avec des belles fringues, vous êtes un de riche et que il voudrait mieux que tout le monde soit habillé avec un sac de jute. Donc on va mettre l'uniforme à tout le monde. Et en réalité l'uniforme dans tous les pays dans lesquels l'éducation, l'instruction fonctionne bien, l'uniforme a la vocation inverse, c'est-à-dire qu'elle est là pour distinguer les écoles les unes des autres. Il y a une école où l'uniforme est bordeaux avec je sais pas quoi, un logo doré et l'école d'à côté dans laquelle l'uniforme est bleu marine avec un logo blanc. Et l'idée c'est qui est-ce qui euh le samedi au rugby va aller mettre la raglée à l'école d'à

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côté ? C'est surtout pas d'uniformiser les élèves, c'est de créer un corps de de faire en sorte que les écoles euh soient cohérentes et que les enfants qui y sont soient fiers d'appartenir à l'école qui a gagné le dernier match du rugby, qui a je sais pas quoi, fait la plus belle fresque ou j'en sais rien. C'est et on est en permanence dans le culte du cargo en France. On a fait la même chose avec l'empathie. à un moment, on s'est dit "Ah quand même, les Danois, ils sont quand même forts, ils font ils éduquent bien leur gosses, mais qu'est-ce qu'ils font de différent de Ah, ils donnent des cours d'empathie." Il est évident que si on donne des cours d'empathie en France, nos petits élèves vont devenir super intelligents et apprendre leurs leçons. Mais évidemment

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que ça ne fonctionne pas parce qu'en fait, et vous l'avez dit, les pays, les civilisations ont leur génie propre. Nous ne sommes pas Chinois, nous ne sommes pas japonais et nous avons dominé le monde pendant des siècles. On était nous les occidentaux les rois du monde et c'était pas en copiant les Chinois à l'époque. Mais la différence la différence à laquelle vous n que vous contourné, c'est la question que je pose depuis maintenant un car, c'est la notion d'effort et de difficulté parce que le je suis d'accord avec vous, enfin si je peux me permettre euh l'uniforme a été voulu en France pour gommer parce que c'est quand même un vrai problème aussi que dans les dans les cours de récré c'est à qui aura la dernière

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chaussure la dernière paire de chaussures Nike et cetera, ce qui est quand même l'intrusion de du monde marchand dans quelque chose qui devrait en être préservé. Moi quand j'étais petit à l'école, il y avait aussi des tabliers qu'il fallait porter qu'il y avait une façon de gommer les classes sociales. Mais surtout ce que je vois c'est la notion d'effort. Quand on voit comment en France par exemple, il y a toute une réflexion sur la simplification de l'orthographe, la simplification de la de la de de la grammaire et cetera et cetera. Ce que disait d'ailleurs Jean-Paul Brigami euh en en dans les pays d'extrès Borio euh pour lire un journal au Japon, faut connaître 1800 caractères des kanji, les caractères chinois plus les hiragana plus les katakana plus le Romaji.

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Euh un un caractère chinois c'est entre 1 et 20 tracés séquentiels à apprendre dans le dans le bon sens. beaucoup moins efficace que notre système alphabétique d'ailleurs et c'est pour ça qu'on a dominé le monde pendant longtemps. Il n'en demeure pas moins que pour apprendre à lire et à écrire en France, il faut apprendre quoi 26 lettres majuscule et minuscule ça fait 52 avec deux trois tracés séquentiels. Ça fait quelque chose comme à peu près, je sais pas moi, à peu près 150 à 200 traits. Pour apprendre le chinois, le japonais, le taïwanais, c'est à peu près 20000 tracés. séquentiel et il passe des années à ça. Or, il il garde farouchement ce type d'écriture qui est

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un système un peu une espèce de firewall culturel parce que on est dedans ou on n'est pas dedans et il n'en demeure pas moins que ça facilite chez ces chez chez ces jeunes. Moi j'ai vécu au Japon, j'en parle en connaissance de cause, un un effort, un respect de l'enseignement, un souci du détail, de la précision, ça on met des années à apprendre à lire et à écrire. On envoie peut-être les résultats. Moi, je suis quand même effaré de constater que on a c'était d'ailleurs sous Mao. Sous Mao, ils avaient voulu simplifier justement les caractères chinois. C'est pour ça qu'on a pas exactement les mêmes caractères en Chine aujourd'hui ou à Taïwan, ils ont conservé les caractères d'origine. Mais en fait, au résultat, ça n'a pas été ça n'a ça n'a en aucun cas favorisé l'augmentation de la de

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l'éducation. Ce qui a favorisé dans l'éducation, c'est le retour aux valeurs confuséennes à l'éducation traditionnelle en Chine. Et moi, je vois qu'on est lancé en France dans quelque chose qui est toujours plus de facilité, toujours moins d'exigence auprès des auprès des élèves. Je ne crois pas avoir critiqué la notion d'effort, je ne crois pas avoir critiqué la notion d'effort, j'ai critiqué l'idée qu'il fallait flécher les parcours des individus. Ça n'a rien à voir. En l'occurrence, moi j'enseigne à des petits enfants, j'ai des CM2, je leur demande d'apprendre des poèmes par cœur, de poèmes, des poèmes longs, hein, 30 35 vers. Euh là, je leur ai demandé d'apprendre un poème de 22 vers. Évidemment, ils ont fait un peu la tête parce que c'est le début de

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l'année, ils pensent que ils vont rester sur Maurice Carem et c'est pas le cas. Moi, je demande beaucoup d'efforts à mes élèves, à mes propres enfants et je pense que l'effort est une condition de la de l'apprentissage. Tout à fait. C'est pas c'est pas du tout de l'effort dont je parlais. Je parlais du fait de penser que parce qu'on va imiter euh le fait de donner des coups de pieds au cul aux petits gamins pour qu'ils apprennent l'ingénierie euh à partir de 5 ans, on va devenir on va redevenir euh un grand pays. Je pense pas que c'est en imitant euh des recettes étrangères. Je pense qu'il faut qu'on retrouve notre propre génie. Alors

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ça va être dur de faire la synthèse là.

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Si vous voulez euh premier constat, on est tous d'accord que chaque pays a son génie propre. Euh la Suisse, vous l'avez rappelé, a un peu moins de de 10 millions d'habitants. Elle est fondée sur une histoire de démocratie très ancienne, de démocratie directe. Je pense qu'un pays comme la France qui est qui n'est pas protégé par ces montagnes, qui est ouvert à à tous les vents dont les élites sont à la recherche de la dernière mode, je je vous rappelle château brillant dans les mémoires d'outreet tombe dit à la veille de la révolution le comble enfin c'est pas le mot qui l'utilise mais ça revient à dire ça. Le comble du comble, c'était

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d'être euh anglais à la cour, américain à la ville et prussien à l'armée. Donc l'idée du ce que vous appelez le phénomène du cargo, c'est pas nouveau. Et d'ailleurs, je dirais que c'est surtout nos élites qui pensent comme ça. C'est est-ce que le le le peuple a souvent plus plus de bon sens ? notre génie, il nous oblige à avoir des stratégies nationales à 10 ans, à 20 ans. Deuxièmement, le bonheur des gamins. Bah, l'exemple des de la psychologie ou de la sociologie est très bon. Euh je veux dire le quand quand on enseigne en université puisque moi j'ai

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eu la chance de de voir et le système des grandes écoles et celui de l'université et qu'on voit des des enfants qui n'arrivent pas à obtenir une licence avec des taux d'échec absolument catastrophiques parce qu'on leur a dit fais ce que tu veux sauf que le sauf que les D étaient pipé d'emblé il y avait pas il y avait pas d'égalité des chances contrairement à ce qu'on raconte, il y a il y avait pas le aujourd'hui d'ailleurs, c'est ce que montrent les études PISA. La France est le pays où les les l'inégalité des résultats en fonction euh du statut social est le est le plus fort. Euh on a des inégalité géographique jusque dans la même ville, jusque dans le même département selon le niveau sociologique. Donc donc si vous

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voulez, je comprends et c'est un noble idéal que vous que vous rappelez de de laisser s'épanouir l'enfant, mais franchement aujourd'hui nos enfants ils n'ont ils n'ont pas la liberté que vous croyez qu'ils puissent avoir parce que bah je vais donner un autre exemple. On on a des on a des ministres de l'éducation qui ont trouvé qui ont trouvé génial de d'introduire la la tablette à l'école. Mais c'est une absurdité totale dans dans une société dans dans une société où n'importe qui a son smartphone ou où on on passe des heures

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en dehors de l'école, il faut sanctuar sur un smartphone ou sur d'autres outils électroniques, il faut sanctuariser l'école. Euh regardez, regardez une chose très simple, la perte de l'écriture manuscrite qui a qui a des qui a des conséquences cognitives terribles. Et moi, on on me fera pas croire qu'un enfant qui aujourd'hui n'a pas appris à écrire de manière manuscrite, il a les mêmes chances qu'un enfant il y a 30 ans de choisir librement son destin professionnel.

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Donc je suis euh je suis moi-même un grand admirateur des sociétés de de liberté. Je pense que effectivement toutes nos références greco-latines et tout ce qui a tout ce qui a fondé la liberté en Occident, c'est une grande chose. Mais aujourd'hui, le le le pays ne le pays ne se ne se ne défend plus ses frontières à tout à tous les sens du mot. Et nous avons des politiques qui sont au contraire qui qui sont au contraire qui ont tendance à faire passer. Alors, je rejoins votre idée du cargo. On va faire parce que vous avez donné des exemples gentils, mais enfin il y a aussi beaucoup de très mauvaises idées qu'on a introduit parce que ça se faisait comme ça ailleurs et

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puis avec des choses avec avec des choses absurdes. On a on a dans l'université par exemple, on a supprimé ce qui était vraiment un critère dans les dans les sciences humaines et sociales, un critère vraiment de de de sélection de bons de bons universitaires qui était la thèse d'État. Bon, moi on me disait dans les années 80 quand on a supprimé la thèse d'État, on me disait c'est pour c'est pour s'européaniser. J'arrive pour faire ma thèse en Allemagne au début des années 90 et la premier truc dont j'entends parler c'est la habilitation Schrift qui est exactement la thèse d'État que l'Europe n'avait pas supprimé contrairement à ce qu'on me racontait au ministère de l'enseignement supérieur ou dans mon université. Donc je comprends bien ce que vous dites sur le cargo, mais encore

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faut-il que nous ayons un état qui protège les Français qui leur permett d'être libre. Je suis d'accord que plus on aura de liberté mais à l'abri de frontière et avec des gens qui nous défendent des mauvaises idées ou des mauvaises pratiques venues de l'extérieur. Et vous avez dit tout à l'heure que la Suisse était protégée par ses montagnes. La Suisse n'est pas protégée par ses montagnes. Elle est protégée par ses institutions, par sa loi, par le fait qu'elle n'a pas le droit du sol. mais le droit du sang et que l'État suisse est réduit à ses fonctions régaliennes. Donc pour que les gens puissent être libre dans un pays, il faut que l'État remplisse sa première fonction, c'est-à-dire faire respecter l'ordre et la tranquillité publique. Et si on avait un état qui au lieu de s'éparpiller à

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financer je sais pas quelles associations à s'occuper de racommoder les chaussettes, de donner des bons pour qu'on puisse aller s'habiller dans les freries et qui à la place de ça s'occupait de nous protéger, de nous permettre de nous déplacer librement, de commercer librement, on aurait pas ce problème de discuter du fait de flécher, je sais pas quel un destin individuel parce que les gens et et par ailleurs cette histoire de sociologie, psychologie et je sais pas quelle je suis d'accord avec vous, ce sont des filières qui ne mène à rien, dans lesquels les élèves se perdent pendant des années et finissent par sortir complètement aigris et par voter LFI parce qu'ils pensent que c'est tout à fait injuste d'avoir fait 7 ans d'études pour avoir 1000 balles de salaire à la

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fin du mois et je les comprends et finalement c'est c'est quoi le problème c'est que c'est financé par de l'argent publicons ne mettons pas de quota cessons de financer des études supérieures qui ne fonctionnent pas finançons éventuellement les boursiers qui ont besoin d'argent pour aller faire des études qu'on considère utile effectivement, pourquoi pas ? Mais même, je dire pourquoi à quel moment dans quel cerveau malade on considère que une génération entière a un droit de faire les études ? C'est pas un droit de l'homme les études. C'est ça ça sort d'où ? À un moment, il faut le droit de l'homme, c'est la propriété privée, la liberté d'aller et venir et cetera. J'ai le le droit au logement, le droit aux études et le droit à je sais pas quoi justement à se faire ressembler ses

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chaussures. Ça ça va trop loin et c'est ça arrive forcément, on en arrive forcément à des systèmes complètement dévoyés où les gens effectivement vont euh au frais du contribuable euh se faire plaisir 5 6 7 ans à l'université pour en sortir en ayant pas de boulot. Non seulement c'est un poids pour la société, mais en plus ils haïsent finalement les gens qui les ont conduits à ça. Donc là, je suis complètement d'accord avec ça. Bon, Jean-Paul, est-ce que on vous pourriez euh nous parler de d'abord du collège unique et euh du principe fondamental de l'inclusion et de d'avoir des classes où on mélange tous les niveaux et la difficulté de revenir à des classes de niveau. Alors euh j'ai vécu ça parce que

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j'étais déjà prof euh en en 1975. Euh on a vu débarquer à partir de 76 77 euh des gosses qui arrivaient souvent du Maghreb qui avaiit qui étaient très gentil hein qui avaient des niveaux extraordinairement variables et souvent très très bas et que nous avons été sommés d'enseigner au même niveau d'âge que les autres. Alors là, c'est là que nous avons forcément baissé la barre en quelque sorte parce que autrement on les perdait tout de suite. Évidemment, si vous parlez pour les plus faibles, vous perdez les meilleurs. Ça là, c'est une règle absolue. Bref, à l'arrivée, on finissait par perdre tout le monde. Ça

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c'est une réalité. et on a continué à baisser la barre en augmentant les notes. Alors, je vous le dis, si vous avez des enfants ou des petits enfants qui ces 15 dernières années ont eu une mention très bien au bac, c'est du pipo. Voilà, faut le dire, hein. On a baissé, on a baissé le niveau et on a monté les notes de façon à camoufler le fait que l'on avait baissé le niveau. Il y a jamais eu autant de bâcheliers. Quand j'ai passé le bac, le taux de réussite c'était 65 %. Actuellement ça dépasse les 95 %. Qu'est-ce qu'on va faire de

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tous ces gens-là ? Alors 65 % ben il y en a qui redoublai. On ne peut plus les faire redoubler parce que je vous le dis, il y a pas la place technique dans les établissements. On peut pas doubler les classes de terminal. En plus, on a pas les profs pour ça, hein. Donc, on les fait passer en fac où on baisse le niveau sur les trois premières années. Les notes de première, 2è et de licence sont fictives. Je vous le dis, hein. C'est au moment du master que ça se complique et sérieusement parce que beaucoup de fac ont créé des masters à double détente. C'est vous avez un master pour tout le monde et puis vous avez un master d'élite.

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Allez voir à Paris 2 par exemple comment ça se passe he vous master de droit réservé à 25 personnes et nous sommes fondamentalement fondamentalement un peuple élitiste auquel on a fait croire depuis 45 ans à peu près que la démocratisation supposait une baisse générale du niveau. Non, la vraie démocratisation, moi je préfère parler de la vraie République en quelque sorte. C'est l'élitisme bien tempéré. C'est-à-dire que il faut aller chercher les meilleurs, les aiguillonner, les nourrir. Euh imaginez une chose, on parlait tout à l'heure des populations

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d'origine étrangère, on devrait leur donner deux fois plus d'heures de cours. Deux fois plus d'heures de cours de façon à ce que à 16h, il ne sortent pas dans la rue pour faire les guetteteurs pour les dealers de cheit. Voilà. Ça, je ça à Marseille en grande quantité, il faut les maintenir en classe jusqu'à 8h du soir. Ce qui se fait dans certains établissements d'ailleurs, hein, il faut les donner à il faut leur donner la possibilité même de travailler. Et alors, je vais dire des choses qui sont absolument incorrectes politiquement parlant. Euh nous avons des immigrés de toutes sortes d'origine. En 778, j'ai vu arriver en classe des immigrés

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du sud-est asiatique, des enfants de B people qui n'ont jamais, écoutez-moi bien, qui n'ont jamais posé le moindre problème, qui au bout d'un an parlaient un français parfait et qui brillait dans à peu près toutes les matières et qui ne se plaignent pas aller au Vietnam. actuellement, ils ne passent pas leur temps à dire "Oui, mais nous la guerre et tout, le traumatisme euh nous les colons, les excolons devrait nous rembourser et cetera, tout genre de choses qu'on entend dans le Maghreb, hein. Euh non, il bosse, il bossente. La valeur travail en France c'est absolument effondré. Euh finalement, je suis assez vieux pour avoir vu trois

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générations d'immigrés, ceux des années 60 qui travaillaient à fond, qui d'ailleurs enseignait à leurs enfants à travailler à fond. Ce qui pose problème actuellement, c'est la 3e génération. Voilà ceux qui ceux à qui on a pas donné grand-chose et qui vont chercher des ressources du côté des imams. Voilà, il faut le dire très froidement hein. Alors si si on ne reprend pas ça en main soigneusement, je parlais tout à l'heure de guerre civile. Nous sommes exactement dans la situation des civilisations qui se sont effondrées. Il y a des modèles historiques, hein. On a un historien ici

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qui pourra le confirmer. Lorsque vous avez la combinaison de d'un effondrement économique, on y est, hein, on y est, on n'a pas vu le pire, vous allez voir au mois de janvier. Bon euh d'un d'une agression extérieure et on y est depuis très longtemps. Je rappelle que l'empire romain n'a pas ne s'est pas effondré sous le poids des barbares. Les barbares étaient installés dans l'empire romain. Voilà, ils étaient romanisés. Ils ont pris le pouvoir parce qu'ils étaient là, hein. Ça veut dire quelque chose. Troisièmement, de menaces, on va dire écologiqu diverses et nombreux et variées et elles y sont aussi de menaces

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épidémiques et on a eu une répétition générale hein avec le Covid. On va faire on va faire mieux prochainement. Bon, c'est l'ensemble de ces situations qui crée une la possibilité d'une extinction de masse. Voilà, c'est ce que je crains moi actuellement. Il faut redonner effectivement à la valeur travail son lustre. D'autre fois, nous avons été un peuple extraordinairement actif de ce point de vue-là. Je rappelle que euh vous baladez en France, vi vous avez des des paysages euh qui témoignent de la du travail humain, hein, pendant des siècles et des siècles.

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Actuellement, c'est euh le jeunfoutisme général. C'est ce sont des parties de gauche hein. C'était Benoît Amont qui avait proposé de populariser le salaire universel à 600 € par personne. 600 € par personne, ça vous laisse juste la possibilité de manier votre télécommande au fond de votre canapé, hein. Voilà, c'est tout. la gauche. Euh la valeur travail, c'est une valeur qui devrait dépasser le clivage droite-gauche, qui actuellement est renié par les uns par les autres. On a eu quand même des ministres de l'éducation qui étaient d'une nullité

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absolument terrifiante. Gabriel Atal, ministre de l'éducation, on va très loin avec ça, hein. C'est pas à l'école alsacienne qu'il a appris la valeur de l'uniforme. Voilà, il faut bien comprendre. Bons croix à l'école alsacienne, c'était l'un des pires élèves de l'institution. Euh, il a jamais travaillé de sa vie, mais ils sont un certain nombre comme ça. Comment euh tolérons-nous en quelque sorte d'avoir des politiques qui pensent si peu et à courte vue ? Voilà. Bien, merci. Il est temps, il est 11h30.

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Je voudrais remercier nos intervenants qui parlent tous très franchement et qui ont des points de vue. C'est c'est moi je trouve ça passionnant. Maintenant la parole est à vous euh pour poser des questions. Alors il y a quelqu'un qui va passer dans la salle avec un micro. Je ne sais pas qui est-ce qui a le micro. Et donc vous faites des questions, des questions hein, pas des grandes déclarations qui durent 3 minutes parce que je vous couperai la parole des questions et éventuellement en comment on dit les en les fléchant si vous voulez demander plus particulièrement une question à l'un ou à l'autre de nos interlocuteurs. Voilà, on essaie de répondre à tout le monde. Bonjour. pour vous présenter. Je suis adhérent à l'UPR depuis 2 ans. Je suis du Finister et également je

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pense intéressant élève en école d'ingénieur. Je vais poser une question. Donc je reviens sur le chiffre que vous avez évoqué de des gens qui partent à l'étranger. C'est 15 à 20 % des ingénieurs en France qui partent à l'étranger, plus les personnes qui partent dans des milieux financiers et cetera. Et j'en viendrai à une proposition qui est on veut avoir des professeurs. Ce que monsieur Brigelli disait parce que on a plus les moyens matériels quelque part de former les gens d'une manière décente. Est-ce que la contractualisation et et je dis ça en étant pas un fan du marché mais est-ce que la contractualisation l'incitation pour je sais pas des gens moi moi j'ai

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j'ai été pour tout dire à une réunion de pour faire contractuel en math il y a quelques jours et j'ai vu que c'était très disons un petit peu sclérosé dans pour pour y arriver quoi. Et donc du coup, que pensez-vous de d'une possibilité d'incitation à la contractualisation pour les gens qui sont dans dans l'enseignement supérieur et qui soit économiquement financièrement intéressante pour elle ? Merci. Merci. Qui est-ce qui répond ? Je veux bien répondre. Juste, je voudrais comprendre une chose, ce que vous appelez la contractualisation, parce que le fait que on recrute des euh des gens pour enseigner dans le dans le le primaire ou le secondaire sur contrat, ça ça existe déjà depuis euh depuis la période SarkoZie. le

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développer de sorte le développer de sorte à ce que ce soit euh quelque part un programme qui incite les gens qui sont dans l'enseignement supéateur plutôt jeunes qui ont des compétences dans les les qui sont passés par les classes prépa à venir un peu distiller l'esprit préparatoire. Je vais je vais vous donner un un témoignage. Enfin, c'est c'est vu de l'intérieur puisque euh j'étais moi-même j'étais moi-même à l'enseignement supérieur, mais euh la question de la mastérisation du recrutement des des enseignants était traité par les deux ministères. C'est pas mon dossier, mais j'écoutais ce que ce qui se disait et

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alors on a on a supprimé les les le caractère central du concours de du concours d'enseignement, le cap ou l'agrégation. Euh et je me suis amusé parce que j'étais d'abord au cabinet de de de ma MPCR puis ensuite je l'adjoint du recteur de Paris. Et alors quand j'arrive quand j'arrive au rectorat à Paris euh j'entends dire d'autant plus précisément "Oh là, on a un truc visiblement ça n'avait pas été prévu. Euh il y a il y a un effondrement du nombre de candidats au au poste de de enfin pour devenir professeur. Pourquoi ? parce qu'on avait supprimé alors on pouvait dire c'était une sécurité, c'était autre chose, c'est le statut de fonctionnaire, mais on avait supprimé une voix une voix claire, une voix qui

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était alors je suis d'accord qu'il y avait pas toujours le niveau au CAPS, on est mais malgré tout c'était ça aurait été assez facile de réguler et de et de faire remonter le niveau avec ce simple instrument. Aujourd'hui, on a un système qui est devenu totalement absurde. Alors, comme il y avait pas assez de candidats au concours puisqu'il restait quand même une part de concours, on s'est dit on va contractualiser. Mais je maintenant il y a prescription. Si je vous racontais l'improvisation dans la dans laquelle ça s'est décidé dans les deux ministères, c'est c'est affreux. Euh donc si vous voulez, je crois que on avait un système qui marchait pas mal euh qui ressemblait un peu au recrutement des mandarin en Chine pour euh faire plaisir à François

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Aselino sur la référence asiatique et et on a supprimé ça au nom d'une contractualisation qui à mon avis a été a été un désastre. Alors, j'ajoute que moi ce que j'ai vu, c'est que dans dans une société où il y a beaucoup de mal-être au travail, je cherche pas à savoir pourquoi, hein, c'est pas le sujet, mais j'ai vu des gens qui à 35, 40 ans, 45 ans disaient "Ah bah, je veux devenir professeur des écoles, instituteur." Bon et puis qui partait faire ça en s'enthousiasmant. Alors là, il franchissait les obstacles et et puis il faisait ça, faisait ça 2 3 ans et puis craquait psychologiquement. Ça, je l'ai vu plusieurs fois. Donc, si vous voulez, c'est des sujets très compliqués et il faut des voies simples de

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recrutement. Et puis moi je maintiens, il faut il faut remettre le savoir au centre. Euh si vous voulez, l'idée de faire un un un mémoire de master en plus pour recruter un prof, c'est pas le sujet. le prof, il doit transmettre un savoir et et donc il faut il faut que son savoir à lui-même soit plus développé que celui de ses élèves. Euh et malheureusement aujourd'hui euh le niveau des élèves a beaucoup baissé mais celui des enseignants a souvent aussi beaucoup baissé. Merci. Alors une autre question. Bonjour, j'ai 35 ans, j'habite en Touren et je suis psychologue.

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Je suis adhérente à l'UPR depuis 3 ans. Et donc, je voudrais vous poser une question. À qui ? Aux personnes qui ont tenu des propos jugeants sur les psychologues et ce qui peut pousser un étudiant à entrer en psychologie. Euh je vais plutôt me concentrer sur l'état du médico-social en France qui est pour moi un facteur qui explique énormément les difficultés que rencontrre les enseignants dans les écoles publiques puisque la majorité des enfants en situation du handicap sont à l'école publique. Ça fait 11 ans que je travaille dans le médico-social dans des équipes qui sont censées soutenir la scolarité des enfants en situation du handicap avec une demande des augmentations constantes

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à moyen constant de la part de de l'État. La RS nous demande de travailler toujours plus avec toujours moins. Des évaluations qui nous disent qu'on travaille mal et des enseignants qui tirent la sonnette d'alarme sur des enfants qui ne savent pas accompagner, qui leur demandent énormément de temps, une suradaptation au détriment des bons élèves que vous disiez à juste titre, il faut pouvoir nourrir. Et moi-même, pour cette raison, j'ai choisi d'inscrire mon enfant de 3 ans en maternel dans une école privée. Alors, quelle est la question ? Pardon. votre analyse sur l'impact justement du manque de moyens pour les enfants en situation du handicap qui pèse sur les enseignants besoin

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alors ça remonte à plusieurs années euh pour faire pour faire des économies d'échelle très importantes la gauche a décidé que il fallait mettre tous les enfants, quel que soit leur niveau, leur handicap et cetera dans les mêmes classes. Cela a donnéig pour en témoigner des situations inextricables parce que vous avez des gosses qui ont de très d'immenses difficultés, qui sont mêlés à des enfants qui n'en ont pas. Euh alors je reviens sur un instant sur ce que vous avez dit sur le fait que vous étiez psychologue. Parmi

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les slogans de 1968 que j'avais beaucoup aimé, il y avait quand nous aurons pendu tous les psychologues avec les triples de tous les sociologues, aurons-nous encore des problèmes ? Bon mais il en faut il en faut en particulier les méthodes d'apprentissage à la lecture. Euh c'était comment elle s'appelait ? Ursa qui avait analysé ça, on produit des dizaines de milliers de fausses dyslexie. Voilà. euh qu'il faut bien traiter d'une façon ou d'une autre parce que ça se traîne d'année en année et si on les traite pas au début, ça s'aggrave à partir de la 6e 5e.

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Mais une idéologie de l'égalitarisme à tout prix a fait que on les avait on les a mises avec les autres. On les a pas traité, on les a pas rééduqué, on n rien fait pour eux. Vous êtes une profession finalement en déficit permanent, hein. Là, je le dis très très franchement. Euh moi, je me rappelle avoir eu en classe une élève sourde qui passait son temps à discuter avec les copines derrière et qui était allé se plaindre à ses parents du fait que je ne m'adressais pas à elle parce que elle lisait sur les lèvres, sauf qu'elle

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regardait jamais mes lèvres. Voilà. Euh là, il y a eu un problème et je pas assez pour un très méchant garçon parce que je lui mettais de mauvaises notes. Qu'est-ce que je vous dise ? Moi, je mets les notes qui étaient méritées. Mais il faut voir une chose, c'est que il faudrait à nouveau s'en occuper spécifiquement, mais que nous n'avons pas les personnels nous n'avons pas les personnels qualifiés. Nous avons voulu faire des des économies de bout de ficelle et ce sont les enfants à l'arrivée qui payent les pot cassé. Voilà, nous sommes une

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nous avons l'école d'un pays en voie de sous-développement de plus en plus. Autre question. Monsieur Alicolin je vais faire une déclaration déclaration pas question. Et ma déclaration c'est pour les questions il y a pas de déclaration ce sont des question ma déclaration est pour porter une parole de gauche qui est entièrement d'accord avec celle de monsieur Husson ce dont j'étais très autonné et je suis je vous remercie monsieur Aselino d'avoir invité les deux autres intervenants qui ont une une parole totalement caricaturale et réactionnaire de droite et j'étais très étonné de voir

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monsieur Husson avec don dans les propos je suis entièrement d'accord avec vous monsieur Assolinot, j'ai adhéré à l'UPR il y a 2 mois essentiel enfin entre autres parce que vous avez dit que l'UPR était un une réunion temporaire de gauche et de droite et je porte donc une parole de gauche qui a été totalement presque totalement absente de ce débat. Je vais situer ma parole et pour la rendre légitime parce qu'elle est tout aussi légitime que celle des quatre personnes qui ont parlé pendant plus d'une heure et demi. Et bien je m'appelle Joselyine Chasard. Je suis professeure en documentation depuis 1991. J'ai travaillé 35 ans sur le terrain dans le secondaire. Vous êtes extraordinaire madame. Vous avez réussi à prendre la place d'un d'un

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orateur sans avoir été invité. Maintenant, je crois qu'on vous invit les gens à poser des questions. Vous me coupez la parole madame pour un pays soi-disant de liberté. Je suis titulaire d'un master en littérature anglaise, d'une licence de droit, d'une licence de lettre moderne. Merci monsieur parce que ce que vous dites dans vos directs sur l'éducation, je suis entièrement d'accord avec vous et je suis entièrement d'accord avec vous sur la nécessité effectivement de redonner aux enfants la notion de l'exigence intellectuelle. Entièrement d'accord avec vous. Donc je termine ma présentation pour me rendre légitime aux yeux de la plupart qui voudrai me fermer la bouche. Donc je suis titulaire de deux licence et d'un master en

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littérature anglaise. Et je suis aussi et je suis aussi je ne l'ai jamais dit en public jusqu'à présent, je suis aussi haut potentiel intellectuel, c'est-à-dire que je fais partie waouh de 2,5 % de la population. Alors, il y a un élément, il y a deux éléments qui ont été totalement absents de votre débat. Monsieur Husson l'a effleuré mais il il a fait que l'effleurer. Il y a deux éléments qui sont totalement absents de votre débat pour expliquer effectivement l'état d'effondrement de l'éducation nationale. Le premier élément et évidemment la l'intervenante franco-isse ne l'a jamais mentionné, c'est le capitalisme. Parce que si les enfants effectivement passent aujourd'hui plus

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d'heures sur des écrans que à étudier ce que leurs professeurs pourrai leur apprendre à l'école, c'est essentiellement à cause depuis 40 ans de la société de consommation qui est basée sur le capitalisme. C'est essentiellement à cause de cela aussi que la plupart des parents ont perdu la mission de leur du sens de leur éducation vis-à-vis de leurs enfants. Le deuxième élément qui a été totalement absent de votre débat, c'est que l'enseignement est une relation humaine, humaine, humaine. Lorsque monsieur Brigelli parle et même monsieur Husson malheureusement parle de non signer exclusivement que des savoirs, j'ai l'impression que vous considérez les

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enfants comme des entons noirs. Et bien les enfants sont des êtres humains. Je les ai côtoyé pendant 33 ans, ceux du collège, de la 6e à la 3e. Les enfants sont des êtres humains. Et pour monsieur Husson, c'est là le léger bémol que j'apporte à la phrase que vous avez dit, remettre l'exclusivité sur la transmission des savoirs pour transmettre en effet des savoirs qui effectivement sont en perdition aujourd'hui dans toutes les matières disciplinaires à cause de la médiocrité des profs. Pour cela, monsieur Husson, il faut une relation humaine entre les adultes qui ont une étiquette de professeur dans les établissements scolaires et les enfants qui peuvent être jusqu'à 30 et 35 par classe. Il faut une relation humaine. Et j'ose le

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dire ici après 35 ans de pour avoir côtoyé des profs. Aujourd'hui, mesdames et messieurs, les profs à 95 % sont des ignorants dans la culture générale ou leur propre discipline sont des trouillards ou sont des collabo du système. 95 %. Merci beaucoup. Merci. Et je terminerai par une proposition monsieur Assubino. Oui. Qui complète celle de monsieur Husson. Je suis totalement d'accord avec vous, monsieur Husson, que s'il doit avoir une purge dans l'éducation nationale, c'est la haute fonction administrative. Et à commencer par l'actuel ministre Édouard Gefr qui a été desgesco et qui, si j'en crois ce que m'a dit un adhérent de l'UPR hier, a refusé à deux reprises la

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proposition que le réalisateur du film La Bataille de Gaul lui a faite, c'est-à-dire de donner la consigne dans tous les établissements colaires d'aller voir ce superbe film. Donc je suis totalement d'accord avec vous, monsieur Husson, qu'il faut une purge de la haute fonction dans l'administration de l'éducation nationale. Je suis tout à fait d'accord. Et je termine monsieur Azulino

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et je termine qu'au lieu d'envoyer comme la proposition quasi totalitaire de monsieur Brigelli d'envoyer de purger les profs qu'il veut purger dans les risières en Camargue et bien il faudrait en effet commencer il faudrait en effet commencer par reprendre toute la toute la la tout tout le corps des professeurs et à leur faire un stage de qu'est-ce que c'est enseigné dans une école républicaine et au service de l'État, il faudrait leur faire un stage de cela parce que c'est ça qui manque le plus actuellement au prof, c'est l'amour de l'enseignement et l'amour des enfants. Voilà. Merci beaucoup madame.

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Non non attendez attendez non non attendez attendez non madame a parfaitement le droit de s'exprimer. Elle a rappelé quelque chose qui est vrai et qui est tout à fait fondamental, c'est que notre mouvement politique est classé officiellement d'ailleurs par le ministère de l'intérieur en divers au-dessus du clvage droite gauche et que comme vous l'avez vu ici qu'on le voit beaucoup, on nous avons des Français les Françaises qui veulent récupérer leur souveraineté, leur indépendance nationale et qui viennent de partout aussi bien de droite voire d'extrême droite, de gauche voire d'extrême gauche. Je voudrais dire un point sur les invités ici. Nous avons invité d'autres personnes. Malheureusement, il y a un certain nombre de personnes de gauche qui ont refusé de venir parce que ils ont comme

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ça des a priori si vous voulez sur les à qui on peut parler et ne pas parler. Je me je me félicite néanmoins que je suis je crois, je l'ai expliqué, le seul responsable politique français qui soit invité alors pas dans les médias à mainstream puisque j'y suis quasiment interdit mais qu'il soit invité depuis des médias qui sont classés à droite voir très à droite comme radio courtoisie comme TV liberté jusqu'à des médias qui sont classés à gauche voire très à gauche comme QG d'Audlandsin comme tribune populaire de Kmanovic où récemment Mourad Guichard qui est qui vient de de qui était journaliste à Libération qui enchaîné qui est très qui est très à gauche et je me félicite

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d'être reçu partout et d'ailleurs de faire des très bons scores partout. Donc je voudrais que on soit ici. Je j'apprécie moi j'ai apprécié beaucoup ce qu'aou son effort de synthèse. C'est ça qui est difficile. Voilà maintenant bah vous avez été particulièrement pris à partie enfin vous deux d'ailleurs. Donc Édouard est-ce que vous pouvez répondre aux questions légitimes de madame ? Je juste un tout petit point madame. La transmission des savoirs demande effectivement une relation intense entre le entre l'élève et le et le professeur. D'ailleurs, moi j'aime pas dire l'enseignant. Pour moi, il y a des professeurs et donc je suis tout à fait d'accord avec vous. Mais la transmission du savoir, c'est pas taper un coup de marteau sur la tête de

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l'élève pour que ça rentre. Ça peut être ça peut être par le jeu, ça peut être mais mais ce que nous avons dit, je pense que c'était un élément sur lequel nous étions d'accord à cette tribune, c'est les les compétences, le savoir-être et cetera. C'est c'est ça a tourné à à l'imposture, voir si on parle en terme marxiste à l'instrument de domination du du grand capital que vous dénoncez. Donc je suis entièrement entièrement d'accord avec vous de ce point de vue-là et ne ne vous méprenez pas sur mes propos. Il y a rien de plus beau. Vous savez, je viens je viens d'une lignée enfin d'un côté de ma famille, je viens d'une lignée de

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d'instituteurs et de et de et de professeurs de lycée. Donc je sais ce que c'est. J'ai eu ces modèles là quand j'étais quand j'étais quand j'étais gamin. Merci Jean-Paul. avec les camp de rééducation en Camargue. Je voudrais juste relever une expression dans ce qu'a dit madame, elle parlait, elle a dit que elle avait entendu des réactionnaires de droite. Alors dans le mondeélien qui est le nôtre où la liberté c'est l'esclavage et l'ignorance c'est la force, je pense que réactionnaire de gauche est devenu pléonastique et réactionnaire de droite est de plus en plus antithétique.

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est à droite que l'on on trouve actuellement de plus en plus de gens qui se battent pour le savoir, pour l'émancipation et à gauche que l'on trouve de plus en plus de gens qui pratiquent le mépris de classe. Dites-vous, la prochaine fois la prochaine fois que vous rencontrerez des gens de gauche avant qu'il vous disent quoi que ce soit, posez-leur la question dans quel établissement ont été enseignés vos enfants, où les avez-vous inscrits ? Voilà. Et ils vous diront une fois sur 10 Ah oui, mais moi c'est pas pareil. Bien sûr. Bon, alors autre question.

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Autre question mais c'est bien le débat est très animé c'est bien. Bonjour. Alors si si possible quand même des questions brèves he pour que le maximum parce qu'il y a beaucoup de gens qui veulent poser des questions. Le temps passe donc on a encore 35 minutes. Bonjour Did Bouvard de Toulouse adhérent à l'UPR depuis 2 ou 3 ans, je me rappelle plus. Je c'est pour revenir sur ce que vous avez dit. Pour les enfants, on peut leur donner envie. On n'est pas obligé de les forcer, mais on aura besoin d'ingénieur, on aura besoin de tout ça. Et euh si ils ont un intérêt pour le foot, c'est souvent parce qu'il y a un club de foot dans chaque village, dans chaque ville. Et pourtant, il y a peu, on peut dire, il y a assez peu de clubs intellectuels de temps en temps,

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des clubs d'échec dans les villes. Mais est-ce que ça serait possible de d'avoir des des clubs de robotique, d'encourager en tout cas dans toutes les écoles des clubs de robotique, d'informatique, de tout ça, de programmation et euh dans toutes les écoles de participer aux olympiades aussi parce que maintenant en France, on a même changé le nom. On utilise même plus World Olympiade, on utilise World Skill, ce qui est assez dommage. Euh mais je sais que les Russes euh j'ai été, j'ai vécu, j'ai pas trouvé ça très dictatorial comme pays. Euh ils sont très bons dans les olympiades, ils valorisent les jeunes qui réussissent dans les olympiades, dans les écoles. Quelle est elle a la position de l'UPR notamment au niveau si vous étiez président ? Est-ce que vous encourage

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encourageriez vous euh la création de clubs de de clubs intellectuels de compétitions intellectuelles dans les écoles et voilà au point dans les écoles déjà ? Oui. Alors bah si j'ai bien compris, c'est à moi que s'adresse la question. Oui, je trouve que c'est une très bonne une très bonne idée. On est dans un monde où on favorise en permanence la compétition dans tous les domaine euh sauf justement en matière d'éducation où on a au contraire cette volonté d'égalitarisme, de ne pas noter de ne pas noter de ne pas de ne pas vous comme si on allait offenser quelqu'un parce qu'il avait une mauvaise note et cetera. Mais c'est une société complètement contradictoire et complètement folle. Ça fait penser d'ailleurs à la construction européenne

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qui à la fois est fondée sur le principe de la concurrence libre et non faussée et traque les les les comment dirais-je les entraves à la concurrence. Sauf que c'est un club de 27 États qui doivent tous obéir à la même direction doit pas y avoir de concurrence. dans une université antérieure, j'avais reçu David Cosandet qui a écrit un ouvrage en sirant de David Hum qui était un philosophe anglais qui avait montré que si l'Occident avait dominé le monde, c'était justement par la concurrence entre les États-nations qui avaient constitué les pays d'Europe et que plus on construit l'Europe et plus l'Europe est en train de s'effondrer. Alors moi, je suis favorable effectivement à la concurrence. Je pense que Lisa sera tout à fait d'accord avec moi d'ailleurs à la

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concurrence mais et effectivement vous avez 1000 fois raison dans les pays de l'Est en Russie et aussi en extrême orient moi j'ai vécu au Japon je connais bien ça il y a cette espèce d'émulation intellectuelle qui peut aussi prendre des clubs d'échec pour enfin les en Iran d'ailleurs ou en ou en Russie on favorise ce genre de de jeux de concours d'échec mais des olympiades, je trouve que c'est une très très bonne idée. Il y avait quand j'étais jeune, il y avait le concours général qui existait qui était survalorisé. Est-ce que ça existe encore ? On mo qu' dire, c'est qu'on en parle plus du tout. Moi, je sais que j'avais été présenté au concours général en en français. Bon, j'avais pas été primé mais enfin c'était quelque chose dans toutes les dans tout que c'était en

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premier ou en terminale, on avait il y avait un concours national et puis c'était valorisé. Euh est-ce que aujourd'hui on valorise quelqu'un d'autre ? Est-ce que le président de la République par exemple reçoit les les les élèves qui ont reçu des très des concours très difficile que ce soit les concours scientifiques, les concours littéraires, est-ce que on valorise ça pas du tout ? Est-ce qu'il y a des émissions de télévision à la grande à la grande pendant les plus grands moments d'audience qui tire les Français vers le haut ? Je suis d'une génération où ça avait du bien et du pas bien mais enfin il y avait des émissions de par exemple il y avait une émission qui s'appelait Au théâtre ce soir à la télévision française où il y avait tous les mois

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une émission parfois il y avait des pièces du théâtre classique de Molière. Ça c'était Mais quand on voit maintenant que c'est Hanouna, c'est quand même un effondrement général. Donc il y a de façon générale une volonté dans l'ensemble de la population d'abaissement il me semble. Et ça, je renvoie à notre programme et sur l'éducation et aussi sur les médias qui devraient servir à améliorer le niveau global de la population en ouvrant d'ailleurs les la l'esprit des gens sur le monde, hein, parce que on nous parle toujours de de la mondialisation et cetera, mais on n'est pas dans un phénomène de mondialisation, on est dans un phénomène d'américanisation et il y a aucune ouverture sur le monde,

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sur ce qui se passe en Amérique du Sud, en Afrique, en Asie, en extrême orient, dans le sousc continent indien. Vous n'avez jamais jamais jamais d'information de film venant pas. Voilà ce que j'ai ce que je voulais dire. Autre question. Euh juste juste un point à propos de ce que disait monsieur. Euh j'ai été prof en prépa scientifique pendant une quinzaine d'années. Mes élèves avaient participé, c'était de très bons élèves, hein, dans un très très bon lycée. Euh avait participé aux olympiades de Math et m'expliquait systématiquement qui s'était fait minable. par des petits Chinois de 12 ans qui avaient été formés depuis le départ à ce genre de compétition. Alors, il faut savoir ce

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que l'on veut. Soit on travaille le bien-être de l'enfant, soit d'une façon ou d'une autre on sélectionne très vite, très dès le départ euh et on aiguille les enfants vers leur capacité maximale. Voilà, il faut faut bien voir les choses hein. De la même façon, les clubs d'échec, c'est très bien mais des gens doués aux échecs, j'en ai connu, c'est très rare hein. Le The Queens Gambit, c'est pas tout le monde en quelque sorte. Et euh effectivement, il faudrait inciter ça. Alors, dernier point quand même, le modèle c'est plus les footballeurs, hein, ce sont les influenceurs et les influenceuses.

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Euh, allez vendre vos charmes au Qatar et vous serez qualifié pour les générations actuelles. On est donc on est tombé très bas. Il va falloir remonter avec un très gros effort. Merci. Alors, autre question. Alors, je vais essayer d'être bref. Comment vous Je vais essayer d'être bref ? Oui. Vous vous présentez, hein. Euh, je vais pas donner mon prénom, mais je suis un sympathisant et un adhérent de l'UPR depuis 10 ans. Et je voudrais depuis 10 ans et je voudrais que je voudrais que mon visage soit flouté parce que je prépare un concours donc si j'apparais dans la caméra et cetera. D'accord. D'accord. D'accord. Euh ce que je voulais dire, on a

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beaucoup parlé de sélection, d'élite et de de défaillance du système scolaire et je connais des gens qui ont subi le harcèlement scolaire à l'école. Alors tout simplement, j'aimerais savoir quelle mesure vous inspire cette question. Oui, c'est un sujet, merci pour cette question. C'est un sujet qu'on a pas vraiment évoqué. C'est la question en gros de la sécurité à à l'école. Ça va depuis le harcèlement scolaire. entre élèves par exemple, mais aussi la sécurité physique, les les parents qui viennent se plaindre, des enseignants qui parfois sont molestés ou alors ça peut aller jusqu'à faire une Samuel Pathie comme vous l'avez dit atrocement mais sans aller jusque là fort

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heureusement ça peut aller sur l'insécurité à l'encontre des enseignants aussi. Il y a dans les deux sens harcèlement scolaire et puis harcèlement scolaire entre entre élèves hein et puis euh et puis ça. Alors euh je voudrais dire une chose, le harcèlement scolaire a toujours existé. Je reviens la fontaine, cet âge est sans pitié. Nous apprenons, nous sommes là pour apprendre aux enfants à devenir humains. Ils ne le sont pas au départ. Au départ, ce sont des animaux. Voilà, il faut le il faut si si vous êtes pas d'accord, c'est votre droit le plus absolu, mais c'est un fait. Voilà. Et le harcèlement a pris une dimension totalement nouvelle à cause des euh

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des réseaux sociaux. Voilà, c'est devenu la capacité. Moi, j'ai vu des établissements à Marseille où euh ils obligaient les filles à faire des gâteries aux garçons à la récrée dans les chottes et le mettait en ligne dans les 10 minutes qui suivaient. Euh c'est ça le débat sur l'interdiction des portables. Ça tourne aussi autour de ça. Il y a une reprise en main qu'il faut faire qui n'est plus du ressort de l'enseignement mais du ressort du ministère de l'intérieur hein. Il faut bien comprendre une chose, c'est que les le petit barbare actuellement a le pain

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et le couteau. Plutôt le couteau dur. Édouard, vous voulez répondre ? Non, je je c'est une des raisons pour lesquelles je disais qu'il faut sanctuariser absolument l'école et y interdire le smartphone. C'est ce que disait Jeanz. Jean disait l'école doit être à l'écart du bruit du monde. On est en 1937 ou 38 hein. Voilà, c'est le ministère de l'éducation du Front Populaire euh tué par les collaborateurs et les Allemands euh après son incarcération dans les années 40.

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Donc ça c'est essentiel. Euh par ailleurs, si on veut un exemple type des dysfonctionnements de la de la de la bureaucratie, prenons le cas de de Samuel de Samuel Patti, il y avait eu des avertissements qui étaient remontés. Il y a il y a même une cellule dédiée euh à la radicalisation euh au ministère de l'éducation nationale. Mais le problème c'est que euh c'est traité de manière bureaucratique. Ensuite la contrairement à ce qu'on pourrait croire, la coordination avec le ministère de l'intérieur ne ne marche pas vraiment. Et puis en fait, sous le terme de radicalisation, on met on met tout.

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C'est-à-dire que il y avait aussi des questions de harcèlement sexuel, de de harcèlement moral, de harcèlement scolaire, de qui qui venait se mélanger à un sujet très précis qui était un danger lié à à des militants islamistes. Et donc ça ça n'a pas été traité à temps. Et donc si vous voulez, ça rejoint euh ce sont des questions très compliquées. Moi, je donne simplement un un sentiment. J'ai vu à plusieurs reprises des chefs d'établissement résoudre mieux des problèmes sur place que quand ça remontait jusqu'au rectorat et à force jusqu'à la

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jusqu'à la rue de Grenelle. Alors qu'il y ait besoin de contrôle, qu'il y ait besoin de Je parlais de supprimer les inspections générales, ça me paraît une évidence. les inspecteurs d'académie euh effectivement ils ont un rôle mais euh sur tous ces sujet là euh à mon avis plus on sera près du niveau de décision sur le terrain, plus on les résoudra vite. Mais évidemment, ça veut dire deux choses. Ça veut dire que un directeur d'établissement qui prend une décision de bon sens pour faire arrêter un cas de harcèlement scolaire, il faut pas qu'il soit désavoué par l'inspecteur d'académie, le recteur ou à forcourerie au ministère. C'est là, on a un gros problème. Et puis ça veut

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dire aussi que on ne fait pas la promotion au sein du système des gens qui respectent le mieux la consigne pas de vague parce que c'est ça la réalité. Merci. Alors, autre question. Bonjour. Alors, je suis délégué départemental du AIN. Je suis aussi professeur d'histoire géographie. Donc, le sujet me concerne particulièrement. Alors, j'ai des questions. Alors, j'ai j'ai pu remarquer qu'il y avait certains sujets qui n'étaient pas abordés durant le débat, notamment le la question des programmes scolaires, c'està-dire que c'était un débat qui était très théorique, mais concrètement, comment vous exprimez vos convictions concrètement dans les choix des programmes scolaires ? Et deuxièmement aussi par rapport à l'intelligence

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artificielle, sachant qu'aujourd'hui on il n'est plus possible de faire cours de la même façon que dans les années 60 puisqu'il faut intégrer cette nouvelle donnée de l'intelligence artificielle qui fait partie de la société française actuellement et c'est un c'est un fait. Alors comment vous intégrez aussi cette nouvelle donnée de l'intelligence artificielle dans le cadre de l'éducation ? Qui veut répondre ? Moi, j'enseigne à l'école primaire. Donc l'intelligence artificielle, il me semble que jusqu'à un certain âge, elle doit pas rentrer dans l'école, que effectivement après qu'il y ait une offre alternative à une instruction qui aujourd'hui n'est pas très bonne, on le sait, que des élèves aillent apprendre ce qui les intéresse, ce qu'ils souhaitent apprendre avec une

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intelligence artificielle, ça me choque pas. Maintenant que l'intelligence artificielle soit, comment dire implantée à l'école primaire par une volonté étatique, ce qui ce qui semble être dans les clous. hein, il est question de de former les enseignants de l'école primaire et du collège à l'intelligence artificielle puisqu'il pour qu'ils puissent en enfin l'utiliser avec leurs élèves. Euh encore une fois, comme c'est une décision étatique, centralisée euh que aucun de nous n'a été consulté, euh à mon avis, ça ne portera aucun fruit ou alors des mauvais fruits. Quant au programme, ils sont aujourd'hui délirants à la fois par leur quantité, c'est-à-dire, on a des des centaines de pages de programmes. En tout cas, l'école primaire, c'est comme ça, je

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sais pas comment c'est après, mais on a des centaines de pages de programmes qui ne sont pas en réalité des programmes scolaires, qui sont en réalité des programmes à sortis de méthodes. On nous impose des méthodes pédagogiques alors même que le cœur du métier d'enseignant doit comporter la liberté pédagogique. Et à mon avis, il faut remplacer ces programmes par des objectifs, ce qui ne peut se faire que si on arrive à former des professeurs de bonne qualité. Et c'est là la grande question parce qu'évidemment euh si on dit à un professeur de l'école primaire à la fin du CM2, les élèves doivent savoir quoi additionner et soustraire des fractions et qu'on ne lui explique pas comment faire, bah on suppose qu'il sait le

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faire. Or, pour l'instant, on ne forme pas les enseignants à donner ce genre de d'instruction à leurs élèves. On les forme à tout le reste à peu près, c'est-à-dire à leur parler encore une fois de d'économie, enfin pardon, de de développement durable, de harcèlement. On a des journées entières sur le harcèlement dans des écoles qui dans lequelles le harcèlement ne cesse pas et pourtant on est formé tout le temps. Euh on va parler voilà de de lutte contre les inégalités et cetera. Donc les programmes fourmillent de choses qui à mon avis sont inutiles. À mon avis, il faut les alléger pour revenir à des programmes qui sont comparables à ceux qu'on avait, on va dire, au début du 20e siècle. Les méthodes de lecture et cetera utilisé à l'école primaire en

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1928 ou 1930 étaient bonnes en fait. Et et les et les élèves d'aujourd'hui euh ontologiquement ne sont pas différents. Il y a pas de différence anthropologique entre un gamin de 5 ans en 1928 et un gamin de 5 ans 5 ans en 2026. Euh et donc il faut alléger les programmes, revenir à un système d'objectif qui en fait existait autrefois puisqu'on avait ce qu'on appelait le certificat d'études et c'était ça le juge de paix. Est-ce qu'on a le certif ? Et si on n pas le certif, bah on va pas au collège faire des on va pas au lycée. Et il y avait une sélection qui était bien plus précoce et qui alors je sais pas s'il faut revenir à une sélection aussi précoce hein. Je je j'ai pas d'idée précise là-dessus. Ce que je sais c'est que des programmes tels qu'on les a aujourd'hui conduisent

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les professeurs qui par ailleurs sont mal formés à ne pas instruire, à je dis même pas éduquer, à rééduquer. Il y a un excellent livre d'un un monsieur qui s'appelle Patrice Jean qui s'appelle qui s'intitule Rééducation nationale que je vous invite à lire et c'est très drôle en plus. Euh les livres de Jean-Paul Brigoli sont très drôles aussi, mais voilà, il est il est il est très drôle et on est vraiment là-dedans, c'est-à-dire qu'on n'est pas dans l'instruction, on n'est pas même pas dans l'éducation, on est dans la rééducation, on n'apprend pas aux enfants euh comment penser, on leur apprend quoi penser et c'est un gros problème. Donc à mon avis, il faut alléger tout ça, revenir à un système d'examen à la fin de l'école primaire qui permet de juger du niveau des élèves

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de manière nationale, c'est-à-dire que tous les élèves passent le même examen, ce qui permet aussi d'ailleurs pas tellement de juger les élèves, mais de juger les écoles et les professeurs. Euh ce qui permettrait d'ailleurs de de d'alléger le système d'inspection. Euh autrefois, les inspecteurs ne venaient pas inspecter un enseignant pendant une heure dans sa classe. Moi, j'ai été inspecté de très nombreuses fois. Ça s'est toujours très bien passé. Voilà. Mais je je trouve ça fascinant. Le type vient, s'assoit au fond de votre classe, il vous regarde faire votre cours pendant 1 heure et demie, à la fin, il vous dit "Oui, alors vous pourriez faire plus de travail de groupe, vous devriez utiliser le tableau numérique interactif. On lui explique pourquoi on en fait pas, pourquoi

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voilà." et il s'en va et il vous met je sais pas quoi 15 et demi. Alors maintenant il y a même plus de notes. Maintenant c'est euh satisfaisant, très satisfaisant, je sais pas quoi. Autrefois les inspecteurs venaient au début de l'année, ils inspectaient la classe en fait, les élèves. Ils regardaient quel était le niveau des élèves et ils revenaient à la fin de l'année. Et si les élèves avaient progressé, ça voulait dire que le prof était bon. Alors évidemment, il y a toujours des élèves qui progressent pas, mais en moyenne si les élèves ont appris des choses, voilà, un élève qui connaissait pas une femme de la fontaine en début d'année et qui en connaît une à la fin de l'année, bah il a progressé. Ça se ça se juge la progression des élèves, ça s'évalue.

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Voilà. Donc à mon avis, les programmes, il faut les les expurger de tout ce qui n'est de tout ce qui est idéologique déjà et de tout ce qui n'est pas purement instruction. Revenir à un système de de test, enfin de de d'examen de fin d'école primaire. et puis euh pouvoir former les professeurs à donner euh du savoir aux enfants et c'est et c'est là que ça sera sans doute le plus compliqué. Merci beaucoup. Pour ce qui concerne Pour ce qui concerne les cours d'histoire, moi quand j'étais quand j'étais quand j'étais élève à l'école puis ensuite au lycée, on avait quand même une éducation en matière d'histoire qui était d'abord événementielle.

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Euh et puis qui avait pour saint principe qu'on s'arrêtait quand j'étais donc dans les années 60 70, on s'arrêtait avant la seconde guerre mondiale et on ne parlait jamais de l'actualité. C'était quelque chose qui était réservé, c'était très politique. On ne parlait jamais d'actualité dans à l'école. C'était quelque chose de sacross maintenant. J'ai l'impression alors peut-être que je me trompe mais que dans les enseignements de l'histoire, on a pulvériser l'enseignement par les dates. On demande à des enfants de faire des raisonnements transversaux qui dépassent leur capacité. C'est on est c'est pas des tésards en histoire. Euh c'est-à-dire qu'on leur demande de faire des euh Oui. de de comparer des des choses des époques, des histoires

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différentes sans qu'ils aient la base même qui est le défilé des causes et des raisons euh en matière historique. Et puis il y a, j'ai bien compris, une survalorisation de l'actualité avec des présupposés idéologiques notamment bien sûr sur la construction européenne où l'on va gommer des gens comme François 1er et Charlesquin on va quasiment passer ça à la trappe. On va réécrire l'histoire. On est dans un phénomène un petit peu de nature soviétoïde où il y avait des des pas entiers de la de la de l'histoire russe qui étaiit passé à la trappe et puis on valorisait un certain nombre de hautes figures qui préfiguraient la la victoire de la construction du socialisme. Est-ce que j'ai une vision lucide ou une vision exagérée ? Euh vous avez une vision parfaitement

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réactionnaire, hein. Mais réactionnaire de droite ou de gauche ? Euh ah ben nous avons déterminé tout à l'heure que ça n'existe pas les réactionnaires de droite. Les réactionneurs de droite à force de réagir se sont retrouvés à gauche à plus de près. Mais en revanche la gauche s'est retrouvée à droite très largement. Euh je vous donne une idée parce que vous disiez l'actualité, madame Tobira a imposé par une loi euh le fait que il ne fallait parler que de la traite atlantique et pas de la traite sahaarienne. Euh il a fallu, il y a des historiens qui ont travaillé là-dessus qui sont

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retrouvés blacklisté pendant des années. Comment s'appelait-il déjà ? Petré Grenouillot. Voilà. pétré grenouilleux à à Nant, il me semblait hein euh à l'époque euh parce que ils avaient déterminé que la traite sarrienne avait fait bien plus de dégâts que la strate atlantique et surtout avait duré infiniment plus longtemps. Mais il ne faut pas le dire. Donc euh alors certes, l'histoire c'est très dangereux hein. C'est Paul Vadéri qui disait que l'histoire est le problème le plus dangereux que la chimie de l'intellect est élaborée. Bon c'est certain que c'est très dangereux. C'est une matière qui est extrêmement volatile, mais pour moi avec le français et les sciences, c'est

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absolument fondamental dès le départ pour fabriquer des citoyens. C'est la fabrique même du citoyen. Si on biaè les études historiques dès le départ, on biaè le citoyen et de l'enfant tordu, on fait un citoyen tordu. C'est ça la réalité actuelle. Autre question. Est-ce que je peux dire quelque chose sur l'intelligence artificielle ? Euh c'est une question extrêmement importante qui a qui a été posée. Euh je pense que euh ceux d'entre nous qui euh qui ont qui ont recours à l'IA pour euh pour des raisons professionnelles on ont remarqué une

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réalité très simple, c'est que l'IA donne des résultats plus d'autant plus intéressants qu'on a posé des questions euh complexes et intéressantes. Donc en fait, on se retrouve devant le problème dont nous parlons depuis tout à l'heure, c'est que si on veut un jour pouvoir utiliser l'IA de manière utile, il faut des gens extrêmement cérébrés en face, très bien formés. Et puis bah la question des savoirs, on peut la retrouver. Euh les il y a il y a des moteurs d'IA qui qui invent des des réponses quand ça les quand ça les arrange. Il faut être une fois je cherchais une date sur l'histoire de la Chine et le moteur d'IA, je j'étais sur de dips en plus. Le moteur DIA m'a euh je lui ai

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dit qu'il avait tort à un moment et il m'a il m'a dit euh il m'a dit "Non, non, pas du tout, il s'est passé telle chose à tel endroit." Alors, je sais pas si c'est des anciens maouistes qui qui ont fait les qui ont programmé, mais en tout cas, il m'avait inventé une date. Il y avait aucune question possible. Bon, donc si vous voulez plus sérieusement pour face à Lia, il faut des gens extrêmement bien formés. Mais ça nous ramène moi la à la la question qui qui m'est cher ou ce que ce que j'ai essayé de défendre depuis tout à l'heure, c'est que si on parle de sanctuarisation de l'école, de protection finalement des enfants, il faut les il faut les mettre àia tardivement évidemment parce qu'il faut qu'ils aient d'abord tout le reste. Je parlais aussi tout à l'heure de la perte

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de l'écriture manuscrite qui est dramatique du point de vue cognitif mais c'est la même chose si vous voulez. Comment voulez-vous un jour que l'IA soit utilisé par des gamins qui ne qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, qui ont pas appris les dates en histoire et on on comprend on comprend très bien nos nos nos politiques leur leur leur idéal, c'est de rencontrer Bill Gates, Elon Musk ou d'autres et d'être sur la photo et ensuite ils font signer des contrats pour pour que tel type de tablette soit dans toutes les écoles ou pour que les moteurs d'IA soient répandus et cetera. on voit très bien ce qui est ce qui est en jeu. Mais euh je pense que

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pour revenir au fond de de notre débat depuis tout à l'heure, au-delà des clivages politiques qui peut y avoir, il me semble que nous sommes tous d'accord sur un point, c'est l'école comme lieu qui est qui est préservé pour protéger les enfants, pour les aider à s'épanouir, pour leur transmettre un savoir qui sera leur meilleure défense. Et je donne un dernier exemple qui est celui de l'université. Justement, l'université aussi, il a fallu qu'elle se mette à la formation professionnelle systématiquement. Alors, il faut on devait faire à la fois des universités de recherche et en même temps elle devaient former à l'insertion professionnelle. Ça c'est les le génie des des ministères français. Mais moi ce

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qui me frappe, c'est que sur beaucoup des sujets de la formation professionnelle, les entreprises font ça extrêmement bien et euh en revanche, ce dont toutes les entreprises euh se plaignent euh c'est de c'est du fait que euh les enfants enfin les les les étudiants, les diplômés qu'elles recrutent n'ont n'ont pas de culture générale, font des fautes d'orthographe et cetera. Mais l'université, elle doit être là aussi pour transmettre d'abord une culture générale, un savoir et ensuite la qualité des gens euh ça fera que ils seront volontiers recrutés et l'université peut très bien avoir un accord avec un certain nombre de d'entreprises localement pour des recrutements dans telle ou telle filière ou bien ou bien des filières de en bout

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de formation qui permettent l'insertion professionnelle. Mais il faut d'abord avoir fait tout le reste. Et donc on en revient toujours au même sujet. Euh est-ce que l'école, est-ce que l'université sont des sanctuaires qui donne les moyens de se défendre dans la vie et euh y compris face à la à la dureté de la de la vie économique ? Ah merci beaucoup. Moi, je suis 1000 fois d'accord avec euh je suis 1000 fois d'accord avec ce que vient de dire Édouard Russon parce que c'est toutes les procédés les plus contemporains comme l'A sont extrêmement efficaces mais à condition qu'il y ait déjà auparavant une faculté de discernement. Et ce que doit enseigner l'école finalement, c'est donner en effet la capacité de se défendre,

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d'avoir son discernement pour savoir tout le monde a déjà eu je pense cette expérience quand on pose une question à un moteur DI, il vous répond en premier les réponses les plus faciles. Il est presque feignant si j'ose dire mainstream. Et puis quand on dit "Mais non là tu me racontes quelque chose qui n'est pas vrai. Tu n'as pas cité ça et ah oui c'est vrai exactement. Je n'ai pas et puis il se contredit pour progressivement. Il y a peut-être il y a presque un côté un comment dirais-je se plia à la volonté de ce de de de la personne qui pose des questions. Il faut vraiment avoir beaucoup de discernement je pense et c'est le rôle fondamental je crois de de l'école. On avance, il reste plus que 10 minutes. Donc il va y avoir des gens qui vont être frustrés s'ils

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posent pas leurs questions. Allons-y. Bonjour. Euh justement je reviens quand même sur le sujet de l'IA. Aujourd'hui, il y a beaucoup de de d'emplois qui sont supprimés à cause de l'IA. Donc je rebondis un peu sur le la réflexion de monsieur Husson sur quels seront les métiers dans 20 ans 30 ans. C'est vrai que je me pose vraiment la question. Aujourd'hui beaucoup de jeunes n'arrivent pas à entrer sur le marché du travail parce que ben on recrute plus en RH, on recrute plus en marketing et cetera et cetera. Et puis je me fais le porte-voie d'une dame qui pose aussi une question. Avec l'intelligence artificielle, quel avenir pour les métiers intellectuels ? Pourquoi ne pas valoriser plus les métiers manuels afin de réindustrialiser et réautomiser

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réautonomiser la France dans tous les domaines ?

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Alors, c'est une réflexion de très grand bon sens. L'IA va effectivement, on a qu'au début hein, l'IA va probablement nous amener à supprimer plusieurs millions d'emplois essentiellement dans les professions intermédiaires. Non seulement l'administration, ça ce serait pas une mauvaise chose, mais également dans tous les métiers qui sont basés sur du relationnel. En revanche, l'IA ne sera jamais ébéniste. Lia ne sera jamais maçon, LAN ne sera jamais mécanicien. Il faut voir une chose, c'est que nous avons

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façonné un système scolaire qui méprise les métiers manuels alors que il faudrait actuellement et très vite les survaloriser parce que c'est par eux que nous continuerons à exister.

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À autre question. Bonjour à tous. Je m'appelle Christine d'ACosta. Je viens de Moselle. Je suis enseignante dans un lycée classé Zep. Pour vous dire, j'ai une classe de 34 élèves. Donc c'est très compliqué. Je rejoins beaucoup de des points de vue de chacun et je vous remercie beaucoup pour votre regard sur l'éducation nationale. Alors moi, j'ai une question assez terre à terre. Effectivement, les écrans tuent notre enseignement, tuent notre façon euh de d'enseigner parce que nos élèves portable tout le temps sur les ordinateurs. Donc est-ce que euh si vous accédiez au pouvoir, est-ce que euh vous supprimeriez justement les portables l'usage au lycée ? Parce que même si on l'interdit, c'est très compliqué. J'en

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ai encore attrapé deux cette semaine avec le portable, heure de colle et tout et tout, mais euh voilà, c'est vrai l'écriture. Monsieur Husson, vous avez entièrement raison. Si vous pouviez voir les copies que je corrige en BTS et en terminal, vous auriez les cheveux qui se dressent sur la tête. Nous cherchons les mots pour pouvoir donner des points. Voilà où nous en sommes réduits. Donc ma première question c'est les écrans et la deuxième par rapport au recrutement des enseignants. Effectivement les jeunes collègues. Bon voilà. Euh est-ce que vous pensez que dans le cadre des concours, du recrutement, on ne pourrait pas aussi peut-être faire passer, alors je sais pas, je suis pas psychologue, mais est-ce qu'on ne pourrait pas faire passer des tests ou sur l'aptitude à

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encadrer des jeunes ? parce que avoir des savoirs, bon voilà, enseigner ce que j'ai appris en économie, en droit, en marketing, très bien. Mais il faut avoir la compétence aujourd'hui d'encadrer des jeunes qui, comme vous l'avez si justement dit sont des petits arbres qui poussent et si on ne met pas des tuteurs, ils deviennent des arbres effectivement qui poussent dans le mauvais sens. Voilà ma question. Alors, c'est une question qui s'adresse à plusieurs personnes. Pour ce qui vous m'avez pris spécialement à parti, oui, il faut absolument d'ailleurs, c'est quand même ce qui le sens de de ce qui se passe en ce moment. Il y a quand même des efforts pour interdire les portables dans les classes et pour interdire les tablettes et cetera. Ça peut-être pas assez loin, mais je pense qu'il faut

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aller dans cette direction en effet parce que si on a une des générations qui sont qui ne connaissent même pas leur table de multiplication, qui ne sont même plus capables d'écrire, qui ne sont plus capables de réfléchir parce qu'ils appellent ils appuyent sur lien, c'est effectivement un peuple décérébré avec d'ailleurs les risques tout à fait non maîtrisés et qui font l'objet de de d'inquiétude au plus haut niveau international sur les dérapages de l'IR, hein. que je suis 1000 fois d'accord avec vous mais comme dirait mon voisin de je sais pas si c'est de gauche ou de droite, ça dépend de point de vue, vous pour vous il est à il est à ma il est à ma à ma droite et pour moi, il est à ma gauche. Comment vous voyez les choses ? Alors euh

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la question de l'utilisation des écrans des portables et cetera dépend non pas du ministère mais des conseils d'établissement. Euh moi, j'ai enseigné les 15 dernières années dans un lycée à Marseille où les portables étaient interdits. C'est-à-dire que si on trouvait un élève qui en avait un, on confisquait le portable et on le rendait aux parents sur convocation. Actuellement, il y a un tas d'endroits où les élèves deviendraient hystériques, hein, si on leur supprime leur béquille mentale. Bon, ça c'est un premier point, on en a pas besoin. Il y a les établissements qui refusent d'interdire les portables parce que les profs disent "Ah oui, mais moi j'en ai besoin en classe, je l'ai fait travailler sur leur

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portable." Je sais pas si vous imaginez le degré de démission en quelque sorte que cela représente. Et pour ce qui est de l'intelligence artificielle, je rejoins totalement ce que disait monsieur Husson, il faut avoir un très haut niveau pour savoir s'en servir. Il faut au moins être un écrivain canadien d'origine haïtienne pour savoir s'en servir, hein. Mais bien, mais la plupart la plupart des gosses qui l'utilisent se content de la première réponse qui vient. Je vous rappelle que ça ça fait partie

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des des pièges et des écrans. Prenez un élève de 6e à qui on dit faites des recherches sur les pyramides. Il ouvre Google n'importe quel moteur de recherche pyramide pi euh il regarde alors il y aura tout de suite la page Wikipédia sur les pyramides. Mais c'est énorme. C'est énorme. Il y a trois annonces sur les pyramides construction architecturale de tel ou tel banlieu et cetera parce ça sont des sont des pages sponsorisées donc qui ont le droit d'apparaître tout de suite. Et puis il y a un truc sur maître Jim qui a expliqué que les pyramides servaient de

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reli de relais électrique il y a 3000 ans en Égypte. Comment est-ce qu'il va faire la différence ? Comment est-ce qu'il va discriminer les réponses ? Il faut pour ça qu'il ait eu des leçons très précises, nombreuses, répétées et il ne peut véritement s'en servir qu'à la fin. Tout le monde connaît euh cette histoire qui est vraie, hein. Les ingénieurs de la Silicon Valley en Californie euh inscrivent leurs enfants dans des école qui interdisent tout matériel informatique jusqu'à l'âge de 15 ans. Euh ils se servent de euh truc archaïque qu'on appelle un stylo et du papier, hein. Parce que si vous n'avez

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pas au départ la formation qui vous permet d'opérer une discrimination dans l'information, vous êtes accablé. Un dernier point sur l'IA, j'ai travaillé sur les rapports de concours. Les rapports de l'ENA par exemple depuis ces dernières années déplore le conformisme absolu des candidats qui en fait ont des réponses de type IA. Alors, je vais dire une chose. J'ai été prof en classe prépa. Au passage, c'est certainement l'élément qui manque dans notre conversation, c'est ce qu'il y a encore de mieux en France au niveau de la formation générale, peut-être mieux que les universités. Bon, euh, il faut il

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faut faut voir une chose, c'est que euh l'IA donne des réponses qui valent allez 12/ 20. à 12/ 20, je vous le dis, vous n'entrez dans aucune école d'ingénieur à Polytechnique ou à l'en la moyenne d'admissibilité c'est 14 et demi. L'IA ne serait pas admissible à normal sup pour que vos enfants ou ceux de demain puissent faire des études de haut niveau. C'est pas à l'IA qu'il faut leur demander, c'est à des enseignants bien formés. Ça c'est une autre histoire. Merci, merci beaucoup qui

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alors encore une question. Est-ce que je peux juste faire une petite remarque à ce que pour commenter ce qu'a dit Jean-Paul Brigelli ? D'abord, je d'abord je suis très choqué parce que pour l'instant personne n'a prononcé le nom d'Emmanuel Macron et ça fait 3h qu'on débat. Si si j'ai ris. Et ensuite, je voulais je voulais vous raconter une juste une anecdote. Un jour, j'étais j'étais tellement déçu par la réponse d'un moteur que je lu dis si c'est pour me faire une réponse digne d'un discours d'Emmanuel Macron, c'était vraiment pas la peine. Et ben le Lia m'a répondu, c'était Grock, m'a répondu "Désolé, oui, je crois j'ai vraiment parlé la langue de bois. Les prochaines

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réponses vont être meilleures.

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Alors voilà, une toute dernière question parce que ensuite nous devons aller pour respecter les horaires, on doit aller euh se restaurer pour ceux qui ont pris la formule de la restauration du déjeuner. Une dame demande est-ce que vous si vous êtes président de la République continuerez-vous ce programme qui donc semble être devenu une institution de vacances et cetera ? Et ce jeune homme ? Bonjour, bonjour à tous. Donc moi j'ai 24 ans, ça fait déjà 3 ans que je suis adhérent UPR. Euh alors ma question c'est au-delà de l'éducation qui est le sujet d'aujourd'hui euh est-ce que le travail ne serait pas aussi un sujet important parce qu'aujourd'hui il a plus vraiment de valeur si vous voulez. Comment vous voulez motiver les gens à étudier quelque chose ? Si derrière vous

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êtes payé 1500 € aujourd'hui vous faites quoi avec 1500 € quoi ? C'est ça ma question que j'ai. Ça ça me paraît important pour l'UPR de mettre le travail aussi au centre par rapport à l'éducation. C'est aussi important. Voilà. Merci. Alors bien entendu que la question de salaire est importante. Entre le moment où j'ai commencé à être prof milieu 10 et actuellement les salaires de base ont baissé de 30 à 35 % en valeur constante. Mais je vais vous dire une chose, les usars de la République, les institutes de la 3e République, ceux des années 1900, vous croyez que j'étais bien payés ? Non mais il croyaient en la France.

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Il croyait en une mission. La mission à l'époque c'était former des Français pour la revanche de la guerre de 70. C'était très précis hein. L'idée des Hussards, c'était pas une idée en l'air. Bon, ce qui s'est perdu, c'est l'idée en quelque sorte de se mettre au service du pays. Et c'est ce qu'il faut d'une façon ou d'une autre arriver à restaurer. Maintenant, il est évident que si on les paye davantage, on aura peut-être des gens d'une valeur nouvelle qui se porteront vers telle ou telle profession. Mais ce qui s'est perdu, c'est le rapport en quelque sorte à la nation qui fait que chacun est dans

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sa bulle, chacun regarde son compte en banque. Personne ne voit en quelque sorte l'état du pays. Je peux je peux répondre ? On peut je vais faire ma franco-suisse de service, enfin plutôt ma Suisse cesse de service. Euh il y a un problème en France de charge sur le travail. C'est-à-dire que quand vous travaillez, quand vous gagnez 1500 € ça coûte 2000 plutôt 2500 € à la personne qui vous emploie. Donc c'est pas uniquement un problème de dévalorisation de la monnaie ou d'inflation. C'est en particulier en France quand on veut recruter quelqu'un bah déjà c'est très compliqué de recruter quelqu'un parce que il est très protégé ensuite dans son emploi mais en plus on le paye quasiment

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deux fois ce qu'il gagne. Donc il y a et ça par exemple en Suisse c'est pas le cas. Donc euh les salaires sont très nettement supérieurs en Suisse avec un niveau de vie qui est supérieur aussi hein. Euh la la ce qu'on appelle l'indice de génie, c'est-à-dire l'écart entre les plus petits salaires et les plus hauts salaires est bien plus resserré en Suisse qu'en France. Mais c'est surtout lié au fait que les employeurs ne payent pas euh 50 ou 70 % de charge sur un salaire. Alors merci pour cette intervention qui ouvrirait la voix des grands débats sur les raisons pour lesquelles justement il y a cet effort de socialisation parce qu'en fait on est lancé dans un processus en tout cas c'est mon analyse qui à partir du moment

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où on a retiré à la France c'est ça son la possibilité de réglementer son commerce extérieur on a imposé la libre circulation des capitaux on nous a imposé une monnaie que nous ne gérons pas nous n'avons plus aucun un moyen de protection des Français pour que tendantiellement leur il leur niveau de vie devienne celui des Bulgares avec un SMIC à 13 à 300 € par mois et bientôt celui du Bangladesh. Et face à ça et bien il a fallu en effet des amortisseurs sociaux pour faire passer la pilule à la fois auprès des entreprises pour qu'elles restent en France sinon elles s'en vont et aussi vis-à-vis des vis-à-vis des populations. On arrive d'ailleurs au bout parce que c'est l'endettement qui a fait de ça et je pense que nous allons avoir des années qui viennent qui vont être

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terribles parce que la France quasiment ne va plus pouvoir s'endetter et les Français vont être obligés de constater que leur niveau de vie va continuer à baisser. Je ne vois pas comment on peut faire autrement mais je pense que c'est une autre une autre histoire. Est-ce qu'il y a encore est-ce qu'il y a quelqu'un qui a posé qui a vraiment une question super importante qui va Alors c'est vraiment la dernière hein et vous vous présentez. Allô ? Oui, on vous voit pas. Vous êtes en nombre chinoise dont vous ne voyez pas. Ah d'accord. Soit je suis monsieur Margerie Simon et tout à l'heure vous avez parlé de bah du bac pro en gros de l'éducation professionnelle et du lui redorer le blason. Ma question est simple. Comment lui redorer le blason ? Bien sûr au bac pro.

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Ah, il s'agit pas de redorer le blason du bac pro, il s'agit de permettre au comment dire de d'arrêter cette idéologie du 80 % d'élèves au bac dont 96 % l'obtiennent avec mention comme disait monsieur Brigelli, c'est un problème. Et de considérer que ça n'est pas un ce n'est pas une honte d'apprendre un métier. Devenir boulanger ou devenir maçon ou devenir jardinier n'est pas honteux. Mais ça c'est un travail individuel, c'est que si vous vous faites un micro trottoir et vous demandez aux parents ce qu'ils souhaitent pour leurs enfants aujourd'hui en France, personne ne va vous répondre "Je souhaite que mon fils soit plombier." Alors même qu'un plombier en France

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gagne bien plus qu'un professeur. Euh c'est c'est un problème de de c'est un état d'esprit, c'est une vision de la vie, une vision du monde. Et encore une fois, dans d'autres pays, il n'y a pas de honte à faire une formation, à choisir la voie professionnelle. Non seulement parce qu'elle est bien organisée, il y a ce qu'on appelle en Suisse la formation dual, c'est-à-dire que les écoles travaillent avec les entreprises, il s'agit pas que l'État paye le salaire parce qu'en France, c'est ça qui se passe, c'est que pour inciter les jeunes à aller dans le la formation professionnelle, l'État finance ça et du coup, on en fait des petits fonctionnaires avant même qu'il soient sorti de l'école. C'est alors qu'en Suisse, c'est pas le cas, c'est que l'employeur paye la personne comme

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on paye un débutant. La personne peut faire une alternance avec l'école dans laquelle il était où elle était. Ensuite va pratiquer ce métier pendant quelques années et pour ceux qui souhaitent par exemple créer une entreprise, il peut retourner faire une formation quand il a 20 25 ans. Il y a énormément de gens qui en fait ont fait des études supérieures, j'allais dire sur le tard. Euh si tentez que 20 ans ce soit sur le tard, il me semble que c'est jeune. Euh donc en fait c'est tout un état d'esprit. Si vous interrogez les gens autour de vous, vous trouverez très peu de gens qui vont vous dire "Moi, je rêve que mon fils soit jardinier, boucher ou pâtissier." Les gens vous disent tous qu'ils préfèrent que leurs enfants aillent à l'université. Après tout, qu'ils

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apprennent à peu près n'importe quoi, mais pour avoir un bac plus quelque chose. Alors, je suis d'accord avec tout à fait ce qui vient d'être dit. D'ailleurs, il faut mais c'est ça vient de très loin. On sait que dans les pays germaniques ou en Suisse, il y a des le le le my comment dirais-je aller en lycée professionnel est beaucoup plus valorisé qu'en France. Et il y a aussi bien en Allemagne qu'en Suisse ou qu'en Autriche. En France, ça n'est pas le cas. Mais je crois que tout à l'heure il y a eu une une piste qui a été évoquée, c'est quand même le fait que l'IA va annuler paraît-il. On dit que ça pourrait supprimer 5 millions d'emplois en créer 2 millions parce que il y a des emplois aussi qui seront crés mais il y aurait un sol de négatif de 3 millions

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d'emplois ce qui est considérable. On se demande d'ailleurs comment monsieur, je vais faire un petit peu de politique, monsieur Édouard Philippe qui veut reporter la retraite à 67 ans ou à 70 ans comme exige dans certains cas la Commission européenne, on va comment va-t-on faire pour que les seniors se mettent à l'IA ou se mettent à ce gen de chose alors qu'il y aura 3 millions d'emplois qui seront supprimés. Mais les emplois qui vont être supprimés, c'est des emplois euh intermédiaires, comme disait Jean-Paul Brigelli, c'est-à-dire euh par exemple aussi bien euh des cabinets de conseil, euh des euh experts comptables, euh peut-être des notaires euh toutes ces professions qui sont des professions intellectuelles mais qui sont en fait annilé par l'IA. En revanche, en effet, on peut avoir un

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retour nouveau à Nouvelle jeunesse pour tous les métiers manuel et en particulier assez sophistiqué, ce qu'on appelle les trésors nationaux vivants au Japon, par exemple avec les bénistes qui sait faire si l'ébéniste qui sait faire ça ou bien en effet les métiers de bouche ou les métiers et ça de ce point de vue-là en effet je pense que peut-être que l'IA va permettre de de donner de l'attirance pour ces métiers et pour vaincre cette préférence séculaire qu'il y a en France en fait pour les métiers de robe comme robe au sens avocat du terme parce que nous sommes un pays de un pays romain dans sa dans sa profondeur. Je crois qu'on va arrêter ici. C'était à mon avis passionnant.

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Je vous remercie, je vous remercie pour la qualité pour la qualité votre nombre, la qualité de votre écoute, la qualité de vos questions qui sont comme d'habitude dans nos universités, c'est toujours de bon niveau. Je voudrais remercier beaucoup Zig, Jean-Paul Briguelli, Édouard Russon.

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Merci pour votre mobilisation et votre soutien à l'UPR, mouvement de libération nationale porté depuis 20 ans par François Aslin. Vos dons sont essentiels, votre engagement aussi. M.