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Conférence de presseC à vous (sur YouTube)· 1 octobre 2024 17 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Barnier rappelle la nécessité du « respect de l’État de droit » - C à Vous - 01/10/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteÉludée

    On reviendra sur sa chance de survie.

  • 3:00OuverteÉludée

    Je ne sais pas combien de temps durera votre ministère, mais on entre directement en cohabitation.

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Un discours trop long, trop flou ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi, A.Corbière, n'avez-vous pas brandi votre carte d'électeur comme les insoumis ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Il était question de l'État de droit dans le discours de politique générale.

  • 11:00OuverteRéponse directe

    B.Retailleau a-t-il été recadré par M.Barnier avant le Conseil des ministres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00L.VigogneFait
    « Un discours qui ressemblait à M.Barnier, sans effets oratoires, sans grandes déclamations. Un discours très sobre et sérieux. »
  • 7:00A.CorbièreFait
    « Vous ne m'avez pas invité pour que je dise du mal de mes amis insoumis. »
  • 9:00A.CorbièreFait
    « L'idée qu'ils voulaient exprimer, c'était qu'il y avait d'ores et déjà un problème sur la nomination de M.Barnier, qui ne respectait pas le vote. »
  • 11:00E.Tran NguyenFait
    « Il a recadré, B.Retailleau, en disant qu'il promettait une politique indissociable de l'État de droit. »
  • 13:00L.VigogneFait
    « Il a annoncé des hausses d'impôts alors que toute une partie de son camp est contre. »
  • 15:00A.-E.LemoineFait
    « M.Le Pen a demandé à la tribune cet après-midi, une nouvelle loi sur l'immigration pour 2025. »
  • 17:00A.CorbièreChiffre
    « Il annonce l'augmentation du Smic. C'est uniquement l'augmentation mécanique qui doit avoir lieu le 1er décembre qui est avancée au 1er novembre. »
  • 19:00A.CorbièreChiffre
    « 70 % des Français ne voulaient pas de la réforme des retraites. »
  • 21:00A.CorbièreChiffre
    « En 2017, les 500 personnes les plus riches de ce pays représentaient 20 % du PIB de la France. Aujourd'hui, c'est 43 %. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

humilité, écoute, dialogue, respect...

Il a utilisé 18 fois le mot "respect" dans son discours. Il a parlé de réflexion partagée sur le mode de scrutin proportionnel. Il a dit de dégager des compromis, de dépasser les divisions et les querelles.

Ce n'est pas seulement une affaire de convictions chez lui, mais davantage d'opportunités. C'est sa seule chance de survie. - A.-E.Lemoine: On reviendra sur sa chance de survie.

B.Vallaud a d'emblée dit: "Je ne sais pas combien de temps durera votre ministère, mais on entre directement en cohabitation." Pour reprendre les qualificatifs de Patrick, un discours trop long, trop flou? - L.Vigogne: Un discours qui ressemblait à M.Barnier, sans effets oratoires, sans grandes déclamations.

Un discours très sobre et sérieux. Ses feuilles étaient dans des feuilles plastiques qu'il tournait comme un cahier. C'était très scolaire.

Pas de grandes annonces. Beaucoup de flou encore. Ce qui était très surprenant, c'était que d'habitude, un discours de politique générale soulève l'enthousiasme de ses troupes.

Il a été très peu de fois applaudi. Normalement, à la fin, il y a une standing ovation. Les 47 députés LR se sont levés et quelques macronistes. - A.-E.Lemoine: En revanche, beaucoup de manifestations du côté des insoumis.

Vous n'avez pas brandi votre carte d'électeur, comme d'autres l'ont fait. Pourquoi, A.Corbière? - A.Corbière: Vous ne m'avez pas invité pour que je dise du mal de mes amis insoumis.

Même le chahut parlementaire nécessite un peu de savoir-faire. Aujourd'hui, ce n'était pas terrible. Mais ce n'est pas grave.

L'idée qu'ils voulaient exprimer, c'était qu'il y avait d'ores et déjà un problème sur la nomination de M.Barnier, qui ne respectait pas le vote. J'aimerais que le Nouveau Front populaire fasse les choses ensemble et que ce ne soit pas le jeu en permanence, que chacun montre qu'il est plus radical...

Je ne sais pas si ça a amusé les copains de montrer les cartes d'électeurs. Pour essayer de battre l'extrême droite, il faut que cette unité, qui lui a permis d'arriver en tête aux élections, se maintienne. Quand on essaie de faire sérieux et qu'on n'a pas grand-chose à dire, on fait ennuyeux.

C'est ce qu'a fait Barnier. P.Cohen a pointé des poncifs en veux-tu en voilà...

Moins de dépenses mais "mieux de dépenses". On voit un peu le jeu de rôle qui se met en place. C'est un gouvernement faible.

Ce n'est pas rien, le fait qu'à la fin, les macronistes ne se sont pas levés. G.Attal et G.Darmanin ont applaudi froidement.

Ca en dit long sur le soi-disant arc de forces subtiles trouvé par E.Macron. La principale composante, c'était service minimum.

Ils sont en état de grande faiblesse. Il y a un jeu assez terrible. B.Retailleau a eu des mots inacceptables pour une conscience républicaine dimanche dernier.

Je veux bien que M.Barnier aille se faire applaudir à la tribune en disant qu'il ne supporterait pas le racisme. Mais quand B.Retailleau explique que l'immigration n'est pas une chance pour la France...

Qu'est-ce que c'est que cette manière d'opposer le débat? Ca veut dire que les gens qui sont en France sont une malchance pour le pays? Quelle idéologie se diffuse dans le pays? - A.-E.Lemoine: Il a été recadré par M.Barnier avant le Conseil des ministres. - P.Cohen: Au moins sur l'Etat de droit. - A.Corbière: C'est la moindre des choses.

Un ministre qui utilise des slogans d'extrême droite...

Je pense qu'un ministre de l'Economie qui s'était permis de dire qu'il ne considérait pas que l'extrême droite était dans sa conception de la République et qu'il s'était fait taper sur les doigts...

La France, c'est aussi des Italiens, des Polonais, des Espagnols...

Ces gens sont une malchance pour le pays? Si j'avais B.Retailleau face à moi, il dirait qu'il parle de l'immigration maghrébine.

Qu'est-ce que c'est que ces gens qui pensent lutter contre le RN en parlant comme le RN? C'est l'homme qui permet, dans un moment de crise, d'essayer de faire cet exercice qui ne tiendra pas, qui consiste à avoir la bienveillance du RN, avec un ministre de l'Intérieur qui parle pour le RN, qui essaye de faire sérieux en essayant d'enfumer l'essentiel? Il y aura des baisses des dépenses publiques.

Ca veut dire moins de moyens pour l'école, pour l'hôpital, pour les services publics...

C'est tout l'inverse qu'il faut faire. Je suis élu de Seine-Saint-Denis. Il y a eu une mobilisation l'an dernier pour réclamer un plan d'urgence pour l'école.

Pour ne pas avoir plus de moyens, mais avoir au moins des professeurs, des AESH...

Lui nous annonce que les réductions de moyens vont continuer. - L.Vigogne: Il n'est pas rentré dans le détail mais il a annoncé des hausses d'impôts alors que toute une partie de son camp est contre.

Les Républicains en avaient fait l'une de leurs lignes rouges. G.Attal a été clair à la tribune.

Il n'est pas du tout entré dans le détail. En même temps, il y a un chemin clairement tracé. Ce sera amusant de voir comment les députés macronistes le géreront comme le ministre du Budget est issu de leur camp.

Ca va donner quelque chose de schizophrénique. - A.-E.Lemoine: Il était question de l'Etat de droit dans le discours de politique générale. - E.Tran Nguyen: Il a recadré, B.Retailleau, en disant qu'il promettait une politique indissociable de l'Etat de droit, référence aux propos de B.Retailleau qui disait que l'Etat de droit n'était ni intangible ni sacré.

Depuis, B.Retailleau a regretté des faux débats. Ca vient de Matignon?

C'est un recadrage en coulisses? - L.Vigogne: Il a sans doute compris qu'il était allé un peu loin.

Il a fait une faute de formulation. C'est peut-être l'Etat du droit, mais ça ne fonctionne pas pour l'Etat de droit. Il y avait un rétropédalage nécessaire.

M.Barnier a été clair à la tribune de l'Assemblée. C'était un gage qu'il devait donner aux députés macronistes, qui n'acceptaient pas du tout cette sortie de B.Retailleau.

Que veut faire B.Retailleau? Marquer les esprits.

Il veut montrer que dans ce domaine, il y aura une rupture. Il n'y en aura pas dans tous les domaines. Il y a une immense continuité.

M.Barnier, sur le perron de Matignon, lors de la passation de pouvoir avec G.Attal, avait promis des changements et des ruptures.

Il y en a eu sur très peu de sujets cet après-midi. - P.Cohen: G.Attal s'est fait un plaisir de le souligner dans son discours en disant: "Vous avez dit que vous feriez ça mais c'était ce qu'on avait commencé à entreprendre." - A.Corbière: C'est un gouvernement qui va continuer les choix économiques et sociaux du gouvernement précédent.

Vous dites que B.Retailleau a été recadré. Il sait ce qu'il fait.

Il est très intelligent. Il va "colorer politiquement" des sorties de ce type. Il pense qu'il y a quelque chose sur l'immigration qui parle énormément à l'électorat du RN. - E.Tran Nguyen: Il a vu la famille de Philippine.

Il veut en faire un exemple pour renforcer l'arsenal juridique. - A.Corbière: Sur Philippine, un drame absolu...

Le débat dont nous parlons, est-ce celui des féminicides qui ont lieu dans ce pays? Celui de l'absence de politique de prévention pour les gens qui ont déjà commis des viols? Ce qui nous intéresse, c'est de parler de seulement 10 % des cas dans ce pays qui concernent des crimes odieux commis par des personnes en situation irrégulière.

On voit que même derrière ça, il y a une volonté de porter un discours idéologique qui souffle dans certaines voiles. - A.-E.Lemoine: Il n'y a pas que B.Retailleau.

M.Le Pen a demandé à la tribune cet après-midi, une nouvelle loi sur l'immigration pour 2025. M.Barnier pourra lui refuser? - L.Vigogne: Ca fait partie des 3 lignes rouges qu'elle adressait lors de sa réponse à M.Barnier.

Ca demande un projet de loi sur l'immigration au premier trimestre prochain, reprenant bon nombre des mesures censurées par le Conseil constitution lors de l'analyse de la loi Darmanin. Ca divise la majorité de M.Barnier.

On peut noter que cet après-midi, M.Barnier n'a pas prononcé le mot "AME" dans son discours. Les députés Ensemble pour la République ne veulent pas y toucher. - P.Cohen: Il a rayé tout ce qui était dans le pacte législatif présenté cet été par L.Wauquiez et B.Retailleau concernant l'immigration.

C'est-à-dire la reprise des mesures censurées par le Conseil constitutionnel, dont la transformation de l'AME faisait partie. Ce n'était pas dans le discours de M.Barnier. - L.Vigogne: Il a donné des gages à tout le monde cet après-midi.

Il en a donné à M.Le Pen en annonçant qu'il allait ouvrir le chantier de la proportionnelle, aux Républicains qui n'aiment pas trop les éoliennes et donc, il a dit qu'il allait voir leur degré de nuisance...

Et il a donné des gages à tous les groupes de l'Assemblée. - A.-E.Lemoine: Mais aucun gage à la Nupes. - A.Corbière: Il annonce l'augmentation du Smic.

C'est uniquement l'augmentation mécanique qui doit avoir lieu le 1er décembre qui est avancée au 1er novembre. Ca devait avoir lieu. Ca aura lieu 2 mois plus tôt.

Ca représente 27 euros de plus. C'est toujours bon à prendre quand on a un petit salaire. Mais ce n'est pas l'augmentation des salaires attendue. - P.Cohen: Le fait de dire qu'ils vont discuter avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites et l'assurance-chômage. - A.Corbière: Evidemment, quelqu'un qui arrive dit toujours qu'il va discuter.

La puissance du vote des élections de juin, c'était que les Français étaient contre cette réforme. Ils en veulent l'abrogation. Evidemment que quelqu'un qui arrive dit qu'il va discuter avec les organisations syndicales, être à l'écoute, dans le respect...

C'est un champ sémantique classique. Cette réforme, en attendant, est de rejeter. Une large majorité des députés est contente.

M.Barnier veut la garder. Au-delà des sujets d'immigration... - A.-E.Lemoine: Si on ajoute les voix du RN... - A.Corbière: C'est ce qu'expriment les Français. 70 % des Français ne voulaient pas de la réforme des retraites.

Elle a été imposée par 49-3. Ce n'est pas rien. La puissance du vote qui a eu lieu en juin, contrairement à ce que pensait E.Macron, qui pensait que la gauche allait être divisée, c'était un rejet net de sa politique.

Les gens en ont marre que le salaire ne paye plus, qu'il y ait trop d'inégalités...

En 2017, les 500 personnes les plus riches de ce pays représentaient 20 % du PIB de la France. Aujourd'hui, c'est 43 %. - A.-E.Lemoine: C'est eux que veut taxer en priorité M.Barnier. - A.Corbière: On a beaucoup parlé des JO cet été.

Cet été, 12 % des Français ne sont pas partis en vacances. C'est 3 points de plus que l'an dernier. 10 millions de gens sont sous le seuil de pauvreté.

Les Français ont le sentiment que Macron est le président des riches, que sa politique a profité à une minorité et qu'il est temps d'organiser une autre politique. M.Barnier, malgré son habileté, c'est la continuité.

Il nous annonce qu'il y aura des réductions des dépenses publiques. Je vous trouve bien gentil en parlant de l'impôt qu'il annonce...

Il parle d'une plus forte sollicitation de ceux qui ont accumulé autant de richesses. On est dans un moment de grandes turbulences. Malgré toutes les habiletés qu'on a vues, ça ne réglera rien.

La crise est profonde et elle va s'approfondir. Ce gouvernement ne durera pas longtemps. - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'on peut imaginer.

Il a donné des gages à bon nombre de groupes parlementaires. Il a affiché une volonté de dépassement des clivages, de recherche des compromis...

Voilà comment ce discours a été accueilli. On écoute les prises de paroles qui ont suivi son discours. M.Panot pour LFI, G.Attal pour Ensemble pour la République et M.Le Pen pour le RN. - M.Panot: Nous ne pouvons que vous souhaiter et souhaiter au pays que vous soyez le Premier ministre du gouvernement le plus court de la Ve République.

Je veux dire au président Macron: "Nous ne vous craignons pas car vous n'avez aucune légitimité démocratique pour gouverner." - G.Attal: Nous aurons à coeur de bâtir une relation de confiance solide.

Chaque majorité se forge pas à pas en rassemblant largement. - J.-M.Le Pen: Le seul objectif de cette coalition du vide et du cynisme ...-M.Le Pen: Ne donne pas à la France un projet positif mais brise un élan démocratique...

Le RN a fait un choix responsable. Refuser de censurer a priori votre gouvernement pour lui donner une chance aussi infime soit-elle d'engager enfin les mesures de redressement nécessaires. - A.-E.Lemoine: On se demande quelle est la chance de survie du gouvernement M.Barnier.

Entre le NFP qui appelle à la censure, le soutien du bout des doigts du camp présidentiel, le RN qui souligne la coalition du vide. - L.Vigogne: Il y aura peut-être des actes qui suivront du côté du RN.

Le gouvernement ne peut tomber qu'avec une motion de censure. Il y a des petites passes d'armes à la tribune qui n'étaient pas inintéressantes. G.Attal a dit: "Ceux qui réclament des réductions de dépenses pendant les débats budgétaires demandaient toujours plus de moyens pour tel ou tel secteur." L.Wauquiez a dit sur RTL: "Pendant 7 ans, il a été fait n'importe quoi." Ca montre que la coalition qu'essaie de conduire M.Barnier n'est pas arrivée à son terme. - P.Lescure: C'est la 1re fois qu'on voit 2 chefs de partis soutenir un même gouvernement en ayant des visions radicalement inverses. - L.Vigogne: Les visions ne sont pas si inverses que ça. - P.Cohen: Je parlais des postures politiciennes sur les 7 ans écoulés.

G.Attal a fermement défendu son bilan à la tribune de l'Assemblée. L.Wauquiez est arrivé derrière pour dire que tout était catastrophique, que la situation était dégradée partout, qu'il n'y avait pas un secteur dans ce pays qui tenait debout.

C'était frappant de voir ces 2 discours se télescoper. - A.-E.Lemoine: Je dois vous libérer à 19h30, A.Corbière, mais je vous prie de rester