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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 26 juin 2025 29 minAutoproduit

📢 Le ZAP'Parlementaire : Retraites et censure du Gouvernement Bayrou, Outre-mers, Budget des assos

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Monsieur le Premier ministre, nous avons pris acte avec regret de l'échec du conclave sur les retraites et nous savons la responsabilité grave et éminente du patronat et en particulier du MEDF. Je voudrais à cet instant saluer les négociations loyalement conduites par les organisations de salariés, mais je veux dire aussi que cet échec est extrêmement grave et que c'est une mauvaise nouvelle. Monsieur le Premier ministre, ma question sera sans surprise et à l'appel une réponse simple et claire de votre part.

En dépit de cet échec, allez-vous, comme vous vous y êtes engagé déposer sans délais d'ici même la fin de cette semaine pour éviter toute manœuvre dilatoire. Un texte de loi ouvrant la voie à une réforme nouvelle sans totem ni tabou, laissant aux parlementaires la possibilité de débattre de tout et en particulier de la mesure d'âge, c'est-à-dire du retour à 62 ans. Merci monsieur le président.

La parole est à monsieur le Premier ministre. Merci. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.

Depuis 4 mois, organisation syndicale et patronale, ont travailler, je crois, dans un esprit de respect mutuel pour essayer d'améliorer la situation des retraites d'un certain nombre de Français devant la retraite et en même temps pour obtenir l'équilibre budgétaire de notre système de retraite à quoi tout le monde monde s'était engagé pour 2030. Hier soir, les organisations syndicale et patronale se sont séparé sans trouver un accord. Et la question qui se pose devant nous est assez simple.

Est-ce que ces 4 mois n'auront servi à rien ? Oh, c'est parfaitement clair. Je sais très bien qu'un certain nombre de sensibilités dans cette assemblée souhaite l'échec de tout travail en commun et de toute négociation.

C'est ça la vérité. Mais il se trouve que je pense que c'est un mauvais service à rendre à la France. Et donc monsieur le président Valallot et donc j'ai pris l'initiative de d'inviter les organisations syndicales qui ont travaillé en effet avec volonté d'aboutir sous la responsabilité de monsieur Marette qui a été un médiateur et un animateur tout à fait remarquable et les organisations d'entreprise pour regarder Si le travail ou l' accords partiels qui ont été dessiné et dont on était très prêt d'en faire un accord définitif, est-ce que tout cela pouvait être pouvait être sauvé ?

La conviction est qu'il existe très difficile, un chemin qui peut permettre de sortir de cet impasse. Le but du travail que je me suis fixé, c'est qu'en effet, on trouve ce chemin et ce chemin débouchera sur un texte. devrait déboucher sur un texte, dois-je dire, devrait déboucher sur un texte qui pourra être examiné par la représentation nationale.

Mais je veux vous dire des choses claires, monsieur Valallot. Quel que soit le chemin législatif ou réglementaire que nous prendrons, il est pour moi inacceptable de laisser détruire l'équilibre financier si difficile à trouver dont nous avons le plus urgent besoin. Nous ne pouvons pas continuer à compromettre l'avenir des travailleurs d'aujourd'hui et des générations de travailleurs de demain en reportant sur les générations suivantes les déficits que nous causons tous les jours.

Donc le travail des parlementaires est justifié, l'engagement de chacun est justifié mais notre responsabilité c'est de rétablir l'équilibre du régime de retraite. Merci monsieur le premier ministre. Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, je vous cite le 14 janvier 2025 lors de votre déclaration de politique générale.

J'ai la conviction que nous pouvons rechercher une voie de réforme nouvelle sans aucun totem totem ni tabou, pas même l'âge de départ à la retraite. Le 16 janvier 2025, par écrit, je vous cite encore, si les partenaires sociaux ne parviennent pas à un accord global, nous présenterons néanmoins les avancées us des travaux des partenaires sociaux. Nous présenterons sur cette base un nouveau projet de loi.

Ainsi, l'impératif de réforme pour être satisfait dans une démarche de justice. Le Parlement aura en tout état de cause le dernier mot. Monsieur le Premier ministre, ma question était simple.

Le leou le parlement aura-t-il le dernier mot, y compris sur la mesure d'âge et sur l'équilibre du notre système des retraites ? Vous ne m'avez pas répondu cette semaine comme vous avez déjà dit non la semaine dernière. Monsieur le Premier ministre, le respect de la parole donnée est à la base même de notre régime démocratique.

Vous avez pris des engagements pas tenus sur ce sujet comme sur bien d'autres. Cela nous contraint, monsieur le Premier ministre, à déposer une motion de censure contre votre gouvernement. Je vous remercie.

La parole est à monsieur le premier ministre. Merci madame la présidente. Monsieur le président Valot, ce que vous avez cité comme phrase de ma part n'est pas différent de la réponse que je vous ai faite aujourd'hui.

Simplement, vous avez oublié une mention absolument essentielle qui était que il faut que tout cela se fasse dans le respect des équilibres que nous cherchons depuis des décennies si désespérément. Et donc je maintiendrai et le gouvernement maintiendra et j'espère et j'espère que les que les parlementaires présents sur ces bancs maintiendront l'impératif de responsabilité morale que nous avons à l'égard des générations qui viennent. Merci madame la présidente.

Monsieur le premier ministre, Zoula c'est pas seul médicament noulé. Non. La présence de Cassave sous les ordres de l'Élysée ne saurait masquer les réalités de nos vies, ne sauraient masquer non plus niitaires les exigence que nous avons pour les pays des océans, dit d'outre mer.

Ce que nous voulons, c'est de la justice sociale, sanitaire, environnementale, économique et foncière. Nous voulons des actes, nous voulons des droits. Or le compte n'y est pas.

Il n'y a pas le compte n'y est pas lorsqu'à l'approche des grandes vacances des milliers d'étudiants de familles martiniquaises, guadeloupéenne, guyanaises, réunionnaises et même au-delà vivent un exil contraint incapable de regagner les leurs. Faute de moyens, faute de prix raisonnable des compagnies aériennes qui ne cessent de s'engraisser sur notre dos en fait d'une véritable continuité territoriale. Le compte n'y est toujours pas et encore moins l'esprit lorsque dans le cadre du protocole signé en octobre en Martinique pour lutter contre la vie chère alors que l'État s'était engagé à financer le fond des frais d'approche lettre de mission est donnée à votre administration en visite chez nous pour trouver un nouveau tour de pass-pass un welto pour que la consommation locale nos poches déjà éprouvé financent le dispositif de l'État un comble non une nouvelle péréc l'état z cas prend nous pou couillon ce que nous demandons Ce n'est pas duage, c'est une politique de réduction des inégalités, des solidarités nationales, une politique qui assure des sécurités.

Et sur ce point non plus, monsieur le Premier ministre, malgré la prolixité de votre ministre de l'intérieur. Le compte n'y est toujours pas. Pas quant en Martinique, nous déplorons plus de 14 morts par arme à feu depuis le début de l'année. 14 une écorts ne tombent pas du ciel.

Ils sont le fruit républicinial d'une assignation à la pauvreté, à la résidence, à l'autodestruction. Quand l'État oublie ses responsabilités sociales et territoriales, quand il laisse prospérer les inégalités devient le premier artisan de la violence, de l'économie parallèle et du narcotrafic, de la défiance institutionnelle et démocratique, de l'effondrement des repères, de la fragmentation d'un lien social. Ma question est donc claire.

Quand le gouvernement décidera-t-il de mettre en place une véritable politique d'équité territoriale pour la mobilité des ultramarins et de s'attaquer madame enfin aux racines sociales économiques et merci beaucoup. La parole est à présent à monsieur Manuel Vals, ministre en charge des outres. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les députés. Madame la députée Béatrice Bélet, vous avez posé beaucoup de questions. Incontestablement, les sujets d'inégalité économique et sociale sont bien présentes en sur l'ensemble des territoires ultramarins et notamment en Martinique.

Et pour cela, il faut agir. Il faut agir comme peut-être cela n'a pas été fait en tout cas depuis très longtemps en dénonçant par exemple les pratiques du groupe GBH, en soutenant la proposition loi que vous avez préparé en publiant dans quelques semaines circulaires décrets concernant la lutte contre la vie chère et en présentant un texte de loi contre cette vie chère à partir d'une concertation étroite avec les parlementaires ultramarins. Nous présenterons ce texte au mois de juillet et il sera l'occasion, je l'espère, d'un grand débat que vous ne manquerez pas d'enrichir les uns et les autres cet automne.

Il faut agir très concrètement face à ces éléments. De ce point de vue-là, je souhaite une application stricte du protocole Martinique qui a été adopté il y a quelques mois. L'État a pris ses responsabilités concernant la TVA et il faudra continuer dans ce sens.

Vous abordez ensuite la question de l'insécurité. Je crois madame la députée qu'il faut un peu de nuance tout de même. C'est vrai que les sociétés de la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane notamment sont incontestablement confronté au piège du narcotrafic. l'État, la justice, le ministère de l'intérieur mettent les moyens pour lutter contre ce trafic notamment dans les aéroports, sur les portulièrement sur terre, sur mer, euh dans les airs parce qu'il faut évidemment des moyens tout à fait considérables, mais regardons tous en face et euh ce danger éminent, ce danger très particulier pour la société martiniicaise notamment et ensemble plutôt que de nous renvoyer les responsabilités des uns et des autres élus acteurs économique et sociaux état nous devons réussir à lutter contre ce fléau qu'est le narcotrafic monsieur le président mesdames et messieurs les ministres chers collègues Rachal Deéon ma question à laquelle j'associe ma collègue sénatrice Frédéric Espagnac s'adresse à monsieur le ministre de la santé et porte sur l'accès aux soins dans nos territoires à Saint-Jean deus les urgences services publics assurés par la polyclinique privée dysfonction depuis bientôt 1 an réorganisation forcée management agressif qui ont poussé 13 des 14 médecins urgentistes à la démission.

Des urgences fermées très régulièrement depuis le mois de septembre avec des conséquences graves pour la population. Et aujourd'hui, la clinique décide la fermeture définitive des urgences dès le 16 septembre. décision inacceptable alors qu'elle a touché plus de 5 et demi d'euros de subvention ces 5 dernières années.

Le SAMU, les urgences de l'hôpital de Bayonne et la clinique de Biaritz ne pourront compenser cette fermeture et absorber les besoins d'un bassin de 40000 habitants. Le problème est global. Certaines cliniques ne gardent que les activités rémunératrices comme la chirurgie et abandonnent les services publics essentiels à nos territoire comme la gériatrie, les urgences ou les maternités qui ferment partout dans l'hexagone.

Or, les ARS ne peuvent ni conditionner les actes rentables à un maintien des urgences, ni empêcher une clinique privée de fermer un service vital. Résultat, elles ne peuvent pas assurer la cohérence de l'offre de soins. Notre santé avant les intérêts privés.

Monsieur le ministre, que comptez-vous faire pour empêcher qu'un établissement privé seul sur son territoire n'abandonne ses missions de service public au détriment de la population ? Êtes-vous prêt à vous battre avec nous, élus et habitants du territoire pour maintenir un service des urgences à Saint-Jean de qui est et restera indispensable ? Merci.

Merci. La parole est à monsieur Yannicker, ministre de la santé et de l'accès aux soins. Monsieur le ministre, merci monsieur le président, monsieur madame et messieurs les députés, monsieur le député du fou, vous avez bien raison de poser cette question parce que la permanence des soins sur les territoires, c'est pas une option.

Donc je découvre cette situation scandaleuse de la policlinique euh de Saint-Jean Lus que vous avez évoqué avec des menaces de fermeture au 15 septembre et un management probablement délétaire qui a conduit au départ de nombreux médecins. C'est tout le territoire que ça met euh en en difficulté puisque ça met en difficulté le centre hospitalier de Bayonne ainsi que sa clinique et la policlinique également de Biaritz. Donc, il est hors de question que cette situation se fasse.

Il faut que tout le monde participe à l'offre de soins. Nous sommes en période estivale. Il y a 40000 habitants à l'année.

Il y aura du tourisme. Il faut qu'on puisse faire face à des épisodes de canules. Que nous soyons mobilisés, que nous anticipions.

Nous avons besoin de l'ensemble des forces en présence. J'ai eu le directeur général de l'ARS. Il y aura une réunion le 2 juillet sous l'autorité du préfet avec l'ensemble des acteurs.

Nous avons des moyens d'obligation de cette clinique, elle a touché de l'argent public et nous avons des contrôles pour pouvoir assurer et des mises en demeure. Donc la fermeté sera la plus grande et s'il faut, j'irai en personne à Saint-Jean Delus réexpliquer le sujet de la permanence des soins qui ne doit pas être une option en France. Merci.

Monsieur le député, vous avez quelques quelques secondes quelques secondes. Oui, ce qu'on dit à Monsieur le ministre, vous pouvez compter sur moi pour suivre ce dossier essentiel pour les habitants habitantes du territoire. J'espère pouvoir compter sur vous pour refuser que les intérêts financiers de quelques-uns priment sur la santé de tous.

Et vendredi soir, j'appelle un rassemblement à 19h devant la policlinique. Merci. Merci monsieur le président, monsieur le Premier ministre.

Alors que la France a besoin de stabilité dans un contexte international terrifiant. Alors que les Français réclament plus de justice sociale fiscale et une amélioration de leur pouvoir d'achat. Alors que le 19 décembre dernier à Matignon, dans une réunion avec les formations politiques que vous aviez convoqué, vous affirmiez, je vous cite, que le déblocage du pays nécessite de reprendre la réforme du régime des retraites.

Une réforme injuste imposée brutalement par madame Borne et rejetée par 85 % de nos concitoyens. Or, depuis 48 heh, vous vous retrouvez l'otage de l'intransigence assumée, provocatrice, irresponsable d'un patronat harquebouté sur ses intérêts financiers à court terme et refusant de privilégier le paritarisme gage d'une démocratie sociale efficace. Des avancées concrètes étaient apporté de main.

Reconnaissance des carrières achées notamment pour les femmes. Élargissement du compte de pénibilité. Accès anticipé à la retraite sans décote.

Financement sécurisé. La CFDT, la CFTC, la CFECGC était prête à s'engager. Le patronat non et vous, monsieur le premier ministre.

Alors, soyons clair, nous restons fermement opposés à l'injustice structurelle de l'augmentation de l'âge légal de départ à la retraite. Cet impôt sur la vie, nous continuerons toujours à le combattre avec détermination. Mais en responsabilité et dans l'intérêt de millions de Français, il faut donner une chance à la politique des petits pas.

Et j'en viens à ma question. Monsieur le Premier ministre, dans votre lettre du 16 janvier, vous vous étiez prêt à présenter au Parlement les avancées issues des partenaires sociaux, même sans accord global. C'était le sens de la question posée par mon collègue Boris Valallot hier après-midi.

Allez-vous donc sortir de l'ambiguïté, de l'impasse actuel et redonner le dernier mot au Parlement. pour vous répondre. La parole à monsieur le premier ministre.

Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le président Patrick Caner, vous avez retracé le cadre de la situation et je veux dire des choses extrêmement précises. La première, c'est que il est faux de penser que le conclave, comme on l'a appelé été un échec. au contraire.

Et nous verrons et nous verrons, j'espère dans quelques heures que ça n'était pas le cas. Vous avez rappelé à très juste titre que des avancées très importantes ont été accepté et voulu consentis en tout cas par tous les acteurs présents autour de la table, les syndicats de salariés que vous avez cité et les représentants des entreprises. avancé très importante qui allait dans le sens de ce que le gouvernement et je crois la nation souhaite, c'est-à-dire un équilibre pour le régime des retraites et le règlement en terme de justice de situation très importante.

Je pense par exemple aux femmes, à la situation des femmes ayant tu des enfants. Comme vous le savez, hier matin, après avoir constaté que les participants à cette réunion s'était séparé sans accord, j'ai invité tous les participants à venir me rencontrer. Ils sont tous venus jusque hier soir assez tard.

Il se trouve que je considère quant à moi que le chemin existe pour ne rien perdre des avancées qui ont été consenties. Je vais continuer à travailler avec eux jusque demain après-midi et demain après-midi, je dirai aux français ce que nous pouvons trouver comme accord et s'il demeure des points de désaccord, le gouvernement les tranchera. Je serai ainsi absolument fidèle euh au texte que vous avez que vous avez euh euh imparfaitement cité euh et je me suis engagé à ce que si cet accord entraînait des dispositions législatives, elles seront soumises au Parlement et le Parlement aura toutes les occasions de s'exprimer sur ce sujet pour le plus grand bien du pays et pour le sentiment moral que nous devons éprouver à l'égard des générations qui viennent.

Je vous remercie, monsieur le président Caner. Monsieur le premier ministre, je ne suis pas vraiment convaincu parce que j'aurais aimé une réponse plus claire de votre part à savoir que le parlement réexaminerait l'ensemble de ce dossier des retraites. Vous nous vous engagez aujourd'hui à présenter quelques dispositions au Parlement.

Je ne sais pas si c'est la censure ou la menace de censure qui a du bon et qui vous fait avancer en l'espèce. En tout cas, monsieur le Premier ministre, sachez que vous avez intérêt à parler au aux républicains au sens large du terme de ce pays plutôt que de vous lier éventuellement au bon vouloir du RN. Ça a coûté cher à votre prédécesseur.

Merci monsieur le président. Monsieur le premier ministre, en février dernier, alors que tout nous conduisait à la censure, le Parti socialiste a pris ses responsabilités afin de doter notre pays d'un budget. Contre la non censure, nous actions avec vous par écrit. diverses mesures.

Parmi celles-ci, la création d'un dispositif fiscal visant à taxer les hauts patrimoines, générant ainsi 4 milliards de recettes, afin de rétablir un semblant de justice fiscale que 8 ans de macronisme ont totalement détruit. Forcez de constater aujourd'hui que vous avez décidé de nous payer en billet de monopolie. Dois-je rappeler que l'atelage gouvernemental qui est le vôtre n'est pas plus légitime que le lendemain des dernières législatives dont les résultats ont clairement appelés à votre départ de la gestion des affaires du pays ?

L'alliance des perdants ne saurait imposer ses vues à ceux arrivés en tête, surtout en matière budgétaire dont le trou béant est encore perceptible à l'œil nu au trésors. Le mur du budget sur le sur lequel vous allez vous écraser se rapproche et vous vous discutez tranquillement de sa couleur. Prochainement, vous allez encore nous demander de venir dans une de ces réunions où tout est déjà décidé à l'avance pour mieux vous prévaloir d'une concertation factice qui ne trompe plus personne.

Car nous l'avons bien compris, à part des économies sonnantes et trébuchantes qui pèseront majoritairement sur les plus fragiles, rien ne trouve grâce à vos yeux. Sur les retraites, la tenue de vos engagements n'est guère plus satisfaisant et c'est très logiquement que notre famille politique a déposé une motion de censure. Monsieur le premier ministre, comptez-vous respecter vos engagements en matière de justice fiscale ou envisagez-vous à nouveau une fuite en avant vous contraignant à un tango mortifère avec l'extrême droite ?

Pour vous répondre, la parole est au ministre de l'économie des finances, monsieur Éric Lombard. Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Thierry Cosic, rien n'est décidé d'avance et c'est peut-être ça le sujet qui nous occupe et qui va nous occuper dans les mois qui viennent parce que et le Premier ministre l'a rappelé mais vous le savez, nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc c'est bien dans la concertation que nous travaillons que nous allons travailler dans les mois qui viennent. Et d'ailleurs en accord avec le premier ministre, avec la ministre des comptes publics Améli, nous allons recevoir dans les semaines qui viennent les présidents et présidentes de groupe, naturellement les présidents de commission et et rapporteurs généraux, afin d'écouter les propositions et d'élaborer un projet de loi de finance dont le premier ministre donnera les premières lignes vers le milieu du mois de juillet et nous allons poursuivre la concertation à la rentrée afin de rechercher les voies et moyens de trouver l'accord le plus large possible.

Alors, vous citez deux questions qui ont effectivement fait l'objet de discussion plus particulière avec votre groupe et vos collègues de l'Assemblée nationale sur les retraites. Il me semble que le le Premier ministre a été d'une clarté tout à fait limpide sur le fait que le la réunion, le dialogue entre les partenaires sociaux ayant abouti à quelques centimètres près, le Premier ministre allait re chercher les voies et moyens de faire en sorte que ces derniers centimètres soient parcourus d'une façon ou d'une autre, mais je ne veux pas le paraphraser. Quant aux engagements qui ont été pris en matière fiscale, naturellement ces engagements seront tenus.

C'est inutile de penser le contraire de la part du premier ministre que vous connaissez. Nous allons en préciser les détails au fur et à mesure parce que vous avez bien compris que dans ce trajet qui est le nôtre, c'est bien dans le dialogue que ce texte va se construire. Donc je veux redire notre entière disponibilité avec vous-même, avec vos collègues pour préparer ce texte et je l'espère bien permettre que nous ayons un budget équilibré et efficace et utile à la rentrée prochaine.

Je vous remercie monsieur CIC. Quelques secondes monsieur le président, monsieur le ministre, j'entends concertation. La concertation applique aussi des engagements.

Mais en ne respectant pas ces engagements, vous exposez à la à la censure ce qui de facto vous replace dans la main de l'extrême droite. Monsieur Barnier peut en témoigner. Ce n'est pas la meilleure des positions.

Ne jouez pas le budget de la France à la roulette russe. Merci monsieur le président, madame la ministre, chers collègues, je veux vous parler aujourd'hui de 3 millions de salariés, de 20 millions de bénévoles, de ces femmes et de ces hommes qui font vivre le tissu associatif qui est en train de s'effondrer sous nos yeux. car les chiffres parlent d'eux-mêmes. 62 % des associations n'ont pas les moyens de mener à bien leur mission sociale. 1/3 d'entre elles n'ont que 3 mois de trésorerie et 32 % envisagent de réduire leur effectif.

Pourtant, ces associations emploient 11 % de salariés de notre pays et contribuent à hauteur de 3 % du PIB. Or, nous assistons à une saignée générale du secteur associatif. Le désengagement budgétaire global de l'État conduit au désengagement des collectivités parce qu'elles elles sont à bout et les exemples se multiplient, les annonces tombent brutalement.

Le secours populaire perd 40 % de subvention dans le Val de Marne. Le secours populaire, lui 70 % et globalement moins de 37 millions pour l'association des paralysés de France. Le planning familial en première ligne a lancé l'alerte. qu'il dénoncent la baisse brutale de leur financement public jusqu'à la suppression de tous leurs centres dans certains départements.

Ça comptait sans compter que vous mettez fin à l'éducation populaire. Vous acceptez donc que ceux qui protègent, qui accompagnent, qui agissent pour nos concitoyens soient ainsi abandonnés. Derrière ces coûts budgétaires, ce sont une fois de plus nos concitoyens les plus vulnérables qui payent le prix de votre désengagement.

Madame la ministre, quel moyenz-vous mettre en œuvre pour stopper l'hémorragie et pour sauver le tissu associatif de notre pays ? Pour vous répondre, la parole est à Marie Barsac, ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative. Vous avez la parole.

Monsieur le président, mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs, madame laquester Carlotti, nos associations sont dans un secteur, vous l'avez dit, essentiel de la solidarité et de la cohésion nationale. C'est vrai et j'ai pleinement conscience des enjeux que vous venez de souligner. Vous avez raison, la situation financière est fragile et cette fragilité est d'autant plus vraie qu'aujourd'hui les budgets des collectivité territoriales sont compliqués également.

C'est un point que je partage avec vous. Face à ce constat qui nous alarme tous, je suis mobilisée pour préserver des moyens. Sur l'année 2024, nous l'année 2025 euh nous avons préservé les moyens à hauteur de 2024 sur un certain nombre de sujets qui étaient importants.

D'abord, les fonds dédiés euh au titre du FDVA. des fonds qui sont évidemment chers ici à la représentation nationale. Les subventions aux associations de la jeunesse et l'éducation populaire ont été également maintenu et vous le savez, nous soutenons largement les colonies apprenantes qui s'appuent sur le tissu associatif de l'éducation populaire.

Ensuite, nous avons aussi maintenu les conventions de financement pluréannuelles aux associations les plus grandes pour leur donner de la visibilité sur le soutien de l'État à long terme. Et puis évidemment, vous ne l'avez pas souligné mais j'imagine que que vous y pensez, nous avons fait un choix difficile, celui de la diminution du nombre de services civiques en 2025 pour notre pays. Et là aussi, j'ai une attention particulière pour les services civiques dans les associations puisque l'effort est porté majoritairement 75 % par les acteurs publics et d'ailleurs, ce sont seulement les grosses associations qui portent l'effort sur les les services civiques dans le tissu associatif.

Enfin, pour les associations les plus fragiles et dans tous vos territoires, vous le savez, le guide assaut est toujours en voie de déploement avec l'objectif d'un guide assaut par EPCI depuis 2027 qui est un outil utile pour soutenir les associations. En tant que ministre évidemment de la vie associative, je suis pleinement mobilisée déjà sur le budget de 2026 sur le sujet avec ma collègue Amélie Monchalin. Nous travaillons sur cette copie.

J'ai rencontré un certain nombre de d'acteurs du tissu associatif, notamment du mouvement associatif et croyez-moi, la la la situation est compliqué, mais je suis pleinement mobilisée sur cet enjeu que je partage avec vous. Il est crucial pour notre pays. Madame Carlotti, madame la ministre, vous savez que les crédits qui ont été volés votés sont gelés.

Pendant ce temps, les associations s'épuisent après la suppression des contrats aidés, la réforme des retraites qui freine l'engagement des seniors, le financement par projet qui les noie dans la paperace. Le tissu associatif sépiloche. Ce tissu c'est la vie de la nation et vous organisez leur démantellement.