đș Le mouvement lycĂ©en est lĂ©gitime, STOP Ă la surenchĂšre pĂ©nale !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:29OuverteRéponse partielle
Le projet de loi risque-t-il la censure du Conseil constitutionnel ?
- 2:11RelanceĂludĂ©e
Pourquoi faire payer aussi celui qui était à cÎté ?
- 2:56RelanceRéponse partielle
Vous ĂȘtes Ă l'aise avec la responsabilitĂ© collective ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Qui va payer la facture ? Est-ce aux familles de payer pour leurs enfants ?
- 4:20OuverteRéponse partielle
Les revendications des lycéens sont-elles légitimes malgré les violences ?
- 5:04RelanceRéponse partielle
Remise en cause de l'état de droit et instrumentalisation politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Fait
« si des personnes euh cassent dĂ©libĂ©rĂ©ment du matĂ©riel public, empĂȘchent les Ă©lĂšves d'aller Ă©tudier, euh terrorise les professeurs, et bien oui, si leurs parents doivent payer pendant des annĂ©es, s'ils doivent faire l'objet d'une expulsion de leur logement social par exemple, euh si les Ă©lĂšves une fois qu'ils seront en travail doivent payer toute leur vie, et ben Ă©coutez, ça me va. »
- 1:29Chiffre
« Le montendu pourrait aller jusqu'à 10000 ⏠par personne. »
- 2:11Fait
« Ătre spectateur, je suis dĂ©solĂ©, ĂȘtre spectateur, pousser les uns ou les autres Ă casser, c'est dĂ©jĂ c'est ĂȘtre complice. »
- 2:56Fait
« les députés de la France insoumise qui alimentent qui mettent de de l'huile sur le feu sont des tracte ambulant pour le Rassemblement national. »
- 4:20Fait
« On s'en prend Ă des professeurs on s'en prend Ă des policiers On s'en prend mĂȘme Ă des lycĂ©ens qui veulent tout simplement participer au cours. »
- 5:04Fait
« il n'a suffit que nous apparaissions pour que l'école s'écroule que il y ait des mobilisations lycéennes déjà mes 68 vous savez Jean-Luc Mélenchon bloquait son lycée en moi en 2006, je menais la bataille »
- 6:30Fait
« nous sommes des parlementaires. Le un des principes fondamental du droit, c'est que on est sanctionné pour des faits qu'on a commis quand on est auteur et que la justice l'a décidé. »
- 7:13Fait
« la Constitution dit on je ne peux pas payer pour des dĂ©gĂąts que je n'ai pas commis moi-mĂȘme. »
- 7:56Fait
« il y a 2 ans quand il y a eu des dégradations commises lors de d'action coup de point des agriculteurs et des agricultrices, nous n'avons pas eu ces débats. »
- 8:33Fait
« Monsieur Darmanain avait dit à ce moment-là , je comprends le coup de sang et il n'y aura pas d'intervention des policiers parce qu'on comprend ce coup de sang. »
- 9:12Fait
« dans un Ă©tat de droit, il n'y a pas de violence acceptable comme vous semblez le dire. Toute violence doit ĂȘtre condamnĂ©e. »
- 9:55Fait
« on n'a pas besoin d'un nouveau texte parce que ça existe déjà . »
- 10:37Fait
« il faut qu'il quittent la manifestation. C'est normal parce qu'ils se mettent en danger et ils empĂȘchent les forces de sĂ©curitĂ© de pouvoir intervenir »
Temps de parole
- ?100 %
â 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).
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Les intervenants ne sont pas encore identifiĂ©s sur ce transcript â l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaĂźtra prochainement.
Un camion de pompier brûlé à Marseille, un hall de lycée tout neuf incendié à Nant ou encore ses poubelles brûlées à Toulouse. Des dégradations en marge du mouvement des lycéens estimé à plusieurs dizaines de millions d'euros. Face à ces violences, le gouvernement a décidé d'accélérer le calendrier du projet de loi casseur payeur. Il sera examiné dÚs le 27 octobre au Sénat. Ce que nous allons mettre en place, c'est un nouveau principe, de nouvelles dispositions qui vont permettre de mettre en cause la responsabilité collective d'un groupe présent au sein d'un attroupement ou d'un groupement. La responsabilité civile collective, c'est précisément la mesure du texte qui fait polémique. C'est une arme de répression massive contre toutes les manifestations et donc
vous devrez prouver que ce n'est pas vous qui avez cassĂ©, c'est un une inversion totale par rapport Ă l'Ă©tat de droit. Euh si des personnes euh cassent dĂ©libĂ©rĂ©ment du matĂ©riel public, empĂȘchent les Ă©lĂšves d'aller Ă©tudier, euh terrorise les professeurs, et bien oui, si leurs parents doivent payer pendant des annĂ©es, s'ils doivent faire l'objet d'une expulsion de leur logement social par exemple, euh si les Ă©lĂšves une fois qu'ils seront en travail doivent payer toute leur vie, et ben Ă©coutez, ça me va. Au moins ça leur servira de leçon. Le gouvernement veut faire payer non seulement celui qui casse, mais aussi toute personne qui participe Ă un groupement violent responsable de dĂ©gradation. Et cela mĂȘme si elle n'est pas elle-mĂȘme l'auteur directe des violences. Le montendu
pourrait aller jusqu'Ă 10000 ⏠par personne. Mais avec cette disposition, le gouvernement risque la censure du Conseil constitutionnel. Il y a un doute sur la constitutionnalitĂ© d'un d'un tel article d'avoir si vous voulez quelqu'un qui puisse payer de maniĂšre collective. Ăa c'est tout Ă fait uneid. Le projet de loi prĂ©voit aussi la possibilitĂ© de saisir les allocations familiales ou les aides au logement au titre des dommages et intĂ©rĂȘts. Alors la question qui fĂąche la voici. Qui va payer la facture ? Est-ce aux familles de payer pour leurs enfants ? Laurent Croisier le principe tu casses, tu payes. Pourquoi ne pas s'arrĂȘter au casseur ? Pourquoi faire payer aussi celui qui Ă©tait Ă cĂŽtĂ© ? Et ben, on va passer du principe du "Tu casses, tu payes." Ă "Tu casses, tu participes, tu
payes." C'est tout Ă fait normal. Ătre spectateur, je suis dĂ©solĂ©, ĂȘtre spectateur, pousser les uns ou les autres Ă casser, c'est dĂ©jĂ c'est ĂȘtre complice. Et comment vous dĂ©terminez qu'un spectateur va pousser des casseurs Ă casser ? Ăa, c'est Ă©videmment la justice qui qui se prononcera et et qui a toute lĂ©gitimitĂ© Ă Ă se prononcer. Mais mais Ă un moment donnĂ©, ça suffit. Les Français sont exaspĂ©rĂ©s par les images, les destructions, le camion de pompier qui a brĂ»lĂ© Ă Marseille. Mais c'est une image insupportable. Vous vous rendez pas compte aprĂšs les incendies qu'on que les Français ont vĂ©cu durant l'Ă©tĂ©, voir un camion de pompier brĂ»lĂ© comme cela. Mais c'est absolument terrible. Et et ces
casseurs sont des euh euh alors comme les dĂ©putĂ©s de la France insoumise qui alimentent qui mettent de de l'huile sur le feu sont des tracte ambulant pour le Rassemblement national. Ăa tombe bien, il est lĂ le Rassemblement national. Il sourelle taverne vu quelle taverne dans une autre vie vous Ă©tiez policier hein avant d'ĂȘtre dĂ©putĂ©. Ăa fait longtemps que le RN rĂ©clame plus de responsabilitĂ© individuelle mais alors justement lĂ on est dans la responsabilitĂ© collective. Vous ĂȘtes Ă l'aise avec ça ? Mais et bien sĂ»r, vous savez, dans le code pĂ©nal, il existe ce qu'on appelle l'atroupement. C'est 431-3 du code pĂ©nal. Euh tout attroupement sur la RĂ©publique se sit de troubler l'ordre public. Et lĂ , c'est une mesure qui est collective. Euh mais vous savez, la
derniĂšre fois que je suis venu sur ce plateau, on on avait Ă©voquĂ© les incidents lors de la victoire du PSG. En fait, les semaines, les mois se suivent et se ressemblent. C'est-Ă -dire qu'Ă chaque fois, tout est prĂ©texte pour incendier, pour saccager, pour piller et ce sont toujours les mĂȘmes qui payent, c'est-Ă -dire les Français. Nous sommes dans une situation euh difficile oĂč beaucoup de nos compatriotes ont du mal Ă finir leur fin de mois et en fait pour pourtant des revendications qui sont lĂ©gitimes les lycĂ©ens et on a une nouvelle fois des individus pour la plupart issus de l'ultra gauche soutenu par la France insoumise qui incendie qui a un mon de pompier des lycĂ©es tout neufs par exemple le lycĂ©e NantĂ© Nelson Mandela qui Ă©tait tout neuf qui a brĂ»lĂ© ensuite on s'en prend Ă des
professeurs on s'en prend Ă des policiers On s'en prend mĂȘme Ă des lycĂ©ens qui veulent tout simplement participer au cours. C'est absolument insupportable. Et avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous avons toujours dĂ©fendu cette mesure de casseur payeur. MĂȘme si vous devez payer pendant 30 ans, 40 ans, il faut vous responsabiliser. C'est-Ă -dire que vous perz les dĂ©gĂąts commis et ce ne sont pas au français une nouvelle fois de payer pour les conneries des autres. Excusez-moi, il y a un moment, il faut faire passer un message partout dans le monde, on regarde la France en se disant "Mais mais qu'est-ce qui se passe ? Mais mais le nouvel an, vous brĂ»lez. Euh la victoire du PSG, s'est festi, vous brĂ»lez. Euh il y a une manifestation avec des revendications, je rappelle,
légitimes. Vous brûlez. En fait, tout est prétexte pour brûler. Donc, il y a un moment, il faut que ça cesse, il faut que les casseurs prennent leur responsabilité. Daniel au Bonau on entend là en fait une remise en cause totale de l'état de droit des des libertés fondamentales en plus de l'instrumentalisation politisienne absolument grossiÚre et et pathétique qui a lieu et bien sûr bon la France insoumise est coupable de tout depuis tous les temps et il a il n'a il n'a suffit que nous apparaissions pour que l'école s'écroule que il y ait des mobilisations lycéennes déjà mes 68 vous savez Jean-Luc Mélenchon bloquait son lycée en moi en 2006, je menais la bataille revenons à ce projet de loi si vous voulez lo dites c'est une atteinte au droit de man
finir là dessus parce que la la vérité c'est que au lieu de répondre au problÚmes structurants dont vous avez parlé et c'est je je vous en fais le le le compliment parce que trÚs majoritairement ce sur quoi il il y a eu une focalisation c'est un certain nombre de de dégradation on vient de parler pendant une demi heure des revendications la réponse vi et je vous en totalement le crédit et c'est ça l'essentiel. Je rappelle queon est face à un des mouvements les plus importants qu'il y ait eu depuis des décennies dans ce pays. Plus d'un tiers des établissements sont concernés et ce n'est pas dans dans les plus de 1000 établissements qu'il y aurait eu le feu et toutes ces dégradations. Donc c'est trÚs minoritaire ce dont il s'agit. Et nous avons déjà les outils dans le code
pĂ©nal pour faire en sorte que quand il y a des dĂ©gradations que les auteurs sont identifiĂ©s, qu'ils sont sanctionnĂ©s et qu'ils payent. Donc en fait tout ça c'est tout simplement la mise en pratique effectivement par la Macronie d'idĂ©es complĂštement antidĂ©mocratique de l'extrĂȘme droite qui considĂšre que dĂ©sormais on punit collectivement des gens sous sous la sous l'art du soupçon sans que les qui que ce soit ai Ă©tĂ© identifiĂ© et sanctionnĂ© pour des actes commis parce que je je rappelle on est Ă l'AssemblĂ©e nationale nous sommes des parlementaires. Le un des principes fondamental du droit, c'est que on est sanctionnĂ© pour des faits qu'on a commis quand on est auteur et que la justice l'a dĂ©cidĂ©. Donc vous voyez bien, c'est pour ça qu'il y a un risque avĂ©rĂ©
et que le Conseil d'Ătat a a soulignĂ©. ce sera totalement anti prĂ©cise que le Conseil d'Ătat a donnĂ© un avis favorable tout en Ă©mettant des rĂ©serves notamment sur le risque d'anticonstitutionnalitĂ© de cette mesure puisque la Constitution dit on je ne peux pas payer pour des dĂ©gĂąts que je n'ai pas commis moi-mĂȘme. Comment vous allez enjamber ce risque ? Vous voyez bien que c'est une posture politicienne. Il s'en fiche en vĂ©ritĂ© de ce que va dire le conseil constitutionnel. Il s'agit de Oui, mais vous voyez bien que on ne parlera pas de ça en fait. LĂ , on parle beaucoup du coup euh des poubelles qui brĂ»lent, des lycĂ©es qui brĂ»lent et cetera et donc lĂ on parle ce soir de qui doit payer en fait. Non, non, mais on le sait dĂ©jĂ . C'est ça que je vous dis. On sait dĂ©jĂ que ceux qui doivent
payer, c'est ceux qui ont commis ces dégradations et c'est ce que doit faire le gouvernement. identifier ces personnes, les sanctionner, les les passer devant la justice et la justice statut. La vérité, c'est que permettez-moi de de simplement pointer un fait, euh vous savez qu'il y a 2 ans quand il y a eu des dégradations commises lors de d'action coup de point des agriculteurs et des agricultrices, nous n'avons pas eu ces débats. Pourquoi ? Parce que c'est une posture politicienne. Monsieur Darmanain avait dit à ce moment-là , je comprends le coup de sang et il n'y aura pas d'intervention des policiers parce qu'on comprend ce coup de sang. Donc d'un cÎté, on comprend le coup de sang. On ne stigmatise pas quelques actions volantes pour disqualifier tout un mouvement
parce que nous aussi nous soutenions les agriculteurs et les agricultrices. Nous comme nous avons soutenu tous les mouvements sociaux qui portent des revendications lĂ©gitimes. Mais dans ce cas-lĂ , non, il y avait pas ces dĂ©bats complĂštement stigmatisants. Donc vous voyez bien que c'est une posture politicienne absolument patque. Laurent Croisier sur le risque d'inconstitutionnalitĂ© de la mesure, le Conseil d'Ătat a demandĂ© des gardes fous, notamment parce que dans le texte initial, ça pouvait conduire quelqu'un simplement identifiĂ© aux abords des violences Ă Ă supporter des dommages sans sans dĂ©limitation suffisamment prĂ©cises. Comment est-ce que vous corrigez ce que le Conseil d'Ătat vous dit ? Alors, le Conseil d'Ătat, vous l'avez dit, a donnĂ© un avis favorable.
Donc ça veut dire que on n'est pas comme je l'entends Ă l'instant autant contre l'Ă©tat de droit et et on n pas la mĂȘme dĂ©finition madame Obonau visiblement de de l'Ă©tat de droit parce que l'Ă©tat de droit c'est exactement ce qui nous propĂšge ce qui nous protĂšge d'une sociĂ©tĂ© violente et dans un Ă©tat de droit il n'y a pas de violence lĂ©gitime madame Ah si bien sĂ»r qu' violence lĂ©gitime littĂ©ralement Il n'y a je parle pour le citoyen, dans un Ă©tat de droit, il n'y a pas de violence acceptable comme vous semblez le dire. Toute violence doit ĂȘtre condamnĂ©e. Tout doit ĂȘtre dans aucune ambiguĂŻtĂ©, aucune complaisance avec la violence. Et dans un Ă©tat de droit, il y a un principe de
responsabilitĂ© individuelle, c'est-Ă -dire celui qui casse, celui qui participe Ă casser doit payer tout simplement. Ce n'est pas aux Français par leur impĂŽt de euh participer. Ce que dit Daniel Obono, c'est qu'en fait on n'a pas besoin d'un nouveau texte parce que ça existe dĂ©jĂ . Donc qu'est-ce que ce texte est censĂ© corriger qui n'existe dĂ©jĂ ? Et ben euh tout d'abord ça permet euh euh de mettre en cause les complices de ceux euh qui cassent. On devient complice Ă partir de quel moment ? Attendez Daniel Obon un acte, excusez-moi. Pas quand on est passant dans la rue Ă itĂ©, ça n'a aucun sens. Ăa permet un effet d'issuasion. C'est-Ă -dire que et d'ailleurs moi je
j'invite l'ensemble des parents euh euh Ă euh dialoguer avec les lycĂ©ens qui sont aujourd'hui dans les manifestations qui se passent mal parce que il y a heureusement des mouvements qui peuvent bien se passer. Je ne vais pas mĂ©langer les casseurs et les lycĂ©ens qui portent des revendications, mais j'invite les parents Ă expliquer Ă leurs enfants que si une manifestation se passe mal, il faut qu'il quittent la manifestation. C'est normal parce qu'ils se mettent en danger et ils empĂȘchent les forces de sĂ©curitĂ© de pouvoir intervenir ou ils prennent leur risque de d'ĂȘtre face Ă Ă des incidents comme a pu le mentionner le premier ministre. Vous rĂ©pondez pas Ă
ma question de ce que vient corriger ce texte qui n'existe dĂ©jĂ dans la loi. Il permet aussi alors j'ai dit il permet de de pointer la complicitĂ©, il permet aussi euh de rĂ©parer, on va dire d'aller chercher sur les APL ou les allocations familiales une forme de responsabilitĂ© parce que quand on n'est pas imposable, quand on n'est pas solvable et bien on pouvait casser en toute impunitĂ©. Donc un article permet de pointer du doigt Ă une la responsabilitĂ© quelle que soit la situation sociale de la personne. On arrĂȘte avec le principe d'insaisissabilitĂ© des allocations. On arrĂȘte avec ce principe lĂ . Alors le prestation insaisissable
le texte le texte permet effectivement d'aller chercher sur ses prestations sociales et la justice aura toute l'attitude Ă ajuster pour queil y ait quand mĂȘme un reste Ă vivre. pour pour la famille Ă©videmment. Michel Taverne. Euh donc on a dit qui doit payer et comment faire payer. Je reprends ce que disait Daniel Obona tout Ă l'heure. D'abord est-ce que vous entendez les les critiques qui disent bah en gros celui qui se fera prendre c'est celui qui aura couru le moins vite ? Bon, venant euh de la France insoumise euh qui considĂšre que la violence peut ĂȘtre lĂ©gitime, avançons s'il vous plaĂźt. On a on n' pas forcĂ©ment non mais c'est c'est extrĂȘmement important quand mĂȘme parce que en fait on lĂ©gitime tout ça. Donc et les Français on ralbol en fait
de voir qu'Ă chaque fois qu'il y a un mouvement social jeudi avec des revendications qui voudrait vraiment interroger la touours ce sont toujours les les mĂȘmes qui payent. Aujourd'hui, chaque collectivitĂ©, notamment les rĂ©gions en ce qui concerne les lycĂ©es, peuvent se porter partie civile justement pour avoir des dommage intĂ©rĂȘt. Maintenant, je rappelle juste que il faut notamment, c'est ce que dit le Conseil d'Ătat, c'est-Ă -dire qu'il faut mettre en place des guerres de fous, c'est-Ă -dire qu'il faut parfaitement identifier les casseurs. Qui identifie les casseurs ? Ce sont les forces de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, les forces de l'ord notamment avec des moyens technologiques, par exemple les drones. La France insoumise systĂ©matiquement ne vote jamais des moyens supplĂ©mentaires. Donc il faut
donner aux forces de l'ordre la possibilité d'aller interpeller et notamment de mettre en place une filiÚre d'investigation parce qu'on sait trÚs bien que il y a par exemple 6000 interpellations aujourd'hui. Euh sur les 6000 interpellations, combien de garde à vue et combien de condamnations au final ? Et pourquoi ? Tout simplement parce que systématiquement nous avons nous n'avons pas suffisamment d'éléments objectifs qui permettent d'identifier individu auteur d'une infraction pénale et cetera. Donc c'est pour ça qu'il faut donner des moyens supplémentaires à nos policiers pour identifier. Donc c'est la raison pour laquelle moi je dis à chaque fois il faut voter les moyens supplémentaires. La France insoumise vote contre tous les textes qui assurent
la sĂ©curitĂ© des Français mais absolument absolument tous. Donc aujourd'hui, il faut travailler justement Ă l'AssemblĂ©e nationale pour mettre en place ces guerres de fou. Mais le Conseil d'Ătat n'a jamais dit que euh ce projet de loi serait inconstitutionnel. Il a dit "On le valide, on le valide. Mais par contre, il faut mettre en place des guerres de fou." Mais avec la France insoumise, vous savez comment ça va se passer ? Ils seront contre tout. Ils dĂ©poseront euh notamment une motion de Roger prĂ©alable sur ce texte. On les connaĂźt par cĆur. Moi, ça fait depuis 2022 que je les euh que je les cĂŽtoie. Je les connais par cĆur. Donc euh Ă nous en tout cas de mettre en place des mesures efficaces, je rappelle, pour que les casseurs payent enfin et que ce soit
non plus les Français qui payent parce que ils en ont assez d'ĂȘtre imposĂ©s. On voit sur ce budget, ils vont devoir payer des impĂŽts supplĂ©mentaires et les entreprises Ă©galement. Donc il y a un moment, il faut responsabiliser les casseurs, responsabiliser les parents qui ont un rĂŽle fondamental euh auprĂšs des enfants. Si je peux me permettre quand mĂȘme de euh de rappeler parce qu'il est fait mention Ă chaque fois de la France insoumise, ce n'est pas que la France insoumise qui dĂ©nonce euh la rĂ©pression policiĂšre et judiciaire du gouvernement, pas simplement sur ce mouvement. C'est dĂ©jĂ le cas sur ce mouvement. La Ligue des droits de l'homme s'est prononcĂ©e, Amnistie Internationale s'est prononcĂ©e. Mais depuis 10 ans, toutes les institutions de dĂ©fense des droits
humains au niveau national, europĂ©en et international point la rĂ©pression policiĂšre et judiciaire disproportionnĂ©e. Par exemple, lors du mouvement des gilets chaudes, savez-vous des gilets jaunes, savez-vous que Amnistie Internationale a documentĂ© 40000 condamnations abusives ? 40000 condamnations abusives. C'estĂ d qu'il y a une stratĂ©gie qui consiste Ă aller attraper tout le monde et n'importe qui, y compris le passant dans la rue, y compris le jeune homme pendant les gilets jaunes qui sortait d'un commerce qui n'avait pas fait de manifestation. Croiser, on va pas revenir au gilet jaune. Mais Laurent Croisier, est-ce que le chiffre des 6000 interpellation lĂ dessus ? Parce que ça explique ce chiffre lĂ . C'est-Ă -dire que on a on on on arrĂȘte tout le monde, on met tout le
monde en garde Ă vue, tout le monde sort parce que en fait la grande majoritĂ© des personnes qui sont dĂ©tenues n'ont rien commis comme des lit. C'est le cas de tous les les lycĂ©ens, les euh collĂ©giens qui sortent en ce moment aprĂšs avir passĂ© 24h, 48h en garde Ă vue. Quelle est la valeur pĂ©dagogique pour des lycĂ©ens et des collĂ©giens de passer autant de temps dĂ©tenus alors qu'ils n'ont rien commis comme des lits ? Et je parle mĂȘme pas de ceux qui se retrouvent mutilĂ©s. Et ça c'est une stratĂ©gie qui est dĂ©noncĂ©e Ă tous les niveaux depuis 10 ans. Et voilĂ qu'il termine les Macronistes main dans la main avec le Rassemblement national. Ce bilan absolument dĂ©plorable. Laurent Croisier. Il y a quelques mois quand le RN avait proposĂ© cette mesure, vous aviez votĂ© contre ? Oui.
Qu'est-ce qui vous a qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? Alors, je sais pas si euh j'avais votĂ© Ă titre personnel euh euh non, le le bloc central, j'ai pas Ă souvenir moi d'avoir votĂ© contre cette mesure puisque j'y suis extrĂȘmement favorable. Euh bon, je on entend le discours classique de madame madame Obonau, mais Ă un moment donnĂ©, il y a un principe il y a un principe de il y a un principe de rĂ©alitĂ©. On va pas rester on va pas rester spectateur de de ce spectacle. Madame madame, ne parlez pas de dĂ©mocrais, ne parlez pas de dĂ©mocratie ni d'Ă©tat de droit. Vous n'en avez pas un Ă©chantillon dans la poche. La France insoumise n'en a pas un Ă©chantillon dans la poche. Amnistie dire n'importe quoi. La ligue des droits de l'homme dit n'importe quoi. Non mais vous pouvez
accuser la la France insoumie de tous les mots mais lĂ je vous parle d'institution internationale utiliser la France insoumise comme un paravant. Je vous parle de amnistie internationale le R mĂȘme s'il est juridiquement fragile et qu'il gouvernement. Il y aura un dĂ©bat. Je vais laisser les les macronistes et puis la France insoumise qui se sont allĂ©s en 2024. se mettre d'accord allez [rires] vous rien preuve de responsabilitĂ© c'est-Ă -dire qu'avec Marine Le Pen et le groupe Rassemblement national Ă chaque fois qu'il y avait des textes qui allaient dans le bon sens nous les avons toujours votĂ©s donc lĂ il y aura un dĂ©bat parlementaire et nous aborderons ce dĂ©bat parlementaire avec confiance nous
serons déterminés à une nouvelle fois [raclement de gorge] défendre nos mesures. Mais je rappelle qu'à chaque fois qu'il y a une situation compliquée, que le gouvernement est un petit peu pris au piÚge, ils viennent en tout cas le Premier ministre et puis de l'intérieur piocher dans le programme de Marine Le Pen, ce qui nous donne une légitimité supplémentaire pour de 2027. Mais en tout cas, nous participerons activement à ce débat. Merci à tous les trois. Yeah.
DaniĂšle Obono