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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 28 septembre 2026 49 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

Charles Alloncle : «J’ai de plus en plus de doutes sur la réformabilité de l’audiovisuel public»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Bonjour Charles Loncle. Vous êtes député UDR de l'Hérault élu en juillet 2024 et vous avez été le très médiatique rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. Dans ce livre, dites-vous toute la vérité ou toute votre vérité ?

  • 2:03FerméeÉludée

    Est-ce un livre de règlement de compte ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Qui sont ces gens à qui vous rendez hommage et à qui vous ne vous attendiez peut-être pas à rendre hommage ?

  • 3:50RelanceRéponse directe

    Vous qui avez étudié à Science Po qui vous êtes engagé avec les jeunes avec Nicolas Sarkozy, est-ce que vous avez pas l'impression d'avoir une forme de naïveté finalement avec le recul sur ce que vous pouviez attendre de vos collègues ?

  • 5:50OuverteRéponse directe

    Quels ont été les principaux freins, les principaux obstacles selon vous à la bonne tenue de vos travaux ?

  • 7:51OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous n'avez pas pu obtenir lors de cette commission qui aurait permis d'éclairer encore davantage la situation de l'audiovisuel public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:31Chiffre
    « le salaire moyen chez France Télévision, c'est 72000 € par an, ce qui place ce qui les place parmi les 9 % des Français les mieux rémunérés. »
  • 4:31Chiffre
    « Vous avez une trentaine de directeurs qui gagnent le plus que le président de la République. »
  • 4:31Chiffre
    « la prime de performance de Delphine Arnold qui a été attribuée à 98,5 % du montant total pour un montant de près de 70000 €. »
  • 11:00Chiffre
    « N'oubliez pas les paroles a coûté aux Français plus de 250 millions d'euros sur les 10 dernières années. »
  • 11:40Chiffre
    « Mediawan et la première société de production a bénéficié des contrats avec France Télévision à hauteur de 110 millions d'euros par an. »
  • 37:09Chiffre
    « 60 % du temps de parole du RN était diffusé la nuit entre minuit et 6h du matin sur l'antenne de France en Terre. 70 % du temps de parole du RN était diffusé la nuit sur l'antenne de France Info entre minuit et 6h du matin. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Il y avait une recommandation de je formulé qui était d'en finir avec les éditorialistes made in service public par exemple Patrick Cohen qu'on entend sur France interre le matin sur France 5 le soir tous les jours de la semaine et que le rôle de l'audiuel public c'était au contraire de donner à voir et en entendre des expressions pluralistes. Loin de moi l'idée de penser que les deux premières chroniques de Charles Sapin qui portaient en plus sur la dette et sur l'IA all mettre le feu aux poudre dans les locaux et les couloirs de de Radiofrance. J'observe avec beaucoup de de d'exaspération et et un peu de et un peu de fatigue que en fait cette entreprise Radio France témoigne de tous les signaux de d'irréformabilité.

0:44

Bonjour Charles Loncle. Bonjour. Vous êtes député UDR de l'héros élu en juillet 2024 et vous avez été le très médiatique rapporteur de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public. 6 mois d'audition très commentés qui ont donné naissance à ce livre, je jure de dire toute la vérité aux éditions Fillard. Dans ce livre, dites-vous toute la vérité ou toute votre vérité ? Toute la vérité. Si je j'ai choisi ce titre, c'est parce que je fais référence au serment que toutes les personnes qui participent à une audition d'une commission d'enquête doivent prêter. C'est au début, c'est assez solennelle. Elles lèvent la main droite et elles doivent jurer. Je jure de dire la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. J'ai pu constater malheureusement que beaucoup de ces

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personnes qui avaient prêté ce serment l'avaient en fait trahi, bafoué et donc je voulais aussi prendre le temps de revenir sur ces mensonges mais pas seulement aussi sur l'ensemble des coulisses de ces 6 mois de commission d'enquête. Pour moi, c'était tout nouveau. J'ai peu d'heures de vol politique à mon actif et donc je voulais aussi raconter aux Français ce que ça fait d'ouvrir une porte et de ne pas s'attendre à un certain nombre de sujets de dossiers de pression qu'on ne pensait pas ouvrir au moment où où on démarre ce ce travail. Il y a un certain nombre effectivement de vérités que je que j'écris dans ce livre que je n'avais pas pu dire à l'époque parce que le chemin de crète pour moi notamment politiquement était étroit. Pendant ces 6 mois, ma seule obsession c'était de

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faire aboutir ces travaux, que ce rapport euh puisse être voté. Il n'a été d'ailleurs adopté qu'à une voix près, ce qui est assez inédit. À une voix, l'ensemble de nos travaux, pas seulement le rapport, mais aussi l'ensemble des auditions, des compte-rendus, des vidéos auraient pu être censurées. Donc, il y a des vérités pendant ces 6 mois que je n'ai pas pu dire. et je savais que une fois que ce travail aurait été réalisé, je pourrais enfin tout écrire. Donc c'est la raison aussi de la sortie de ce livre. Alors dans ce livre, vous menez la charge contre un certain nombre d'acteurs que vous avez auditionné mais aussi contre certains de vos collègues et notamment le président de la commission Jérémy Patrieletus. Est-ce un livre de règlement de compte ?

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Non, absolument pas. Absolument pas. Et d'ailleurs, je pense que vous avez été l'un des premiers puisque le Figaro a pu avoir l'exclusivité de ce livre avant même qu'il sorte. vous avez été le premier à lire un certain nombre de chapitres. Je pense que vous constaterez qu'il y a aussi des chapitres assez inattendus où je rends hommage à des personnes pour lesquelles on ne peut pas s'attendre à ce que je leur rend hommage qui ont été d'un grand soutien pendant ces 6 mois qui se sont prêtés aussi au jeu de la transparence qui est éminemment important à l'heure où les Français dépensent tellement en terme de de dépenses publiques et et ont des services publics qui ne sont pas à la hauteur. On m'a fait ce procès pendant ces 6 mois comme quoi je voulais régler

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mes comptes avec l'audiovisuel public. Mais je pense que demander des comptes notamment à un service public, demander des comptes à des gens qui utilisent l'argent des français sans aucun cas régler ses comptes. La seule intention de ce livre c'était de d'ouvrir un peu la porte de d'éclairer ses coulisses parce que une fois que les caméras et les lumières s'éteignaient dans la salle cette cette salle la Martine des auditions, les Français ne voyaient pas vraiment ce qui se passait. Pourtant, il y avait des jeux de pouvoir, pourtant, il y avait des demandes explicites et implicites. Pourtant, il y avait aussi un certain nombre de de manœuvres et de jeux en colouisse qui pouvait se se passer. Et donc, je trouvais ça aussi intéressant de montrer aux Français ce

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qui se trame dans un fonctionnement parlementaire et aussi qu'il se rendent compte que quand on est rapporteur, on pense avoir un certain nombre de pouvoirs mais on est aussi soumis à des contraintes qu'il est aussi important de dénoncer en temps voulu. Qui sont ces gens à qui vous rendez hommage et à qui vous ne vous attendiez peut-être pas à rendre hommage ? Déjà, c'est les salariés de l'audiovisuel public. J'ai vraiment tenu pendant ces 6 mois à ne pas mettre tout le monde dans le même sac. Par exemple, quand j'ai pris le rapport de la Cour des qui est sorti peu de temps avant le démarrage de cette commission d'enquête, j'ai vraiment voulu distinguer à la fois une forme de de de directeur d'élite de l'audiovisel publique qui profite allègrement des contributions des

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Français qu'ils font fonctionner. Par exemple, le salaire moyen chez France Télévision, c'est 72000 € par an, ce qui place ce qui les place parmi les 9 % des Français les mieux rémunérés. Vous avez une trentaine de directeurs qui gagnent le plus que le président de la République. Vous en avez une cinquantaine qui dispose de voitures de fonction. Vous avez eu aussi le le scandale qui vaut d'ailleurs une enquête judiciaire en ce moment des suites au Majestique à Cann où certains dirigeants ont eu des nuits d'hôtel à plus de 1700 € la nuit. Vous avez la prime de performance de Delphine Arnold qui a été attribuée à 98,5 % du montant total pour un montant de près de 70000 €. Et vous avez l'immense majorité de ces salariés qui souvent sont des précaires, sont des pigistes,

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sont des journalistes qui font leur travail avec toute la sincérité, la bonne volonté et le l'engagement de personnes dédiées à une cause d'intérêt général qui croient vraiment profondément et sincèrement dans le service public qu'il défendent, qui m'ont donné un certain nombre d'informations et j'ai pu lire notamment dans les colonnes du Figaro à la fin de la commission d'enquête que le premier syndicat par exemple chez France Télévision, c'est force ouvrière. Donc on peut pas accuser Force ouvrière d'être un syndicat d'extrême droite, mais j'ai pu lire dans vos colonnes qu'il se réjouissait des travaux de cette commission d'enquête de ces 6 mois de transparence, qu'ils ont eux aussi appris un certain nombre d'éléments et que ils ont été indignés notamment du

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traitement qui leur été réservé. Donc s'il y avait des personnes en particulier à Mercier, c'est vraiment toutes ces petites mains de l'autel public qu'on ne voit pas, qui ne sont pas forcément bien payé qui tiennent un peu le service public et à qui je devais aussi ce travail de transparence. Vous qui avez étudié à Science Po qui vous êtes engagé euh avec euh les jeunes avec Nicolas Sarkozy, est-ce que vous avez pas l'impression d'avoir euh quand vous nous racontez tout ça des preuve d'une forme de naïveté finalement euh avec le recul euh sur ce que vous pouviez attendre de vos collègues dans le cadre de cette commission d'enquête parlementaire ? Si vous avez raison et c'est d'ailleurs là probablement l'un de mes principaux euh défauts et probablement que à la lecture de ce

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livre, il y a peut-être un élément qui ressort plus que les autres, c'est celui d'une naïveté. Au fond, le livre que j'ai écrit, c'est vraiment pas un livre politique. C'est le livre de quelqu'un à qui on a confié une mission qui est celle de faire la transparence sur l'utilisation de 4 milliards d'euros d'argent public en lui disant "Bon ben voilà, tu as mandat pour regarder où par cet argent, dans quelles conditions il est utilisé, à qui il profite, est-ce qu'il respecte la loi ?" J'ai essayé d'une façon peut-être un peu scolaire, en tout cas avec tout l'engagement que les électeurs m'ont confié de de la mener avec le le plus d'engagements possible. Et euh et j'ai découvert effectivement ce rapport de force, ces pressions, ces jeux de pouvoir, ces tentatives d'achat. Euh j'ai j'ai

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découvert tout ça. C'était mes premiers mois à l'Assemblée nationale. Moi, je viens du privé. J'avais monté mon entreprise. Euh j'avais le sentiment que dans le privé tout effort pouvait être à un moment récompensé et que il n'y avait rien ne pouvait résister au travail finalement. Et j'ai découvert d'une certaine façon de l'autre côté dans le spectre politique et notamment à l'Assemblée nationale que cette adâche comme quoi rien ne résiste au travail est pas forcément le bon. Il y a d'autres boussoles visiblement qui ont l'air de guider [grognement] les beaucoup de politiques et de parlementaires. Donc probablement qu'il y a une vraie part de naïveté en moi. Je vous avoue qu'à l'issue de ces 6 mois, je ressors avec nettement moins de naïveté. Tout ça pour dire que j'espère

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que cette naïveté n'altérera pas, enfin que cette fin de la naïveté n'altérera pas mon mon sens de l'engagement et de la sincérité. Quels ont été les principaux freins, les principaux obstacles selon vous à la bonne tenue de vos travaux ? Les principaux freins et obstacles malheureusement sont venus du Parlement et de l'Assemblée nationale elle-même. Le levier de la commission d'enquête est un levier formidable pour comprendre où part l'argent des Français et comment est-ce qu'on pourrait trouver davantage d'efficacité. Et donc évidemment que j'ai été plus que surpris, même indigné de voir que de la part d'un certain nombre d'acteurs, c'est le cas d'elle Brun Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, c'était le cas du président Macronils de la commission d'enquête,

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j'ai pu faire face à un certain nombre d'entraves que je raconte une commission d'enquête, ça ne dure que 6 mois. C'est une véritable course contre la montre. Et pourtant, le président a décidé d'interrompre les travaux pendant plus d'un mois. Donc ça a aussi compromis le nombre d'auditions qu'on a pu mener. Il y a eu des personnes auditionnées j'avais proposé qui ont été refusées. Il y a eu des auditions en cours d'audition qui ont été définitivement suspendues alors qu'on avait nombre de questions importantes et critiques à poser. Le temps qui m'a été laissé en tant que rapporteur pour rédiger mon rapport alors que c'est un rapport qui était conséquent. Il y avait plus de 400 pages. Il y avait des milliers de documents qui m'avaient été fournis et qu'il fallait analyser. Généralement on

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laisse un mois et demi 2 mois un rapporteur pour rédiger son rapport. On ne m'a laissé que 10 jours. Donc il y a eu un certain nombre d'entraves. Certaines ont été visibles et j'ai essayé de les dénoncer en cours de commission d'enquête. D'autres ne l'ont pas été. Je les raconte dans ce livre et c'est aussi pour ça que j'ai voulu écrire. C'est pour que à l'avenir les commissions d'enquête disposent d'un pouvoir et ne fassent l'objet d'aucune forme d'entrave. Qu'est-ce que vous n'avez pas pu obtenir lors de cette commission qui aurait permis d'éclairer encore davantage la situation de l'audiovisuel public ? Il y a eu beaucoup d'éléments euh qui n'ont pas été euh fournis d'ailleurs de façon totalement illégale. Il se trouve qu'une commission d'enquête a des prérogatives

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qui sont quasiment des prérogatives judiciaires. C'est pas une mission d'information, c'est pas une table ronde. Quand on convoque des personnes, elles sont tenues de venir, elles doivent dire la vérité. Donc s'il y a un délite par jour, elle risque jusqu'à 50 prison et 75000 € d'amende. Donc c'est un cadre solennel qui est très contraint. Elles ne peuvent pas refuser de donner de répondre à des questions. Elles ne peuvent pas refuser de transmettre un certain nombre de documents. Les seuls documents qui ne peuvent pas être transmis sont des documents qui tiennent à la sécurité intérieure, à la défense nationale et aux affaires étrangères. Donc vous constaterez que par exemple la rémunération d'un animateur comme Nagi ou le coût d'une émission comme c'est à

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vous ou comme n'oubliez pas les paroles ou ce type d'informations qui sont toutes des émissions et des contrats payés par l'argent public, c'est pas de la sécurité intérieure, c'est pas de la défense nationale, c'est pas des affaires étrangères et pourtant à chaque fois on nous opposait le fameux secret des affaires qui ne tient pas qui n'est pas opposable à une commission d'enquête. Donc à chaque fois par exemple que je posais la question sur le salaire des animateurs, des dirigeants, des producteurs de l'audovisuel public, on ne me répondait pas et à chaque fois que j'exig des contrats, des fiches de paix par exemple, on jurait euh devant les Français lors de ces auditions qu'on ne me les enverrait, mais jusque dans les derniers instants, on a refusé de me

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les envoyer. à ce titre là par exemple je n'ai pas eu on n pas envoyé les fiches de paix de Nagi qui pourtant sur les 10 dernières années, n'oubliez pas les paroles a coûté aux français plus de 250 millions d'euros sur les 10 dernières années. Donc c'est un montant qui est conséquent. donc d'aller vérifier ses contrats, d'aller vérifier les fiches de paix, d'aller vérifier les rémunérations d'un tel animateur qui en plus dans les années 90 avait vu sa société condamné avec France Télévision pour d'élite favoritisme. Donc on pouvait aussi avoir des soupçons sur la façon dont étit passés ces contrats. Ça, je l'ai regretté. J'ai regretté par exemple pour Mediawan, on a tourné autour d'un sujet Mediawan et la première société de production a bénéficié des contrats avec France

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Télévision à hauteur de 110 millions d'euros par an. Donc c'est une manne qui est forcément très importante et il se trouve que le rôle de l'audiovisuel public, c'est de soutenir la création et la production indépendante française. Et c'est un rôle qui est évidemment louable, qu'il faut soutenir. Mais il y avait une interrogation sur la détention capitalistique de cette entreprise. Est-ce que c'est une entreprise qui est à capital français ou à capital américain ? Il y avait un recours avant cette commission d'enquête qui avait été fait par des syndicats de producteurs qui expliquaient que Media One était une entreprise peut-être à capital américain. Donc j'ai demandé de façon très naturelle qu'on m'envoie la répartition du capital de cette société pour savoir est-ce que c'est une société

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à capital américain ou est-ce que c'est une société à capital français. On a refusé du premier au dernier jour de m'envoyer ces informations, de m'envoyer ces documents alors que c'était des documents qui étaient évidemment exigible de façon obligatoire. Et je regrette aussi que ni Yel Brunp ni le président macroniste de la commission d'enquête n'est relayé mes demandes alors que pourtant c'était la loi. Donc à ce je pense qu'il y a beaucoup d'efforts et d'amélioration à faire pour les prochaines commissions d'enquête. Vous parlez souvent en effet du secret des affaires, il revient souvent dans ce livre. Euh aujourd'hui, c'est le député Charles Loncle qui nous parle, mais vous avez aussi une expérience dans le privé. Est-ce que le responsable d'entreprise

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Charles Loncle euh comprend mieux qu'on puisse lui opposer le secret des affaires ? Je peux le comprendre quand il s'agit euh d'acteur totalement privé qui ne bénéficie pas d'argent public. Voyez, par exemple, j'ai pu être choqué qu'une Elise Lucée dans certaines de ces émissions comme Cach Investigation poursuivent des chefs d'entreprise d'entreprises privées qui ne touchent pas de de d'euros de subvention publique qu'elle puisse aller jusqu'au domicile de ces personnes, interroger la femme de ménage de ces personnes pour essayer de réclamer des documents et essayer de voir combien ces patrons d'entreprise privées étaient payés. Parfois, je me suis dit il y a un caractère un peu obsène, on va peut-être un peu trop loin dans la transparence. Ça ressemble à un

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tribunal. Mais j'ai été très surpris de voir par exemple Éise Lucé qui a été auditionné dans le cadre de la commission d'enquête. Je pensais que c'était une forme d'icône de la transparence. Je trouvais d'ailleurs que ces émissions étaient d'utilité publique. J'étais très surpris que à la question combien est-ce que vous gagnez, quel est votre salaire payé par les Français ? Parce que le salaire d'Élise Lu à 100 % payé par le contribuable, j'étais très surpris qu'Éise Lu refuse de répondre. euh elle qui nous explique que parfois l'argent privé est une affaire publique a fait de sa rémunération publique une affaire privée. Je pouvais avoir des pudeurs avec cet exercice de transparence quand ça concernait des acteurs privés qui ne dépendaient pas de l'argent public. Mais

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j'étais très loin d'imaginer que euh des producteurs, des animateurs, des journalistes, des entreprises payé en grande partie par l'argent public refuse de se soumettre à la loi, refuse de faire preuve de transparence alors que les actionnaires, ceux à qui ils doivent rendre des comptes parce que quand on est dans le privé, qu'on est chef d'entreprise, on a toujours des actionnaires, une fois par an ou plusieurs fois par an doit leur rendre des comptes, on peut avoir des contrôles j'étais très étonné que ces français qui sont les actionnaires entreprises on refuse de leur rendez compte, on refuse de leur devoir cette transparence. Est-ce qu'il y a des auditions aussi que vous n'avez pas pu obtenir ? Quelques-unes. Je me souviens notamment, et je le raconte dans le dans le livre,

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une personne que je pensais enfin qui était évidemment tout à fait légitime, je n'imaginais pas, je ne soupçonnais pas un tel tir de barrage à la proposition de ce nom. C'est Caroline Lang qui est la la fille de de Jack Lang qui a été la présidente des syndicats de producteurs indépendants donc qui est un groupement de syndicat. Elle a été aussi à la tête de de l'entreprise Warner en France qui est l'une des filiales qui profite le plus des contrats passés avec France Télévision. Et j'ai été très surpris du blocage quasiment épidermique que ce nom a pu susciter de la part de la de l'extrême gauche de la gauche et des macronistes. On était pour vous donner le contexte en pleine affaire Epstein et le nom de Caroline Lang était ressorti puisque son nom a été couché

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sur le testament de de Jeffrey Epstein. Donc elle semblait liée à à cette à cette affaire pédocriminelle. Et donc, j'ai été très surpris alors que le périmètre de l'intervention de cette commission n'avait rien à voir avec cette affaire de justice. J'ai très j'ai été très surpris de l'avoir autant défendu par les macronistes, par la gauche réunie alors qu'il s'agissait simplement de lui poser des questions sur le fonctionnement de la production indépendante et le fonctionnement de Warner. Donc, on n pas pu, je n'ai pas pu obtenir cette audition, je regrette. Après, il y a eu François Hollande aussi qu'on a' pas pu auditionner alors que pourtant il avait bien des choses à dire puisque François Hollande euh l'ancien président du CSA, monsieur Schramc, a reconnu dans une autre commission

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d'enquête alors qu'il était sous serment qu'il avait eu des pressions de la part de France Hollande pour disqualifier des candidats concurrents d'phineut à leur candidat à la tête de France Télévision. Alors que François Hollande avait juré en débat face à Nicolas Sarkozy en 2012 que lui président de la République, il ne se mêlerait pas à la procédure de nomination des patrons de l'audel public notamment de France Télévision et qu'il a lui-même fait passer une loi une fois élu euh à la présidence de la République pour donner ce pouvoir à l'ARCOM. Donc, je voulais auditionner François Hollande pour qu'il nous raconte, pour qu'il s'explique. François Hollande a refusé tout bonnement de d'intervenir. Il se trouve que quand vous êtes président de la République, vous bénéficiez d'un

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certain nombre de protections. Un ancien président de la République, vous bénéficiez d'un certain nombre de de protections. Donc, on n pas pu malheureusement entendre François Hollande. Je le regrette parce que je pense qu'on aurait pu comprendre pourquoi Delphine Arnut était arrivé à la tête de France Lévision et pourquoi elle avait une telle longévité. Aucun autre président de l'audiselle publique et de France Télévision n'a fait trois mandats consécutifs. C'est une première. Et donc voilà, je je le regrette puisque François Hollande aurait pu nous nous alerter et nous informer sur ces conditions de nomination. Vous dites aussi tout au cours de tout au long de votre livre avoir déposé plusieurs plaintes, avoir fait plusieurs signalements au procureur de la

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République. Qu'est-ce que vous avez dénoncé à la justice ? Alors, il y a deux choses différentes. Il y a les plaintes et il y a les articles 40. Ce qu'il faut savoir, c'est que quand on est élu, on a une obligation euh d'ordre pénal, c'est que quand on est témoin de faits qui peuvent tomber sous le coup de la loi, on doit les signaler au procureur dans le cadre de l'article 40. Donc c'est une obligation qu'on a. Et donc au cours de cette commission d'enquête, j'ai reçu un certain nombre de documents, d'informations qui euh étaient passibles de poursuivier de pénal ou en tout cas qui donnait avoir et qui mettait en lumière des faits qui qui pouvaient être suspectés d'infraction pénal. Donc j'ai dû, c'était mon devoir, j'ai dû faire un certain nombre de de signalements au

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procureurs que je raconte dans le livre. Il y en a certains qui étaient très sensibles notamment sur des cas de d'agression sexuelle dont j'ai pu parler d'ailleurs lors de la dernière audition de Delphine ART. Il y a d'autres cas par exemple sur des soupçons d'emploi fictif dans des fonctions de direction de France Télévision. Il y a des cas de surfacturation par exemple d'émission par des producteurs qui profitent de l'argent de France Lévision et qui depuis des années surfacture allègrement et des des audits de production sont là pour témoigner. Donc voilà, il y a eu ces articles 40, j'avais l'obligation de les signaler au procureur. Ils ont été faits dans les dernières semaines. Et pour les plaintes, je vous avoue que je vois à quel point la justice aujourd'hui

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est totalement sous l'eau de beaucoup de procédures que on porte plainte un peu pour pour un rien. Donc j'ai voulu être très pudique sur sur ces types de de dépôt de plainte. Donc voilà, j'ai j'ai pas j'ai pas voulu en faire beaucoup. Je me suis contenté du stripte minimum. C'est ce que je raconte dans ces pages. Mais le cœur de ce travail notamment sur la dimension judiciaire, c'était ces articles 40. Il y en a eu un certain nombre et maintenant c'est tous ces éléments, tous ces documents qui ont été transmis sont en main de la justice. Cette histoire d'hôtel que vous avez évoqué juste avant pendant le festival de Cann a été beaucoup commentée, parfois caricaturé. Est-ce que vous pouvez nous l'expliquer et nous dire pourquoi selon vous, elle illustre un

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fonctionnement plus global au sein du groupe France Télévision ? C'est un sujet pour lequel euh effectivement on m'a accusé de de fake news. Ça a été le procès euh classique dont j'ai fait l'objet pendant ces 6 mois. À chaque fois que je mettais un chiffre sur la table, que je levais un couvercle qui n'avait pas été levé, en face, on me disait "Mais non, c'est une fausse information, c'est un procureur, il est macartiste, il y a une chasse aux sorcières et en plus de ça, ces chiffres ne sont pas vrais." À chaque déplacement au festival de Cann, la direction de France Télévision, ils étaient une dizaine de directeurs, se déplaçaient systématiquement dans l'un des palces les plus iconiques euh de Cann qui s'appelle le Majestique où il faisait facturer sur le compte de France

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Télévision des chambres à entre 1700 et 1850 € la nuit par personne. Donc effectivement, lorsque vous regardez le règlement intérieur de France Télévision, vous voyez que tous les salariés de France Télévision quand ils sont hors de Paris, la limite est à près 90 € par nuit pour se loger et quand ils sont à Paris la limite est autour de 120 ou 130 €. Je ne dis pas qu'il faut que Delphine Airn quand elle va au festival de Cann aille dans une suite ou un hôtel ou une chambre après 90 € la nuit parce qu'il y a un principe de réalité. Évidemment, ce serait pas possible. Mais minima voulais avoir l'explication pour savoir pourquoi France Vision dépensait des sommes aussi importantes dans un tel palace avec l'argent du contribuable

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alors qu'il y avait d'autres hôtels à proximité qui étaient évidemment nettement moins chers. Et on m'a tout de suite dit en fait monsieur le rapporteur vous mentez vous dites n'importe quoi. On n'utilise pas un centime d'euros d'argent public on passe par un mécanisme qu'on appelle le barter. Le barter c'est quoi ? C'est c'est du troc si on le traduit de l'anglais. Et donc ils m'ont expliqué que des sociétés privées rachetaient des espaces publicitaires qui étaient un peu démonétisé et en échange fournissait à la direction de France Télévision des suites dans ce palace au Majesti et donc leur démonstration selon eux c'était de dire vous voyez ça n'a pas coûté 1 centime d'euros au contribuable mais quand vous utilisez des espaces publics des espaces publicitaires financés par

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les Français qui d'une certaine façon appartiennent au français et vous les échangez par des suites de palace évidemment très prestigieux à un tel prix, ça a forcément une valeur marchande et donc indirectement ça a forcément un coût. Donc cette argumentation, j'ai eu beaucoup de mal à le à l'entendre, à le comprendre. Je voulais simplement leur leur dire que même s'il le payaient pas facialement, ça avait un coût indirect aussi pour le contribuable et pour les Français. Donc ça a été une une sorte de bataille. C'est un détail parmi bien d'autres. Il y a eu tellement d'autres sujets notamment de dérive financière que je voudrais pas simplement m'arrêter à ça. Mais au cours de la commission d'enquête, une juge, je crois a ouvert une enquête sur ce sujet des frais à

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Cann du Majestique parce que visiblement elle plus n'a pas été convaincue par l'argumentation de la direction de de France Tision. L'enquête est toujours en cours. Je crois que Delphine Ernut et ses directeurs doivent s'expliquer devant les juges pour ce fait-là. Euh et euh c'est là où je vois que cette commission d'enquête a pu avoir même symboliquement aussi euh euh quelques lignes bougées, il y a eu des résultats, c'est que pour la première fois euh cette année à Cann, les dirigeants de France Tvision ne sont pas descendus au Majestique, on préféré un hôtel euh un peu plus modeste. Je crois que les chambres tournent autour de 1400 ou 1500 € la nuit. Donc vous mesurez quand même l'économie, c'est pas une économie qui est formidable, mais je vois que ça a pu

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quand même faire bouger des lignes. Et au-delà de cette histoire que je vous raconte qui peut paraître anecdotique, je crois aussi que le mérite de cette commission d'enquête d'une certaine façon au-delà même de l'audovisuel public, c'est peut-être d'introduire davantage de gravité, de précaution, de responsabilité dans l'utilisation de l'argent public, qu'on parle de l'audel public ou de bien d'autres politiques publiques. N'importe quel patron d'entre d'entreprise publique, n'importe quel haut fonctionnaire, n'importe quel dirigeant public ayant vu cette commission d'enquête se dit que il va peut-être utiliser avec plus de soins et de précaution l'argent que les Français lui attribuent pour ne pas aussi avoir à passer devant une commission d'enquête dans 2 5 ou 10 ans. Donc voilà, je me

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dis aussi que si on a pu introduire davantage de responsabilité dans un monde où quand il s'agit de l'argent des Français, on ne fait pas attention, ben c'est aussi l'une des premières victoires de cette commission. Plus généralement, qu'avez-vous découvert dans cette commission qui vous a le plus frappé ? Vous parlez notamment de ces gens qui vous arrêtent dans la rue, qui vous envoie des lettres, des cartes postales. De quoi vous parle-t-il ? Il me parle surtout de leur de leur cas, de leur situation. J'étais juste avant à quelques maîtres de des locaux du Figaro dans un café où le patron de ce café est venu me voir en me disant "Merci pour ce que vous avez fait. Je ne sais pas à quel point ça résoudra les problèmes de l'audisel public, mais on s'est senti

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enfin respecté, représenté et on a vu que les les efforts qu'on pouvait fournir au quotidien n'étaient pas 20. J'ai vu aussi beaucoup de personnes qui ne croyaient plus en la politique, qui sont venus me voir, qui m'ont écrit, qui euh ont pu aussi m'arrêter dans la rue en me disant "Pourre, j'ai peut-être vu euh quelqu'un penser à à tous les sacrifices qu'on pouvait consentir qui m'a beaucoup surpris pour vous répondre. C'est le niveau quasiment systémique de réaction et de contre-attaque auquel j'ai pu faire face. Et en fait, une espèce de contreoffensive organisé à un niveau que je n'imaginais pas. Il y a eu d'abord le showbiz. Le showbiz dans les premières semaines, ils ont signé une pétition qui a été publiée dans le monde. Il y avait tout le petit paris

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mondin qui s'y est mis. Il y avait des producteurs, certains bénéficiants de contrat avec le service public. qu' y avait des acteurs Bruno Solo par exemple, il y avait des des haut fonctionnaires Jean-Pierre Jouillet, il y avait des politiques comme Christian Tobira, Eva Jolie Noël Mamer, il y avait Julie Gaillet, il y avait les parents de Julie Gaillet, enfin voilà tout ça une espèce de confusion, on comprenait pas vraiment quelle était l'intention de cette tribune, si ce n'est que leur intention c'était d'interdire et de de d'arrêter définitivement cette commission d'enquête. Après derrière, il y eu un deuxième niveau, c'était les professionnels du droit. Alors, il y a eu des juristes, je crois qu'il y a une dizaine d'avocats au barreau de Paris et un professeur de droit. qui a signé une

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tribune expliquant que les commissions d'enquête, en particulier la mienne, étaient anticonstitutionnelles. Pourquoi ? Parce que ça pouvait bafouer les droits de la défense. Les personnes ne peuvent pas refuser une audition, les personnes ne peuvent pas venir accompagner d'un avocat, les personnes ne peuvent pas avoir accès aux pièces du dossier, ne peuvent pas modifier par exemple le compte-rendu qui est fait à la fin. Et donc tout ça ferait que les commissions d'quê seraient anticonstitutionnel. Je vous cache pas que le lendemain Patrick Cohen l'a repris dans son édito sur France Interre. il était très content. Donc il a repris cette tribune en disant que finalement il n'aurait pas dû lui-même participer à cette commission d'enquête. Et en fait ce qu'il faut leur dire à ces

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éminents juristes, c'est que les commissions d'enquête sont inscrites dans la Constitution depuis la réforme constitutionnelle de 2008. C'est inscrit à l'article 51-2. Donc vous voyez, ça a été la 2è lame totalement d'ailleurs un peu fallacieuse. Après, il y a eu les les représentants institutionnels, j'ai parlé d'el Brun PV, j'ai parlé du président macroniste de la commission qui ont tout fait pour entraver d'une certaine façon nos nos travaux. Il y a le Bron Pivet qui allait au micro de France interre le matin où on auditionnait la présidente de Radio France pour me rappeler à l'ordre ostensiblement. On a jamais vu ça en terme de confusion des genres. Il y a eu aussi le milieu associatif. Il y a un certain nombre d'associations qui ont porté plainte contre moi, qui m'ont

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poursuivi devant les tribunaux et à la fin les producteurs qui profitent de centaines de millions d'euros de contrat qui en plus de ça ne font l'objet d'aucune règle de passation de marché public parce qu'on considère que c'est des œuvres artistiques, que c'est à vous, c'est dans l'air sont des œuvres artistiques et à ce titre-là, il doit pas y avoir de de d'appel d'offre, de mise en concurrence, il doit pas y avoir de décisions rationnelles prises et justifiées pour attribuer des contrats. Évidemment qu'ils sont défendus, ils ont appelé tous leurs copains. C'est ce qu'on peut appeler le capitalisme de conivance. Je m'attendais pas à une repost aussi importante. Revenons justement sur ces sociétés de production privée. Elles ont été l'occasion de nombreuses passes d'armes

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lors de la commission. Vous en rappeliez certaines à l'instant. Ce recours aux sociétés de production privée et l'opacité qui l'entoure avait déjà été révélé il y a près de 30 ans par des parlementaires. Qu'est-ce qui vous laisse penser que ça va bouger ? Effectivement, je n'ai pris que euh la suite. J'ai repris le flambeau de parlementaires courageux qui avait euh mis au jour donc un système de favoritisme, de détournement de fonds public dans les années 90. Les Guignoles avaient résumé ça sous le sous le l'expression les voleurs de patates. Il y avait Arthur, Jean-Luc de la rue, Nagi qui avait été à l'époque condamné pour des faits tout à fait similaires. C'est-à-dire que l'autuel public versait des montants exorbitants sans respect des règles de passation de marché public

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à des superproducteurs qui produisaient à la place de l'autel public des émissions payées par les Français. Et aujourd'hui, en fait, on a l'impression de plus 30 ans après, le système est le même mais amplifié euh expose 10 où vous avez 9000 salariés de France Tision, mais euh sur les près de 3 milliards d'euros de budget dont bénéficie France Tvision, vous avez près d'un milliard d'euros par an qui est confié à des sociétés de production privé pour produire les contenus du service public. Alors que quand vous interrogez les salariés, les représentants des salariés, les syndicats, ils vous disent que ils n'ont qu'une seule envie, c'est de produire eux-mêmes les contenus du service public. Et certains vous disent même, c'est le cas du premier syndicat chez France Télévision, force ouvrière

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qu'on ne peut pas accuser d'être un syndicat de droite ou d'extrême droite. Il vous disent qu'il y a même un risque de non maîtrise de la ligne éditoriale quand ces émissions sont confiées à des entreprises privées. une émission comme c'est à vous, c'est dans l'air qui sont des émissions de débat de société, d'information qui sont confiées à Media One où vous avez Mathieu Pigas, c'est son groupe combat qui assume de s'engager dans une bataille politique et culturelle qui est actionnaire de sa société de de production. Comment est-ce qu'on peut laisser des émissions aussi importantes de débat politique de société d'information à une société de production qui assume parmi ses actionnaires de mener une bataille idéologique, politique et culturelle ? On voit que la situation qui a été

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dénoncée dans les années 90 qui a fait l'objet d'ailleurs de sanctions judiciaires, qui a fait l'objet d'ailleurs du départ de Jean-Pierre El Cabache, c'est la raison pour laquelle Jean-Bierre Cabache a dû quitter la direction de France Télévision accablé par ses affaires. 30 ans après, vous revenez, il y avait jamais eu la moindre commission d'enquête sur le sujet et vous retrouvez une situation qui est bien pire que ce qui avait été constaté. C'est aussi pour ça que j'ai cru, bon pendant ces 6 mois de commission d'enquête, d'exposer de la façon la plus cru ces turpitudes, ces dérives pour que les Français se saisissent enf de ce sujet. Je crois que le seul remède à tout ça pour sauver l'audiovisel public, c'est que les Français s'emparent de ce sujet, qu'il soient pris à témoins le

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plus largement possible pour que demain les dirigeants de Radio France, les dirigeants de France Télévision, les dirigeants en dessous de ces entreprises publiques se disent "OK, on est un peu dans le dans l'œil du cyclone, on va devoir faire bien plus attention. C'est beaucoup d'argent, il faut le dépenser plus soigneusement et qu'à la fin ressemble vraiment à un service public de l'UDEL. C'est recours à des sociétés de production privée a été voulu par le politique. Non, elle a été voulue par le politique. En tout cas, il y a une loi qui explique que vous devez allouer un certain montant de votre budget à des sociétés de production et des producteurs indépendants français. et c'est plutôt une bonne chose. On doit évidemment soutenir la production et la création

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indépendante française. C'est aussi pour ça que pendant ces 6 mois, j'ai regardé les principal société à bénéficier de ces contrats. Je me suis rendu compte qu'il y avait un phénomène de concentration. Beaucoup de producteurs et créateurs indépendants français qui ne sont pas à Paris, qui sont dans tous nos territoires de France, se plaigner de ne pas avoir accès au contrat de Franceion, de ne pas comprendre aussi pourquoi il se voyait refuser un certain nombre de programmes systématiquement. Donc j'ai regardé les principales sociétés de production en bénéficier. J'ai vu Medéia One qui est la première, c'est 110 millions d'euros par an et j'ai constaté que il y avait et bien un sujet sur la détention capitalistique de Media One, que Mediawan pouvait être une

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société détenue en majorité par un fond d'investissement américain. Sur le les près 900 millions de montants alloués à des entreprises privées, France Télévision a une obligation autour de 200 millions 250 millions de les attribuer à des créateurs et des producteurs indépendants. Aujourd'hui, on est à bien plus, vous voyez, on est sur une obligation de 200 300 millions. On attribue 850 900 millions à ces sociétés de production privée. Donc il y a il y a vraiment beaucoup d'émissions qui pourraient être produites par le public. Je pense aux émissions d'information, aux émissions de société, de débat. Donc là aussi, c'est l'une des recommandations de mon rapport, c'est que pour ces émissions quand même très stratégiques, le service public produise lui-même ces émissions. Dans votre

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livre, vous donnez parfois l'impression d'avoir été systématiquement entravés. On en ressort avec le sentiment que rien ne peut vraiment bouger. Notez-vous déjà des évolutions au sein de l'audiovisuel public grâce à cette commission d'enquête parlementaire ? J'ai pu voir par exemple que la ministre de la culture et le premier ministre au jour où le rapport de la commission d'enquête est sorti avait réclamé des plans d'économie notamment à Delphine Airnut et que Delphine Airnut était revenu quelques jours après avec trois plans d'économie dont un qu'elle chiffrait à 300 millions où elle reprenait c'est bien après les avoir vertement critiqué, elle reprenait un certain nombre de recommandations que j'avais inscrites dans le rapport. la suppression de France TV/, la suppression de France 4,

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la fusion de chaînes d'information, euh la la limitation du recours massif aux sociétés de production. Donc ça ça a été un premier élément euh favorable. J'ai pu voir aussi sur le volet du pluralisme à la suite du rapport, il y avait une recommandation de je formulé qui était d'en finir avec les éditorialiste made in service public par exemple Patrick Cohen qu'on entend sur France inter le matin, sur France 5 le soir tous les jours de la semaine et que le rôle de l'audiel public c'était au contraire de donner à voir et en entendre des expressions pluralistes de permettre à à des médias différents qui ont des des idées des opinions radicalement en opposition de s'exprimer derrière les micros de France Télévision et de Radio France. Je leur proposais le lundi matin

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d'entendre par exemple une personne de Libération, le lundi soir une personne du Figaro, le mardi matin une personne des échos, le mardi soir une personne que sais-je du point mais qu'on ait une diversité d'opinions. Et à ce titre, j'ai vu par exemple quelques semaines après que Eugénie Bastier avait été invité dans l'heure de vérité qui est la nouvelle émission politique qui traitera de la l'élection présidentielle sur France Télévision. Et j'ai pu voir que Charles Sapin avait été invité sur Radio France pour près de 2 minutes le dimanche matin avant 8h faire une toute petite chronique sur 160 he de programme. Donc j'ai vu aussi une forme de ligne qui bouge et je me suis dit bon, ils ont pris le rapport, ils ont vu que pour faire preuve de pluralisme qui

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est une obligation légale, ils allaient davantage ouvrir les opinions sur le service public qui, je le rappelle est payé par l'ensemble des Français. Donc ça a été des motifs de satisfaction que j'ai salué. J'ai vu que le travail n'avait pas été vint mais loin de moi l'idée de penser que les deux premières chroniques de Charles Sapin qui portait en plus sur la dette et sur l'IA all mettre le feu aux poudre dans les locaux et les couloirs de de Radio France, j'observe avec beaucoup de de d'exaspération et et un peu de et un peu de fatigue que en fait cette entreprise Radio France témoigne de tous les signaux de d'irréformabilité. On a vraiment l'impression que les syndicats de concert avec la direction veulent envoyer un seul message au français.

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C'est certes jusqu'à présent, on n'a pas respecté l'obligation de pluralisme et on ne veut pas le respecter. Radio France doit être une radio qui et bien donne un ton, une voix de gauche. On doit rester une radio d'opinion même si on est payé par tous les Français. Et à ce titre-là, même 2 minutes de chronique par semaine d'un journaliste qui viendrait d'un journal de droite, on le censurera. Donc je vous avoue que c'est pour avoir mené ces travaux pendant 6 mois, on a on en a un peu les les bras qui qui qui en tombe évidemment que moi je crois à la dimension réformable de l'audisel public. Moi je crois aux missions précieuses de l'audovisuel public. Je pense que elle assume des missions que le privé ne pourra jamais demain assumer de façon rentable et

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n'assumera pas donc l'information locale, l'information internationale donner les grandes œuvres de l'esprit françaises à un public le plus large possible, faire des enquêtes, faire de l'investigation, ce que le privé ne pourra pas faire parce que il y aura toujours des actionnaires qui décideront de de la dimension de l'enquête et qui par connivance demanderont aux journalistes de de ne pas s'arrêter à tel ou tel sujet. Mais effectivement, j'ai l'impression que le chemin est encore long. Est-ce qu'à l'issue de cette commission, vous êtes flatté d'être celui qui a un peu, on vient de le dire, fait bouger les lignes à France Télévision et au sein de l'audiovisuel public ? Je ne jugerai que sur pièce et en et pour vous dire le le lignes bougent de

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façon timide. La première réussite et celle qui portera peut-être ses fruits sur un temps long, c'est celle de responsabiliser des patrons d'entreprise publique de fonctionnaires qui demain se diront il faut que je fasse vraiment preuve d'attention dans l'utilisation du budget que les Français m'ont confié parce que je ne voudrais pas avoir à rendre des comptes sur telle ou telle utilisation de de budget. Euh moi, j'aimerais beaucoup, c'est mon vœu le plus cher, que l'audiovisel public se ressaisisse, que Radio France qui a l'air de faire preuve d'une dérive idéologique terrifiante, qui s'est fait mettre en garde encore récemment au cœur de l'été par l'Arcom parce que 60 % du temps de parole du RN était diffusé la nuit entre minuit et 6h du matin sur l'antenne de France en Terre. 70 % du

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temps de parole du RN était diffusé la nuit sur l'antenne de France info entre minuit et 6h du matin. En plus en pleine période électorale. On était au 1er trimestre 2026 en pleine période d'élection municipale. L'ARCOM le signale. Je l'avais mis d'ailleurs sur la table lors de la commission d'enquête. On m'avait accusé de fake news. Les dirigeants de Radio France m'avaient dit "Mais vous dites n'importe quoi, je ne sais pas d'où viennent vos chiffres. Ce n'est pas vrai. On respecte à la lettre la loi et le respect du pluralisme. À l'évidence, l'ARCOM s'assi de ce sujet et a vu qu'il y avait une dérive manifeste. Donc moi, simplement et de la façon la plus sincère possible, j'espère vraiment qu'au moment de la présidentielle, l'audisel public aura fait œuvre d'introspection. se sera

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rendu compte qu'il y avait une défiance maintenant croissante entre les Français qui ne veulent plus payer pour ça ou pas autant et qui veulent à minima que leur voix soit respecté, que la loi soit respectée, que le pluralisme s'applique, qu'on assaignisse les mauvaises pratiques de favoritisme, de conflit d'intérêt qu'on a pu mettre à jour et que dans un an, ben on voit les réformes, on voit les lignes qui bougent, on voit des entreprises plus saines qui coûtent moins au français, qui respectent davantage la voie pluriale de tous ceux qui viennent voter, qui attendent de leur service public, qu'ell soit qu'il soit représentatif. et que la privatisation ne soit plus un sujet que aujourd'hui ils sont en train de nous montrer que c'est espèce de de navire qui part à la dérive et qui

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ne pourra s'en vouloir qu'à lui-même l'année prochaine si le sujet de la privatisation est sur la table. Vous avez aussi été vous l'objet de critique notamment pour votre propension à publier des extraits de la commission parfois en temps réel avec des montages parfois viraux. Est-ce que vous le referiez de la même manière ? Je pense que ma ligne de vie voire de survie pendant ces 6 mois, ça a été euh la transparence et ça a été de prendre les Français à témoin. On m'a on me l'a beaucoup reproché parce que probablement c'était assez nouveau euh qu'un rapporteur et bien pour chacune des auditions donne à voir les questions qu'il posait mais aussi et surtout les réponses. Pour chaque question sur les réseaux sociaux, je publiais généralement des séquences de 3 ou 4

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minutes. Il y avait ma question mais il y avait aussi des réponses. Là où le traitement médiatique dans un journal de 20h ou sur une chaîne d'information en continu, ils ne vont garder que 30 secondes d'une question et peut-être 30 secondes d'une réponse. Mais c'est beaucoup plus immédiat les réseaux sociaux. Vous avez aussi le temps de donner à voir beaucoup plus de choses. C'est ce que j'ai fait. J'ai essayé d'exposer notamment les premières auditions pour que les Français se prennent d'intérêt pour nos travaux. Et je savais pertinemment, vu l'opposition dont j'avais pu faire l'objet au démarrage de cette commission d'enquête, il faut le rappeler, chaque groupe d'opposition une fois par an dispose d'une commission d'enquête. C'est ce qu'on appelle le droit de tirage. C'est

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quasiment constitutionnel et pour la première fois, ce droit de tirage a été contesté à quelques voix près. À quelques voix près, on a failli ne pas émettre et créer cette commission d'enquête sur le public pour aucune raison. Donc je savais que jusqu'au bout les travaux pouvaient être censurés, que jusqu'au bout le rapport pouvait ne jamais être publié. Et donc je me suis dit et ça a été une stratégie que l'engagement des Français allait me permettre de dépasser euh cette opposition et d'avoir aussi une validation du rapport à la fin. Je pense très sincèrement que ça a été la bonne méthode et je pense à nouveau que ouvrir nos travaux parlementaires, faire preuve de davantage de démocratie directe, engager les Français, leur montrer quel est notre rôle à l'Assemblée, qu'on ne

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se contente pas comme des Playmobil de respecter des consignes de vote dans l'hémicycle et de lever la main quand il faut voter pour des lois ou en réfuter certaines. On a un rôle d'évaluation des politiques publiques, de contrôle de l'action du gouvernement. on le mène au nom de ses Français et qu'il soient partie prenante de tout ça, qu'il prennent part aux questions qu'on pose, qu'il m'en soumettent quelques-unes qu'ils ont envie que je pose en leur nom, qu'il soi aussi témoin des réponses qui sont faites, de toutes les dérives, les dysfonctionnements qu'on a pu soulever. Pour moi, c'était la première exigence de mon mandat. On vous a également reproché d'avoir un agenda caché, de défendre une privatisation de l'audiovisuel public sans l'avouer. Votre parti, l'UDR, est allié du

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Rassemblement national de Marine Le Pen et de Jordan Bardella qui propose cette privatisation. Est-ce que vous avez été sincère dans vos intentions, y compris dans votre rapport où vous ne préconisez pas cette privatisation ? Depuis le premier jour de la commission d'enquête, j'ai toujours dit que mon intention était de mettre en lumière de façon cru les dérives et les dysfonctionnements de l'audiel public pour mieux les résoudre parce que à nouveau, je crois que l'audiovisuel public peut assumer des missions que le privé n'assumera jamais qui sont des missions pourtant importantes. C'est l'information locale, c'est l'information dans les outres mers, c'est l'information internationale. avoir des correspondants sur les cinq continents, c'est l'investigation que le privé ne pourra

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jamais vraiment assumer de façon indépendante parce qu'il y aura toujours des actionnaires qui guideront la main et le spectre des journalistes. Ce sont des missions qui sont importantes, qui sont essentielles. Je ne vous le parle même pas de l'accès aux grandes œuvres de l'esprit qu'on doit donner au plus de personnes, au plus de français possible. Je ne vous parle pas de de la culture scientifique qu'on doit transmettre euh au aux jeunes. Je pense notamment à C'est pas sorcier qui est un programme formidable qui mériterait pas de d'être autant mis en sourdine qu'il ne l'it depuis les les dernières années. Donc je crois fondamentalement aux missions précieuses différenciantes de l'audis privé à condition enfin différenciante par rapport à l'audel privé à condition que elle soit

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bien identifiée et que l'audiuel public ne copie pas ce que fait déjà le privé. Quand vous voyez que sur France 2 et sur France 3, vous avez 13 jeux par jour sur une grille de 24 heures, vous avez 13 jeux sur France 2 et sur France 3. Alors que sur le le privé, vous avez par exemple un jeu sur TF1, ça marche déjà très bien. Vous rendez compte qu'il y a beaucoup de travail pour réallouer les moyens sur des vraies missions de services public pour l'audiel public. Donc toute ma bataille, ça a été de mieux définir l'émission du service public, d'assaignir les pratiques pour qu'à la fin les Français mettent pas 4 milliards d'euros d'argent public sur le public mais moins, mais que ça profite bien mieux et davantage à des missions de service public. J'ai mis 70

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recommandations pour une nouvelle fois faire respecter le pluralisme parce que c'est le premier des principes légaux qui doivent conduire l'audiovisuel public pour assaignir les pratiques, pour mettre fin au conflit d'intérêt. Le travail est sur la table et encore une fois, j'espère que le public pourra de lui-même se réformer, pourra moins coûter au français à l'avenir, se concentrer davantage sur ces missions différenciantes par rapport au privés et dans un an, à l'occasion, un peu moins à l'occasion de la campagne présidentielle, le résultat soit là et que les Français se disent "Bon, on en a pour notre argent parce que aujourd'hui l'UEL public coûte à peu près 130 € par an à chaque foyer. Et est-ce que si on posait la question à tous les foyers en

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France, est-ce que vous voulez faire un chèque de 130 € pour continuer à financer le dosel public ? Je suis vraiment pas sûr qu'on arriverait à collecter 4 milliards d'euros par an. Beaucoup plus personnellement, quand on voit encore récemment l'affaire Charles Sapin qu'on a évoqué tout à l'heure, est-ce que vous croyez encore en cette capacité de réforme qui ne déboucherait pas sur une privatisation ? À chaud, je vous avoue que malheureusement et c'est un crève cœur, j'ai de plus en plus de doutes. J'ai vu des gens défilés pendant à peu près 6 mois euh me jurer main droite levée que ils étaient là pour respecter la loi, pour euh que tous les Français se reconnaissent dans leurs éditaux et sur

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leurs antennes que leur seule boussole était de proposer du contenu de qualité aux français. Et puis je j'observe malheureusement à la lecture notamment de l'affaire sapin que des syndicats à la direction, il y a un alignement complet pour mener une bataille politique dans un moment en plus qui sera déterminant le moment de la présidentielle de de 2027. Et donc cette dérive qui a été constatée queon a pu mettre en lumière dans le cas de la commission d'enquête avec des temps de paroles qui ne sont pas respectés avec des des des outrances des violences verbales qui sont insupportables. On compare Jordan Bardella à Hitler, on compare Eric Setier à Benito Mussolini, on fait une chanson des gauch avec tous les chroniqueurs de France en terre à une semaine du premier tour de

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l'élection législative de 2024. On explique que le RN au pouvoir, ce sera le retour de la France de Pétin. Euh on appelle au meurtre Marion Maréchal et Jordan Bardella. Enfin, c'est c'est de façon très récurrente, c'est ce qu'on entend sur les antennes du service public. Donc oui, c'est un crèvecœur. J'aurais aimé une autre réaction de la part de la direction. J'aurais aimé qu'il résiste à cette poignée de syndicalistes qui ont simplement répondu à l'appel de Jean-Luc Mélenchon dans un réflexe politique et militant insupportable pour l'ensemble des Français qui les financent. Ça n'a pas été le cas. Donc j'espère que la ministre de la culture d'ailleurs se saisira du sujet. Elle est bien silencieuse aujourd'hui. Pourtant, c'est la tutelle de ces entreprises publiques.

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J'espère que l'ARCOM se saisira du sujet et arrêtera de faire preuve de de d'une forme de de partialité assez évidente entre chaîne privée et chaîne publique où depuis 15 ans, ils nous ont mis des millions d'euros d'amende à quelques chaînes privées mais aucune amende à l'audiovisuel public. Voilà, j'espère simplement que la loi sera respectée puisque c'est tout notre rôle nous à l'Assemblée nationale. On vote les lois mais on a aussi envie que derrière elle soit respectée et c'est la première garantie qu'on peut donner et qu'on se doit donner aux Français. Comment cette commission et ces répercussions se sont-elles invité dans votre vie privée ? Évidemment, je je m'y attendais pas du tout. Euh à nouveau, peut-être de façon très naïve, je ne m'attendais pas en fin

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de commission d'enquête, être suivi, prise en filature dans les rues de Paris, exposé dans ma vie privée. Il faut quand même rappeler que il y a une photo de la porte de mon immeuble qui a été prise et diffusée dans les colonnes de Paris Match avec en légende Charles à l'oncle devant la porte de son domicile dans le X arrondissement de de Paris où il précise l'arrondissement alors de l'intelligence artificielle où avec un simple cliché vous pouvez retrouver très facilement une adresse. C'est évidemment irresponsable. Il y a eu un certain nombre d'articles qui sont sortis depuis de Méia Part, de Marianne, de Challenge qui indique que Xavier Niel serait derrière cette opération. Donc visiblement les questions que j'ai pu poser de façon tout à fait légitime lors de l'audition des dirigeants

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réactionnaires de Mediawan n'ont pas plu à quelques milliardaires qui ont voulu derrière se venger et me le faire payer. Je trouve ça très grave. Je trouve d'ailleurs que le silence politique au-delà de mon camp et médiatique est est assez préoccupant. Je pense que c'est la première fois qu'un parlementaire dans l'exercice de son mandat se voit poursuivi, mis sous surveillance jusqu'à la porte de son domicile parce qu'il a simplement réalisé sa mission d'évaluation des politiques publiques. Il y a d'ailleurs un procès qui est en cours qui sera jugé dans les prochains jours par rapport à Paris Match. Mais j'espère simplement que toute la lumière sera faite. Qui a payé cette opération ? Qui l'a demandé ? Pour quelle raison ? Et j'espère que demain d'autres parlementaires ne seront

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pas intimidés en se disant, j'ai peut-être deux trois choses qu'il faut que je cache et donc je ne vais pas aller jusqu'au bout de ma mission parce que ça pourrait me retomber dessus. C'est le signal que ces gens-là ont voulu envoyer et je pense qu'un soutien total de la classe politique et médiatique pour aussi renforcer notre rôle à l'Assemblée nationale et retendre ce lien un peu de représentant des Français qui est malheureusement bien abîmé depuis quelques années.