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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 26 mars 2026 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalJustice

"Epstein ou Epstine" : à quoi joue Mélenchon ? - C dans l’air - 27.02.2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Parlez-en à votre pharmacien. ... Bonsoir et bienvenue dans "C dans l'air". C'est la dernière provocation de J.-L.Mélenchon. Il se demande pourquoi les médias français parlent de l'affaire "Epstine" et pas "Epstein". Ca lui vaut des accusations d'antisémitisme. Pourquoi maintenant? A quoi joue J.-L.Mélenchon?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Vous avez fait votre une sur ce sujet. Vous êtes politologue et directeur du département opinion de l'Ifop.

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Il se demande si ce n'est pas pour faire diversion et en faire une affaire française. A quoi il joue quand il dit ça?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    C.Lhaïk en a fait son interprétation. Vous feriez la même? Il y a un langage codé dans ce que dit J.-L.Mélenchon?

  • 3:33ComplaisanteRéponse partielle

    Cette question de la prononciation de ce nom, Epstein... On ne l'appelait pas tous "Epstine" au début. On en parlait dans les rédactions. N'a-t-il pas le droit de poser cette question légitime?

  • 4:16OuverteRéponse directe

    On est passés de "Epstein" à "Epstine".

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28J.-L.MélenchonFait
    « Pardon! Ca fait plus russe, "Epstine". »
  • 2:06C.LhaïkFait
    « Ce qu'il sous-entend est redoutablement antisémite. »
  • 2:49C.LhaïkFait
    « Il envoie un message subliminal à une partie de la population. »
  • 4:16J.FourquetFait
    « Au début, majoritairement, l'emploi était plutôt à la française, c'est-à-dire de le prononcer selon une consonance allemande. »
  • 4:58J.FourquetFait
    « Il y aurait un complot, donc les journalistes, aux ordres, auraient changé la terminologie, pour masquer l'origine juive de cette personne. »
  • 5:43A.MalvalFait
    « C'est ce qui appelé les dog whistle, comme "siffler un chien", pour faire passer un message qui sera compris par les gens comme étant une allusion antisémite. »
  • 7:10J.-L.MélenchonFait
    « La police savait qu'une bagarre risquait d'avoir lieu. Elle n'a rien fait. La police savait. Elle était présente et n'a rien fait. »
  • 9:50C.LhaïkFait
    « Il y a ceux qui vous dirigent et que les uns gouvernent, les uns contre les autres. Que ce soit de l'antisémitisme, de la manipulation, de la nomenklatura journalistique en faveur ou contre la Russie le but c'est un peu la même chose. »
  • 11:17J.-L.MélenchonFait
    « On ne nous parle pas comme ça. On n'est pas là pour négocier des postes. On est dans une lutte politique. »
  • 13:25J.FourquetFait
    « Il considère que comme il est le meilleur en campagne, il écrasera vite la concurrence à gauche et que toutes ces personnalités qui s'offusquent, ces électeurs qui se disent que c'est le coup de trop, au moment où l'élection débutera, il faudra faire le vote utile et il les rachètera pour pas cher en édulcorant un peu son discours dans un 2e temps. »
  • 14:45J.-L.MélenchonFait
    « J.-L.Mélenchon dit que les accusations d'antisémitisme sont consternantes. Il dit que l'antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet. »
  • 15:20J.-L.MélenchonFait
    « Pardon! Ca fait plus russe, "Epstine". Maintenant, vous direz "Einstine" au lieu de "Einstein". "Frankenstine" au lieu de "Frankenstein". Tout le monde comprend comment il faut faire! »
  • 16:46L.NunezFait
    « Ce sont des propos abjects. Il se défend de leur caractère antisémite. Je crois qu'il joue sur leur ambiguïté. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Parlez-en à votre pharmacien. ... - A.Casse: Bonsoir et bienvenue dans "C dans l'air". C'est la dernière provocation de J.-L.Mélenchon. Il se demande pourquoi les médias français parlent de l'affaire "Epstine" et pas "Epstein". Ca lui vaut des accusations d'antisémitisme. Pourquoi maintenant? A quoi joue J.-L.Mélenchon? C.Lhaïk, bonsoir. Vous êtes journaliste à "L'Opinion". Vous avez fait votre une sur ce sujet. Vous êtes politologue et directeur du département opinion de l'Ifop. A.-C.Bezzina, bonsoir. Vous êtes constitutionnaliste, politologue, maître de conférences en droit public. Je rappelle votre livre sur la Constitution. A.Malval, bonsoir. Vous êtes journaliste et grand reporter au service politique de "Marianne". Voici la une de "Marianne". On écoute cette phrase de J.-L.Mélenchon qui a provoqué la polémique. - J.-L.Mélenchon: Pardon! Ca fait plus russe, "Epstine".

1:28

Maintenant, vous direz "Einstine" au lieu de "Einstein". "Frankenstine" au lieu de "Frankenstein". Tout le monde comprend comment il faut faire! - A.Casse: Il se demande si ce n'est pas pour faire diversion et en faire une affaire française. A quoi il joue quand il dit ça? - C.Lhaïk: Je ne sais pas s'il joue mais il fait quelque chose dont il est coutumier. Son verbatim est irréprochable. Ce qu'il sous-entend est redoutablement antisémite. C'est compris comme tel aux gens à qui il s'adresse. Sur la forme, il dit qu'on dit "Epstine" et que ça ressemble à "Poutine"... Donc ça fait russe. Il dit qu'on essaie de détourner l'attention sur la réalité de ce qu'est monsieur Epstein en essayant de le faire passer pour russe et d'accuser les Russes de collusion avec Epstein. La réalité, et il faut entendre le ton avec lequel il prononce "Epstein", avec une délectation, une rage, pour souligner qu'il est juif. Il coche toutes les cases des clichés de l'antisémitisme à partir du moment où il est juif. C'est un juif puissant qui a beaucoup d'argent,

2:49

qui a des amis puissants, qui ont beaucoup d'argent, et c'est un prédateur sexuel. Tous ces clichés font partie des clichés de l'antisémitisme. Il envoie un message subliminal à une partie de la population. Formellement, je ne pense pas qu'on puisse accuser ces propos d'être antisémites. Il faut les décoder. J.-L.Mélenchon a été souvent accusé d'antisémitisme mais il n'a jamais été condamné pour propos antisémites. R.Enthoven, qui l'avait accusé d'être passionnément antisémite, a été relaxé parce qu'on a considéré que ses propos faisaient partie de l'expression publique polémique habituelle. - A.Casse: La justice n'a pas dit que LFI était antisémite mais qu'on avait le droit de le dire.

3:33

- C.Lhaïk: Au nom du débat et de la polémique. Est-ce la fois de trop? Est-ce qu'il a franchi une ligne qui risque de lui coûter sur le plan politique et électoral? - A.Casse: Cette question de la prononciation de ce nom, Epstein... On ne l'appelait pas tous "Epstine" au début. On en parlait dans les rédactions. N'a-t-il pas le droit de poser cette question légitime? - J.Fourquet: Au début, majoritairement, l'emploi était plutôt à la française, c'est-à-dire de le prononcer selon une consonance allemande. Au fur et à mesure que l'affaire a pris de l'ampleur

4:16

et que aussi, sans doute, vos confrères étaient en contact avec le traitement de l'affaire aux Etats-Unis, c'est la prononciation anglo-saxonne du terme qui a été retenue. - A.Casse: On est passés de "Epstein" à "Epstine". - J.Fourquet: Il le remarque et le souligne en meeting avec un ton qui est le sien. Evidemment, on joue avec les codes en disant... Dans cette diatribe, la corporation des journalistes en prend pour son grade. Il y aurait un complot, donc les journalistes,

4:58

aux ordres, auraient changé la terminologie, pour masquer l'origine juive de cette personne. Il le fait de manière habile et adroite, mais on voit ce à quoi ça renvoie. - A.Casse: C.Lhaïk en a fait son interprétation. Vous feriez la même? Il y a un langage codé dans ce que dit J.-L.Mélenchon? - A.Malval: C'est ce qui appelé les dog whistle, comme "siffler un chien", pour faire passer un message qui sera compris par les gens comme étant une allusion antisémite. En l'espèce, c'est une allusion aux juifs.

5:43

La question n'est pas de savoir comment on doit prononcer ou comment on prononce. Les journalistes continuent de s'interroger. Il y a Encore des plateaux où la moitié des journalistes disent "Epstein". J'ai dit un peu les 2. Parfois, je réponds à quelqu'un en disant "Epstine". Si on me dit "Epstein", je peux répondre "Epstein". La logique voudrait peut-être qu'on prononce de la façon dont lui le prononce dans son pays d'origine, la prononciation américaine. Ce que dit J.-L.Mélenchon, c'est qu'il y aurait un enjeu du système à faire croire qu'une prononciation...

6:27

Qu'il y aurait une prononciation qu'on cache et une autre qu'on utiliserait pour pointer du doigt la Russie. - A.Casse: On ne s'est jamais dit qu'on dirait "Epstine" pour renvoyer à la Russie. - A.Malval: Je n'ai pas fait ce lien avec Poutine, jusqu'à ce que J.-L.Mélenchon le fasse. - A.-C.Bezzina: Ce n'est pas un nom à consonance russe. Il y a "Dostoïevski"... - J.Fourquet: Dans certains milieux, très vite, on a dit que comme il a des origines juives, on s'est demandé s'il n'y avait pas le Mossad.

7:10

Est-il vraiment mort? N'est-il pas caché ailleurs? Dans le propos de J.-L.Mélenchon... Il revient sur le fait que cette affaire a éclaté il y a longtemps. Pendant ces longues années, en France, aucun élément de justice n'a fuité sur cette affaire dans la presse. Il met en parallèle ce traitement d'une justice hermétique avec le traitement qui serait réservé aux affaires qui concernent LFI où, en 24 heures, toute la place de Paris, toutes les rédactions ont accès aux pièces du dossier. Il sous-entend que la justice aurait respecté un certain nombre de règles dans cette affaire puisqu'il y avait des puissants qui y étaient mêlés. En revanche, elle serait plus à charge et plus instrumentalisée quand il s'agit d'enquêter

7:52

sur les agissements ou les propos de LFI. - A.Casse: C'est le discours qu'il tient depuis la dernière salve de documents Epstein tombés, 3 millions de documents. On a vu qu'il y avait des noms français dans ces documents. Cette affaire a un retentissement mondial. Cette affaire nourrit le complotisme, par ailleurs. C'est l'autre jambe du dossier Epstein. Ca sert de carburant à l'antisémitisme. C.Owens a publié des choses sur son X... - A.-C.Bezzina: Pourquoi est-ce qu'on a besoin de se poser

8:34

la question de la prononciation? F.Mitterrand se faisait appeler "Mittrand" pendant tout son premier mandant. Il y a un enjeu de prononciation pour jouer le contre-feu... Si J.-L.Mélenchon lance cette boule puante, il le fait parce qu'il est affaibli. Sa stratégie est la stratégie du pire. Quand il est dans les cordes, il attaque encore plus. Il est dans une forme de passionaria qui le définit en tant qu'homme. C'est presque ce que j'appelle un populisme littéral. C'est sur l'idée qu'il y a ceux qui vous dirigent et que les uns gouvernent, les uns contre les autres. Que ce soit de l'antisémitisme, de la manipulation,

9:50

de la nomenklatura journalistique en faveur ou contre la Russie le but c'est un peu la même chose. C'est une manière de J.-L.Mélenchon de travailler sur "les uns contre les autres". C'est toujours plus ou moins là-dessus qu'il a fait fonctionner le mouvement. Il a toujours utilisé cette rhétorique. Notre Code pénal punit l'incitation à la haine, pas d'antisémitisme. A force de jouer comme ça avec le feu et de dire: "Il y a ceux qui veulent vous manipuler..." Est-ce que ça ne mériterait pas qu'il soit un peu inquiété? Dans la jurisprudence, l'idée de jouer sur les mots, c'est répréhensible. - C.Lhaïk: Le président du Crif me faisait remarquer que J.-L.Mélenchon n'a jamais été condamné pour antisémitisme, mais Dieudonné a mis beaucoup de temps avant d'être condamné.

10:34

L'accumulation des incitations à la haine... Ca pourrait tomber sous le coup de la loi. - A.Casse: Question. - A.Malval: Très certainement. J.-L.Mélenchon a une stratégie qui n'est pas nouvelle. C'est cliver. Ce clivage, il ne le voit pas d'une façon nécessairement délétère. Il dit "c'est nous contre eux, les antifascistes contre les fascistes". Sont fascistes tous ceux qui ne sont pas avec lui, avec les antifascistes. Il y a ce clivage... Je dirais presque que J.-L.Mélenchon s'en prend presque à ses alliés, ou ex-alliés, de la gauche. C'est eux qu'il met en difficulté. C'est des gens qui disent: "J.-L.Mélenchon, on avait envie de le défendre, même après la mort de Quentin, avec la Jeune Garde..." Certains, à gauche, vont dire que ce n'est pas vrai que le GUD et la Jeune Garde se valent.

12:00

Pour ces gens qui s'étaient un peu coalisés parce que cette inversion Des valeurs, c'était pas possible, il les met en difficulté. Il les somme de choisir. "Soit vous vous rangez dans le camp de la meute qui hurle aux antifa, soit vous êtes avec nous." - A.Casse: On voit les réactions embarrassées. "Rien ne va dans ses propos", dit M.Tondelier. B.Cazeneuve: "Mélenchon se rêvait comme Mitterrand. Il finit comme Soral." C'est une étape vers la rupture?

12:42

- J.Fourquet: C'est une étape. Il parle de manière crue et drue pour aller chercher tout un électorat qui n'est pas forcément un électorat puisque c'est des personnes qui ne votent plus, qui sont abstentionnistes. Il faut les réveiller en tenant un discours très puissamment antisystème, d'où toutes les allusions qu'on a évoquées tout à l'heure. Il a dit que jamais personne ne les couperait de leur base, la jeunesse, les quartiers populaires et les antifascistes. Il veut consolider ce socle et l'élargir en allant chercher

13:25

les centaines de milliers de voix qui lui ont manqué la dernière fois pour aller au 2e tour. Il a un souverain mépris vis-à-vis de ses autres partenaires de gauche. Il considère que comme il est le meilleur en campagne, il écrasera vite la concurrence à gauche et que toutes ces personnalités qui s'offusquent, ces électeurs qui se disent que c'est le coup de trop, au moment où l'élection débutera, il faudra faire le vote utile et il les rachètera pour pas cher en édulcorant un peu son discours dans un 2e temps. Tout ça est très bien pensé, je crois.

14:04

Quelqu'un comme J.Guedj, dont J.-L.Mélenchon a dit: "Il s'agite autour du piquet où le retient la laisse de ses attachements." J.Guedj l'a traité de "salopard antisémite". Ils ont une relation très proche... Il y a quelques jours, J.Guedj, le plus intransigeant sur cette dérive de LFI, a dit que dans un 2e tour passe au RN, il voterait pour LFI. J.-L.Mélenchon a ça en tête. Le meeting qui était tenu était à Lyon. Il l'a dit pendant le meeting, en s'adressant au candidat écologiste à Lyon, le maire sortant, qui parlait d'alliance: "On ne nous parle pas comme ça. On n'est pas là pour négocier des postes. On est dans une lutte politique." Il installe le rapport de force. Il veut faire flancher ses anciens partenaires de gauche. - A.Casse: J.-L.Mélenchon dit que les accusations d'antisémitisme sont consternantes. Il dit que l'antisémitisme est du côté de ceux qui veulent tout ramener à ce sujet.

15:20

- A la une ce matin, la sortie polémique de J.-L.Mélenchon. - Le leader insoumis accusé d'antisémitisme pour avoir ironisé sur la prononciation du nom de J.Epstein. - Ce qui fait réagir, ce matin, c'est cette façon de jouer sur la prononciation du nom Epstein. - Nouvelle polémique et leçon de phonétique de J.-L.Mélenchon. - J.-L.Mélenchon: Pardon! Ca fait plus russe, "Epstine". Maintenant, vous direz "Einstine" au lieu de "Einstein". "Frankenstine" au lieu de "Frankenstein". Tout le monde comprend comment il faut faire!

16:04

- Le leader des insoumis a suscité l'indignation de la classe politique, unanime. ... Condamnation sévère aussi du ministre de l'Intérieur. - L.Nunez: Ce sont des propos abjects. Il se défend de leur caractère antisémite. Je crois qu'il joue sur leur ambiguïté. C'est une ambiguïté qui n'en est pas vraiment une. Ca ressemble aux pratiques de monsieur Dieudonné, parfois même d'A.Soral. - Le leader des insoumis crie à la calomnie et plaide l'ironie, sauf que les accusations d'antisémitisme à son encontre ne sont pas nouvelles. J.-L.Mélenchon, qui en juin 2024, minimisait le phénomène. Les chiffres du gouvernement montrent pourtant une forte augmentation des actes antisémites. ... Dans un message sur les réseaux sociaux aujourd'hui, E.Macron réagit, sans nommer J.-L.Mélenchon. Le président poste un extrait de son discours prononcé il y a 15 jours lors de l'hommage à I.Halimi. - E.Macron: L'antisémitisme d'extrême gauche

17:28

qui veut substituer à la lutte des classes une supposée lutte des races dans de glaçants amalgames et qui le dispute à celui de l'extrême droite et ses clichés sur la puissance et la richesse. - Depuis la mort de Q.Deranque, J.-L.Mélenchon et son groupe, plus isolés que jamais, plus que jamais sous le feu des critiques. - S.Lecornu: Il est temps que vous fassiez le ménage, madame la présidente M.Panot, le ménage dans vos propos, dans vos idées et surtout, le ménage dans vos rangs. - Sommé d'exclure R.Arnault, de prendre ses distances

18:11

avec la Jeune Garde, J.-L.Mélenchon refuse et assume. Cette radicalité passe mal à gauche. - F.Hollande: En 2017 et en 2022, dans les précédentes présidentielles, il voulait être le candidat qui peut porter ce qu'il pensait être la gauche au 2e tour. C'est fini. - Des divisions à gauche. L'occasion pour le RN d'accélérer sa propre dédiabolisation. - J.Bardella: Lorsqu'une organisation utilise la terreur pour imposer son idéologie, elle doit être combattue avec la même force que le sont les groupes terroristes. J'appelle donc à constituer un cordon sanitaire pour isoler LFI et la tenir à l'écart des institutions, à l'Assemblée nationale, où les députés siègent dans de nombreuses instances ou pour les prochaines municipales. - J.-L.Mélenchon est la personnalité politique qui suscite le plus de rejet, selon un dernier sondage. 71 % d'opinions défavorables. C'est 2 points de plus depuis la mort de Q.Deranque. - A.Casse: Que pensez-vous du titre d'un article de "L'Express": "Antisémitisme, complotisme, pourquoi J.-L.Mélenchon

19:39

fait du J.-M.Le Pen"? Il y a aussi le tweet d'A.Sinclair aujourd'hui. ... J.-L.Mélenchon fait du J.-M.Le Pen? - C.Lhaïk: Oui, d'une certaine manière, en sollicitant des choses évidentes... "Epstein" est un nom d'origine juive. Ca ne veut pas dire que les gens sont juifs. On le fait aussi pour les noms à consonance maghrébine. C'est une pratique assez pernicieuse dans le cas d'espèce. Il met en accusation les gens parce qu'ils sont juifs. Il n'attache pas de valeur positive à cette consonance. Il y a une manière de traiter les gens

20:23

par la consonance de leur nom ou de faire des jeux de mots et on se souvient du "Durafour crématoire", de J.-M.Le Pen. Ca ne fait rire que lui. Il s'est moqué des millions de victimes de la Shoah. Le registre de son "humour" s'assimile à celui de J.-M.Le Pen. - A.Casse: Dans quel but? - C.Lhaïk: J.Fourquet l'a bien expliqué. Je pense que c'est de cliver au maximum. Je pense qu'il veut consolider son socle et que les choses se fassent par rapport à lui. L'idée d'une union de la gauche pour lui est inconcevable.

20:59

C'est un ralliement à lui. Ca bat en brèche l'idée des deux gauches irréconciliables. Il veut marginaliser la gauche raisonnable, la ridiculiser, l'envoyer du côté du socle commun et des alliés du bloc central. Lui veut devenir, au fil du temps, grâce aux sondages et à un adoucissement de saison, puisqu'il l'a fait en 2017 et 2022... Il va redevenir le vieux monsieur gentil qui appelle à l'écologie, qui porte... - A.Casse: Vous dites qu'il y a plusieurs étages à la fusée. - C.Lhaïk: On est dans l'étage du durcissement. C'est pour que les choses se fassent autour de lui. Il espère que ça va cristalliser. Des gens vont se séparer de lui, bien sûr. Les gens ont parfois une mémoire de poisson rouge. Le temps passe et on passe à autre chose. La perspective de voir le RN arriver au pouvoir peut effrayer beaucoup de gens et les inciter à un vote utile s'il est démontré que J.-L.Mélenchon peut être le chef de file d'une gauche susceptible d'éliminer le RN... Il y a quand même une question, celle des législatives, même si j'anticipe.

22:27

On peut avoir une situation où J.-L.Mélenchon serait susceptible de gagner la présidentielle, mais il aurait besoin d'élargir son socle pour gagner les législatives. Dans cette configuration, il aura intérêt à redevenir le social-démocrate mitterrandiste qu'il a été et à être tout gentil avec la gauche de gouvernement. J'extrapole beaucoup. - A.Casse: Je voulais qu'on reste sur la stratégie. On vit un moment où on a tous les jours une raison différente de parler de J.-L.Mélenchon. Aujourd'hui, c'est Epstein. Plus tôt dans la semaine, il a fait une conférence de presse. Il a choisi les médias auxquels il voulait parler. Les critiques de J.-L.Mélenchon sur la presse sont récurrentes

23:10

mais j'ai l'impression qu'on franchit un cap. On serait tentés de le comparer à D.Trump après l'avoir comparé à J.-M.Le Pen. - A.-C.Bezzina: Il y a eu une conférence la semaine d'avant. Il soutenait la Jeune Garde. Il est dans cette stratégie de l'omniprésence. "La meilleure défense, c'est l'attaque". C'est l'incarnation de J.-L.Mélenchon. Je ne suis pas sûre qu'on puisse rapprocher tous les antisémitismes, ni celui de J.-L.Mélenchon et de J.-M.Le Pen. Tout démarre de la question de Gaza avec une forme d'instrumentalisation, de solidarité avec le drame... Il y a peut-être une stratégie un peu plus manipulatrice dans le discours du côté de J.-L.Mélenchon qui consiste à se dire que ce n'est

23:55

pas de l'antisémitisme. On va dire que ce n'est pas assumé. Au contraire, pour lui, c'est une manipulation du discours. Il passe entre les gouttes. J.-L.Mélenchon n'a pas été condamné mais J.-M.Le Pen l'a été. Ce n'est pas la même chose de faire le jeu sur la prononciation que de parler de "Durafour crématoire" ou des chambres à gaz comme d'un détail de l'histoire. C'est du négationnisme. Ce n'est pas le même niveau ni la même manière de travailler. J.-L.Mélenchon, ce qui l'intéresse, c'est le caractère révolutionnaire de son action. Au niveau des institutions, ce qu'il veut, c'est la table rase. Tout est comme ça dans la manière dont LFI entend gouverner. C'est cette idée... Il connaît bien son histoire.

24:37

C'est le procès en pureté de la gauche, l'idée d'être toujours dans la révolution permanente, d'amener à une forme de scission et de réveil populaire "France insoumise". - A.Casse: Je voulais qu'on s'arrête sur une autre déclaration qui est passée inaperçue. C'était à propos de la mort de Q.Deranque. "'L'Humanité' l'a révélé", dit J.-L.Mélenchon. La police savait qu'une bagarre risquait d'avoir lieu. Elle n'a rien fait. La police savait. Elle était présente et n'a rien fait. Il lance un traquenard. C'est une façon de dire qu'il est une cible et qu'on ne regarde pas au bon endroit. Il s'adresse à l'opinion publique et aux médias. - A.Malval: Tout à fait. C'est une vérité alternative, presque, qu'il est en train de dépeindre. Des preuves ont été récoltées par plusieurs journalistes sur le fait que le groupe Némésis jouait un rôle d'appât

26:02

dans l'espoir qu'il y ait des affrontements. L'enquête judiciaire est en cours. M.Bompard parlait de la Jeune Garde comme d'un groupe d'autodéfense populaire. Il a ajouté: "Ce qu'on a vu sur les images ne ressemble pas à de l'autodéfense." Il a condamné l'action des jeunes hommes qu'on voyait donner des coups de pieds à un homme à terre. Ce lynchage a disparu du récit que propose J.-L.Mélenchon. - A.Casse: Le but de cette politique est de faire oublier le drame de la mort de Q.Deranque? - A.Malval: Je ne sais pas. Tout participe un peu de cette logique, de se poser... Si l'idée de J.-L.Mélenchon est de dire qu'on l'attaque

26:46

car il est un danger pour le pouvoir et le système... "Plus je représenterai un danger pour le système, plus cette posture médiatique me prendra pour cible." La violence des attaques qu'il peut recevoir vient crédibiliser sa posture et sa candidature. C'est un cercle qui se nourrit en permanence. - A.Casse: C'est la personnalité politique la plus rejetée par les Français, selon les sondages. 71 % des Français le rejettent, d'après Odoxa. Plus 2 points de rejet depuis la mort de Q.Deranque. - J.Fourquet: Ce n'est pas énorme par rapport à tout ce qui s'est passé. Le parallèle peut être fait avec le J.-M.Le Pen des années 80. Il avait une cote de popularité très faible. Il était détesté par une grande majorité des Français mais les gens qui l'appréciaient votaient pour lui. On revient sur ce qu'on disait tout à l'heure. Pour l'instant, il est dans une stratégie de premier tour de consolidation de sa base électorale. Jadis, on disait que le parti se consolidait en s'épurant, dans les partis trotskistes ou communistes. Lui veut conforter cette base militante électorale...

28:12

Il y avait beaucoup de monde aux meetings. On a parlé de 2000 personnes. Se dire que dans un 2e temps, quand il aura cette base, qu'il aura élargi en allant chercher, pense-t-il, des gens éloignés de la politique... Comment on ramène des gens aux urnes alors qu'ils sont éloignés de la politique? On parle des puissants, des complots, des journalistes qui sont aux ordres et on parle des gros contre les petits, mais dans une imagerie liée à la Révolution française. Il a parlé des journalistes de robe. Il est pédagogique. Il dit qu'il y avait la noblesse d'épée et la noblesse de robe.

28:53

Il dit qu'il a voulu s'adresser à tous les journalistes qui sont dans les petits médias, qui n'ont pas de moyens, qui ne sont pas détenus par des puissances d'argent. Il dit qu'il a commencé comme eux. Il était pigiste. Il dit savoir ce que c'est. Il parle à cette jeunesse qui peine... - A.Casse: Il parle à la jeunesse. - J.Fourquet: Il parle à la jeunesse qui peine à s'insérer sur le marché du travail. "Il y a eux et il y a nous. Vous êtes un peu anar, communistes, socialistes..."

29:33

- C.Lhaïk: Pas mélenchonistes. - J.Fourquet: "Vous êtes insoumis depuis que vous êtes sortis le poing levé du ventre de votre mère." C'est ce qu'il dit dans le meeting. Il s'adresse à une France qui l'applaudit. Toutes ses saillies sont parfaitement appréciées par les gens qui sont venus l'écouter. - A.Casse: A quel point la gauche se sent-elle piégée? On a reçu l'avocat de R.Enthoven qui a obtenu la relaxe. Il disait que le parti était passionnément antisémite à propos de LFI. Il disait que LFI était devenue une enclume pour la gauche.

30:17

Vous faites la même analyse? - C.Lhaïk: On retombe sur la théorie des gauches irréconciliables de M.Valls. Au point que nous constatons, elles sont irréconciliables. Le problème est de savoir comment elles vont évoluer. Si la stratégie que J.Fourquet décrit fonctionne, J.-L.Mélenchon va agréger de plus en plus de l'électorat. La gauche traditionnelle, Cazeneuve, Glucksmann, Hollande, risque de s'atrophier. La bataille du 2e tour, qui va vite commencer... En tout cas, pour être présent au second tour, ça va être le juge de paix de la situation et pour la gauche traditionnelle. - A.Casse: Avec des municipales qu'on va bien regarder. Question.

31:01

- A.-C.Bezzina: Les logiques locales ne sont pas des logiques nationales. Souvent, vous avez des gens qui ont travaillé sur le territoire pendant longtemps. Donc ils peuvent créer des amitiés, etc. Il y a quelque chose de réel dans la question qui est posée. C'est toujours le gros qui mange le petit dans l'histoire de la gauche. On peut refaire le congrès de 1905... C'est l'idée que le PC, même avec certaines outrances et certaines manières d'agiter disparues quand il était surpuissant... C'était un des partis majeurs de notre histoire quand on a installé la Ve République. C'était toujours celui qui ramenait le cartel électoral vers lui. Malgré les outrances de J.-L.Mélenchon, est-ce qu'il n'y

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a pas toujours une logique de coalition de 2e tour? Je voulais répondre à ce que vous disiez concernant l'oubli de l'affaire Q.Deranque. Il y a une logique qui se répand avec les avocats de la défense. On dit qu'il faut créer une affaire dans l'affaire. - C.Lhaïk: C'est du C.Pasqua. - A.-C.Bezzina: On y est. - A.Casse: Le ministère de l'Intérieur veut classer LFI à l'extrême gauche. Qu'est-ce que ça changerait pour les municipales? - A.-C.Bezzina: C'est une circulaire des nuanciers, très traditionnelle pour les municipales. C'est presque une manière de classer les résultats. C'est intéressant pour le ministère de l'Intérieur...

32:30

- A.Casse: Ca vient d'être confirmé par le Conseil d'Etat. - A.-C.Bezzina: Ce n'est pas une manière de classer. Ce n'est pas politique. C'est juste une manière... Ca a des conséquences politiques, évidemment, mais au moment où on veut relater les résultats, et la propagande... Ce n'est pas au sens IIIe République. On va les classer en fonction de qui appartient à quoi. Est-ce Qu'on peut considérer que de G.Attal à J.-L.Mélenchon, on est dans la gauche? C'est de plus en plus compliqué au niveau de la remontée des résultats. C'est ce que le ministère de l'Intérieur acte. - A.Casse: LFI est classée à l'extrême gauche. Quelles conséquences?

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- J.Fourquet: Pour "L'Opinion", on avait fait un sondage quand cette circulaire a été connue. 70 % des Français considéraient que c'était justifié. Symboliquement, ça acte l'idée qu'il y aurait 2 gauches irréconciliables. Il y aurait la gauche et l'extrême gauche. Si on en revient au J.-M.Le Pen des grandes années, il était classé à l'extrême droite. C'était impossible de nouer des alliances au nom du cordon sanitaire. La situation est différente à gauche. Il y a cette histoire de l'union des gauches. Il y a aussi cette histoire au nom de l'antifascisme,

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la nécessité de faire un barrage à l'extrême droite. C'est ce sur quoi J.-L.Mélenchon entend travailler, mais uniquement dans un 2e temps, quand il aura affaibli ses partenaires historiques. Pour ces élections, LFI présente des listes indépendantes dans un grand nombre de villes. L'objectif n'est pas de gagner Paris ou Lyon. C'est d'essayer de faire perdre la gauche écologiste ou socialiste pour les affaiblir et ne pas leur permettre d'être en situation de force au moment où va commencer la présidentielle. - A.Malval: Il y a peut-être un cas différent: Marseille. C'est le duel face au RN qui a de sérieuses chances de l'emporter, là.

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On l'a vu lors du débat organisé sur BFMTV. Entre S.Delogu et B.Payan, la porte n'est pas fermée. - C.Lhaïk: B.Payan l'a ouverte clairement. - A.Malval: Alors que ce n'était pas le cas avant. Le risque étant aussi grand, on voit que cette poussée pour l'union de la gauche existe. Je ne suis pas sûre que ce qui se passe change quelque chose. - A.Casse: On va à Nice. Drôle de campagne à Nice où on assiste à un duel fratricide entre C.Estrosi et E.Ciotti. Tous les coups sont permis. Le maire a dû produire un certificat médical pour démentir

35:16

la rumeur le disant atteint de la maladie de Parkinson. - Derrière la bataille de fleurs du carnaval de Nice, C.Estrosi joue un autre combat, bien plus féroce, celui des municipales. Le maire sortant profite du bain de foule au milieu des chars colorés. *-Le prix de la ferveur et de la clameur... - Une confiance affichée malgré un sondage qui le place de 10 points derrière son petit protégé, E.Ciotti. - C.Estrosi: J'ai mené d'autres batailles électorales. Il faut toujours positiver. On conduit des batailles heureuses. Etre parmi les siens, dans sa ville... - La course pour les municipales tourne à l'affrontement à Nice. Un duel fratricide, une campagne à couteaux tirés, voire "la plus dégueulasse", selon les journaux. - Certains font courir la rumeur que je serais malade, atteint par Parkinson. - Et plainte pour menaces. La presse locale

36:43

a même dû faire signer une charte. - C.Estrosi: Nos concitoyens détestent la violence et l'agressivité. - Le climat tendu exaspère de nombreux électeurs. - Cette campagne est un peu violente, sur des propos qu'on ne devrait pas... - C'est une campagne sans débat. Il y a 2 hommes qui se tirent dessus à boulets rouges sans proposer de solutions aux Niçois. - C'est des coups bas. C'est comme ça. C'est ça, la politique. - E.Ciotti semble tirer parti de la situation.

37:27

Il cumule 41 % des intentions de vote au 1er tour. Au second, il pourrait bénéficier des voix du candidat Reconquête! - Dans les rues de Nice, le patron de l'UDR se verrait presque déjà élu. - E.Ciotti: Il y a un gros soutien dans la ville. Je sens que ce soutien s'accentue. Il y a un système en place qui paraissait invincible. Aujourd'hui, on voit que c'est pas le cas. Beaucoup de Niçois portent cette volonté de changement. - Le candidat a ouvert sa liste au RN. Il entend bien se montrer plus ferme que son rival sur les thèmes traditionnels de la droite.

38:12

- E.Ciotti: On veut répondre aux 2 défis majeurs dont nous parlent en priorité les habitants de Nice, d'abord celui de la sécurité. Nice est une ville où la délinquance progresse. Nice est une ville où les impôts ont quasiment doublé depuis ce mandat. - Avec près des 3/4 des intentions de vote à eux deux, les frères ennemis ne laisseront-ils que des miettes à la gauche? La liste qui unit écologistes, communistes et socialistes espère profiter des divisions qui agitent la droite. - On se démarque parce qu'on parle de fond et qu'on parle aux gens en proposant des projets.

38:56

Le logement est le sujet dont les habitants nous parlent. C'est compliqué à Nice de se loger décemment. - Mais la gauche aussi part divisée. Les insoumis présentent leur propre liste. Ils renvoient aussi dos à dos C.Estrosi et E.Ciotti. - Les propos de l'un et de l'autre se rejoignent sur certains thèmes. Nous disons que finalement, il y a une différence de degré. - Avec chacune environ 10 % des intentions de vote, ces 2 listes de gauche seraient qualifiées de justesse

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au second tour. A Nice, 2 autres listes se présentent: celle de Céline Forjennel, et Estelle Jaquet. - A.Casse: Ce n'est pas anodin, cette rumeur. C.Estrosi se sent obligé d'en parler dans la presse. Il dit: "C'est dans un salon de coiffure que la mère de mes grands enfants a été questionnée." Qu'est-ce ça traduit? - C.Lhaïk: On est dans une guerre fratricide. Ce sont toujours les plus meurtrières. On ne se tue jamais aussi bien qu'en famille. L'histoire d'E.Ciotti et de C.Estrosi est celle d'un patron et de son attaché parlementaire. Pendant longtemps, ils ont été très amis, très liés. Ils ont fait carrière ensemble. La rupture est arrivée. E.Ciotti, et c'est ce que dit un livre qui vient de sortir, nous dit qu'E.Ciotti ne rêve que d'une chose: prendre la place de C.Estrosi.

40:51

Tous les coups sont permis. Je ne saurais pas dire d'où vient cette rumeur et qui l'a répandue. Tous les coups sont permis, y compris des attaques sur la santé, la maladie. La campagne se déroule dans un climat d'autant plus délétère que la droite est sûre de gagner. Il n'y a aucune place pour un autre candidat. C'est la famille RPR, à l'origine. Il y en a un qui est à Horizons et l'autre qui a créé l'UDR. Ce sont toujours les mêmes hommes, les mêmes idées et les mêmes pensées. C'est une lutte personnelle entre les deux. Les sondages donnent pour le moment E.Ciotti gagnant.

41:28

- A.Casse: On reste prudents sur les sondages. L'UDR vient d'être classée à l'extrême droite, le parti d'E.Ciotti. Qu'est-ce qui fait que les amis d'avant sont devenus des frères ennemis? - C.Lhaïk: Ca arrive dans tous les milieux, y compris dans la politique. Ca se déroule au grand jour et sur la place publique parce que leur opposition se déroule sur le terrain d'une élection. C'est une évidence pour tous. Je suis sûre qu'on connaît pas mal de gens de nos entourages qui peuvent aussi se déchirer. C'est en politique, et la passion politique est aussi forte que toutes les autres passions. - A.Casse: Et la trahison est même une tradition politique. C.Estrosi dit que ce sont des coups bas.

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Il dit que cette campagne est différente, violente. - J.Fourquet: Il y a un enjeu majeur, la quête de la 5e ville de France. Il y a des budgets très importants. On voit bien que tout ça attise les convoitises et par-delà les rancunes et les rancoeurs qui se sont accumulées entre ces 2 hommes. Il y a aussi un combat de lignes politiques. Ce qui se joue en partie. C'est un fief historique de la droite gaulliste. Il y avait Médecin avant, mais c'est la droite dure. N.Sarkozy, en 2007, fait 42 % au 1er tour à Nice. Les Alpes-Maritimes... Aujourd'hui, les 2 figures de droite locale... Un chez Horizons a basculé dans le camp macroniste, et l'autre, E.Ciotti, qui, jusqu'aux législatives de 2024, était le président des Républicains, a décidé de faire alliance avec M.Le Pen. Comme si dans cette ère historique de droite, il n'y avait plus de place pour la droite classique. C'était soit une droite recomposée autour d'une alliance avec les macronistes, soit une droite recomposée avec une alliance autour du RN.

43:38

On a parlé de Marseille. Dans la ville de J.-C.Gaudin, ce ne sont que des sondages, mais la liste de madame Vassal est posée en 3e position, très loin de celle du maire socialiste sortant. Entre Marseille et Nice, il y a Toulon, ville historiquement de droite. Le RN pourrait éventuellement l'emporter. - A.-C.Bezzina: Menton également. - J.Fourquet: Il y aura beaucoup de conséquences hormis la dimension locale de ces scrutins à ce qu'il va se passer après. On a parlé de la gauche.

44:22

C'est aussi l'avenir de la droite républicaine face au RN. - C.Lhaïk: Il ne faut pas trop limiter la bataille de 2 hommes. C'est aussi un enjeu énorme pour le RN. E.Ciotti est susceptible d'apporter Nice au RN. Ce n'est pas rien. Ce n'est pas rien, de Montrer que la stratégie qu'il a montrée depuis 2024 de quitter les LR pour devenir un parti satellite ou allié du RN est une stratégie plutôt gagnante. - A.Casse: Il y a le moment Mélenchon et le moment RN,

45:05

qui se dit que dans la période dans laquelle nous vivons, déplacer le cordon sanitaire autour de LFI... Question. - A.-C.Bezzina: On est bien d'accord. La seule question, c'est: est-ce que cette immense majorité silencieuse fait une famille politique? La réponse, depuis 2024, qu'on nous apporte au Parlement, c'est que non. Essayer d'avoir un socle commun, et ça a été la lutte depuis la dissolution, ne fonctionne pas. La polarisation du débat amène à se dire qu'on va revenir à notre vieux bipartisme français qui fonctionnait relativement bien avec une droite et une gauche. C'est instillé par la logique des municipales... Il faut tordre le cou à l'idée que dans les municipales,

45:49

on travaille en coalition et qu'on verra si les LR travailleront avec le RN. La dynamique mode de scrutin est que quand vous gagnez, vous gagnez très bien. Personne ne travaillera avec personne. Où est l'état de l'opinion? Est-ce que cette majorité silencieuse peut arriver à trouver une forme de candidat commun? Est-ce qu'il y a quelque chose qui peut émerger de ça au niveau politique? Je n'en suis pas convaincue. - A.Casse: Jamais un remaniement n'aura fait si peu de bruit. La France compte 4 nouveaux ministres depuis hier et personne ou presque ne connaît leur nom. Savez-vous qui est la nouvelle ministre de l'Enseignement supérieur? - J.Fourquet: J'avais révisé... - A.Casse: C'est une proche d'E.Macron, et ce n'est pas anodin. R.Dati n'est plus ministre de la Culture.

46:32

Elle se consacre aux municipales à Paris. - Elle a donc fini par quitter son ministère à 2 semaines et demi du 1er tour des municipales. R.Dati est désormais candidate à temps plein à la Mairie de Paris, mais elle aura étiré sa présence au gouvernement 10 jours de plus que ce que souhaitait le Premier ministre, au grand dam de ses adversaires. - Elle est restée ministre jusqu'à J-18 jours. Ce n'est pas sérieux. L'essentiel de la campagne, elle aura bénéficié de son statut de ministre, des moyens logistiques que cela donne.

47:14

- E.Grégoire: Elle aurait dû être démissionnée depuis des mois. Je veux que les Parisiens soient fiers de moi comme maire. Je ne veux pas qu'ils aient un maire convoqué au tribunal pour corruption. - La campagne de R.Dati étend un peu plus les dissensions au sein du camp macroniste. Le chef de l'Etat la soutient, mais le candidat Horizons Et P.-Y.Bournazel refusent un ralliement au 2d tour. - Je ne suis pas un candidat pour rejoindre. Je suis candidat pour permettre aux Parisiens d'avoir le choix et pour gagner. - Le bloc central se déchire.

47:57

Partout où il peut, le président resserre les rangs. Le remaniement confirmait hier l'entrée de plusieurs de ses proches au gouvernement. A commencer par C.Pégard, nouvelle ministre de la Culture, de sortie dès hier soir à la cérémonie des César. A côté du grand public, elle était jusqu'ici la conseillère du chef de l'Etat après 12 ans passés à la tête du château de Versailles. Parmi les autres entrants, S.Agresti-Roubache, secrétaire d'Etat. Elle figure parmi les intimes du couple présidentiel et l'assume. - J'ai bossé toute ma vie. On ne peut pas être coupable d'une amitié. Une amitié ne peut pas expliquer une carrière. Je ne me sens pas moins légitime

48:40

que n'importe lequel qui aurait pu être à ma place. - Plus largement, E.Macron profite-t-il de sa fin de mandat pour placer ses fidèles à des postes-clés? La nomination il y a 2 semaines de sa ministre des Comptes publics, A.de Montchalin, à la tête de la Cour des comptes a suscité un tollé. - Demain, vous devrez évaluer ce que vous et vos amis avez vous-même détruit. Vous serez juge et partie. Voilà le scandale démocratique dont vous êtes l'incarnation. La République des copains à ciel ouvert, la République de ceux qui savent qu'ils vont être sortis par les Français du pouvoir et qui, avant de partir, tentent de tout verrouiller.

49:23

- La nomination de la 1re présidente à la Cour des comptes relève de nos institutions, de la prérogative du président de la République, que ça vous plaise ou non. Vous n'avez pas gagné les dernières élections présidentielles. - Pas de quoi calmer non plus la gauche, qui dénonce un coup de force, bloquant possiblement le poste jusqu'en 2054. - C'est un poste inamovible. On ne part de ce poste qu'à la retraite. Madame de Montchalin est jeune. Elle a 40 ans. Elle a de la chance. Potentiellement, elle sera en poste plus de 25 ans. Cela pose un problème. - Dans les prochaines semaines, E.Macron aura encore la main sur une autre nomination stratégique, celle du futur gouverneur de la Banque de France, dont le mandat s'étendra sur l'ensemble

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du prochain quinquennat. - A.Casse: Comment vous percevez cette fin de règne? - A.Malval: Elle donne une image assez délétère de la politique. des ministères ou à l'Assemblée nationale, je ne vois pas de quoi enthousiasmer le citoyen français aujourd'hui. Je ferais une différence entre les nominations verrou d'E.Macron, qui use de ses prérogatives pour mettre, sécuriser des postes-clés dans l'hypothèse d'une éventuelle arrivée au pouvoir du RN. C'est différent, ce dernier remaniement. Ce sont des proches ou des conseillers ministériels qui sont nommés à des postes de ministre.

51:19

On a l'impression quand même qu'il n'y a plus grand monde dans tout cet écosystème. - A.Casse: Certains ont essayé de faire partie de ce nouveau gouvernement? - A.Malval: S.Agresti-Roubache est un bon exemple. Elle aurait souhaité venir à la tête de l'Institut du monde arabe. On lui a donné ce portefeuille. J'ai entendu dire qu'elle avait voulu la Culture, qui était plus prestigieux. Ca n'a pas fonctionné. On est dans le dernier cercle des macronistes. En même temps, E.Macron qui, en surplomb, joue de regarder la situation... Quand on voit que R.Dati a tordu le bras de son Premier ministre,

52:01

en faisant durer le plaisir avant de rendre son portefeuille, il y a une tolérance de l'Elysée pour cette situation. On se dit que S.Lecornu doit être un peu fâché de la façon dont E.Macron le traite. - A.Casse: Comment on explique cette tolérance vis-à-vis de R.Dati? - J.Fourquet: C'était une prise de guerre du président de la République, très fier d'annoncer l'entrée de R.Dati dans... - A.Casse: On s'est demandé s'il n'y avait pas un deal entre eux. - J.Fourquet: Ca participe à la volonté de déstabiliser la droite. On a fait rentrer aussi dans ce gouvernement J.-D.Berger, député LR des Hauts-de-Seine.

52:44

Les Républicains ont dit qu'ils allaient le suspendre, comme ils s'étaient engagés à suspendre, voire à exclure, les 6 ministres LR rentrés dans le gouvernement Lecornu II. On est en fin de parcours, en fin de règne. Les effectifs et les bancs sont dégarnis. Des postes ministériels, c'est pour faire quelque chose, normalement. Ce sont des gens très peu connus du grand public, pas non plus connus de leur administration avec un turnover... Vous êtes sur des postes où vous allez rester 3 mois, 6 mois ou 1 an. Tout ça nous laisse à penser et installe davantage dans l'opinion publique l'idée qu'il ne se passera rien au sommet de l'Etat jusqu'à la prochaine présidentielle.

53:28

On expédie les affaires courantes. On recase à tel ou tel poste avantageux des proches, soit pour verrouiller l'appareil d'Etat dans la perspective d'une arrivée au pouvoir du RN, soit pour peut-être s'assurer de la préservation d'un certain héritage macroniste en ayant mis à certains endroits-clés des gens proches de vos idées, notamment à la Cour des comptes. Il a été dit au moment où E.Macron a été réélu en 2022... Il avait nommé un conseiller en communication qui avait dit dans une interview au "Monde" qu'il était là pour écrire la "legacy", l'héritage du président. Plus la fin approche, plus il faut mettre des gens dans ces postes pour écrire l'héritage. - A.Casse: Peut-être qu'il a 2032 en tête. Je l'ignore. On passe à vos questions. Question. - C.Lhaïk: Formellement, il a raison.

54:47

On n'est pas obligé de croire ce que disent les gens et on peut aller chercher à leurs intentions. J.-L.Mélenchon est suffisamment coutumier du fait. Il a semé des propos ambigus qui peuvent s'interpréter de manière parfaitement banale, mais quand on les décode, on voit une intention antisémite. Je pense qu'il a raison mais que je n'ai pas tort. - A.Casse: Vous dites que ça peut tomber sous le coup de la loi. Ce qu'il dit n'est pas antisémite mais c'est l'interprétation qui peut en être faite. - A.-C.Bezzina: C'est quand même un gros sous-entendu. Je rajoute une phrase: "Tout le monde comprend." Tout le monde comprend quoi?

55:24

- A.Casse: Question. - C.Lhaïk: Une élection certainement très chahutée qui risque d'être violente. C'est ce que nous promet J.-L.Mélenchon en disant qu'il ne laissera pas passer le fascisme, à savoir le RN. Je ne sais pas ce qu'il peut se passer non plus du côté du RN, qu'il faut pas sanctifier au prétexte qu'ils offrent un visage de notables respectables. Il y a un risque que l'élection de 2027 se déroule, sinon dans la violence, du moins dans un climat d'affrontement où le socle commun risque d'être écrasé. Vous avez dit qu'une immense majorité de Français rejetaient... Ce n'est pas une immense majorité si on regarde les résultats de l'élection 2022. Vous avez 60 % de gens qui sont dans les extrêmes si on additionne les extrêmes droites et gauches. Ce n'est pas une immense majorité. - A.Casse: Question. - A.-C.Bezzina: C'est une question qu'il faudra se poser. Il a en tête l'idée que la présidentielle ou l'accession au 2e tour peut se jouer à un ticket à 15 ou 19 %. Il peut se maintenir.

56:48

Cette élection sera historique. Ca sera celle de la grande alternance, sauf si un candidat... Il y a, dans ce qui se joue, dans cet affrontement entre les extrêmes, que c'est un peu 81. On ne sait pas quelle sera l'issue au niveau de la coloration du parti de ce 2e tour. - A.Casse: Question. - J.Fourquet: Il y a sans doute... Une partie des gens qui soutenaient LFI et J.-L.Mélenchon ont été purgés. On voit bien comment, au fur et à mesure que la campagne se déroule, J.-L.Mélenchon abandonne les positions les plus clivantes pour aller vers les thèmes les plus consensuels à gauche. Il s'adresse sans doute à ses électeurs. Au soir du 1er tour de 2022, de manière dépitée, J.-L.Mélenchon, en quittant la tribune, avait lancé à ses troupes: "Faites mieux." On est 4 ans plus tard. Il est toujours autant sur les tribunes et ne va pas laisser sa place. LFI est ainsi fait que pour notre téléspectateur,

58:14

il n'aura de choix qu'entre J.-L.Mélenchon et J.-L.Mélenchon. - A.Casse: LFI, c'est d'abord le parti de J.-L.Mélenchon et il n'y aura jamais d'hérédité? - J.Fourquet: Il dit que ce n'est pas un parti mais une organisation, un un mouvement. Ca verrouille un peu plus. - A.Malval: J.-L.Mélenchon et LFI ont publié un petit ouvrage qui s'appelle "Comment faire?" On a changé de temporalité. Ce "faites mieux" comme un cadeau aux jeunes générations les charge d'inventer quelque chose de nouveau, mais pas pour tout de suite. - A.Casse: Question. - A.-C.Bezzina: Une Assemblée constituante. Je prends le pouvoir mais je vous le rends. "Je considère que je fais de nouvelles élections où toute une Assemblée décide de rédiger." On a une Assemblée nationale pas en mesure de se mettre en accord sur un centime. J'ai peur que sur 92 articles d'une nouvelle Constitution, ce soit du sport. Il n'y a pas de véritable thème à part redonner la parole au peuple. Il aura la main, carte blanche. - A.Casse: Cette VIe République n'a jamais eu autant d'écho à un moment où nos institutions sont en crise. - J.Fourquet: On ne sait pas de quoi elle serait faite.

59:39

Si vous n'êtes pas content de votre élu, on peut le destituer à tout moment. C'est dans l'idée de redonner la parole au peuple. Le fait de dire que c'est une VIe République, c'est pour s'adresser à tout l'électorat antisystème. On a parlé des nominations qui sont un héritage monarchique. En parlant de VIe République, c'est envoyer un message aux électeurs pas forcément les plus politisés qui est "on rebat les cartes et on rebâtit quelque chose de nouveau". - A.Casse: Question. - J.Fourquet: Il y en a pas mal, comme ailleurs. On verra si le choc au sommet entre ces 2 personnalités se traduit

1:00:20

par un afflux aux urnes ou, au contraire, si une partie des électeurs se dit que ce n'est pas au niveau, qu'ils n'ont pas parlé des problèmes de la vie normale. - A.Casse: Question. - A.Malval: A.de Montchalin a des compétences certaines. Elle a été reconnue. Elle a eu un grand nombre de papiers assez élogieux dans la presse sur la façon dont elle est apparue lors des débats budgétaires et la façon dont elle a conduit... La question est de ce mélange des genres, de nommer quelqu'un qui va devoir juger de la sincérité du budget qu'il a travaillé.

1:01:03

Personne, lorsqu'il parle du problème que pose la nomination d'A.de Montchalin et d'autres proches du président à des postes-clés... C'est: qu'est-ce que ça veut dire, démocratiquement, que de verrouiller ces institutions pour aussi longtemps dans ces circonstances? - A.Casse: Vous avez fait un article sur cette tentative de verrouiller le pouvoir. Il y avait d'autres concurrents? - C.Lhaïk: Je ne parlerais pas de verrouillage. C'est du recasage. On peut contester la nomination d'A.de Montchalin, mais pas au nom de sa compétence ni au nom de sa proximité avec E.Macron,

1:01:45

mais parce qu'elle va être juge et partie. Elle-même a pris la décision de saisir la commission de la déontologie de la Cour des comptes. Ce sont des opérations de recasage dues au fait que les postes sont vacants, de même que R.Ferrand a été proposé par le président pour remplacer L.Fabius, qui partait. On nomme plutôt des gens proches de soi. On peut le déplorer, mais on fait ça depuis toujours. Le verrouillage, c'est autre chose. Dans la perspective éventuelle de l'arrivée au pouvoir du RN, c'est de nommer des personnes actuelles...

1:02:25

Pareil pour la Banque de France. Ces 2 futures nominations sont peut-être les plus politiques et posent question: celle du remplacement de F.Villeroy de Galhau. Je crois qu'il est parti de son propre chef, mais il offre une opportunité favorable à E.Macron, celle de nommer son successeur qui sera peut-être E.Moulin, le secrétaire général de l'Elysée, ou B.Coeuré. Ce sont des gens favorables à la politique monétaire européenne telle qu'elle existe aujourd'hui. - A.Casse: Ca peut donner l'illusion d'une combine. - A.-C.Bezzina: Ce n'est pas un problème de personnes et de timing. Pourquoi maintenant? Si on veut sauver les institutions, c'était le moment ou jamais de défendre l'Etat de droit avec des gens indépendants. - A.Casse: Merci d'avoir participé à cette émission. Tout de suite, "C à vous". - M.Bouhafsi: Bonsoir. Coup de théâtre dans l'enquête de la mort du petit Emile. Les magistrats engagent une vaste campagne de prélèvements ADN. Une centaine de personnes sont présentes au Haut-Vernet. Le journaliste du "Parisien" qui a révélé cette information est notre invité. Certains parlent du scandale Mélenchon.

1:03:48

Lors d'un meeting, il a ironisé sur la prononciation du nom Epstein. "C à vous", dans un instant. - A.Casse: Très bonne soirée. Emission disponible en podcast et en replay.