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Podcast / conversationMarion Maréchal· 16 janvier 2023 45 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileÉducation & rechercheSécurité

Pour avoir une volonté de puissance, il faut avoir conscience de ce que l'on est | Marion Maréchal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le modèle social français est-il à bout de souffle ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Les syndicats peuvent-ils fédérer une colère sociale massive ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Cette réforme des retraites est-elle nécessaire ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Le système par répartition est-il à bout de souffle ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    L'uniforme à l'école est-il une bonne solution ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'état de la France aujourd'hui ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et il est 20h et c'est un plaisir de vous retrouver pour face à riufole bonsoir Yvan bonsoir ravi de vous retrouver moi aussi tous mes vœux parce que je vous ai pas vu avant on a le droit de le dire jusqu'au 31 janvier on est avec Véronique Jacquet bien évidemment bonsoir Véronique et Marion maréchal merci d'être avec nous Marion maréchal bonsoir vous êtes vice-présidente de reconquête ancienne député fondatrice de lycée alors Ivan très rapidement normalement l'inviter exceptionnelle vient en deuxième partie mais vous avez décidé une petite exception à la règle oui parce que il m'a semblé tout de même que dans cette époque que nous traversons c'est à dire ce grand basculement c'est-à-dire ce changement de monde se fasse cette fin du monde émerge maintenant une nouvelle génération en la génération une nouvelle génération de Dôme et de femmes politiques qui ont qui ont des choses à dire alors je ne sais pas si ils arriveront à essayer de d'identifier quelle est la rupture et je ne sais pas s'ils arriveront à identifier quels sont les points sur lesquels on doit absolument aujourd'hui repenser le monde mais il m'a semblé en tout cas il était important de mettre comme grand témoin dans le fond tous ceux qui ont une ambition demain de gouverner ou de participer à un gouvernement de la France donc la raison de la présence de Marion maréchal s'explique par cette cette exigence que je me suis donné à moi-même de faire de faire émerger des personnalités qui dans peut-être dans leur rue originalité politique ou même sans même sans aller jusqu'à là en tout cas dans leur volonté de rompre avec ce vieux monde qui s'éteint il y a des points qui sont essentiels sur cnews c'est notamment chez arrivant le point sur l'information le point sur l'oreille à Paris le suspect de l'agression va garde du Nord présenté à un juge d'instruction en vue de sa probable mise en examen l'homme est soupçonné d'avoir blessé cette personne avec un crochet métallique mercredi matin pour une raison encore un déterminée le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour tentative d'assassinat et à requis son placement en détention provisoire la Défenseur des droits tire la sonnette d'alarme au sujet des résidents en EHPAD selon elle les pouvoirs publics ne sont pas à la hauteur face au maltraitance des personnes âgées claires et Don présentera à demain un rapport de suivi de 64 recommandations elle propose par exemple de fixer un ratio minimal d'encadrement pour 10 résidents de 8 soignants et animateurs au lieu de 6 actuellement et puis à l'est de l'Ukraine les secours sont toujours à pied d'oeuvre pour retrouver des survivants dans les ruines d'un immeuble de ni pro la frappe russe d'hier a fait au moins 23 morts et plus de 70 blessés dans le même temps le secrétaire général de l'OTAN l'affirme l'Ukraine recevra de nouvelles livraisons d'armements lourds de ces alliés occidentaux dans un futur proche à la Une de face à riz ou folle le risque d'une France bloquée paralysée se préciser le gouvernement tremble la réforme des retraites cristallise les tensions les syndicats contestent à l'unisson tandis que l'opposition appelle à la guerre sociale notre modèle est-il à bout de souffle on se posera la question elle a une également l'école vacille nos enfants des lacunes en français en mathématiques mais à qui la faute Pape Ndiaye Agia réaction et la prise de conscience semble tardive puis l'école toujours la blouse l'uniforme pour mettre un terme aux discriminations et aux attentes à la laïcité est-ce la bonne solution élément de réponse dans cette émission enfin l'invité exceptionnelle de face Harry folle et Marion maréchal la vice-présidente de reconquête a débuté l'année 2023 au contact de cette France qui travaille et souffre en silence l'avenir de reconquête et de son chef de filaire exemmour et défi pour relancer notre pays le Brésil aussi on l'appelle mais les questions d'ivoryufole à Marion maréchal face arrive au folle c'est parti [Musique] et pour commencer c'était émission chers Yvan on va parler de notre modèle social la grande question c'est de savoir si notre modèle social est à bout de souffle vous savez l'ensemble des syndicats Yvan appel à une grande manifestation unitaire jeudi 19 janvier il y a des grèves pour s'opposer contre le projet de réforme des retraites présentés mardi par la première ministre Elisabeth la rue peut-elle faire reculer le gouvernement Ivan écoutez moi j'en doute si vous écoutez les syndicats ils annoncent d'abord une déclaration il voit ça il voit la réforme des retraites comme étant une déclaration de guerre secrétaire général du Parti communiste annonce un million de personnes il y aura naturellement du monde dans les rues jeudi incontestablement il y aura même des grèves qui ont gêner naturellement les usagers incontestablement mais je doute que ce soit ce mouvement si ce mouvement syndical qui fasse descendre les les gens dans la rue certes nous vivons à une période de mon point de vue révolutionnaire pré-révolutionnaire mais cette révolution là n'est pas la révolution progressiste qui est représentée encore à nouveau par ces syndicats qui sont qui me représente de mon point de vue le vieux monde au contraire cette révolution que je pressens que je vois en tout cas qu'on pourrait appeler la révolution conservatrice une révolution identitaire une révolution existentielle que peut-être également Marion maréchal pressant c'est une révolution qui dépassement et qui rejette ce vieux monde je pense que je dis prochain ce sera encore le vieux monde cet avatar d'un monde agonisant qui va à nouveau défiler et qui en tout cas ne suscite pas l'adhésion me semble-t-il des français même s'il est français partagent dans des faits avec les syndicats le rejet de cette réforme on y reviendra peut-être mais je n'imagine pas en tout cas que les syndicats puissent fédérer la réelle colère française et de plus je pense que le gouvernement lui-même ne peut pas se permettre de reculer Emmanuel Macron s'est présenté vous savez depuis maintenant sa première élection comme étant le réformateur leur révolutionnaire il avait fait un bouquin qui s'appelait la révolution alors pour l'instant il n'a rien il n'a rien révolutionné et ces réformes sont des réformes tout à fait marginales et la montrer un petit peu le code du travail un petit peu le statut de la SNCF il a fait des réformes sociétales qui n'étaient qui n'avaient rien d'urgent et sur les grandes réformes attendues c'est à dire la réforme de l'État il n'y a rien eu le desentèlement de l'État et la réforme des retraites pour l'instant la réforme qu'il avait proposé il y a 3 ans naturellement est tombé en mode d'ailleurs qui consistait à rejeter le système Paris partition entre parenthèses est tombé donc je n'imagine pas que le président puisse reculer face à la rue sinon ce serait l'effondrement de la politique tout simplement et donc ça c'est impossible d'émission avec une remise en question de son mandat et c'est la première raison qui me fait dire que le gouvernement de reculera pas la deuxième raison tout de même est une est une vient du fait que les syndicats eux-mêmes ceux qui ont appelé à manifester et la CFDT en première lieu sont des syndicats qui ont fait élire Emmanuel Macron qui dans son programme avait prévu la retraite à 65 ans c'est à dire que la CFDT avait appelé à voter Macron et les autres syndicats la majorité d'entre eux avaient appelé à battre Macron à battre pardon battre Marine Le Pen et donc à voter Macron donc on ne voit mal on voit mal naturellement que c'est c'est syndicats là puissent aujourd'hui découvrir ce qu'il savait donc je je trouve que il y a il y a une une incongruité dans le fond à vouloir se présenter comme étant le défenseur d'un système de retraite d'un système pari partition qui devront point de vue de toute façon est obsolète c'est très intéressant ce que vous disiez sur par exemple Philippe parthenez il a appelé à voter Emmanuel Macron pendant l'entre-deux tours et donc battre Marine Le Pen et c'était écrit noir sur blanc le projet de réforme des retraites peut-être une question pour Marion maréchal sur cette cette colère sociale et l'opposition qui parle de guerre sociale est-ce que c'est un terme qui vous choque par exemple oui je trouve qu'il est probablement disproportionné mais moi je rejoins votre analyse Yvan je pense que il n'y aura pas de de grands mouvements populaires massifs à cette occasion déjà pour une raison simple c'est que les syndicats aujourd'hui en France sont très largement minoritaires dans le cadre de la représentation des salariés on pourrait en parler longuement il y a un vrai déficit de représentativité de ces syndicats qui rester relativement marginaux et qui ont du mal du coup à emporter avec eux les masses du feu également de des incohérences politiques que vous avez relevé d'une part d'autre part je pense qu'il y a un vrai traumatisme lié au gilet jaune je pense que le mouvement populaire spontané d'un certain nombre de travailleurs précaires ou moins précaires d'ailleurs mais en face de déplacement qui s'était mobilisé à ce moment là et qui se sont vues non seulement voler leurs mouvements par des radicaux par des militants de gauche et puis pour finalement finir dans une ultra-violence du gouvernement et une répression physique j'ai envie de dire qui n'a aboutissent rien a probablement confirmé une forme de tendance qu'on voit aujourd'hui en France qui qui pourrait se qualifier de de lassitude de désintéressement et qui prend la forme d'ailleurs d'une abstention de plus en plus importante et je pense que c'est d'ailleurs plutôt le mouvement que nous avons amplifié d'ailleurs par le covid amplifier également par toutes les difficultés économiques et sociales et donc je crois que non il y aura pas de grands de colère populaire même si il y a un sentiment je crois légitime on y reviendra probablement de de toujours avoir à faire des efforts supplémentaires donc d'être dans la négativité sans qu'en parallèle on est une vision positive générale qui puisse justifier ces efforts des Français Yvan riofol est-ce que cette réforme c'est le cœur la substance typiquement l'escale est nécessaire cette réforme la réforme est absolument nécessaire incontestablement nous sommes dans une dans un système qui est à bout de souffle mais simplement cette réforme ci n'est pas la réforme qui correspond aux attentes de mon point de vue c'est-à-dire qu'en effet alors naturellement l'argument des syndicats est de dire le gouvernement a dépensé des milliards et des milliards lors de la crise du covid encore un nouveau lors de la crise énergétique et ce ne sont pas les quelques milliards qui manquent actuellement au régime des retraites qui va qui va bouleverser l'économie on peut raisonner ainsi naturellement mais c'est un raisonnement à courte vue d'autre part je pense que le système par répartition dont on dit que les Français ils sont attachés je veux bien le croire également mais est un système qui ne fonctionne plus également c'est-à-dire le système parentition a été a été construit à la Libération sur une France qui était en plein boom démographique tout d'abord et puis sur une France qui était homogène culturellement si vous voulez avec une sorte de solidarité naturelle or aujourd'hui d'abord là ils viennent de natalités graves qui fait que les retraites ce régime des retraites ne peut se concevoir qu'avec une politique Nathalie ce qui n'existe pas ou avec un appel à l'immigration toujours plus importante et c'est en effet la voix qui est suivie et donc et en plus la cette immigration de peuplement a fait en sorte que la cohésion nationale qui était encore une réalité en 1945 ne l'est plus aujourd'hui c'est à dire qu'il est une bonne invité de dire que la France est devenue une France éclater et aujourd'hui vous avez un périmètre des solidarités qui serait si d'autant plus que vous des contre-sociétés qui ne veulent qui ne veulent adhérer à la France que parce que elle profiteraient dans le fond des aides sociales et des retraites par solidarité or je pense que ce principe là est un principe qui s'essouffle et qu'il va falloir repenser ce monde là c'est pour ça que c'est encore une fois le problème est mal posé il faut naturellement d'abord travailler plus quoi qu'il arrive bien sûr mais il faut repenser ce système qui est un système à bout de souffle pourquoi vous dites qu'il est à bout de souffle il est à bout de souffle parce qu'il ne crée pour l'instant que des pauvreté c'est-à-dire que les poules les c'est une sorte de de chaîne de Ponzi c'est un système à la Madoff c'est à dire que en 1940 on dit encore en 1980 il y avait quatre quatre cotisants pour un pour un retraité aujourd'hui nous sommes à un cotisant virgule 7 pour un retraité et plus à plus cela va aller à moins que l'on ouvre les portes à l'immigration et c'est ce que l'on entend pour qu'il y ait davantage de cotisants tout ceci va s'effondrer donc je dis que ce système est à bout de souffle c'est un système qui peut qui peut en effet s'effondrer il va falloir aujourd'hui essayer de penser comment on pourrait le réguler et il y a des solutions naturellement dont celle notamment qui a été proposé par le Danemark qui est de se prémunir de cette immigration afin de préserver le modèle social de la société multiculturelle parce que c'était multiculturelle étant une société multiconflictuelle et elle donc elle l'attise les sociétés de défiance et elle décourage naturellement les solidarités donc on peut penser à ce modèle à ce modèle danois danois pardon de réguler très drastiquement ce qu'on fait les sociaux-démocrates en faisant chuter l'immigration en fin de préserver le modèle social et il y a une autre solution qui est une solution qui va être un gros mot que je vais prononcer qui est également de penser à la à la capitalisation qui peut venir qui peut advenir en supplément d'une retraite partir par répartition mais je vous ferai remarquer que le régime public avec le régime Préfon est un système par capitalisation et la CGT en profite même si elle protestent sur le principe je savais qu'il y avait une fibre sociale démocrate en vous villerieux folle vous partagez ce constat Véronique Jacquier ou pas on a un système à bout de souffle aujourd'hui alors un système qui est en danger même et ce qui est intéressant au Danemark c'est qu'il y a eu une coalition droit de gauche pour dire on sauve notre système c'est à dire on lutte contre l'immigration et d'une façon drastique et on se donne jusqu'à 2030 pour arriver à des résultats parce que sinon notre système social est en danger pour nous les Danois donc je trouve déjà que quand même une question très pragmatique et il y a une question de de bon sens que nous nous sommes pas capables de d'imaginer nous ne sommes pas capables de poser les choses comme ça pour nous Français ensuite par rapport à ce qui a été dit traumatisme gilet jaune oui mais n'oublions pas qu'il y a pas eu de traduction politique des gilets jaunes et que même d'ailleurs ont été incapables de trouver des leaders pour incarner une traduction politique donc il y a quand même aussi une impasse donc c'est vrai que je ne crois pas non plus au grand soir jeudi prochain je pense qu'au contraire il y a une petite musique à quoi bon à quoi boniste c'est-à-dire de toute façon la France insoumise est en panne de leader on voit bien que Jean-Luc Mélenchon n'a pas capitalisé dans son émission jeudi soir on voit bien que quand il y a eu la marche sur le pouvoir d'achat ça a fait un bide du côté de l'extrême gauche on voit aussi effectivement que les syndicats essaient de se faire pardonner mon expression un peu se refaire la cerise sur ce sur ce mouvement donc on voit que ça va pas aller très très loin cela dit j'attire quand même l'attention de tout un chacun sur le fait que la France a changé on parle de 2010 où il y avait un million de personnes dans la rue pour passer de 60 à 62 ans on parle de 95 mais le monde n'est plus le même la France n'est plus la même clairement dissuasion du pays appauvrissement du pays et en plus une France qui vit largement au-dessus des mots de ses moyens avec 3000 milliards de dettes tout ça donne un aspect de sidération d'angoisse à mon avis civilisationnel qui dépasse bien largement le simple côté en descend dans la rue pour que ce soit un baroud d'honneur sur une retraite à 64 ou 65 ans et qui dit sidération dit peut-être Marion maréchal résignation parce qu'on a 7 Français sur 10 qui sont aujourd'hui contre cette réforme des retraites pour autant on imagine pas des des millions de commencer dans la rue jeudi prochain oui mais comme vous le disiez à l'instant je pense qu'il y a une forme de résignation qui est liée aussi un contexte mais au-delà ça je pense que les Français en fait à travers cette réforme comprennent probablement que en fait ça n'est qu'une solution à très court terme sur le plan financier mais que ça n'est pas une solution durable et globale avec une vision et d'ailleurs c'est intéressant si j'ai deux minutes pour répondre là-dessus parce que je me permets quand même de relever que en réalité à travers cette réforme Emmanuel Macron reprend mot pour mot les propositions qui étaient celles d'Éric Zemmour durant quand même présentiel c'est assez surprenant c'est assez flagrant sur les 64 ans sur les 43 à nuitée sur les pensions minimales à 1200 euros sur l'index senior alors même que lui il est à l'origine se faisant 12 ans était pour la grande réforme à points qui était une espèce de délire techno anarchique voilà qui a été abandonné mais ce qui est problématique si vous voulez dans cette dans cette réforme c'est qu'en fait on a le sentiment qui a pas de il y a pas de vision globale ça veut dire qu'on prend le problème sur le par le petit bout de la lorgnette c'est à dire que vous l'avez relevé rapidement il n'y a pas en face de cela une véritable ambition de politique nataliste puisque la politique Nathalie c'est un gros mot en tant que tel puisque faire des enfants aujourd'hui c'est anti-écologiste donc on s'interdit même d'employer ce terme et on recourt à l'immigration il y a pas non plus de vision sur la question de l'offre d'emploi général comment on requier on recrée un cadre à la fois fiscal et légal qui permet de stimuler l'emploi en France notamment par et on aura peut-être l'occasion d'en parler par la question du cadre européen et une forme de patriotisme économique de protection de certains secteurs qui permettraient une réindustrialisation et donc en fait on se rend compte et je pense que c'est ce que les Français ressentent et c'est pour ça qu'ici opposent qu'à travers cette réforme en réalité qui elle doit avoir pour objectif de baisser les cotisations sociales qui doit avoir pour objectif d'augmenter la productivité d'augmenter la croissance en fait il n'y aura pas forcément infinie plus d'activités parce qu'on n'aura pas d'abord répondu à ces problématiques de fond en un mot je suis arrivant parce qu'après il faut qu'on parle de l'école oui je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit et notamment sur ce contraste qu'il y a entre une société éruptive et une passivité apparente mais je pense que s'il y a une révolte à venir et ce sera une révolte qui sera plus une révolte affective qu'une révolte syndicale je m'explique par là je pense que la source aujourd'hui de l'angoisse existentielle est telle que si les Français avaient à descendre et à se mobiliser davantage et collectivement dans la rue ce serait presque pour caricaturer ce que je veux dire en défense des boulangers en défense de la baguette qui ont défendent de la retraite je veux dire par là que on se rend compte que les les par exemple les atteints qui sont portés au crèches les atdans qui sont portées à la statue de la Vierge à sur l'île sur l'île de Ré les statues qui sont portées à cette rue de Saint-Michel aux Sables-d'Olonne les statuts les les atteints qui sont portés aux églises dont Madame Bachelot dit que certaines d'entre elles devraient être détruites etc ceci horripile de plus en plus l'opinion vous rendez compte que les gens trouvent voient ceci comme étant une agression à ce qu'ils sont eux-mêmes et je pense que c'est cette c'est ce biais ça ce biais là c'est à dire cette vulnérabilité d'une culture d'une civilisation et d'un peuple qui risque au contraire de de façonner enfin de d'agrémenter d'agréger cette colère qui est une colère de mon point de vue conservatrice voilà pour la réforme des retraites parlons à présent de l'école comment sauver l'école papendi a signé jeudi une directive demandant aux enseignants de promouvoir une courte dictée par jour en CM1 et CM2 Ivan on pensait quoi mais écoutez moi j'ai théorisé ici même la révolution du réel c'est-à-dire cette obligation qu'avait aujourd'hui les hommes politiques à laisser tomber leurs oeillères pour essayer de se confronter au fait et je suis heureux de voir que PAP and Yaye qui s'est fait remarquer par ses postures idéologiques dès qu'il est entré à l'éducation nationale sa première je crois que ça prend une de ses premières déclarations a été de dire qu'il allait faire la guerre au rassemblement national puis ensuite qu'il allait promouvoir la mixité puis qu'ensuite il allait faire l'éveil des élèves au réchauffement climatique et Bouvier décliné toutes ces balivernes là et là on se rend compte aujourd'hui qu'ils découvrent qu'en effet il y a un illettrisme au cœur de l'éducation nationale et que les enfants doivent passer par le baba et bien je trouve il a dit d'ailleurs très récemment le 22 décembre le niveau d'ensemble baisse waouh je suis très content on découvre la lune pour beaucoup d'entre eux d'entre nous enfin pour eux c'est une succession qui a été décrite depuis toujours simplement qu'auparavant vous aviez quand même des livres qui qui assurent le niveau monte et donc je suis heureux de voir qu'en effet le réalisme maintenant imprègne également jusqu'au monsieur papania et ce qui me surprend c'est davantage c'est la position que prend madame madame Macron parce que dans le même temps où l'on disait que l'école devait s'ouvrir à des dictées madame Macron recommandé dans Le Parisien tout ça c'était dans c'était le même jour recommandé dans le parvient de faire tous les jours une petite dictée donc en fait on se rend compte que Monsieur papane Diagne interprète aujourd'hui si j'ai bien compris et sans vouloir être polémique à l'excès interprète aujourd'hui les volonté de Madame macadère qu'elle est vice-présidente je vous laisse le et je veux dire mais en tout cas il y a eu quand même une interrogation de savoir quel est le rôle joue aujourd'hui madame Macron en tout cas donc même de l'éducation elle est professeur elle sait qu'elle dit d'autant qu'elle appelait également pour le retour de la fin de l'uniforme à l'école alors même que papel Diaries a dit qu'il était contre donc je n'arrive pas à comprendre aujourd'hui quel rôle joue Brigitte Macron vis-à-vis de papel diet dont on peut supposer malgré tout que pas payant doit représente pas exactement ce qu'elle voyait comme étant le le le la quintessence d'un de d'un ministre de l'éducation qui préserverait la transmission vous me faites la transition justement Ivan riouffol l'uniforme c'est une bonne ou une mauvaise solution je ne sais pas on va en discuter moi je trouve que c'est inutile enfin on dit de l'uniforme qu'il est fait pour pour masquer les les les les différences d'abord l'uniforme il existe chez les jeunes avec le gin et le t-shirt en fait c'est uniforme là il est fait avant tout pour essayer de de résoudre le problème des des vêtements islamiques je pense que il n'est pas besoin de passer par l'uniforme pour cela il l'intérêt de d'interdire les vêtements islamiques à l'école ça me paraîtrait plus simple et plus et plus efficace Marion maréchal sur le niveau des des élèves de manière générale enfin c'est vrai que moi je suis pas très optimiste parce qu'en fait en réalité cette circulaire on la voyait déjà sous Jean-Michel Blanquer ça veut dire Jean-Michel Blanquer c'était un peu le même profil ça veut dire qu'il y avait des bons diagnostics il y avait des circulaires de bon sens qui était prise et on se rendait compte qu'elle était régulièrement pas suivi des faits en fait il faudrait véritablement des réformes de fonds qui aille à la fois sur la question de la méthodologie donc revenir de manière obligatoire sur les méthodes traditionnelles qui sont aujourd'hui reprises par un certain nombre de pays asiatiques alors qu'elle fonctionnait en France à l'époque faudrait revenir sur le contenu des programmes tels qu'ils sont aujourd'hui et qui manifestement ne répondent pas aux besoins des élèves faudrait revenir aussi sur le volume horaire général en primaire je rappelle on est passé notamment de 26 heures à 24 heures donc faudrait une augmentation il faudrait avoir une vraie volonté aussi pour abandonner un certain nombre de matière je parle en primaire en toujours qui sont pédagogiquement secondaire pour revenir davantage sur sur des fondamentaux faudrait revoir aussi des méthodes d'apprentissage de lecture par année plutôt par cycle enfin il y a beaucoup de choses extrêmement concrètes sur lequel le ministre ne va pas j'ai quand même le sentiment dans ce sujet de l'école qu'on détourne toujours le problème sur la question sociale je rappelle que il y a pas très longtemps monsieur pas pendia il y a annoncé qu'il voulait lutter contre les inégalités sociales à l'école et que pour se faire non seulement il reviendrait sur une sur les critères de mixité une obligation de mixité dans le public mais aussi dans le privé ce qui est quand même sur le principe quelque chose absolument incroyable et en fait ce qui est surprenant c'est que on se rend compte qu'il y a un dévoiement de la mission fondamentale de l'école c'est-à-dire que la mission fondamentale de l'école c'est la transmission du savoir c'est pas la lutte contre les inégalités et en fait la lutte contre les égalités elle est une conséquence de la transmission du savoir c'est à dire que c'est parce que il y a du savoir qui a la lutte contre les inégalités et c'est pas parce qu'il y a de la lutte contre les égalités qui a du savoir et c'est vrai que de ce point de vue là on a quand même le sentiment qu'on est toujours dans la même matrice et que bon bah cette espèce de gros mastodonte de l'É situation nationale continue finalement sur cette même lignée sans quitte véritablement de remise en cause et on continue d'avoir de la part des syndicats pour moi un véritable une véritable erreur d'analyse si systématiquement on revient sur la question des moyens en expliquant que l'école aurait pas assez de moyens il faut augmenter les budgets augmenter voilà alors que je donne un chiffre qui est quand même assez édifiant les dépenses moyennes pour un élève de primaire en 1980 c'était 3340 euros par élève et en 2019 c'est 7000 euros et on se rend compte qu'en dépit de cette trajectoire et bien l'école n'a cessé de s'effondrer donc moi je suis pas très optimiste sur ce qu'on peut attendre malheureusement de des annonces de papa Ndiaye le mot de la fin pour cette partie avec vous Véronique le mot tradition c'est un gros mot et c'est bien dommage parce que ça résume bien des choses la dictée on est tous d'accord pour dire que c'est une évidence comme la rédaction on est dans un monde où c'est compliqué parce que vous avez des enfants qui ont un téléphone portable dans les mains des 8 ans donc ils ont plus le goût de l'effort ils ont plus le goût de l'exigence c'est ça qu'il faut remettre au coeur de l'école maintenant l'uniforme je pense que c'est un bon marqueur pour montrer aussi pour impliquer les parents dans un degré d'exigence scolaire c'est à dire que si vous dites aux parents ben voilà vos enfants maintenant le matin c'est on bleu marine c'est comme ça c'est pas autrement vous allez voir qu'il y a deux France il y a ceux qui vont dire bah oui parce que moi je veux que mon enfant réussisse avec des critères d'exigence avec quelqu'un qui les tient vers le haut et puis les autres qui vont dire ah bah non parce que non de l'égalité moi je veux que finalement tout le monde soit égal et égaux pardon et pour rejoindre ce que vous disiez sur l'égalité la mort de l'école c'est aussi malheureusement le bac pour tous le collège unique et il faut revenir sur tout ça c'est évidemment la transmission des savoirs et non pas l'égalité pour tous et à n'importe quel prix je rappelle que l'uniforme existe dans la plupart des écoles de nos outre-mer sans que ça choque personne et ça fonctionne très bien alors pourquoi ne pas le faire venir en métropole pourquoi pas la publicité on revient dans un instant vous êtes en direct sur sinus pour face à Rio ou folle invité exceptionnelle de face à Harry ou folle Marion maréchal à tout de suite 20h30 sur cnews la suite de face à rieufole toujours avec Marion maréchal merci d'être avec nous je rappelle que vous êtes vice-président de reconquête ancienne député et fondatrice de l'iceps le point sur l'information 20h30 et ensuite c'est à VOUS j'arrive dès demain et jusqu'au 28 février vous pourrez demander l'indemnité carburant dans mon temps de 100 euros une démarche à faire en ligne sur le site impôts.gouv.fr ou dans votre centre des impôts c'était des réservés aux 10 millions de travailleurs les plus modestes elle sera versée en une fois au ménage dans le revenu fiscal de référence était inférieur à 14700 euros en 2021 première journée de mobilisation contre la réforme des retraites jeudi soyez un million de Français à défaire les dans la rue a déclaré Fabien Roussel dans le Journal du Dimanche le patron du Parti communiste propose de soumettre la réforme à un référendum plutôt qu'un vote au Parlement et puis crache dans un avion au Népal le bilan provisoire fait état de 68 morts selon les autorités 72 personnes se trouvaient à bord de l'appareil parmi elles un Français la tr72 en provenance de 4 - 12 s'est écrasé ce matin dans un ravin près d'un aéroport du centre du pays où il devait atterrir il s'agit de la catastrophe aérienne la plus meurtrière en 30 ans au Népal la deuxième partie donc je suis arrivant vous êtes avec Marion maréchal on est toujours également avec Véronique Jacquier entretien c'est à vous y vent viens dans ce grand basculement que que nous avons à subir vous avez l'énorme responsabilité puisque vous vous êtes lancé dans la politique et vous avez des ambitions politiques vous avez l'énorme responsabilité de mon point de vue de repenser le monde et donc avant d'aborder les autres questions dans le détail j'aurais aimé savoir quel jugement portiez-vous aujourd'hui sur l'état de la France tout simplement quels sont de quoi souffrent de quoi souffrent la France dans le fond d'après vous alors écoutez déjà sans vous surprendre je vous recommande la lecture d'un d'un discours de l'ancien patron de la DGSE qui s'appelle Pierre Brochant dont vous avez peut-être entendu parler qui a fait un long discours sur la question de l'immigration et qui a des mots extrêmement forts en disant pour moi la l'immigration supplant tous les autres sujets car il menace la paix civile et qu'on sous-estime probablement d'ailleurs toutes les conséquences économiques et sociales qu'elles peuvent avoir sur le pays et en fait d'ailleurs c'est pour ça qu'aujourd'hui moi je me suis engagée derrière exemmour auprès de reconquête à travers ce courant on va dire de la droite civilisationnelle on y reviendra peut-être car je crois que sur l'état de la France le sujet majeur y compris d'ailleurs sur le plan psychologique de désarmement moral des Français tiens profondément à cette question de sentiment de de dépôts session et d'effondrement et de déclassement à travers cette grande mécanique démographique qui est à l'oeuvre et qui alimente quotidiennement les différents faits divers atroces d'insécurité et de violences que que nous connaissons donc je pense que en fait le la crispation que nous ressentons chez les Français et le sentiment en fait d'un grand pays qui est en train de se déplacer pour porter à bout de bras en fait une inimmigration qui coûte plus qu'en réalité elle ne elle n'apporte de richesse au pays et qui a des conséquences sociales absolument dramatiques et le sentiment qu'en fait si rien en effet les conséquences seront irréversibles et je pense que c'est cette crainte de l'irréversibilité qui fait que ce thème du Grand remplacement est un thème qui qui a cristallisé de manière aussi puissante au moment au moment des présidentielles donc bon moi je pense qu'en fait ça ça sera quand même le grand sujet des années à venir vous parliez de comment dire du visage Coral à la politique dans les années à venir moi ce que je crois c'est que on va avoir le même phénomène qu'aux États-Unis ça veut dire une polarisation assez impressionnante de la vie politique le visage de la gauche dorénavant sera probablement le visage de la nupes c'est à dire en fait une gauche wok très radical multicultural post France tel qu'on le voit avec Joe Biden aujourd'hui qui est vraiment plus d'extrême gauche à l'idée que la gauche classique tel qu'on a plus la connaître aux États-Unis et en parallèle vous allez avoir je pense une droite identitaire national qui sera dorénavant le nouveau visage de la droite et que cette espèce de de bloc du centre mou qui a été très longtemps alimenté par le vivier des classes moyennes qui aujourd'hui est en train de disparaître et notamment disons le par génération d'après-guerre les boomers voilà va petit à petit ce restreindre et qu'on va donc avoir cette polarisation et et donc on va avoir un grand j'ai envie de dire combat politique entre d'un côté ceux qui sont les partisans de la civilisation et de l'autre cette gauche de la déconstruction qui déconstruit à la fois la langue la filiation le j'ai même envie de dire la le le corps humain puisque à travers la théorie du genre et compagnie l'école bien entendu l'identité l'histoire voilà et donc c'est selon moi le visage qu'on va avoir et je pense que les Français pressante ce grand affrontement et que et que oui il est assez angoissant pour beaucoup de Français oui parce qu'en fait si un pas le basculement on va dire du côté de la droite civilisationnelle et bien ça peut être définitivement la fin de la France celle que nous l'avons connu de réduire le problème de la France à la seule ou seul problème posé par l'immigration qui est problème réel je vous l'accorde est-ce que ce n'est pas un peu réducteur parce que de mon point de vue le problème de l'immigration ne se lancerait pas un s'il n'y avait pas également un problème de décalcturation c'est-à-dire que l'immigration vient naturellement ébranler un pays qui est un pays qui est qui doute de lui-même qui est un pays qui a été précisément déconstruit par d'autres facteurs que l'immigration c'est-à-dire qu'il y a au cœur même de la société française ou quand même des dirigeants des des des des responsables politiques qui ont fait en sorte de par une politique de culpabilisation de de faire en sorte que les Français doutent de même est-ce que vous prenez en compte cet aspect de la déculturation intrinsèque de la civilisation française en tout cas où est-ce que vous vous arrêtez simplement à l'immigration qui peut être se régler naturellement par des fermetures de frontières pas du tout et je ne d'ailleurs je ne réduis pas l'ensemble des programmes de la France à l'immigration soyons juste mais je pense qu'elle est à un facteur déterminant dans beaucoup de domaines de notre déclassement c'est vrai à l'école c'est vrai l'économie c'est vrai sur la question de la protection sociale enfin voilà on pourrait multiplier les exemples ce qui est vrai vous avez raison c'est que je ramène souvent ça à la définition la puissance je pense qu'on se rend compte depuis quelques années que nos élites n'ont plus de volonté de puissance on le voit notamment dans le l'effacement de la France au niveau européen l'effacement de la France au niveau mondial avec une incapacité à défendre ses intérêts à avoir une direction à avoir une ligne géopolitique claire à avoir des objectifs économiques dans le classement mondial bref j'en passe et je crois que ça ça tient beaucoup au fait que pour avoir une volonté de puissance il faut déjà avoir une conscience de ce que l'on est pour pouvoir précisément ensuite comment dire aller défendre au sein de l'espace mondial sa place sa vision sa façon d'être et c'est vrai que de ce point de vue là on se rend compte que la France est dans une espèce de de malaise identitaire profond qu'elle a du mal à se définir parce que tout ce qu'il a historiquement aussi défini a été très largement combattu je pense par exemple on va prendre ce cet exemple un peu un peu un peu simple mais qui est assez édifiant des racines chrétiennes de la France qui ont par exemple façonné à la fois nos paysages nos institutions un certain nombre le principe Moreau des manières de vivre une architecture voilà et qui ont été pendant des années et qu'ils sont encore aujourd'hui d'une certaine manière à travers une espèce de laïcisme exacerbée combattu dans dans son être et donc ça c'est vrai que c'est au mon avis une des raisons du problème c'est à dire que pour s'assimiler on peut voir beaucoup d'assimilation moi je crois au principe de la simulation mais je crois que ma jument aujourd'hui elle est parfaitement oreillée parce que les conditions sont plus réunies pourquoi parce que pour s'assimiler il faut s'assimuler à quelqu'un bien sûr donc déjà encore faut-il être confronté à ce quelqu'un dans son quotidien mais il faut aussi s'accumilie à quelque chose et donc quel est ce quelque chose et c'est vrai que on se rend compte qu'il y a à la fois une des culturations liées vous l'avez dit à l'effondrement de l'école et donc à la à la défaillance de la transmission des savoirs et de la civilisation et puis il y a aussi l'influence évidemment de culture étrangères notamment à travers la culture on va dire américaine la Netflix isation du monde si je puis dire qu'il fait qu'il y a une espèce de de d'homogénéité maintenant des désirs des rêves des aspirations à travers à travers évidemment la promotion de ces cultures là et qui font que et bien finalement il y a plus de singularités et c'est pour ça que moi quand je parle du combat identitaire et je réponds du coup indirectement à votre question je ne m'arrête pas uniquement à la question de l'immigration et à son corollaire qui est la question de l'islamisation je pense qu'il y a aussi à travers cela par exemple les sujets bioéthiques on a tendance à mettre les sujets dissociés taux et bioéthiques comme étant classé à part et n'ayant rien à voir avec le reste moi je ne crois pas je pense que tout est lié et je pense qu'à travers les sujets bioéthiques à travers les questions de la filiation ou de la recherche sur l'embryon ou de l'euthanasie c'est aussi d'une certaine manière un cadre de principe de valeurs qui selon moi sont aussi une définition de la singularité de l'identité européenne et française qui ne sont pas tout à fait les limites étiquent que pourrait avoir par exemple la civilisation asiatique ou la civilisation africaine voilà et donc de ce point de vue là je considère que défendre notre identité c'est aussi défendre un rapport au monde un être au monde une certaine idée de la dignité humaine et que donc en fait si on veut être parfaitement cohérent et c'est ce qu'on essaye d'être nous à reconquête avec cette droite civilisationnelles et bien il faut être capable de défendre l'identité dans son ensemble et je j'en finirai par là défend de la civilisation c'est à dire que j'aime beaucoup cette phrase qui dit qu'en fait on ne veut pas sécuriser l'enfer mais on veut la civilisation ça veut dire quoi ça veut dire que avoir une approche uniquement sécuritaire des problèmes identitaires selon moi n'est pas suffisant il faut qu'il y ait une dimension culturelle et ça c'est vrai que ça va être le grand défi des années à venir il me semble malgré tout que il y a un angle mort dans votre discours qui est qui peut peut-être expliquer également l'échec qui a connu votre candidat Eric Zemmour au présidentiel c'est la question sociale et vous ne l'abordez pas ou en tout cas vous l'abordez peu alors que la il y a une profonde également il y a une un déclassement économique qui fait que toute une partie de la classe moyenne toute la classe moyenne se sente également marginalisées non pas simplement du point de vue culturel elle peut elle peut le laisser s'en sortir mais également d'un point de vue économique est-ce que est-ce que je me trompe en disant que cette question sociale cette question économique et laisser d'une manière un peu plus subalterne je vous préoccupation je pense que c'est un procès qui est a été fait examen de manière injuste parce que quand on retrace en réalité la campagne et on se rend compte que il a beaucoup abordé cette question il en a fait des discours même à part entière il y avait énormément de propositions d'ailleurs de ce point de vue là mais c'est vrai que bon cette campagne on va y revenir peut-être rapidement mais a été aussi beaucoup de sujets ont été très largement occultés d'ailleurs par le contexte international en particulier donc on a parlé d'assez peu de choses en réalité il faut bien le dire et donc ça n'a pas contribué à la clarté du débat ce qui est vrai en revanche à reconquête c'est que face à un étage j'ai envie de dire nounou qui a aujourd'hui mis en place une politique sociale qui coûte près de 700 milliards parents et qui s'est fait parfois au détriment de l'État régalien ça veut dire que à force d'avoir un état qui met en place des politiques sociales on se rend compte que il est devenu parfaitement défaillant sur ses fonctions centrales et incontournables et je pense notamment à la question par exemple de la défense la question de la police la question de la justice qui sont les fonctions régaliennes et c'est vrai que on a on se rend compte en France une espèce de course à l'échalote permanente à la distribution de subventions de prime d'aide c'est vrai que nous nous avons on va dire un paradigme complètement différent à reconquête ça veut dire qu'on est vraiment dans cette logique de dire l'idée c'est qu'aujourd'hui le travail paie le travail paye mieux que bien sûr l'État peut être là de manière ponctuelle comme une assurance et une protection lorsque il y a un accident de la vie mais plutôt que distribuer des chèques de manière intempestive on préfère faire en sorte et bien que l'État prélève moins et permettent ainsi d'une responsabilisation de l'individu et un travail qui paie davantage d'où notre discours sur la question de la lutte contre l'assistanat qui est devenu aujourd'hui un sujet très largement politiquement libéral alors je n'utilise pas ce terme pour une raison simple c'est qu'il est l'objet de tous les fantasmes c'est à dire personne ne met la même chose derrière la définition libérale par contre si le libéralisme c'est et bien le fait de sortir d'un espèce d'étatisme omnipotent et tentaculaire c'est la défense des libertés économiques la défense de la subsidiarité le fait de défendre les corps les corps intermédiaires oui je pourrais me définir libéral et je précise je précise que que quatre libéral ne veut pas dire être libre et échangiste vous avez des pays dit libéraux dans le monde je pense notamment aux États-Unis qui sont des pays protectionnistes ce que je crois fondamentalement pour résumer c'est qu'il faut en fait moins d'états à l'intérieur des frontières dire que moins de fiscalité moins de réglementation moins de voilà d'oppression de l'État sur l'économie et en revanche plus d'états à l'extérieur des frontières ça veut dire de l'État qui va davantage protéger un certain nombre de de secteurs économiques et qui va être là dans les secteurs on va dire stratégiques d'avenir ou le privé ne peut pas aller seul parce que ça n'est pas immédiatement rentable mais qui en revanche voilà va dans la mesure du possible laisser l'économiser en parallèle et on n'est pas du tout la politique d'Emmanuel Macron je le précise parce qu'on présente souvent Emmanuel Macron comme un libéral or la politique d'Emmanuel Macron depuis des années c'est une espèce de distribution intempestive je le disais tout à l'heure de chèque au détriment d'ailleurs de de la rigueur budgétaire plutôt que véritablement une remise à plat de notre fiscalité il y a les prélèvements sur chassés Agnès vers diamolini qui rappelait ça la fois dernière les prélèvements obligatoires ont atteint un record en France depuis 30 ans ça veut dire chaque fois qu'on baisse en fait d'un côté en réalité on ré augmente de l'autre et la conclusion générale et bien c'est qu'en fait nous sommes toujours dans un enfer fiscal et même plus que jamais malgré tout une sorte de contradiction dans le fait que vous dites malgré tout libéral avec les précautions que l'on a entendu et que vous avez rappelé tout à l'heure Thierry Zemmour avait défendu précisément le système des retraites par répartition qui n'est pas pas priori un système particulièrement libéral qui est un système plutôt d'ailleurs social social socialiste et étatique en tout cas un vrai système libéral serait un système qui permettrait ce que j'avais suggéré tout à l'heure en préalable une ouverture même partielle à un système par capitalisation or ceci n'est pas envisagé par votre partie ce que je vous ai dit tout à l'heure je ne vois pas de contradiction au fait défendre un système par répartition en revanche là où vous avez parfaitement raison c'est que je crois qu'il y a un certain nombre d'actes manqués dans la dans la réforme d'Emmanuel Macron parmi les actes manqués je crois que on est très loin quand même du rapprochement du système public privé qui aurait été selon moi souhaitable parce que quand on cumule en fait le déficit des retraites avec le déficit public et avec les subventions données au régime spéciaux on arrive après de 40 milliards par an déficit ce qui est quand même absolument considérable donc à mon avis il y a un acte manqué de ce point de vue là notamment dans le système de calcul des pensions sur la question de l'âge et compagnie et donc ça c'est un c'est un premier point c'est un premier point sur la question des régimes spéciaux il est quand même une table qu'on en soit encore à mettre la clause du grand-père ça veut dire qu'en fait on va supprimer un centre de régime spéciaux mais pour les nouveaux entrants c'est-à-dire que ceux qui sont actuellement en place évidemment continueront de bénéficier de ces régimes qui est objectivement aujourd'hui ne se justifier plus et enfin et là où je vous suis à 100% et d'ailleurs à reconquête nous avons pris position de ce point de vue là il me semblerait judicieux que nous puissions avoir une ouverture justement sur un système complémentaire de prévoyance vers un fond de pension par capitalisation qui existe déjà il faut quand même le rappeler pour les fonctionnaires et qui est un régime qui fonctionne bien et qui en fait permettrait en effet de manière complémentaire et bien d'ouvrir un peu le système donc moi je suis totalement d'accord avec cela néanmoins je vois un certain nombre de bénéfices au système par répartition qui est un système de solidarité entre les générations qui est quand même assez protecteur encore faut-il à côté cela à avoir en effet les les comme je vous le disais tout à l'heure la vision sur la politique nataliste c'est la vision sur la politique de l'emploi Véronique Jacquier sur l'aspect sécuritaire agression à la gare du Nord cette semaine aujourd'hui on apprend agression dans le centre-ville de Strasbourg un homme armé d'un couteau qui s'est attaqué à des passants notamment à une mère de famille le tout avant d'être maîtrisé par un policier hors service qu'est-ce que vous dites vous vous dites désormais c'est tous les jours ce genre d'attaque et que faire je vais vous dire j'ai été d'autant plus frappé parce qu'il s'est passé alors Strasbourg mais surtout la gare du Nord puisque j'ai pris le train de manière totalement hasardeuse une heure ou une heure et demie après les faits qui se sont produits à Gare du Nord ça veut dire qu'on se dit dans ce pays quand même c'est extraordinaire à une heure près j'aurais été là ça aurait pu être moi ça veut dire que on se balade et on se dit en fait on est dans un pays où on peut prendre une Balme maintenant un coup de couteau de manière parfaitement gratuite à 6h30 du matin au milieu des gens en costume cravate qui partent au travail donc c'est vrai qu'il y a il y a quand même une espèce d'accélération de de l'ENS sauvagement je pense qu'on peut aller sur ce terme qui est quand même assez spectaculaire et dont on se rend compte aujourd'hui que plus personne n'en est protégé et on se rend compte d'ailleurs que systématiquement les profits se suivent et se ressemblent la plupart du temps rappelons-le quand même gare du parce que c'est pas une petite information c'était une fois de plus un homme qui était clandestin qui a eu plusieurs obligations de quitter le territoire français si de mémoire qui avait aussi un Casa casier judiciaire qui n'était pas vierge de ce dont je me souviens et qui nous rappelle quand même que l'absolu priorité devrait faire en sorte que ces gens ne rentrent pas sur le territoire parce qu'on voit bien les difficultés une fois qu'ils y sont pour les enfants les faire ressortir ce qui est frappant si vous voulez c'est qu'on a le sentiment du de décoration complète aujourd'hui entre le discours qui est tenu par le ministre de l'Intérieur qui est un discours bon la plupart du temps fait de bon sens alors on rattrape les erreurs du passé on aurait augmenté les personnels on va augmenter les moyens les heures de formation des policiers très bien mais on a en parallèle le sentiment qui a pas de véritable coordination avec la question de la justice parce que vous pouvez mettre tous les policiers que vous voulez dans la rue et d'ailleurs félicitations à ceux qui gardent du Nord comme police de des transports et en l'occurrence là Strasbourg policier hors-service qui est intervenu donc heureusement qu'ils sont là mais c'est vous pouvez tous les policiers que vous voulez dans la rue c'est pas ça que fondamentalement si vous voulez qu'il va régler le problème de la sécurité c'est d'abord l'action la justice il reste il reste une minute et quelle serait justement quel serait vos solutions j'y reviens en fait là où j'ai le sentiment qu'on ne bouge pas de ce point de vue là alors on pourrait parler lendemain des places de prison mais c'est que en France il faut savoir qu'on a un code pénal un code pénal qui est plutôt fermé et dur et qui est d'ailleurs régulièrement durci par la loi à chaque fois qu'il y a un fait divers l'assemblée s'en empare et puis pour des raisons politiciennes ondure si la loi mais il y en parallèle de ça autre chose il y a un code de procédure pénale et ce code de procédure pénale il est extraordinaire parce qu'en fait il s'attaque il comment dire il s'attache minutieusement à détricoter tout ce que permet en fait le code pénal et c'est vrai que là dessus on se rend compte qu'il y a eu aucune véritable action politique en parallèle bien sûr des des moyens donnés à la justice et j'y reviens et bien sûr la question de la politique migratoire je rappelle quand même et j'en finis par là que Gérald Darmanin est encore dans la volonté notamment de faire venir de nouveaux entrants sur les métiers dit en tension est-ce vraiment la solution quand on voit aujourd'hui que l'immigration clandestine est très largement alimentée par des personnes qui ont des visas et qui restent illégalement à l'issue de l'expiration de leur visa cette émission sagesse c'était un plaisir d'être avec vous trois merci Marion maréchal merci à vous participez c'est un plaisir et bonne année pareil je remercie Laura Tapiero qui a préparé la mission ainsi que Adrien Lefin à l'assistant d'édition Jean-Luc Lombard à la réalisation Pascal chou à la vision Rodrigue le Prado au son vous pouvez revoir bien sûr cette émission sur cnews.fr la fausse poursuit sur Seigneur