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Débatyoutube.com· 20 octobre 2026 234 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleJusticeInstitutions & élections

L'INTÉGRALE - La Grande Confrontation|Violences : la France sur un fil|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 21 %Attaque 51 %Défensif 28 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 6:45OuverteRéponse directe

    Comment les commerçants ont-ils vécu les saccages ?

  • 11:39OuverteRéponse directe

    Quels dégâts pour votre boulangerie après 5 ans de travail ?

  • 15:59OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous vu lors du passage des casseurs ?

  • 21:45OuverteRéponse directe

    À qui a-t-on affaire selon vous sur le terrain ?

  • 29:04RelanceRéponse partielle

    Partagez-vous le constat d'une désinhibition de la violence ?

  • 38:22OuverteRéponse directe

    Comment qualifier ces événements : pillages, émeutes ou prémisses d'affrontement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:56Fait
    « J'ai vu une capacité de se regrouper, se déployer, de lever des barricades en quelques secondes, hein. Ça va très très vite. »
  • 23:00Benjamin ComboulineFait
    « Quand vous en êtes à vouloir tout casser, quand vous en êtes à vouloir renverser le pouvoir parce que vous le jugez illégitime, quand vous en êtes à cramer des mairies, quand vous en êtes à vouloir rentrer à l'Élysée, quand vous voulez renverser un pouvoir illégitime par la violence, oui, c'est une volonté insurrectionnelle. »
  • 27:19Walid RarFait
    « On a prédit que la situation allait s'aggraver. On a prédit que les violences allaient s'aggraver. Tout ça c'était prévu. »
  • 51:21Fait
    « qu'on soit bien clair contre un couvre-feu un couvre-feu les il y avait des manifestants qui manifestait tout simplement très calmement et il y a eu énormément énormément de blessés et des morts morts des jetés dans »
  • 51:59Fait
    « pour une fois vous serez pas dans votre rhtorique qui essaie d'écraser tout le monde »
  • 52:34Fait
    « Ah donc eux c'est les c'est c'est les manifestants d'ultra gauche ? Non, j'ai pas dit ça. »
  • 53:19Fait
    « il y a des gens qui payent et que troisièmement, il y a des groupes d'extrême gauche proches de Léfi et et lesfist qui sont des fascistes pour moi »
  • 53:57Chiffre
    « il y a 1000 personnes qui sont mortes dans la rue l'année dernière en 2025. Il y a 843 personnes qui sont mortes au travail. Au travail. Le plus jeune le plus jeune avait 15 ans. »
  • 54:38Fait
    « la droite, l'extrême droite, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous voulez faire travailler les enfants. Oui, bien sûr. Mais les manger aussi, on va les manger. »
  • 56:04Fait
    « attendons l'enquête. D'ailleurs la procureur de de Paris s'est exprimé aujourd'hui. Elle a dit que rien ne laisse aujourd'hui voilà que tout toutes les personnes qui ont été interpellées aujourd'hui rien ne laisse dire que ce sont des gens des groupuscules d'extrême gauche. »
  • 56:48Fait
    « les pilleurs ils sont pas politisés on est bien d'accord le mec il va péter le derti il vote pas pour les filles enfin on s'en fout »
  • 57:24Fait
    « Quand on n'est pas d'accord avec le RN, on est des LFI. Quand on n'est pas d'accord avec l'FI, on est du RN. »
  • 58:02Fait
    « lorsque l'on dit toute la journée que la police tue mais ce sont des élus de terrain. David, le fait qu'ils aient été derrière les jeunes quand ils manifesta, ça a été le l'occasion pour certains de dire que ils sont en train de manipuler les jeunes. »
  • 58:44Fait
    « les renseignements territoriaux, croyez-moi, ils ont fait et ils font un travail extraordinaire. La seule différence, c'est que comme je l'ai dit tout à l'heure, on manque de moyens. »
  • 59:18Fait
    « on va délaisser les dossiers de vif violence intrafamiliale. On va délaisser des enfants à chaque actu on donne on voà. Donc c'est le transfert de masse tout simplement. »
  • 1:00:30Promesse
    « sortir des armes, c'est c'est ce serait le dernier recours et un recours vraiment catastrophique, j'ai envie de dire. »
  • 1:01:50Fait
    « la démocratie il faut démontrer que la démocratie est efficace autrement c'est l'aventure c'est l'ouverture à toutes les aventures autoritaristes et dictatoriales »
  • 1:02:34Fait
    « Si vous avez 24 heures de retard dans votre TVA, croyez-moi, l'État est implacable. Voilà. Implacable. »
  • 1:04:47Fait
    « Vous êtes juste des gros clochards, moi je ve vous dire, vous êtes des gros clochards. Vous êtes juste des gros clochards. »
  • 1:05:30Chiffre
    « vous venez de donner 10 % minimum au RN. Et bravo, et bravo. Et 2027, c'est pour eux. »
  • 1:06:56Fait
    « On était complètement dépassé là. Je vous rejo dépassé et je peux vous montrer les vidéos de policiers qui sont comme ça à côté en train de discuter des mecs sont en train de franchement. »
  • 1:07:36Fait
    « les blessés de la police on sait jamais ce qui s'est passé. avec des trombones, il paraît. »
  • 1:08:55Fait
    « les policiers quand ils sont en maintien de l'ordre, ils sont en car de section, ils n'ont pas le droit de bouger tant qu'il y a pas désordre au-dessus. »
  • 1:10:20Fait
    « Les excuses que vous devriez demander par contre, c'est à ceux qu'ils ont détruit leur magasin derrière là. »
  • 1:13:31Fait
    « le gouvernement n'a pas agi en matière d'éducation. il n'a pas agi sur euh sur beaucoup de domaines sur les 10 dernières années. »
  • 1:16:06Fait
    « il y a 40 enquêtes de l'IGPN. Oui. Non mais attendez. Oui, mais l'IGPN aujourd'hui c'est c'est la caisse enregistreuse du du gouvernement. »
  • 1:20:32Fait
    « Ce qu'il se passe en France est dû à l'immigration. Ça n'a rien à voir avec l'école ou quoi que ce soit d'autre. »
  • 1:21:16Chiffre
    « On est à 25 % d'étrangers dans nos prisons. »
  • 1:23:14Fait
    « les statistiques sont interdites en France donc déjà vous avez vous vous racontez ça, c'est vous qui racontez ça. »
  • 1:24:39Chiffre
    « un/3 des étudiants ont eu des pensées suicidaires »
  • 1:25:19Chiffre
    « Les étudiants, nous on a demandé 10 milliards d'euros. »
  • 1:25:57Chiffre
    « la fraude fiscale, elle est à minimum vraiment, c'est grand minimum 80 milliards d'euros. »
  • 1:34:00Fait
    « la force, l'usage de la force, il est prévu par un cadre qui s'appelle le cadre légal. C'est la force légitime »
  • 1:40:41Fait
    « il faut qu'on apprenne à ses gosses le fait que il faut qu'on leur dise qu'ils sont français à part entière. »
  • 1:41:20Fait
    « l'autorité c'est une responsabilité. C'est un service que vous devez quand vous êtes élu ou nommé pour que l'institution dont vous vous occupez puisse fonctionner. »
  • 1:41:59Fait
    « il y a eu tendance à un effondrement de ça et du coup c'est extrêmement compliqué parce que et et je vous réponds pour parler à à ces jeunes qui vivent en France, qui soient français ou pas, on s'en fout, ils ont peut-être envie de devenir français, mais il faut leur apprendre ce que nous sommes. »
  • 1:42:36Fait
    « On a appris l'histoire de France, on a appris l'histoire millénaire, on a appris les héros français, on a appris à aimer la France par les personnes. »
  • 1:43:12Fait
    « il faut aussi poser un cadre et dire que ceux qui dans ce cadre ne rentrent pas ceux qui ne se conduisent pas bien dans ce cadre n'ont rien à faire chez nous »
  • 1:45:48Fait
    « il faut des réponses rapidement de la part de notre gouvernement pour Mais il faut mais bien sûr qu'il faut des réponses mais le fait qu'il faille un dialogue et des réponses ça c'est normal. c'est la démocratie. »
  • 1:47:07Fait
    « On entend répression, plus de répression, plus d'autorité. Alors, on entend même lien avec l'immigration et cetera. Il y a aucun lien entre immigration et délinquant. »
  • 1:48:28Chiffre
    « il y a 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France ce qui est un record »
  • 1:49:05Chiffre
    « il y a jamais eu autant de milliardaires en France. Les actionnaires il y a eu des records de dividendes cette année pour les actionnaires. »
  • 1:49:42Chiffre
    « nous avons un record d'incarcération en France »
  • 1:50:59Fait
    « les pillages ont une racine politique »
  • 1:51:36Fait
    « on ne résoudra pas les problèmes, la crise sociale qu'on est en train de vivre par la répression. »
  • 1:52:11Fait
    « il y a de plus en plus une sorte de d'antagonisme de vision du monde irréconciliable à l'égard de la République »
  • 1:55:45Fait
    « nos droits, ils nous ont pas été donnés. Nos droits, ils ont été acquis par la lutte et par la désobéissance. »
  • 2:00:44Promesse
    « on promet à la jeunesse de bosser jusqu'à 70 ans »
  • 2:01:25Fait
    « la jeunesse est majoritairement de gauche »
  • 2:04:53Fait
    « nous avons des recours, nous avons des organisations, nous avons des éléments qui permettent en effet des contrepouvoirs »
  • 2:05:35Fait
    « la misère ne doit jamais amener à la terreur personnelle »
  • 2:07:00Fait
    « absolument rien ne justifie qu'on arrive à des tels degrés de violence et de barbarie »
  • 2:07:44Fait
    « nous sommes censés vivre ensemble en harmonie. Nous sommes censés construire une nation, une patrie pour laquelle nous sommes fiers »
  • 2:08:29Fait
    « j'ai dormi pendant 8 ans dans une cave »
  • 2:09:12Fait
    « la misère ne doit jamais amener à la terreur personnelle »
  • 2:09:56Fait
    « la misère ne doit jamais amener à la terreur personnelle »
  • 2:10:37Fait
    « je suis arrivé ici avec deux sacs avec mes vêtements et une main devant et une autre derrière »
  • 2:14:04Fait
    « il faut jamais désespérer ni baisser quand on est dans un combat de box, il faut jamais baisser sa garde »
  • 2:15:24Chiffre
    « la participation dans des élections étudiantes dépasse très rarement les 10 % »
  • 2:20:10Fait
    « on a plus besoin d'être ensemble face au péril qui nous menace collectivement »
  • 2:20:48Fait
    « la politique, c'est des principes et c'est des valeurs. Moi, c'est ce que j'ai mis sur la table beaucoup dans le débat public. »
  • 2:22:15Fait
    « il y a des lignes de fracture qui existent dans notre pays évidemment, mais si on en est réduit à penser que c'est la confrontation et la victoire d'un camp sur un autre, la guerre civile »
  • 2:23:37Fait
    « il y a eu un échec dans le maintien de l'ordre ce weekend »
  • 2:25:42Fait
    « ils se rendent pas compte qu'ils sont pas en train de lutter contre les inégalités »
  • 2:28:34Fait
    « on utilise le terme de guerre civile. Il y a quelques années, on aurait pas envisager le terme de guerre civile »
  • 2:29:58Fait
    « j'étais de droite il y a quelques années et je suis venu de gauche en me remettant en question »
  • 2:35:03Fait
    « Je soutiens les policiers par principe parce qu'ils sont les garants de l'ordre républicain. »
  • 3:25:35Fait
    « Vous voulez rétablir les châtiments corporels. »
  • 3:25:45Fait
    « Moi mon gosse il fait une connerie. Je suis désolé si j'ai envie de lui mettre une fessée, je lui mets une fessée qu'il aille voir les flics. »
  • 3:32:22david_lisnardFait
    « Ce sont des pillages comme on en a connu mais peut-être avec une ampleur plus importante. »
  • 3:36:45Fait
    « Il y a des camps de terroristes en France d'extrême gauche sur le plateau des 1000 vaches. »
  • 3:37:24Fait
    « À Limoge à 15h35, il n'y avait plus de munition pour les forces de l'ordre dont la seule préoccupation c'était de pas se faire tuer. »
  • 3:44:30fleurChiffre
    « Il y a 1000 personnes qui sont mortes dans la rue l'année dernière en 2025. Il y a 843 personnes qui sont mortes au travail. »
  • 3:45:07fleurChiffre
    « Le plus jeune avait 15 ans, il était en stage de 3e. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Bonsoir. [musique] Que s'est-il vraiment passé samedi et dimanche dernier ? Des incidents, des émeutes, [musique] un début d'insurrection comme on l'entend parfois, voir les prémisses d'une guerre civile [musique] comme on l'entend également. Et dans ce cas et selon le diagnostic, que faire ? Comment réagir ? Bienvenue dans la grande confrontation.

0:27
Non speech

[musique]

0:38
Locuteur

Et tout de suite, je vous présente ceux qui seront avec nous toute cette soirée. Ils ne pensent pas forcément la même chose. Ils n'ont pas la même expérience, mais ils vont se parler et nous aider à prendre la mesure de ce qui s'est réellement passé. Bonsoir Michael Abitbol. Vous avez 38 ans, vous faites partie de ces commerçants qui ont été

0:58
Non speech

[musique]

0:59
Locuteur

directement visés samedi après-midi. Vous dirigez un réseau d'agences immobilières et l'une de vos agences situé Boulevard Voltaire à Paris a été saccagée. Il y a pas d'autres [musique] mots. Vous nous expliquez vous nous expliquerez comment et pourquoi. Bonsoir, Jy Mach est là. Vous avez 36 ans. Vous aussi, vous faites partie de ces commerçants. Vous êtes la fondatrice d'une chaîne de boulangerie et beaucoup peut-être en nous écoutant se souviennent de cette boulangerie qui fait partie de votre chaîne, qui se trouve au coin de la place de la République et qui elle aussi a été saccagée. Vous nous en direz plus tout à l'heure. Bonsoir Xavier Perre.

Vous êtes vous patron de barre dans le premier arrondissement. Vous avez vécu les événements vous aussi de plein fouet si j'ose dire et vous avez eu un acte, on ne va pas dire d'héroïsme mais en tout cas un acte de bienveillance vis-à-vis de quelqu'un qui était passé à tabac par certains des casseurs. [musique] Vous l'avez recueilli et vous nous direz comment vous avez vécu les événements. Deux policiers sont également avec nous. deux agents de police Benjamin Combouline, bonsoir. Vous êtes l'un des pores-paroles du syndicat alternative [musique] police. Si on voulait le situer, on pourrait dire qu'il est au centre gauche. On n'est pas politisé la police générale, monsieur.

J'ai essayé de vous de vous situer vaguement ces peines perdues. En tout cas, vous avez exercé pendant des années dans le maintien de l'ordre avant de devenir un permanent du syndicat. Mais dans ces cas-là, on l'expliquera tout à l'heure, vous avez immédiatement un tout un tas de retours du terrain qui vous parviennent et vous nous aiderez à nous faire une idée précise de ce qui s'est passé. Un bonsoir également à vous Walid Rar. Bonsoir. Vous aussi, vous êtes un policier, vous êtes représentant du syndicat Alliance en Sandy. Est-ce qu'Alliance et on peut dire qu'il y a quand même un peu une couleur politique ? Non, je vais vous donner la même réponse.

On n'est pas politisé mais on est là pour défendre les collègues. En fait, si on [musique] dit que vous êtes pas un peu à droite, non, je vais pas suivre là-dessus non plus. vous récusez ça. Donc là aussi, puis vous nous aiderez à parler du profil euh des casseurs. On accueille quelqu'un qui euh travaille euh dans les quartiers depuis euh très longtemps. Il est musicien, il a été musicien, réalisateur. Il s'agit de Rost qu'on connaît bien par ailleurs. Ça fait quelques années qu'on vous avait pas vu Rost, hein. Oui, oui, c'est vrai. J'étais chroniqueur ici pendant une douzaine d'années, je crois.

pendant quelques années, vous êtes président de l'association banlieu active, vous avez été membre du Conseil économique et social euh jusqu'à jusqu'à il y a pas très longtemps d'ailleurs et vous nous avez dit, je savais depuis longtemps que cette colère avait été à l'aide explosée. Donc vous nous en direz euh davantage. Bonsoir mademoiselle ou madame, je sais pas comment il vous appeler mais mademoiselle mademoiselle mademoiselle Atlantis, on va vous appeler comme ça parce que vous ne souhaitez pas donner votre nom, [musique] vous êtes très exposé sur les réseaux sociaux.

Alors vous c'est un profil particulier parce que vous vous reconnaissez dans beaucoup des [musique] revendications de ceux qui ont manifesté. En revanche, vous dites ce que vous avez fait les casseurs avec les commerces là, ça ne fait pas avancer la révolution entre guillemets pour autant que vous souhaitiez le faire. Vous nous en direz davantage également. On accueille [grognement] deux étudiants. Ruben Strachant d'abord, j'espère que je prononce bien votre nom. Bonjour. Ah, vous êtes de ce côté, pardon Rubens, vous avez 24 ans, vous êtes étudiant en sciences politiques à l'université de Lille si je ne m'abuse et vous êtes délégué national de l'Uni.

Est-ce qu'on peut dire là pour le coup que l'Uni est un syndicat étudiant classé à droite ? Ça me convient, pas de problème. Ça vous convient ? Les violences sont inadmissibles, dites-vous. On aura l'occasion de développer. Et puis on accueille l'olfleur Wur. Bonsoir. Bonsoir à vous. 22 ans, master d'affaires européenne à Sciencepo Paris. Et euh est-ce que là aussi, je dis que vous êtes proche de les filles, ça vous va ? Je crois même que vous avez porté les couleurs desfill lors de l'élection municipale. Moi, je fais de la création de contenu, ouais. Sur les réseaux sociaux politiques et je j'aimerais que la France insoumise gagne en 2027. Vous assumez ? J'assume complètement.

[raclement de gorge] On a le plaisir d'accueillir deux penseurs. Ils vont nous aider à prendre du recul mais eux-mêmes ont des positions assez éloignées sur ce qui s'est passé samedi et dimanche dernier et ils vont en débattre pas seulement entre eux. La parole est libre [musique] et vous pourrez évidemment vous exprimer sur tous les sujets. Pierre-Henri Tavoyau, bonsoir Pierre-Henri Tavoyau. Vous êtes philosophe, bonsoir. et maître de conférence en philosophie politique à la Sorbonne. Alors vous vous dites "Jusqu'ici, j'étais très réticent à parler de guerre civile et bien [musique] je vois là dans ce qui s'est passé peut-être les prémisses d'une guerre civile. Ce sont des mots très lourds.

Donc vous nous direz ce qui fonde votre constat." Mathieu Lama est également avec nous. Bonsoir Mathieu Lama, essayiste et journaliste politique. Votre dernier livre Adieu, la liberté auprès de la cité. Bon, c'était il y a quelques années, je trouve la répression policière totalement disproportionnée. Donc là encore, on aura un point de vue assez différent. D'autres invités nous rejoindront, des hommes politiques Jérôme Gage, David Lissard. Euh on accueillera euh également euh Thbaau de Montbrial, président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure.

Bref, c'est une soirée où les invités vont aussi partir, revenir et puis pour conclure, on aura le plaisir d'accueillir un confrère étranger. Euh vous savez sans doute déjà que la France fait les gros titres de la presse quasiment partout dans le monde. En tout cas, aux États-Unis et dans tous les pays d'Europe avec des appréciations parfois très différentes. Mais enfin, cette France, ce spectacle entre guillemets qu'offre la France est très commenté un peu partout. Et c'est Paolo Lévi correspondant italien en France pour l'agence de presse Ansa qui viendra nous aider à tirer les conclusions de l'échange que vous aurez ensemble et qui commence dès maintenant.

Et je voudrais justement pour commencer m'adresser d'abord à ces commerçants tout simplement que vous nous racontiez comment vous avez perçu ce qui se passait. Michael Abitbol, je me tourne vers vous. Je le disais, vous avez un réseau euh d'agences immobilières et l'une d'entre elles donc située boulevard Voltaire. Et on va découvrir quelques images pendant que vous parlez parce que c'est assez frappant. Je crois que l'agence était fermée. Alors exactement, nous on avait pris la décision de fermer l'agence samedi compte tenu des manifestations à haut risque et donc bah on s'est rendu compte que l'agence en direct sur nos caméras et sur les réseaux sociaux a été saccagé.

Alors, ce qui est quand même incroyable, c'est une agence immobilière. Donc, il y a rien à piller à l'intérieur, à part quelques ordinateurs. Vous pouvez le voir sur les images. On a eu des individus qui ont fait preuve d'actes de barbarie. Ils sont rentrés, ils sont venus pour casser, ils sont venus pour piller et ils sont venus pour détruire l'agence. Donc, détruire tous les commerçants qui étaient à proximité du lieu de la manifestation. Et c'est intolérable parce que nous on est des petits commerçants, on travaille, on se donne du mal pour déjà l'économie est difficile aujourd'hui dans notre pays et on est dans l'obligation d'aller travailler, se donner du mal le matin.

Et aujourd'hui, bah notre commerce, il est réduit à néant. On est dans une situation où on est en perte d'exploitation. Il y a des gens malheureusement qui ne vont plus pouvoir travailler au sein de l'agence parce que elle est inadaptée aujourd'hui pour recevoir du public. Et on est dans une situation qui me semble à mon sens injuste pour des commerçants. Elle était fermée l'agence. Comment ça s'est passé ? Ils ont cassé une vitre. Alors, ils ont exactement on était sur le boulevard Voltaire, on est à proximité de la République, ils ont saccagé une vide, ils ont réussi à la casser et en la cassant, ils sont rentrés par les vitrines pour bah tout sacager à l'intérieur de l'agence.

Qu'est-ce qu'ils vous ont volé ? Qu'est-ce qu'ils ont détruit ? Alors euh ils nous ont volé des ordinateurs, ils ont détruit du mobilier, euh ils ont complètement euh saccagé, ils ont détruit des vitres, ils ont détruit euh pas mal de choses qui aujourd'hui euh portent un préjudice à près de 100000 € aujourd'hui pour reconstruire toute l'agence. Donc on a les assurances qui sont déjà passées aujourd'hui pour commencer à et à tout simplement donner le montant du préjudice.

Mais ce qui est très compliqué, c'est surtout pour mes équipes parce que aujourd'hui, on va avoir une perte d'exploitation qui va durer un trimestre, le temps de reconstruire toute cette agence et malheureusement on va avoir des gens, des femmes, des hommes qui vont être au chômage technique parce que pendant quelques temps, ils vont pas pouvoir travailler, pouvoir exploiter pleinement l'agence. Ça euh ce sacage, vous l'avez vécu vous en réel via les caméras de Alors, exactement, moi j'avais les caméras de l'agence.

On les a également euh vu sur les réseaux sociaux parce que il y a des individus qui se sont introduits qui ont qui ont pris un malin plaisir à filmer en direct sur TikTok ou sur Instagram le sacage de l'agence. Alors moi, je ne suis pas venu pour parler de politique parce que je suis pas là pour prendre partie ni pour la gauche, la droite ou quoi que ce soit. Moi, je suis venu en tant que commerçant. Aujourd'hui, on a une perte d'exploitation. Il y a des gens sur le boulevard Voltaire et partout dans le 11e arrondissement puisque c'est un des lieux qui a été le plus touché qui malheureusement ne pourront plus ouvrir demain leur business.

Et c'est quelque chose qui n'est pas normal parce que aujourd'hui on est des victimes collatérales de la situation. Donc est-ce que un un commerce pillé là comme le vôtre, c'est trois lignes d'un bilan comptable où c'est une perte économique où ça va un peu au-delà, c'està-dire cette agence, on imagine, vous l'avez, vous avez repéré les lieux, vous l'avez installé, vous l'avez aménagé, c'est un peu votre votre bébé. Bah exactement et ce qui est avant tout ce qui est très difficile, c'est de voir en direct votre agence saccagée. On a l'impression d'être touché au plus profond de sa chair. On a l'impression de de voir en direct des images comme ça. Je trouve ça moi déplorable.

Et ce qui est difficile, c'est pas que pour moi, c'est pour mes équipes comme je vous l'ai dit, de voir des gens malheureusement qui demain ne pourront pas retourner sur leur lieu de travail, ne pourront plus exploiter pleinement leur business. C'est quelque chose de très difficile. Donc on va les répartir dans différentes agences qu'on possède à l'intérieur du groupe. Mais de voir ce genre de choses, ça devrait pas se produire pour nous en tant que commerçant. Alors je me tourne vers votre voisine, j'ai mis ma ché là. Je le disais, vous avez euh à la force du poignet, si j'ose dire, monter vous aussi plusieurs boulangeries à Paris notamment, mais pas seulement.

[grognement] Et l'une de ces boulangeries se trouve au coin de la place de la République. Alors, c'est pas seulement là évidemment qu' ont éclater les pillages, mais c'est là également, on va découvrir quelques photos de votre boulangerie. Elle était ouverte votre boulangerie ? Elle était ouverte effectivement, on avait ouvert samedi samedi matin et puis aux environs de midi quand la situation a commencé à dégénérer, l'équipe sur place a réeilli donc des bah des clients mais également en fait toutes enfin toutes les personnes qui étaient dans les manifestations et qui se sont un peu senties prises au piège.

Donc on a offert de l'eau, on a ouvert nos portes, on a voulu en tout cas offrir un maximum de sécurité pour des gens qui ne se sentaient plus en sécurité dans la rue. Donc vers 15h, mon équipe, on a totalement fermé la boutique. Pour mes équipes, ça a été très difficile. Je les ai eu en ligne. La manager qui était enfin dans un état de panique absolue. C'est-à-dire, elle ouvre les portes pour recueillir ceux qui ont peut-être pris du gaz lacrymogène, ceux qui sont assoiffés et puis et et qu'est-ce qui se passe dans la foulée ? Écoutez, dans dans dans la foulée, elle sent qu'il y a des individus enfin à l'extérieur qui commence à arracher, vous savez, enfin les la façade.

La façade la façade notre façade a été totalement a été a été saccagée et et et c'est pour retirer les briques de la Exactement. et et s'en ser projectile, voyez, enfin on rentre dans dans une espèce de de enfin de barbarie que enfin que je n'arrive pas à exprimer. Ça a été terrible. Euh moi, je n'ai pu découvrir l'ampleur de dégâts que plus tard dans la nuit. Euh effectivement, j'ai suivi également enfin le sacage de de de cette boulangerie qu'on a mis 5 ans à ouvrir. Elle a ouverte le 2 octobre. On a ouvert les 2 octobres. Vous avez mis 5 ans à l'ouvrir parce que les procédures les papiers les autorisations tout à fait h avec les difficultés financier. Donc le travail de 5 ans.

Vous ouvrez il y a 15 jours. Tout à fait. Le 2 octobre. Vendredi 2 octobre je l'ai ouvert. Je l'ai ouvert à 7h30. À 11h j'étais dans le train pour aller pour juste aller retrouver mes enfants que je n'avais pas vu depuis 6 semaines. Et je reviens de semaines plus tard et je dois recommencer. Hm. Et encore une fois, je vais devoir rester sur place pendant plusieurs semaines, être encore éloigné de mes enfants, rentrer de nouveau dans des procédure administratives. Mais pourquoi ? Hm.

Je voudrais qu'on découvre et avant de vous donner la parole aux uns et aux autres et notamment à vous qui gérer un bar aussi, vous allez nous raconter ce que vous avez vécu, Xavier Perer, mais je voudrais qu'on regarde certains de vos confrères et en l'occurrence cet homme qui lui gère une suérette franchisée, on va pas dire la marque. Et voilà ce qui s'est passé quand il a observé qu' était en train de se dérouler, c'est-à-dire le pillage de sa suérette. Il s'est adressé directement lui au casseur. Regardons. C'est qui va me rembourser moi ? Mais c'est honteux ce que vous faites, [ __ ] C'est honteux bordel. Comenz vous massacrer. Julyez quoi ? C'est comme ça qu'on a les droits.

Venez massacrer les portes de famille tout ça. On est des salariés. Si la directrice dans magasin, regardez comment il pleure. Regardez là. Bravo à vous. Regardez. C'est honte de [ __ ] C'est honte de Voilà, il y en a. On a vu beaucoup de ces commerçants craquer, pleurer. Alors lui, on sait pas si les casseurs sont restés. On imagine qu'ils sont partis avec le butin, que ce sont surtout des témoins, des promeneurs, des badeaux qui sont restés là. Mais enfin la rage, elle vient du ventre. Vous Xavier Perre, donc je le disais, vous gérez un bar, enfin c'est votre bar. Oui. Oui. Dans le premier arrondissement, qu'avez-vous vu ? Qu'avez-vous vécu ? Wouh !

Euh, samedi, ça a été une journée très haute intensité. Ça bougeit de tous les côtés. Euh concernant cette lichage à laquelle j'ai assisté, c'était 30 40 personnes. Je sais pas comment dire. Oui, un peu près parce que tout allait très vite. Tout d'un coup, je vois quelqu'un qui arrive dans mon bar. J'avais déjà prévu quand j'ai vu que ça partait dans tous les sens. J'ai rentré la terrasse, j'ai tiré le rideau, on a resté avec quelques amis à l'intérieur et quelqu'un il m'arrive désespéré en disant "S'il vous plaît, vous pouvez accueillir quelqu'un qui sont en train de le tuer.

J'étais en train de le lâcher dans la rue dire." J'ai pas compris ce qui se passait en train de dire "On rentre tout". Euh je me suis trouvé finalement je crois que cette pauvre c'était un jeune homme la vingtaine pas 30 ans. Il est rentré dans le restaurant indien qui a juste à côté de chez moi et là j'ai vu peut-être c'était 50 60 casseurs là d'abord en train de taper sur les vitrines jusqu'ils ont tout cassé. Ils ont défoncé le toute la vitrine de restaurant qui a juste à côté. Et euh bah là dans ces cas-là, j'ai je l'ai pas accueilli chez moi. J'aurais bien voulu faire quelque chose mais là c'était trop tard. Il a rentré dans cet endroit, il s'est trouvé coincé.

Je pense le personnel de restaurant Indien, ils se sont tous réfugiés avec ces garçons à l'intérieur de la cuisine et bah jusqu'ils ont cassé toute la vitrine de restaurant que ça faisait pas longtemps qu'il était ouvert depuis peut-être un an, un an et demi. Et après quand ils sont partis euh j'ai j'ai pris j'ai laissé des amis qui me surveillaient le bar et je me dis bon ben je vais voir le personnel, je les connais. Ils étaient tous état de choc. On a rentré toutes les vitrines toutes cassées.

J'ai essayé ça va ils ont étaient toute la lumière et tout et je j'ai accéder entre les verrs cassés tout ça à l'intérieur jusqu'à la cuisine et j'ai trouvé ces jeunes hommes par terre avec des entailles très profonds sur le visage euh le visage tout méfié. Vous imaginez pardon qu'il a tenté peut-être de raisonner ses casseurs dans le restaurant à côté et qui peut-être peut-être peut-être mais et qui se sont pris à lui.

Oui, je sais pas ce qui s'est passé tout il y avait enfin c'est ce que j'ai j'ai vécu les gilets jaunes, j'ai vu des émeutes, des manifestations et puis voilà, on a vécu beaucoup de choses hein euh même la période des attentats et tout ça, mais je crois que en violence extrême gratuite à ce niveau-là, il y a cette intensité là. Il y a une tel niveau d'organisation aussi, il faut le dire parce que j'ai vu une capacité de se regrouper, se déployer, de lever des barricades en quelques secondes, hein. Ça va très très vite.

Bloquer pour ensuite bloquer les voitures qui passent dans la rue, pour ensuite bloquer la police qui n'arrive pas automatiquement s'organiser, commencer à casser des commerces les uns après les autres tout au long de rue Saint-Thonoré. Euh euh enfin bref, oui, vous nous avez dit c'était pas des simples casseurs, c'était l'impression que vous avez eu que ça vous a fait une milice organisée. Ce sont les mots vous avez organisé.

Et parce que j'ai vu même des unités d'appui à niveau sanitaire si tu veux, je sais pas parce que c'était pas des pompiers, c'était pas le Samoun, c'était pas enfin tu arrivais à noir masqué avec des casques avec des sacs à dos avec une espèce d'enseigne je sais plus bleu ou un truc comme ça comme si serait des sanitaires comme de la Croix-Rouge. On dirait des équipes de peloton militaire qui se déplacent, qui font ses ses trucs et derrière il y a l'appui sanitaire pour s'il y a quelqu'un blessé pour le soigner. Bah moi c'est c'est je suis pas un expert dans le domaine mais c'est ce que j'ai vu. Vous avez eu peur ?

Bah évidemment, qui n'a pas eu peur là ce moment-là quand j'ai rentré quand ça s'est calmé un peu, que j'ai réussi à accéder dans ces restaurants, euh je me suis trouvé le personnel de restaurant qui était autour de ces garçons. Comme je peux je l'ai dit, il me regardait, on s'est regardé, la situation c'était c'était euh si vous avez un minimum d'empathie pour la vie humaine, ça fait quelque chose. Vous nous avez dit oui, ce que j'ai vu, ça ressemble à des scènes de guerre.

Je sais pas si vous avez déjà vu la guerre mais ou bah on a vécu des choses dans la vie hein, chacun a sa façon mais la la la situation c'est que ta vie ne vaut pas grandchose là-bas dans cette situation tout peut partir dans d'une seconde à l'autre. J'ai pris mon téléphone, je voulais laisser des traces, des images, des témoigner ce qui s'est passé. Il y avait une fille là-dedans qui était aussi coulé euh soit soi-disant c'était une infirmière, je crois pas en seconde. Hm. euh était faisait partie aussi de ses groupes de casseur je pense. Il a pris mon téléphone, il a commencé à à crier fort et tout. Tu as pas le droit tout comment tu peux filmer un amateur et tout ça ?

J'ai écouté je vous laisser un témoignage quand même ce qui vient de se passer c'est pas un an. et elle a commencé à crier, elle m'a pris le téléphone, il voulait me le casser. Après il a commencé à crier, il est venu, je me suis trouvé d'un coup entouré pour 7 h personnes très costaud hein. Euh là, j'ai pas fait trop le malin. J'ai essayé de négocier au maximum pouriter que mon téléphone soit cassé, que moi aussi j'y passe à la casserole. Et donc bon, il m'obligé à faer touses les images parce que ça c'était un mot d'ordre h que j'ai vu souvent aussi. Euh ne filmez pas, ne filmez pas. et des gens qui surveillaient pendant que les autres il cassé quoi.

Alors il y avait une méthode de cassage ici. C'était pas quelque chose de improvisé comme ça. C'est pas des lapins de 3 semaines ça. Bah c'est ce que j'ai vu en tout cas hein. C'est pas des lapins de 3 semaines. Non non non. Benjamin Comboulive euh vous entendez ces récits. J'imagine que vous avez dû avoir les mêmes de vos collègues qui étaient dans la rue à ce moment-là. À qui a-t-on affaire ? À qui as-ton affaire là par exemple sur ce récit particulier où monsieur dit "J'ai eu l'impression l'impression que c'était une milice." Vous savez malheureusement en ce moment qui se mélange plusieurs types de personnages dans dans la rue.

Vous avez des manifestants qui évidemment sont parfaitement légitimes et la police est là pour les encadrer et pour protéger le droit de manifester. Après vous avez les casseurs et parmi les casseurs, il y en a en effet qui sont organisés. Il y en a qui sont structurés, ils sont venus uniquement dans ce but là. Et vous avez une troisième catégorie qui est celle des pilleurs. Alors autant les casseurs peuvent être dans une volonté politique, ils peuvent être poussé par une idéologie politique. Autant le pilleur, lui il est là simplement par opportunisme, il est là pour venir piller et il est là pour récupérer ce qui ce qu'il pourra récupérer.

Il en a strictement rien à sirer qu'il soit en train de de voler Pierre Paul ou Jacques et le casseur lui. C'est là où c'est absolument choquant et atroce, c'est que cette idéologie qu'il anime politiquement, il veut une forme d'insurrection. Moi je j'ose ce mot, l'insurrection. Quand vous en êtes à vouloir tout casser, quand vous en êtes à vouloir renverser le pouvoir parce que vous le jugez illégitime, quand vous en êtes à cramer des mairies, quand vous en êtes à vouloir rentrer à l'Élysée, quand vous voulez renverser un pouvoir illégitime par la violence, oui, c'est une volonté insurrectionnelle.

Je vous dis pas qu'on est dans une insurrection, je vous dis que ceux qui anime ces casseurslé insurrectionnelle. ce groupe là, ce groupe qui a observé et qui a fait face aussi à Xavier Perre. Là, vous parlez de groupe politisé d'ultra gauche comme on dit souvent où là on est dans les casseurs. Tout tout se mélange. Vous avez également et c'est ça le problème, c'est que tout se mélange et crée une masse qui devient ingérable pour nous. Mais vous avez aussi des jeunes qui sont heureusement et fort heureusement ultra minoritaires, mais qui composent une partie de notre jeunesse qui sont à la fois sans le moindre cadre, sans la moindre limite, sans la moindre éducation.

Il y a rien qui les retient à aucun moment de de la maison à la prison si vous voulez. On est une crise d'autorité vraiment de A à Z. Et en même temps, parce que cette petite quantité de jeunes, mais malheureusement elle existe et on la voit de plus en plus décérébrée et fascinée par la violence par la destruction de plus en plus. De plus en plus. Bah, malheureusement, regardez les images que vous diffusez vous-même. Et vous voyez qu'en ce moment en France, on a ce spectacle sous les yeux qui est un spectacle qui est une honte. Une honte. Et croyez bien qu'en tant que policier, on est à la fois dans la honte, dans la tristesse, dans la colère.

Mais parce qu'on sait que ce que l'on voit là, on le dénonce depuis des années. Ce que l'on voit monter, ce laxisme, cette impunité, ce manque de cadre, le fait que l'autorité de l'État ce soit un gros mot, le fait que la haine du flic ce soit quelque chose de banalisé, d'encourager, de légitimer, on en vient à ça. C'est-à-dire que l'autorité, l'autorité de l'État, pardon, mais quand on voit ça et quand on voit mes collègues qui sont blessés en essayant d'aller le contrer l'autorité de l'État est morte et enterrée. Quand on parle de contrat social, c'est quoi ? Ça veut dire que l'État protège et juge. Bah demandez au commerçants que vous avez ici s'ils se sont sentis protégés.

Et à votre avis, est-ce que ceux qui ont fait ça vont être jugés ? Pour cela, encore faudrait-il qu'il puisse être interpellé ? Encore faudrait-il qu'il puisse y avoir des éléments à le reposer devant la justice ? Encore faudrait-il que malgré la justice des mineurs, s'ils sont mineurs, on arrive à imposer une sanction. Encore faudrait-il s'ils sont majeurs, que les 141 % de densité carcérale don que nous subissons nous permettent de les incarcérer. On a atteint le bout d'un cycle. On on le voit quand même que on est dans l'incapacité de gérer une déferlante folle de violence.

Et encore une fois, c'est pas faute d'avoir des flic qui font le boulot et qui vont au charbon et qui qui procèdent à des dizaines et des dépasser les 10000 interpellations. Le policier fait son travail. Combien de personnes sont en détention provisoire aujourd'hui depuis que cette vague a commencé ? Je crois que c'est même pas 30. Même pas 30 sur 10000 interpellations. Le policier fait le travail. La justice n'a pas, je parle même pas de volonté, n'a pas la capacité à amener une réponse. Quand vous dites, puis on va faire circuler la parole, mais quand vous dites déferlante, c'est qu'elle est de plus en plus importante ou qu'elle est de plus en plus fréquente. Les deux.

Et là, ce que nous avons maintenant, c'est vraiment je Oui, on peut parler de cataclysme de violence. Regardez une carte de France, regardez où sont les les violences et regarder le niveau qui monte Krchendo. Moi, il y a plusieurs éléments qui m'ont qui m'ont frappé dans cette évolution. On a eu ce bébé qui a failli se prendre à tir de Mortier à Paris il y a il y a pas très longtemps. On a un couple de personnes handicapées au M où les à l'époque c'était des des gens autour des blocus de lycée. Ils ont voulu rentrer en fait dans leur jardin pour accéder au lycée qui joue que c'était le jardin. Donc ils sont rentrés dans dans cette propriété. Les gens se sont opposés à eux.

Il se trouve que c'était une famille avec le papa qui était aveugle et la maman qui était handicapée. Ils ont pas hésité à les rouer de coup parce que le plus important c'était d'accéder au lycée d'à côté pour sans doute essayer d'y mettre le feu en tout cas commettre des des dégradations. Et si vous vous opposez à eux, qui que vous soyez, en fait leur sentiment de légitimité est tellement fort de légitimité. Ah oui, ils sont légitimes. Eux, ils font la révolution. Eux, ils ont raison. Eux, ce sont les les misérables si vous voulez. Ils ont le droit de de prendre voilà ce ce qui est à l'autre. Ils ont le droit de fracasser la boutique de madame, de fracasser la boutique de monsieur.

Ils ont le droit, ils sont en colère. Donc, ils ont droit à tout. Voil rar, est-ce que vous partagez ce constat ? C'est-à-dire ce qui nous est décrit là, c'est un phénomène inédit au moins dans son ampleur et dans sa fréquence. Bah, écoutez, en fait, je vais je vais à moitié vous surprendre. Inédit, j'ai envie de dire oui et non par l'intensité, mais inédit non tout simplement. Pourquoi ? Parce que ça fait des années que nous, en tout cas, Alliance Police Nationale, le syndicat, je représente, on dénonce une chose, on dénonce l'accentuation de la violence. On a on a dénoncé l'accentuation du manque de moyens pour les fonctionnaires de police.

On a prévu une enfin excusez-moi, on a prédit plutôt on a prédit que la situation allait s'aggraver. On a prédit que les violences allaient s'aggraver. Tout ça c'était prévu. On l'a prédit. On a un vrai problème [raclement de gorge] aussi et je le dis ouvertement, on a prédit le problème de la justice. Là actuellement, ce qui malheureusement, je dis bien malheureusement ce qu'il y a de bien et je tiens vraiment à dire que c'est malheureux, c'est que la population voit que au niveau de la justice, il y a aucun suivi. On a des personnes qui font ce qu'elles veulent comme elles le veulent. Du point de vue de la minorité, elles se sentent intouchable et le résultat, il est là.

Ce qu'on avait prévu il y a 10 ans. Sentiment d'impunité, un constat. Non mais c'est pas c'est pas un sentiment. On a dépassé le sentiment maintenant. Le sentiment c'est terminé. Maintenant c'est acquis. C'est-à-dire que vous avez des jeunes qui se ventent clairement je fais ce que je veux, il m'arrivera rien. Là vous pouvez regarder sur le Boncoin. J'étais encore un peu malheureusement encore amusé c'est que je me permets de dire de mettre une annonce sur le Bon Coin voler dans les magasins le 17 à vendre le voler le 17 octobre. Voilà. Ouais vous pouvez trouver ça. Je vous invite à regarder. Vous trouverez ces annonces là. Au vu au vu et au de tous. Vous avez même des vidéos sur TikTok.

Vous avez des jeunes qui se cachent même pas le visage. J'ai pris ça, je suis bien, voilà, je le vends, c'est pour vous. Quand vous atteignez ce niveau de confiance, est-ce que vous pensez sincèrement que c'est un sentiment ? Non, c'est un acquis. C'est un acquis. C'est une chose qu'on a dénoncé depuis des années. Si le problème étant, c'est qu'il n'y a pas de réponse pénale. Alors, peut-être qu'on insiste un peu trop sur ça, mais c'est l'un l'un des piliers essentiels qu'il faut mettre en œuvre. Il n'y a pas de réponse pénale.

À partir du moment où vous savez que vous allez sortir au bout de 2h que le fonctionnaire n'a même pas le temps de finir sa procédure et que vous ressortez dans le quartier ou même dans le le quartier d'arrondissement parce qu'on parle tout le temps des banlieux mais là on peut aussi parler de Paris mais en fait vous sortez, vous rigolez, il dit "Bon les gars, on peut recommencer demain." Donc c'est plus un sentiment. Maintenant ce mot sentiment, je pense qu'il faut l'abolir. C'est terminé maintenant c'est un acquis. Maintenant, à nous de savoir ce qu'on veut faire pour l'avenir.

Soit on commence à se poser de réelles questions pour améliorer les choses et de comprendre que le mot sanction n'est pas un gros mot et que le mot condamnation n'est pas un gros mot non plus et de comprendre que peut-être la notion de minorité, faudra peut-être la revoir. Alors, je me tourne vers Rost, vous qui connaissez bien les quartiers, prenez un micro. Euh association banlieu active, mais au-delà de ça, vous avez fait des films, vous avez développé tout un tas d'initiatives. Là, je crois que vous accompagnez depuis une dizaine d'années, deux établissements scolaires, je crois que c'est Mant la jolie, c'est Limet.

Est-ce que vous vous partagez en tout cas ce constat d'une désinhibition grandissante de des formes de violence ? Alors la première chose, ce qui est intéressant dans le débat, c'est qu'on récit les choses et je trouve que euh c'est Xavier. Xavier Ravier ? Oui, Ravier a a mis en lumière quelque chose d'important, c'est que ceux qui font l'amalgame entre les gens qui manifestent et les structures qui sont organisées pour justement venir pill là, on a on voit que il y a une distinction très claire à faire là-dessus.

Donc tous les politiques que je vois qui pavoent sur tous les plateaux qui passent leur temps à dire que oui les manifestants à faire tout cet amalgame là pour décrédibiliser un combat qui est profond. Là ça a pas été fait ici hein. Non non mais je parle pas. Non non mais justement c'est pour ça que je trouve intéressant le le le fait que il y ait cette distinction qui soit faite, c'est que ces gens-là sont organisés. Ils n'ont rien à voir avec les manifestants. Les manifestants. La jeunesse qu'il se qui se bat. Moi, je veux leur apporter mon soutien total. est absolu.

J'ai une pensée évidemment pour tous les commerçants qui ont perdu évidemment le le des on disait que certains c'est toute une vie de de travail h et donc j'ai une compassion très claire et on condamne tous ces violences là mais juste de grâce depuis quelques jours. Moi ça me met hors de moi d'entendre les politiques ne parler que d'une chose de parce que ils ont un intérêt de casser LFI. Donc tout ce qu'ils font c'est de dire c'est la faute LFI, c'est LFI, c'est LFI, c'est la gauche, c'est la gauche. Alors la personne a parlé de LFI donc partons pas peut-être pas sur des débats qui n'ont pas cours ici.

Et peut-être dire c'est quand même important parce que le le fond du problème, il y avait quelqu'un qui disait quand on on peut pas changer les choses h on essaie de trouver des solutions. Soit on nomme les choses autrement, soit on essaie de laisser la situation se dégrader. Moi, j'ai l'impression qu'on est en train de vivre ça. Il y a une jeunesse qui manifeste pour avoir des locaux dignes de ce nom pour étudier dans des conditions respectables que l'hiver, l'été, ils aient pas 45°gr l'été dans la même pièce et que l'hiver il fasse - 5°gr. Et on a des gens qui des politiques qui n'ont aucune réponse à apporter à ça. Donc ils laissent la situation se pourrir.

Moi je suis en train j'ai l'impression Attendez quand vous dites il laisse la situation se pourrir pour vous par leur passivité ils encouragent la violence. C'est ça. C'est ça que vous dit. Moi j'ai l'impression qu'on est en train de vivre ce qui s'est passé avec les gilets jaunes. Je sais pas si les gens se souviennent. Les gilets jaunes au départ c'est un mouvement qui était très populaire. À l'époque moi je me rappelle j'étais au conseil économique et social et environnemental.

C'était nous qui devions traiter la question des des des gilets jaunes et on nous a dit non, vous ne traitez pas, vous laissez, ça va passer, ils vont faire des des des tours sur les ronds-points et puis ils vont finir par rentrer chez eux. On n'a pas pris au sérieux le malaise. En plus, c'était pas la France des banlieux là puisque d'habitude on dit oui, ce sont les les la France des banlieux qui se plaignent et cetera. Là, c'était l'autre France et ils ont vécu une violence extrême. Et c'est ce qui s'est passé là avec la jeunesse. Là, ce que disent par exemple les deux euh représentants de la force publique, c'est qu'ils voyaient ça monter depuis des années.

Donc c'est pas d'après ce qu'ils disent, un gouvernement qui jouerait la passivité qui provoquerait cette flambée de violence, c'est qu'il constate qu'elle est en train de monter depuis plusieurs années. Et la question que je vous posais, c'est est-ce que vous aussi vous le constatez ? Mais et déjà souvenez-vous 2004 quand je sors mon album La Vuple, ce fameux titre qui a été censuré partout la révolution, j'expliquais déjà la même chose. Je disais que ça allait péter. 2005, on a vécu 2005, on a vu comment ça c'est monté et comment c'est c'est arrivé.

Je dis pour ceux qui s'en souviennent pas, c'est le CPE et donc c'est les c'est les contre CPE contre que pas que il y avait déjà ça mais il y avait aussi la question des quartiers populaires à l'époque justement avec la mort de Zed et Bouna Mine et Larami et donc ça avait déclenché souvenez-vous des violences extrêmes. Aujourd'hui, il y a une situation effectivement c'est là où je je partage ce qui ce qui a été dit, c'est que vous avez une démocratisation de la violence parce que les réseaux aussi contribuent. Les réseaux sociaux contribuent à ça. Démocratisation, c'est votre expression. Évidemment, on le on le voit hein ou banalisation. Un peu un peu des deux. Un peu des deux.

Et on on et on le voit aujourd'hui, on le voit, on le vit. On a enlevé l'autorité aux parents. On a enlevé l'autorité à l'école, on enlevé les les pouvoirs publics. Aujourd'hui, vous mettez une fessée à votre gamin, il peut aller porter plainte contre vous. Je suis désolé. Vous voulez rétablir les châtiments corporels ? Ah mais c'est pas une question. Je parle pas des violences des violences qu'on qu'on afflige à des gamins. Moi mon gosse il fait une connerie. Je suis désolé si j'ai envie de lui mettre une fessée, je lui mets une fessée qu'il aille voir les flics. D'autres moyens d'exercer l'autorité et même une autorité. Chacun chacun a sa manière d'éduquer son gamin.

Moi nous on a pris des fessés, c'est pas pour autant que voilà on est on on en est mort. Donc je parle encore une fois, je fais la distinction. On ne peut pas demander de du des des règles si on empêche les parents. Surtout qu'on a des familles monoparentales. Et nous on passe notre temps à dire aux politiques aujourd'hui si vous avez un un investissement à faire, le premier investissement c'est sur les familles, l'accompagnement des familles monoparentales parce qu'il y a énormément de familles qui sont désemparées et on dit que ils ont abandonné. Ils n'ont pas abandonné. À un moment donné, ils ne savent pas quoi faire.

Donc il faut qu'à un moment donné on prenne le temps qu'on on se pose les bonnes questions et qu'on arrive on arrête de prendre les conséquences au lieu de traiter les causes. Expliquer ce n'est pas excuser. Je le rappelle parce que beaucoup dès qu'on explique les choses, ils sont ils sont en train de dire que on est en train de d'excuser. Non, on explique et tant qu'on s'attaquera pas aux causes, on on pourra continuer à revenir sur ces plateaux pour reparler des mêmes choses. Alors peut-être, je vois que ça réagit de ce côté-là. Michel Abitbol peut-être ou ou ou vous Benjamin ? Oui, de quelques mots parce qu'il y a plusieurs points sur lesquels on sera en en accord.

Déjà la distinction que vous faisiez de prime à bord sur évidemment la différence fondamentale entre un manifestant qui a le droit de manifester. C'est pas un policier de vous dire si la revendication elle est légitime ou pas. On travaille de la même façon que l'on apprécie les revendications qui sont portées ou non. On n pas apporté ce ce regard là. Moi-même, j'ai encadré des manifestations euh par exemple contre le la vie chère si vous voulez. Et en tant que policier, quand on n'est pas payé bien cher, on est d'accord avec le revendication. On aimerait bien pouvoir avoir un meilleur pouvoir d'achat également.

On manifestait encore il y a pas bien longtemps et d'ailleurs se dit en passant dans le calme pour nos conditions de travail et pour avoir également plus de moyens pour pouvoir faire notre métier pour pouvoir donc protéger. Donc il y a aucun souci sur le droit de manifester. Le problème il est au moment où sous couvert de de manifestation vous avez des gens qui viennent s'agréger à cela et qui en profitent pour aller péter les boutiques des gens pour essayer de tuer mes collègues. Encore une fois. C'est exactement ce qu'il dit. C'est pour ça que je dis que je rentre en plein accord avec ce qu'il a dit.

C'est le résultat par exemple du fait que on a alors délibérément ou pas euh dépouiller les parents de leur pouvoir de d'éducation. Alors ce qu'il y a de certain que l'éducation c'est la base de tout. Quand là le mouvement il a évolué maintenant on a 2/3 de majeur parmi les interpellés parce que maintenant on a essentiellement des pilleurs opportunistes qui viennent et il y a plus strictement rien à voir quand vous avez des boutiques qui sont éclatées comme ça avec un mouvement lycéen ou que sais-je. En revanche, au tout départ quand vous aviez ces blocus, quand vous aviez ces ces lycéens qui étaient dehors, c'était 85 % des interpellés qui étaient des mineurs.

Donc à ce moment-là, s'il y a pas une question d'autorité parentale là-dedans, s'il y a pas un rôle éducatif là-dedans, je sais pas qu'est-ce qu'il vous faut 85 % des des interpellés qui sont mineurs, ça vous prouve bien que ce sont des mineurs, des enfants qui sont dehors et qui font ce qu'ils font pour être interpellés. Autrement dit, qui agressent les forces de l'ordre, autrement dit, qui font des blocus qui sont au passage, on le rappelle, un délit, délit d'entrave à l'enseignement. Mais c'est toléré aujourd'hui. C'est-à-dire que vu qu'on a pas la capacité à affirmer l'autorité de l'État, bien que ce soit illégal, c'est tellement banalisé qu'ils le font.

Ils sont même pas au courant que c'est un délit, quoi. Donc il y a un moment, il faut évidemment raffermir cette réponse-là. Ça commence à ce niveau-là mais ça se termine avec des des gars qui vous balance des cheminées du haut des toits pour tuer des policiers. Donc et puis ça passe par les boutiques de messieurs dames. Donc il y a un moment où vraiment il faut se réveiller ou alors la France va sombrer littéralement. Alors tout le monde aura la parole mais à ce stade et ce sera le cas plusieurs fois dans cette émission un élu nous rejoint.

Euh Jérôme Gage nous rejoindra tout à l'heure et là c'est David Lissard qui est le maire euh Nouvelle énergie euh de Cann et euh le président de l'association des maires de France. Vous avez beaucoup entendu les maires euh ces derniers jours, ces dernières heures surtout effaré et souvent estomaqué par ce qui s'était passé. Bonsoir David Lisna. Est-ce que vous comme maire à Cann vous avez vécu les troubles, les émeutes, les pillages ?

Pas pour l'instant, contrairement, il faut être honnête hein, aux précédentes émeutes, notamment lors de la victoire du PSG qui avait été très violente sur ma commune ou lors des émeutes urbaines autour d'elle ou d'autres éme urbaines, là on n pas été touchés parce qu'il y a des quartiers populaires à Cann. Bah oui, enfin sauf dans les présupposés parisienistes, ceux qui regardent Cann savent qu'on a un revenu moyen qui est très faible en dessous de la moyenne nationale, que nous avons un taux de pauvreté historiquement élevé depuis le 19e siècle parce une ville d'immigration pauvre parallèlement au quartier prestigieux. Donc 22 % de pauvreté à Cann la moyenne française c'est 14 hein.

Donc c'est une ville contrastée, c'est une ville qui brasse, c'est une ville qui bouge beaucoup. C'est ma ville que j'aime. Mais voyez, ce matin, on a organisé enfin à midi et et toute la journée dans les communes de France à l'appel de l'association des maires de France des rassemblements d'habitants. J'étais hier soir à Limoge euh et je suis rentré cette nuit à Cann [raclement de gorge] je tenais à Limoge, j'ai eu mes parents des des commerces et la population était très nombreuse. Hier autour de l'excellent maire de Limoche, Guillaume Guérin. Il y avait 7 8000 personnes. C'était plus de l'effroid, c'était plus les bougies, les bisous nours, les machins quoi.

Les populations qui avaient des origines différentes, qui ont des convictions politiques différentes, des âges différents étaient très déterminés. C'est qu'il y a une France, toute la France aujourd'hui se rend compte de l'effondrement dans lequel on est, culturel, parfois civilisationnel, le délitement régalien, la l'effondrement civique, tout ce qui se passe, on l'annonce et on sait que la prochaine vague sera pire. On attend euh malheureusement l'utilisation des arbres automatiques dont on sait qu'elles sont présentes dans beaucoup de caves hein dans dans tous les quartiers.

Euh mais il y a une France qui peut pas se barrer à l'étranger quoi, qui peut pas aller s'installer en Italie, à Dubaï, euh c'est l'immense majorité de la France. Est-ce que vous vous constatez par ailleurs en France peut-être des plus fortunés qui songent à partir qui song à partir qui se disent si ça bascule mal dans dans quelques mois euh enfin tout le monde le sait quoi. On entend que ça partout che dans les milieux CSP plus mais la France la la la France du pays réel quoi, celle de la majorité des habitants, elle n'a pas le choix. Nous n'avons pas le choix. On ne peut pas abdiquer. Moi, j'ai des enfants.

J'ai envie que mes enfants ils puissent et que j'espère être grand-père aussi puisse se balader où ils veulent habiller comme ils le veulent et vivent comme ils l'entendent. Donc face à cela, euh il y a encore une force civique très forte en France. Mais attendez, avant ça, le constat, comment qualifiez-vous vous ce qui s'est passé ? Vous dites "Ce sont des pillages comme on en a connu mais peut-être avec une ampleur plus importante. Ce sont des émeutes ou c'est les prémisses d'affrontement ? On se souvient que Gérard Colom, le maire de Lyon, disait deux Frances côte à côte qui demain seront face-àface. Comment qualifiez-vous ? Je vais vous le dire.

D'abord, il y a des manifestations légitimes de personnes qui revendient qu'on est d'accord ou pas, c'est un autre sujet. Donc ça a été les lycéens, ça a été des catégoristes professionnelles, des des des personnels médicaux, droit de la manifestation. Ça fait partie de de la liberté d'expression et j'y suis attaché. Et puis on le voit comme à chaque fois qu'il y a un phénomène. On le voit dans toutes nos communes hein, euh la victoire du PSG, pardon quoi, surtout à Cann quoi. Les mecs, il fêtaient pas la victoire du PSG, il n rien à cirer du PSG à Cann hein, les 3/4 en tout cas 910e. Donc il venaient casser, ils occupaient la voie publique.

C'était une prise de possession de la de la voie publique. C'était des tentatives de pillage qu'on a réussi à contenir. Donc il y a effectivement Oui. Alors non, c'est pas la même chose. C'est des phénomènes de meut qui posent le problème de la cohérence civilisationnelle qui pose le problème je suis arrivé sur le plateau, vous en parliez. Enfin tout ça c'est lié à l'effondrement du classement PISA, c'est lié à l'effondrement de l'instruction, c'est lié à l'effondrement du lien familial à force de tout déconstruire comme on disait de façon pompeuse dans les années 70 et 80. Le wokisme, vous mettez le mot que vous voulez.

Bah quand il y a plus de piliers quand dans la société euh ça crée des des des adultes qui sont eux-mêmes des des adolescents attardés et capricieux. C'est c'est enfin je faut regarder en face. C'était mon premier bouquin. Moi je moi je suis je suis un praticien mais mais j'essaie de de poser les idées. Donc il y a ces effets d'opportunité. On essaie de piquer, on met en vente sur les réseaux, les machins parce que tout ça on le voit, on les connaît nous les gamins. En plus vous les connaissez beaucoup beaucoup. Il a ceux qui le soir de la victoire du PSG. Bah ouais, je les vois sur les points de deal aussi. Voilà, je les vois quand je passe, ils essaient de chambrer.

Alors moi j'y arrive à peu près, je me sens à l'aise physiquement partout dans tous les quartiers. Mais c'est quand même costaud. Enf c'est crapuleux ou c'est politique ? Non, c'est crapuleux ça. C'est crapuleux. Voilà, je je si enfin pour apprendre c'est c'est même c'est même plus que ça. C'est c'est compulsif. C'est la facilité. L'éducation, l'instruction, l'éducation he c'est jolis mots, c'est d'apprendre à gérer ses frustrations. La transgression fait partie de la vie, mais elle doit avoir une réponse. Ils n'ont jamais eu de réponse. Ils se ils n'ont jamais eu une réponse en face. Bon, ensuite, vous avez les groupuscules politiques et c'est ce qu'on a vu.

Et là, ce qui est enfin ce qui est dramatiquement intéressant, c'est que c'était la la j'allais la convergence des luttes peut-être, mais la convergence de de la casse, la convergence. Il y avait tous ces phénomènes là avec donc des des des phénomènes de de enfin, on voit bien qu'on a un manque de cohérence civilisationnelle. Les drapeaux étrangers, c'est pas normal dans une manif, pardon, mais les drapeaux palestiniens qui savent un [ __ ] là, drapeau algérien et cetera. Moi, j'ai j'ai une ville d'immigration forte. J'ai plein d'immigr même qui me disent on en peut plus de ça nous. Je dis ben faites-le, dites-le. On a besoin d'entendre ça aussi.

Moi, je vous mets pas dans la catégorie immigré qui doit s'exprimer. Je je suis républicain. Mais à un moment donné, il faut regarder la réalité en face. Faut voir les images en face. Donc ça renvoie problème d'immigration évidemment. Et et je termine là-dessus, pardon euh David, mais euh j'étais moi j'étais profondément marqué ce qu' je veux pas montrer d'émotions parce que les casseurs ils attendent que ça. On doit montrer nous qu'on est déterminé, qu'on baisse pas les yeux, qu'on baisse pas les bras et qu'il y a une France réelle qui qui va se se qui va à un moment donné reprendre le pouvoir. On va pas laisser le pouvoir, on va pas laisser la France comme ça.

Mais simplement enfin vous avez été écœuré, vous le dites, vous avez été affecté. Oui, mais comme à d'autres occasions. Mais quand vous voyez la mairie qui brûle, les premières victimes de l'incendie de la mairie, Guillaume Guérin le disait très bien, c'est les gens les plus modestes. Ils avaient ils ont le service funéraire municipal, c'est pour les gens qui peuvent pas aller aux pompes funèbres. Et vous voyez, bah ça a cramé. Voilà simplement. Et là, c'est des grosuscules d'extrême gauche qui sont eux souvent des petits bourgeois, des fils à papa.

On en parlait hier à l'image avec les gens dire mais lui on l'a connu, il a mis sa cagoule, il avait pas vu la caméra avant donc on sait qui c'est parce que c'est comme ça dans les villes, on sait et c'est bah son père, il a des actions dans une clinique et cetera. Ils vont s'entraîner sur le plateau de 1000 vaches, ils seront bientôt interpellés j'espère. Il ils ces gens-là, il y a des camps de terroristes en France d'extrême gauche sur le plateau des 1000 vaches. C'était les anciens adistes, on le sait. Mélenchon, il va monsieur Mélenchon, pardon, il va tout le 11 novembre, il va sur le plateau de Milvage. C'est pas pour rien. Il a pas tout d'un coup une passion pour le plateau de Milvage.

Je le connais he je connais bien le coin. C'est parce que il y a tous les grosuscules, l'extrême gauche, parfois européens. Alors ce qui m'a agacé moi ces derniers mois, ces dernières semaines, j'ai été le premier à taper sur l'extrême gauche parce que ils souffrent sur les braises, ils attisent et eux ils font de l'insurrection, ils veulent prenentre le pouvoir. Mais c'est souvent aussi de la part des politiques une facilité parce que ça cache quoi ? deux choses, il y a la responsabilité de l'extrême gauche, très grave mais extrême gauche ou pas, il y a des émeutes. Extrême gauche ou pas, il y a une fragmentation social extrêmement extrême gauche ou pas, il y a un délitement civique.

Et je termine là-dessus, c'est souvent aussi utilisé comme Martin Gal depuis quelques semaines pour exonérer les gouvernants de toutes leur responsabilités. Comment se fait-il qu'à Limoge qu'à Limoge à 15h35, il n'y avait plus de munition pour les forces de l'ordre dont la seule préoccupation c'était de pas se faire tuer ? Moi j'ai grandi dans le commerce, c'est insupportable la casse quand vous êtes commerçant. Alors, je vous remercie parce que vous en parlez et il commence on commence à en parler mais moi, une de mes motivations profondes, pourquoi je me suis engagé, j'ai y compris sur le plan national, c'est parce que j'ai grandi dans cet univers là de gens qui font leur vie.

Il y a des réussites, il y a des échecs, mais franchement, on emmerde personne quand on est commerçant et vous vous faites défoncer, tout le monde s'en fout.

Vous êtes pas dans les écrans médiatiques et radars et vous payez et en plus ensuite vous allez payer des impôts pour réparer ce que les autres donc responsabilité des gouvernants qui ont été un et c'est pas que nous c'est c'est ancien mais c'est ça s'est accentué un imprévoyant insincère incompétent et puis rappelons que la responsabilité elle avant tout individuelle c'est celui du casseur c'est le principe de base un état de droit ensuite que la peine soit adaptée qui qui une défense c'est logique très rarement condamné mais jamais D'abord parce que c'est difficile jamais mais mais jamais après il faut pas être défétiste on a les moyens sur sa tête.

Un instant mais je vois qu'il y a des réactions Michael Abitbol et Rost. Alors moi j'ai une question pour monsieur Lissenard. Je vous pose une question. Comment vous avez vu la sécurité des commerçants et si vous étiez ministre ou président comment vous auriez anticipé cette situation parce que je trouve ça tellement déplorable. Comment vous auriez anticipé la situation des commerçants pour leur sécurité ? Oui, je vous savez, j'ai j'ai été euh plus longtemps dans le commerce que que dans euh que avec ma cravate ici. Bon, j'ai vu la la montée de de ça et la banalisation du dégât euh notamment dans les grandes villes, notamment à Paris.

Je vois à chaque fois c'est commerçants, c'est kiosquiers, c'est enfin bon le problème c'est que je pense qu'il y a un gros problème de il a longtemps je le dis hein, c'est pas que ce soir. Il y a un problème de doctrine d'emploi mais il y a des spécialistes ici je crois enfin il y a des professionnels de doctrine d'emploi de la force. Moi ce que je constate c'est que il y a un sujet qui m'a toujours passionné, c'est le risque majeur. C'est le risque comment on arrive à à lutter contre le le risque qu'il soit naturel et cetera. Plus vous intervenez tôt et vite sur le risque, plus euh vous réglez le problème rapidement.

Ce que je vois moi dans une ville moyenne comme la mienne où il y a une police municipale qui est optionnelle. Il y a 86 % des communes françaises ne veulent pas ou ne peuvent pas avoir de police municipale qui n'a pas le droit de faire du maintien de l'ordre. On le fait quand même mais c'est du un risque pénal pour moi en tant que maire et pour mes agents. Que la police nationale dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique, on dépense de plus en plus d'argent public est totalement sous-doté qu'après 1h du matin, il y a quasiment il y a il y a plus de police nationale dans les villes françaises. Donc ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'il faut revoir, c'est un moyen d'organisation des pouvoirs publics parce que on dépense beaucoup d'argent mais je veux savoir où va l'argent des contribuables. En tout cas, il va manifestement pas dans la justice et pas dans les moyens opérationnel. C'est un problème aussi de de de planning de la police. Ça renvoie aussi peut-être à l'organisation interne de la police, hein. Je je veux pas aller plus loin ici, mais peut-être qu'il faut en parler. C'est un problème de mode d'intervention. Regardez, j'en parlais tout à l'heure sur plateau de téléphone. Ce qui se passe au Pays-Bas. Il y a vraiment du renseignement local très puissant.

H on intervient très vite et on punit très très vite et avec une graduation et bien il y a une un effondrement de ce type de délinquence. Les commerçants ils sont il y a des problèmes aussi mais ils sont mieux protégés. Donc c'est la réponse pénale là. Mais alors mais mais la réponse pénale c'est quand la crise est là. Il y a aussi il faut travailler aussi sur les causes sur la politique de civilisation quasiment dont vous parlez. Z l'fleur Wcker qui qui s'est pas encore exprimé, qui est étudiante et qui est proche de la France insoumise, souhaitez-vous poser une question, je crois ou faire une remarque. Ouais. Euh, j'ai plusieurs questions déjà. J'ai une première question.

Vous avez parlé des drapeaux algériens et demandé ce qu'il faisait là. Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ? Non mais je m'en fous madame. C'est quoi vous en foutez ? Voilà, j'étais pas né euh depuis il y a eu l'indépendance d'Algérie. J'ai des potes algériens. Heureusement Heureusement.

Heureusement Heureusement mes potes algérienne ils sont ils ont bien compris qu'on était passé à autre chose et vous alimentez votre rhtorique elle m'intéresse pas voilà ça m'intéresse question d'alimenter pas venir alors rappelez ce qui s'est passé et pourquoi vous en parlez aujourd'hui c'était en 61 quo depuis très grave c'est très grave oui c'est très grave il y a eu une manifestation pacifiste hein qu'on soit bien clair contre un couvre-feu un couvre-feu les il y avait des manifestants qui manifestait tout simplement très calmement et il y a eu énormément énormément de blessés et des morts morts des jetés dans Oui bah oui fait des études aussi je suis allé à l'école parce que c'est pas mon problème aujourd'hui madame.

Voilà c'est pas problème je vous explique pour drapeau algérien pour une fois vous serez pas dans votre rhtorique qui essaie d'écraser tout le monde. conœur et ça m'intéresse pas ça m'intéresse pas on connait parur j'ai une autre question vous parlez du coup des groupes d'ultra gauche et cetera, mais vous dites en même temps que les manifestants sont des casseurs et qui sont absolument pas politisés qui viennent là juste pour pour madame méc ah non j'ai très bien écouté je vous ai dit qu'il y avait des manifestants qui revendiquaient de façon légitime. Ah donc eux c'est les c'est c'est les manifestants d'ultra gauche ? Non, j'ai pas dit ça.

Non, non, mais écoutez, vous vous réécouterez parce que je pense qu'il y a des potes que deuxièmement il y a des gens qui payent et que troisièmement, il y a des groupes d'extrême gauche proches de Léfi et et lesfist qui sont des fascistes pour moi. Pour moi, c'est une théorique fasciste, c'est-à-dire c'est de la violence. Vos déf. Oui, vous savez. Ah ben c'était le culte de la personnalité, le leader Massimo Jean-Luc Mélenchon, l'État qui s'impose l' Ah mais madame ça ça sort des livres, ça sort de l'histoire. Moi je manifeste, je Mussolini, Mussolini, tout l'État, rien que l'État, toujours l'État. C'est ça le fascisme. Moi je moi je suis pour la liberté. Alors laissezla dire un mot.

Laissezla dire un mot. Euh déjà, je vais vous dire plusieurs choses. Nous manifestants, vous pensez qu'on attend la la validation de qui que ce soit pour aller pour sortir dans la rue ? Je vous parle des gruscules d'extrême gauche. Les gropuscules des Mais qu'est-ce que vous en savez qui sont ces gropuscules d'extrême gauche ? Vous vous mélangez des vous mélangez tout en fait. Vous mélangez tout. Ben non, d'un côté d'un côté les mêmes personnes sont absolument pas politisées. Ils viennent dans des manif dans des manifestations pour profiter pour casser mais en même temps ben bizarrement ils sont aussi politisés du gauche.

Attendez La Fleur Wer ce qui s'est passé à Limoge par exemple donc là c'est pas du pillage, c'est pas crapuleux, il s'agit pas de d'arracher des marchandises mais de s'attaquer à un symbole de l'État. Là vous pensez que c'est pas à connotation d'extrême gauche ? Mais c'est pas une question de connotation d'extrême gauche en fait. Moi je sais pas d' feu à la mairie et au Bfroid. J'en sais rien mais en fait la la discussion n'est Non mais attendez la discussion n'est absolument pas je sais pas combien de temps ça fait qu'on est sur ce plateau. On a absolument pas parlé des causes de toutes ces violences. Vous vous rendez bien compte ? Enfin c'est comme une folie.

Vous voulez parler de violence ? Il y a quand même il y a 1000 personnes qui sont mortes dans la rue l'année dernière en 2025. Il y a 843 personnes qui sont mortes au travail. Au travail. Le plus jeune le plus jeune avait 15 ans. On parle d'un enfant de 15 ans. Vous savez ce que c'est ? On choisit un sujet. C'est le sujet qui par ailleurs fait la une de toute la presse internationale. Donc c'est peut-être pas un sujet anodin. C'est que se passe-t-il pour qu'il y ait un tel niveau de violence ? Donc je sais pas si ça à voir avec les morts dans la rue mais c'est votre explication. Vous avez le droit de la don. Justement je suis en train de vous l'expliquer.

Enfin le plus jeune je vous parle des morts de au travail. Le plus jeune avait 15 ans, il était en stage de 3e. Voilà. Parce que ben la droite, l'extrême droite, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous voulez faire travailler les enfants. Oui, bien sûr. Mais les manger aussi, on va les manger. On est les faire travailler. Voilà, vous voulez les faire travailler s'il vous plaît. C'est tellement conernant.

En attendant, en attendant, ce qui s'est passé, c'est que l'hôtel de ville a cramé, que que le gardien Philippe que j'ai vu hier qui a un type qui fait sa vie c'est fait menacé par des militants d'extrême gauche bien identifê plus choqué aujourd'hui entre détruire les ordinateurs de monsieur des jeunes qui vont dans la rue Attendez Ros demande la parole à son tour. Non mais alors salut David. Salut. Et je trouve dommage que parce que moi c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, on se connaît depuis très longtemps. Ah bon ?

Ah oui ou bah oui bah oui oui bah oui on débat exactement depuis des années et que je trouve intéressant parce que c'est un homme de terrain et qui connaît les situations de terrain. Je trouve dommage que aujourd'hui il soit dans la même dynamique là que toutes les personnes qui n'ont qu'un objectif, c'est abattre Mélenchon et Lfi, ils ne sont tous que là-dessus. Donc tout ce qui est dit aujourd'hui, c'est uniquement parce qu'ils ont tous peur parce que la seule personne qui aurait pu battre n'importe qui avant que évidemment euh y ait tout ça, c'est la seule personne. Donc ils sont tous sur la même ligne.

Non mais sérieusement côté Bélenchon parce qu'il en a parlé avant David Lnard qui qui a invoqué beaucoup d'autres choses avant et qui est dit qu'effectivement c'était que Mélenchon était utilisé comme une marting je l'ai dit. Non, mais ce que je veux dire par là, c'est que aujourd'hui il y a une situation, on a des violences, on sait que c'est des groupuscules qui sont organisés. Alors déjà d'une pour l'histoire de Limoge, il faut attendre les enquêtes attendant. Donc tout le monde va très vite en besogne. La Je rappelle, vous pensez que ce sont des lycéens qui ont fait ça ? Je Non non mais j'ai pas dit ça. Non non, j'ai pas du tout dit ça. J'ai dit juste que attendons l'enquête.

D'ailleurs la procureur de de Paris s'est exprimé aujourd'hui. Elle a dit que rien ne laisse aujourd'hui voilà que tout toutes les personnes qui ont été interpellées aujourd'hui rien ne laisse dire que ce sont des gens des groupuscules d'extrême gauche. Pleur de Paris qui le dit. Ce n'est pas moi qui le dit.

sur l'affaire la procureur la procureur de Paris qui Oui mais là par on parle des pilleurs là les purs et les casseurs c'est pas pareil les pilleurs ils sont pas politisés on est bien d'accord le mec il va péter le derti il vote pas pour les filles enfin on s'en fout pour ça que je c'est pour ça que je pense qu'il faut laisser les enquêtes se faire avant de passer son temps à à chanter cette chanson au aux gens parce qu'aujourd'hui dès qu'on parle de quoi que ce soit quoi que ce soit moi je le vois sur ma page Facebook ou sur sur mon Insta dès que vous postez quelque chose quel que soit le sujet elle est fille elle est fille elle fle d'ailleurs Non mais personne n'a parlé d'fi à Limoge et de la même et de la même façon et de la même façon de la même façon quand on n'est pas d'accord avec vous, vous dites qu'on est du ARN bizarrement.

Pardon ? De la même façon qu'on est quand on n'est pas d'accord avec vous, on vous dites que qu'on est du Moi, j'ai dit que quelqu'un était ce que je veux dire c'est dans les deux sens. Quand on n'est pas d'accord avec Ah quand on n'est pas d'accord avec le RN, on est des LFI. Quand on n'est pas d'accord avec l'FI, on est du RN. Mais et pourquoi vous me dites ça moi ?

Non mais bon si vous prenez personnellement bah non mais je sais pas parce que vous dites ça mais mais je non mais je veux dire je veux ce que je veux dire c'est que c'est dans les dans les que le procès d'intention est dans un sens comme dans l'autre oui mais on ce sont des politiques qui ont une incidence sur les gens ici honnêtement n'est pas le sujet j'ai rappelé j'ai rappelé tout à l'heure que c'était utilisé comme Martin Gal par beaucoup de politiques et notamment par nos gouvernants je l'ai rappelé mais ça n'exonère pas la responsabilité de l'éf lorsque il y a une légitimation de la violence Exactement. Voilà.

Lorsque l'on dit toute la journée que la police tue mais ce sont des élus de terrain. David, le fait qu'ils aient été derrière les jeunes quand ils manifesta, ça a été le l'occasion pour certains de dire que ils sont en train de manipuler les jeunes. Non, ce sont des élus de terrain, ils font leur boulot. La politique c'est le peuple par le peuple pour le peuple doit être derrière les sur le même plan et ceux qui légitiment la violence pour moi ont une grave responsabilité. Mais je le répète où je suis d'accord c'est que c'est utilisé comme Martin Gal pour éviter d'analyser toutes les autres causes des problèmes que nous rencontrons.

Excusez-moi, je je me permets juste d'intervenir sur un point qui me paraît un peu essentiel. Je vous rejoins sur certains points, pas tous, notamment vous parliez des renseignements territoriaux. Je les remets pas en cause et je pense qu'il faut pas les remettre en cause justement parce que les renseignements territoriaux, croyez-moi, ils ont fait et ils font un travail extraordinaire. La seule différence, c'est que comme je l'ai dit tout à l'heure, on manque de moyens. Alors, j'ai l'impression que la mode et depuis plusieurs années, je l'ai dit tout à l'heure, c'est de tout mettre sur la police. Dernier maillon de la chaîne, on va dire, et les CRS, c'est le problématique.

Ensuite, maintenant, on va tomber sur l'G, renseignements territoriaux. Prochaine phase, ça va être peut-être la police judiciaire parce qu'on va y revenir hein, parce qu'il faut savoir une chose, c'est que on est tous en train de dire ouais, la police ne fait pas bien son travail. Donc là, ça a été annoncé par le ministre de l'intérieur. On va mettre 200 enquêteurs nouveaux sur les casseurs. Mais n'oubliez pas une chose parce que c'était la cause nationale, il me semble, il y a quelques semaines, c'est qu'on va délaisser les dossiers de vif violence intrafamiliale. On va délaisser des enfants à chaque actu on donne on voà. Donc c'est le transfert de masse tout simplement.

Donc voilà ce qui est en train de faire. Voilà c'est en fait c'est pas qu'il fonctionne plus, il fonctionne mal. Je leur dis parce que quand j'entends et je vous rejoins sur certains points, je vous le dis mais quand j'entends que le système ne fonctionne plus, j'ai l'impression que les policiers ne font pas leur travail. C'est pas du tout ça. Je le sais vraiment propos et on fait applaudir la police à chacune des interventions devant comme ce matin devant le monument mort de la ville de Can. Exactement. C'est pour ça que j'insiste sur le fait que les renseignements, les collègues qui font ce travail extraordinaire, ce travail de l'ombre, c'est tout simplement un manque de moyen.

Tout simplement. Et juste pour terminer, je suis désolé parce que j'ai entendu ce que tu as dit. Non, mais je voulais vous poser une question. Bah allez-y et [raclement de gorge] et et profiter aussi de la présence de David Lisnard qui doit nous quitter bientôt euh également pour entendre son avis. Là, je ne dis pas que c'est la première fois, mais on a entendu des commerçants comme vous deux, [grognement] comme vous évoquer le fait de s'armer eux-mêmes, déplorer l'impuissance publique à les protéger, vous l'évoquiez tout à l'heure, et développer l'idée de s'armer eux-mêmes. Est-ce que vous vous estimez qu'un jour ou l'autre connaissez les citoyens vigilants, ce genre de choses ?

Il faudra en arriver là où est-ce que vous dites "Ce serait une défaite en race campagne de la République ? Très très honnêtement, je souhaite sincèrement que on en arrive jamais à ça. Voilà, sortir des armes, c'est c'est ce serait le dernier recours et un recours vraiment catastrophique, j'ai envie de dire. Je vous le redis. Alors, c'est peut-être ça vous paraît peut-être irréel surtout en ces joursl police française est excellente dans son travail. La seule chose, ce dont on a besoin, c'est des moyens. C'est surtout d'écouter la base parce que là, on parle d'une remise en cause de la doctrine du maintien de l'ordre.

Je peux vous assurer que les fonctionnaires de police que vous voyez derrière vous là, ces CRS et compagnies d'intervention, les CSI également, mais les bacs aussi départementales ou bac local, elle connaissent leur métier sur le bout des doigts. Il faut juste avoir des directives claires, précises. D'accord ?

rapide rapidez complètement raison la rapidité fondale David Lis est-ce que ça fait partie des domaines où la population pourrait être amené à prendre les choses ce serait un échec absolu et vous savez vous avez utilisé la bonne expression c'est l'impuissance publique la démocratie il faut démontrer que la démocratie est efficace autrement c'est l'aventure c'est l'ouverture à toutes les aventures autoritaristes et dictatoriales démocratie c'est des mos le peuple mais c'est crracis c'est le pouvoir. Et cette crise de l'impuissance publique, elle est aujourd'hui le problème fondamental que l'on a dans notre pays.

Et à ce titre, à ce titre, moi ma grande crainte, je l'évoqué tout à l'heure, c'est les prochaines vagues, notamment si on s'attaque vraiment au narcotrafic en France où on verra que il y a beaucoup d'armes en France et pas chez nos commerçants mais chez les voyou, il y a des armes automatiques. Il faut il faut se je veux dire, il faut l'anticiper ça. Il faut s'y préparer parce que c'est je je le crains je le crains la prochaine étape, les mafias se développent toujours quand l'État est absent. L'État Li, j'ai été commerçant. Vous avez vous pouvez avoir dans la même semaine un contrôle fiscal, un contrôle d'Ursaf, un contrôle de l'inspection du travail.

Si vous avez 24 heures de retard dans votre TVA, croyez-moi, l'État est implacable. Voilà. Implacable. Très bien. Mais cet état qui m'yper contrôle ne me protège pas. Or, il a été inventé pour cela depuis que l'homme est un loup pour l'homme he on le sait depuis HS. Voilà, l'État est là. C'est c'est sa mission, c'est sa raison d'être. Donc moins d'État pour euh j'allais citer Pompidou pour emmerder les Français et beaucoup plus d'États recentrés sur ces missions régaliennes et qu'on retrouve un peu d'espérance dans ce pays de prospérité euh voilà de de de ce qui fait quand même qu'on est on est un pays sublime, merveilleux mais qu'on est en train de regarder s'effondrer. Merci David.

Je sais que vous devez partir. Nous on va marquer une rapide pause et puis ceux qui n'ont pas parlé s'exprimeront. Rubens euh notre étudiant, on va plonger dans les racines du mal, si j'ose dire avec vous Mathieu Sama et avec vous Pierre-Henri Tavoyau. D'autres nous rejoindront, la parole va circuler et surtout on va entendre celle qu'on ne peut pas nommer parce qu'elle est exposée publiquement. On va vous appeler code Atlantis puisque c'est le le nom de code d'un de vos d'un de vos sites. Une voix très originale. Vous avez dit si la révolution c'est pillée des magasins, alors ce sera sans moi. Et pourtant et pourtant j'aurais pu partager certains objectifs. Je caricature un peu.

Vous corrigerai. Vous corrigerez. À tout de suite. À tout de suite. Merci de nous retrouver. La France sur un fil, le fil de cette violence qui partout fait la une de la presse étrangère et alimente même les discours des dirigeants étrangers sur la situation en France. Dans un court instant, on entendra Donald Trump qui vient de s'exprimer, qui vient d'indiquer quel conseil il donne à Emmanuel Macron face à cette situation, [musique] qui vient d'indiquer quelle est la cause pour lui de cette situation. On l'entendra dans un instant. Mais d'abord, comme je vous le disais, je voudrais me tourner vers Code Atlantis. Atlantis, tout court, c'est mieux. Atlantis, je vous appelle Atlantis.

Ouais, c'est bien. Ça me fait une drôle d'impression, vous savez. Bah Atlantis, c'est pas vraiment un prénom ni un nom. C'est joli nonom ? Atlantis. Ouais. Et ben pour Atlantis. Voilà. Alors, bonsoir Atlantis. Bonsoir. Votre Si on a eu envie de vous donner la parole, c'est parce que vous êtes d'abord vous travaillez, vous êtes conducteur de bus, je crois. Conducteur de car de bus ? Ouais. À Lyon. À Lyon, ouais. Mais vous êtes aussi influenceuse. Vous dites ce que vous pensez. Non. Non. Vous récusez le termeuse ? Non. Comment on pourrait dire ? Alors, je juste je fais des TikTok, je m'exprime comme et qui sont assez écoutés.

Et le dernier en date que vous avez fait, c'est précisément sur les événements de samedi. Et voilà ce que vous avez dit, vous commenterez ensuite. C'est ça la révolution. Vous êtes juste des gros clochards, moi je ve vous dire, vous êtes des gros clochards. Vous êtes juste des gros clochards. Vous vous servez d'un d'un mouvement qui moi me paraît noble parce que c'est un mouvement qui qui défend les libertés, qui défend euh euh euh les Français, ceux de ceux du ceux d'en bas, mais vous avez tout [ __ ] et encore une fois, vous venez de donner 10 % minimum au RN. Et bravo, et bravo. Et 2027, c'est pour eux. C'est pour eux. Et bravo à eux parce qu'ils vous êtes tombés dans le piège.

Vous êtes tombés dans le piège. Ils vous ont laissé piller et vous l'avez fait. Et vous av montré aux français qu'en fait c'était qui pit qui qui était dans les magasins ? Qui était dans les magasins ? Merci. Allez, alors je vais je vais commencer par la fin de la vidéo et ça va me permettre de parler de des deux monsieurs qui sont là, des policiers. Euh dans la vidéo, vous voyez, je je tape sur les p envie de les défendre. Mais par contre vous, pour moi, vous avez rien à faire ici.

Et vous et la première chose que vous auriez dû faire, les policiers, non mais la première chose qu'ils auraient dû faire, c'est vous excuser auprès de ces deux personnesl parce que samedi en fait, vous avez pas fait votre travail. Vous avez vous avez faillé dans votre travail. C'est plutôt à vous de vous excuser auprès de nos collègues blessés qui ont fait tout leur travail. Madame, nos collègues, ils ont été blessés pour essayer de faire leur mission. Ils sont sur leur pas protéger les commerçants mais vous allez laisser piller, vous avez laissé les pillages se faire. On n' pas laissé les pillages se faire madame. On était complètement dépassé là.

Je vous rejo dépassé et je peux vous montrer les vidéos de policiers qui sont comme ça à côté en train de discuter des mecs sont en train de franchement. Excusez-vous, excusez-vous après ces personnesl sympathie pour vous parce que ce que j'en veux pas je suis pas là pour ça. Chacun son tour Atlantis terminez votre raisonnement et puis vous lui répondrez. Donc j'aimerais bien qu'il s'excuse auprès de ces gens-là et auprès de tous ceux qui ont été pillés et admettent que vous avez failli à votre exercice ce samedi. Malgré les blessés dans leur rang par exemple. Mais les blessés je vais vous je vais en parler des blessés parce que c'est assez marrant.

C'est que les blessés de la police on sait jamais ce qui s'est passé. avec des trombones, il paraît. Non, c'est c'est bizarre. On sait on sait qu'on a des manifest manifestants qui sont éborgnés, qui ont perdu des mains qui sont morts. Mort hein. Oui. Oui. Et oui. Et vous [rires] ce que vous dites c'est une honte. C'est une honte ce que vous dites. Une honte absolue et un mépris. Un mépris total à la fois pour nous force de l'ordre à la fois pour nous force de l'ordre. Discours que vous tenez. Nous vivons une séquence qui est absolument hallucinante, extrêmement éprouvante où on n jamais eu autant besoin de la police nationale qu'aujourd'hui.

S'il y a pas mes collègues dans la rue qui sont courageux comme vous n'en avez pas la moindre idée, vous avez la France qui crame littéralement. La France qui crame sous nos yeux, la France qui est pillée des gens qui sont en roue libre complètement. Excusez-vous, regardez, regardez ce qu' vous a dit cirque. Regardez monsieur. À quel point vous êtes une caricature ? quel point l'idéologie vous empêche de voir l'évidence. On a des forces de l'ordre qui sont héroïques, qui devraient être applaudis du matin au soir et qui passe leur temps à être conspués. Des J'allais dire des frères d'arm.

Oui, parce qu'ils se font blessés sur le terrain, ils se font massacrer, ils se prennent des pavés, ils se prennent des mortiers, ils se prennent des cocktails molotop, ils se mangent de l'acide, ils sont dans une retenue, dans une maîtrise professionnelle parfaite à longueur de journée alors qu'ils enquent des vacations de 12h, qu'ils enquient des des semaines et des semaines de violence. Et malgré tout, ils sont là, ils répondent présent. payer au lance-pierre, ils sont là pour vous protéger et derrière il faut se faire un plusima souhaitait répondre aussi Atlantis je crois. Tout à fait, bonsoir. Moi ma question, elle est simple.

En fait, je je n'arrive pas à comprendre l'opposition qui se fait entre nous, les commerçants auquel la situation à laquelle nous avons fait face samedi où nous avons eu nos équipes qui étaient dans une terreur le plus absolue où en fait nos vies entières pour certains ont été réduits à n'ayant en espace de quelques instants et le procès qui est fait aux forces de l'ordre. Mais enfin, je je je enfin je je n'arrive pas à à comprendre et et à situer votre enfin votre propos parce que dans la même façon que vous êtes en train de nous dire que euh les casseurs les pilleurs n'ont pas eu d'éducation, donc leurs parents ont failli à leur éducation, c'est pour ça qu'ils ont pillé.

Moi, j'estime que samedi la police n'a pas fait son travail. Hz. Bon, refermons ce chapitre là. Juste certains par Refermons ce chapitre là. C'est un autre c'est un autre débat. Attendez, j'en perd mes papiers. Refermons ce chapitre-là. Je voulais simplement vous entendre Atlantis sur ce que vous dites quand vous dites "Ah, si c'est ça la révolution, messieurs les pilleurs, c'est au contraire le Rassemblement national que vous allez faire euh arriver à l'Élysée. Excusez-moi, je me permets juste, je suis désolé, je vous interrompe, mais j'ai quand même vous répondre parce que nous avez apostrophé tous les deux." Ouais, votre collègue a répondu.

Ouais, mais rapidement, vraiment très rapidement. Très honnêtement, les excuses attendezles longtemps. Très honnêtement. à mais très longtemps. Je je savais, je vous réponds, je vous réponds, je finis mon propos, je vous réponds. Les excuses que vous devriez demander par contre, c'est à ceux qu'ils ont détruit leur magasin derrière là. Je l'ai fait. Ah ouais et vous les avez eu vous les avez vu des clochards. D'accord. Mais c'est très bien. Mais c'est votre vision. Mais il y aurait pas eu les policiers samedi. Il y aura pas eu que de 3 10 20 50 magasins. Ça aurait été pire.

Quand vous apprendrez, excusez-moi madame, mais quand vous apprendrez la doctrine de maintien de l'ordre parce que elle est tellement décriée mais personne la connaît finalement parce que vous portez des jugements sur un domaine que vous ne maîtrisez pas. Vous avez été très fort des fois. Il y a pas de souci. Vous avez été très fort des fois mais samedi vous avez pas été Excusez-moi madame Je termine mon propos. Vous parlez d'une doctrine que vous ne connaissez pas, que vous ne maîtrisez pas. Quand vous sousentendez et vous supposez voir des policiers en train de rigoler comme vous avez fait une gestuelle, je suppose pas.

C'est des images qui le montrent et je peux on pe vous avancez ces propos et je termine sur ça. Quand vous vous avancez ce propos là, sachez une chose, c'est que les policiers quand ils sont en maintien de l'ordre, ils sont en car de section, ils n'ont pas le droit de bouger tant qu'il y a pas désordre au-dessus. Voilà, c'est c'est la règle. C'est une atlantis. ce soir. Est-ce que vous voulez maintenant répondre à ma question ? Allez-y. Ouais. Pz la reposer s'il vous plaît parce qu' c'était vous dites la révolution. Bravo messieurs qui voulit faire la révolution en en en pillant les magasins. Vous rendez service en fait à Marine Le Pen.

Euh mon propos c'était de dire que effectivement euh les pillages que ça soit dans un petit magasin comme on dit ou dans une grande enseigne pour moi ça ça dessert la cause et ça ne sert strictement à rien. Moi gilets jaunes parce que je soutiens la cause des gilets jaunes. Je veux qu'on aille chercher du pouvoir d'achat. Je veux qu'on aille taper sur l'État parce que au final les revendications, elles sont contre qui ? Elles sont contre l'État, elles sont contre le gouvernement, elles sont contre ceux qui nous dirigent. Et pourquoi elle est cassé le le le magasin de madame ? Pourquoi elle est cassé le l'agence de monsieur ?

Ça change, ça change pardon sur la doctrine policière, je pense qu'on a Ça y est, on a fait le tour. Rubens, vous vouliez intervenir là-dessus. Je rappelle que vous êtes étudiant en sciences pot à l'université de Lille. on vous a pas encore entendu et que vous êtes secrétaire général délégué national de l'Uni qui est un syndicat classé à droite. Tout à fait. Alors, on entend sur énormément de de plateaux télé des choses sur les forces de l'ordre. Euh souvent on présente un étudiant ou une étudiante qui est opposée aux forces de l'ordre face à des représentants de la police.

Euh je trouve que c'est triste, c'est dommage parce qu'en réalité il y a une grande partie de la population dans tous les sondages d'opinion. On voit que la police est très largement soutenue par la population française autour de des 3/4 de la population. Mais c'est aussi le cas de la jeunesse. Euh et c'est pas parce que on a des représentants syndicales sur des plateaux télés qui expliquent qu'il y a eu tel ou tel événement et que il faut pas soutenir la police que il n'y a pas de majorité de la jeunesse qui est avec elle. Euh Rubens, est-ce que vous vous entendez ?

Est-ce que vous comprenez le raisonnement qui consiste à dire c'est parce que le gouvernement a laissé pourrir la situation qui a ses violences ? Mais le gouvernement n'a pas agi en matière d'éducation. il n'a pas agi sur euh sur beaucoup de domaines sur les 10 dernières années. Euh c'est pas pour autant qu'on peut légitimer la violence et qu'on peut remettre ça parce que il y a il y a les causes euh à il y a les choses qui sont faites à cause du gouvernement en réalité parce qu'il n'a pas agi mais là ce qu'on a vu ce weekend c'est principalement des violences qui sont causées par l'ultra gauche.

On a vu l'exemple de votre boulangerie tout à l'heure il y avait un emblème anarchiste qui est tagué dessus qui montre les que c'est les groupes Oui bien sûr. Ça montre que c'est les groupes autonomes d'Ultra gauche qui sont derrière qui s'attaquent aux forces de l'ordre, qui s'attaquent au commerce et qui créent une diversion en fait parce qu' il cherchent en réalité à abîmer la République, à s'attaquer à nos institutions et en occupant les forces de l'ordre, c'est là qu'il y a d'autres pilleurs qui peuvent entrer en action par opportunisme. Donc tout ça, c'est absolument déplorable. Euh vous vous avez manifesté ces derniers jours ?

Non, j'ai pas manifesté parce que j'estime que les revendications qui sont portées ne sont pas celles en réalité qui correspondent au enfin qui correspondent au besoins de la jeunesse. Il y a non, il y a des choses. Non, attendez, attendez, attin c'est son opinion. Écoutez-le. Ensuite, vous le contredirez si vous le souhaitez sur le manque d'enseignant là-dessus. Absolument tout le monde est d'accord. Là où je je peux avoir des désaccords, c'est qu'on prend pas en compte par exemple la question de l'orientation. On parle pas assez du fait que il y a beaucoup de métiers derrière qui vont être influencés par le fait que l'intelligence artificielle, voilà, va remplacer des métiers.

On parle pas de l'insécurité qui touche beaucoup la jeunesse, notamment ceux qui qui sortent le soir parce qu'il y a une augmentation de l'insécurité et tous ces sujets-l ne sont absolument pas portés par le mouvement. Alors, je dis cette phrase, c'est pas pour faire réagir, mais parce que en fait les revendications qui sont portées sont en réalité le programme de la France insoumise et je je voudrais juste Non mais bien sûr, mais on va pas revenir à la France insoumise, c'est pour ça c'était pas mon objectif mais c'est dit et je trouve ça absolument euh voilà déplorable aussi qu'on explique que toutes les manifestations se passent bien en parallèle des violences. C'est pas vrai.

Moi quand je vois une foule qui crie qui qui ça veut dire, rappelons-le, tous les policiers sont des bâtards. Voilà. Quand quand on voit des des foules scandées ce type de propos, quand on voit des des des voilà des foules avec des pancartes sur lesquelles c'est écrit aussi à CAB, et bien c'est absolument inadmissible et je tiens à le dire, c'est pas du tout représentatif de la jeunesse de France. Bon, vous vouliez répondre et ensuite ensuite on va écouter Donald Trump qui vient de commenter, qui vient d'évoquer les violences en cours en France. Ça va être sympa ça. Ah là voilà. Mais vous commenterez, vous commenterez, vous réagirez.

Non mais c'est insupportable franchement hein, c'est devenu insupportable cette caricature justement permanente. Il y a une jeunesse qui s'exprime. Ce qui est ce qui ce qui se passe en fait sur ce plateau est extraordinaire parce que on a des gens qui sont défaillants. Les le premier qui a failli dans tout ça, c'est le gouvernement. Ce sont nos dirigeants et nous on est là en train de se taper dessus comme il dit justement les ordres eux les policiers agissent par rapport aux ordres qu'on leur donne. Ça veut dire que c'est la hiérarchie qui agit. Quand on voit l'extrême violence qu'il y a eu de répression sur les jeunes au moment où les les manifestations ont démarré.

Le président de la République a pris la parole hier. Mais je suis désolé mais c'était pas hier qu'il fallait qu'il prenne la parole. Il aurait fallu dès le lendemain de tout ce qui s'est passé où les jeunes se sont levés, il aurait fallu que le président de la République qui est censé être la magistrature suprême, il aurait dû prendre la parole et dire "Écoutez, il y a des problèmes profonds, on le on le sait, donc on va faire le nécessaire. Ça aurait évité qu'il y ait des des centaines de gamins qui se retrouvent euh tabassés par les policiers ou des policiers qui eux se retrouvent justement aussi dans les faut arrêter.

On se retrouve on se retrouve à se taper dessus nous pour l'incompétence des politiques. Attendez, est-ce que vous voulez dire Rost que le retard à l'allumage du gouvernement sur le conflit des lycéens explique les violences auxquelles on a assisté samedi et dimanche ? Mais vous savez quand vous voyez un gamin de 14 Mais bien sûr mais parce que quand vous voyez un gamin de 14 ans ou de 15 ans qui se prend des coups de matraque dans la tronche, un gamin qui qui qui est qui est enfin qui est mutilé, le gosse là qui n'a rien fait, qui était assis tout simplement et que des policiers vont le chercher et ensuite lui tire une balle d'BD dans la tronche à un gamin de 15 ans.

Il y a 40 enquêtes de Il y a 40 enquêtes de l'IGPN. Oui. Non mais attendez. Oui, mais l'IGPN aujourd'hui c'est c'est la caisse enregistreuse du du gouvernement. Donc elle fait pas son boulot l'IGPN. Avant l'IGPN faisait son boulot mais depuis qu'ils ont changé la direction le le la présidence a nommé des gens qui sont à leur solde et qui font le boulot que qu'on leur dit de faire. Donc puisqueon reparle des policiers, Walidra vous répond et puis ensuite on enchaîne. Ouais, on est au centre du sujet. C'est peut-être pas ce qu'on avait connu au début mais c'est très bien aussi.

Et donc, puisqu'on parle des policiers, de ce fameux GPN comme vous dites et toutes ces violences extrêmes policières, 30 secondes, il faut arrêter quoi, il faut juste se détendre, c'est pas les policiers qui ont allumé la mèche. D'accord ? Ça fait rire. Je termine juste mon propos, ça vous fait peut-être mais en fait les policiers, je sais pas si pour ceux qui se rappellent un peu de l'histoire qui est très récente, Paul et Louir, ça parle à tout le monde, on est bien d'accord. Sensani, le lycée qui a entre guillemets embrasé les autres lycées. Euh vous vous rappelez des 10 premiers jours de manif de Paulir ou pas ? Mais bien sûr. Non non non les vrais 10 premiers.

Évidemment que tout le monde sort. Ouais ben je crois que pas tout le monde dans ce plateau. Pourquoi je parle de ça ? Tout à l'heure vous aviez une remarque, les députés notamment ceux qui sont sur les manifont leur job. Non ils ont pénalisé le job. Ils nous ont empêché de faire certaines fois. Je termine. Ils nous ont empêché de tabasser les gars. Non non ça c'est je termine. C'est mon propos. C'est le vot. était sur le terrain.

Bah moi aussi c'est quoi ça tombe bien, on est deux parce que je suis de scè Saint-Y donc en fait la bascule le point de bascule qu'il a eu, je vais vous le dire moi très clairement les 10 premiers jours, quand je vous parle des 10 premiers jours, je vous ai pas vu, on est bien d'accord, je vous ai pas vu, je vous le dis. Je vous ai pas vu. Vous vous devez certainement être en train de avec vos collègues qui tabassaient les gamins. Non non non, pas du tout. Je vous assure, pas du tout. Je vais vous dire, je vais vous dire pourquoi je vous ai pas vu. Parce qu'en fait, les 10 premiers jours sont très bien passés. Le point de bascule, je vais vous le donner moi.

Le point de bascule qui a fait que ça s'est embrasé et le lendemain la visite du maire, les vengances sont légitimes à partir de ce moment-là. Mais je vous le dis, ça vous plaise ou pas, c'est pas grave, mais au moins vous allez l'écouter. Non, c'est pas mon récit. C'est le récit de centaines de personnes qui étaient sur place. Il vous déplaît, je l'entends mais je vais vous le raconter mon récit quand même. À partir de ce moment-là, moment de bascule et je l'ai vu, je l'ai entendu et vous savez quoi ?

En plus, vous pouvez pas me pas prendre à défaut pour me dire moi Walid et je me parle de moi, je sais pas de quoi je parle parce que je suis dans l'associatif comme vous et ces jeunes là, je les vois à l'extérieur de mon métier. Et ben, point de bascule le lendemain, c'était le feu. Bon, on a entendu récit contre récit. Écoutez Donald Trump. Écoutez Donald Trump, c'est il y a quelques instants. Alors, il répond à la question de notre correspondante à Washington, Sonia Adridi. Alors, le conflit, les violences en France, qu'en pensez-vous ? Qui voyez-vous ? Écouter le président des États-Unis.

À propos des manifestations et des violences en France, quel est votre message aux jeunes qui manifestent pacifiquement ? C'est une situation très triste. Ce qu'il se passe en France est dû à l'immigration. Ça n'a rien à voir avec l'école ou quoi que ce soit d'autre. C'est à cause de l'immigration. Et j'ai dit au président Macron de fermer ses frontières. Je lui ai déjà dit la première fois que je l'ai vu il y a des années lors de mon premier mandat. Fermez vos frontières, vous n'aurez que des problèmes sinon. Et ils ont eu beaucoup de problèmes. Ils ont laissé venir dans leur pays des gens qui n'aiment pas leur pays, qui n'aiment pas leur bâtiment.

Et je l'ai dit à Macron la première fois que je l'ai rencontré. Je lui ai dit de fermer ses frontières. Vous allez ruiner votre pays et ils ont ruiné leur pays. Ce sera dur de le récupérer mais avec de la chance la France s'en relèvera. Proport recueilli par Sony Adridi. Alors c'est vrai que le nouveau premier ministre hongrois le dit, le nouveau premier ministre polonais le dit. C'est pas des populistes. Est-ce que les questions des ratés de l'intégration ont à voir oui ou non avec ce qui se passe ? Qui veut qui veut répondre ? Moi, je peux y aller sans sans comment dire sans me poser trop de questions. Il y a combien d'étrangers en France ? 10 12 %.

On est à 25 % d'étrangers dans nos prisons. Donc à partir de là, une fois qu'on a posé ça, il faut avoir la lucidité de dire qu'il y a une surreprésentation [raclement de gorge] de de l'immigration dans la délinquence dans dans la violence en France. la délinquence. Une fois qu'on a dit ça, ça veut justement je termine. Une fois qu'on a dit ça, ça veut pas dire qu'il faut tout le temps tout ramener à ça. Ça c'est une réalité qui est statistique. C'est une chose là le sujet qu'on a aujourd'hui et ce qui déferle encore une fois dans nos rues, moi je relie pas ça à l'immigration, je relie ça à une crise d'autorité lamentable.

Je je relie ça à une autorité qui a été savamment émasculée depuis des décennies. Et donc où est-ce qu'on en est ? à ce qu'on a construit et ce qu'on a aujourd'hui avec des policiers qui se font fracasser dans la rue, avec des délinquants qui sont en roue libre complètement et peu importe les âges, il y a des gamins qui ont été interpellés, ils avaient 13 ou 14 ans. Qu'est-ce que tu faisais ? Bah je casser la police. Il a pasidé pour il fait ça. Voilà notre problème fondamental sur cette séquence, c'est la crise d'autorité, l'incapacité à punir. Frost, c'est bien déjà que sur ces déclarations de Donald Trump.

Non mais c'est franchement j'ai l'impression dont Jordan Bardella et Marine Le Pen, bon c'est l'extrême droite, on on les connaît donc bon on sait que c'est c'est sur le fond sur le fond non mais c'est c'est ridicule. Vous parlez déjà des chiffres, les statistiques sont interdites en France donc déjà vous avez vous vous racontez ça, c'est vous qui racontez ça. Mais quand on parle peut-être Oui. Certainement dans la dans la délinquence de survie, c'est sûr qu'il y a une surreprésentation.

Bah parce que les sociologues vous en parleront, ils vous diront euh mais quand vous commencez à aller chercher les pédophiles là, les violeurs et cetera, vous allez voir que la représentation, elle va elle va être vraiment au-dessus. Euh vous vous le verrez. Non mais ce que je veux dire, c'est qu'à un moment donné, arrêtez de remener le le le lien. Tous les sociologues sérieux vous disent la pauvreté avec les conditions et cetera qui vont qui vont avec la avec la avec justement ces ces délinquence du quotidien entre guillemets. Voilà.

Donc et ben à partir du moment on est d'accord là-dessus, on est d'accord mais quand Donald Trump nous parle de il dit que les émeutes c'est à cause de à cause de la de de l'immigration c'est franchement je sais pas parole. Alors l'eau, la fleur Wer votre réaction au propos de Donald Trump. Mais moi je comprends même pas pourquoi on diffuse ce genre de propos. Il est président des États-Unis. Ouais, il est président des États-Unis. Raconte n'importe quoi. Super. Enfin, moi ce qui m'intéresse c'est Non, mais ce qui vous intéresse vous, d'accord, mais non, ce qui nous intéresse mais ce qui nous intéresse cause de ce qui se passe. Donald Trump avance son explication. Vous êtes de réagir ?

Oui, ben je dis que c'est c'est parce que c'est n'importe quoi et je vais vous expliquer c'est quoi les causes de tous ces problèmes et je vais même vous dire carrément comment régler les problèmes tout ce qui s'est passé ce weekend. En fait déjà euh moi je vais vous parler en tant que manifestante parce que moi j'y étais le 17 voilà j'entends beaucoup de personnes parler qui étaient même pas là le 17. En fait, quand on vit une une misère, mais une misère, on parle de de en fait même les étudiants, juste on va on va se baser sur les étudiants. Un/ers des étudiants ne mangent pas à leur faim. Voilà, on a faim. un/3 des étudiants ont eu des pensées suicidaires, des pensées suicidaires.

Enfin, comme je sais pas si on se rend compte et là on est en train depuis tout à l'heure de parler de vitrines cassées mais et la violence la violence et on peut parler des vies humaines. Enfin c'est c'est pas plus violent ça ce que ce que l'État fait subir. Donc en fait juste ce qu'il faut c'est des réponses politiques. On peut il faut juste mettre en place des réponses politiques. Les étudiants, nous on a demandé 10 milliards d'euros. Voilà 10 milliards d'euros. La fraude fiscale, elle est à minimum vraiment, c'est grand minimum 80 milliards d'euros. Donc vous voulez parler de délinquants, enfin voilà, ils sont là vos délinquants. Enfin, en fait tout simplement il faut des réponses.

La fiscalité Ouais, ben justement c'est ce que je viens de dire, la fraude fiscale, mais faudrait parler de la fiscalité. Ben parlons de la fiscalité. Alors là, il y a pas de souci. Ah bah pesant sur qui justement justement l'idée ce serait justement il faut baisser les les impô réponds parce qu'on parle de la fiscalité, il y a pas de souci. Ben oui, mais en fait parce que j'ai mis vous répondre, il suffit même juste en fait parlons de la fiscalité, on peut juste regarder en total OK les super profit de total enfin les profits parle de 10 milliards et sur le premier semestre et ensuite 5 milliards de super profits.

Parlons des dividendes qui ont été versées des entreprises à leurs actionnaires juste le premier semestre. Donc vous pensez que les pilleurs ils regardent les dividendes et puis ils vont casser les vitrines mais les pilleurs ils ont rien en fait. Là, vous parlez, vous vous parlez en fait, vous vous rendez pas compte de la chance que vous avez, vous avez des choses à perdre. Les gens qui sont dans ces manifestations, nous nous avons rien à perdre. Je vais vous parler d'un cas très personnel. Non, mais je donne juste mon cas personnel. Ma mère, elle est professeure d'anglais. Voilà, donc elle elle forme l'avenir de ce pays. OK.

Ma mère, elle part tous les matins avec un paquet de gâteaux dans son sac parce que elle ne peut pas payer la cantine le midi. Voilà la réalité des Français aujourd'hui. Donc, en fait, vos boutiques, c'est bien mignon, super, OK, les footlers qui ont été pillés, mais en fait, il y a une réalité, une vraie souffrance. des Français et moi j'aimerais qu'on parle de cette souffrance ce soir. Vous l'avez fait ? J'ai mis ma Oui, mais je suis la seule à le faire. Lola, je suis arrivée en France, j'avais 9 ans. OK. J'ai quitté la République démocratique du Congo, j'ai été euh j'ai dû m'adapter. Moi quand je suis arrivé ici, j'avais le choix, d'accord, de subir une situation ou de me relever.

Aujourd'hui, en tant que chef d'entreprise, j'emploie régulièrement 130 personnes. Vous êtes en train de me parler de la misère. Vous êtes en train de me dire "Je pleure parce que ma vitrine est cassée." Mais c'est ma vie Lola, c'est ma vie. J'ai des enfants. Non mais quelle chance. Non mais non mais quelle chance j'ai quelle chance on a d'avoir eu enfin d'avoir eu nos entreprises cassées de de devoir enfin de devoir ramasser. Attendez, laissezla parler. Laissezla parler. Moi je voulais reprendre quel Laissez-la parler. Laissez-la parler. Non mais on on doit aujourd'hui récupérer nos salariés. Moi j'ai des salariés qui qui sont terrorisés.

Qu'est-ce que quelle réponse quelle réponse vous leur apportez ? On leur dit quoi ? Ah oui, non mais c'est Non mais c'est pas grave. L'entreprise enfin l'entreprise Attendez j'ai mis Vous êtes arrivé vous êtes arrivé attendez attendez vous êtes arrivé à 9 ans en France c'est ça ? Oui je suis arrivé je je suis racontez-nous un peu votre parcours en quelques mots. Je suis arrivée à 9 ans en France. J'ai vécu pendant 3 ans dans 10 m² avec mon père. OK. J'ai étudié à Sarcel. Les banlures, je les connais. La souffrance je la connais. Mais qu'est-ce qui Mais qu'est-ce qui légitime aujourd'hui qu'on crée la terreur dans la vie des gens ? Qu'est-ce qui justifie qu'on saccage ?

Mais Lola, j'ai j'ai une question pour toi. Du coup, maintenant que euh tu es parti à [ __ ] le cœur, tu as pris ta paire de chaussures, tu l'as porté. OK. Après quoi ? Qu'est-ce qui se passe après ? Non mais déjà, c'est pas une question de en fait Non, mais qu'est-ce qui se passe ? Explique-moi. Tu as pris ta part des chit ce que je suis en train de dire et du coup, est-ce que ça va améliorer tes tes conditions de vie global ? Réponds, vous avez raison. Parlons de violence. Parlons de violence là pendant 3 heures. Voilà. Qu'est-ce que ça va régler ? Moi, je suis d'accord avec elle ou là. La presse internationale a tort d'en parler.

Oui, mais la presse internationale, on peut parler de l'international hein. On est Moi, je vais vous dire, je je vois qu'il y a beaucoup de résignations, beaucoup de désespoir. J'ai entendu beaucoup ça, mais moi je suis pleine d'espoir. Vraiment, moi ce mouvement, il m'apporte beaucoup d'espoir. On le voit en Italie, on le voit en Albanie, on le voit en Inde, on le voit au Chili. La jeunesse partout se soulève. Il y a des mouvements partout. Est-ce qu'on peut pas orienter orienter nos nos actions vers un autre camp vers d'autres d'autres endroits d'autres personnes ? Mais la question n'est pas là. Mais en fait moi je comprends mais juste il faut accuser les bonnes personnes.

Oui mais c'est en fait c'est une réponse à à des années à des dizaines d'années de misère. On peut parler de de Macron. Enfin Macron ça fait 10 ans qu'il est là. Il nous avait promis quand même plus d' SDF en France mais il y a plus d' SDF. Il y a plus 1 million de Français sous le seuil de propriété depuis que Macron est là. On peut parler et ça s'arrête pas à Macron hein. On peut retourner Hollande, c'est pareil. Enfin voilà. Alors Michael Abitbol souhaitait répondre lui aussi comme commerçant et puis on accueille on accueille ensuite Thbao de Montbrial.

Non mais moi je voulais reprendre quelque chose sur les propos de l'Ola qui dit que vous n'avez rien à perdre mais il y a des commerçants madame qui ont tout perdu qui ont perdu leur situation. Il y a pas que des indomnisations. Vous pouvez pas parler comme ça. Je suis pas en train de dire non mais je comprends votre situation je comprends votre colère. Je comprends, je suis en train de dire bah si bah vous pouvez il y a des familles en péril, il y a des gens qui ont tout perdu qui ont perdu travail. Moi je parlais aujourd'hui avec un commerçant si je peux me permettre, si je peux me permettre, si vous pouvez me laisser parler.

Je parlais avec un commerçant à proximité de mon agence, il avait un stock dans sa boutique, le magasin de manga, il avait un stock qui était qui a été évalué à peu près à 500000 €. Ils lui ont pillé toute sa marchandise. Il m'a dit "Je travaille depuis l'âge de 18 ans." Vous pensez que nous on travaille pas Non mais je dis pas que vous travaillez pas, il travaille depuis l'âge de 18 ans et il se retrouve à être pillé dans sa boutique. Il y a des gens qui ont tout perdu. Moi je vais reprendre quelque chose d'important. Hier lors de du discours de Emmanuel Macron, moi le sentiment que j'ai eu, c'est que je me suis senti abandonné.

J'ai eu l'impression d'avoir quelqu'un président de la République aujourd'hui qui est censé être le porte-parole de la France. ne pas prendre de mesure, de pas prendre en considération ce qui s'est réellement passé. On est aux prémisses d'une guerre civile et si ça continue comme ça, on va devoir sortir l'armée. Donc, il va falloir prendre des dispositions de manière à pouvoir faire évoluer les choses le plus rapidement possible. Bien, je vous propose d'accueillir Thiba de Montbrial. On avait dit qu'il y avait plusieurs personnes qui allaient nous retrouver. Dans un instant, ce sera Jérôme Gage et c'est Thba Montbrial de Montbrial qui nous rejoint.

C'est un avocat et il travaille depuis longtemps sur ses questions en tant que président du centre de réflexion sur la sécurité intérieure notamment. Bonsoir Thbaau de Montbrial, vous êtes avocat pénaliste au barreau de Paris. Euh et il faut dire aussi que vous vous êtes engagé en politique et que vous êtes conseiller régional. Euh non, vous êtes pas conseiller régional. Je suis pas conseiller régional. Mais vous êtes conseiller de la présidente de la région. Alors non, je alors j'ai été il y a 5 ans mais 5 ans aujourd'hui c'est mais je suis engagé non ce qui est vrai c'est que je engagé dans le débat public et bon connaisseur de ces questions de de sécurité au sens large.

Alors je voulais savoir si ce qui est arrivé samedi et dimanche vous a surpris. Ça m'a pas surpris parce que la France connaît une explosion de la violence en particulier depuis une grosse dizaine d'années à chaque fois qu'il y a soit des événements festifs, par exemple les victoires du PSG, ou des événements revendicatifs, c'est-à-dire des manifestations pour telle ou telle cause, ce qui est un droit absolu dans notre République. Et avant de continuer, j'ai écouté un petit peu le débat et je voudrais apporter une précision de vocabulaire qui est très importante parce que je pense que il en résulte une certaine confusion. C'est sur le mot manifestant.

Le mot manifestant, ça concerne des gens qui, quelle que soit la cause pour laquelle ils entendent porter leur voix sur la voie publique, ont le droit, c'est un droit absolu en France, de de défiler pour quelque chose contre une cause et cetera. Ça implique le respect d'un certain nombre de règles et ça implique en gros de de faire ça sans violence. Et dès lors que des manifestants commettent des violences, ce ne sont plus des manifestants en droit, ce sont des émeutiers. Et du coup, ça change tout parce que quand on parle dans le débat de manifestant blessé et cetera, en fait, il y a une confusion. Les gens qu'on a vu euh piller, casser, rentrer dans les immeubles depuis de nuits.

Euh ce sont pas des manifestants, ça a rien à voir. Ce sont des des personnes qui en marge de manifestation légitime commettent des violences illégitimes. Et toute la difficulté du travail de la police et de la gendarmerie, c'est d'arriver surtout lorsque les deux sont imbriqués, des manifestants et des casseurs, à faire le distingoot puisque le premier rôle des policiers et des gendarmes, c'est de préserver la paix publique et donc notamment de protéger les manifestants et ensuite évidemment nos concitoyens, les commerçants et et les particuliers. Et je finis juste pour poser le cadre, c'est que la force, l'usage de la force, il est prévu par un cadre qui s'appelle le cadre légal.

C'est la force légitime et il incombe à la police et à la gendarmerie dans avec des règles bien sûr, mais de l'autre côté quand des émettiers utilisent la force que ce soit contre des policiers, des gendarmes ou contre des commerçants ou des particuliers, et bien ils commettent des délits ou des crimes et donc ça légitime l'action de la police et de la gendarmerie. Donc il faut pas tout mélanger dans les mots parce que si on se mélange dans les concepts, on comprend pas ce qui se passe. Vous voulez vous entendre sur deux des arguments qu'on a entendu ici sur le plateau. Premier argument, est-ce que la pauvreté est une cause du type de violence qu'on a observé samedi et dimanche ?

Est-ce que c'est directement lié, vous qui j'imagine faites des études ? Et deuxièmement, non, mais allez-y déjà là-dessus. Pour moi, ça a pu l'être à un certain moment, mais dans ce que l'on dans l'hyper violence que l'on constate depuis depuis 2 jours en particulier, ça n'est plus du tout le cas. L'hyperviolence que l'on constate, elle est le fruit de plusieurs profils qui se regroupent. Est-ce qu'ils sont coordonnés ? C'est une vraie question. Pour l'instant, on ne pense pas. Ça n'a jamais été le cas, mais le jour où ce sera le cas, nous aurons un problème encore plus grave. les deux grands groupes considéra, c'est d'une part des individus d'ultra gauche.

Alors, il y a des il y a des subdivisions dont je vous fais grâce, sauf si vous voulez que je rentre dans le dans le détail. Les black blocks en particulier beaucoup viennent de l'étranger exprès pour pour ce genre de d'événement et de l'autre des casseurs purs qui sont en particulier pas tous mais beaucoup qui viennent des cités et qui sont des casseurs d'opportunités et qui eux viennent à la fois pour le pillage et ce qui est quand même très inquiétant et un phénomène que l'on observe depuis quelques années qui sont également dans une logique de violence gratuite qu'on ne voyait pas il y a 10 ans.

C'est-à-dire que par exemple en marge du mouvement lycéen, on a vu plus de 150 plus de 150 rendez-vous compte professeurs et proviseurs agressés. Ils n'ont évidemment physiquement he ils n'ont évidemment pas été agressés par les par les par les manifestants lycéens. Ils ont été agressés par des émettiers, par des casseurs qui se sont imbriqués dans le mouvement. Donc des individus d'ultra gauche euh des individus qui viennent des cités pour casser et pour piller.

Parmi cela, une vraie dimension beaucoup plus forte qu'avant de haine de la France et de revanche coloniale, ce qui est un sujet politique absolument majeur qui est un grand impensé euh du débat public actuel parce que vous voyez, il y a déjà des O et des Autour de moi et donc et donc le problème c'est que vous savez quand on est malade, vous allez quand vous êtes malade et que vous allez chez le médecin, il fait un diagnostic. S'il y a une partie du diagnostic qui est interdite, vous pouvez pas guérir.

Moi, ce que je constate, c'est que la France a un énorme problème euh à ce sujet très précis et qui se traduit pour partie, pas pour l'ensemble, mais pour partie par des violences qui sont commises. Et je voudrais juste dire une chose là-dessus avec un peu de solennité parce que j'ai écouté le débat, c'est que je pense que la question être français et et aimer la France, c'est une question d'adhésion à des valeurs. C'est pas une question de couleur de peau ou de religion ou d'ancienneté. Je connais des personnes qui sont françaises depuis 5 ans et qui sont infiniment plus patriotes que des vieilles familles françaises depuis des centaines d'années.

Ça n'est pas une question d'origine, ça n'est pas ethnique, ça n'est pas religieux, mais c'est une question d'adhésion à ses valeurs. Et la France aujourd'hui a un problème qu'elle a beaucoup de mal à regarder en face. Et donc ce qui se passe est un des symptômes, ça n'est pas le seul mais c'est un des symptômes, c'est la question des fractures autour de cette question de l'identité française. Et si on n'est pas capable de le dire et d'en parler paisiblement, on ne sera pas capable de trouver les solutions dans l'intérêt de tout le monde. Dans l'intérêt de tout le monde. Rost, est-ce que vous diriez euh que c'est totalement absent ?

Alors, on a bien compris que vous pensez que ça n'est pas du tout une cause importante. Mais est-ce que vous diriez que c'est totalement absent ? Non. Mais alors encore une fois, moi je fais partie de ceux qui disent qu'il faudra qu'un jour on se pose tous autour d'une table et qu'on réfléchisse ensemble et qu'on voit comment on construit ensemble parce que cette France, d'accord, on l'aime, on ne brise pas une copropriété mais quand vous êtes locataire quelque part, souvent vous regardez des immeubles. Moi, je prends souvent l'exemple de deux immeubles.

Un immeuble où vous avez des copropriétaires et un immeuble où vous avez que des locataires par exemple, bah vous verrez lequel est le mieux entretenu. Là où il y a des propriétaires, quand on se sent profondément français, français à part entière, on est fier de défendre ce pays, on est fier de se battre pour ses valeurs, on est fier à de porter ses couleurs. Par contre, lorsque vous vous sentez en permanence rejeté par des discours politiques, par des personnalités politiques, il vous renvoie en permanence à votre identité. À qui pensez-v à qui pensez-vous ? Je veux pas les citer, je veux pas leur faire de la pub. Je je vais je vais parler de du remboursement national par exemple.

Mais mais mais je pense que à un moment donné, vous avez ces gamins qui sont considérés, même Éric Zemour que vous continuez d'inviter, qui est multicondamné, qui a qui a qui a qui a qui qui a qui a été condamné plusieurs fois. Il y en a qui ont qui ont été interdits de télé pour 10000 fois moins que ça. Donc lui, il est multicondamné mais il est tout le temps invité pour dire les mêmes conneries et accuser toujours les mêmes des mêmes des mêmes choses. D'ailleurs, il parlait de de renvoyer les gens, c'est quand même pas Zbour qui fait la pluie et le beau temps. Non. Oui, mais il fait partie des gens qui continuent à chanter cette musique aux oreilles aussi de nos enfants.

Vous avez des gamins qui sont parfois dans des conditions compliqué qui traversent des choses compliquées et quand on leur répète toute la journée, eux sont nés ici, sont français à part entière mais eux voudraient les autres, les hourours et tout ça, ils voudraient qu'ils soient des Français entièrement à part. Donc on les renvoie toujours à l'origine de leurs parents. C'est violent.

Je sais pas si vous rendez pas vous rendez compte la question de la question de l'identité elle est fondamentale dans tout ce que nous allons faire su vous rejoignez alors ce que je viens de dire mais c'est fondamental quand quand quand je fais des interventions dans les écoles par exemple quand on fait les ateliers d'écriture je commence par deux sujets. Le premier, c'est qui suis-je ? Et l'autre, c'est l'autre justement. Parce que quand vous savez qui vous êtes, vous êtes en harmonie avec vous, vous êtes en harmonie avec votre environnement. Et l'autre pourquoi ?

Parce que quand on considère que l'autre, je suis l'autre de l'autre, il y a des choses qu'on ne fait jamais parce que je ne veux pas faire subir à l'autre ce que je n'aimerais pas qu'on me fasse subir. Et cette France, il faut qu'on apprenne à ses gosses le fait que il faut qu'on leur dise qu'ils sont français. à part entière. Il n'y a pas il y a il n'y a que des preuves d'amour. Il y a pas il y a pas d'amour en tant que tel. Il n'y a que des preuves d'amour. Il faut la République aussi leur envoie cet amour. Non mais moi moi j'entends ce que vous dites. Je je je je suis d'accord avec d'ailleurs une grande partie mais je il me semble pas avoir dit le contraire.

Là je me suis contenté de faire un constat. Ensuite, il y a un sujet et je ne je vais plus loin dans l'analyse, mais je je reste sur le notre échange. Il y a pour moi un sujet qui est fondamental et qui est une défaillance majeure de nos politiques depuis depuis plusieurs décennies, c'est que quelle que soit la structure dans laquelle vous vivez, que ce soit une association, que ce soit un club de foot, que ce soit une copropriété, euh que ce soit un pays, vous avez des fonctions d'autorité. C'est-à-dire qu'il y a des gens, soit ils sont nommés, soit ils sont élus. C'est les deux seules manières d'atteindre un poste d'autorité. Vous êtes pouvez être nommé ou vous pouvez être élu.

Et contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, l'autorité c'est pas pour se faire plaisir et faire son petit chef. L'autorité c'est une responsabilité. C'est un service que vous devez quand vous êtes élu ou nommé pour que l'institution dont vous vous occupez puisse fonctionner ou quand vous êtes parents et que vous avez des enfants. J'allais y venir.

J'allais venir parce que c'est vrai dans la cellule familiale ça va de la cellule familiale jusqu'au président de la République et en France pour ce qui concerne la parti politique le fait d'assumer l'exercice de l'autorité c'est-à-dire le fait d'assumer chacun pour la parcelle de pouvoir que la loi lui donne de de de l'assumer y compris parfois en prenant des sanctions et en étant dur et bien ça on est il y a eu tendance à un effondrement de ça et du coup c'est extrêmement compliqué parce que et et je vous réponds pour parler à à ces jeunes qui vivent en France, qui soient français ou pas, on s'en fout, ils ont peut-être envie de devenir français, mais il faut leur apprendre ce que nous sommes.

Vous avez dit quelque chose qui me touche beaucoup parce que c'est quelque chose que je dis à chaque fois que je parle en public. Vous avez dit il faut commencer par se connaître pour ensuite pouvoir parler à l'autre. Il faut commencer par s'accepter, par être capable d'identifier qui on est. Aujourd'hui, l'un des problèmes de la France, c'est que les petits Français euh parce que collectivement nous nous sommes complètement perdus sur ce terrain-là, nous ne savons plus. Ils ne savent plus qui ils sont. Quand on était jeune, David, vous et moi, on a à peu près le même âge.

On a appris l'histoire de France, on a appris l'histoire millénaire, on a appris les héros français, on a appris à aimer la France par les personnes. On apprend pas à aimer un pays par la sociologie et les chiffres. On l'apprend par les personnes et bien sû mais il y a des cours d'histoire mais qui n'apprennent plus du tout ça.

Et du coup la fierté parce qu'il fut une fierté pour avoir envie de faire partie d'une communauté nationale et ça n'empêche pas ça ne donne absolument pas le droit c'est prétexte pour rejeter les autres mais si on se connaît et on s'accepte alors on tend la main et on est capable d'intégrer mais pour ça il faut aussi poser un cadre et dire que ceux qui dans ce cadre ne rentrent pas ceux qui ne se conduisent pas bien dans ce cadre n'ont rien à faire chez nous c'est absolument clair si on n'assume pas de dire ce que je viens de dire sereinement et d'avoir ensuite un débat et de reconstruire une France dans laquelle il y a des règles qui sont appliquées et acceptées.

Nous n'y arriverons pas parce que ce qui s'est passé ce weekend, ça peut encore être bien pire. Il faut faire bien attention. Atlantis, est-ce que vous vous voulez réagir à ce qu'ed dit ? Je suis partiellement et puis on avance. Je suis partiellement d'accord. Euh j'ai pas grand-chose à rajouter par rapport à ça. Parfait. D'accord. Mais je voulais je voulais quand même revenir sur un truc parce que je voulais lui poser une question au monsieur et je voulais pas aussi qu'on oublie comme Lola qu'il y a des français qui souffrent bien sûr qui arrivent pas à manger. Euh il y a des français il y a des étudiants qui souffrent il y a des français comme vous et moi qui souffr qui on souffre.

On souffre tous. Moi aussi je souffre. Peut-être que vous souffrez aussi d'une certaine manière et je veux pas qu'on l'oublie et je veux que vous le disiez. Mais alors je suis totalement d'accord. Moi, j'étais c'était pour répondre à la question sur ce qui s'est passé ce weekend.

Si vous me dites qu'il y a des Français qui s'ouvrent, moi j'en suis complètement convaincu et et je vais même [grognement] vous dire, je pense que une des grandes causes nationales que nous devrions avoir, c'est d'être capable de permettre à des jeunes français qui ont quitté ce qu'on appelle l'employabilité, c'est-à-dire la capacité à rentrer sur le monde du travail parce qu'ils n'ont même plus les codes qui permettent d'accéder au monde de l'entreprise de de le retrouver en leur apprenant en préapprentissage, en préalternance des des choses toutes bêtes de comment on retrouve. Non mais ce que je voulais dire c'est est-ce que vous comprenez leur colère ?

La la colère du Non mais moi je moi moi je comprends la colère mais par contre je comprends pas la la casse, je comprends pas le pillage, je comprends pas les les 150 profs pre profs blessées, je comprends pas l'accide dans la figure à l'abribus par un gamin de 15 ans. Ça ça je le comprends pas et je vais même aller plus loin. Je le combattrai toujours. Est-ce que pas qu'il faut des réponses rapidement de la part de notre gouvernement pour Mais il faut mais bien sûr qu'il faut des réponses mais le fait qu'il faille un dialogue et des réponses ça c'est normal. c'est la démocratie.

Mais ça n'empêche pas par ailleurs d'avoir une limite droite et une limite gauche et d'être extrêmement faible ferme pardon et de et pas faible comme ils le sont actuellement. D'où mon lapsus d'être extrêmement ferme contre ceux qui dépassent qui sortent du cadre. Maintenant qu'il y ait Maintenant qu'il y ait euh que que que la jeunesse, que vous queles que soient les opinions que vous ayez viviez euh de un moment particulièrement difficile parce que vous avez 20 25 ans à un moment de l'histoire où les où les crises s'empilent et je le constate, moi j'ai eu la chance quand j'avais votre âge que ça allait un peu mieux.

On pensait que ça allait mal mais en vrai quand on regarde aujourd'hui on est je suis d'accord avec vous que ça allait beaucoup mieux. Mais donc c'est à nous nos générations d'adultes de comprendre votre votre mal-être et je et moi je ne le ni absolument pas. J'ai un certain nombre d'enfants, donc je vois très très bien de de quoi vous voulez parler. Mais en même temps, c'est pas une raison pour laisser filer le cadre. Vous comprenez ? Et ce cadre, il est là pour aider tout le monde. Parce que si on ne vit pas en respectant les règles, la loi et le cadre, alors c'est tout le monde tout le monde est perdant.

Merci beaucoup Tibbau de Montbrial et je voudrais qu'on entende maintenant Mathieu Sama et Pierre-Henri Tavoyau. Euh oui, on vous laisse, on vous laisse votre liberté. Merci de m'avoir accueilli dans votre débat et bonne soirée. Merci d'être Merci d'être intervenu. Mathieu Lama, vous l'avez entendu depuis euh depuis le début de ce débat, diverses causes sont invoquées, mais il y en a une qui revient quand même assez régulièrement, c'est le ce qui serait la toile de fonde qui est en train de se dérouler sous nos yeux, c'est le déclin progressif et Thba de Montbrial l'évoquait encore à son tour de la notion d'autorité.

Est-ce que vous partagez cette idée que c'est des étapes, une des toutes dernières étapes de cette crise d'autorité, ce qui s'est passé samedi et dimanche ? Je vais pas vous étonner mais pas du tout. Je pense que c'est c'est le contraire en fait. On c'est intéressant ce débat parce qu'on entend euh dans enfin dans tout ce qu'on entend, on entend répression, plus de répression, plus d'autorité. Alors, on entend même lien avec l'immigration et cetera. Il y a aucun lien entre immigration et délinquant. C'est très important de le rappeler et les immigrés, les descendants d'immigrés qui sont français n'ont rien à voir avec tout ça.

Et je pense que c'est important parce que l'extrême droite instrumentalise ces sujets-là pour dans leur croisade antiimmigration contre contre les contre les immigrés et ça c'est très important de le dire. Donc on entend parler de répression, on entend parler de manque d'autorité et cetera, mais on entend jamais parler de justice, de d'égalité. Ah, on entendu parler justice évidemment. Évidemment, mais on entend très on a entendu dire que les casseurs étaient souvent impunis. Voilà. Et en fait derrière tout ça, derrière tout ce qui se passe en France, derrière cette crise sociale très importante qu'on vit, il y a une demande de justice, une demande de dignité.

Et c'est très important de le dire euh parce que euh vous savez Martin Luther King disait "L'émeut et le langage de ceux qu'on écoute pas." Euh et euh ça ne veut pas dire qu'on excuse, on excuse rien, toutes les violences sont condamnables. Mais il faut comprendre d'où la violence part et d'où la colère part surtout. Euh il y a plein de violences différentes dans la société et c'est vrai qu'on a tendance à se focaliser sur certaines violences mais le fait [grognement] de vivre dans un logement insalubre dans un quartier où tous les services publics sont à des kilomètres, c'est une violence.

le fait de d'étudier alors Gima vous a répondu par anticipation là-dessus tout à l'heure mais mais bien sûr mais c'est je vais au bout de mon raisonnement le poussé à la violence bien sûr et ça ne justifie aucune violence en retour évidemment mais c'est important de voir cette violence là la violence sociale aussi qui s'exprime quand il y a 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France ce qui est un record c'est une violence quand il y a des étudiants qui ne mangent pas leur faim c'est une violence évidemment quand il y a je le redis des endroits délabré de logements insalubres dans lequel on vit et qu'à côté de ça, il y a des gens qui vivent très bien.

Il y a jamais eu autant de milliardaires en France. Les actionnaires il y a eu des records de dividendes cette année pour les actionnaires. C'est aussi d'une certaine manière une violence. Même si elle est symbolique, c'est une violence. Et ce que je veux dire par là, c'est que tout est violence. Non, ce que je veux dire simplement, c'est que on ne résoudra pas les problèmes, la crise sociale qu'on est en train de vivre par la répression. C'est pas vrai quand j'entends la justice est trop laxiste. Quand j'entends juste je finis quand j'entends quand j'entends juste la justice est trop laxiste. Ça ça je trouve ça incroyable de dire ça.

Alors que nous avons un record d'incarcération en France queil y a euh aujourd'hui jamais eu autant de peine prononcé quand j'entends de dire que la répression est pas assez forte et que on a vu des images quand même de deux ans deux jeunes. Alors personne parlait de répression mais c'est vrai qu'on a parlé de justice de réponse pénale de réponse pénale plus ferme. Exactement. Alors que quand même il y a deux jeunes, un qui a perdu l'œil, un œil et et un autre qui a perdu sa main, c'estàdire que leur vie sont foutu maintenant.

Donc ce que je veux dire par là, il y a précisément une mise en examen et il y a une mise en examen évidemment et c'est et c'est important de Je finis juste je finis juste mon raisonnement. Emmanuel Macron hier soir a dit quoi ? Il a dit trois choses. Premièrement, je ne comprends pas. Il a dit c'est incompréhensible. Et ça déjà c'est un aveu d'impuissance terrible parce que il faut comprendre ce qui se passe. Deuxièmement, il a dit couvre-feu donc atteinte aux libertés fondamental et troisièmement il a dit concertation. Le couvre-feu par exemple pour les mineurs entre après 23h n'est jamais justifié. Je pense que c'est une atteinte à l'état de droit et aux libertés fondamentales.

Il y a d'autres solutions que ça. Et la troisième chose qu'il a dit c'est concertation comme pour les gilets jaunes ou comme après les révoltes de 2023 dans les quartiers populaires. Qu'est-ce qui s'est passé après ? Rien. Zéro. Donc, il faut aussi comprendre d'où vient la colère. La [grognement] colère vient aussi d'un gouvernement, d'un pouvoir qui n'écoute pas. Mais la pill, les pillages, c'est la colère. Les pillages sont euh indéfendables. Vous ne m'entendrez pas ici défendre ça, c'est scandaleux.

Et d'ailleurs, les témoignages qu'on a entendu euh sont sont frappants et sont et et il faut le dénoncer, ça je le dis, mais il faut aussi dénoncer les autres formes de violence premièrement et aussi essayer de comprendre comment sortir. Non, mais c'est important de vous entendrez. Bien sûr, moi je suis un partisan de de de l'anti de de de la nonvolence. Voilà. Et donc je ne défendrai jamais les types de violence. En revanche, la violence sur les corps, sur les personnes sont plus graves évidemment que les dégradations. C'est la première chose qu'il faut dire. Et deuxièmement, je le redis, on ne résoudra rien par la répression, par plus de politique pénale et cetera.

C'est résoudre les problèmes à la racine, c'est-à-dire écouter les problèmes contre les pillages et bien sûr évidemment écouter la colère et comprendre. Les pillages, les pillages, attendez, c'est important, ont quand même une racine politique pour vous. Les pillages absolument. Il y a une colère qui s'excruit. Les pillages ont une racine politique. Je ne l'excuse pas mais il faut le comprendre et je l'explique par une colère profonde qui existe dans le pays et je le redis. Martin Luther Kking disait les meutes et le langage de ceux pas. Mais vous souvenez de ce que disait Victor Hugo ? Bon la différence entre les meutes et la protestation et la et la révolution, je crois.

Il faudrait que je retrouve la citation exacte. Pierre Henri Tavoyau. Oui. En en 1830 [raclement de gorge] quand il y avait des révolutions, les les révolutionnaires fusillaient ceux qui pillaient parce qu'ils considérait en effet que c'était une trahison de la cause révolutionnaire. Et donc le pillage était considéré comme un acte d'échec. Donc on est de ce point de vue-là dans une logique très différente. Moi ce que je voulais dire c'est que ce qui me frappe même dans nos débat même s'ils sont très policés et très argumentés c'est qu'il y a de plus en plus une sorte de d'antagonisme de vision du monde irréconciliable à l'égard de la République.

Certains considèrent que la République est au minima défaillante, au pire attaquante et que l'État parce qu'il attaque, parce qu'il faillit à [grognement] ses missions, parce qu'il attaque, parce qu'il est violent, parce qu'il est raciste, parce qu'il est colonialiste, parce qu'il est injuste, parce qu'il est matchiste, parce qu'il est indifférent à la cause environnementale et don oppressif à l'égard des individus et qu'à cet égard, il convient en effet d'entrer en lutte contre cet état parce que nous sommes en légitime défense.

D'autres, je reconnais, j'en suis plus, considèrent que la République n'est pas attaquante mais qu'elle est attaquée et qu'en effet le bien commun, ce qui fait notre vie commune est le [raclement de gorge] fruit, l'objet d'attaque divergente qui tendent à produire, c'est pour ça que j'ai utilisé cette expression, quelque chose comme un embryon de guerre civile. J'ai vraiment réfléchi avant d'utiliser cette formule dans le l'entretien du point parce que justement j'avais écrit un livre qui s'appelle "Voulons-nous encore vivre ensemble ?" Ma réponse était plutôt oui.

Et je disais qu'il fallait se méfier des scénarios de la guerre civile parce que scénario de la guerre civile, c'est effectivement un scénario extrêmement dur et nous avons plein de guerres civiles à nous mettre sous la dent. C'est très facile la guerre civile, c'est il y a les bons, en général c'est nous, il y a les méchants, c'est les autres. Plus les méchants sont méchants, plus on est bon. Et ça ça explique tout. Ça explique tout. C'est ce qu'on appelle la polarisation. Une polarisation mais qui est multiforme.

Vous avez la lutte des classes, vous vous avez la guerre des sexes, vous avez la guerre des générations, vous avez la guerre des races dont on pensait qu'elle avait disparu mais qu'elle revient. Ça c'est plutôt pour la gauche. À droite vous avez la guerre des civilisations. Vous aurez toujours une bonne guerre civile à vous mettre sous la dent. Je pense que dans notre pays, en dépit de tout le pessimisme qu'on peut avoir, ces cinq guerres civiles n'existent pas. Il y a des tensions incontestables mais pas au niveau de la guerre. Cela dit, à force de plaquer sur la réalité que nous vivons systématiquement des scénarios de guerre, nous finissons par la produire.

Moi, je suis frappé sur le fait que beaucoup de jeunes qui sont peut-être mes étudiants, qui sont des gens qui sont qu'on a vu interviewer, le regard qu'ils ont sur la France aujourd'hui est un regard de détestation. Notre pays est un pays inégalitaire. Notre pays est un pays rempli d'injustice. Notre pays est un pays raciste. Notre pays est un pays indifférent à la cause environnementale. Et ce regard négatif sur le pays fait que au bout d'un moment et bien ce qui fait notre vie commune, on n'y tient plus, on l'abandonne. Je je le regrette profondément. Et d'où vient ce biais négatif à votre avis ? Bah c'est un biais qui alors il y a deux choses.

Il y a un biais qui est un biais de de l'ordre idéologique, hein. C'est et puis aussi une sorte de réflexe, c'est que nous sommes français un peuple carteien et voyez des cartes disaient "Je pense donc je suis" mais on pourrait ajouter "Je pense donc je suis contre". Hm. Euh c'est beaucoup plus facile effectivement dans un monde où il n'y a pas de de grand euh grill de lecture qui s'impose à nous de se raccrocher à des grilles de lecture qui nous expliquent tout. Et une guerre civile, ça explique tout. Le complot explique tout. Et donc cette logique de conflictualisation est un confort de l'esprit. Vous peut-être une paresse.

Vous vous dites Pierre Henrivoyé, nous avons installé l'idée qu'être citoyen c'était désobéir. Oui, il y a cette logique. Qui est ce nous ? Bah collectivement, c'est indigne indignez-vous disait Stéphane Essel. l'idée que la désobé l'acte citoyen par excellence, c'est la désobéissance civile. C'est la Camul le disait même si l'argumentation de Camu est très subtile sur la révolte. C'est il faut dire non mais ce nom est en vérité un oui. C'est beaucoup plus compliqué mais l'idée qu'on a le sentiment parce qu' aussi on est dans une situation de crise d'identité qui qui je suis qui je suis. Dans les sociétés traditionnelles, on savait la naissance nous disait qui on était.

Nous ne le savons pas et pour se sentir exister et bien effectivement la protestation est souvent l'indignation peut-être la révolte est souvent le meilleur instrument. Mathieu juste sur la sur la sur vos deux points mais je voudrais commencer sur la désobéissance. Euh je veux pas vous faire un cours d'histoire loin de là mais tous les droits dont vous bénéficiez aujourd'hui c'est parce qu'il y a des gens qui ont désobéis.

Si vous avez une carte vitale aujourd'hui, euh si vous avez vos congés payés, euh [grognement] s'il y a l'université gratuite aujourd'hui, euh si il y a le droit de vote pour les femmes aujourd'hui et tout, c'est parce que il y a des gens qui étaient peut-être en minorité à l'époque qui ont désobéi, qui ont dit non à l'ordre établi et qui ont et qui et qui se sont battus pour leur droit. Et c'est pour ça et c'est pour ça aujourd'hui par exemple, je vous donne un exemple, mes 68, je finis juste mais mes 68 ont il y a eu beaucoup de violence hein, pendant mes 68, faut le rappeler. Euh il y a eu des morts, il y a eu des morts en 68, faut pas l'oublier.

Pompidou a mis fin à la révolte en augmentant les salaires de 10 %, en augmentant le SMIC de 30 %, en introduisant le droit syndical dans les entreprises et en ouvrant un certain nombre de nouveaux droits qui sont des des droits aujourd'hui qui sont très importants. Donc ce que je veux dire par là, c'est que nos droits, ils nous ont pas été donnés. Nos droits, ils ont été acquis par la lutte et par la désobéissance. Juste sur ce point la désobéissance une confusion parce que il y a une confusion, ce qu'on appelle la résistance à l'oppression et la désobéissance civile. C'est une chose de résister pour la démocratie et c'est une autre chose de résister en démocratie.

Résister pour la démocratie, c'est résister effectivement pour avoir des droits. Et en effet, il y a eu des éléments de résistance des révolutions. Moi, je suis sur le plan de l'histoire assez sceptique sur le fait que les les révoltes et la violence a accéléré les choses. Je tente plutôt tendance à considérer que la violence ralentit le progrès. Mais ça c'est un débat. En revanche, quand on est en démocratie, il y a d'autres moyens intermédiaires parce qu'on dit "Oui, on n' pas été entendu." Oui, bah on n' pas été entendu mais après les gens peuvent être en désaccord. Le désaccord, ça existe.

Il y a du débat public, il y a des élections, il y a des consultations, il y a des recours juridique. Il y a toute une série de moyens qui permettent en démocratie de manifester qu'on n'est pas content et d'essayer de faire changer les choses. J'ai le sentiment aujourd'hui, c'est que c'est un peu en matière de la ça pour les activistes tout de suite parce que c'est un peu difficile de convaincre les autres. C'est un peu difficile de constater. Non mais c'est pas attendre. C'est je suis pas d'accord avec vous. Je suis pas d'accord avec vous. Bah voilà, on n'est pas d'accord. La désobéissance n'a pas été le moteur des droits de l'acquisition des droits de l'entrée dans la démocratie.

Mais en général quand on est dans des démocraties après ça retarde. Prenons un exemple. 1789, la révolution a eu lieu. On peut dire que les violences post-ronnaionnaires ont ralenti le fait qu'on est stabilisé dans des institutions. La violence révolutionnaire a plutôt retardé, ce qui n'a pas été le cas en Angleterre, ce qui n'a pas été le cas aux États-Unis, elle a plutôt retardé le fait qu'on puisse avoir une société politique à peu près à peu près à C'est ce qu'on dit les conservateurs dans l'histoire et vous ne vous cachez pas d'ailleurs d'être conservateur et votre droit.

Mais euh quand euh un gouvernement est aussi sourd aux revendications et quand euh par exemple il y a eu des élections législatives et que la gauche est arrivée en tête et que la gauche ne prend pas le pouvoir, vous voyez bien qu'il y a aussi un problème dans l'écoute des citoyens. dans l'écoute du pouvoir, des colères et de ce qui se passe dans le pays. Et quand vous dites aussi que vous comprenez pas pourquoi la jeunesse est est révoltée, mais moi je crois ce que dit ce que dit Pierre-Henrivoyau, je ne crois pas à l'idée d'une jeunesse sacrifiée. Oui, mais attendez, on vit pas dans le même monde. On promet quoi la à la jeunesse aujourd'hui ?

Alors, on lui promet une planète à plus de degrés, c'est-à-dire qu'une planète dans lequelle il y a une partie du de du globe où on pourra plus vivre. Euh on promet l'arrivée possible de l'extrême droite au pouvoir. Euh on promet euh la précarité une partie de la jeunesse d'extrême droite et on promet euh Oui, mais c'est c'est minoritaire la la la jeunesse est majoritairement de gauche. Les jeunes actifs sont promet on promet à la jeunesse de bosser jusqu'à 70 ans et on leur on leur on leur propose un modèle de société où vous bossez euh vous prenez vos weekends, vos vacances et la vie c'est ça.

Mais en fait moi c'est intéressant, j'ai entendu des jeunes dire nous on veut aussi le droit à l'apparisse. Nous la vie c'est pas que produire, c'est pas que travailler, être utile au PIB du pays. La vie c'est autre chose. La vie c'est aussi vivre pour nous-même, vivre avec nos amis. Est-ce que ça lui est réservé ? Est-ce que ça lui est réservé ça la jeunesse Mathieu Lama ? Le fait de dire "Bah vous allez travailler, vous aurez 5 semaines de congé payé, est-ce que ça a pas été l'eau de de chacun ?" Mais regardez, c'est intéressant ce que au sens du sacrifice, vous voyez ce que je veux dire, de la différence de génération.

Toute l'histoire de de la République en tout cas récente, c'était la réduction par exemple du temps de travail. Euh ça a été les 35, les 39h, ensuite les 35h et cetera. Et là, on fait un retour en arrière total. C'est-à-dire que on lui dit maintenant à cause de la dette, va falloir plus bosser. Vous allez prendre votre peut-être qu'on vit un peu plus longtemps. Vous avez juste vous avez oublié un facteur dans cette affaire. Non, mais c'est pas négligeable. Et deuxièmement, le deuxièmement c'est que la jeunesse la jeunesse c'est aussi une très grande diversité. Je veux dire un étudiant aujourd'hui un investissement pour investir pour un étudiant c'est 12000 € pour la nation.

un étudiant ça coûte 12000 € les frais d'inscription sont de 400 € donc cette jeunesse là quand même dans une situation par rapport au monde entier assez favorable je pèse mes mots. En revanche il y a une jeunesse qui est totalement et dont vous ne parlez pas qu'on appelle les ninis les Nitz. Ils ne sont ni en emploi, ni en étude ni en formation hors de tous les clous de l'État providence. Et de cette jeunesse, vous ne parlez pas. 1 million de personnes, je crois. 1 million de personnes, c'est presque au niveau européen, ça va peut aller jusqu'à 15 %. Donc [souffle coupé] voilà, là il y a une forme de jeunesse sacrifier mais la confusion ici des esprits est totale.

Est totale parce que effectivement on considère que des des des questions si vous voulez y compris sur la thématique, je vous faire une un petit aveu, sur la thématique des violences policières et la répression. Je reviens là-dessus. J'étais en 86 comme les gens de mon âge euh dans la rue pour la loi de Vaquet. Bon, il y a eu effectivement la mort de Malik Kusekin, j'en ai un souvenir comme étant un moment extrêmement frappant de de du basculement de ce mouvement qui était plutôt sympathique dans la violence. Il se trouve que quelques mois après, je vais en Tunisie, quelques mois après, je vais en Allemagne de l'Est et j'étais convaincu que la police française était abominable.

Mais je suis arrivé en Tunisie au moment où il y avait des émeutes et là j'ai vu j'ai pu voir ce qu'était de la violence policière. J'étais au-dessus du commissariat. Les jeunes manifestants les jeunes manifestants désolé les jeunes manifestants entraient. Non mais je perdtez-moi de dire le témoignage parce que c'est quelque chose qui est assez frappant. Les gens entraient dans le commissariat, ils en sortaient morts. Quelques années, quelques mois plus tard en Allemagne de l'Est, des scènes de torture dans la rue. Donc c'est vrai que ça relativise les choses. Est-ce qu'on est une dictature ou on est une démocratie ?

Non mais justement mais pour c'est exactement pour ça c'est que veillons bien sur le mot violence policière, le mot répression d'avoir bien en tête que nous avons des recours, nous avons des organisations, nous avons des éléments qui permettent en effet des contrepouvoirs qui permettent de un peu pondérer l'image spontanée que ont beaucoup de jeunes français qui disent "Nous sommes en dictature." Et bien je dis "Non". Voilà, c'est pas optimal mais so pas en dictature mort euh ce ce weekend. Vous les ignorez ceux-là ? Non, c'est pas c'est pas du tout ce que j'ai dit.

Vous dites que du coup euh vu qu'il y en a qui sont morts ailleurs et du enfin je sais pas c'est c'est pas logique ce que vous dites que entre un régime qui est en situation de répression absolue et un régime où vous avez une démocratie et des recours et des médias, la connaissance même que vous avez de ces situations prouve qu'il faut effectivement plutôt défendre notre situation plutôt que de scander et de considérer que le scandale est absolu. Le député socialiste Jérôme Gadge va nous rejoindre dans un instant.

Mais je voulais juste entendre une réaction de de Jamima à à ce que disait Mathieu Sama, à savoir que lorsqu'on subit une violence comme le fait de vivre dans un logement trop petit ou vétuste, d'une certaine manière, ça a forcément des répercussions et je pensais à cela puisque vous nous avez raconté tout à l'heure qu'en arrivé en France à l'âge de 9 ans, vous avez vécu dans votre père avec votre père dans un dans un dans une chambre de bonne de 9 m². 10 m² dans un foyer à Montinier les Cormeillz monsieur on fait les choix dans la vie on la violence oui effectivement je l'entends euh ne pas payer euh comment dirais-je ne pas pouvoir subvenir à ses besoins est une violence.

OK ses enfants scolarisés dans les mauvaises conditions est une violence. J'ai été étudiante. Euh je suis maire de famille, je suis chef d'entreprise la violence, j'y suis confrontée régulièrement. Euh les les comment dirais-je ? Les difficultés euh des banlieux, des cités, je les connais. J'ai mes jeunes enfants qui font du foot dans les cités des quartiers nord de Marseille. Et quand je suis dans ces cités-là, OK, quand je suis au contact avec ces populations là, je dis c'est pas très loin de ce que j'ai pu voir par exemple en début d'année quand je suis retourné après 27 ans en République démocratique du Congo mais sauf qu'on est en France.

Mais absolument rien, absolument rien ne justifie qu'on arrive à des tels degrés de violence et de barbarie. Pour moi, on on on a fait le choix, OK, d'être citoyen français. On doit défendre des valeurs de la République. Et aujourd'hui, moi ce que quand j' enfin quand quand j'entends certains hommes politiques, quand j'entends certains d'entre vous, certains d'entre nous, en fait, je me pose la question mais quelles sont les valeurs de la République ou et quelles sont les valeurs du vivre ensemble ? Où va-t-on ? Nous sommes censés vivre ensemble en harmonie.

Nous sommes censés construire une nation, une patrie pour laquelle nous sommes fiers, une patrie dont nos enfants, nos petits enfants, nos jeunes, nos moins jeunes allont hériter. On parle de réchauffement climatique mais nous y sommes tous confrontés. Non mais alors il faut il faut qu'on soit extrêmement vigilant. Des exemples de gens qui sont sans sortis, il y en a plein. D'accord ? Vous parliez de la situation, on va pas faire du on va pas faire dans le misérabilisme. Nous, on a grandi avec mes neuf frères et sœurs et mes parents dans 28 m² dans un squat où moi j'ai j'ai dormi pendant 8 ans dans une cave. 8 ans j'ai dormi, j'ai aménagé une cave dans laquelle je dormais.

Et on s'est battu à un moment donné, on s'est dit il faut qu'on sorte de là. Il faut qu'on sorte de cette misère. Il faut qu'on sorte nos parents de là. On s'est battu pour ça. J'ai vu aussi d'autres potes, certains disent vouloir c'est pouvoir, non, vouloir c'est pas pouvoir, mais sans la volonté, c'est sûr qu'on n'y arrive pas. Mais il faut y comprendre qu'il y a des gens qui se sont battus, qui ont essayé de sortir de là. Mais vous savez, quand votre quotidien pèse sur votre esprit en permanence, il y a pas autre chose. J'utilisais souvent ce terme pour nous l'avenir se limitait à la minute d'après et c'est ainsi pour beaucoup de gens qui vivent dans ces situations là.

Donc on peut pas prendre des exemples isolés parce que certains sont devenus chefs d'entreprise. Pardonnez-lui pardonnez-lui de faire part de son expérience. que je veux dire, elle était pas venue là pour ça d'ailleurs. Elle était venue là parce qu'elle a un commerce qui a été sacé. C'est juste qu'il faut que nous-même on soit vigilant à ne pas opposer des situations parfois exception pas, c'est son expérience de pas d'opposition, c'est-à-dire à ne pas donner le sentiment à certains que ils se battent, ils essayent de s'en sortir et que s'ils ne s'en sortent pas, c'est parce que eux le veulent.

Non, non, je pense non, je je pense non mais je ne pense absolument pas non R je je ne suis absolument pas d'accord avec vous. OK. Euh enfin c'est mon exemple, c'est mon expérience, c'est votre expérience, c'est l'expérience de de centaines de milliers d'autres personnes. Moi aujourd'hui, je ne suis pas dans un discours où j'oppose des expériences de vie. Je raconte juste mon expérience de vie à moi. Je dis simplement que aujourd'hui, OK, la misère ne doit jamais amener à la terreur personnelle. On est on est d'accord là-dessus. Moi moi c'est ce que moi c'est c'est c'est ça mon discours. C'est ça c'est mon message. Mais il faut juste être vigilant pour ne pas renvoyer cette image.

Et et je veux vous dire quand vous voulez construire un pays, soyez d'abord en harmonie. Si votre quotidien ne vous permet pas, on dit pour pouvoir réfléchir correctement, il faut déjà avoir le ventre qui soit rempli avant de réfléchir correctement. Alors Ravière, notre tenant d'un café qu'on a pas entendu depuis longtemps. Puis Ruben, si je vous promets que je vous redonne la parole. Oui. Je sais pas si ça sert à grand-chose mais comme on dit ici en France, j'étais en s coulotte quand je suis arrivé ce pays dans ce pays. C'était quand ? En 2006, c'est mois de septembre. Ça fait 20 ans bah enfin 20 ans et un mois à peu près que presque.

Je suis arrivé ici, c'était un peu bon bah avec vous êtes arrivé de votre Catalogne natale ? Oui oui oui oui. Je suis arrivé ici avec deux sacs avec mes vêtements et une main devant et une autre derrière. Pratiquement, c'était ça. Je parlais pas mot français, sans famille, sans amis, euh sans réseau, sans rien. Je veux dire, il y a eu des moments que j'ai souffert, hein. Dire, je vais pas vous mentir, je me suis trouvé un peu à la ramasse mais euh avec beaucoup de volonté, j'ai trouvé un travail même si on presque pas parler français. J'ai Quel a été votre premier travail ? Bah, j'ai travaillé dans un restaurant. Je ramassais les assiettes de la cuisine qui m'ont fait en petite carte.

Là, on va dire les numéros de chaque table, ils m'ont sorti en ticket. Oui, d'accord. Et c'est one et avancer, il a courir quoi. Vous vous sentez il y a nettoyé des casseroles. J'ai fait tous les métiers exception 3 que je sais pas si je peux le dire à la télé mais en tout cas j'ai pas été encore astronaute. J'ai j'ai pas encore été astronaute. Euh prostitué et prêtre je crois parce que tout le reste j'ai presque fait tous les métiers pour gagner ma vie.

Honnêtement hein, quand quand vous entendez non pas les positions parce qu'encore une fois elles sont parfaitement conciliables, mais les les ressentis pour employer un terme à la mode de Rost et de Jimyima, vous vous y retrouvez plutôt chez l'un, plutôt chez l'autre ? Alors, je enfin ça c'est quand son parcours de vie, son histoire, la mienne, ça a été un peu je sais pas comment dire si c'est l'inconscience ou la force de volonté. Je voulais venir ici pour apprendre le français pendant un an, je dis bon au moins il y aura quelque chose de positif parce que je tournais comme un borique, c'était la même chose mais en Espagne mais encore moins d'opportunités.

Bon ben, j'ai pris mon destin en main, j'ai bien qui j'ai ouvert cette porte et au principe bon bah je dire le lien au main donc j'ai le première année avec le peu que j'avais donc j'ai je me suis payé comme j'ai pu euh avec mes moyens donc l'Alliance française j'allais euh 12h 4h par semaine avec les moyens que je pouvais me permettre bien entendu beaucoup d'heures de bibliothèque j'ai appris à parler français d'où moi j'avais le niveau B de français à peu près donc contre nettoyer des pars les restaurants et tout. Après, j'ai j'ai fait formation commerce international. J'ai commencé comme ça à 7h du matin jusqu'à 16h à l'école.

Ensuite à 18h, j'ai enchaîné un restaurant jusqu'à 2h du matin. Ensuite ensuite ensuite ensuite je me suis trouvé qu'ils ont fermé le restant où je travaillais. J'étais au chômage, je faisais je suis devenu à moitié. Tu pas le droit à lappare he c'est ça oui bah moi j'ai jamais été là en attendant que quelqu'un me frapper à la porte et qu' me donne quelque chose. Mon père quand j'étais gamin, il m'a dit voilà dans cette maison, il y a ce qui étudient et ce qui travaillent les feignons n'existent pas donc on n'a pas le choix donc il faut bien se débrouiller.

Donc après à force de temps donc une jour que c'était déjà la dernière goutte qui me restait de mes moyens j'ai rentré le resto le bar là que je tiens maintenant et j'ai commencé à faire des extraits. Ensuite il m'ont engagé comme serveur. Ensuite, j'ai pris une gérance libre et j'ai fini par l'acheter et ça fait 16 ans que je suis là. Donc c'était pas gagné d'avance parce que c'était un endroit qu'en 3 ans, j'étais le 5e qui avait pris cette affaire. Donc et maintenant j'ai encore une autre société de ser en plus. Donc j'essaie de me débrouiller comme je peux pour avancer. Donc un beau parcours. Je sais pas mais tous les gens je je voulais dire juste une chose qu'il faut persévérer.

Avant d'avoir réussi quelque chose, j'ai eu beaucoup d'échecs et ça personne le sait. C'est moi qui le sais parce que je l'ai vécu. Mais il faut jamais désespérer ni baisser quand on est dans un combat de box, il faut jamais baisser sa garde parce que c'est là où tout la prend. Donc il faut toujours résister, persévérer, y aller de l'avant. Faut faut regarder encore. Voilà, faut regarder s'il va sur salon au cinéma et ça donne des sa rien mais la pire récolte c'est celle que l'on s'aime rien là. Tu es sûr que tu vas rien récolter un peu plus de confiance en vous et tôt ou tard il y a toujours une opportunité qui se présente et c'est là au moment qu'il faut être.

qu'on l'inspiration tarif qui te trouve en train de travailler. C'est là où il y a les opportunités, il faut les créer. N'abandonnez pas. Vive les Catalans Rubens. Et puis on accueille Jérôme Gage. Oui, je voulais revenir sur certains propos parce que je suis très dérangé, je trouve ça assez dangereux de penser et de dire que on peut obtenir des choses par la révolte, par la désobéissance parce que actuellement nous sommes en démocratie. Donc, il existe un cadre pour s'exprimer, pour faire entendre sa voix, pour porter des revendications. Euh voilà, il y a des il y a une diversité de partis politiques qui existent euh qui porte plein de propositions.

Euh donc, il y en a certaines, par exemple dans le cadre des des mobilisations lycéennes qui peuvent porter des revendications communes. Euh et chacun euh a la liberté que s'exprimer au aux différentes élections. Je trouve ça dangereux parce que s'opposer à la fait en fait c'est une opposition à la démocratie parce que finalement c'est ne pas respecter ce que la majorité des Français ont décidé que de vouloir se révolter pour faire passer ses propres revendications qui ne sont pas passées par les élections.

Donc il y a des choses à revoir évidemment, il y a des choses qui ne qui ne fonctionnent pas bien mais si on parle par exemple des des lycéens et des étudiants, bien il y a pas mal de questions locales sur par exemple le planning, sur plein de de choses liées aux infrastructures qui peuvent être aménagées dans les universités, dans les lycées qui sont votés via les instances en interne de ces établissements. Pour autant, la participation dans des élections étudiantes dépasse très rarement les 10 %.

Donc avant de vouloir se révolter ou créer de la désobéissance, ce serait peut-être déjà intéressant de s'exprimer très largement à travers les instances qui existent parce que les lycéens et les étudiants savent que c'est c'est pas comme ça qu' enfin que ça veut rien apporter que ça va rien changer. C'est c'est fait que demander. Ça fait des années qu'on demande des emplois du temps allégé. Ça fait des années qu'on demande des mais enfin c'est je trouve ça fou devoir demander quand même des plafonds qui ne s'effondrent pas. Enfin, normalement ça devrait être du très peu de lycée. Évidemment, il faut le régler très vite. Ah oui, ben c'est pas réglé, c'est bien ça le souci.

Mais c'est dans très peu de lycée quand même. Il faut être assez réaliste. Non, les salles de classe à 40, c'est pas dans très peu de lycée. Euh, les salles de classe à 40°, c'est pas dans très peu de lycée. Les salles de classe à 10°gr l'hiver, c'est pas dans très peu de lycée. Non, dans certains lycées, il y a un manque de moyens. Ça c'est personne dit le contraire. Et mais en fait, il existe des instances en démocratie. C'est pas par la révolte et en mettant les rues à feu et à son qu'on va régler quoi que ce soit. Jérôme Gedge, le député socialiste, nous rejoint à son tour. Bonsoir Jérôme Gage, député PS de Lesonne.

Évidemment, on vous a remarqué dans les récents débats de la primaire de la gauche, enfin d'une d'une partie de la gauche. Alors, vous êtes un élu de banlieu parisienne, vous êtes un élu de laisson. Votre carrière politique s'est déroulée dans les quand on a parlé de ces violences, de ce qui s'est passé samedi, dimanche, on en revient là, on a envie de connaître vos regards, vous avez parlé de crétin décérébrés qui déroulent le tapis rouge ORN. C'est l'impression dominante que vous ont laissé ces pillages, ces émeutes. Évidemment, évidemment.

Je peux pas avoir de la la moindre sympathie pour quelqu'un qui considère que pour quelque raison que ce soit de l'amusement, de l'excitation, euh de la cupidité euh même des arrière-pensées politiques, de se dire qu'il faut aller euh détruire des bâtiments publics, euh des commerces, des logements, semer de l'inquiétude, de la terreur dans les rues de Paris. J'ai aucune sympathie pour ceux qui font ça. Je j'ai je respecte infiniment celles et ceux qui manifestent. C'est un droit constitutionnel de s'exprimer dans le pays et de revendiquer, d'obtenir des avancées sociales.

Vous l'avez souvent dit dans l'échange ce soir que il y a eu des rapports de force pour obtenir des avancées dans ce pays, dans l'histoire sociale et politique de ce pays. Il y a eu des manifestations, il y a eu du rapport de force qui parfois ont même débordé sur de la violence mais à aucun moment il y avait cette sentiment de gratuité qu'on voit dans beaucoup de manifestations depuis une quinzaine ou une vingtaine d'années qui sont pour moi révélatrices d'un mal-être qui doit questionner l'ensemble des de la société, les responsables politiques, mais l'ensemble de la société.

Pourquoi à un moment donné on est dans un tel niilisme, une telle faiblesse de la confiance dans l'avenir qu'on se dit "Et ben ouais euh il faut que j'ai le téléphone portable, il faut que j'ai la paire de basket et comme j'arrive pas à l'avir euh et ben je vais aller la piquer et cetera." Donc j'ai aucun respect pour ça. Voilà. Moi je je la politique, ce que vous avez fait ce soir, enfin je tiens à vous le dire, j'ai j'ai suivi une partie de vos échanges. Je c'est quand même un pays formidable. On peut ne pas être d'accord. Bah, on débat, on discute, on confronte.

C'estàd c'est pas la grande confrontation, ça devrait être la grande coopération parce que avec des gens avec des positions diverses, on devrait trouver le chemin. La grande confrontation Non, mais c'est pour ça mais ça me va bien la grande confrontation des idées. Non, mais on a l'impression, c'était un peu polycémique, pardonnez-moi le terme, mais cette idée que dans le pays, il peut aussi y avoir une confrontation d'une partie de la société qui ne croit plus justement au cadre commun dans lequel on peut évoluer ensemble. Franchement, vous l'avez dit plusieurs dans le débat ce soir, ce pays, il est quand même formidable. On se rend pas compte de la chance qu'on avre d'être français.

Franchement, on s'en rend pas compte mais parce qu'on a ce tempérament raleur, rousse péteur et qui veut aller de l'avant. En ce moment, je vais vous dire, on a plus besoin d'être ensemble face au péril qui nous menace collectivement les uns et les autres.

G ça a été évoqué il y a quelques minutes face au réchauffement climatique on a plus intérêt c'est c'est notre peau qu'on est en train de jouer face à la colonisation des des grandes boîtes numériques qui nous piquent nos données matin midi et soir on a plus intérêt à être ensemble face aux inégalités on a plus à débattre et à échanger ensemble et à trouver des points de compromis pour trouver la bonne solution dans les mois et dans les années qui viennent personne pourra avoir raison tout seul dans ce pays même la démocratie qui est un peu la tyrannie de la majorité celui qui aurait 50 plus une voie, il peut imposer sa position à tous les autres.

Même ça qui est un principe démocratique qui est respectable, je pense qu'il faut qu'il en sorte, qu'on en sorte un petit peu et qu'on soit capable de se dire écoutons-nous les uns et les autres. Il y a des histoires personnelles, collectives qui sont toutes respectables et qui font ce pays. Et tout à l'heure quelqu'un disait c'est ça veut dire quoi être français et cetera. Moi, c'est un projet politique s'appelle la République. C'est un projet dans lequel on essaie de faire vivre l'égalité, la liberté, la fraternité. Alors, c'est pas que des mots, c'est essayer de les incarner dans le quotier. Et ça marche pas tout le temps. Ça marche pas tout le temps.

Essayons de trouver la solution ensemble. Il y a une tradition à gauche qui revendique quand même une forme alors ceux qui sont les opposants disent d'excuses mais de compréhension de la violence lorsque en toile de fond il y a des situations difficiles. Non, ben je alors pour le coup des maturités de la gauche dans son histoire. il pouvait y avoir une tentation de la violence, en tous les cas une partie de la gauche. Et ce qui fait la ligne de délimitation aujourd'hui, c'est en effet de ne pas céder à la tentation de la violence. Voilà, pour moi, c'est crucial parce que si on légitime la violence d'un côté, alors on l'accepte de l'autre.

et et le mot a été utilisé plusieurs fois, vous rendez compte, on utilise le terme de guerre civile. Il y a quelques années, on aurait pas envisager le terme de guerre civile. Il y a des lignes de fracture qui existent dans notre pays évidemment, mais si on en est réduit à penser que c'est la confrontation et la victoire d'un camp sur un autre, la guerre civile, enfin, il y a des gens autour de la table, j'ai entendu, qui viennent de pays qui ont connu des guerres civiles, qui savent ces dernières années ce que ça signifie la guerre civile, c'estàdire les la violence physique et au-delà l'espèce d'hégémonique, ça signifie d'un camp qui l'emporte sur l'autre.

Donc des lignes de de de désaccord, qu'on doivent les traiter ensemble, évidemment, c'est la politique qui doit régler ça. Alors, je je plaide pour un mode de fonctionnement qui déçoit beaucoup. Je vais pas vous dire le contraire. Évidemment que ça déçoit la politique, qui doit être la dispute apaisée, qui doit être la capable la la capacité de construire des compromis. Parce que encore une fois, moi je suis convaincu depuis un moment, j'ai pas toujours été sur cette ligne, j'ai avancé, j'ai peut-être vieilli, tout ce que vous voulez, peu importe. Mais l'idée qu'on peut avoir raison tout seul et que winner Tex comme on dit c'est celui qui a 50 % ben il impose sa ligne à tout le monde.

À forceurie quand il y a plus de winner à 50 % ça existe pas aujourd'hui la vie politique et on le voit il y a des tempéraments, il y a des positions qui sont un peu figées. Ça nous oblige un peu à discuter ensemble. on sera obligé de le faire dans les mois prochains. Mais quand vous dites c'est dérouler le tapis rouge au Rassemblement national, c'estes pillages, ces émeutes par exemple, est-ce que ça n'est pas une façon de constater une forme d'impuissance publique ? Et on peut dire bah c'est Emmanuel Macron mais enfin ça date pas d'Emmanuel Macron qu'on le défende, qu'on l'aime bien ou pas. Ça date pas de lui. Et la montée de ses violences ne date pas de lui.

Est-ce que ça n'est pas constaté une forme d'impuissance publique ? que vous revendiquez. Quand je dis le camp que vous revendiquez, je parle pas du Parti socialiste, je parle de de ce qu'on pouvait appeler autrefois un certain cercle de la raison, c'estàdire les non populistes. Je n'aime pas l'expression de cercle de la raison et je pourrais de manière un peu pavlovienne vous répondre. En effet, oui, c'est la faute du pouvoir en place et cetera. Assurément, d'abord quand on est en responsabilité, il faut assumer les échecs. Il y a eu un échec dans le maintien de l'ordre ce weekend, c'est assez incontestable. il faudra qu'il soit étayé. Mais c'est un peu paresseux de s'en tenir à ça.

Euh dans dans une des interventions il y a de longues minutes, Atlantis disait tout à l'heure euh tout ça euh ça abîme enfin c'est c'est c'est contraire à ce qui fait euh ce qui fait notre pays. Je on a on a des désaccords mais cassés comme ça et oui ça déroule le tapis rouge au Rassemblement national incontestablement. C'est ce que vous disiez dans votre dans votre vidéo coup de gueule. Euh mais parce que c'est évident dans une société où l'image est aussi déterminante et bien l'aspiration à l'ordre euh est assez mécanique après des images de cette nature. Et moi, je peux pas me résoudre à ça.

Je je suis obligé et c'est pour ça que euh avant, pendant et après, enfin le discours que je tiens aujourd'hui, il est pas lié à ça. Je tenais le même discours euh au moment de la mort de Naël, tuée par un policier. où évidemment il fallait avoir de la justice, il fallait avoir de la sanction et cetera, mais ça passait pas par le fait de brûler des centres sociaux, des MJC ou des des des antennes de la police municipale, c'est-à-dire ceux des services publics qui sont précisément destinés à corriger les inégalités dont sont victimes les habitants de ces quartiers-là et de la banlieu dont je suis l'élu aujourd'hui.

Je veux dire, c'est à un moment donné euh on on peut pas sier la branche sur laquelle on est assis. Ceux qui aujourd'hui s'inquiètent de la progression d'une approche identitaire du débat public, et bien c'est terrible. Mais en faisant ça, en étant filmé pire en se filmant soi-même dans une sorte de fierté revendicative en disant "Mais je suis content d'avoir dépouillé un magasin et euh d'avoir péta un un magasin de de de fringues de luxe." Ils se rendent pas compte qu'ils sont pas en train de lutter contre les inégalités.

Moi, je préfère m'attaquer à euh l'injustice fiscale qui fait que telle ou telle grande entreprise ne côtise pas suffisamment au financement des services publics plutôt que ça ça c'est le conservatisme qui marque des points face à des situations comme ça. Et quand pour rebondir encore sur un des points qui a été évoqué, Mathieu Sama disait "On est sensible à certaines formes de violence, on est insensible à d'autres formes de violence qu'on a du mal à distinguer par exemple des logements insalubres ou par exemple des conditions sociales ou professionnelles trop difficiles. Est-ce que vous vous adhérez à cette idée qu'on peut mettre ses violences un peu sur le même plan ?

Non, je le dis à Mathieu Sama, le combat contre la violence de certaines situations, l'habitat insalubre, l'indignité de l'accueil des personnes âgées dans des épades le soir où il y a que deux salariés pour s'occuper de 80 personnes, la violence que signifie l'inégalité dans des établissements scolaires où il y a des profs qui sont pas remplacés. Tous ces dysfonctionnements de la société ne peuvent pas justifier conceptuellement que pour y répondre, on fasse à on légitime la violence. Parce que dans cette loi du plus fort qui est la violence, c'est la fin du cadre commun.

Parce que si vous légitimez la violence fus pour des bonnes raisons, c'est un peu ce que parfois on nous dit, alors comment vous faites pour vous opposer à la violence pour de mauvaises raisons ? Celle qui sera autoritaire ? celle qui sera dictatoriale, celle qui sera raciste, celle qui sera xénophobe. Il y a un moment quand on s'aide sur un principe, après on n'est plus entendu pour dire "Ah oui, mais c'est pas la même violence celle que un gouvernement fasciste mettrait en place et celle que moi dans ma pureté idéologique j'estime légitime." La politique, c'est des principes et c'est des valeurs. Moi, c'est ce que j'ai mis sur la table beaucoup dans le débat public.

Ça m'a valu beaucoup d'inimitié mais on commence par les valeurs. Après, on peut débattre de tout. On peut se pouiller la tête, on peut être pas d'accord sur trop d'impôts, pas assez d'impôts, de services publics, de de ceci, de cela, de droits supplémentaires. Mais si le cadre dans lequel on est préparatoire par à la guerre civile que j'ai éévoqué tout à l'heure, encore une fois, je vous redis, vous récusez ce mot. Non mais je c'est pas que je le récule. Non mais la crainte c'est vous voyez quand j'entends dans un débat trois ou quatre fois des gens parlerai de guerre civile pardon mais il y a 3 ans, il y a 5 ans, il y a 10 ans un peu au moment des gilets jaunes ça avait été évoqué.

Oui mais c'est ça qui se passe. Mais vous vous rendez pas compte c'est pas une blague parler de guerre civile. On est dans un pays qui a connu un historien qui utilisait le terme de fièvre hexagonale, c'était Michel Vinc. On peut avoir ces moments de de prite de de de de grande tension dans le débat euh politique, mais la guerre civile euh on l'a pas connu fort heureusement en tous les cas ces 50 dernières années ou ces 80 dernières années et vraiment faisant gaffe. Si on l'a connu dans les moments essentiels au moment de la décolonisation, on a été dans des situations de près guerre civile ou de guerre civile possible.

Mais franchement encore une fois, il y a un truc qui nous préserve, c'est la politique et c'est la dispute apaisée. Après, assumons cette confrontation et je redit ce que j'ai dit tout à l'heure dans cette confrontation qu'on est l'humilité et moi j'essaie de l'avoir de penser qu'on peut pas avoir raison tout seul, qu'on peut pas imposer sa position à l'autre. Dans la période, tout est polarisé. Tout pense que tout le monde pense, les réseaux sociaux, ils contribuent. On parle avec des gens qui pensent la même chose que vous, dans des sorte de safe zone et donc tout se polarise.

Et donc la nuance qui est nécessaire pour trouver des solutions, la nuance ça veut pas dire être mou hein, ça veut pas dire être euh dans le renoncement, ça dit juste qu'on respecte les uns et les autres. Mathieu à vous répond mais Mathieu SLAM a simplement une question préalable. Parfois vous pouvez penser que vous n'avez pas raison. Bien sûr, je m'en mets en question tout le temps. Vous savez, je vais faire une déclaration ce soir importante. J'étais de droite il y a quelques années et je suis venu de gauche en me remettant en question justement à travers tout un tas de de d'expériences, de lecture, de discussion et cetera sur les violences.

Alors donc c'est un cheminement qui m'a amené à ça. Justement, je me suis constamment remis en question. Euh justifier les violences ? Évidemment non et je l'ai dit, je ne justifie rien. En revanche, en revanche, votre discours qui consiste à dire il ne faut surtout pas comprendre la situation actuelle, comprendre comment on en est arrivé là. Ça c'est une erreur et je pense que c'est une erreur que la gauche a fait.

J'ai pas pardon, j'ai pas le sentiment d'avoir dit ça que il faut s'attaquer, moi je suis vous savez un réformiste radical qui considère qu'il faut s'attaquer radicalement au sens étymologique à la racine des mots et et et je n'ai pas d'état d'âme, on est éidalement d'accord et le drame aujourd'hui c'est que c'est pas le cas. En revanche, juste vous trompé sur un point, je pense dans votre analyse, c'est que vous faites les loges de la nuance du consensus. Je vous rétorquerai une première chose. D'abord face à la montée de l'extrême droite. Moi, je ne cherche pas à faire de consensus avec l'extrême droite. Je la je la combats intégralement, philosophiquement, moralement et cetera.

Il y a aucun consensus possible face à cette montée là qui est extrêmement inquiétante dans le pays. Euh et d'autre part, vous ne voyez pas aussi la demande de radicalité à gauche. Euh le fait que la situation est radicale. On parlait du du réchauffement climatique et l'inaction climatique, c'est radicale. La pauvreté c'est radical. Les discriminations, le racisme, l'homophobie, la transphobie et cetera qui explose dans le pays, c'est radical.

Et quand on voit la jeunesse aujourd'hui dans la rue qui euh revendique ses droits euh à travers tout un tas de slogans euh euh et qui se politise aussi de cette manière, il y a une demande de radicalité et j'ai l'impression que votre discours, il a un peu 30 ans 40 ans de retard. Je suis désolé de vous le dire. Euh je pense que ce discours ne parle plus à la jeunesse du pays qui a besoin de radicalité, de radicalité non violente évidemment, mais de radicalité face à la radicalité de la situation sociale et écologique qu'on vit aujourd'hui. Jérôme G.

Non, je veux répondre à Lola Fleur et en même temps à monsieur Sama qui m'ont interpellé en disant comment on répond à cette à ce besoin de radicalité. Moi, j'ai pas renoncé à la radicalité au sens, je vous le redis, de s'attaquer sans au à l'origine des mots mais sans être dans une sorte de yakaca faucon un peu irénique. Tout va bien se passer et on rass gratis. Voilà, parce que il y a un principe de réalité. Voilà, moi j'étais président de département, je vous prends un exemple. Vous disait comment on vous parliez des discriminations. Alors je c'est concret les discriminations, elles abîment le pacte républicain.

Et on peut pas dire à une partie de la jeunesse française tout va bien se passer. Jouez le jeu, passez les concours, euh faites les études et vous allez par contre vous retrouver avec vos CV que vous envoyez et vous trouvez pas de boulot ou une demande de logement que vous trouvez pas. Là, il y a des réponses radicales qui sont pas mises en œuvre. Dans ce pays, il n'existe pas une politique de lutte contre les discriminations. Dans mon département, j'avais les recrutements au département, on avait fait le CV anonyme c'est un CV dans lequel le nom, le prénom de la personne n'apparaît plus.

Résultat, 35 % des personnes avec des noms à consonance étrangère accédai à l'entretien d'embauche de plus par rapport à l'année précédente. Voilà. Et ben je moi je regrette aujourd'hui que à l'échelle nationale, on n'est pas une politique de lutte contre les discriminations où on fait du testing, où on fait du CV anonyme, où on a une politique pénale qui sanctionne les discriminations parce que encore une fois ça abîme le pacte républicain. Je dis pas que ça justifie quoi que ce soit de gens qui sont en colère mais je dis que ça les plombe dans la confiance qu'on a dans la règle du jeu qu'on leur a demandé de respecter.

pour toutes celles et ceux qui sont là et qui à qui on dit passez vos concours et vous allez réussir mais rapidement s'il vous plaît parce qu'on approche la conclure l'eau, la fleur et Benjamin. Moi je vais vous dire enfin parce que j'ai entendu beaucoup de détestation de la France.

pour cetteour parce que justement on aime laance parce que nous on s'assoit on est posé sur place de la République on est ass avec les drapeaux français et on chante la Marseillaise on est là on chante la Marseillaise on est assis et on se fait d'ailleurs charger par les policiers je tiens à le souligner Ah non je je tiens juste à rappeler les faits donc qu'est-ce que qu'est-ce que vous auriez fait nous pour les Bah oui j'aime la France oui évidemment que j'aime la France et qu'est-ce que donc parce que nous nos revendications elles sont très clair enfin je parle là pour les les étudiants les lycéens, qu'est-ce que vous auriez fait ?

Je vais vous dire une chose concrètement est-ce que est-ce que vous donnez les 10 milliards Non mais déjà pour montrer qu'on se pose pas les uns les autres, moi j'aime les flics et j'aime les lycéens et que c'est possible les de le dire les deux ensemble parce qu'on a besoin des deux. Vous savez quoi ? parce que les deux c'est un service public et les lycéens ils font un truc formidable se mobilise pour la défense de service. Donc oui, il y a besoin de moyens supplémentaires. C'est 10 milliards.

Je sais pas si c'est 10 milliards, si c'est 8 ou 12 mais en tous les cas public il est à l'os comme est à l'os de l'hôpital et comme d'une certaine manière ce qui s'est passé ce weekend nous montre qu'il y a peut-être moyen peut-être besoin de moyens supplémentaires y compris pour les forces de sécurité. Il faut plus d'effectif. Ça je suis vraiment d'accord. Moi je vous le dis. Je suis pour plus de formation. Oui, juste moins de LBD. Quelqu'un quelqu'un nous posait la question tout à l'heure c'est quoi être français ? On a quelques piliers dans l'identité républicaine. On a les services publics, on a la laïcité, on a le principe d'égalité et on se rejoint tout sur ça.

Après, c'est les modalités. Vous pouvez dire "En effet, moi je suis pas d'accord avec la doctrine de maintien de l'ordre en ce moment." Donc, je peux dire dans la même phrase, "Je soutiens les policiers par principe parce qu'ils sont les garants de l'ordre républicain. Mais comme toute politique publique, je questionne la doctrine de maintien de l'ordre.

avecus LBD dans le mtien de l'ordre dans ma jeit de mtien de l'ordre et je sais les interrogations avaz fait mais j'en ai fait parce que dans mes un moment enfin je vous raconterai ça dans vous étiez stagiaire dans la police non j'ai été directeur de cabinet d'un préfet quand on est stagiaire de l'énat pendant quelques semaines directeur de cabinet et j'ai fait du maintien de l'ordre et j'ai appris sur le tas qui était les contraintes du maintien de l'ordre et après comme élu local et président de département j'ai évidemment beaucoup travaillé avec les préfets.

Donc j'ai infiniment de respect parce que l'ordre républicain c'est pas un gros mot, c'est le cadre dans lequel on peut les uns et les autres vivre. Voilà, s'il y a pas d'ordre républicain, c'est la loi du plus fort et basta. Alors si vous êtes une femme, vous êtes moins forte qu'un mec barraqué. Si vous êtes un enfant, vous êtes moins fort que truc. Donc on a besoin de l'ordre républicain. Bah Benjamin justement euh je vais répondre à deux trois points. Je vais essayer de le faire rapidement déjà sur le fait que il y ait des problèmes dans la jeunesse, qu'il y ait des préoccupations, qu'il y ait des angoisses qui sont sans doute légitimes. Là n'est pas le sujet à mon sens.

Notre urgence est sécuritaire et la seule question qu'on doit se poser, c'est est-ce que ce qui est mis en avant de la revendication et que je peux tout à fait entendre, est-ce que ça ça justifie encore une fois qu'on pète leur boutique et qu'on va tuer mes collègues ? Ça c'est la base à reposer. Ensuite que la jeunesse française n'est pas la priorité.

Voilà ce que je dis c'est que ce que vous revendiquez ne justifiera jamais qu'on est cramé ou qu'on ait effracassé leur boutique ni qu'on balance des cheminées la tête de c'est très malhonnête en fait de de faire aller au second point si vous me permettez relativement patient j'ai entendu beaucoup de choses pour répondre à monsieur Gadge est-ce que on est en train de devoir se questionner sur le schéma national du maintien de l'ordre il y a des tas de questions à se poser sur le schéma du maintien de l'ordre en revanche ce à quoi on assiste ce qui fait qu'il y a tant de blessé chez mes collègues c'est pas du maintien de l'ordre c'est du rétablissement de l'ordre c'est pas de la manife c'est des violences urbaines donc c'est l'impunité Donc c'est le laxisme, donc c'est la carence éducative, donc c'est l'incapacité d'un système à punir.

Tout ça peut être questionné. On a le droit de le question. Les casseurs c'est c'est une chose. Non mais les casseurs c'est une chose. Arrêtez arrêtez un peu. Les casseurs c'est une chose. D'accord ? Les gens les jeunes qui manifestent pour leurs pour leur avenir la majorité il y a eu des centaines de milliers de gens qui sont descendus dans la rue. Il y a eu énormément d'endroits où vous aviez des des ordes de de personnes qui étaient là avec en frayant un chemin, en applaudissant les pompiers et cetera. Il y a eu des belles images pendant cette manifestation.

aussi il y a quelques individus, excusez-moi, pour moi, ce sont des gros cons qui desservent justement la cause et donc et qui ont donné les raisons à certains politiques qui n'attendaient que ça pour justement stigmatiser toute une partie de la population et le discours de certains politiques qui n'attendent que ça. Aujourd'hui, on en a ral bol que ça soit instrumentalisé. Les politiques sont défaillants aujourd'hui. La jeunesse, moi je suis tellement heureux de les voir parce qu'on les a stigmatisé. On a dit qu'ils étaient avec leur portable qu' ainsi ainsi de suite et aujourd'hui ils sont en train de montrer que ils veulent de on réclame de l'éducation et on leur visage de jeunesse.

Je suis d'accord avec vous mais le coup de mat c'est là que vous vous voilà vous aviez très bien commencé vous terminez très mal parce que pol mais parce que la réalité c'est pas ça la réalité c'est la violence dans la vie et votre discours vous pouvez pas le passer devant des gens qui souffrent comme ça vous répondre un peu ce que je vais en fait dernier mot dernier mot il faut impérativement qu'on revienne à une chose fondamental soit on se dit qu'on veut construire la République ensemble OK une société. Je alors l'histoire du vivre ensemble et tout ça, je crois que maintenant il on est on est loin de ça, mais au moins faisons société ensemble.

Ça veut dire que on doit je te demande pas de m'aimer mais tu dois me respecter. Mais j'ai rien contre et respecter. Non mais non, c'est une expression, c'est pas vous.

à vous directement parce que d'ailleurs je me permets pas de vous tutoyer mais voilà c'est important cette fracture elle est aussi d à des médias qui opposent les gens les uns aux autres en permanence et ces gens-là font du mal et moi je le dis le jour où ça va partir en vrai s'il y a vraiment la guerre civile moi je vais pas aller taper sur d'autres français hein tous ces gens-là là qui ont passé leur temps justement à nous opposer les uns aux autres on va aller les chercher dans leur tour d'ivoire qui le prennent c'est pas une menace c'est un avertissement on se mettra ensemble pour aller les chercher dans leur tour d'ivoire. Attendez, attendez, attendez.

La liberté de la presse, c'est aussi un principe qu'on peut défendre. Oui. Passe leur temps à vouloir la la guerre civile le jour où ça viendra. Et du coup, on peut physiquement aux gens. Ça aussi ça vous dér Mais merci à vous deux. Attz, la manière d'aller chercher les gens, la manière d'aller chercher les gens, ça s'appelle le vote. Voilà. Et je le dis, ça peut paraître old school, je sais pas comment vous avez dit, avec un peu de retard, mais je sais pas comment faire autrement que de dire que les débats se tranchent par le vote.

Alors, vous pouvez me dire "Ouais, mais bon, on a tellement été déçu ces dernières années et je mets pas de borne temporelle." Donc, vous voyez, ça peut être et la droite et la gauche que on n'y croit plus. Mais on n' pas d'autres moyens de de régler les différents et les débats qui traversent la société que celui du vote. Et donc moi, j'espère que on aura un débat démocratique et que tout le monde s'en parlera. Merci beaucoup Jérôme Gu d'être venu nous voir et d'avoir joué le jeu du débat. Mais vous voyez finalement il y a quand même pas mal de terrain d'entente et de bonnes volontés tous et vous étiez un peu au cœur d'ailleurs de cela Jérôme Gige. Merci à vous.

Ben le moment est venu, il est déjà tard de conclure cette émission. Et alors pour la conclure, ça sera pas une surprise si vous nous avez écouté depuis le début, euh quelqu'un de la presse internationale nous rejoint parce que il faut le rappeler, on va voir quelques unes de presse mais depuis 48 he la France fait la une de quasiment toute la presse internationale. Regardez euh là c'est le Washington Post. Partout ces images s'affichent dans la presse américaine, dans la presse européenne, ici le Guardian. Venez Paolo euh dans la presse espagnole, dans la presse, on va découvrir tous ces titres et c'est à Paolo Lévi, on va revenir maintenant plus serré.

Euh c'est [grognement] à Paolo Léviille qu'on a demandé de conclure cette émission. Bonsoir Paolo. Donc vous êtes Quelle responsabilité David ? Ah une lourde responsabilité là. Là ça impossible de vous défiler. Vous êtes correspondant italien en France pour l'agence de presse Ansa. C'est l'agence de presse nationale. Exact. Donc ni de droite ni de gauche parce qu'on sait qu'en Italie souvent les médias sont très marqués. On cherche d'être les à mi-chemin d'être faire notre métier avec honnêteté de de représenter un petit peu toutes les voies en itali. Alors quel double regard portez-vous sur les événements du weekend ?

cette France, cette pauvre France dit certains, qui fait la une de la presse internationale et sur le débat qui a eu lieu ce soir sur cette situation justement. Mais et disons que que les deux dimensions voilà, il y a un périscopage dans le sens que ce que j'ai vu que j'ai eu moyen de de voir ces derniers jours dans les rues à Paris et ailleurs euh voilà et un petit peu une situation que qui est dangereuse parce que il y a vraiment deux dimensions que j'ai vu. J'ai participé et aux manifestations autorisées, par exemple celle qui est partie de la place de la République vers la place de Clichi où j'ai vu une magnifique jeunesse française qu'on croyait.

On avait décrit comme une jeunesse qui devait être perdue dans les écrans de téléphone, qui ne battait plus le pavé, qui ne s'investissait plus. Et ben pas du tout. J'ai vu des pancartes brillantissimes pour écrire certains slogans. Il faut il faut de la matière grise dans la tête. L'autre soir, je faisais une promenade après les manifestations Vers le Sacré Cœur et j'ai trouvé une pancarte par terre. Elle était trop belle. Je l'ai ramassé parce que ça faisait un beau souvenir et c'était à long enfants de de la patrie. Alors pourquoi on matraque des gosses ?

En une petite phrase, il y avait toute cette contradiction entre un hyne national qui depuis la les siècles incite la jeunesse quelque part à lutter pour ses droits et cetera et de l'autre voilà cette image des étudiants matraqués. Donc d'un côté cette France de la jeunesse qui à mon avis est absolument dans une position à défendre, légitime à écouter parce que c'est eux qui nous montrent la voix, c'est eux qui qui sont aujourd'hui l'étoile polaire qui nous disent il y a quelque chose qui ne va pas et de l'autre cette France bien plus sombre des émeutes qui à mon avis n'a rien à voir avec la jeunesse.

Mais ces deux Frances en les regardant bien en fait, elles nous disent au fond la même chose ou s disent pas la même chose, elle nous lance à tous un signal d'alarme. [raclement de gorge] C'est-à-dire les jeunes avec leurs pancartes qui ont les paroles pour encore heureusement pour s'exprimer qui nous envoie un message pour nous dire aidez-nous et cette autre jeunesse cagoulée perdue qui est complètement désormais a perdu dans cette violence déchaînée qui probablement ne trouve plus même plus les mots pour exprimer ses propres frustrations.

Parce que quand on en arrive à voir ces scènes en dans une ville comme Paris qui est quand même une des villes les plus belles du monde, quand même on a une chance incroyable. On se rend pas compte de la chance qu'on a déjà d'être né ici en France, en Europe, déjà d'être né dans l'après-gerre. Euh disons tout cela n'a aucun sens. Donc donc il faut il y a aujourd'hui ces deux Frances de façon différente nous envoient un message d'alarme et nous disent pour nous dire aidez-nous.

Il y a eu des émulations en Italie très importantes ces derniers jours à à Milan notamment il y a eu les mêmes scènes de de casse de partout et quand on a demandé à ces jeunes gamins même de 13 14 ans mais pourquoi tu fais ça ? Je casse tout parce que l'État n'est plus capable de m'écouter. On nous écoute plus on nous ignore. La seule façon c'est de voilà de de se faire boire. C'est on fait comme nos confrères français et tout ça est vraiment très très inquiétant surtout on n pas besoin de ça aujourd'hui.

Vu d'Italie, est-ce que la France qui faisait déjà la une pour ses difficultés financières dans le taux d'intérêt par exemple à dépasser le taux italien euh qui fait la une pour son taux de croissance très faible et qui maintenant est confronté à ces phénomènes de violence qu'elle n'arrive pas à endiguer et on en a parlé c'est ça donne pas de ces derniers jours. Est-ce que la France est considérée comme un cas désespéré ou bien il y a toujours un peu cette admiration traditionnelle de la France ? Non, la France n'est pas du tout un cas désespéré.

Bien le contraire, la France est un maillon fondamental de ce projet merveilleux qu'on est en train de bâtir depuis bientôt 80 ans qui est l'Union européenne et l'Europe aujourd'hui dans le contexte international qu'on est en train de vivre avec toutes les crises géopolitiques ne peut pas se permettre d'être orpheline de la France. Donc l'appel qu'on lance vraiment à la France aujourd'hui, moi je le lance d'Italie mais je peux vous garantir que tous mes confrères dans les autres pays européens pourrait dire la même chose. On n' pas besoin aujourd'hui surtout pas maintenant d'une France fracturée. On a besoin d'une France plus que jamais unie.

Oui, mais il y a des intérêts supérieurs aujourd'hui qui dépassent largement tout ce qu'on est en train de de vivre aujourd'hui. Donc il faut, ma grand-mère disait toujours, il faut regarder la lune et pas le doigt. Je pense qu'aujourd'hui euh ici en France, on regarde beaucoup au doigt ou sinon pour mieux s'exprimer en français à son nombril, mais vous êtes en train de vivre dans un contexte international où peut-être on peut pas se permettre en ce moment de se diviser. On doit être plus que jamis en France et en Europe parce que c'est un souhait. Non, c'est même pas un souhait, c'est une nécessité. C'est un impéité. Mais ce que vous voyez, est-ce que ça répond à vos attentes ?

Non, c'est pour ça que ce qui est en train de se passer aujourd'hui, cette fracture très profonde est très inquiétante parce que c'est une fracture qui est presque suicidaire, qui qui n'arrange pas la cause des étudiants et qui n'arrange pas la cause de Donc aujourd'hui à mon avis d'ailleurs manifester à quelques mois des présidentiels, c'est aussi quelque chose d'assez inédit dans le sens que en période préélectorale généralement c'est les périodes plus tranquilles parce qu'après on pourra exprimer disons euh son mécontentement par rapport au gouvernement en place à travers le vote.

Le fait qu'on descend aujourd'hui et on batte le pavé de cette façon-là si violente est certainement le le signe d'une exaspération qui est en place. Mais moi je le dis et je le répète, il faut pas oublier aussi le cadre général. On doit pas regarder seulement le nombril. On doit aussi être très conscient qu'aujourd'hui en dehors de l'Europe, il y a des grandes puissances et on l'a vu, vous avez montrer par exemple l'interview de Trump mais je pense que Poutine aussi là, il est en train d'ouvrir des bouteilles de champagne et la Chine aussi. On a un impératif d'être uni. Disons, je j'ai beaucoup de respect pour la manifestation et le débat et l'esprit critique.

Il n'y aurait pas de France sans esprit critique, mais vous êtes aussi la patrie de Descartes et et il faut être un peu cartésien aujourd'hui. Merci beaucoup Paolo. Mais on comprend que c'est l'amoureux de la France qui parle. C'est-à-dire vous vous rappelez à la France sa grande histoire, sa vocation et son rôle en Europe. Mais sur le constat, on a entendu malheureusement ce mot de pente suicidaire également. Mais c'est vrai que c'est un constat assez largement partagé en Europe. On arrive au terme de cette émission. Je vous remercie tous parce que au-delà des prises de bec globalement vous avez joué le jeu et on a vu aussi comment les ponts pouvaient s'établir. Donc merci pour ça.

Chacun votre niveau. Le dialogue a eu lieu et vous vous êtes globalement respecté. Merci. Il faut rappeler que c'est la grande confrontation des idées. Au début, cette émission s'appelait la grande explication. Puis on a dû changer de nom parce que le titre était déjà pris. on l'appelait la grande confrontation, mais c'est la grande confrontation des idées, des points de vue, des façons de voir les choses. Et ce soir euh cette grande confrontation des idées, je crois qu'elle a largement eu lieu. Merci pour ça. Merci encore une fois Paolo. Merci à Thierry Tuulier, Guillaume Debré à la direction de l'info et de LCI. Merci à Joselin H la rédaction en chef, à Aurélien Amel à l'édition.

Et merci côté particules production à Myiam Alma à la production exécutive, à Marine Apruise et Quentin Azoulet à la programmation et en régie ce soir merci à Alexandre U pour la réalisation Philippe André à la coordination tout travail mérite signature, tout travail mérite reconnaissance. C'est important et sur les chaînes [musique] infos, c'est pas facile de le faire parce que voilà une émission succède à l'autre. Merci à Chalid Agelmous au téléréglage, à Narmada Selvarage à la diffusion, Romuel d'Artoi au son et Franck Rivudon au maquillage. Merci à vous. Une petite pause et c'est la suite des programmes.

[musique] Et tout de suite, je vous présente ceux qui seront avec nous toute cette soirée. Ils ne pensent pas forcément la même chose. Ils n'ont pas la même expérience, mais ils vont se parler et nous aider à prendre la mesure de ce qui s'est réellement passé. Bonsoir Michael Abitbol. Vous avez 38 ans, vous faites partie de ces commerçants qui ont été directement visés. Euh samedi après-midi, vous dirigez un réseau d'agences immobilières et l'une de vos agences situé boulevard Voltaire à Paris a été saccagé. Il y a [musique] pas d'autres mots. Vous nous expliz vous nous expliquerez comment euh et pourquoi. Bonsoir Jémi est là. Vous avez 36 ans.

Vous aussi, vous faites partie de ces commerçants. Vous êtes la fondatrice d'une chaîne de boulangerie et beaucoup peut-être en nous écoutant se souviennent de cette boulangerie qui fait partie de votre chaîne qui se trouve au coin de la place de la [musique] République et qui elle aussi a été saccagée. Vous nous en direz plus tout à l'heure. Bonsoir Xavier Perre. Vous êtes vous patron de barre dans le premier arrondissement. Vous avez vécu les événements vous aussi de plein fouet si j'ose dire et vous avez eu un acte, on ne va pas dire d'héroïsme mais en tout cas un acte de bienveillance vis-à-vis de quelqu'un qui était passé à tabac par certains des casseurs.

Vous l'avez recueilli et vous nous direz comment vous avez vécu les événements. Deux policiers sont également avec nous, deux agents de police. Benjamin Comboulive, bonsoir. Vous êtes l'un des pores-paroles du syndicat alternative police. [musique] Si on voulait le situer, on pourrait dire qu'il est au centre gauche. On n'est pas politisé la police politiur. J'ai essayé de vous de vous situer vaguement ces peines perdues. En tout cas, vous avez exercé pendant des années dans le maintien de l'ordre avant [grognement] de devenir un un permanent du syndicat.

Mais dans ces cas-là, on l'expliquera tout à l'heure, vous avez immédiatement un tout un tas de retours du terrain qui vous parviennent et vous nous aiderez à nous faire une idée précise de ce qui s'est passé. Euh bonsoir également à vous Walidrar. Bonsoir. Vous aussi vous êtes un policier, vous êtes représentant du syndicat Alliance en Sandy. Est-ce qu'Alliance on peut dire qu'il y a quand même un peu une couleur politique ? Non, je vais vous donner la même réponse. On n'est pas politisé mais on est là pour défendre les collègues. En [musique] fait, si on dit que vous êtes pas un peu à droite, non, je vais pas suivre là-dessus non plus. vous récuser ça.

Donc là aussi, puis vous nous aiderez à parler du profil des casseurs. On accueille quelqu'un qui travaille dans les quartiers depuis très longtemps. Il est musicien, il a été musicien, réalisateur. Il s'agit de Rost qu'on connaît bien par ailleurs. Ça fait quelques années qu'on vous avait pas vu Rost, hein. Oui. Oui, c'est vrai. J'étais chroniqueur ici pendant une douzaine d'années, je crois. Pendant quelques années, vous êtes président de l'association banlieu active. Vous avez été membre du Conseil économique et social euh jusqu'à jusqu'à il y a pas très longtemps d'ailleurs et vous nous avez dit je savais depuis longtemps que cette colère avait été à l'aide explosée.

Donc vous nous en direz euh davantage. Bonsoir mademoiselle ou madame, je sais pas comment il vous appelz mais mademoiselle mademoiselle mademoiselle Atlantis. On va vous appeler comme ça parce que vous ne souhaitez pas donner votre nom. Vous êtes très exposé sur les réseaux sociaux. Alors vous, c'est un profil particulier parce que vous vous reconnaissez dans beaucoup des revendications de ceux qui ont manifesté. En revanche, vous dites [musique] ce que vous avez fait les casseurs avec les commerces là ça ne fait pas avancer la révolution entre guillemets pour autant que vous souhaitiez le faire. Vous nous en direz davantage également. On accueille deux étudiants.

Ruben Strachant d'abord, j'espère que je prononce bien votre nom. Bonjour. Ah, vous êtes de ce côté, pardon, Rubens, vous avez 24 ans, vous êtes étudiant en sciences politiques à l'université de Lille si je ne m'abuse et vous êtes délégué national de l'Uni. Est-ce qu'on peut dire là pour le coup que l'Uni est un syndicat étudiant classé à droite ? Ça me convient, pas de problème. Ça vous convient ? Les violences sont inadmissibles, dites-vous. on aura l'occasion de développer et puis euh on accueille l'olfleur Wer bonsoir. Bonsoir à vous 22 ans, master d'affaires européenne à Science Po Paris et euh est-ce que là aussi c'est jeudi que vous êtes proche des filles, ça vous va ?

Je crois même que vous avez porté les couleurs desfill lors de l'élection municipale. Moi, je fais de la création de contenu, ouais. Sur les réseaux sociaux poliitiques et je j'aimerais que la France insoumise gagne en 2027. Vous assumez ? J'assume complètement. On a le plaisir d'accueillir deux penseurs. Ils vont nous aider à prendre du recul mais eux-mêmes ont des position assez éloigné sur ce qui s'est passé samedi et dimanche dernier. Et ils vont en débattre pas seulement entre eux. La parole est libre et vous pourrez évidemment vous exprimer sur tous les sujets. Pierre-Henri Tavoyau, bonsoir Pierre-Henri Tavoyau, [musique] vous êtes philosophe, bonsoir.

et maître de conférence en philosophie politique à la Sorbonne. Alors, vous vous dites "Jusqu'ici, j'étais très réticent à parler de guerre civile. Et bien, je vois là dans ce qui s'est passé peut-être les prémisses d'une guerre civile. Ce sont des mots très lourds. Donc, vous nous direz ce qui fonde votre constat." Mathieu Lama est également avec nous. Bonsoir Mathieu Lama, essayiste et journaliste politique. Votre dernier livre Adieu, la liberté auprès de la cité. Bon, c'était il y a quelques années, je trouve la répression policière totalement disproportionnée. [musique] Donc là encore, on aura un point de vue assez différent.

D'autres invités nous rejoindront, des hommes politiques Jérôme Gage, David Lissenard. Euh on accueillera euh également euh Thbaau de Montbrial, président du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure. Bref, c'est une soirée où les invités vont aussi partir, revenir et puis pour conclure, on aura le plaisir d'accueillir un confrère étranger. Euh vous savez sans doute déjà que la France fait les gros titres de la presse quasiment partout dans le monde. En tout cas, aux États-Unis et dans tous les pays d'Europe avec des appréciations parfois très différentes.

Mais enfin cette France, ce spectacle entre guillemets qu'offre la France est très commenté un peu partout et c'est Paolo Lévi correspondant italien en France pour l'agence de presse Ansa qui viendra nous aider à tirer les conclusions de l'échange que vous aurez ensemble et qui commence dès maintenant. Et je voudrais justement pour commencer m'adresser d'abord à ces commerçants tout simplement que vous nous racontiez comment vous avez perçu ce qui se passait. Michael Abitbol, je me tourne vers vous, je le disais, vous avez un réseau d'agence immobilières et l'une d'entre elles donc située boulevard Voltaire.

Et on va découvrir quelques images pendant que vous parlez parce que c'est assez frappant. Je crois que l'agence était fermée. Alors, exactement, nous on avait pris la décision de fermer l'agence samedi compte tenu des manifestations à haut risque et donc bah on s'est rendu compte que l'agence en direct sur nos caméras et sur les réseaux sociaux a été saccagé. Alors, ce qui est quand même incroyable, c'est une agence immobilière. Donc, il y a rien à piller à l'intérieur, à part quelques ordinateurs. Vous pouvez le voir sur les images. On a eu des individus qui ont fait preuve d'actes de barbarie.

Ils sont rentrés, ils sont venus pour casser, ils sont venus pour piller et ils sont venus pour détruire l'agence. Donc, détruire tous les commerçants qui étaient à proximité du lieu de la manifestation. Et c'est intolérable parce que nous on est des petits commerçants, on travaille, on se donne du mal pour déjà l'économie est difficile aujourd'hui dans notre pays et on est dans l'obligation d'aller travailler, se donner du mal le matin. Et aujourd'hui, bah notre commerce, il est réduit à néant. On est dans une situation où on est en perte d'exploitation.

Il y a des gens malheureusement qui ne vont plus pouvoir travailler au sein de l'agence parce que elle est inadaptée aujourd'hui pour recevoir du public. Et on est dans une situation qui me semble à mon sens injuste pour des commerçants. Elle était fermée l'agence. Comment ça s'est passé ? Ils ont cassé une vitre. Alors, ils ont exactement on était sur le boulevard Voltaire, on est à proximité de la République, ils ont saccagé une vide, ils ont réussi à la casser et en la cassant, ils sont rentrés par les vitrines pour bah tout saccager à l'intérieur de l'agence. Qu'est-ce qu'ils vous ont volé ? Qu'est-ce qu'ils ont détruit ?

Alors, ils nous ont volé des ordinateurs, ils ont détruit du mobilier, ils ont complètement saccagé, ils ont détruit des vites, ils ont détruit pas mal de choses qui aujourd'hui porte un préjudice à près de 100000 € aujourd'hui pour reconstruire toute l'agence. Donc on a les assurances qui sont déjà passées aujourd'hui pour commencer à et à tout simplement donner le montant du préjudice.

Mais ce qui est très compliqué, c'est surtout pour mes équipes parce que aujourd'hui, on va avoir une perte d'exploitation qui va durer un trimestre, le temps de reconstruire toute cette agence et malheureusement on va avoir des gens, des femmes, des hommes qui vont être au chômage technique parce que pendant quelques temps, ils vont pas pouvoir travailler, pouvoir exploiter pleinement l'agence. Ça euh ce sacage, vous l'avez vécu vous en réel via les caméras de l'Agen Alors, exactement, moi j'avais les caméras de l'agence.

On les a également euh vu sur les réseaux sociaux parce que il y a des individus qui se sont introduits qui ont qui ont pris un malin plaisir à filmer en direct sur TikTok ou sur Instagram le sacage de l'agence. Alors moi, je ne suis pas venu pour parler de politique parce que je suis pas là pour prendre partie ni pour la gauche, la droite ou quoi que ce soit. Moi, je suis venu en tant que commerçant. Aujourd'hui, on a une perte d'exploitation. Il y a des gens sur le boulevard Voltaire et partout dans le 11e arrondissement puisque c'est un des lieux qui a été le plus touché qui malheureusement ne pourront plus ouvrir demain leur business.

Et c'est quelque chose qui n'est pas normal parce que aujourd'hui on est des victimes collatérales de la situation. Donc est-ce que un un commerce pillé là comme le vôtre, c'est trois lignes d'un bilan comptable où c'est une perte économique où ça va un peu au-delà, c'està-dire cette agence, on imagine, vous l'avez vous avez repéré les lieux, vous l'avez installé, vous l'avez aménagé, c'est un peu votre votre bébé. Bah exactement et ce qui est avant tout ce qui est très difficile de voir en direct votre agence saccagée. On a l'impression d'être touché au plus profond de sa chair. On a l'impression de de voir en direct des images comme ça. Je trouve ça moi déplorable.

Et ce qui est difficile, c'est pas que pour moi, c'est pour mes équipes comme je vous l'ai dit, de voir des gens malheureusement qui demain ne pourront pas retourner sur leur lieu de travail, ne pourront plus exploiter pleinement leur business. C'est quelque chose de très difficile. Donc on va les répartir dans différentes agences qu'on possède à l'intérieur du groupe. Mais de voir ce genre de choses, ça devrait pas se produire pour nous en tant que commerçant. Alors je me tourne vers votre voisine, j'ai mis ma ché là, je le disais, vous avez euh à la force du poignet, si j'ose dire, monter vous aussi plusieurs boulangeries à Paris notamment, mais pas seulement.

Et [grognement] l'une de ces boulangeries se trouve au coin de la place de la République. Alors, c'est pas seulement là évidemment qu' ont éclater les pillages, mais c'est là également. On va découvrir quelques photos de votre boulangerie. Elle était ouverte votre boulangerie ? Elle était ouverte effectivement, on avait ouvert samedi samedi matin et puis aux environs de midi quand la situation a commencé à dégénérer, l'équipe sur place a réeilli donc des bah des clients mais également en fait toutes enfin toutes les personnes qui étaient dans les manifestations et qui se sont un peu senties prises au piège.

Donc on a offert de l'eau, on a ouvert nos portes, on a voulu en tout cas offrir un maximum de sécurité pour des gens qui ne se sentaient plus en sécurité dans la rue. Donc vers 15h, mon équipe, on a totalement fermé la boutique. Pour mes équipes, ça a été très difficile. Je les ai eu en ligne. La manager qui était enfin dans un état de panique absolue. C'est-à-dire, elle ouvre les portes pour recueillir ceux qui ont peut-être pris du gaz lacrymogène, ceux qui sont assoiffés et puis et et qu'est-ce qui se passe dans la foulée ?

Ben, écoutez, dans dans dans la foulée, elle sent euh qu'il y a des individus enfin à l'extérieur qui commence à arracher euh vous savez on enfin les euh la façade la façade la façade euh notre façade a été totalement a été a été saccagée et et et c'est pour retirer les briques de la façon exement et et son servir comme projectile voyez enfin on rentre dans une espèce de de enfin de barbarie que enfin que je n'arrive pas à exprimer. Ça a été terrible. Moi, je n'ai pu découvrir l'ampleur de dégâts que plus tard dans la nuit. Effectivement, j'ai suivi également enfin le sacage de de de cette boulangerie qu'on a mis 5 ans à ouvrir. Elle a ouverte le 2 octobre. On a ouvert les 2 octobres.

Vous avez mis 5 ans à l'ouvrir parce que les procédures les papiers les autorisations tout à fait avec les difficultés financières. Donc travail de 5 ans vous ouvrez il y a 15 jours. Tout à fait. Le 2 octobre vendredi 2 octobre je l'ai ouvert. Je l'ai ouvert à 7h30. À 11h j'étais dans le train pour aller pour juste aller retrouver mes enfants que je n'avais pas vu depuis 6 semaines. Et je reviens de semaines plus tard et je dois recommencer. H et encore une fois, je vais devoir rester sur place pendant plusieurs semaines, être encore éloigné de mes enfants, rentrer de nouveau dans des procédures administratives. Mais pourquoi ? Hm.

Je voudrais qu'on découvre euh et et avant de vous donner la parole aux uns et aux autres euh et notamment euh à vous qui gérez un bar aussi, vous allez nous raconter ce que vous avez vécu euh Xavier Perer, mais je voudrais qu'on regarde certains de vos confrères euh et en l'occurrence cet homme qui lui gère une superérette franchisée, on va pas dire la marque. Et voilà ce qui s'est passé quand il a observé qu' était en train de se dérouler, c'est-à-dire le pillage de sa suérette. Il s'est adressé directement lui au casseur. Regardons. C'est qui va me rembourser moi ? Mais c'est honteux ce que vous faites. [ __ ] c'est honteux bordel. Conais vous vont me massacrer jusqu'à quoi ?

C'est comme ça qu'on a les droits. Venez massacrer les portes des familles, tout ça. On est des salariés. C'est la directrice dans magasin. Regardez comment il pleure. Regardez là. Bravo à vous. Regardez. C'est honte de [ __ ] C'est honte de Voilà, il y en a on a vu beaucoup de ces commerçants craquer, pleurer. Alors lui, on sait pas si les casseurs sont restés. On imagine qu'ils sont partis avec le butin, que ce sont surtout des des témoins, des promeneurs, des badeaux qui sont restés là. Mais enfin la rage, elle vient du ventre. Vous Xavier Perer, donc je le disais, vous gérez un bar, enfin c'est votre bar. Oui. Oui. Dans le premier arrondissement, qu'avez-vous vu ? Qu'avez-vous vécu ?

Wouh ! Euh, samedi, ça a été une journée très haute intensité. Ça bougeit de tous les côtés. Euh concernant cette lège à laquelle j'ai assisté, c'était 30 40 personnes. Je sais pas comment dire. Oui, à peu près parce que tout allait très vite. Tout d'un coup, je vois quelqu'un qui arrive dans mon bar. J'avais déjà prévu quand j'ai vu que ça partait dans tous les sens.

J'ai rentré la terrasse, j'ai tiré le rideau, on a resté avec quelques amis à l'intérieur et quelqu'un il m'arrive désespéré en disant "S'il vous plaît, vous pouvez accueillir quelqu'un qui sont en train de le tuer." J'étais en train de le lych dans la rue, je veux dire, j'ai pas compris ce qui se passait en train de dire "On rentre tout." Euh je me suis trouvé finalement je crois que cette pauvre c'était un jeune homme la vingtaine pas 30 ans. Il est rentré dans le restaurant Indien qui a juste à côté de chez moi et là j'ai vu peut-être c'était 50 60 casseurs là devant en train de taper sur les vitrines jusqu'ils ont tout cassé.

Ils ont défoncé le la toute la vitrine de restaurant qui a juste à côté. Et bah là dans ces cas-là, j'ai je l'ai pas accueilli chez moi. J'aurais bien voulu faire quelque chose mais là c'était trop tard. Il a rentré dans cet endroit et s'est trouvé coincé. Je pense le personnel de restaurant Indien, ils se sont tous réfugiés avec ces garçons à l'intérieur de la cuisine et bah jusqu'ils ont cassé toute la vitrine de restaurant que ça faisait pas longtemps qu'il était ouvert depuis peut-être un an, un an et demi. Et après quand ils sont partis euh j'ai j'ai pris j'ai laissé des amis qui me surveillaient le bar et je me dis bon ben je vais voir le personnel, je les connais.

Ils étaient tous état de choc. On a rentré toutes les vitrines toutes cassées. J'ai essayé ça va ils ont étit toute la lumière et tout et je j'ai accéder entre les verrs cassés tout ça à l'intérieur jusqu'à la cuisine et j'ai trouvé ces jeunes hommes par terre avec des entailles très profonds sur le visage euh le visage tout méfié. Vous imaginez pardon qu'il a tenté peut-être de raisonner ses casseurs dans le restaurant à côté et qui peut-être peut-être peut-être mais et qui se sont pris à lui. Oui. Je sais pas ce qui s'est passé.

tout il y avait enfin c'est ce que j'ai j'ai vécu les gilets jaunes, j'ai vu des émeutes, des manifestations et puis voilà, on a vécu beaucoup de choses hein euh même la période des attentats et tout ça, mais je crois que en violence extrême gratuite à ce niveau-là, il y a cette intensité là, il y a une tel niveau d'organisation aussi, il faut le dire parce que j'ai vu une capacité de se regrouper, se déployer, de lever des barricades en quelques secondes, hein.

Ça va très très vite bloquer pour ensuite bloquer les voitures qui passent dans la rue pour ensuite bloquer la police qui n'arrive pas automatiquement s'organiser commencer à casser des commerces les uns après les autres tout au long de rue Saint-Thonoré. Euh euh enfin bref. Oui. Vous nous avez dit c'était pas des simples casseurs, c'était l'impression que vous avez eu que ça vous a fait une milice organisée. Ce sont les mots que vous avez organisé. Oui, parce que j'ai vu même des unités d'appui à niveau sanitaire si tu veux.

Je sais pas parce que c'était pas des pompiers, c'était pas Los Samoun, c'était pas enfin tu arrivrivais à Billon Noir masqué avec des casques avec des sacs à dos avec une espèce d'enseigne je sais plus bleu ou un truc comme ça comme s serait des sanitaires comme de la Croix-Rouge. On dirait des équipes de peloton militaire qui se déplacent qui font ses ses trucs et derrière il y a l'appui sanitaire pour s'il y a quelqu'un blessé pour le soigner. Bah moi c'est c'est je suis pas un expert dans le domaine mais c'est ce que j'ai vu. Vous avez eu peur ?

Bah évidemment, qui n'a pas eu peur là ce moment-là quand j'ai rentré quand ça s'est calmé un peu, que j'ai réussi à accéder dans ces restaurants, euh je me suis trouvé le personnel de restaurant qui était autour de ces garçons. Comme je peux je l'ai dit, il me regardait, on s'est regardé, la situation c'était c'était euh si vous avez un minimum d'empathie pour la vie humaine, ça fait quelque chose. Vous nous avez dit oui, ce que j'ai vu, ça ressemble à des scènes de guerre.

Je sais pas si vous avez déjà vu la guerre mais ou bah on a vécu des choses dans la vie hein, chacun a sa façon mais la la la situation c'est que ta vie ne vaut pas grandchose là-bas dans cette situation tout peut partir dans d'une seconde à l'autre. J'ai pris mon téléphone, je voulais laisser des traces, des images, des témoigner ce qui s'est passé. Il y avait une fille là-dedans qui était aussi cagoulée. Euh soit soi-disant c'était une infirmière, je crois pas en seconde euh il était faisait partie aussi de ses groupes de casseurs, je pense. Il a pris mon téléphone, il a commencé à à crier fort et tout. Tu as pas le droit tout comment tu peux filmer un amateur et tout ça.

J'ai écoutez, je vous laisser un témoignage quand même ce qui vient de se passer. C'est pas un et elle a commencé à crier. Elle m'a pris le téléphone, il voulait me le casser. Après il a commencé à crier, il est venu, je me suis trouvé d'un coup entouré pour 78 personnes très costaud hein. Euh là, j'ai pas fait trop le malin. J'ai essayé de négocier au maximum pouriter que mon téléphone soit cassé, que moi aussi j'y passe à la casserole. Et donc bon, il m'obligé à facer touses les images parce que ça c'était un mot d'ordre h que j'ai vu souvent aussi. Euh ne filmez pas, ne filmez pas. et des gens qui surveillaient pendant que les autres il cassé quoi.

Alors il y avait une méthode de cassage ici. C'était pas quelque chose de improvisé comme ça. C'est pas des lapins de 3 semaines ça. Bah c'est ce que j'ai vu en tout cas hein. C'est pas des lapins de 3 semaines. Non non non. Benjamin Comboulive euh vous entendez ces récits. J'imagine que vous avez dû avoir les mêmes de vos collègues qui étaient dans la rue à ce moment-là. À qui a-t-on affaire ? À qui a-ton affaire ? par exemple sur ce récit particulier où monsieur dit "J'ai eu l'impression l'impression que c'était une milice." Vous savez malheureusement en ce moment qui se mélange plusieurs types de personnages dans la rue.

Vous avez des manifestants qui évidemment sont parfaitement légitimes et la police est là pour les encadrer et pour protéger le droit de manifester. Après vous avez les casseurs et parmi les casseurs, il y en a en effet qui sont organisés, il y en a qui sont structurés, ils sont venus uniquement dans ce but là. Et vous avez une troisème catégorie qui est celle des pilleurs. Alors autant les casseurs peuvent être dans une volonté politique, ils peuvent être poussé par une idéologie politique. Autant le pieur lui il est là simplement par opportunisme, il est là pour venir piller et il est là pour récupérer ce qu' ce qu'il pourra récupérer.

Il en a strictement rien à sirer qu'il soit en train de de voler Pierre Paul ou Jacques et le casseur lui. C'est là où c'est absolument choquant et atroce, c'est que cette idéologie qui l'anime politiquement, il veut une forme d'insurrection. Moi je j'ose ce mot, l'insurrection. Quand vous en êtes à vouloir tout casser, quand vous en êtes à vouloir renverser le pouvoir parce que vous le jugez illégitime, quand vous en êtes à cramer des mairies, quand vous en êtes à vouloir rentrer à l'Élysée, quand vous voulez renverser un pouvoir illégitime par la violence, oui, c'est une volonté insurrectionnelle.

Je vous dis pas qu'on est dans une erreur insurrection, je vous dis que ceux qui animent ces casseurslé insurrectionnelle. ce groupe là, ce groupe qui a observé et qui a fait face aussi à Xavier Perer. Là, vous parlez de groupe politisé d'ultra gauche comme on dit souvent où là on est dans les casseurs. Tout tout se mélange. Vous avez également et c'est ça le problème, c'est que tout se mélange et crée une masse qui devient ingérable pour nous. Mais vous avez aussi des jeunes qui sont heureusement et fort heureusement ultra minoritaires mais qui composent une partie de notre jeunesse qui sont à la fois sont le moindre cadre, sans la moindre limite, sans la moindre éducation.

Il y a rien qui les retient à aucun moment de de la maison à la prison si vous voulez. On est une crise d'autorité vraiment de A à Z. Et en même temps, parce que cette petite quantité de jeunes, mais malheureusement elle existe et on la voit de plus en plus décérébrée et fasciné par la violence par la destruction de plus en plus. de plus en plus. Bah malheureusement, regardez les images que vous diffusez vous-même et vous voyez qu'en ce moment en France, on a ce spectacle sous les yeux qui est un spectacle qui est une honte. Une honte. Et croyez bien qu'en tant que policier, on est à la fois dans la honte, dans la tristesse, dans la colère.

Mais parce qu'on sait que ce que l'on voit là, on le dénonce depuis des années. Ce que l'on voit monter, ce laxisme, cette impunité, ce manque de cadre, le fait que l'autorité de l'État, ce soit un gros mot, le fait que la haine du flic ce soit quelque chose de banalisé, d'encourager, de légitimer, on en vient à ça. C'est-à-dire que l'autorité, l'autorité de l'État, pardon, mais quand on voit ça et quand on voit mes collègues qui sont blessés en essayant d'aller le contrer l'autorité de l'État est morte et enterrée. Quand on parle de contrat social, c'est quoi ? Ça veut dire que l'État protège et juge. Bah demandez aux commerçants que vous avez ici s'ils se sont sentis protégés.

Et à votre avis, est-ce que ceux qui ont fait ça vont être jugés ? Pour cela, encore faudrait-il qu'il puisse être interpellé ? Encore faudrait-il qu'il puisse y avoir des éléments à le reposer devant la justice ? Encore faudrait-il que malgré la justice des mineurs, s'ils sont mineurs, on arrive à imposer une sanction. Encore faudrait-il, s'ils sont majeurs, que les 141 % de densité carcérale donc que nous subissons nous permettent de les incarcérer. On a atteint le bout d'un cycle. On on le voit quand même que on est dans l'incapacité de gérer une déferlante folle de violence.

Et encore une fois, c'est pas faute d'avoir des flic qui font le boulot et qui vont au charbon et qui qui procèdent à des dizaines et des dépasser les 10000 interpellations. Le policier fait son travail. Combien de personnes sont en détention provisoire aujourd'hui depuis que cette vague a commencé ? Je crois que c'est même pas 30. Même pas 30 sur 10000 interpellations. Le policier fait le travail. La justice n'a pas, je parle même pas de volonté, n'a pas la capacité à amener une réponse. Quand vous dites, puis on va faire circuler la parole, mais quand vous dites déferlante, c'est qu'elle est de plus en plus importante ou qu'elle est de plus en plus fréquente. Les deux.

Et là, ce que nous avons maintenant, c'est vraiment je Oui, on peut parler de cataclysme, de violence, regarder une carte de France, regardez où sont les les violences et regarder le le niveau qui monte Krchendo. Moi, il y a plusieurs éléments qui m'ont qui m'ont frappé dans cette évolution. On a eu ce bébé qui a failli se prendre à tir de Mortier à Paris il y a il y a pas très longtemps. On a un couple de personnes handicapées au M où les à l'époque c'était des des gens autour des des blocus de lycée. Ils ont voulu rentrer en fait dans leur jardin pour accéder au lycée qui joue que c'était le jardin. Donc ils sont rentrés dans dans cette propriété. Les gens se sont opposés à eux.

Il se trouve que c'était une famille avec le papa qui était aveugle et la maman qui était handicapée. Ils ont pas hésité à les rouer de coup parce que le plus important c'était d'accéder au lycée d'à côté pour sans doute essayer d'y mettre le feu ou en tout cas commettre des des dégradations. Et si vous vous opposez à eux, qui que vous soyez, en fait leur sentiment de légitimité est tellement fort, de légitimité. Ah oui, ils sont légitimes. Eux, ils font la révolution. Eux, ils ont raison. Eux, ce sont les les misérables si vous voulez. Ils ont le droit de de prendre voilà ce ce qui est à l'autre. Ils ont le droit de fracasser la boutique de madame, de fracasser la boutique de monsieur.

Ils ont le droit, ils sont en colère. Donc, ils ont droit à tout. Voil rar, est-ce que vous partagez ce constat ? C'est-à-dire ce qui nous est décrit là, c'est un phénomène inédit au moins dans son ampleur et dans sa fréquence. Bah, écoutez, en fait, je vais je vais à moitié vous surprendre. Inédit, j'ai envie de dire oui et non par l'intensité, mais inédit non. Tout simplement. Pourquoi ? Parce que ça fait des années que nous, en tout cas, Alliance Police Nationale, le syndicat représente, on dénonce une chose, on dénonce l'accentuation de la violence. On a on a dénoncé l'accentuation du manque de moyens pour les fonctionnaires de police.

On a prévu une enfin excusez-moi, on a prédit plutôt on a prédit que la situation allait s'aggraver. On a prédit que les violences allaient s'aggraver. Tout ça c'était prévu. On l'a prédit. On a un vrai problème aussi et je le dis ouvertement, on a prédit le problème de la justice. Là actuellement, ce qui malheureusement, je dis bien malheureusement ce qu'il y a de bien et je tiens vraiment à dire que c'est malheureux, c'est que la population voit que au niveau de la justice, il y a aucun suivi. On a des personnes qui font ce qu'elles veulent comme elles le veulent. Du point de vue de la minorité, elles se sentent intouchable et le résultat, il est là. Ce qu'on avait prévu il y a 10 ans.

Sentiment d'impunité, constat. Mais c'est pas c'est pas un sentiment. On a dépassé le sentiment maintenant. Le sentiment c'est terminé. Maintenant c'est à qui ? C'est-à-dire que vous avez des jeunes qui se ventent clairement je fais ce que je veux, il m'arrivera rien. Là vous pouvez regarder sur le Boncoin, j'étais encore un peu malheureusement encore amusé c'est que je me permets de dire de mettre une annonce sur le Bon Coin voler dans les magasins le 17 à vendre le voler le 17 octobre. Voilà. Ouais vous pouvez trouver ça. Je vous invite à regarder. Vous trouverez ces annonces là au vu au vu au de vous avez même des vidéos sur TikTok. Vous avez des jeunes qui se cachent même pas le visage.

J'ai pris ça, je suis bien. Voilà, je le vends. C'est pour vous. Quand vous atteignez ce niveau de confiance, est-ce que vous pensez sincèrement que c'est un sentiment ? Non, c'est un acquis. C'est un acquis. C'est une chose qu'on a dénoncé depuis des années. Si le problème étant, c'est qu'il n'y a pas de réponse pénale. Alors, peut-être qu'on insiste un peu trop sur ça, mais c'est l'un l'un des piliers essentiels qu'il faut mettre en œuvre. Il n'y a pas de réponse pénale.

À partir du moment où vous savez que vous allez sortir au bout de 2 heures, que le fonctionnaire n'a même pas le temps de finir sa procédure et que vous ressortez dans le quartier ou même dans le le quartier d'arrondissement parce qu'on parle tout le temps des banlieux mais là on peut aussi parler de Paris mais en fait vous sortez, vous rigolez, il dit "Bon les gars, on peut recommencer demain." Donc c'est plus un sentiment. Maintenant ce mot sentiment, je pense qu'il faut l'abolir. C'est terminé. Maintenant c'est un acquis. Maintenant, à nous de savoir ce qu'on veut faire pour l'avenir.

Soit on commence à se poser de réelles questions pour améliorer les choses et de comprendre que le mot sanction n'est pas un gros mot et que le mot condamnation n'est pas un gros mot et de comprendre que peut-être la notion de minorité, faudra peut-être la revoir. Alors, je me tourne vers Rost, vous qui connaissez bien les quartiers, prenez un micro. Euh association banlieu active, mais au-delà de ça, vous avez fait des films, vous avez développé tout un tas d'initiatives là. Je crois que vous accompagnez depuis une dizaine d'années deux établissements scolaires. Je crois que c'est Mant la jolie, c'est Limet.

Est-ce que vous vous partagez en tout cas ce constat d'une désinhibition grandissante de des formes de violence ? Alors la première chose, ce qui est intéressant dans le débat, c'est qu'on récit les choses et je trouve que c'est Xavier. Xavie Ravier ? Oui. Rère Ravier a a mis en lumière quelque chose d'important, c'est que ceux qui font l'amalgame entre les gens qui manifestent et les structures qui sont organisées pour justement venir pill là, on a on voit que il y a une distinction très claire à faire là-dessus.

Donc tous les politiques que je vois qui pavoent sur tous les plateaux qui passent leur temps à dire que oui les manifestants à faire toute cet amalgame là pour décrédibiliser un combat qui est profond. Là ça a pas été fait ici hein. Non non mais je parle pas. Non non mais justement c'est pour ça que je trouve intéressant le le le fait que il y ait cette distinction qui soit faite, c'est que ces gens-là sont organisés. Ils n'ont rien à voir avec les manifestants. Les manifestants. La jeunesse qu'il se qui se bat. Moi, je veux leur apporter mon soutien total. est absolu.

J'ai une pensée évidemment pour tous les commerçants qui ont perdu évidemment le le des on disait que certains c'est toute une vie de de travail h et donc j'ai une compassion très claire et on condamne tous ces violences là mais juste de grâce depuis quelques jours. Moi ça me met hors de moi d'entendre les politiques ne parler que d'une chose de parce que ils ont un intérêt de casser LFI. Donc tout ce qu'ils font c'est de dire c'est la faute LFI, c'est LFI, c'est LFI, c'est la gauche, c'est la gauche. Alors la personne a parlé de LFI donc partons pas peut-être pas sur des débats qui n'ont pas cours ici.

Et peut-être dire c'est quand même important parce que le le fond du problème, il y avait quelqu'un qui disait quand on on peut pas changer les choses h on essaie de trouver des solutions. Soit on nomme les choses autrement, soit on essaie de laisser la situation se dégrader. Moi, j'ai l'impression qu'on est en train de vivre ça. Il y a une jeunesse qui manifeste pour avoir des locaux dignes de ce nom pour étudier dans des conditions respectables que l'hiver, l'été, ils aient pas 45°gr l'été dans la même pièce et que l'hiver il fasse - 5°gr. Et on a des gens qui des politiques qui n'ont aucune réponse à apporter à ça. Donc ils laissent la situation se pourrir.

Moi je suis en train j'ai l'impression Attendez quand vous dites il laisse la situation se pourrir pour vous par leur passivité ils encouragent la violence. C'est ça. C'est ça que vous dit. Moi j'ai l'impression qu'on est en train de vivre ce qui s'est passé avec les gilets jaunes. Je sais pas si les gens se souviennent. Les gilets jaunes au départ c'est un mouvement qui était très populaire à l'époque. Moi je me rappelle j'étais au conseil économique et social et environnemental.

C'était nous qui devions traiter la question des des des gilets jaunes et on nous a dit non, vous ne traitez pas, vous laissez, ça va passer, ils vont faire des des des tours sur les ronds-points et puis ils vont finir par rentrer chez eux. On n'a pas pris au sérieux le malaise. En plus, c'était pas la France des banlieux là puisque d'habitude on dit oui, ce sont les les la France des banlieux qui se plaignent et cetera. Là, c'était l'autre France et ils ont vécu une violence extrême. Et c'est ce qui s'est passé là avec la jeunesse. Là, ce que disent par exemple les deux euh représentants de la force publique, c'est qu'ils voyaient ça monter depuis des années.

Donc c'est pas d'après ce qu'ils disent, un gouvernement qui jouerait la passivité qui provoquerait cette flambée de violence, c'est qu'il constate qu'elle est en train de monter depuis plusieurs années. Et la question que je vous posais, c'est est-ce que vous aussi vous le constatez ? Mais et déjà souvenez-vous 2004 quand je sors mon album La Vix du peuple, ce fameux titre qui a été censuré partout la révolution, j'expliquais déjà la même chose. Je disais que ça allait péter. 2005, on a vécu 2005, on a vu comment ça c'est monté et comment c'est c'est arrivé.

Je le dis pour ceux qui s'en souviennent pas, c'est le CPE et donc c'est les c'est les contre CPE cont pas que pas que il y avait déjà ça mais il y avait aussi la question des quartiers populaires à l'époque justement avec la mort de Zed et Buna Mine et Larami et donc ça avait déclenché souvenez-vous des violences extrêmes. Aujourd'hui, il y a une situation effectivement c'est là où je je partage ce qui ce qui a été dit, c'est que vous avez une démocratisation de la violence parce que les réseaux aussi contribuent. Les réseaux sociaux contribuent à ça. Démocratisation, c'est votre expression. Évidemment, on le on le voit hein ou banalisation. Un peu un peu des deux. Un peu des deux.

Et on on et on le voit aujourd'hui, on le voit, on le vit. On a enlevé l'autorité aux parents. On a enlevé l'autorité à l'école, on enlevait ben les les pouvoirs publics. Aujourd'hui, vous mettez une fessée à votre gamin, il peut aller porter plainte contre vous. Je suis désolé. Vous voulez rétablir les châtiments corporels. Ah mais c'est pas une question. Je parle pas des violences des violences qu'on qu'on afflige à des gamins. Moi mon gosse il fait une connerie. Je suis désolé si j'ai envie de lui mettre une fessée, je lui mets une fessée qu'il aille voir les flics. D'autres moyens d'exercer l'autorité et même une autorité. Chacun chacun a sa manière d'éduquer son gamin.

Moi nous on a pris des fessés, c'est pas pour autant que voilà on est on on en est mort. Donc je parle encore une fois, je fais la distinction. On ne peut pas demander de du des des règles si on empêche les parents. Surtout qu'on a des familles monoparentales. Et nous on passe notre temps à dire aux politiques aujourd'hui si vous avez un un investissement à faire, le premier investissement c'est sur les familles, l'accompagnement des familles monoparentales parce qu'il y a énormément de familles qui sont désemparées et on dit que ils ont abandonné. Ils n'ont pas abandonné. À un moment donné, ils ne savent pas quoi faire.

Donc il faut qu'à un moment donné on prenne le temps qu'on on se pose les bonnes questions et qu'on arrive on arrête de prendre les conséquences au lieu de traiter les causes. Expliqué ce n'est pas excuser. Je le rappelle parce que beaucoup dès qu'on explique les choses, ils sont ils sont en train de dire que on est en train de d'excuser. Non, on explique. Et tant qu'on s'attaquera pas aux causes, on on pourra continuer à revenir sur ces plateaux pour reparler des mêmes choses. Alors peut-être, je vois que ça réagit de ce côté-là. Michael Abitbol peut-être. ou ou ou ou vous euh Benjamin Oui, de quelques mots parce qu'il y a plusieurs points sur lesquels on sera en accord.

Euh déjà la distinction que vous faisiez euh de prime à bord sur évidemment la différence fondamentale entre un manifestant qui a le droit de manifester. C'est pas un policier de vous dire si la revendication elle est légitime ou pas. On travaille de la même façon que l'on apprécie les revendications qui sont portées ou non. On n pas apporté ce ce regard là. Moi-même j'ai encadré des manifestations par exemple contre le la vie chère si vous voulez et en tant que policier quand on n'est pas payé bien cher, on est d'accord avec le revendication. On aimerait bien pouvoir avoir un meilleur pouvoir d'achat également.

On manifestait encore il y a pas bien longtemps et d'ailleurs ce temps passant dans le calme pour nos conditions de travail et pour avoir également plus de moyens pour pouvoir faire notre métier pour pouvoir donc protéger. Donc il y a aucun souci sur le droit de manifester. Le problème il est au moment où sous couvert de de manifestation vous avez des gens qui viennent s'agréger à cela et qui en profitent pour aller péter les boutiques des gens pour essayer de tuer mes collègues. Encore une fois, c'est exactement ce qu'il dit. C'est pour ça que je dis que je rentre en plein d'accord avec ce qu'il a dit.

C'est le résultat par exemple du fait que on a alors délibérément ou pas dépouillé les parents de leur pouvoir de d'éducation. Alors ce qu'il y a de certain c'est que l'éducation c'est la base de tout. Quand là le mouvement il a évolué maintenant on a 2/3 de majeur parmi les interpellés parce que maintenant on a essentiellement des pieurs opportunistes qui viennent et il y a plus strictement rien à voir quand vous avez des boutiques qui sont éclatées comme ça avec un mouvement lycéen ou que sais-je. En revanche, au tout départ quand vous aviez ces blocus, quand vous aviez ces ces lycéens qui étaient dehors, c'était 85 % des interpellés qui étaient des mineurs.

Donc à ce moment-là, s'il y a pas une question d'autorité parentale là-dedans, s'il y a pas un rôle éducatif là-dedans, je sais pas qu'est-ce qu'il vous faut 85 % des des interpellés qui sont mineurs, ça vous prouve bien que ce sont des mineurs, des enfants qui sont dehors et qui font ce qu'ils font pour être interpellés. Autrement dit, qui agressent les forces de l'ordre, autrement dit, qui font des blocus qui sont au passage, on le rappelle, un délit, délit d'entrave à l'enseignement. Mais c'est toléré aujourd'hui. C'est-à-dire que vu qu'on a pas la capacité à affirmer l'autorité de l'État, bien que ce soit illégal, c'est tellement banalisé qu'ils le font.

Ils sont même pas au courant que c'est un délit, quoi. Donc il y a un moment, il faut évidemment raffermir cette réponse-là. Ça commence à ce niveau-là mais ça se termine avec des des gars qui vous balance des cheminées du haut des toits pour tuer des policiers. Donc et puis ça passe par les boutiques de messieurs dames. Donc il y a un moment où vraiment il faut se réveiller ou alors la France va sombrer littéralement. Alors tout le monde aura la parole mais à ce stade et ce sera le cas plusieurs fois dans cette émission un élu nous rejoint.

Euh Jérôme Gedo à l'heure et là c'est David Lissard qui est le maire euh Nouvelle énergie euh de Cann et euh le président de l'association des maires de France. Vous avez beaucoup entendu les maires euh ces derniers jours, ces dernières heures surtout effaré et souvent estomaqué par ce qui s'était passé. Bonsoir David Lisna. Est-ce que vous comme maire à Cann vous avez vécu les troubles, les émeutes, les pillages ?

Pas pour l'instant, contrairement, il faut être honnête hein, aux précédentes émeutes, notamment lors de la victoire du PSG qui avait été très violente sur ma commune ou lors des émeutes urbaines autour d'elle ou d'autres émeutes urbaines, là on n pas été touché parce qu'il y a des quartiers populaires à Cann. Ah bah oui, enfin sauf dans les présupposés parisienistes, ceux qui regardent Cann savent qu'on a un revenu moyen qui est très faible en dessous de la moyenne nationale, que nous avons un taux de pauvreté historiquement élevé hein depuis le 19e siècle parce que c'est une ville d'immigration pauvre parallèlement au quartier prestigieux.

Donc 22 % de pauvreté à Cann la moyenne française c'est 14 hein. Donc c'est une ville contrastée, c'est une ville qui brasse, c'est une ville qui bouge beaucoup. C'est ma ville que j'aime. Mais voyez, ce matin, on a organisé enfin à midi et et toute la journée dans les communes de France à l'appel de l'association des maires de France des rassemblements d'habitants. J'étais hier soir à Limoge euh et je suis rentré cette nuit à Cann je à Limoge, j'ai eu mes parents des des commerces et la population était très nombreuse. Hier autour de l'excellent maire de Limoche, Guillaume Guérin. Il y avait 7 8000 personnes.

C'était plus de l'effroid, c'était plus les bougies, les bisous nours, les machins quoi. Les populations qui avaient des origines différentes, qui ont des convictions politiques différentes, des âges différents étaient très déterminés. C'est qu'il y a une France, toute la France aujourd'hui se rend compte de l'effondrement dans lequel on est, culturel, parfois civilisationnel, le délitement régalien, la l'effondrement civique, tout ce qui se passe, on l'annonce et on sait que la prochaine vague sera pire. On attend euh malheureusement l'utilisation des arbres automatiques dont on sait qu'elles sont présentes dans beaucoup de caves hein dans dans tous les quartiers.

Euh mais il y a une France qui peut pas se barrer à l'étranger quoi, qui peut pas aller s'installer en Italie, à Dubaï, euh c'est l'immense majorité de la France. Est-ce que vous vous constatez par ailleurs en France peut-être des plus fortunés et qui songent à partir qui song à partir qui se disent si ça bascule mal dans dans quelques mois euh enfin tout le monde le sait quoi. On entend que ça partout che dans les milieux CSP plus mais la France la la France du pays réel quoi, celle de la majorité des habitants, elle n'a pas le choix. Nous n'avons pas le choix. On ne peut pas abdiquer. Moi, j'ai des enfants.

J'ai envie que mes enfants ils puissent et que j'espère être grand-père aussi puisse se balader où ils veulent habiller comme ils le veulent et vivent comme ils l'entendent. Donc face à cela, euh il y a encore une force civique très forte en France. Mais attendez, avant ça, le constat, comment qualifiez-vous vous ce qui s'est passé ? Vous dites "Ce sont des pillages comme on en a connu mais peut-être avec une ampleur plus importante. Ce sont des émeutes ou c'est les prémisses d'un d'affrontement ? On se souvient que Gérard Colom, le maire de Lyon, disait deux Frances côte à côte qui demain seront face-àface. Comment qualifiez-vous ? Moi je vais vous le dire.

D'abord, il y a des manifestations légitimes de personnes qui revendient qu'on est d'accord ou pas, c'est un autre sujet. Donc ça a été les lycéens, ça a été des catégoristes professionnelles, des des des personnels médicaux, droit de la manifestation. Ça fait partie de de la liberté d'expression et j'y suis attaché. Et puis on le voit comme à chaque fois qu'il y a un phénomène. On le voit dans toutes nos communes hein, euh la victoire du PSG, pardon quoi, surtout à Cann quoi. Les mecs, il fêtaient pas la victoire du PSG, il n rien à cirer du PSG à Cann hein, il faut les 3/4 en tout cas 9/ 10e. Donc il venaient casser, ils occupaient la voie publique.

C'était une prise de possession de la voie publique. C'était des tentatives de pillage qu'on a réussi à contenir. Donc il y a effectivement Oui. Alors non, c'est pas la même chose. C'est des phénomènes de meut. qui pose le problème de la cohérence civilisationnelle he qui pose le problème je suis arrivé sur le plateau, vous en parliez. Enfin tout ça c'est lié à l'effondrement du classement PISA, c'est lié à l'effondrement de l'instruction, c'est lié à l'effondrement du lien familial à force de tout déconstruire comme on disait de façon pompeuse dans les années 70 et 80 le wokisme vous mettez le mot que vous voulez.

Bah quand il y a plus de piliers quand dans la société ça crée des des des adultes qui sont eux-mêmes des des adolescents attardés et capricieux. C'est c'est enfin je faut regarder en face. C'était mon premier bouquin. Moi je moi je suis je suis un praticien mais mais j'essaie de de poser les idées. Donc il y a ces effets d'opportunité. On essaie de piquer, on met en vente sur les réseaux, les machins parce que tout ça on le voit, on les connaît nous les gamins. En plus vous les connaissez beaucoup beaucoup. On voit ceux qui le soir de la victoire du PSG. Bah ouais, je les vois sur les points de deal aussi voilà, je les vois quand je passe, ils essaient de chambrer.

Alors moi j'y arrive à peu près, je me sens à l'aise physiquement partout dans tous les quartiers. Mais c'est quand même costaud. Enf c'est crapuleux ou c'est politique ? Non, c'est crapuleux ça. C'est crapuleux. Voilà, je je si enfin pour apprendre c'est c'est même c'est même plus que ça. C'est c'est compulsif, hein. C'est la facilité. L'éducation, l'instruction, l'éducation he ce jolis mots, c'est d'apprendre à gérer ses frustrations. La transgression fait partie de la vie, mais elle doit avoir une réponse. Ils n'ont jamais eu de réponse. Ils se ils n'ont jamais eu une réponse en face. Bon, ensuite, vous avez les groupuscules politiques et c'est ce qu'on a vu.

Et là, ce qui est enfin ce qui est dramatiquement intéressant, c'est que c'était la la j'allais la convergence des lutes peut-être, mais la convergence de de la casse, la convergence, il y avait tous ces phénomènes là avec donc des des des phénomènes de de enfin, on voit bien qu'on a un manque de cohérence civilisationnelle. Les drapeaux étrangers, c'est pas normal dans une manif, pardon, mais les drapeaux palestiniens qui savent un [ __ ] là, drapeau algérien et cetera. Moi, j'ai j'ai une ville d'immigration forte. J'ai plein d'immigr même qui me disent on en peut plus de ça nous. Je dis ben faites-le, dites-le. On a besoin d'entendre ça aussi.

Moi, je vous mets pas dans la catégorie immigré qui doit s'exprimer. Je je suis républicain. Mais à un moment donné, il faut regarder la réalité en face. Faut voir les images en face. Donc ça renvoie problème d'immigration évidemment. Et et je termine là-dessus, pardon euh David, mais euh j'étais moi j'étais profondément marqué ce qu' je veux pas montrer d'émotion parce que les casseurs ils attendent que ça. On doit montrer nous qu'on est déterminé, qu'on baisse pas les yeux, qu'on baisse pas les bras et qu'il y a une France réelle qui va se se qui va à un moment donné reprendre le pouvoir. On va pas laisser le pouvoir, on va pas laisser la France comme ça.

Mais simplement enfin vous avez été écœuré, vous le dites, vous avez été affecté. Oui, mais comme à d'autres occasions. Mais quand vous voyez la mairie qui brûle, les premières victimes de l'incendie de la mairie, Guillaume Guérin le disait très bien, c'est les gens les plus modestes. Ils avaient ils ont le service funéraire municipal, c'est pour les gens qui peuvent pas aller aux pompes funèbres. Et vous voyez, bah ça a cramé. Voilà simplement. Et là, c'est des grosuscules d'extrême gauche qui sont eux souvent des petits bourgeois, des fils à papa.

On en parlait hier à l'image avec les gens dire mais lui on l'a connu, il a mis sa cagoule, il avait pas vu la caméra avant donc on sait qui c'est parce que c'est comme ça dans les villes, on sait et c'est bah son père, il a des actions dans une clinique et cetera. Ils vont s'entraîner sur le plateau de 1000 vaches. Ils seront bientôt interpellés j'espère. Il ils ces gens-là, il y a des camps de terroristes en France d'extrême gauche sur le plateau des 1000 vaches. C'était les anciens adistes, on le sait. Mélenchon, il va monsieur Mélenchon, pardon, il va tout le 11 novembre, il va sur le plateau de Milvage. C'est pas pour rien. Il a pas tout d'un coup une passion pour le plateau de Milvage.

Je je le connais he je connais bien le coin. C'est parce que il y a tous les grosuscules, l'extrême gauche parfois européens. Alors ce qui m'a agacé moi ces derniers mois, ces dernières semaines, j'ai été le premier à taper sur l'extrême gauche parce que ils souffrent sur les braises, ils attisent et eux ils font de l'insurrection, ils veulent prendre le pouvoir. Mais c'est souvent aussi de la part des politiques une facilité parce que ça cache quoi ? deux choses, il y a la responsabilité de l'extrême gauche, très grave mais extrême gauche ou pas, il y a des émeutes. Extrême gauche ou pas, il y a une fragmentation social extrêmement extrême gauche ou pas, il y a un délitement civique.

Et je termine là-dessus, c'est souvent aussi utilisé comme Martin Gal depuis quelques semaines pour exonérer les gouvernants de toutes leur responsabilités. Comment se fait-il qu'à Limoge qu'à Limoge à 15h35, il n'y avait plus de munition pour les forces de l'ordre dont la seule préoccupation c'était de pas se faire tuer ? Moi j'ai grandi dans le commerce, c'est insupportable la casse quand vous êtes commerçant.

Alors, je vous remercie parce que vous en parlez, il commence on commence à en parler mais moi, une de mes motivations profondes, pourquoi je me suis engagé, j'ai y compris sur le plan national, c'est parce que j'ai grandi dans cet univers là de gens qui qui font leur vie, il y a des réussites, il y a des échecs, mais franchement, on emmerde personne quand on est commerçant et euh vous vous faites défoncer, tout le monde s'en fout, vous êtes pas dans les écrans médiatiques et radars et vous payez et en plus ensuite vous allez payer des impôts pour réparer ce que les autres donc responsabilité des gouvernants qui ont été un Et c'est pas que nous c'est c'est ancien mais c'est ça s'est accentué un imprévoyant, insincère, incompétent et puis rappelons que la responsabilité avant tout individuelle c'est celui du casseur.

C'est le principe de base un état de droit. Ensuite que la peine soit adaptée, qui qui défense c'est logique très rarement condamné mais jamais dans la réalité. Mais jamais mais jamais. Après il faut pas être défétiste on a les moyens sur tête. Attendez, on revient sur les moyens dans un instant, mais je vois qu'il y a des réactions. Michel Abitbol et Rost. Alors moi, j'ai une question pour monsieur Lissenard. Je vous pose une question. Comment vous avez vu la sécurité des commerçants et si vous étiez ministre ou président, comment vous auriez anticipé cette situation ? Parce que je trouve ça tellement déplorable. Comment vous auriez anticipé la situation des commerçants pour leur sécurité ?

Oui, je vous savez, j'ai j'ai été euh plus [raclement de gorge] longtemps dans le commerce que que dans euh que avec ma cravate ici. Moi, j'ai vu la la montée de de ça et la banalisation du dégât euh notamment dans les grandes villes, notamment à Paris. Je vois à chaque fois c'est commerçant, c'est kiosquié, c'est enfin bon le problème c'est que je pense qu'il y a un gros problème de il a longtemps je le dis hein, c'est pas que ce soit, il y a un problème de doctrine d'emploi mais il y a des spécialistes ici je crois, enfin il y a des professionnels de doctrine d'emploi de la force. Moi ce que je constate c'est que il y a un sujet qui m'a toujours passionné, c'est le risque majeur.

C'est le risque comment on arrive à à lutter contre le le risque qui soit naturel et cetera. Plus vous intervenez tôt et vite sur le risque, plus euh vous réglez le problème rapidement. Ce que je vois moi dans une ville moyenne comme la mienne où il y a une police municipale qui est optionnelle. Il y a 86 % des communes françaises ne veulent pas ou ne peuvent pas avoir police municipale qui n'a pas le droit de faire du maintien de l'ordre. Je on le fait quand même mais c'est du un risque pénal pour moi en tant que maire et pour mes agents.

Euh que la police nationale dans le pays qui a le record du monde de la dépense publique, on dépense de plus en plus d'argent public est totalement sous-doté qu'après 1h du matin, il y a quasiment il y a il y a plus de police nationale dans les villes françaises. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut revoir, c'est un moyen d'organisation des pouvoirs publics parce que on dépense beaucoup d'argent mais je veux savoir où va l'argent des contribuables. En tout cas, il va manifestement pas dans la justice et pas dans les moyens opérationnel. C'est un problème aussi de de de planning de la police. Ça renvoie aussi peut-être à l'organisation interne de la police, hein.

Je je veux pas aller plus loin ici, mais peut-être qu'il faut en parler. C'est un problème de mode d'intervention. Regardez, j'en parlais tout à l'heure sur plateau de téléphone. Ce qui se passe au Pays-Bas. Il y a vraiment du renseignement local très puissant. H on intervient très vite et on punit très très vite et avec une graduation et bien il y a une un effondrement de ce type de délinquence. Les commerçants ils sont il y a des problèmes aussi mais ils sont mieux protégés. Donc c'est la réponse pénale là. Mais alors mais mais la réponse pénale c'est quand la crise est là. Il y a aussi il faut travailler aussi sur les causes sur la politique de civilisation quasiment dont vous parliez.

l'ol la fleurer qui qui s'est pas encore exprimé, qui est étudiante et qui est proche de la France insoumise, souhaitez-v poser une question, je crois ou faire une remarque. Ouais, euh j'ai plusieurs questions déjà. J'ai une première question. Vous avez parlé des drapeaux algériens et demandé ce qu'il faisait là. Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s'est passé le 17 octobre 1961 ? Non mais je m'en fous madame. C'est quoi vous en foutez ? Vous en foutez. Voilà, j'étais pas né euh depuis il y a eu l'indépendance d'Algérie. J'ai des potes algériens. Heureusement Heureusement.

Heureusement Heureusement pot algérienne ils sont ils ont bien compris qu'on était passé à autre chose et vous alimentez votre rhtorique elle m'intéresse pas voilà ça m'intéresse d'alimenter pas venir alors rappelez ce qui s'est passé et pourquoi vous en parlez aujourd'hui c'était en 61 quoi depuis très grave c'est très grave oui c'est très grave il y a eu une manifestation pacifiste hein qu'on soit bien clair contre un couvre-feu un couvre-feu les il y avait des manifestants qui manifestait tout simplement très calmement et il y a eu énormément énormément de blessés et des morts morts des algé jetés dans Oui bah oui fait étudi je suis allé à l'école parce que c'est pas mon problème aujourd'hui madame oui c'est votre problème je vous explique pour drapeau algérien pour une fois vous serez pas dans votre rhtorique qui essaie d'écraser tout le monde.

conœur et ça m'intéresse pas m'intéresse pas conur question j'ai une autre question vous parlez du coup des groupes d'ultra gauche et cetera, mais vous dites en même temps que les manifestants sont des casseurs et qui sont absolument pas politisés qui viennent là juste pour pour madame méc ah non j'ai très bien écouté je vous ai dit qu'il y avait des manifestants qui revendiquaient de façon légitime. Ah donc eux c'est les c'est c'est les manifestants d'ultra gauche ? Non, j'ai pas dit ça.

Non, non, mais écoutez, vous vous réécouterez parce que je pense qu'il y a des [rires] que deuxièmement il y a des gens qui payent et que troisièmement, il y a des groupes d'extrême gauche proches defi et et lesfist qui sont des fascistes pour moi. Pour moi, c'est une théorique fasciste, c'est-à-dire c'est de la violence. Éudé, revoyez vos défis. Bah oui, vous savez. Ah ben c'était le culte de la personnalité, le leader Massimo Jean-Luc Mélenchon, l'État qui s'impose l' Ah mais madame ça ça sort des livres, ça sort de l'histoire. Moi je manifeste, je Mussolini. Mussolini, tout l'état rien que l'État, toujours l'État. C'est ça le fascisme. Moi je moi je suis pour la liberté.

Alors laissezla dire un mot. Laissezla dire un mot. Euh déjà je vais vous dire plusieurs choses. Nous manifestants, vous pensez qu'on attend la la validation de qui que ce soit pour aller pour sortir dans la rue ? Je vous parle des gruscules d'extrême gauche. Les gropuscules des Mais qu'est-ce que vous en savez qui sont ces gropuscules d'extrême gauche ? Vous vous mélangez des vous mélangez tout en fait. Vous mélangez tout. Ben non, d'un côté d'un côté les mêmes personnes sont absolument pas politisées. Ils viennent dans des manifest dans des manifestations pour profiter pour casser mais en même temps ben bizarrement ils sont aussi politisés gauche.

Attendez la fleur wer ce qui s'est passé à Limoge par exemple donc là c'est pas du pillage, c'est pas crapuleux, il s'agit pas de d'arracher des marchandises mais de s'attaquer à un symbole de l'État. Là vous pensez que c'est pas à connotation d'extrême gauche ? Mais c'est pas une question de connotation de l'extrême gauche en fait. Moi je sais pas vous a mis feu à la mairie et au Bfroid. J'en sais rien mais en fait la la discussion n Non mais attendez la discussion n'est absolument pas là. Je sais pas combien de temps ça fait qu'on est sur ce plateau. On a absolument pas parlé des causes de toutes ces violences. Vous vous rendez bien compte ? Enfin c'est comme une folie.

Vous voulez parler de violence ? Il y a quand même il y a 1000 personnes qui sont mortes dans la rue l'année dernière en 2025. Il y a 843 personnes qui sont mortes au travail. Au travail. Le plus jeune le plus jeune avait 15 ans. On parle d'un enfant de 15 ans. Vous savez ce que c'est ? On choisit un sujet. C'est le sujet qui par ailleurs fait la une de toute la presse internationale. Donc c'est peut-être pas un sujet anodin. C'est que se passe-t-il pour qu'il y ait un tel niveau de violence ? Donc je sais pas si ça à voir avec les morts dans la rue mais c'est votre explication. Justement, je suis en train de vous l'expliquer. Enfin, le plus jeune, je vous parle des morts de au travail.

Le plus jeune avait 15 ans, il était en stage de 3e. Voilà. Parce que bah la droite, l'extrême droite, qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous voulez faire travailler les enfants. Oui, bien sûr. Les manger aussi, on va les manger. On est les faire travailler. Voilà, vous voulez les faire travailler s'il vous plaît. C'est tellement concernant. En attendant, en attendant, ce qui s'est passé, c'est que l'hôtel de ville a cramé, que [rires] que le gardien Philippe que j'ai vu hier qui a un type qui fait sa vie c'est fait menacé par des militants d'extrême gauche bien identifê plus choqué aujourd'hui.

Détruire les ordinateurs de monsieur des jeunes qui vont dans la rue, attendez Ros demande la parole à son tour. Non mais alors salut David. Salut. Et je trouve dommage que parce que moi c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, on se connaît depuis très longtemps. Ah bon ? [grognement] Ah oui ou bah oui. Ah bah oui oui bah oui on débat exactement depuis des années et que je trouve intéressant parce que c'est un homme de terrain et qui connaît les situations de terrain. Je trouve dommage que aujourd'hui il soit dans la même dynamique là que toutes les personnes qui n'ont qu'un objectif, c'est abattre Mélenchon [grognement] et Lfi, ils ne sont tous que là-dessus.

Donc tout ce qui est dit aujourd'hui, c'est uniquement parce qu'ils ont tous peur parce que la seule personne qui aurait pu battre n'importe qui avant que évidemment euh y ait tout ça, c'est la seule personne. Donc ils sont tous sur la même ligne. Mais sérienchon par avant David Lnard qui qui a invoqué beaucoup d'autres choses avant et qui est dit qu'effectivement c'était que Mélenchon était utilisé comme une marting je l'ai dit. Non, mais ce que je veux dire par là, c'est que aujourd'hui il y a une situation, on a des violences, on sait que c'est des groupuscules qui sont organisés. Alors déjà d'une pour l'histoire de Limoge, il faut attendre les enquêtes attendant.

Donc tout le monde va très vite en besogne. La Je rappelle, vous pensez que ce sont des lycéens qui ont fait ça ? Je Non non mais j'ai pas dit ça. Non non j'ai pas du tout dit ça. J'ai dit juste que attendons l'enquête. D'ailleurs la procureur de de Paris s'est exprimée aujourd'hui. Elle a dit que rien ne laisse aujourd'hui voilà que tout toutes les personnes qui ont été interpellées aujourd'hui rien ne laisse dire que ce sont des gens des groupuscules d'extrême gauche. Pleur de Paris qui le dit. Ce n'est pas moi qui le dit.

sur l'affaire la procureur la procureur de Paris qui Oui mais là par on parle des pilleurs là les purs et les c'est pas pareil les purs ils sont pas politisés on est bien d'accord le mec il va péter le derti il vote pas pour les filles enfin on s'en fout pour ça que je c'est pour ça que je pense qu'il faut laisser les enquêtes se faire avant de passer son temps à à chanter cette chanson au aux gens parce qu'aujourd'hui dès qu'on parle de quoi que ce soit quoi que ce soit moi je le vois sur ma page Facebook ou sur sur mon Insta dès que vous postez quelque chose quel que soit le sujet elle est fille elle les fille elle fle d'ailleurs Non mais personne n'a parlé d'fi à Limoge et de la même et de la même façon et de la même façon de la même façon quand on n'est pas d'accord avec vous, vous dites qu'on est du ARN bizarrement.

Pardon ? De la même façon qu'on est quand on n'est pas d'accord avec vous, vous dites que qu'on est du Moi, j'ai dit que quelqu'un était ce que je veux dire c'est dans les deux sens. Quand on n'est pas d'accord avec Ah quand on n'est pas d'accord avec le RN, on est des LFI. Quand on n'est pas d'accord avec l'FI, on est du RN. Mais et pourquoi vous me dites ça moi ?

Non mais bon si vous prenez personnellement bah non mais je sais pas parce que vous dites ça mais mais je non mais je veux dire je veux ce que je veux vous dire c'est que c'est dans les dans les que le procès d'intention est dans un sens comme dans l'autre oui mais on ce sont des politiques qui ont une incidence sur les gens mais ici honnêtement n'est pas le sujet j'ai rappelé j'ai rappelé tout à l'heure que c'était utilisé comme Martin Gal par beaucoup de politiques et notamment par nos gouvernants je l'ai rappelé mais ça n'exonère pas la responsabilité de l'éf lorsque il y a une légitimation de la violence Exactement. Voilà.

Lorsque l'on dit toute la journée que la police tue mais ce sont des élus de terrain David le fait qu'ils aient été derrière les jeunes quand ils manifestaient ça a été le l'occasion pour certains de dire que ils sont en train de manipuler les jeunes. Non, ce sont des élus de terrain, ils font leur boulot. La politique le peuple par le peuple pour le facte sur le même plan et ceux qui légitiment la violence pour moi ont une grave responsabilité. Mais je le répète où je suis d'accord c'est que c'est utilisé comme Martinal pour éviter d'analyser toutes les autres causes des problèmes que nous rencontrons.

Excusez-moi, je je me permets juste d'intervenir sur un point qui me paraît un peu essentiel. Je vous rejoins sur certains points, pas tous, notamment vous parliez des renseignements territoriaux. Je les remets pas en cause et je pense qu'il faut pas les remettre en cause justement parce que les renseignements territoriaux, croyez-moi, ils ont fait et ils font un travail extraordinaire. La seule différence, c'est que comme je l'ai dit tout à l'heure, on manque de moyens. Alors, j'ai l'impression que la mode et depuis plusieurs années, je l'ai dit tout à l'heure, c'est de tout mettre sur la police. Dernier maillon de la chaîne, on va dire, et les CRS, c'est le problématique.

Ensuite, maintenant, on va tomber sur l'G, renseignements territoriaux. Prochaine phase, ça va être peut-être la police judiciaire parce qu'on va y revenir, hein, parce qu'il faut savoir une chose, c'est que on est tous en train de dire ouais, la police ne fait pas bien son travail. Donc là, ça a été annoncé par le ministre de l'intérieur. On va mettre 200 enquêteurs nouveaux sur les casseurs. Mais n'oubliez pas une chose parce que c'était la cause nationale, il me semble, il y a quelques semaines, c'est qu'on va délaisser les dossiers de vif violence intrafamiliale. On va délaisser des enfants à chaque actu on voà. Donc c'est le transfert de masse tout simplement.

Donc voilà, voilà c'est en fait c'est pas qu'il fonctionne plus, il fonctionne mal. Je leur dis parce que quand j'entends et je vous rejoins sur certains points, je vous le dis mais quand j'entends que le système ne fonctionne plus, j'ai l'impression que les policiers ne font pas leur travail. C'est pas du tout ça. Je le sais vraiment. Propos et on fait applaudir la police à chacune des interventions devant comme ce matin devant le monument mort de la ville de Can. Exactement. C'est pour ça que j'insiste sur le fait que les renseignements, les collègues qui font ce travail extraordinaire, ce travail de l'ombre, c'est tout simplement un manque de moyen. Tout simplement.

Et juste pour terminer, je suis désolé parce que j'ai entendu ce que tu as dit. Non, mais je voulais vous poser une question. Bah allez-y et et et profiter aussi de la présence de David Lisnard qui doit nous quitter bientôt euh également pour entendre son avis. Là, je ne dis pas que c'est la première fois, mais on a entendu des commerçants comme vous deux, comme vous évoquer le fait de s'armer eux-mêmes, déplorer l'impuissance publique à les protéger, vous l'évoquiez tout à l'heure, et développer l'idée de s'armer eux-mêmes. Est-ce que vous vous estimez qu'un jour ou l'autre connaissez les citoyens vigilants, ce genre de choses ?

Il faudra en arriver là où est-ce que vous dites "Ce serait une défaite en race campagne de la République ? Très très honnêtement, je souhaite sincèrement que on en arrive jamais à ça. Voilà, sortir des armes, c'est c'est ce serait le dernier recours et un recours vraiment catastrophique, j'ai envie de dire. Je vous le redis. Alors, c'est peut-être ça vous paraît peut-être irréel surtout en ces joursl police française est excellente dans son travail. La seule chose, ce dont on a besoin, c'est des moyens. C'est surtout d'écouter la base parce que là, on parle d'une remise en cause de la doctrine du maintien de l'ordre.

Je peux vous assurer que les fonctionnaires de police que vous voyez derrière vous là, ces CRS et compagnies d'intervention, les CSI également, mais les bacs aussi départementales ou bac local, elle connaissent leur métier sur le bout des doigts. Il faut juste avoir des directives claires, précises. D'accord ?

rapide rapidez complètement raison la rapidité fond David Lisnard est-ce que ça fait partie des domaines où la population pour être amené à prendre les choses ce serait un échec absolu et vous savez vous avez utilisé la bonne expression c'est l'impuissance publique la démocratie il faut démontrer que la démocratie est efficace autrement c'est l'aventure c'est l'ouverture à toutes les aventures autoritaristes et dictatoriales démocratie c'est des mos le peuple mais c'est crracis c'est le pouvoir. Et cette crise de l'impuissance publique, elle est aujourd'hui le problème fondamental que l'on a dans notre pays.

Et à ce titre, à ce titre, moi ma grande crainte, je l'évoqué tout à l'heure, c'est les prochaines vagues, notamment si on s'attaque vraiment au narcotrafic en France où on verra que il y a beaucoup d'armes en France et pas chez nos commerçants mais chez les voyou, il y a des armes automatiques. Il faut il faut se je veux dire, il faut l'anticiper ça. Il faut s'y préparer parce que c'est je je le crains je le crains la prochaine étape, les mafias se développent toujours quand l'État est absent. L'État Li, j'ai été commerçant. Vous avez vous pouvez avoir dans la même semaine un contrôle fiscal, un contrôle d'Ursaf, un contrôle de l'inspection du travail.

Si vous avez 24 heures de retard dans votre TVA, croyez-moi, l'État est implacable. Voilà. Implacable. Très bien. Mais cet état qui m'yper contrôle ne me protège pas. Or, il a été inventé pour cela depuis que l'homme est un loup pour l'homme hein. On le sait depuis HS. Voilà, l'État est là. C'est c'est sa mission, c'est sa raison d'être. Donc moins d'États pour euh j'allais citer Pompidou pour emmerder les Français et beaucoup plus d'États recentrés sur ces missions régaliennes et qu'on retrouve un peu d'espérance dans ce pays de prospérité euh voilà de de de ce qui fait quand même qu'on est on est un pays sublime, merveilleux mais qu'on est en train de regarder s'effondr Yeah.