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Podcast / conversationMichel CROS· 17 juillet 2026 6 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Juan Branco "Ne plus se sentir inutile : Le projet de société derrière le symbole de l'Abeille"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « de notre pays, les mérovingiens, on trouve des abeilles dans la tombe de Childéric dans mon souvenir. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « la création des défenseurs des peuples et cetera et donc comment à Paris on redistribuerait les les choses de façon à ce que ça devienne une ville vivante »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « Notre objectif c'est de mettre au travail, c'est qu'il servent le peuple. Donc on les concentre à un endroit et donc on a pensé à à aux Invalides et à l'école militaire. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « l'Arc de Triomphe tel qu'on le connaît n'est n'est pas fini. Et donc je me dis bah qu'est-ce qu'on pourrait mettre ? »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « l'abeille qui est évidemment le jaune et le noir. Donc à la fois le jaune des gilets jaunes, mais aussi le noir qui fait contrepoids à un pouvoir trop autoritaire »
  • 3:24Invité politiqueFait
    « la crise des gilets jaunes, c'est avant tout la crise euh de d'une société qui parce qu'elle a été désindustrialisée, parce que elle a elle s'est inscrite dans une mondialisation qui nous retire les moyens de de la production de notre vie »
  • 4:03Invité politiquePromesse
    « ce qu'on promet comme projet politique avant même toutes les réformes qu'on a qu'on a proposé, c'est avant tout et formaliser, c'est avant tout de s'assurer que chacun puisse retrouver une place et une utilité au sein de cette société »
  • 4:44Invité politiqueFait
    « l'abeille du coup nous semble être le voilà ce qui nous permet en fait de de regrouper tous ces tous ces éléments en en un symbole »
  • 5:26Invité politiqueFait
    « on va être un mouvement social puissant qui va s'encastrer dans l'état et qui va en fait lui imposer un rythme qu'il va pas forcément vouloir adopter »
  • 6:10Invité politiqueFait
    « La question c'est comment avoir l'énergie suffisante pour tenir gouverner orienter un pays pour euh lui permettre de se reconstruire ? »

Temps de parole

  • Juan Branco100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Juan Branco

de notre pays, les mérovingiens, on trouve des abeilles dans la tombe de Childéric dans mon souvenir. Euh donc combien même ce soit fantasmatique la naissance de la France avec les méroviens, c'est le point de départ d'une histoire commune. D'accord. Donc on on a cette cette D'où est-ce qu'on vient l'abeille ? Euh pendant le Covid, j'avais ma carte d'avocat, donc j'ai le droit de marcher dans Paris. Hm hm. Euh donc c'était assez Ah, il y avait exception pour les avocats ? Oui, les avocats avaient le droit parce que c'est un service public quoi. Donc quand j'allais au tribunal ou autre, enfin, j'étais dans un dans une ville vide et et j'en profitais pour marcher du coup.

Enfin, j'allais pas en précipitant et et j'ai commencé à réfléchir à la reconfiguration des lieux de pouvoir qu'on propose d'ailleurs, la création des défenseurs des peuples et cetera et donc comment à Paris on redistribuerait les les choses de façon à ce que ça devienne une ville vivante et que bah par exemple on est comme en Chine une cité gouvernementale, un lieu où on concentrerait tous les ministres pour que chaque pour qu'ils arrêtent de se comporter comme des marquis. Aujourd'hui, chacun a son hôtel particulier dans Paris. Euh vous avez Rud Grenelle, le ministère d'éducation euh et du travail à côté.

Enfin, chacun est dans son petit espace à lui et ils font leur fête, ils sont dans leur dans dans leur palais d'aristocrates et ainsi de suite. Notre objectif c'est de mettre au travail, c'est qu'il servent le peuple. Donc on les concentre à un endroit et donc on a pensé à à aux invalides et à l'école militaire. Voyez, on les met là-dedans. Hm hm. Et ça devient l'équivalent en en Chine, c'est le Zongnaraï. C'est qu'au cœur de Pékin, vous avez un espace qui est voué à la décision politique et où les gens ne font que ça. Ils travaillent.

Et donc on commence à distribuer et j'arrive sur les Champs-Élysées et les Champsélysées c'est une grande question pour nous qui sommen né des gilets jaunes qui avons vu là-bas peut-être l'avenir de la France se faire se défaire trembler et cetera. Et euh et donc je m'interroge sur l'Arc de Triomphe parce et je commence à faire des recherches et je me rends compte que historiquement l'Arc de Triomphe devait être surplombé h par une statuaire comme un Rome, vous voyez, où il y a cette grande et qu'en fait par manque de budget ça va être abandonné. Mais en fait l'arc de triomphe tel qu'on le connaît n'est n'est pas fini. Et donc je me dis bah qu'est-ce qu'on pourrait mettre ?

Je vais pas mettre une statue de Maxime Lico que j'aime beaucoup ou de Christophe D'tingé. Enfin voyez, enfin c'est pas non plus on n' pas des délires de grandeur comme ça. Donc qu'est-ce qu'on peut mettre qui symbolise euh quelque chose qui puisse faire sens mais aussi faire écho à ces lutte sociales qui auront amené à une révolution ? Parce qu'à l'époque, c'est dans le cadre d'abattre l'ennemi que j'ai quelque part, c'est on est encore avant tout principalement dans une perspective révolutionnaire. C'est qu'est-ce qui fait que si demain il y a un mouvement de type gilet jaune euh on prend le pouvoir et on le bascule.

Et si on prend le pouvoir et on le bascule, il faut bien incarner le pouvoir, il faut bien incarner cette différence. Et là, en réfléchissant, me vient l'idée de l'abeille qui est évidemment le jaune et le noir. Donc à la fois le jaune des gilets jaunes, mais aussi le noir qui fait contrepoids à un pouvoir trop autoritaire, qui fait quoi ?

anarchisme et cetera qu'un insecte coopératif hm h non violent euh ou qui ne pique que quand il est menacé, qui est évidemment écologique et tout ce qu'on veut qui donc fait quoi à l'histoire de France que ce soit les mérovingiens que ce soit Napoléon mais donc à des moments importants de notre époque et qui fonctionne de façon à s'assurer que à un moment donné chacun a une fonction dans une ruche tout le monde a une fonction.

Or pour moi, la crise des gilets jaunes, c'est avant tout la crise euh de d'une société qui parce qu'elle a été désindustrialisée, parce que elle a elle s'est inscrite dans une mondialisation qui nous retire les moyens de de la production de notre vie à retirer la possibilité à des millions de Français d'avoir une fonction. Ça, on se sent inutile. En tout cas, des millions de personnes se sentent inutiles. Et je suis convaincu que il y avait la question matérielle mais il y avait cette question peut-être plus spirituelle qui consistait à dire "Je n'existe plus, d'où le gilet jaune pour se faire voir et cetera." C'est que je n'ai je n'ai plus de place dans cette société.

Or nous ce qu'on promet comme projet politique avant même toutes les réformes qu'on a qu'on a proposé, c'est avant tout et formaliser, c'est avant tout de s'assurer que chacun puisse retrouver une place et une utilité au sein de cette société, quel que soit son âge, sa condition et cetera. et c'est réorganiser la société de façon à ce que plus personne soit laissé de côté.

Ce qui veut pas dire être la gauche de subvention, c'est distribuer de l'argent à tout le monde et que tout le monde se teste grâce à ça et tant pis derrière s'il s'ennuie et que on a des petits hamzas sur le canal Saint-Martin et compagnie parce que en réalité il y a plus du tout de il y a plus de partage de quoi que ce soit en terme de valeur, en terme de structuration et autres. Donc voilà. Donc l'abeille du coup nous semble être le voilà ce qui nous permet en fait de de regrouper tous ces tous ces éléments en en un symbole et et ça aurait du sens Ouais. de l'inscrire Ouais. de lui donner cette ampleur. OK. Donc sur les drapeaux officiels, c'est pas comme la Croix de Laoren après guerre.

Bon, ça on en met une fois un peu sur deux puis au fur et à mesure maintenant il y a plus aucun drapeau de la République parce qu'il faut en fait il faut qu'on si on prend le pouvoir vous voyez bien qu'on va ça va être un coup d'état au sens d'une façon ou d'une autre c'est contre toutes les forces sociales existantes toutes les classes intermédiaires existantes donc on va être un mouvement social puissant qui va s'encastrer dans l'état et qui va en fait lui imposer un rythme qu'il va pas forcément vouloir adopter et donc oui on a cette légitimité il faut qu'on ait cette légitimité pour s'inscrire dans cet emblème métatique.

Euh c'est fondamental on on vient pas parce qu'on est en train d'essayer de construire quelque chose qui va qui va qui va s'inscrire dans le long terme. Enfin, on est vraiment en train de construire une une c'est pas que pour ce coup-là. Ouais. C'est une révolution sociétale profonde en fait qu'on est en train de proposer qui nous prend beaucoup de temps en terme de conception d'organisation. Et ce coup-là 2017 euh c'est pas 2027 2027 pardon c'est une c'est une élection qui n'est qu'une étape dans la construction de ce mouvement. Moi ce que ce à quoi je me prépare déjà c'est à l'épuisement qu'impliquera le fait de gouverner à quelque date que ce soit.

C'est-à-dire que on va le plus dur commencera à ce moment-là arriver au pouvoir d'une façon ou d'une autre que ce soit moi, quelqu'un qu'importe. La question c'est comment avoir l'énergie suffisante pour tenir gouverner orienter un pays pour euh lui permettre de se reconstruire ?