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interviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 1 avril 2026 19 min

Face à Face : Éric Ciotti - 01/04

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 3

Vous écoutez RMC, RMC jusqu'à 9h, Apolline Matin, face à face, Apolline de Malherbe. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Eric Ciotti. Bonjour. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. C'est votre première interview en radio et télé depuis que vous avez été élu maire de Nice. Ça y est, vous l'êtes. Vous êtes maire de Nice, vous êtes toujours au moment où on se parle d'ailleurs député. Je vous interrogerai sur ce que vous allez faire de ce poste-là. Et vous êtes président du parti UDR. On va revenir évidemment sur un certain nombre de décisions, même de vos collègues. On a l'impression qu'ils sont tous candidats.

Donc je vous poserai aussi la question de savoir si vous l'êtes. Mais on va quand même d'abord parler de Nice. C'est quoi votre première mesure ? Votre première mesure là, qu'est-ce que vous avez décidé ?

0:53
Locuteur 2

Première mesure, baisse de la fiscalité. Le 24 avril, le conseil municipal se réunira pour supprimer l'augmentation de 2024 qui était une augmentation de près de 25%. Donc c'est un gain de pouvoir d'achat. Pour les propriétaires qui disposent d'un appartement de trois pièces en centre-ville autour de 200 euros. Donc c'est un engagement important.

1:14
Locuteur 3

Vous rembourser ou juste que vous ne l'appliquerez pas ?

1:17
Locuteur 2

En septembre 2024, il y aura une baisse de la taxe foncière pour tous les propriétaires et également une baisse de la taxe d'habitation pour les résidents secondaires. Donc quelqu'un qui a une résidence secondaire, il y aura encore plus de baisse. C'est une baisse très importante pour les résidences principales.

1:35
Locuteur 3

Et ceux qui sont locataires ?

1:37
Locuteur 2

Il y a une répercussion, puisque non, ils payent la taxe foncière dans leur charge, notamment sur la taxe sur les ordures ménagères. Donc ils auront aussi une baisse, mais dans leur charge locative.

1:47
Locuteur 3

Donc votre première mesure, c'est une question de pouvoir d'achat ?

1:50
Locuteur 2

Absolument. Deuxième mesure, enfin parallèlement, on a engagé des recrutements de policiers municipaux. Ma première adjointe, la préfète François-Souliman, reçoit ce matin 12 candidats, dont 5 viennent de Saint-Denis, qui ont quitté leur poste après le désarmement par le nouveau maire de Saint-Denis.

2:08
Locuteur 3

C'est-à-dire que vous nous dites ce matin, Éric Ciotti, que les policiers qui quittent Saint-Denis viennent frapper à la porte de votre mairie ?

2:19
Locuteur 2

Absolument. J'avais lancé un appel à eux la semaine dernière, quand il y a eu cette décision ahurissante et extraordinairement dangereuse de désarmer les policiers municipaux.

2:28
Locuteur 3

En commençant par les LBD1, il faut être précis.

2:30
Locuteur 2

Par les villes conquises par les maires LFistes. C'est mettre une cible dans le dos de ces policiers. J'ai lancé un appel à ces policiers qui ne se sentent plus en sécurité. Ils seront les bienvenus à Nice. On a déjà eu 5 candidatures et nous les recevons dans les heures qui viennent. Nous allons doubler les effectifs de la police municipale sur le terrain.

2:50
Locuteur 3

Vous avez échangé avec eux ? Vous avez déjà échangé avec ces policiers ?

2:52
Locuteur 2

Non, mais ils seront reçus par un jury, présidé par ma première adjointe, mais je les verrai le plus rapidement possible.

3:00
Locuteur 3

Mais pour vous, il y a une sorte de vase communiquant ?

3:01
Locuteur 2

Absolument, oui, c'est automatique. Comment imaginer un policier municipal effectuer sa mission dans des zones qui sont souvent extraordinairement dangereuses ? Parce que ce sont des cités où le trafic de drogue a pris une part extraordinairement préoccupante, dangereuse. Donc ces policiers sans armes vont être des cibles. Leur vie est menacée. Donc ils quittent ces fonctions pour des villes qui vont les protéger.

3:27
Locuteur 3

Ça veut dire que vous voulez en quelque sorte l'anti-modèle LFI ?

3:30
Locuteur 2

Oui, ça si on peut le dire. Je crois que LFI, associer le mot modèle à LFI, non. LFI c'est un danger, c'est une menace, c'est un risque pour la République. Et bien entendu, nous sommes à l'inverse un rempart contre cette menace, qui est une menace même contre la démocratie. On imagine M. Mélenchon à la présidence de la République, la France ne serait plus une démocratie.

3:53
Locuteur 3

Vous l'avez entendu, le ministre de l'Intérieur qui a dit qu'il ferait tout pour aider aussi à lutter contre le racisme dont ont été victimes un certain nombre de ces maires. Est-ce que vous estimez là que c'est aussi le rôle de la République ?

4:07
Locuteur 2

Oui, naturellement. Le racisme est insupportable, il doit être condamné. Le problème de LFI et des maires LFI, c'est pas un problème de racisme. Moi je condamne toutes les formes, toutes les expressions, toutes les paroles racistes, bien sûr, bien sûr. Mais les maires LFI, ce sont des maires dangereux, parce que LFI est un danger pour la République. LFI est un parti qui combat la démocratie, qui installerait une forme de tyrannie si demain ils arrivaient au pouvoir. Éric Ciotti, est-ce que vous vous laissez le drapeau ?

4:41
Locuteur 3

Est-ce qu'il y a d'ailleurs le drapeau européen sur le coton de votre mairie ?

4:44
Locuteur 2

Le drapeau européen sur la mairie de Nice et dans mon bureau.

4:48
Locuteur 3

Vous avez compris, vous, que vos collègues nouvellement élus, à Carcassonne par exemple, maire RN, fassent de leur première décision, j'allais dire symbolique en tout cas, de décrocher le drapeau européen ?

5:04
Locuteur 2

Chacun son choix, ce n'est pas le mien. Bien, la loi impose qu'une bannière, c'est celle de la République, c'est la bannière tricolore, à l'exception du 9 mai. Donc, chaque maire a dû faire campagne sur des sujets. Peut-être, je n'ai pas suivi particulièrement la campagne à Carcassonne. Moi, je respecte le choix des maires. Moi, ce choix à Nice n'est pas celui-là.

5:28
Locuteur 3

Mais c'est quand même pas une petite question, la question de l'adhésion aux valeurs de l'Union européenne ou pas. Vous, vous pouvez être associé à un parti dont un certain nombre d'élus veulent manifester ostensiblement leur rejet de l'Union européenne ?

5:45
Locuteur 2

D'abord, ce n'est pas l'expression du parti, ce n'est pas l'expression de Jordan Bardella. Je vous rappelle quand même que la constitution européenne a été rejetée par une majorité très large de Français en 2005. Et oui, il y avait notamment la multiplication de ces emblèmes. Donc, c'est un vrai sujet dans le pays. Moi, je respecte les choix. Ce n'est pas un choix qui est au cœur de notre alliance, naturellement. Mais nous avons notre identité, notre spécificité. Moi, je suis partisan que nous sommes les héritiers d'une civilisation européenne. C'est ce que dit ce drapeau aux douze étoiles. Ces douze étoiles, c'est la couronne de Marie, d'ailleurs.

Ça rappelle les racines chrétiennes de la civilisation européenne. Si on reprend la genèse de cet emblème. C'est juste, c'est juste.

6:38
Locuteur 3

C'est une des inspirations revendiquées.

6:40
Locuteur 2

À partir de là, chacun son expression. En tout cas, vous vous regardez. L'Europe, dans certaines dérives technocratiques, normatives, qui se mêlent de tout, a eu des effets négatifs. Rappelons-nous néanmoins que nous sommes les héritiers d'une civilisation européenne qui a bien des égards et menacée, et doit être préservée et protégée.

7:02
Locuteur 3

Éric Ciotti, Marine Le Pen a déclaré « Je ne crois pas à l'union des droites », même si Éric Ciotti y croit.

7:09
Locuteur 2

Moi, j'y crois. Et je l'ai faite. Lorsque j'étais président de LR, j'ai voulu cette union des droites. J'ai voulu, en tout cas, cette union avec le Rassemblement national. Beaucoup en parlent, certains plus ou moins sincèrement. J'ai été le premier à le faire. Ça m'a coûté en insultes, en caricatures, en démagogie de toutes sortes. Je l'ai faite. Je le revendique. J'en suis fier. Je le dis aujourd'hui. On ne pourra pas porter l'alternance en mettant de côté le Rassemblement national. Il y a la nécessité, l'exigence de cette alliance.

Il faut sortir du piège tendu par la gauche il y a des décennies parce que, finalement, la gauche se maintient au pouvoir depuis 40 ans, à quelques exceptions, à quelques périodes près.

7:57
Locuteur 3

Mais est-ce que c'est une alliance ou est-ce que c'est un soutien quoi qu'il arrive ? C'est-à-dire qu'une alliance, ça voudrait dire, éventuellement, par exemple, une décision collégiale, ensemble, une primaire ouverte, par exemple, pour décider qui sera celui qui porte vos couleurs. Là, vous savez déjà, en gros, que c'est Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

8:14
Locuteur 2

C'est une fable, cette histoire de primaire. On voit bien que ceux qui la prônent sont animés par des sentiments totalement insincères.

8:23
Locuteur 3

Insincères ?

8:24
Locuteur 2

Oui, Laurent Wauquiez, quand il parle de primaire, c'est pour tuer Bruno Retailleau. Quand les autres en parlent, c'est pour éliminer Attal ou de la compétition avec Philippe. Donc, tout ça, c'est de la tambouille politicienne. Aujourd'hui, il y a une force. Qu'on l'apprécie ou qu'on ne l'apprécie pas, c'est un constat. Il y a une force extraordinairement dominante, c'est le Rassemblement National. Dire qu'on peut porter l'alternance au socialisme et au macronisme, puisqu'il y a à peu près la même chose, aujourd'hui, en mettant de côté le Rassemblement National, c'est mentir aux Français.

Moi, je souhaite qu'il y ait l'alternance, parce que le pays sombre, le pays à l'emploi au chômage, à la dette, au déficit, à l'immigration, à la sécurité, on va continuer avec les mêmes. Ceux qui ont mis le pays dans cet État sont ceux qui veulent poursuivre avec la même, finalement, motivation. Sauf que vous dites ça,

9:18
Locuteur 3

mais si Marine Le Pen ne veut pas ouvrir un droit, si Marine Le Pen dit, moi, je ne crois pas à cette union de droite...

9:22
Locuteur 2

Marine Le Pen, elle est candidate à l'élection présidentielle. En fait, vous dites à vos copains,

9:29
Locuteur 3

je ne sais pas, à David Lysnard, par exemple, viens, mais tu seras forcément derrière Marine Le Pen.

9:34
Locuteur 2

Elle veut rassembler tous les Français, c'est normal. Aucun candidat qui aspire à gagner, parce que ceux qui parlent, les autres, sincèrement, personne ne les voit gagnants. Ils sont là pour un peu de témoignage et pour faire la course aux petits chevaux.

9:49
Locuteur 3

Vous parlez de qui, là ?

9:49
Locuteur 2

Vous parlez de Bruno Retailleau ? Oui, bien sûr. Tout ça, aujourd'hui, à LR, personne n'est en position de gagner. On le sait très bien, donc chacun avance ses pions pour négocier. Tout ça, c'est de la basse politique politicienne. Aujourd'hui, l'alternance, c'est quoi ? C'est entre cette alliance que nous avons formée, que j'ai voulu fonder en 2024, au lendemain de la dissolution, entre, en gros, la droite classique, on va dire, issue des partis gaullistes et le Rassemblement National, qui a pris une partie de notre électorat ancien. Pourquoi il a pris cet électorat ? Parce que la droite s'est déconstruite. La droite n'a plus été elle-même.

La droite s'est soumise au code de la gauche, en matière sociale, en matière sociétale. Et donc, elle a perdu ce qui faisait sa force, au profit du Rassemblement National. Et en même temps, il y a cette alliance. Moi, je la constate, je l'ai faite et je l'apprécie, parce qu'on travaille bien avec Jordana Ardella. Vous en êtes satisfait ? J'en suis particulièrement satisfait. On travaille bien à l'Assemblée Nationale avec Marine Le Pen. Si on fait une sorte de bilan... On a démontré à Nice que cette alliance, elle peut gagner.

10:58
Locuteur 3

C'est un peu ma question, justement. Elle peut gagner, voilà. Et elle a gagné. Oui, vous, vous avez réussi à Nice, mais Laure Lavalette n'a pas du tout réussi... A un point. Ben oui, mais enfin, c'est comme ça, c'est la démocratie. Mais regardez Paris et Lyon-Marseille. Et d'ailleurs, la vérité, c'est que ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella ne sont venus faire campagne chez vous. En fait, vous n'aviez pas vraiment besoin d'eux.

11:17
Locuteur 2

J'ai fait une campagne aussi. Vous n'aviez peut-être même pas envie qu'ils viennent. Mais l'alliance, elle est importante. Sans alliance, on ne peut pas gagner. On ne peut pas avoir une force...

11:26
Locuteur 3

C'était une alliance, il n'y avait pas marqué RN sur vos affiches. Ils ne sont pas venus faire campagne à vos côtés.

11:31
Locuteur 2

Chacun fait sa campagne spécifique. Moi, je sais la force que cette alliance m'a amenée. Ensuite, il faut élargir. Et ça sera le cas aussi à l'élection présidentielle. On peut avoir une force très importante au premier tour. Et on peut échouer au second à cause de ce ridicule Front républicain qui plonge notre pays dans l'immobilisme. Ridicule Front républicain ? Bien sûr, depuis 40 ans. Parce que comment dire, on donne un élan à notre pays ? Comment on le redresse ? En disant qu'on fait barrage. Mais le barrage, ce n'est pas une politique. Les 14, ce ne sont pas les acteurs du redressement. Ceux qui font les barrages, ce sont des gens qui protègent leurs petits intérêts.

12:09
Locuteur 3

J'essaie de réfléchir au castor. Éric Ciutti, comment vous avez vécu le fait que Bruno Retailleau, d'ailleurs c'était à ce micro, finalement, sans vous apporter un accord ou un soutien manifeste,

12:22
Locuteur 2

ne soutiennent plus votre opposant Christian Estrosi ? C'était une forme de courage. Et je l'en remercie. Et j'ai eu l'occasion...

12:31
Locuteur 3

Vous vous étiez parlé ?

12:31
Locuteur 2

Vous vous êtes parlé depuis ? Je lui ai parlé après. J'ai eu l'occasion de lui dire. J'ai eu l'occasion de lui dire. Mais vous l'avez appelé pour le remercier ? C'est une forme, non, pas pour le remercier, mais avec Bruno Retailleau, on a toujours échangé. J'ai du respect pour lui. Je ne partage pas ses choix. Il est au milieu du guet. Il est au milieu du guet parce qu'on voit bien qu'il veut s'extraire du macronisme face à ceux qui veulent y rester. Il y a quand même six ministres LR dans un gouvernement macroniste. Il a un groupe qui ne commande pas l'Assemblée nationale, qui est dirigé par M.

Wauquiez et Mme Tabarro, qui sont les apôtres aujourd'hui, surtout Mme Tabarro, qui défend son frère et la petite politique familiale. Moi, je me souviens,

13:16
Locuteur 3

quand vous avez envoyé Laurent Wauquiez, vous étiez le premier à le défendre.

13:19
Locuteur 2

Oui, mais M. Wauquiez, il a dérivé. Moi, je n'ai pas changé. Moi, je suis un homme de droite. J'ai toujours combattu ce gouvernement qui abîme le pays. Je ne le combats pas pour des raisons personnelles. Je le combats parce qu'il abîme le pays. Qui peut dire que le bilan macroniste est positif comment, M. Wauquiez ?

13:34
Locuteur 3

Mais Bruno Retailleau, pour vous, vous vous dites... Est-ce que vous pensez qu'un jour, il peut vous rejoindre ?

13:38
Locuteur 2

Oui, je l'espère. Et je lui lance cet appel. Mais je suis un peu désespéré de voir le poids de ces vieux chapeaux à plumes, de ces politiques de la Troisième République, M. Copé, qui a fait 0,29% à la primaire en 2011. Oui, mais qui a été réélu. En 2011, Mme Pécresse, qui a été le naufrage de la présidentielle. M. Bertrand, qui n'a jamais rien gagné dans sa vie, à part avec le vote de LFI et des communistes. et qui viennent donner des leçons à M. Retailleau et aux autres de morale, de politique. On n'a plus envie de voir ces gens qui s'y veulent aller chez M. Macron ou au Parti Socialiste, qu'ils y aillent. Viens chez moi. Je lui dis, viens avec nous. David Lissard, d'abord, c'est un ami.

Il est venu.

14:28
Locuteur 3

Là encore, il n'y avait pas forcément de mots à quoi en parler, mais il a laissé photographier à vos côtés une semaine avant les élections.

14:37
Locuteur 2

C'est une forme de soutien, je l'en remercie. J'ai été un peu à l'origine du début de la carrière de David Lissard. Il a été mon vice-président lorsque je présidais le département des Alpes-Maritimes. On a des liens d'amitié. Il y en a un qui pourrait dire

14:51
Locuteur 3

à peu près la même chose de vous, c'est Christian Estrosi. On ne peut pas dire que vous ayez toujours des liens d'amitié.

14:56
Locuteur 2

Oui, mais on a eu des parcours qui se sont éloignés parce que Christian Estrosi, comme j'évoquais Mme Tabarro ou M. Wauquiez, sont partis chez M. Macron. Moi, je suis resté fidèle à François Fillon, notamment en 2017. François Fillon qui est venu à Nice aussi. Et je l'en remercie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a des gens courageux qui bougent. Alors peut-être pas encore suffisamment, mais on voit bien qu'aujourd'hui, cette alliance des droites, cette frontière artificielle, elle est en train de se fissurer et c'est la seule... C'est une condition indispensable pour qu'on engage le redressement du pays avec tous les hommes et femmes de bonne volonté.

Il faut balayer ceux qui ont mis le pays à genoux, ceux qui nous gouvernent aujourd'hui. Il y en a assez de ces gens et donc il faut qu'ils partent. Est-ce que vous vous êtes serré la main ?

15:45
Locuteur 3

Est-ce que vous vous êtes revu avec Christian Estrosi ?

15:48
Locuteur 2

Non, je ne l'ai pas vu. Rien.

15:49
Locuteur 3

Vous ne l'avez même pas passé un coup de fil ?

15:50
Locuteur 2

Je ne l'ai pas revu. Il n'a pas souhaité siéger au conseil municipal, mais naturellement, j'espère le voir et que nous puissions... Vous ne vous êtes

15:59
Locuteur 3

même pas croisé ?

16:00
Locuteur 2

Non, il n'y a pas eu de transition. Rien, il a quitté la mairie,

16:02
Locuteur 3

vous êtes arrivé, vous ne vous êtes même pas croisé dans le couloir.

16:05
Locuteur 2

Ça se passe très bien avec ses équipes. Il y a eu une transition républicaine parfaite avec les fonctionnaires de la mairie que je remercie. C'est le signe d'une forme de continuité. Il y a un groupe qui a été élu avec lui. Ça se passe très bien de façon très harmonieuse. Le président de ce groupe sera reçu ce matin. Je le verrai. On va bien travailler ensemble. Je suis d'ailleurs à peu près convaincu que la plupart de ses élus à terme vont me rejoindre parce que nous travaillons bien pour Nice, nous voulons plus de sécurité, moins d'impôts et que je veux rassembler.

16:38
Locuteur 3

Vous pensez que les anciens proches de Christian Estrosi vont vous rejoindre ? Oui. Ils vous les laissent déjà entendre ?

16:42
Locuteur 2

Quelques-uns, oui. Parce qu'il y avait ce positionnement très personnel de Christian Estrosi. Moi, je veux écrire une page nouvelle, le passé, le passé. Je veux apaiser aujourd'hui. Il n'y a plus de conflit à Nice. Tout le monde est heureux. Il n'y a plus cette guerre. Les électeurs m'ont donné une large majorité. Je les en remercie et on va regarder devant.

17:05
Locuteur 3

Éric Ciotti, le diesel ce matin, record, est à 2,25 euros le litre. Et cette nuit, Sébastien Lecornu a laissé entendre que, je cite, je demande aux ministres de l'Action et des Comptes Publics et aux autres ministres de travailler à une affectation des éventuels surplus de recettes fiscales liées à la hausse des prix du carburant pour financer des mesures prioritaires d'un plan d'électrification. Ça va dans le bon sens ?

17:28
Locuteur 2

Vous avez compris ce que ça veut dire ? Pas moi. Ce qu'il faut, c'est une mesure claire. L'État ne peut pas s'enrichir sur l'augmentation du prix du carburant. Ça veut dire que, par exemple,

17:37
Locuteur 3

pour les aides-soignantes qui font la tournée et qui, en ce moment, payent trop cher le carburant, si on leur permet d'avoir un accès à un leasing social

17:45
Locuteur 2

pour avoir des voitures électriques... On va leur acheter une voiture électrique à 40 000 euros ou 30 000 euros alors que là, il y a une urgence de payer chaque matin son plein. Mais dans quel monde...

17:54
Locuteur 3

Mais est-ce que la politique, c'est possible de prévoir ?

17:55
Locuteur 2

Dans quel monde vivent ces gens qui nous gouvernent ? Il y a une mesure simple, celle que nous prenons à l'Assemblée nationale. On l'a demandé encore hier avec le Rassemblement national, sur le prix des carburants. Aujourd'hui, l'État fait les poches des automobilistes plus le prix du pétrole brut, du baril de pétrole qui a dépassé les 100 dollars, on doit être à 105 ou 107 dollars ce matin sur le baril, augmente, plus l'État s'enrichit. Ça, ce n'est pas normal. Donc, nous voulons une TVA réduite à 5,5 au lieu de, aujourd'hui, 20%. C'est un coût, bien entendu. Ça doit être gagé sur des économies. ces économies.

Engageons-les, notamment sur le coût de l'immigration, sur plein de sujets, sur les dépenses indues de l'administration et rendons le pouvoir d'achat aux Français. La mesure, elle est simple, elle est limpide. On n'est pas dans les usines à gaz. Enfin, là, c'est peut-être une usine électrique, selon M. Le Cornu. Merci. Enfin, ça revient au même.

18:54
Locuteur 3

Eric Ciotti, donc, maire de Nice, vous serez plus député dans quelques jours ?

18:57
Locuteur 2

Dans quelques semaines, vraisemblablement.

18:59
Locuteur 3

Vous allez démissionner de votre...

19:00
Locuteur 2

Naturellement, puisque le choix, c'est... Merci d'avoir répondu

19:04
Locuteur 3

à mes questions sur RMC BFM TV.

Face à Face : Éric Ciotti - 01/04 — Éric Ciotti · Pourquijevote