« Il faut combattre le socialisme partout » FX Bellamy invité de France Info
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour François Xavier Bami. Bonjour et bienvenue sur France Info. Merci d'être avec nous.
Beaucoup de sujets à voir avec vous ce matin. La crise énergétique évidemment et les réponses du gouvernement. On va parler aussi de politique avec la situation de la droite à l'approche de l'élection présidentielle.
Je vois que ça vous fait sourire. Effectivement, il y a beaucoup de choses à dire. Mais d'abord commençons évidemment avec les dernières actualités.
C'est bien sûr au Moyen-Orient qu'elle nous qu'elle nous emmène ces actualités. [raclement de gorge] 3e jour de cesser le feu entre les États-Unis et et l'Iran et cette situation toujours très fragile au Liban. On va en parler déjà.
Est-ce que ce cesser le feu, ces négociations qui s'annoncent sans doute pour ce weekend au Pakistan, vous y croyez ? C'est difficile de penser qu'elles pourront vraiment conduire à une paix durable. D'abord parce que les deux camps négocient manifestement sur des bases qui sont totalement différentes et même contradictoires.
Et donc on peine à voir comment un accord est possible. Et surtout parce que ma conviction profonde c'est que tant que le régime des molas continuera de prendre en otage le peuple iranien y compris par la répression la plus féroce et la plus sanglante, le monde ne sera pas en paix. Le Moyen-Orient mais aussi le monde entier.
Ça veut dire quoi ? Que les Américains, les Israéliens auraient dû continuer à frapper et plus fort encore ? Non, ça veut dire qu'à un certain moment, seul le peuple iranien le pourra, mais il faudra qu'il se libère enfin de cette oppression effrayante, effrayante pour lui, pour sa liberté.
On on connaît malheureusement le prix immense qu'un qu'a payé le peuple iranien depuis des années maintenant face à ce régime islamiste qui ne s'impose que par la terreur qu'il tente d'imposer à son peuple. Mais il faudra aussi que ce régime tombe pour que tous les pays qui l'entourent, on va parler du Liban, mais on pourrait parler bien sûr d'Israël, on pourrait parler bien sûr du peuple palestinien lui-même. Tous ces peuples qui sont aujourd'hui piégés par l'agenda de mort dirigé depuis Téran puisse en être enfin libéré et à travers eux bien sûr la sécurité du monde.
Alors vous le dites, le régime iranien est toujours debout. Euh Tran pourrait aussi renforcer son contrôle sur les D3 euh Dormous. Qu'est-ce que ça veut dire en terme de bilan sur l'intervention américaine en Iran ?
Est-ce que c'est une lourde défaite aujourd'hui pour Donald Trump ? D'abord, encore une fois, il faut se garder de croire que l'épisode est terminé. Et je ne dis pas cela pour m'en réjouir parce que la guerre est toujours un moment terrible de menace pour des vies civiles, de menace pour la sécurité du du Moyen-Orient tout entier.
Mais le fait est que je je ne crois pas que la négociation qui s'engage soit le dernier mot de cet épisode de conflit armé. Euh et d'ailleurs d'une certaine façon, nous le voyons bien à travers cette question du D3 d'Ormous, si ce régime reste en place, nous serons durablement mis en danger. Nous serons durablement mis en danger par la menace qui nous fait peser sur nos économies, sur le commerce mondial, sur la liberté du monde et en particulier sur la liberté de navigation qui est un principe fondamental du droit international.
Vous dites pardonnez-moi parce que il s'agit quand même de bien comprendre ce dont on parle. Vous, on parlait du D3 d'Ormous et Mathilde vous a interrogé là-dessus. C'estàd que vous imaginez potentiellement que les négociations n'aboutiront peut-être pas à une réouverture de ce D3 et donc que potentiellement ça pourra continuer, ça pourra faire se poursuivre cette guerre.
En fait, je pense que tant que ce régime sera en place, il continuera de survivre, y compris à l'international par le chantage. Nous sommes tellement heureux que nos compatriotes français et été récemment libéré d'Iran, Jacques Paris et Cécile Coler. Mais le fait est que cette euh tactique de négociation qui consiste à utiliser des otages, elle continuera parce que c'est l'assurance vie de de ce régime.
Et je le dis parce que aujourd'hui, je vois le grand risque que nos diplomaties occidentales, que notre pays s'engage dans une forme de résignation, de reprise des relations normales avec un régime qui ne peut pas laisser s'établir aucune forme de normalité. Notre devoir c'est de continuer à aider le peuple iranien quoi qu'il arrive à l'issue de cette négociation de continuer à aider le peuple iranien par tous les moyens possibles à se libérer de ce régime à se libérer du totalitarisme islamiste qui pèse sur lui et qui pèse sur nous et bien hier on a rencontré avec Bruno Rotaillot Reza Palav qui est une figure marquante de l'opposition qui présente aujourd'hui un plan de transition démocratique qui fait pas l'unanimité oui c'est c'est un choix parmi d'autres mais c'est vrai qu'il ne s'est pas imposé ne fait pas l'unanimité il ne prétend pas s'imposer. Il ne prétend pas s'imposer et avec beaucoup d'humilité.
Il dit aujourd'hui étant l'une des figures la plus connu la figure la plus connue du peuple iranien en Iran, il dit que sa mission n'est pas de prendre le pouvoir ou de s'imposer, mais de préparer les conditions d'une transition démocratique vers un Iran qui demain à travers des élections choisirait ses propres dirigeants. Et je pense que notre devoir c'est de soutenir Rapi, de soutenir tous les opposants iraniens, de soutenir tous ceux qui sont prêts à préparer une alternative et il y a des moyens concrets pour cela. En tous les cas, je le redis, ne rien faire qui conduirait à faire croire que nous considérons ce régime comme un régime normal avec lequel des relations normales pourraient reprendre désormais.
Alors ce qui s'est passé ces derniers jours, François Xavier Bellami, c'est évidemment euh ce sont ces frappes israéliennes massives euh contre euh le Liban qui ont visé le Liban. Au moins 300 morts civil, le bilan est très lourd. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que le risque que représente le esbola justifie un tel bilan ?
Le risque que représente le Esbola est un risque existentiel pour le Liban et pour son avenir. Et cela nous le disons depuis très longtemps. Et là encore même quand la France malheureusement cherchait à normaliser le Esbola au Liban.
Le esbola n'est pas une composante c'était pas mal tout à fait la question posée. C'est est-ce que euh ça justifie les frappes justifier enfin frapper et y compris dans des quartiers qui ne sont pas des quartiers qui sont des fièves du bol là. frapper et tuer plus de 300 civils, ce qui est quand même énorme à l'échelle du Liban.
Est-ce que ça la menace du Bola que que sur laquelle tout le monde s'accorde justifie cela ? Tout le monde ne s'y accorde pas. Rien ne justifie la mort d'un civil innocent.
Rien, jamais. Et et ce serait absolument horrible d'imaginer que quoi que ce soit puisse justifier le fait que des innocents ont été tués dans ces frappes. Mais le fait est que, je le redis, le Liban était en paix après le début de la guerre en Iran.
Le Liban était en paix jusqu'à ce que le Esbola ne décide de l'impliquer dans ce conflit suicidaire avec Israël en recommençant à frapper le territoire israélien. Et désormais, et je pense que tous les Libanais qui nous écoutent le savent, désormais, il est parfaitement clair que le esbola n'est en rien une protection pour le peuple libanais. Le Esbola est un danger et je crois que ça permet de jeter un regard rétrospectif qui doit être assez sévère sur les propre pays à l'égard du Esbola au cours des dernières années.
Je me souviens avec euh honte que la France et je l'avais condamné [raclement de gorge] à l'époque vigoureusement que la France a soutenu le candidat du Esbola pour l'élection présidentielle au Liban. À l'époque ce candidat avait été reçu à l'Élysée, le candidat de Hassan Nasrala. Donc maintenant, il faut terminer avec ça.
Le Esbola est un ennemi du peuple libanais et la France qui a une telle responsabilité au Liban doit s'engager concrètement pour le désarmement du Esbola d'une manière très opérationnelle. C'està-dire on doit soutenir euh ce qui est en train de se passer. Euh les frappes les frappes israéliennes, vous les justifiez ce matin.
Franchement, on doit soutenir les forces armées libanaises qui sont les seules forces militaires qui ont le droit de posséder des armes au Liban. Je termine ma phrase. On doit soutenir les forces armées libanaises dont le gouvernement a enfin, avec beaucoup de courage au Liban, décidé qu'elles devaient procéder au désarmement du Esbola.
Le problème, c'est qu'aujourd'hui elles ne le peuvent pas parce que le rapport de force est tellement inégal. Le Esbola est une milice. C'est à la fois un parti politique et une milice.
Et ces armes ne sont pas utilisées seulement contre Israël, elles sont utilisées aussi contre tous ceux qui au Liban cherchent à se libérer de lui. Et donc le rôle de la France, comme de tous les pays européens qui voudront s'impliquer dans cette tâche, c'est de soutenir concrètement les forces armées libanaises pour aller chercher les armes du Esbola, désarmer le esbola et l'empêcher désormais de nuire. sur l'action que mène Israël.
Est-ce qu'aujourd'hui vous considérez que ces frappes sont disproportionnées ou pas ? Mais encore une fois, je le redis, le grand problème, c'est que euh d'ailleurs, le esbola vous disiez aujourd'hui ces frappes, elles sont dirigées vers des populations civiles, mais le esbola en est le responsable puisque ces dirigeants se cachent dans des quartiers où vivent des populations civiles. Ces forces armées se mêlent aux populations civiles pour s'en servir comme de boucliers humain.
Et tous ceux qui parlent en permanence du droit international pour condamner Israël devraient se souvenir que l'utilisation de boucliers humain est prohibée par le droit international. Et donc ce que fait le Esbola aujourd'hui, ce sont des crimes de guerre. Qu'est-ce que fait que fait Israël ?
Qu'est-ce que fait Israël ? Mais Israël aujourd'hui se défend et je ne dis pas encore une fois que les attaques du Esbola justifient la mort de quelque civil innocent que ce soit, je viens de le dire sur votre plateau, mais le fait est que aujourd'hui le Esbola est le seul responsable de ce conflit suicidaire dans lequel il a piégé le Liban. Et c'est une grande chance que pour la première fois des négociations puissent avoir lieu entre le gouvernement libanais et le gouvernement israélien.
Parce qu'Israël l'a toujours dit et le gouvernement libanais en place l'a répété lui aussi. Il n'y a pas en réalité de conflit entre Israël et le Liban. Il y a un conflit entre Israël et le esbola.
Et c'est pour ça qu'il faut sortir le Esbola de cette euh stratégie dangereuse et mortelle qui consiste à impliquer le Liban dans son propre conflit suicidaire avec le peuple israélien. François Xavier Bellami, venons-en aux conséquences concrètes pour nous en France et notamment les conséquences économiques qui nous intéresse beaucoup et qui intéresse beaucoup ceux qui nous celles et ceux qui nous écoutent sur les prix des carburants conséquence de cette guerre avec l'idée lancée hier par la présidente du conseil italien de suspendre les règles de de déficit he c'est les fameux critères de stabilité 3 % de de déficit public les les suspends si la guerre venait à se prolonger, ce que d'ailleurs vous semblez dire également ce matin, est-ce qu'elle a raison la première ministre italienne ? Mais d'une certaine manière, ça ne nous concerne pas parce que nous nous avons déjà une situation, on est en procédure pour déf en fait on est très très très loin de tenir nos engagements vis-à-vis de nos partenaires européens sur la maîtrise de notre dette.
La vérité, c'est que nous sommes déjà totalement dans le rouge et donc le fait que la règle soit suspendue ne changera pas. le fait que nos dirigeants semblent considérer qu'elle l'u pour nous. Notre vrai problème en France, ça n'est pas les règles budgétaires européennes que nous enfrigons depuis des années.
Notre vrai problème en France, c'est le danger majeur que représente une crise de la dette. Et ce qui est très intéressant, c'est que on nous a expliqué pendant longtemps que l'argent magique n'était pas un problème, que la dette n'était pas un problème. Aujourd'hui, nous touchons du doigt que ça l'est.
Parce que si la France ne peut rien faire pour soutenir les automobilistes, si la France ne peut rien faire pour aider les citoyens qui ont du mal à payer leur carburant, mais c'est tout simplement qu'elle n'en a pas du tout. Ça veut dire que c'est raisonnable que le gouvernement n'ait pas distribué d'échecs à tout va. Euh c'est même pas que c'est raisonnable, c'est que c'est pas possible autrement.
C'estàd on a déjà volé à nos petits enfants tout ce qu'on pouvait leur prendre. Et maintenant le grand risque c'est pas seulement qu'on commette, qu'on continue de commettre cette injustice monstrueuse, mais le grand risque c'est que si on va plus loin là-dedans, on va ajouter à la crise économique, à la crise des carburants, une crise de la dette qui serait pour le coup l'apocalypse pour les Français. et le gouvernement le sait.
Et et quand des dirigeants politiques, je pense par exemple à la gauche, au socialistes, je pense au Rassemblement national promettent qu'on va encore donner des milliards d'euros euh aux Français ou qu' en tous les cas on va conduire l'État en baissant les taxes parce que c'est de ça qu'on parle, conduire l'État à perdre des milliards d'euros chaque année, à donc aggraver le le le déficit et la dette. En réalité, on fait des promesses de Gascon. On m au français en leur faisant croire.
Ça veut dire que Sébastien le cornu qui a prévu de s'exprimer en fin de journée pour tirer les leçons de cette crise énergétique, il doit rester sur sa ligne, ne pas annoncer d'aide supplémentaire pour pour les Français sur cette les prix à la pompe. Non, mais il faut certainement aider de manière ciblée les professionnels qui en ont besoin, les pêcheurs, les agriculteurs. Il faut aider, je pense par exemple aux aides soignantes qui roulent énormément, il faut faire des aides ciblées vers les professionnels qui sont dans un un besoin existentiel.
Mais mais mais ensuite, encore une fois, je le redis, euh dans un pays normal, on devrait pouvoir aider les Français. Dans un pays normal, on devrait pouvoir baisser immédiatement les taxes. Et nous, ce que nous défendons, c'est qu'après une alternance, quand on aura baissé massivement la dépense publique, il faudra bien sûr baisser les impôts qui font que les Français sont asphyxiés aujourd'hui.
Mais le problème, c'est que nous ne sommes plus dans un pays normal. Nous sommes dans un pays surendetté et ça c'est à nos dirigeants d'en rendre compte aujourd'hui devant toute la société. François Xavier Bellami, vous restez avec nous.
On va parler des élections en Hongrie parce qu'elles sont très importantes et même cruciales pour l'Europe. C'est juste après l'info en une minute. Voici Dian Ferschit.
Il est 9h le Israël affirme avoir porté un coup dur au esbola allié de l'Iran. Le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou ordonne l'ouverture de négociation directe avec Beou. Des discussions sont prévues entre les deux pays la semaine prochaine à Washington sur France info.
Le ministre libanais de la culture salue un pas en avant. Il appelle à négocier à froid et à mettre en place incesser le feu au préalable. Et dans ce contexte, 20 millions d'euros supplémentaires pour les agriculteurs en difficulté, annonce du gouvernement.
Des agriculteurs confrontés à la hausse des coûts des carburants, mais aussi des engrais. Pour la FNSEA, le dispositif reste insuffisant, l'approvisionnement en carburant et le gouvernement autorise jusqu'au 11 mai les camions citternes qui desservent les stations services à circuler partout pendant tout le weekend, les lundis cyclés. Les jours fériers l'arrêté vient d'être publié ce matin au journal officiel.
Le projet de loi pour durcir les sanctions à l'encontre des organisateurs de free partie adopté en première lecture à l'Assemblée nationale, le texte part à présent au Sénat. Il prévoit notamment des peines alourdies pour les organisateurs jusqu'à 6 mois de prison. En Ligue Europa, conférence de foot, première défaite de la saison pour Strasbourg.
Les Strasbourgeois s'inclinent 2 à0 sur la pelouse des Allemands de Maillan sans match aller des quarts de finale. Le match retour ce sera la semaine prochaine à la Mo. [musique] France info le 830 France info [musique] Adrien Bec Mathilde Sirot.
De retour sur France info ce matin. François Xavier Bami est notre invité vice-président du parti les républicains. On va en parler.
Vous êtes aussi chef de fil les Républicains au Parlement européen. On voulait dire un mot avec vous sur ce scrutin qui a lieu dimanche en Hongrie. Le Premier ministre Victor Orban Brigue un 5e mandat.
À l'époque quand il faisait encore partie du PPE de du groupe de la droite européenne, vous lui aviez rendu visite. Est-ce que vous espérez qu'il gagne dimanche ? Non parce que malheureusement Victor Orban a quitté le PPE. a quitté notre famille politique de la droite européenne et ça aurait été le début d'une forme de dérive qui fait qu'aujourd'hui, malheureusement, je le constate, c'est une immense tristesse pour nous, mais la Hongrie est devenue, c'est un fait, la porte d'entrée de toutes les puissances qui cherchent à fragiliser l'Europe.
Je pense à la Russie bien sûr, avec laquelle manifestement Victor Orban le montre d'ailleurs, il entretient des relations très proches avec Vladimir Poutine. La même Russie qui attaque l'Ukraine, la même Russie qui menace l'Europe, la même Russie qui est confrontée si souvent qui affronte nos propres forces armées française un peu partout en Afrique par exemple. Euh mais c'est pas seulement la Russie, c'est aussi la Chine.
Vous avez peut-être vu que sous le gouvernement de Victor Orban, la Chine ouvre une immense usine d'automobiles DYD en Hongrie qui vont déferler sur euh l'Europe ces automobiles qui auront été fabriquées en Europe, mais en réalité depuis la Chine et au profit de la Chine, c'est aussi la Turquie. Quand j'ai défendu l'Arménie par exemple il y a quelques années au moment où elle était attaquée par l'Azerbaïdjan et j'étais en Arménie encore il y a quelques jours pour redire notre soutien au peuple arménien menacé par l'Azerbaïdjan et par la Turquie, et bien la Hongrie de Victor Orban était le pays qui refusait de condamner cette agression parce que Victor Orban entretient les meilleures relations avec monsieur Erdogan. Et donc on voit bien qu'il y a malheureusement à travers euh la Hongrie sorte de cheval de 3 de toutes les puissances autoritaires qui menacent aujourd'hui l'Europe et et je regrette que que euh il faille tirer cette conséquence mais il me paraît aujourd'hui impossible de soutenir ce de la situation précisément par rapport à l'Ukraine.
Euh est-ce que ce scrutin peut permettre de débloquer les aides à l'Ukraine ? près de 90 milliards d'euros qui est bloqué par le véto hongrois, le vétocteur urbane. Est-ce qu'à l'issue de ces élections, soit il faudra que l'Union européenne mette davantage de pression pour que il aille qu'il soit débloqué ou si Victor Orban devait perdre qu'il puisse que celui qui le lui succédera puisse le mettre en place.
Ce qui compte, c'est que on puisse retrouver une cohérence européenne forte. Et cette cohérence aujourd'hui, elle est partagée par 26 pays européens sur 27 de toutes les couleurs politiques. Vous avez euh des gouvernements socialistes comme celui de monsieur Sanchez, vous avez le gouvernement de madame Méloni euh qui est euh qui est qui est de droite et on voit bien que à la fin tous ces pays sont d'accord pour s'engager dans une voie commune.
Ils ont des divergences, des nuances. Ils sont tous d'accord pour s'engager dans une voie commune et et ce que fait souvent Victor Orban, c'est qu'il utilise son véto qui protège la souveraineté des États-membres, mais il utilise plutôt comme un levier de négociation, comme un moyen de paralyser la discussion européenne que comme une manière de défendre la voix de son de son pays. Vous avez le sentiment que son possible le successeur, son adversaire en tout cas Péter Magar sera sur une autre ligne là-dessus sur l'Europe.
Mais Péter Mager, il est il est euh euh et d'ailleurs sur ce ce prêt, nous nous soutenons simpement pour situer pour nos auditeurs, hein, il est à peu près sur euh les idées de société, l'économie à peu près pareille vient d'ailleurs du parti de Victor Orban mais visiblement il est pas tout à fait sur la même ligne sur les sujets euh européens, Ukraine et cetera. Péter Mager, il a rejoint le PPE, donc il appartient à cette famille politique de la droite. On le qualifierait sans doute en France de conservateur mais en même temps, il a une ligne parfaitement européenne et et je crois qu'aujourd'hui cette élection, elle va être un moment de vérité en effet, pas seulement pour la Hongrie, mais pour mais pour toute l'Europe.
Est-ce que ça veut dire, pardonnez-moi, mais que quand Marine Le Pen va soutenir Victor Orban à Budapest, elle fait fausse route. Moi, je ne comprends pas ce choix. Oui, je je le dis.
Euh ça encore une fois quand on voit la proximité que Victor Orban entretient avec la Russie qui qui est confronté, je le répète, à nos propres forces armées, j'ai eu la chance d'être il y a quelques jours euh euh avec les les les équipages de la de la marine nationale et d'échanger sur les la réalité des menaces que notre pays peut peut affronter. Aujourd'hui, la Russie est un adversaire de la France et elle l'a montré face à nos forces armées françaises sur le terrain en Afrique, elle le montre sur les mers. Et donc voilà, aujourd'hui quand on regarde la réalité de la politique de Victor Orban qui se fait l'allié de tous ceux qui nous menacent, je crois qu'il est difficile et je le dis en ayant moi-même soutenu le fait qu'il devait il y a quelques années rester au PPE, mais aujourd'hui, il faut tirer les conséquences de cette trajectoire et dire que nous ne pouvons pas soutenir une politique qui fait le jeu des puissances qui sont aujourd'hui nos premiers adversaires stratégiques.
Venons-en François Xavier Bellami avec vous au contexte politique national, à la préparation de cette élection présidentielle, à la situation de la droite. Vous êtes accusé là au sein DLR d'être trop complaisant vis-à-vis du Rassemblement national. Alors pour expliquer pour nos auditeurs, vous siégé donc au Parlement européen et à plusieurs reprises notamment motion de censure qui visait Ursela Van Derlon, d'autres votes législatifs sur l'immigration.
Vous avez euh pu voter avec d'autres groupes qui appartiennent à la droite nationaliste, souverainiste, euh voilà qui se rapprochent notamment du Rassemblement national. Par exemple, Jean-François Copé qui fait partie euh des Républicains que vous connaissez bien euh dit que vous incarnez le chisme à droite et donc il met en cause cette porosité que vous alimentez entre la droite républicaine et le RN. Qu'est-ce que vous lui répondez ?
Écoutez, je je viens de vous expliquer ma divergence avec le RN sur deux sujets d'ailleurs et c'est incident, mais sur la question diplomatique et la euh stratégie européenne sur le le le sujet de la politique budgétaire. Moi, je ne crois pas qu'on puisse aujourd'hui promettre des échecs aux Français euh alors que nos comptes sont sont à sec. Maintenant, je n'éprouve pas le besoin de me justifier.
Je serais très heureux d'inviter Jean-François Copé au Parlement européen pour lui montrer comment fonctionne la vie de ce Parlement et lui montrer les victoires que nous gagnons au Parlement européen. Parce que le texte sur l'immigration, le texte sur le texte sur l'immigration auquel fait référence Jean-François Copé, c'est un texte que nous avons porté, que j'ai porté au nom de mon propre groupe. C'est un texte qui a été défendu par une Commission européenne qui appartient à notre famille politique qui a été soutenue par tout mon groupe.
Et si le Rassemblement national a voté en faveur de ce texte, en effet, c'est parce que ce texte permet d'apporter enfin des solutions sur les questions solutions que tous les Français attendent, que tous les Européens attendent. Et donc moi, je vais pas m'excuser que la ligne que je défends soit aujourd'hui soutenue par d'autres forces politiques qui sont contraintes de se rendre à l'évidence, c'est nous qui apportons les solutions dont les Européens ont besoin. Et permettez-moi de le dire une dernière chose.
Euh j'ai j'ai beaucoup d'estime pour tous ceux qui s'engagent dans ce débat et moi je serai toujours du côté du collectif et je ne passe pas mon temps à attaquer mes propres mes propres alliés politiques. Mais le fait est que je pense qu'il faut regarder ce débat avec beaucoup d'humilité. Jean-François Copé, comme ceux qui parfois nous font ce reproche, il a commencé sa carrière politique avec une droite qui était hégémonique dans le pays.
Le RPR a eu toutes les responsabilités et lui a exercé toutes les responsabilités, y compris celle de président de cette famille politique. Quand il a commencé sa vie politique, le Rassemblement national, le Front National à l'époque était un petit parti. Aujourd'hui, ce parti est à 40 % dans les dans certaines enquêtes d'opinion.
Donc, il faut travailler avec eux. Non, je dis pas du tout ça. Je dis qu'il faut peut-être vous dites qu'il a pas fait le travail.
Je je dis qu'il faut peut-être regarder avec un peu plus d'humilité le bilan et quand de toute évidence ça n'a pas marché s'y prendre un peu autrement. Moi ma conviction profonde, ça veut dire quand tu prends d'autrement François Xavier Benami, vous nous avez donné vos divergences, mais est-ce que ça veut est-ce que ça veut dire que finalement si on n'est pas hypocrite, c'est non jamais on travaille avec le RN ou bah oui, il y a quand même des sujets où il faut être lucide, ils ont un poids euh législatif, ils sont représentés dans des parlements donc pourquoi pas ? Allons-y.
Mais non, mais on va avoir une compétition électorale dans un an. Et moi, je crois ma conviction profonde, que dans cette compétition électorale, notre rôle c'est d'assumer une ligne claire, la ligne d'une droite qui s'assume. Le Rassemblement national dit, répète matin, midi et soir qu'il n'est pas un parti de droite d'ontcte ma conviction.
C'est pas si vrai. C'est vrai pour Marine Le Pen, c'est moins vrai pour Jordan Bardella. Jusqu'à preuve du contraire, Marine Le Pen est la candidate de ce parti à l'élection présidentielle et a priori sa figure majeure.
Je pense que c'est un fait. Et donc, mais c'est pas seulement une question d'ailleurs de récit, c'est une question de proposition. Euh quand le Rassemblement national propose de continuer avec la politique d'échec qui a ruiné le pays depuis maintenant 15 ans de gouvernance socialiste avec François Hollande puis Emmanuel Macron, moi je pense qu'il faut combattre le socialisme partout, y compris au Rassemblement national et je crois que notre devoir c'est d'incarner une alternative et c'est ce que nous allons faire.
Et ma conviction profonde, c'est que quand la droite est fidèle à sa responsabilité, quand elle propose des solutions qui fonctionnent, quand elle a un programme capable de convaincre les Français, alors le Rassemblement national sera moins fort qu'il ne l' aujourd'hui. L'alternative euh de la droite, ça peut être une candidature unique du centre et de la droite. On voit qu'il y a de plus en plus de voix qui se positionnent en faveur d'un rassemblement, y compris chez LR.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Mais moi, je crois au rassemblement de tous les électeurs qui veulent l'alternance pour le pays. Et donc, il faut évidemment largement, il faut rassembler largement.
Mais rassembler ça ne veut pas dire se diluer et surtout ça ne veut pas dire se compromettre avec ceux qui ont mis le pays dans la crise où il se trouve aujourd'hui. En 2027, les Français vont chercher une alternance au macronisme et certainement pas une continuation. C'est terminé.
Merci François amis, heureux députés les républicains d'avoir été avec nous ce matin.
François-Xavier Bellamy