Elections législatives, Assemblée nationale, majorité... Rachida Dati est l'invitée du 11 juillet 2024
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse partielle
Est-ce que ça veut dire selon vous qu'il existe une alternative au nouveau Front populaire ?
- 1:16RelanceRéponse directe
Quand on dit toutes les forces républicaines, ça veut dire qu'on n'éclaire ni RN ni LFI ?
- 2:15OuverteRéponse partielle
Vous proposez quelle alternative ? Quelle coalition on pourrait former ?
- 3:26OuverteRéponse partielle
Vous pourriez former face au nouveau Front populaire ?
- 3:44OuverteRéponse partielle
Vous venez des LR. Ils sont indispensables pour construire une éventuelle alternative au nouveau Front populaire.
- 4:01RelanceRéponse partielle
Mais Laurent Wauquiez, qui a pris la tête du groupe LR hier à l'Assemblée, a dit « Non, je ne veux pas de coalition, nous n'en voulons pas ».
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« Une élection qui n'a pas permis de dégager la moindre majorité. »
- 0:22Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron prend donc sa plume pour écrire aux Français. Il estime, je cite, que personne ne l'a emporté dans les urnes. »
- 0:47InvitéFait
« Le résultat de ces élections nous oblige d'abord par la participation historique, mais aussi par le message que les Français ont envoyé. »
- 0:54InvitéFait
« Quand vous regardez bien, le premier tour, ça a été un refus de la France insoumise. Le deuxième tour, ça a été un refus du Rassemblement national. »
- 1:30InvitéFait
« Ils veulent plus de sécurité. Ils nous l'ont demandé. Et vous le savez, sondage après sondage, cette attente se confirme. »
- 1:38InvitéFait
« Ils veulent une maîtrise des flux migratoires, importante. »
- 1:45InvitéFait
« Ils veulent évidemment l'amélioration du pouvoir d'achat, parce qu'on a été impactés par une forte inflation, qui d'ailleurs, vous l'avez vu, aujourd'hui régresse fortement, notamment sur les produits de première nécessité. »
- 1:55InvitéFait
« C'est comment on améliore le pouvoir d'achat ? Par la réduction des charges sur les salaires. »
- 2:01InvitéFait
« Mais aussi par la poursuite et l'amplification de la réindustrialisation de la France. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Ce n'est pas majoritaire, mais c'est le bloc qui est arrivé en tête. »
- 2:51InvitéFait
« On met fin à la loi sur le séparatisme ? On désarme la police ? On jette la suspicion généralisée, systématique sur les forces de sécurité ? »
- 2:55InvitéFait
« Elle l'a dit elle-même dans le cadre de la mission parlementaire sur le nucléaire, qu'elle est l'artisan de la fin du nucléaire en France, qui a évidemment fait flamber les factures de l'énergie. »
- 3:20InvitéFait
« Est-ce qu'on met fin au pacte asile-immigration, voté en Aroque, voulu par l'ensemble des Français ? »
- 3:52InvitéFait
« Les Républicains ont voté la réforme des retraites, ont voté la loi sur la sécurité, ont voté la loi programmation sur la justice, ont voté la loi programmation militaire. »
- 4:07Invité politiqueFait
« « Non, je ne veux pas de coalition, nous n'en voulons pas ». »
Temps de parole
- Invité77 %
- Rachida Dati20 %
- Présentateur3 %
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Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute.
Bonjour Rachid Adassi. Bonjour. Et bienvenue dans les 4V. Après 4 jours de silence, la situation politique est toujours totalement bloquée. Une élection qui n'a pas permis de dégager la moindre majorité. Emmanuel Macron prend donc sa plume pour écrire aux Français. Il estime, je cite, que personne ne l'a emporté dans les urnes. Le président appelle donc à bâtir, je cite, des compromis, un large rassemblement. Est-ce que ça veut dire selon vous qu'il existe une alternative au nouveau Front populaire ?
Cette lettre adressée aux Français par le Président de la République, il se place au-dessus des partis. Il en appelle à tous les Républicains pour bâtir un projet pour la France, aussi pour répondre aux préoccupations des Français, des préoccupations très claires, parce que le résultat de ces élections nous oblige d'abord par la participation historique, mais aussi par le message que les Français ont envoyé. Quand vous regardez bien, le premier tour, ça a été un refus de la France insoumise. Le deuxième tour, ça a été un refus du Rassemblement national. Donc globalement, le message, c'est aussi un refus des extrêmes.
Donc dans ce message, c'est d'en appeler à tous les Républicains, aux Républicains tous bords, pour répondre aux attentes et aux préoccupations des Français. Quelles sont-elles quand on regarde ? Vous savez, moi j'ai fait campagne...
Quand on dit toutes les forces républicaines, ça veut dire qu'on n'éclaire ni RN ni LFI ?
C'est ce que ne veulent pas les Français. Les Français ne veulent pas des extrêmes. Et donc c'est pour ça que la responsabilité immense entre les mains de ces parlementaires. Quelles sont les préoccupations ? Ils veulent plus de sécurité. Ils nous l'ont demandé. Et vous le savez, sondage après sondage, cette attente se confirme. Ils veulent une maîtrise des flux migratoires, importante. Évidemment, il faudra l'amplifier. Ils veulent évidemment l'amélioration du pouvoir d'achat, parce qu'on a été impactés par une forte inflation, qui d'ailleurs, vous l'avez vu, aujourd'hui régresse fortement, notamment sur les produits de première nécessité. C'est comment on améliore le pouvoir d'achat ?
Par la réduction des charges sur les salaires. Ça, c'est important. Mais aussi par la poursuite et l'amplification de la réindustrialisation de la France. La qualité aussi des services publics, de l'école à l'hôpital, la maîtrise des finances publiques. Voilà où sont les grandes orientations et les grandes attentes des Français aujourd'hui.
Mais Rachida Dati, personne ne l'a emporté, dit Emmanuel Macron. C'est pourtant le bloc de gauche qui est arrivé en tête dimanche dernier.
Ah bon ? Ah bon ? 27% pour vous, c'est majoritaire ?
Ce n'est pas majoritaire, mais c'est le bloc qui est arrivé en tête.
Mais ce n'est pas majoritaire. Et vous parlez de bloc. Ce ne sont pas des groupes politiques, puisque entre eux, ils ont des divergences. Puisque Jean-Luc Mélenchon a dit, a dit, a dit, a dit, effectivement, ça sera tout le programme du nouveau Front populaire et que le programme du nouveau Front populaire. On met fin à la loi sur le séparatisme ? On désarme la police ? On jette la suspicion généralisée, systématique sur les forces de sécurité ? On met fin au nucléaire ? Vous avez vu que Mme Voinet est revenue à l'Assemblée nationale.
Elle l'a dit elle-même dans le cadre de la mission parlementaire sur le nucléaire, qu'elle est l'artisan de la fin du nucléaire en France, qui a évidemment fait flamber les factures de l'énergie. Est-ce que c'est cela que veulent les Français ? Est-ce qu'on met fin à la loi sur les squatteurs ? Est-ce qu'on met en place une impunité pour ceux qui ne payent pas leur loyer ? C'est comme ça qu'on relance la politique de construction de logements ? En général, 180 sièges pour la gauche. Est-ce qu'on met fin au pacte asile-immigration, voté en Aroque, voulu par l'ensemble des Français ?
Donc vous proposez quelle alternative ? Quelle coalition on pourrait former ? Vous pourriez former face au nouveau Front populaire ?
Les cinq grandes orientations que je viens de vous dire, en faisant appel à l'ensemble des Républicains. Évidemment, en excluant les extrêmes. Les Français ne veulent pas qu'on livre la France aux extrêmes. Et il est là le message.
Vous venez des LR. Ils sont indispensables pour construire une éventuelle alternative au nouveau Front populaire.
Le problème, c'est que Laurent Wauquiez... Parce que nous avons des valeurs et un socle commun. D'ailleurs, les Républicains ont voté la réforme des retraites, ont voté la loi sur la sécurité, ont voté la loi programmation sur la justice, ont voté la loi programmation militaire.
Mais Laurent Wauquiez, qui a pris la tête du groupe LR hier à l'Assemblée, a dit « Non, je ne veux pas de coalition, nous n'en voulons pas ».
Non, non, il n'a pas dit ça. Il n'a pas dit « Nous ne voulons pas de coalition ».
Il refuse toute coalition.
Non, ça n'est pas vrai. Ce n'est pas ce qu'il a dit. Il a dit « Nous voulons un pacte législatif sur des grandes orientations ».
Mais pas de coalition, il ne veut pas...
Sur la participation au gouvernement, vous avez vu que certains sont en désaccord dans le groupe. Simplement, sur Laurent Wauquiez, il a dit qu'il est nécessaire d'avoir un pacte législatif. Parce qu'en responsabilité, nous ne voulons pas que la France soit livrée ou soit dirigée par un gouvernement dont les idées sont minoritaires en France.
Donc, qu'est-ce que vous dites à Laurent Wauquiez et à tous les responsables de droite ce matin ?
Ils sont responsables. Ils savent, vous savez, on se parle, on échange. Aujourd'hui, la responsabilité, c'est évidemment ce qui doit les orienter. Les Français, aujourd'hui, ont lancé un message clair par cette participation historique. Le président de la République tend la main. Qu'allons-nous dire aux électeurs et aux Français si on dit « Le président de la République nous tend la main » pour faire appel à l'ensemble des Républicains sur des orientations très claires qui répondent aux préoccupations des attentes des Français et qu'on dise non. Et qu'on mette la France à la merci des extrêmes. Que nous diront les Français ?
Notamment les électeurs de droite qui vont peut-être se sentir floués si c'est le nouveau Front populaire qui arrive.
Mais même des électeurs qui ont voté à gauche pour faire le barrage aux extrêmes, qu'allons-nous leur répondre ? Leurs attentes, elles sont là. Celles que je vous ai indiquées, elles sont majoritaires dans le pays.
Ensemble, plus LR, ça ferait environ 230 députés au mieux. On est encore loin des 289 pour la majorité absolue. Il vous faudrait donc notamment des sociodémocrates, des membres du PS peut-être, des écologistes. Jusqu'où cette coalition, elle pourrait aller à gauche ?
Je considère qu'aujourd'hui, c'est une dynamique politique. Elle n'est pas arithmétique. Elle n'est pas arithmétique, elle est politique.
Il ne faut pas additionner des sièges.
Non mais aujourd'hui, la dynamique, elle est politique. Et c'est de la responsabilité. Nous sommes dans un grand moment de gravité. Les uns et les autres souhaitent-ils aujourd'hui que la France continue à se réformer et ne soit pas livrée au chaos ? Voilà la réponse, la question à laquelle nous devons répondre. Et en responsabilité, je sais, il y a des sociodémocrates, y compris chez les socialistes, dans ma famille politique, de la même manière, dans le bloc présidentiel également, tout le monde veut effectivement aller dans ce sens-là.
Pareil, quelqu'un comme Olivier Faure, il y a son reventeur de France 2, dit que pour l'instant, il ne veut parler qu'avec les formations du nouveau Front populaire.
Avec les orientations ? Avec 27%. C'est-à-dire que de manière minoritaire, avec des personnes comme Dominique Voyenet qui veulent la fin du nucléaire, qui est d'ailleurs mis en péril ce qui faisait vraiment le rayonnement et l'honneur de la France, notre souveraineté énergétique qu'elle a sabotée. Donc est-ce qu'on met fin au nucléaire ? Est-ce qu'on met fin au pacte Asie-L'Immigration ? Est-ce qu'on désarme la police ? Est-ce qu'on met fin à la loi sur le séparatisme ? Je sais de quoi je parle. Ça a gangréné des territoires entiers. Est-ce que c'est ce que veulent les Français ?
Vous pensez que des responsables du Parti Socialiste pourraient lâcher notamment la France insoumise
pour revenir dans un bloc central ? Ils se sont alliés avec des extrêmes dangereux pour le pays.
Mais ils ont fait un pacte commun, ils ont fait un programme commun pour les élections.
Ce n'est pas ce que souhaitent les Français. La majorité des Français ne veulent pas de ce programme-là. Et d'ailleurs, M. Faure va donc appliquer le programme que souhaite M. Mélenchon. M. Mélenchon, rappelez-vous, à 20h02, il a dit que ce sera notre programme, que le programme et tout le programme. Tout le programme, c'est ce que je viens de vous indiquer. Désarmer les forces de l'ordre, mettre fin au nucléaire, mettre fin à la loi sur le séparatisme, mettre fin à la charte des valeurs républicaines. C'est de dire que quand on donne un centime à une association, on demande des comptes sur l'utilisation des fonds publics. Est-ce que c'est ce que veulent les Français ? Je ne crois pas.
C'est quand même aussi, ces élections, une défaite pour le camp présidentiel qui sort très affaibli. Les Français ont voté.
Le bloc présidentiel a résisté, mais c'est une victoire pour personne. Il faut se le dire. Personne n'a gagné. Mais personne n'a gagné. Quand vous êtes... La gauche est à à peine 27%. Donc c'est un bloc minoritaire en France. C'est un bloc. En plus, ça n'est pas homogène. Ils ne sont d'accord sur rien.
Vous pensez qu'on aura une majorité, qu'on pourra dégager une majorité dans ce parlement ?
Moi, je pense que les parlementaires ont le sens des responsabilités. Et moi, je vais vous dire, avec ceux avec lesquels je discute, eux-mêmes le disent. Qu'allons-nous dire à nos électeurs qui, aujourd'hui, ont refusé les extrêmes, mais qui nous ont dit qu'on veut plus de sécurité, plus de protection, plus de maîtrise des flux migratoires, plus de pouvoir d'achat, plus de maîtrise des finances publiques ? Qu'allons-nous leur répondre si, effectivement, nous n'acceptons pas la main tendue par le président de la République ?
Un tout petit mot personnel pour terminer. Paris, ça reste toujours votre priorité numéro un, Rachida Dati. Je suis élue parisienne, je suis maire du 7e. Ce n'est pas le sujet du jour. Ça le sera en 2026 ou avant. Merci beaucoup, Rachida Dati, d'être venu nous voir dans les 4V. Belle journée.
C'était les 4V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.
Rachida Dati