Nicolas Mayer-Rossignol : "La première responsabilité est celle du Gouvernement !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse partielle
Pouvez-vous nous dresser un état des lieux et une évaluation des dégâts à Rouen ?
- 1:20RelanceRéponse directe
Vous dites que le gouvernement a sa part de responsabilité. Pourquoi ?
- 1:55FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous diriez que c'est une fraction délinquante de la banlieue qui est l'auteur de ces pillages ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Comment qualifieriez-vous ce que vous avez vu ce weekend ?
- 3:12OuverteRéponse directe
On fait le distingo entre la manifestation et les pillages. Qui est derrière ces derniers selon vous ?
- 3:51RelanceRéponse directe
La première solution serait une réponse politique aux attentes légitimes. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:20Nicolas Mayer-RossignolFait
« je pense que tout le monde peut reconnaître que dans cette situation de crise absolue, le gouvernement a évidemment sa part de responsabilité. »
- 1:55Nicolas Mayer-RossignolFait
« il y a eu les gilets jaunes, il y a eu les émeutes. Moi ça m'a fait penser aux émeutes de 2023. »
- 3:51Nicolas Mayer-RossignolFait
« la première responsabilité, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, elle est au niveau du gouvernement. »
- 4:32Nicolas Mayer-RossignolFait
« il faut quand même rappeler les choses qu'à un moment, ça fait 10 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. »
- 5:47Nicolas Mayer-RossignolFait
« un défaut d'anticipation et ça c'est la responsabilité de l'État effectivement. »
- 6:59Nicolas Mayer-RossignolFait
« Les jeunes ne demandaient pas la révolution, je parle des manifestants, il demandaient des choses simples pour leur éducation. »
- 7:32Nicolas Mayer-RossignolFait
« le dialogue le travail avec les élus locaux n'a pas été suffisant n'a pas été suffisant et ça je crois que c'est une caractéristique des années Macron. »
- 8:50Nicolas Mayer-RossignolFait
« On a un ministre à l'instant qui vient de nous parler à ce micro de phénomène insurrectionnel. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio, l'invité [musique] politique, Jacques Tardose. Et dans cette édition spéciale, Nicolas Mayer Rossignol, maire de Ro et notre invité politique ce matin. Bonjour Nicolas Mayer Rossignol. Bonjour. Votre ville aussi a été saccagée, incendie à l'université. Pouvez-vous nous dresser un état des lieux et une évaluation des dégâts à Rouan ? situation comme dans beaucoup de villes de France est absolument catastrophique. Alors, on n pas eu la mairie brûlée comme à Limoge. Je pense à tous les élus locaux he qui font face comme moi. Moi hier, j'étais avec plein de bénévoles sur le terrain à aider les agents publics à nettoyer. Bon euh, on n pas eu d'incendie grave à Rouan, à part effectivement un bâtiment à l'université, mais le lien avec les manifestations est encore à préciser
donc que je suis présent. Pour le reste sont les commerces, les commerces, le centre-ville, ceux [raclement de gorge] qui ont été pillés et je pense d'abord aux commerçants, au river qui ont eu extrêmement peur et puis à tous ceux qui n'ont pas été pillés mais qui ont perdu chiffre d'affaires parce qu'on en parle pas mais de fait du coup le centre-ville était comment ? Bah après, il était désert. [raclement de gorge] Comment vous pourriez qualifier, caractériser ce que vous avez vu ce weekend ? Ce sont des scènes de pillage comme honnêtement je n'en ai jamais vu comme mère, jamais. Il y a eu les gilets jaunes, il y a eu les émeutes. Moi ça m'a fait penser aux émeutes de 2023. Naë jours voilà pourquoi parce que si vous voulez il y a eu la manifestation mais
moi je je fais vraiment la distinction absolu et ça se voyait sur le terrain entre la manifestation et les pillages les manifestants la manifestation à Ran Coma vrai dire à peu près partout était pacifique était plutôt joyeuse était positive et je regrette que les revendications qui sont absolument légitimes n'aient pas été entendu parce qu'en réalité si elles avaient été entendu s'il y avait eu des réponses il y a quelques semaines bah on en serait pas là. Vous êtes sûr de ça ? Mais évidemment. Mais évidemment. Pourquoi est-ce que on a eu donc vous dites donc vous dites comme Jean-Luc Mélenchon que le gouvernement a sa part de responsabilité. Je pense que tout le monde peut reconnaître que dans cette situation de crise absolue, le gouvernement a évidemment sa part de responsabilité.
Mais je dis une chose très simple, c'est que s'il y avait pas eu de manifestation parce que les revendications légitimes avaient été écoutées dès le départ, bah on en serait pas là. Ensuite, il y a eu des pillages. Ce sont deux choses différentes, mais je veux vraiment faire la distinction parce que les manifestants ne sont pas les pilleurs. Et là, on a vu euh beaucoup de jeunes euh un peu comme en 2023 euh qui ont profité de la situation et les forces de l'ordre manifestement n'étaient pas prêtes, étaient en moyen insuffisant, un rouant comme ailleurs et et ont été complètement débordés. Est-ce que vous diriez vous aussi que c'est une fraction délinquante de la banlieu qui est l'auteur de ces pillages ? Oui, mais je n'aime pas faire ce genre d'amalgame si vous voulez. Il y a ce
sont des ce que j'ai vu sur le terrain, ce sont des jeunes qui ont euh profité de la situation, il faut le dire, pour aller piller. C'est ce sont des délinquents. C'est absolument inacceptable. Et moi, je suis un homme de gauche, mais je suis pas un angéliste. Quand il y a des situations comme ça, c'est inacceptable. C'est tout à fait illégal et il faut le condamner fermement. Mais il faut aussi apporter des réponses politiques aux revendications par ailleurs des manifestants et ce sont aussi des jeunes y compris de la banlieu qui demandent des choses simples comme des profs dans les salles de classe suffisamment payés, des toits qui fuient pas dans les lycées et des conditions dignes d'éducation. C'est quand même ça le début du sujet. On a bien euh et tout le monde je crois
fait absolument le distingo entre la manifestation les revendications et ensuite ce qui s'est passé et ensuite ce qui s'est passé après qui était derrière cette catégorie de la population. C'est l'ultra gauche. Ce sont des anarchistes. On sait que les black block en général jouent un rôle dans cette déstabilisation de fin de cortège pour que les choses basculent. Je pense qu'il faut être très prudent et très précis. Euh il y a sans doute eu une part euh d'instrumentalisation par l'ultra gauche et vous le savez pour ma part, j'ai toujours dénoncé toutes celles et ceux qui joueraient les ingénieurs du chaos pour le dire vite ou qui euh prennerraient le bruit et la fureur. Je pense qu'on a besoin en démocratie d'un débat respectueux, démocratique. Et c'est pour ça que je dis que la
meilleure solution, la première solution à cette situation aurait été d'anticiper par une réponse politique aux attentes légitime de toutes celles et ceux qui pacifiquement ont manifesté depuis des mois. Mais ce que j'ai vu à côté de cela, c'était pour beaucoup une jeunesse qui n'était pas nécessairement politisée mais qui était là pour piller. Donc on a un problème de sursaut républicain. On a besoin de plus de République. Quand vous parlez de la France insoumise, quand vous parlez d'ultragauche, vous pensez à l'ult à la France insoumise ? Mais encore une fois, je veux bien sérier les sujets. Le premier enjeu, la première responsabilité, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, elle est au niveau du gouvernement. Parce que si nous avions une réponse politique sur
la question des lycées et du pouvoir d'achat, nous n'en serions pas là. Je rappelle quand même, il faut quand même rappeler les choses qu'à un moment, ça fait 10 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. 2018, une année après son élection, les gilets jaunes. 2023 des émeutes sans précédents en France 2026 la vérité. D'ailleurs, vous êtes en train de dire qu'il porte totalement la responsabilité de ce qui se passe dans la rue. Tout le monde quand on a une situation aussi grave dans notre société, nous avons tous à nous regarder dans une glace et se dire qu'est-ce qu'on peut faire pour changer les choses. Moi, je suis attaché à notre République. Je dis juste que quand on a eu de tels émeutes, on ne peut pas juste commenter. Hier, le président de la République a commenté.
Moi, j'attends du président de la République qu'il commande, pas qu'il commande. Et ça signifie selon vous qu'il est en dessous des attentes. Oui, absolument. Et la première, ce sont des revendications qui sont quand même très raisonnables. Et au-delà des revendications, est-ce qu'il aurait dû aller plus loin sur le terrain du maintien de l'ordre ? On a ministre de l'intérieur qui ce matin Alors, on a quand même un ministre de l'intérieur ce matin qui nous dit qu'il y a eu une perte de contrôle de dans certaines places aujourd'hui en France et ce weekend. Oui, mais c'est manifeste. D'abord, il y a eu un défaut d'anticipation. tous les renseignements territoriaux et les informations que nous avions les maires Benoît Paillant à Marseille, il a dit très clairement Emmanuel Grégoire à
Paris mais c'est vrai à Rouan, c'est vrai dans plein de villes nous disait que en gros ça ne serait pas aussi fort, ça ne serait pas aussi violent que ce que nous avons vécu. Donc un défaut d'anticipation et ça c'est la responsabilité de l'État effectivement. de les moyens sur place et la doctrine de maintien de l'ordre parce qu'encore une fois nous avons eu la manifestation [raclement de gorge] et nous avons eu des pillages et est-ce que les forces de l'ordre sur place sur le terrain étaient adaptées pour contenir les pillages pour les empêcher ? La réponse est clairement non. Est-ce que ça signifie Nicolas Mayer Rosignol qu'il faut revoir précisément la doctrine de maintien de l'ordre ? Aujourd'hui, on sait que la doctrine qui est développée en France n'est pas
forcément la même que celle d'autres pays d'Europe. Oui, je crois qu'il faut la revoir. Je pense qu'il faut regarder tout ça avec beaucoup de sérieux, beaucoup de calme, beaucoup de sangfroid. Ce que nous appelons avec Raphaël Gluxman un sursaut républicain, c'est d'abord la priorité à l'éducation, répondre aux attentes politiques parce que quand même tout ça vient quand même d'un défaut de civisme, d'attachement à la République et d'éducation. C'est la clé de tout. Ensuite, sur le luxman précisément, qu'est-ce qu'il aurait fait en pareil cas ? Bah, d'abord encore une fois répondre aux attentes sur l'éducation et sur le pouvoir d'achat parce que si nous n'avions pas eu ces manifestations aujourd'hui, nous n'aurions pas eu les pillages. Et ça fait un mois, ça fait un
mois qu'il y a des attentes qui sont encore une fois raisonnables. Les jeunes ne demandaient pas la révolution, je parle des manifestants, il demandaient des choses simples pour leur éducation. Et ceux qui se plaignent des questions de pouvoir d'achat, moi je suis maire d'une commune populaire qui est Rouan et je vois ces difficultés de pouvoir d'achat, là aussi expriment des attentes légitimes. C'est la première chose que nous aurions fait et qui n'a pas été fait. Deuxièmement, vérifier et modifier la doctrine de maintien de l'ordre effectivement parce qu'elle n'est clairement pas adaptée sur le terrain. 3è point parce qu'on ne le dit pas assez et les maires je pense à Benoît Paillan par exemple ou à Emmanuel Grégoire et beaucoup d'autres maires le maire de
Lyon Grégory Doussé beaucoup d'autres le disent le dialogue le travail avec les élus locaux n'a pas été suffisant n'a pas été suffisant et ça je crois que c'est une caractéristique des années Macron beaucoup diront que c'est une forme d'angéléisme de dire que face aux scènes de pillage et de violence et à l'agissement de certains, on pense et on privilégie plutôt le dialogue avec ceux qui avaient juste envie de casser Non, attendez, attendez, je parle du dialogue avec les élus locaux. Vous ne me trouverez pas sur le terrain de l'angélisme. Je suis très clair pour condamner les violences. Cette violence est inacceptable. Ces pillages sont inac inacceptables. Dégrader des mairies, dégrader des bâtiments publics, dégrader des commerces, c'est absolument inacceptable. Attention, qu'on ne fasse
pas croire que la gauche démocrate que je représente serait dans l'angéléisme. Nous ne sommes pas dans l'angéisme, mais nous disons que un il y a une solution et une réponse politique à apporter sur les revendications en matière de pouvoir d'achat et d'éducation. Ça n'a pas été fait. Que deux, il y a une anticipation et une modification, une amélioration de la doctrine de maintien de l'ordre qui était urgente, qui n'a pas été faite et que trois, il faudrait enfin écouter les élus locaux et les maires de bord politique différents mais qui disent tous la même chose à Limoge comme à Marseille. Écoutez-nous parce que s'il y a bien un élu qui est encore un peu écouté dans ce magma de défiance vis-à-vis des politiques, ce sont les maires Nicolas Mayer Rossignol. Dernière
question. Est-ce que vous craignez euh à nouveau que ce phénomène se répète dans les jours, les semaines à venir ? Certains le disent. Bien sû bien sûr. Qu'est-ce qui a changé pour l'instant ? Rien, rien du tout. Il y a le ministre de l'intérieur qui a posé cette démission qui a été refusé et hier un président de la République qui a commenté mais qui a rien annoncé. On a un ministre à l'instant qui vient de nous parler à ce micro de phénomène insurrectionnel. Mais moi ce que j'attends responsable politique, c'est d'apporter des réponses. Qu'est-ce qui va changer sur la doctrine de maintien de l'ordre ? On sait qu'il y a des risques demain. Effectivement, moi mes commerçants à Rouan, ils n'en peuvent plus, les habitants, ils n'en peuvent plus. Donc encore une fois un apporter
s'il vous plaît monsieur le président de la République des réponses aux attentes sur le pouvoir d'achat et sur les lycées pour que enfin la colère soit euh entendu de modifier maintenant pas demain avec les maires avec ceux qui sont sur le terrain qui savent la réalité de terrain avec Benoît Paillant à Marseille s'il vous plaît la doctrine de maintien de l'ordre pour que plus jamais ça Merci Nicolas Mayer Rossignol maire de Rouan vous étiez notre invité dans cette matinée spécial spécial et très bonne journée à vous dans