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InterviewRadio J — L'interview politique· 18 décembre 2023 13 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Christopher Weissberg - Le Barbier du matin du 18/12/23

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France finit par être embarrassée par cette offensive israélienne à Gaza ?

  • 1:48OuverteRéponse directe

    À New York, vous avez constaté une hausse des actes antisémites. Quelles en sont les racines ?

  • 2:21OuverteRéponse directe

    C'est le conflit du Proche-Orient qui est importé ou c'est une résurgence de mouvements néo-nazis d'extrême droite ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Cette hausse de l'antisémitisme en Amérique, c'est aussi le fruit du décolonialisme ou du wokisme ?

  • 5:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes pessimiste sur l'issue de la CMP pour le projet de loi immigration ?

  • 6:20OuverteRéponse directe

    Sur la régularisation des clandestins dans les métiers en tension, est-ce qu'il y aura une avancée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « Israël, après les attaques du 7 octobre, avait le droit, voire même l'obligation, de contre-attaquer par rapport à ce qui s'était passé de façon dramatique le 7 octobre »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « Les États-Unis, qui étaient une terre un peu spécifique, très protégée, avec la plus grosse communauté juive à part en Israël, est aux États-Unis. »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « Les Juifs qui sont à New York et dans le reste du pays sont extrêmement angoissés par l'augmentation dramatique du nombre de crimes et de délits et d'injures antisémites qui se produisent à New York et dans le reste du territoire. »
  • 2:57Invité politiqueFait
    « La France a su, grâce à ces lois qui limitent parfois la liberté d'expression, elle a su pouvoir condamner certains actes antisémites et certaines paroles antisémites. »
  • 3:22Invité politiqueFait
    « Quand vous mettez une croix gamée sur des rues aux Etats-Unis, il n'y a même pas les moyens de condamner les gens qui commettent ces actes-là. »
  • 4:00Invité politiqueFait
    « L'antisémitisme qu'on observe depuis trois mois, c'est celui qui a eu lieu en France après l'intifada depuis 20 ans. »
  • 6:58Invité politiqueFait
    « C'est ça ou personne. C'est ça ou personne. »
  • 7:11Invité politiqueFait
    « Les LR ne voulaient pas de droits opposables, le préfet aura un rôle tout en permettant sur des critères objectifs de temps de permettre à ces personnes qui sont en situation irrégulière de demander par elles-mêmes et sans simplement par leur employeur. »
  • 7:26Invité politiqueFait
    « Le préfet aura le dernier mot puisque c'est ça la version qui avait été d'ailleurs travaillée avec Hervé Marseille qui est sénateur centriste. »
  • 8:13Invité politiqueFait
    « Les Allemands ont repris ce système il y a quelques semaines. »
  • 9:01Invité politiqueChiffre
    « On parle de 10 000 personnes par an aujourd'hui. »
  • 10:47Invité politiqueFait
    « L'aide médicale d'État, elle n'a rien à faire dans un texte sur l'immigration. »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « La France, qui est un pays moteur dans l'Union européenne, pourrait opt-out, c'est-à-dire se dégager des conventions internationales dans lesquelles elle est engagée. »

Temps de parole

  • Christopher Weissberg79 %
  • Présentateur21 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

– Christopher Weisberg, bonjour. – Bonjour Christophe Barbier. – Vous êtes député des Français de l'étranger, vous êtes le suppléant de Roland Lescure, qu'on recevait il y a quelques semaines, et vos Français à vous, ils vivent aux Etats-Unis et au Canada, c'est votre circonscription. Commençons par l'actualité du Proche-Orient, un agent du Cadorset a été tué à Gaza, Catherine Colonna a rappelé son exigence d'une trêve humanitaire, « Trop de civils sont tués », dit-elle. Est-ce que la France finit par être embarrassée par cette offensive israélienne à Gaza ?

0:33
Christopher Weissberg

– Depuis le début, vous le savez, ce que le Président a dit assez clairement, c'est que, évidemment, Israël, après les attaques du 7 octobre, avait le droit, voire même l'obligation, de contre-attaquer par rapport à ce qui s'était passé de façon dramatique le 7 octobre, mais tout de même en respectant des principes de proportionnalité et en respectant le droit humanitaire, ce que le Président a dit très clairement. Et aujourd'hui, évidemment, plus le conflit dure, et plus on se rend compte dans la situation qui est Gaza, qui est au fond bloquée, sans possibilité même, vous savez, je pensais souvent à la Syrie.

En Syrie, il y a beaucoup de Syriens qui se sont fait massacrer pendant des années, qui avaient la possibilité d'aller en Turquie dans des centres de réfugiés. Alors, ça n'est même pas le cas à Gaza. Donc, ça rend la situation complexe, mais je crois, encore une fois, que l'important, c'est de poursuivre les deux jambes sur lesquelles la position de la France s'est appuyée dès le départ. C'est à la fois que Israël puisse largement et légitimement répliquer contre le Hamas, tout en évitant ce qui peut être des débordements avec des civils qui sont en fait aussi prisonniers du Hamas.

1:39
Présentateur

Vous étiez à New York dans votre circonscription. Je crois d'ailleurs que vous avez un restaurant. Tout à fait. On va en parler parce que ça concernera les métiers en tension, on en parlera évidemment après. À New York, vous avez constaté une hausse des actes antisémites. Il n'y a pas que l'Europe qui a été touchée.

1:52
Christopher Weissberg

Ce qui est le fait marquant depuis le 7 octobre, c'est que les États-Unis, qui étaient une terre un peu spécifique, très protégée, avec la plus grosse communauté juive à part en Israël, est aux États-Unis. Il y a un lien entre Israël et les États-Unis qui est très fort. Même aux États-Unis, depuis trois mois, les Juifs qui sont à New York et dans le reste du pays sont extrêmement angoissés par l'augmentation dramatique du nombre de crimes et de délits et d'injures antisémites qui se produisent à New York et dans le reste du territoire.

2:21
Présentateur

Alors quelles en sont les racines ? C'est le conflit du Proche-Orient qui est importé ou c'est une résurgence de mouvements néo-nazis d'extrême droite ?

2:29
Christopher Weissberg

C'est plutôt... Écoutez, il y a aussi un antisémitisme d'extrême droite qui existe, qui parfois même revient dans les soutiens de Donald Trump. Mais en fait, l'antisémitisme qu'on observe depuis trois mois, c'est celui qui a eu lieu en France après l'intifada depuis 20 ans. Et les Américains regardaient toujours la situation française avec consternation et se rendent compte aujourd'hui qu'elle a lieu chez eux. Et je dirais que c'est même pire, c'est qu'alors que la France a su, grâce à ces lois qui limitent parfois la liberté d'expression, elle a su pouvoir condamner certains actes antisémites et certaines paroles antisémites. Or, les Américains ne le peuvent pas. Ils sont désarmés.

Ils sont désarmés par rapport à ça. J'étais il y a une semaine, vous l'avez précisé, à New York, voir ma communauté française. Je suis ensuite allé voir la NYPD, la police de New York, qui nous disait qu'ils sont obligés, que le procureur de New York est en train de demander aux législateurs à New York de renforcer les lois, notamment contre les tags qui ont lieu dans les rues. Parce qu'aujourd'hui, quand vous mettez une croix gamée sur des rues aux Etats-Unis, il n'y a même pas les moyens de condamner les gens qui commettent ces actes-là.

3:31
Présentateur

Ces appels sont attendus, sont entendus. Il y aura des changements de législation aux Etats-Unis ?

3:35
Christopher Weissberg

C'est difficile parce qu'il y a un principe constitutionnel sur le freedom of speech, la liberté d'expression, qui malheureusement ne permet pas d'aller aussi loin que nous en France. Mais oui, notamment sur, je vous dis, les tags, il y a cette volonté d'essayer de renforcer l'arsenal législatif tout en respectant la liberté d'expression.

3:53
Présentateur

Cette hausse de l'antisémitisme en Amérique, c'est aussi le fruit du décolonialisme, de ce qu'on appelle globalement le wokisme, qui s'est installé dans les universités ?

4:00
Christopher Weissberg

Ça, écoutez, c'est l'un des faits aussi qui a eu lieu ces 20 dernières années. Moi, j'étais un grand fan de Philippe Roth. Philippe Roth, il écrivait à la fin des années 90, un livre qui s'appelle La Tâche, dans lequel il parlait de ce phénomène-là, le phénomène du wokisme. Un prof qui parle d'un zombie pour amener l'absent et qui se retrouve. Ce zombie en anglais est un double mot qui connote une connotation raciste et il se fait embarquer et se fait virer de cet établissement. Et en fait, 20 ans plus tard, on se rend compte que ce qui avait l'air d'être un épiphénomène est devenu très souvent une norme aux États-Unis.

Et on le voit, comme on l'a vu la semaine dernière, que les deans, donc les autorités des universités, se retrouvent à être aujourd'hui obligées de quitter leur poste parce qu'elles ont tenu des propos en commission au Sénat aux États-Unis, des propos inacceptables, sur une légitimité pratiquement de propos terriblement antisémites. Donc on voit qu'au sein de l'université américaine, il y a un vrai sujet autour de cette question-là.

4:59
Présentateur

Alors l'actualité en France, c'est cette fameuse CMP, commission mixte paritaire, qui va se réunir cet après-midi pour essayer de sauver le PGL, le projet de loi sur l'immigration. Les Républicains, à la sortie d'une longue réunion en Matignon hier, disaient « on n'a pas encore d'accord ». Est-ce que vous êtes pessimiste ?

5:17
Christopher Weissberg

Je ne suis pas pessimiste parce que c'est la nature, être dans la majorité, c'est essayer de faire avancer les choses. C'est ça la grande différence entre être dans l'opposition et dans la majorité. La semaine dernière, on a eu un petit cataclysme. On devait débattre. Aujourd'hui, si j'avais été interviewé il y a une semaine, j'aurais pu vous dire « on va avoir deux semaines de débat » pour avoir un texte issu de la commission des lois qui rééquilibre les deux bras. Et cette motion de rejet qui a quand même été l'alliance de la carpe et du lapin entre l'extrême gauche et l'extrême droite nous a empêché d'avoir ce débat-là et de revenir sur la version du Sénat.

Depuis une semaine, on a heureusement, à la fois par le travail du gouvernement et par le travail de nos rapporteurs, je pense, il y a Sacha Aulier, il y a Florent Boudier qui essayent de construire un texte, un compromis avec les LR au Sénat et pas que les LR, d'ailleurs, il y a aussi les centristes qui sont sur une position un petit peu différente pour trouver un texte qui permettra de respecter l'essentiel de ce que le projet de loi immigration portait dès le début.

6:19
Présentateur

L'essentiel, mais pas tout. Sur la régularisation des clandestins qui sont dans les métiers en tension, on parlait de votre activité de restaurateur outre-Atlantique, est-ce qu'il y aura quelque chose ? Est-ce qu'il y aura une avancée ou rien ?

6:31
Christopher Weissberg

Il y aura une avancée. Vous savez qu'il y avait un article 3 qui est devenu un article 4 bis qui se parle des régularisations. Au-delà des régularisations cas par cas qui existent aujourd'hui via une circulaire qui s'appelle la circulaire valse. Moi, je suis très attaché à ça parce que, encore une fois, vous le savez, vous l'avez précisé, je suis restaurateur aux États-Unis. Quand on est face à des activités qui ont besoin de main-d'œuvre étrangère, beaucoup de restaurateurs sont obligés d'embaucher des gens qui sont irréguliers. C'est ça ou personne. C'est ça ou personne. Et il n'y a pas de théorie d'appel d'air.

On fait face à une situation et très concrètement, ce qu'on est en train de trouver comme compromis, alors que les LR ne voulaient pas de droits opposables, le préfet aura un rôle tout en permettant sur des critères objectifs de temps de permettre à ces personnes qui sont en situation irrégulière de demander par elles-mêmes et sans simplement par leur employeur. C'est ça la grande différence avec la circulaire valse. C'est que ces personnes-là pourront prendre l'initiative.

7:26
Présentateur

Mais le préfet aura le dernier mot.

7:28
Christopher Weissberg

Mais le préfet aura le dernier mot puisque c'est ça la version qui avait été d'ailleurs travaillée avec Hervé Marseille qui est sénateur centriste pour qu'au fond, quand on affasse à quelqu'un qui en plus représente un risque pour l'ordre public, pour que le préfet puisse dire oui ou non.

7:43
Présentateur

Vous défendez depuis longtemps un permis à point. C'est ce qui se pratique outre-Atlantique. Est-ce que ça serait possible en France ?

7:49
Christopher Weissberg

Bien sûr. C'est un exemple qui est souvent cité au Canada. Le Canada encore qui a un peu une spécificité parce qu'ils ont une maîtrise absolue de leur immigration. L'océan Atlantique s'avorent. L'océan Atlantique. Ils ont une frontière avec les États-Unis qui leur épargne l'immigration massive qui vient des pays du Sud. Et eux ont ce permis à point qui permet de quantifier, selon leurs critères, les conditions d'accès des immigrants. Eh bien, les Allemands ont repris ce système il y a quelques semaines. Moi, avec Marc Ferracci, qui est un collègue aussi député de la majorité, on essaie de pousser.

Vous savez, si on avait eu les mains plus libres en séance publique, on aurait essayé de faire avancer ce sujet-là. Aujourd'hui, c'est un peu plus difficile, mais ça fait partie des points sur lesquels l'intégration économique doit se fonder sur les prochaines années pour avoir une immigration qui est plus maîtrisée, qui est plus économique et qui est plus quantifiée. Est-ce que ça n'aboutit pas à piller les élites des pays du Sud ? Non, c'est parce qu'encore une fois, vous savez, on parle de critères qui sont objectifs. C'est aussi une logique un peu de quota. Il ne s'agit pas de prendre des milliers de personnes.

Il s'agit de se dire si on a des besoins dans tel ou tel domaine, on peut prendre quelques personnes qui sont dans ce cadre-là. On parle de 10 000 personnes par an aujourd'hui. C'est vraiment très peu. Donc, ce n'est pas ça qui va piller toutes les ressources des pays du Sud.

9:08
Présentateur

Est-ce que le texte qui sortira éventuellement de la CMP ce soir sera plus dur sur l'attribution des allocations familiales ?

9:14
Christopher Weissberg

Ça fait partie des points sur lesquels on va discuter. On aura une réunion de groupe pour revenir là-dessus. Ce sera, je pense, un des points sur lesquels on va peut-être étendre un petit peu la durée. Peut-être que pour bénéficier de ces allocations, il faudra attendre un an pour certaines d'entre elles. Mais sur le fond, on va préserver ce qui existe aujourd'hui. Si on travaille en France, on a droit à des allocations. Ce qui est la moindre des choses. Si vous travaillez en France et que vous contribuez au système, il est normal que vous bénéficiez des prestations qui vont avec ce que vous payez dans le système.

Et ça, je crois que c'est très important de ne pas faire de démagogie sur ce principe-là.

9:50
Présentateur

Le texte qui sortira éventuellement de la commission mixte paritaire ce soir sera marqué par la droite, par les LR, puisqu'on repart de la base du texte voté au Sénat. Comment sentez-vous l'aile gauche de la majorité qui avait signé une tribune avec des membres de la NUPES qui étaient très engagés et qui là va se retrouver obligés peut-être, au nom de la solidarité, de voter un texte de droite ?

10:07
Christopher Weissberg

Encore une fois, moi je crois beaucoup dans la capacité de négociation de nos négociateurs dont j'ai rappelé le nom. On a eu un mandat assez clair la semaine dernière en réunion de groupe. Notre président de groupe nous a demandé de voir quelles étaient nos lignes rouges. Nos lignes rouges, vous le savez, il y a l'aide médicale d'État, il y a un certain nombre de mesures. Et je pense qu'on va réussir à arriver à un compromis qui permettra à la fois à notre majorité et à ses différentes sensibilités et au LR au Sénat de trouver un compromis qui fonctionne pour tout le monde.

10:39
Présentateur

L'aide médicale d'État, elle sera reportée à un autre texte pour l'encadrer, la limiter, mais la préserver.

10:46
Christopher Weissberg

Exactement. L'aide médicale d'État, elle n'a rien à faire dans un texte sur l'immigration. C'est un texte budgétaire puisque l'aide médicale d'État, au fond, c'est le financement de la sécurité sociale pour les personnes qui arrivent dans le pays. Et elle aura lieu dans un débat qui dépasse celui de l'immigration. Ce n'est pas lié à l'immigration. Moi, je ne crois pas au lien entre appel d'air et aide médicale d'État. Par contre, il est vrai qu'il faut pouvoir contrôler les gens qui bénéficient de cette aide médicale d'État.

11:14
Présentateur

Les membres des Républicains ont aussi développé toute une série d'options pour restaurer ce qu'ils appellent la souveraineté de la France, c'est-à-dire se dégager d'un certain nombre d'engagements européens qui, disent-ils, empêchent d'expulser les étrangers indésirables. Est-ce que vous entendez ce message ?

11:28
Christopher Weissberg

J'ai du mal à voir comment la France, qui est un pays moteur dans l'Union européenne, pourrait opt-out, c'est-à-dire se dégager des conventions internationales dans lesquelles elle est engagée. Et je pense que ce chemin-là n'est pas le bon chemin.

11:45
Présentateur

Mais on peut durcir quand même notre vision de l'immigration sans briser avec l'Europe ?

11:48
Christopher Weissberg

On peut, encore une fois, sur certains aspects du regroupement familial, mieux contrôler notre immigration. Et je pense que mieux contrôler, c'est rendre service aux émigrés qui sont sur le territoire. Mais encore une fois, ça ne peut pas se faire au détriment de nos engagements internationaux parce que sinon, ça veut dire que la France n'est plus un joueur essentiel de ces conventions et de l'Union européenne.

12:08
Présentateur

Si ça n'aboutit pas aujourd'hui ou demain, c'est quand même une crise grave pour le gouvernement. C'est un changement de gouvernement qu'il faudra faire.

12:14
Christopher Weissberg

Oui, mais on n'est pas du tout là puisque tout le monde souhaite qu'il y ait un compromis. Donc on est à quelques heures d'une commission mixte paritaire qui est à un moment de négociation pour permettre à faire converger. Moi, je crois encore une fois qu'on doit mettre toute notre énergie jusqu'à demain pour y parvenir et enteriner ce qui aura été négocié par nos négociateurs.

12:33
Présentateur

Eh bien, Christopher Weisberg, député optimiste, merci, bonne journée.

12:38
Christopher Weissberg

Merci, Christophe. Et à demain, bonne journée. Demain, vous recevez...

12:43
Présentateur

Pierre-Alexandre Anglade, président de la Commission des Affaires Européennes.