Stéphane Peu à Sébastien Lecornu : « Vous n’écoutez pas et vous méprisez »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00FerméeRéponse partielle
Allez-vous ordonner la désescalade et cesser la répression aveugle ?
- 0:44FerméeRéponse partielle
Allez-vous supprimer Parcoursup et la réforme Blanquer ? Annuler la suppression de postes ?
- 2:08RelanceRéponse partielle
Vous avez parlé de répression policière. Pouvez-vous répondre à ces accusations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« des centaines de mobilisations se déroulent sans violence avec le soutien de parents, d'enseignants, de syndicalistes et d'élus »
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« des centaines de blessés, des enfants mutilés, plus de 6000 interpellations dont 90 % de mineurs relâchés sans poursuite »
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« Instruction du ministre de l'intérieur qui a été donné par trois fois aux forces de sécurité intérieure »
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« il n'y a pas d'instruction qui sont données de répression policière »
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« 180000 enfants de moins »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Depuis 15 jours et en ce moment même, la jeunesse exprime massivement sa colère. Mais une fois de plus, vous n'écoutez pas et vous méprisez. Monsieur le Premier ministre, vous devez à la jeunesse de notre pays un autre comportement que la répression des gilets jaunes ou encore le passage en force sur la réforme des retraites. Des centaines de mobilisations se déroulent sans violence avec le soutien de parents, d'enseignants, de syndicalistes et d'élus. Notre jeunesse porte des revendications légitimes. En chantant la Marseillaise, elle défend l'école de la République et demande à pouvoir croire en son avenir. Oui, nous sommes tellement fiers d'elle.
Mais face à cette colère, vous répondez par une répression aveugle. des centaines de blessés, des enfants mutilés, plus de 6000 interpellations dont 90 % de mineurs relâchés sans poursuite car ils n'ont rien à leur reprocher du jamais vu. Monsieur le premier ministre, entendez ces lycéens, ils dénoncent la sélection sociale. Ils veulent plus d'enseignants, moins d'élèves par classe. En finir avec parcours sup. Il refuse une école qui reproduit les inégalités sociales. Il demande qu'on les respecte. Alors, mes questions seront simples. Allez-vous ordonner la désescalade ? Cesser la répression aveugle et retenir le bras de votre ministre de l'intérieur.
[applaudissements]
Vous engagez-vous à supprimer parcours supource d'angoisse et machine à trier socialement. Allez-vous supprimer la réforme blancaire qui a désorganisé les emplois du temps et accru la sélection et la ségrégation ? Allez-vous annuler la suppression des 1588 postes d'enseignement de lycée prévu dans votre loi de finance qui va venir en débat ? Bref, allez-vous enfin répondre aux revendications plutôt que de vous enfermer dans une fuite en avant répressive ? Merci beaucoup [applaudissements] monsieur le président. Peu la parole est à monsieur le premier ministre. Oui. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale.
Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président peu merci pour nous sommes opposants mais enfin merci pour la tonalité respectueuse républicaine de votre question. Bah oui. Oui. Donc à un moment donné le débat parlementaire peut être apre mais il peut se faire de manière respectueuse. Peut-être en répondant à votre question et aussi au député Benjamin Lucas, je sais pas s'il est encore là, il est parti. Euh juste, il n'y a pas besoin de et vous ne l'avez pas fait, je vous en remercie. Vous avez parlé de répression policière. On va dire aussi la vérité. On peut s'opposer au gouvernement sans avoir besoin de mentir.
Instruction du ministre de l'intérieur qui a été donné par trois fois aux forces de sécurité intérieure. Non, non, mais je comprends que la vérité puisse déranger surtout quand on veut en faire un recel fruleux pour essayer d'organiser la colère. Je cite sur un des de Telex, une grande majorité des personnes interpellées sont des mineurs. Je fais une parenthèse, 96 % de garçons, mineurs, mineurs, parents des garçons. Je continue aussi, je vous demande de garder le discernement qui est le vôtre avec un usage de la force strictement proportionné.
Je compte sur vous dans les jours à venir pour permettre la libre expression des revendications tant qu'elles s'exprime de manière pacifique et dans le respect de la loi. Autre citation parce que comme personne n'a décidé de le lire, je le fais. Au moins la transparence est faite. Attaquez-nous sur ce que nous faisons vraiment et sur les instructions que nous donnons réellement et pas sur la base de choses fausses. Si l'expression des lycéens doit être respectée, les actions violentes ne sauraient être tolérées pour le moins. Les forces de sécurité s'attacheront donc à interpeller les auteurs de délit et à préserver l'ordre public avec un usage proportionné de la force.
2è point, je le dis, jadis et je l'ai dit en introduction de ces questions au gouvernement, je suis frappé de voir que il n'y a pas suffisamment de condamnation contre les violences qui sont faites contre les personnels enseignants.
C'est le bilan le plus dur pour le ministère de l'éducation nationale de ces dernières décennies et je vais venir au fond dans un instant, mais on ne peut pas organiser le débat public en faisant comme si du personnel d'encadrement proviseur proviseur adjoint des CPE des enseignants on n'ont pas été violentés ces dernières semaines quand même dans l'histoire de la gauche une gauche qui quand même défendait l'instituteur et l'intégrité physique de l'enseignant et vous l'avez fait vous-même votre famille politique dans le passé président président pe dites-le, retrouvons tous un tout petit peu de nuance dans les propos et peut-être également oui pour la France insoumise ça va être plus dur en tout cas pour nous et je m'y engage puisque vous appelez à l'apaisement comme nous l'appelons aussi à l'apaisement et à rentrer dans le sujet.
Troisème chose, je le redis, il peut y avoir des accidents, mais le député Lucas tout à l'heure a menti. Il n'y a pas d'instruction qui sont données de répression policière et s'il y a des accidents, virgule ou même une dérive individuelle, on est encore dans un état de droit. Une gauche républicaine défend encore les temps de droit si ma mémoire est bonne ou si mes informations sont exactes. Donc on fait encore confiance à la séparation des pouvoirs, on fait encore confiance à l'action, monsieur le garde des saut des parquets, au juges du siège.
Enfin, j'ai le sentiment que dans un moment aussi grave pour le pays, j'ai l'impression de rappeler des évidences qui devraient l'être pour tout le monde. Enfin, s'il y a un fonctionnaire de police ou un militaire de la gendarmerie qui a manqué aux ordres qu'il a reçu par sa hiérarchie, il sera comme à chaque fois et de tout temps, y compris quand un gouvernement été dirigé par la gauche, il sera sanctionné sans qu'il soit nécessaire de faire le procès de l'ensemble de l'institution. Les choses étant dites, avançons sur les politiques éducatives. Mais monsieur le président, je crois avoir répondu clairement. Après vous contrôlerez l'action du gouvernement.
Le ministre de l'intérieur a répondu à la convocation du président corp, président de la commission des lois. Nous sommes responsable devant vous, mais nous sommes responsables de la vérité, pas des mensonges et pas des contrevérités. Et vous pouvez vous opposer au gouvernement et même avoir des candidats à l'élection présidentielle sans qu'il ne soit nécessaire de déverser, vous ne l'avez pas fait dans votre question, mais un certain nombre de contre vérités. Ensuite, le fond. Bon, il faut objectiver la plupart des problèmes. Il y a évidemment des questions sur parcours pas déconnecté du réel.
Bon, le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste ici présent amené déjà un certain nombre de concertations et de consultations et de groupes de travail ces derniers jours. La réalité, on redonnera aussi des éléments de transparence sur le benchmark en mauvais français avec l'ensemble des pays. Je note quand même que tous celles et ceux qui veulent la suppression de parcours sup. Je ne suis pas non plus certain que le tirage de au sort à l'aveugle de jadis soit si consensuel que ça. En tout cas, plus personne ne le défendait dans le passé. Est-ce qu'il y a un besoin davantage de transparence ? Le ministre et moi, nous sommes convaincus, la réponse est oui.
Est-ce qu'il faut beaucoup plus de simplicité ? La réponse est oui. Tout ce qu'on peut corriger, évidemment que de bonne foi, nous le corrigeons. Deuxème chantier, celui-là, il est redoutable. Euh les ministres d'ailleurs s sont employés. président de la République, j'ai dit ça va donner des instructions très claires. C'est la question des remplacements qui renvoie à la question du nombre d'enseignants dans le pays. Vous l'avez dit de votre question. Il y a quelques mois, vous m'avez posé une question plus spécifique sur votre circonscription à Saint-Di. On a vu d'ailleurs un échange respectueux comme à chaque fois et républicain. Il y a un énorme défi démographique dans le pays.
Ce qui est vrai pour les retraites, ce qui est vrai pour l'assurance maladie, ce qui est vrai pour le grand âge est vrai aussi, toute chose égale par ailleurs, pour la question de l'école. 180000 enfants de moins. Et d'ailleurs, je crois avoir entendu un débat récent dans lequel un certain nombre de candidats à l'élection présidentielle au sein de la même famille politique en parlait. Qu'est-ce que l'on fait ? Ça dépend à quel moment. Qu'est-ce que l'on fait de ce défi démographique ? Ça, c'est un une discussion pour maintenant. Quand je dis pour maintenant, c'est pour la discussion budgétaire qui va s'ouvrir. Vous voyez déjà qu'on prend le sujet un peu différemment que d'habitude.
On renoue avec une planification, soit pour des quartiers sensibles et difficiles, vous les connaissez, soit pour le milieu rural. Si on applique une clé budgétaire à l'aveugle entre la chute du nombre d'élèves et la chute du nombre d'enseignants, ce sont des fermetures en cascade, non seulement de classe, mais d'école qu'il faudrait faire. On s'y refuse. Vous voyez bien que dans 18 départements pilotes, on cherche à trouver une solution. Si vraiment on veut s'en sortir en essayant de s'isoler, si on y arrive, du contexte électoral à venir, la question de la démographie est un sujet absolument clé.
Il n'a jamais été dit par les membres de ce gouvernement qu'on souhaitait avoir une clé ou un coefficient à l'aveugle. C'est ni mes convictions, ni accessoirement la sociologie de mon département. Par ailleurs, ça c'est un débat que j'ouvre, pas la Saint-Glinglin, pas après la présidentielle maintenant et dont on pourra trouver des marges de manœuvre dans la discussion budgétaire. C'est un beau sujet qui renvoie aussi nombre d'enseignants/ la rémunération de ces enseignants. C'est le moment une bonne fois pour tout aussi de commencer à guider le débat et les orientations budgétaires pour se faire.
Ce gouvernement sera plus en responsabilité au moment de la rentrée prochaine mais il nous revient quand même de la préparer avec vous. Ça c'est un thème c'est un thème de travail il me semble absolument sérieux. Après, d'autres sujets sont à traiter. Je le disais, demain euh nous réunirons les présidents de conseils régionaux dans le respect des lois de décentralisation sans opposer l'État et les collectivités locales comme certains veulent le faire. Pour le coup, c'est une compétence cœur des lois de décentralisation des années 80. Là aussi, beaucoup de choses ont été faites. En tout cas, c'est toujours pareil.
Si vous avez besoin d'un gouvernement détaché de l'élection présidentielle, soucieux de la défense de l'intérêt général, souhaitant apporter dans la mesure du possible toutes les réponses positives que nous pouvons apporter, nous le ferons. Si nous devenons un punchin ball électoraliste pour des gens qui ont du mal à faire démarrer leur campagne présidentielle, nous n'y pourrons rien. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Ah.