Olivier Faure, premier secrétaire du PS à l'occasion des journées parlementaires du Parti qui se tiennent à Pau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Vous êtes à Pau pour les journées parlementaires du Parti Socialiste depuis hier et jusqu'à demain.
- 0:53OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui vous inspire, Jérôme Marbeau ?
- 2:29OuverteRéponse directe
Vous allez participer à la primaire de la gauche le mois prochain, face notamment à Ségolène Royal.
- 4:15OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, il ne joue pas le jeu ?
- 5:35OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de ces sondages ? Est-ce qu'il faut même les regarder ?
- 6:23OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous auriez envie de laisser comme message dans cet isoloir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01PrésentateurFait
« Quand il met la gratuité des transports pour les moins de 26 ans »
- 1:05PrésentateurFait
« quand il rétablit des bourses municipales pour les étudiants »
- 1:09PrésentateurFait
« quand il fait en sorte que, sur leur accès au permis de conduire, il soit facilité, accompagné »
- 1:46PrésentateurChiffre
« qui permet à la collectivité d'acheter le foncier. Et puis, les gens achètent les murs, ce qui fait une baisse à l'achat de 40%. »
- 2:05PrésentateurChiffre
« Il est d'une invention récente et il a été utilisé moins de 4000 fois en France. »
- 5:54PrésentateurFait
« l'enfer est pavé de sondages »
- 6:35PrésentateurFait
« Je vois qu'un parti néo-nazi est en train de gagner une région qui fut la première d'ailleurs à basculer chez les nazis en 1932. »
Temps de parole
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- ?3 %
- Olivier Faure2 %
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Ici Berne Bigor, premier sur l'actu locale.
Votre invitée Shannon Marigny est le premier secrétaire du Parti Socialiste. Bonjour Olivier Faure.
Bonjour à vous et bonjour à ceux qui nous écoutent.
Vous êtes à Pau pour les journées parlementaires du Parti Socialiste depuis hier et jusqu'à demain. Ça se passe au Palais Beaumont avec en tout 68 députés et sénateurs de gauche. Pau, parce qu'il y a la gauche qui a pris la mairie à François Bayrou, dernière municipale. Est-ce que c
'est
une inspiration pour les présidentielles
?
Bien sûr. La réalité c'est que, bien sûr, Jérôme Marbeau a été le tombeur de François Bayrou, mais il ne l'a pas été sur une base, c'était simplement celle de la volonté de faire tomber quelqu'un. Il l'a été parce qu'il a été celui qui a proposé un programme inspirant et qui est inspirant, y compris au plan national, ce qu'il fait notamment pour les plus jeunes. Qu
'est-ce qui vous inspire, Jérôme Marbeau
? On
a aujourd'hui un problème de pouvoir d'achat que tous les Français connaissent et que toutes les familles connaissent. Quand il met la gratuité des transports pour les moins de 26 ans, quand il rétablit des bourses municipales pour les étudiants, quand il fait en sorte que, sur leur accès au permis de conduire, il soit facilité, accompagné. Toutes ces questions-là sont des questions qui dépassent,
il
faut bien le dire, le Béane. Et donc, oui, il faut donner un espoir à notre jeunesse et montrer aussi que nous sommes attentifs. On ne peut pas être un pays qui se tourne exclusivement vers ses anciens. Il faut aussi que les plus jeunes trouvent leur place.
Et
donc, voilà, Jérôme a, sur ce plan-là, montré la voie. Mais je vois aussi ce qu'il fait en matière de logement. Il est en train de mettre en place ce qu'on appelle le bail réel et solidaire, qui permet à la collectivité d'acheter le foncier. Et puis, les gens achètent les murs, ce qui fait une baisse à l'achat de 40%. Donc, pour des familles modestes, c'est aussi une possibilité d'accéder à la propriété.
Et vous pourriez vous inspirer de ces mesures-là que vous venez de citer pour votre programme
?
Absolument. Absolument. Moi, je considère, par exemple, sur le logement, qu'il faut développer le bail réel et solidaire. Il est d'une invention récente et il a été utilisé moins de 4000 fois en France. Et il faut le généraliser parce qu'il faut permettre à toutes et tous de pouvoir accéder
à
un patrimoine. Il n'est pas normal que vous ayez des gens qui, à la fin de leur vie, ne puissent même pas transmettre à leurs enfants le moindre patrimoine parce qu'ils ont été de simples locataires toute leur vie.
Vous allez participer à la primaire de la gauche le mois prochain, face notamment à Ségolène Royal. Elle a obtenu hier les parrainages nécessaires pour la primaire. Face aussi à Raphaël Glucksmann, d'ailleurs, c'est lui qui a choisi Boris Vallaud, qu'on entendait ce matin dans nos journaux, le président du groupe PS à l'Assemblée. Il ne vous soutient pas, donc. Est-ce que vous n'avez pas l'impression parfois d'être lâché au sein même de votre parti que vous présidez
?
Lâché, non. Et c'est normal, dans un parti démocratique, il y ait des choix différents. Et moi, je défends ce que nous avons entrepris ensemble. Nous avons adopté un projet au mois de juin. Et c'est le projet que je défends maintenant, avec ardeur, avec enthousiasme, parce que je pense que les socialistes peuvent faire la démonstration dans cette élection qu'ils ont la solution. On a aujourd'hui un débat qui est très polémique, avec des gens qui s'acharnent à polariser le débat. Moi, je crois que nous pouvons réconcilier les Français autour de thèmes simples. Et moi, je crois à une France qui est une France vivante, une France qui a évolué, mais une France qui peut se retrouver aussi.
Nous ne sommes pas condamnés à un combat aux derniers cents entre les uns et les autres. Je ne veux pas que la France se retrouve contre une autre partie de la France. Et donc, je crois que nous sommes à la fois une voie d'apaisement et une voie aussi de radicalité tranquille, avec les ruptures qui s'imposent par rapport à la politique conduite depuis dix ans et qui a conduit à ce qu'une partie de la population soit désormais paupérisée, qu'elle se soit appauvrie, quand d'autres s'enrichissaient de manière extraordinaire. Mais je crois aussi qu'on peut le faire sans avoir besoin ni de crier, ni de s'insulter.
Le
premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, est l'invité d'ICI Berne Bigor. Il répond à vos questions. Shannon Marini.
Encore faut-il unir pour porter un projet, parce que sinon on ne le porte pas longtemps. François Hollande ne participera pas d'ailleurs à la primaire. Est-ce que pour vous, il ne joue pas le jeu ?
François Hollande a fait un autre choix. Je rappelle que quand François Hollande est devenu président, il est devenu à l'issue d'une primaire,
qu
'il opposait déjà à Ségolène Royal, notamment Arnaud Montebourg et d'autres, Manuel Valls, etc.
Il
a fait un choix différent cette fois-ci, parce que je pense qu'il ne veut pas être le candidat des socialistes. C'est sa voix. Il veut être un candidat
du
centre qui est assez introuvable en réalité.
Pour vous, il a
renié les socialistes d'une certaine manière ?
Je ne dis pas qu'il a renié, je dis qu'il veut être le candidat d'autre chose. Et donc, moi, je veux être le candidat des socialistes. Je veux être celui qui rassemble la gauche démocratique, sociale et écologique. Je veux que nous puissions construire une majorité demain avec les écologistes, avec les ex-insoumis, avec les communistes, avec toutes celles et ceux avec qui nous avons, jusqu'ici, fonctionné comme un bloc qui pouvait permettre, par exemple, la transformation écologique. Nous venons de vivre un été avec des méga-feux en Gironde, dans les Landes. La vallée de l'Aspe, même si certainement, c'est moins dangereux et plus maîtrisé. Mais la réalité, elle est là.
C'est que nous avons besoin d'engager de grands bouleversements dans la vie politique. Et ces grands bouleversements, moi, je veux les engager avec toute la gauche.
Pour l'instant, au niveau des intentions de vote, vous ne faites pas vraiment le poids. Raphaël Glucksmann, crédité de 10 à 15% pour le premier tour de la présidentielle, 3,5 à 5% pour vous, Olivier Faure.
Qu
'est-ce que vous pensez de ces sondages ? Est-ce qu'il faut même les regarder ? C'est peut-être trop tôt, vous allez me dire ?
Je vais vous dire que l'enfer est pavé de sondages. Et que je pense qu'Edouard Balladur, qui, hélas, vient de décéder, pourrait vous dire que jusqu'au mois de mars, il était déjà élu président par les sondages. Je pourrais vous parler d'Alain Juppé,
je
vous parlais de Raymond Barr, vous parlais de toutes celles et ceux qui ont cru longtemps qu'ils étaient appelés à devenir présidents et qu
'ils
n'ont pas été. Et donc, si vous considérez désormais que c'est les sondages qui font l'élection, supprimer les élections,
on
gagnerait beaucoup d'argent.
Une
dernière question, on a mis en place un isoloir dans nos locaux pour permettre à qui veut de laisser un message au candidat. Vous êtes aussi citoyen, en plus d'être candidat. Qu
'est
-ce que vous auriez envie de laisser comme message dans cet isoloir
?
Eh bien, je vois ce qui s'est passé en Allemagne. Je vois qu'un parti néo-nazi est en train de gagner une région qui fut la première d'ailleurs à basculer chez les nazis en 1932. Et même si l'histoire n'est pas appelée à se répéter, eh bien, quand il y a une menace, il faut la prendre au sérieux et l'alerte, elle est là. Et donc, voilà, je crois que nous devons tous nous rappeler de notre histoire, de ce que nous avons déjà vécu. Ce n'est pas vrai que nous n'avons jamais essayé l'extrême droite. Nous l'avons déjà essayé pour le plus grand malheur de tous.
Et donc, moi, ce que je souhaite, c'est que nous soyons en mesure d'apporter justement une offre qui soit alternative à l'extrême droite, mais aussi à une droite qui, pendant dix ans, a gouverné et qui a nourri le sentiment d'exaspération qui conduit aujourd'hui à ce que beaucoup choisissent l'extrême droite.
Merci beaucoup, Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste. Et donc, Andina, pour la première fois, depuis que vous êtes à la tête du PS, depuis huit ans, vous êtes pour la première fois candidat à l'Elysée.
Et
donc, cette primaire de la gauche qu'il va falloir gagner d'abord, ce sera les 9 et 10 octobre pour le premier tour, 16 et 17 octobre pour le second. Merci beaucoup.
Voilà,
et j'appelle toutes celles et ceux qui nous écoutent et qui le souhaitent à venir sur le site du PS pour s'enregistrer.
C
'est comme ça
que ça se passe.
Adhérer au
parti pour voter ?
On vient, on s'inscrit pour voter. À partir de là, on reçoit des codes le moment venu pour pouvoir voter. C'est un vote évidemment individuel.
Et ça se fera le mois prochain.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup à vous.
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Olivier Faure