Gilbert Collard affirme que les propos racistes des policiers à Carcassonne sont "à vomir"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous les flottements du RN ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Les relations entre Marine Le Pen et Marion Maréchal sont-elles gelées ?
- 3:30RelanceÉludée
Le RN est-il toujours un bloc monolithique ?
- 4:56RelanceRéponse directe
Est-ce que les divergences au RN sont réelles ?
- 6:20RelanceRéponse directe
La position de Louis Alliot sur l'Ukraine remet-elle en cause les engagements du RN ?
- 8:27RelanceRéponse partielle
Poser la question du financement de l'Ukraine est-ce être poutinophile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:56Gilbert CollardChiffre
« Concrètement, vous au pouvoir, si M. Zelensky demande davantage d'argent, de financement, d'économie, de prêt justement, vous dites « ce n'est plus possible La France, qui déjà vit à Créline, n'a plus de crédit. On coupe le robinet. — Et on coupe le robinet. »
- 5:37Gilbert CollardPromesse
« Moi je suis également pour non seulement couper le robinet, mais enquêter sur la distribution des fonds, leur circulation, leur utilisation. »
- 10:23Gilbert CollardFait
« Ah oui, oui, j'ai strictement rien contre le peuple ukrainien, vraiment. »
- 12:50Gilbert CollardFait
« Moi, je considère que certains membres proches ou lointains de l'AFD ont tenu des propos, vous le savez, qui sont complètement insupportables, odieux, dégueulasses. »
- 17:10Gilbert CollardFait
« Là il faudrait quasiment demander au docteur Freud. »
- 21:58Gilbert CollardFait
« C'est à vomir. »
- 23:20Gilbert CollardFait
« La municipalité qui a précédé l'actuel maire, qui a embauché ce policier, sur quels critères elle l'a fait ? Deuxième question. Quels contrôles ont été exercés pendant des années par cette municipalité sur ces policiers ? »
- 25:26Gilbert CollardFait
« Pourquoi le pédo criminel Cotino est y allé chez LFI. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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bonsoir Gilbert – Oui, bonsoir. – Merci de votre présence, vous êtes le président de l'association Alternative France, ancien député européen au Rassemblement National, auteur des « Indépendables mémoires », tome 2 déjà. Avec nous Bruno nos jeudis et restez jouants. Merci. Et Arthur Berda nous a rejoint. Bonsoir, cher Arthur, éditorialiste chez BFM TV et Le Figaro. Les sondages, Gilbert Collard se suivent et se ressent pour Marine Le Pen, la candidat a aussi entre 33 et 35%, très élevé, des intentions de vote dans toutes les enquêtes. Tout semble aller au mieux, être au beau fixe dans ce ciel bleu marine et pourtant quelques orages. Le parti a été contraint depuis de 7 ,30 à corriger des approximations, à rectifier des propos, à dénoncer des unes de presse.
Comment vous expliquez ces flottements ? Pour certains, ce sont des divergences de lignes. Vous qui avez connu ce parti de l'intérieur qui ressemblait en tous les cas il y a encore un bloc monolithique, solide, imposant. Est-ce que c'est toujours le cas ? Ce qui est monolithique, c'est ce qui est soviétique. Donc j'aurais personnellement, étant précisé, que je ne suis plus au Rassemblement national, et que je n'ai pas de nouvelles de Marine Le Pen. Je n'ai pas la chance comme Marion, moi, d'avoir été à Pssou. Je n'ai pas de nouvelles d'elle depuis un certain temps, ce qui est tout à fait normal, vu les conditions dans lesquelles on a pu se quitter. Bon, je le dis quand même pour que les gens qui nous regardent sassent que je ne suis pas de... Même si vous lui avez envoyé,
j'imagine, l'exemplaire de vos livres, de vos mémoires. Oui, mais j'ai lui mis un petit mot, tu ne le diras pas. D'accord. Et il n'y a pas eu de réponse ? Non, non, non. Il n'a peut-être pas Non, non. Je pense que ça... Pour répondre à votre question, je pense que c'est plutôt bon signe qu'il n'y ait pas une... Moi, ce qui m'aurait fait peur, voyez vous, c'est une rigidité autoritaire. C'est que Marine cherche à s'imposer par l'autorité. Bon, mais je suppose que vos questions vont être raffiné, vu la perspicacité qui est la vôtre, et qu'on va être amené à approfondir le sens de ce que je viens de vous dire. – Mais évidemment, on va le faire. Simplement, Marion Maréchal, je crois que vous la connaissez davantage. – Ah oui, très bien.
– Vous gardez des liens aussi – Mais Marie, je la connais depuis qu'elle a 17 ans. – Je sais bien, mais les relations sont refroidies, voire elles sont gelées, alors qu'avec Marion, elles sont régulières, peut-être même quotidiennes. Ce retour en grâce ou peut-être cette histoire et cette relation qui ne s'est jamais rompue, c'est comme certains le voient un retour d'un clan ou au contraire une logique politique ? Je pense d'abord que c'est intelligent parce que Marion représente quand même un électorat une sensibilité, pour même dire une sensation et que ce serait idiot de se priver de cet apport qu'elle peut donner au mouvement et à l'élection.
Et puis il y a aussi, je crois moi, un penchant familial. Mais moi je trouve ça très bien. Moi personnellement, je suis plutôt... Vous ne trouvez pas que ça fait un peu clan, la reconstitution du clan et comme d'habitude avant les campagnes, avant les campagnes... Vous voulez qu'on parle de tous les clans ? Non mais pas tous les clans. Le clan Le Pen depuis 1960. J'ai toutes les notes sur votre clan. Non mais moi il n'y a
Je ne veux rien du tout moi. Moi je suis observateur. On n'est pas en Écosse, on est en France. Il y a le sens de la famille, ça existe et moi personnellement si je dois à compétences égales, je dis bien à compétences égales. Avantager ma fille, j'avantagerai ma fille. Vous non, mais vous êtes un saint. – Vous ne sauriez rien de moi et ça n'a aucun intérêt. – Voilà, voilà. Mais c'est un vers compétence égale M. Collard c'est un fait depuis 1974 Le Pen ne lâche jamais la place c'est toujours eux qui sont qui font campagne en famille ça c'est une tradition là on avait l l'impression que M. Bardella allait être omniprésent sur la campagne, il le sera peut-être
mais il va devoir partager la scène avec Mme Maréchal. C'est pas faux ce que vous dites c'est pas faux. Merci. C'est pas faux. Non mais je suis pas complètement borné quand même quoi que vous en pensiez. Bon, c'est pas faux, il y a une part de vérité dans ce que vous dites. Bon, mais ce n'est pas parce que Marion est la nièce de Marine qu'elle doit être d'un point de – Les mesures toxicologiques éliminées, on est bien d'accord. – Mais évidemment, et on interroge les lignes politiques par exemple, c'est quand même intéressant d'avoir votre point de vue, c'est un sujet majeur, la façon dont on va traiter les relations que nous avons avec l'Ukraine. Question a été posée à lui, à Lyon. Bon, on a vu un peu partout la réponse. Je vais vous la faire écouter de nouveau. C'est intéressant.
Là, est-ce que c'est vraiment des divergences ? Est-ce qu'il a dit le fond de sa pensée ? Est-ce Est-ce que vraiment l'ERN pourrait faire s'il arrivait au pouvoir ou pas ? Écoutons-le. Concrètement, vous au pouvoir, si M. Zelensky demande davantage d'argent, de financement, d'économie, de prêt justement, vous dites « ce n'est plus possible La France, qui déjà vit à Créline, n'a plus de crédit. On coupe le robinet. — Et on coupe le robinet. On peut plus... Le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os. Et on trouve de l'argent pour aller et encore financer des armes pour défendre l'Ukraine. Moi, je veux bien, mais qui paye tout ça? Qui paye cette guerre-là? Il faut aussi savoir arrêter une guerre.
C'était le langage de vérité avant que la patrouille, il le rattrape, selon vous ? Moi j'aime beaucoup Louis Alliot. Parce que son bon sens me rassure. Au milieu de cette folie ambiante quand même dans laquelle on vit. Et il dit des choses que je trouve raisonnable. Moi, j'adhère complètement à ce qu'il dit et j'ajoute même qu'il serait temps qu'on ait un contrôle sur ce financement de l'Ukraine. – Il dit quand même couper le robinet. – Oui, moi je suis également pour non seulement couper le robinet, mais enquêter sur la distribution des fonds, leur circulation, leur utilisation. – Là vous êtes en train de dire que ces fonds vont dans les mauvaises
Je pense souvent bassement, ne m'en veuillez pas, l'expérience de ma vie m'y a amené et j'ai toujours des craintes. Voilà, je ne dis pas que c'est le cas. J'ai des craintes et c'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut contrôler. mais là Louis je ne peux que lui donner raison dans son analyse et pourtant ça a provoqué un tollé au sein du rassemblement national j'ai connu ça moi c'est quand même une remise en cause des engagements de la La France est engagée à partir de traités pour soutenir l'Ukraine sur plusieurs années. Ce que dit Louis Alliot, ça veut dire que le RN au pouvoir, si c'était le cas, si Marine Le Pen le confirme publiquement, on ne sait pas, on ne connaît pas la position exacte de Marine Le Et vous savez très bien que dans ce parti,
c'est la parole de Marine Le Pen qui comptera d'abord. Si c'était confirmé, ça veut dire que c'est une remise en cause totale de la politique de la France à l'égard de l'Ukraine et de son soutien dans le conflit face à Poutine. Quand vous vous trompez de direction, vous continuez à prendre la même direction ? C'est plutôt civilisationnel. Est-ce qu'on Est-ce qu'on soutient l'Ukraine face à Poutine, qui mène une guerre sur le territoire de l'Ukraine et une guerre hybride dans les pays européens autour ? – Vous avez lu les accords de Minsk – Oui, les accords de Minsk sont caduques aujourd'hui. – Le Donbass, vous connaissez ? Vous avez entendu la conférence de Mme Carrère-Dancos avant qu'elle ne décède ?
Vous avez entendu M. Védrine ? – Mais vous avez vu ce qui s'est passé en 2022, en février 2022 dans la capitale ukrainienne ? – Ayez l'amabilité civilisationnelle d'accepter le dialogue. – Mais je l'accepte. – Alors est-ce que vous avez entendu les arguments péremptoires donnés par ces gens-là sur le conflit ukrainien ? Attention, j'ai aucune, alors vraiment aucune sympathie personnelle pour Poutine et pour son régime. Mais je n'ai aucune sympathie pour Zelensky non plus. Bon, j'ai l'impression qu'on a été en embarquée dans une histoire où l'élévation de l'idée d'arbitrage diplomatique aurait mis la France dans une position bien meilleure. C'est ce qu'a essayé Emmanuel Macron pendant des semaines et des semaines, en en discutant,
et ça lui a été reproché avec Vladimir Poutine, avant qu'il renonce parce qu'il prenait la porte systématiquement. – Mais voilà toute la question en réalité… – Non, non, je crois que là vous trompez ! – Est-ce qu'on peut dire est-ce qu'on peut dire que poser la question, poser la question du niveau de financement c'est ne pas être poutinophile ? Mais à partir de là, pardonnez-moi, il y a une question très importante, c'est le coût de ne rien faire ? Est-ce que vous le connaissez ? Non. Est-ce qu'il ne reste pas d'être beaucoup plus lourd que le coût de couper le robinet pour nous-mêmes ? Voilà une question intelligente. Ah bah écoutez, il y en aura trop une. Non mais voilà une question qui mérite vraiment d'être débattue et qui ne l'a pas. Est-ce que moi je ne le sais pas ?
Moi non plus, je ne le sais pas honnêtement. Je ferais le pédant de plateau si je vous disais que je le sais. Donc monsieur Collard, ça peut être un coup très dur à supporter Mais ce que je sais, en revanche, si je peux me permettre d'avancer un argument, ce que je sais, c'est ce que nous a déjà coûté le soutien à l'Ukraine. Sans avancer de solution. Sans avancer de solution. Et sans Sans avoir, surtout, et c'est ça qui me préoccupe en réalité le plus, de réédition des comptes. On ne sait pas, ni du point de vue européen, ni du point de vue national, on n'a pas de clarté sur le cheminement des fonds, dans un contexte quand même, vous aurez l'objectivité de me l'accorder où il y a des suspicions de corruption. – Précisez ce que vous voulez dire, on y arrive.
– Je vous le dis oui, et alors vous croyez que j'ai peur de vous le dire ? – Non, je voulais simplement que vous le disiez pour être sûr de bien comprendre ce que vous vouliez dire. – Je pensais que vous aviez compris. – Bon non, je suis un esprit simple. J'aime les choses qui sont résistantes. – Vous n'allez pas tourner tous au jour du pot, moi je vais vous le dire, il y a des unes de presse… – Mais bien sûr ! – Attendez, attendez, il faut que ce soit vérifié. Il y a eu des soupçons de corruption dans l'entourage de M. Zaneski, c'est absolument pas tabou de le dire. Ça ne veut pas dire que les fonds envoyés par l'Europe et la France ne vont pas pour soutenir le pays, l'armement, les investissements et tout. – Et d'ailleurs, Vladimir Zaneski est contre la tenue d'élection,
etc. – Voilà, c'est rare de tenir des élections pendant les guerres. – Oui, ce n'est pas interdit non plus. – Par ailleurs. – Mais ce n'est pas interdit non plus. – Non, ce n'est pas interdit mais c'est assez rare quand même. – Et on peut faire durer une guerre aussi pour éviter des élections. – Vous savez qu'il a dit Maugé, son ministre de la Défense, c'est lui avalé une crise politique, etc. Donc il y a une façon de faire de la politique. Donc vous, ce que vous remettez en question, si je comprends bien, c'est la personne de Zelensky et le système de Zelensky plus que le peuple ukrainien. – Ah oui, oui, j'ai strictement rien contre le peuple ukrainien, vraiment. – Que vous êtes plutôt pour aider ? – Oui, mais à condition qu'on ait une aide objective, pas philosophique, pas émotionnelle,
pas moralisatrice systématiquement qui fait que si on n'est pas d'accord on est méchant voilà, dès que vous n'êtes pas d'accord vous êtes méchant alors on va continuer à interroger cette position et aussi, alors vous n'êtes pas au Rassemblement national mais vous en comprenez la mécanique si je puis dire ou les mécaniques
très différente entre ce qu'on peut appeler toute la galaxie du camp national entre le jassemblement national et reconquête le rassemblement national ici même monsieur chenu et d'autres jean-philippe tanguy le matin chez apolline de malherbe dit c' C'est horrible, c'est terrifiant. Sarah Knaffo, écoutons-la à votre place il y a quelques jours. On voit que ça se passe dans le monde entier. J'ai étonnu les mêmes propos lorsque Donald Trump l'a emporté aux Etats Lorsque Giorgia Meloni l'a emporté en Italie, désormais on voit qu'en Allemagne on voit des scores historiques pour des partis qui sont contre l'immigration. Je ne porte ni le programme de Giorgia Meloni ni de Donald Trump. Mais je sais reconnaître une vague occidentale quand elle a lieu. Elle est en train d'avoir lieu.
Et je dis à nos compatriotes, n'ayez pas peur. N'ayez pas peur de voter pour des partis qui proposent une rupture. Vous verrez que dès le lendemain, on pourra de manière méthodique régler nos problèmes un à un et que le reste du continent nous respectera pour ça mais il n'y aura pas le chaos qu'on vous promets n'ayez pas peur vous dites la même chose le christ l'a dit avant moi avec les conséquences je ne souhaite pas le même – Vous n'êtes pas sur le même sujet ? – Pas sur le même sujet, et puis il était embarqué lui, pas moi. Bon, d'abord un point sur le bouquin de Sarah et Knafou, je ne suis pas en mon terme avec que moi. Non, non, mais vous pouvez penser du bien d'un livre. Le bouquin est intéressant, honnêtement. Et l'AFD ? Oui, on l'a reçu.
Parce que là, il parlait de l'AFD. Mais je vais y venir. Je vais y venir. Il est impatient. Je vais y venir. Bon. Moi, je considère que certains membres proches ou lointains de l'AFD ont tenu des propos, vous le savez, qui sont complètement insupportables, odieux, dégueulasses. Est-ce que ça nous empêche de pour autant la puissance du mouvement qui un peu partout en Europe se décide et qui va envoyer, promener par-dessus les moulins du mensonge de des trucages, de la langue de bois, des déficits, des abandons, tous ceux qui nous ont gouvernés jusqu'à aujourd'hui. — La difficulté, pardon, pour Reconquête, c'est qu'il ne se contente pas de voir
ce dont l'AFD est le nom, mais qu'il Ils siègent à leur côté, en l'occurrence, elles, puisque Sarah Knafo est la seule eurodéputée en conquête, vous le savez, siègent à leur côté au sein d'un même groupe au Parlement européen. Vous reconnaîtrez que ce n'est pas tout à fait la même chose ? Non, c'est une question de stratégie de communication. Si je peux me permettre de donner une opinion qui peut être discutable parce qu'elle n'est pas travaillée, si vous voulez. Elle est brute. Je pense que le Rassemblement national, et j'y ai contribué au tout début, a compris qu'il lui faut avoir le prix Nobel médiatique. Il faut être irréprochable. L'onction médiatique. Vous en étiez le premier visage, le Rassemblement bleu-marine, si je me souviens bien. Bien sûr, mais c'est moi qui ai initié tout ça.
Bon, je connais la mécanique par cœur. Bon, moi je disais à tout le monde, les amis, il faut qu'on ait le prix Nobel médiatique. Voilà. Et Knafo avec Zemmour, qui a toujours raison, donc il n'a pas de problème pour mener ce combat, ils ont décidé eux de faire un peu dans le trumpisme de la communication, c'est-à-dire dans la provocation, comme le fait Mélenchon, dans des registres différents. – Avec succès. – Avec succès, alors est-ce que la stratégie de Sarah, Knafo, va être payante ? J'en sais rien. – Attendez, là vous dites que… Là on parle vraiment du cœur du réacteur, vraiment le cœur du réacteur nucléaire politique. Le Rassemblement national a estimé qu'il fallait passer par
une dédiabolisation pour arriver au pouvoir, Sarah Knafo pour l'AFD estime que c'est la victoire qui fait la dédiabolisation. C'est très différent. Il y a deux démarches. Et c'est très intéressant parce que ça nous amène dans l'inconscient, si on peut se permettre d'employer ce terme, de cette campagne électorale. Il y a tout le non dit, il y a toute la détestation qui n'est pas vociférée et qui est là rugissante, sous-jacente d'un peuple qui en a marre quoi, qui en a marre de droite, de gauche partout où vous entendez les gens ils en ont marre, quoi. Ils en ont marre de nous, ils en ont marre des journaliers. – De nous aussi ? – Oui, mais de tout le monde, quoi. De tout le monde, de tout le monde, bon. De tout le monde, bon.
Et inéluctablement, ça va se ressentir dans les urnes. Alors, l'inconscient qu'il faut traiter, c'est comment ne pas fâcher ce mécontentement ? Mais M. Collard, je comprends pas. Vous parlez comme d'une France pré-révolutionnaire et Et par rapport à l'offre politique, vous pensez qu'il peut y avoir une adéquation ? – Non, honnête. Vous voulez ma réponse très franche ? – Oui. – Non. Je crois qu'on gagne du temps. Vous savez, il y a une très belle lettre de Voltaire, qu'il écrit à un copain qui est complètement paumé, il lui dit « tu me fais penser à ce type » enfin je ne disais pas de type Voltaire, « tu me fais penser à cet homme qui tombant du quatorzième étage devant chaque vitre se dit pourvu que ça dure. On en est là.
Moi je pense qu'on en est là et que de toute manière, à un moment donné, il y a une telle accumulation d'erreurs, d'incapacité à articuler le réel, à le dire qu'on va le payer cher. Alors parlons de ce réel, autre sujet pour le RN en cette rentrée, là encore, il y a eu une forme d'incompréhension véritablement, Jordan Bardella qui signe et quand même, même si c c'est un accord, un mémorandum, un protocole symbolique, c'est une signature d'un responsable français avec un vrai décorum, monsieur Nigel Farage, brexiteur s'il en est et on se rend compte vraiment en lisant le document, on tombe un peu dénu, c'est-à-dire comment celui qui depuis des années se fait le chantre
de la fermeté migratoire affirme qu'on va accueillir les migrants et que ensuite c'est à nous de les raccompagner. – Oui. – Comment vous l'expliquez ? – Là il faudrait quasiment demander au docteur Freud. – Ah oui. – Si j'étais courageux, vais-je l'être ? Je me pose la question
– Elle s'en rend peut-être même pas compte. C'est pas méchant chez elle, mais elle flagelle les gens de blessures narcissiques. Ça provoque des réactions
regrettables, inexplicables, réparables, réparables, mais qui peuvent avoir des conséquences. Alors si vous voulez ma réponse franche, cette signature c'est la cicatrice d'une blessure narcissique. Vous en avez vous-même été victime ? Moi je m'en fiche, moi je vous dis une chose, j'ai fait 15 ans de psychanalyse et grâce à cette traversée, j'ai appris à maîtriser ce genre de choses. Vous avez vogué aux côtés de – C'est trop conquête, vous pensez que Jean-Denis se fait au champ ? – Non, non, non, c'est très différent, attention. Il n'est pas dans la vengeance, il n'est pas dans le conflit, ça y est, il a dépassé ce moment, mais je crois que quelque chose a été fait qu'il y a dû le froisser. Vous n'habillez pas un peu les choses pour ne pas dire que c'est un peu amateur ce qui s'est passé ?
Pourquoi amateur ? Parce que Sonia a bien présenté les choses, il y a un document, Farage le lit, on voit bien que Jordan Bardella lui-même a l'air d'être un peu surpris quand il entend Farage un peu mettre les choses en scène. Il y a l'impression que soit il le découvre, soit il se dit « oula j'ai peut-être une erreur ». C'est assez surprenant. – Mais c'est arrivé à bien d'autres. – Oui, c'est arrivé à bien d'autres. – Mais on ne veut pas admettre l'importance… Je me rappelle d'une histoire si je peux la raconter, j'étais avec Max Gallo. Et il m'avait invité à déjeuner près du Panthéon, à l'époque où ce n'était pas devenu le cimetière national des divertissements de M. Macron. Pante funèbre. Bon, je déjeunais…
Je déjeunais… Oh, c'est beaucoup, non ? – Allez-y. – C'est votre liberté de parole. – Oui, c'est beaucoup. – Comme je l'ai dit, je peux le retirer. – Non, on est libre ou on ne l'est pas. – On est libre ou on ne l'est pas. Et en discuter, on discute. Alors je
C'est fondamentalement passionnel. Mais tant que ce n'est pas avec les intérêts de la France... On s'en fout. Et là, il se trouve que c'est symbolique. On est d'accord, mais sur la route de la présidentielle et surtout au début de cette campagne, comme ça, deux, trois... Mais quelles conséquences a-t-il ? Ça a des conséquences, c'est-à-dire qu'il ne faudrait pas que le boulevard que Marine Leven a, si on en croit les sondages, devienne une route de montagne compliqué parce que Marine Le Pen dans les campagnes Gilbert Collard vous avez été aux premières loges elle démarre souvent très haut et elle recule de pas mal de points là elle a de l'avance mais enfin quand même. Ça, je ne l'ai pas trop vu dans les... La dernière fois... 2016 elle démarre à 30, ça se termine à 21.
La seule fois où c'était démenti, c'est les Européennes. Le RN démarre à 30, vous parlez à quelqu'un, Gilbert Bercollard qui a été, pendant des années, considéré comme étant totalement incontrôlable à l'intérieur du Rassemblement national. – Absolument, oui, alors on m'a fait une réputation… – Personne ne pouvait vous maîtriser. – On continue à me faire cette réputation en plus. – La juste raison certainement. – Non, je ne suis pas quelqu qu'un incontrôlable. Je suis quelqu'un qui dit les choses. Et ça, aujourd'hui, le fait de dire, c'est considéré comme une espèce de dérèglement mental. – Elle peut perdre l'élection ? – On peut toujours perdre une élection. – Avec les sondages qu'elle a actuellement ? Le sentiment de colère que vous avez décrit ?
– À mon avis, il y a très peu de risques qu'elles perdent. D'abord parce que les autres se chargent de la faire élire, faut quand même pas le perdre de vue non plus parce qu'ils accumulent quand même les maladresses et elle a pour elle cette espèce de force de force qui en marche, c c'est le cas de le dire, si je puis en plus relayer l'expression. Parce qu'il y a un tel désespoir en France, une telle fatigue, c'est un appel au secours. Et chaque sujet devient l'objet d d'une polémique. Et là, je vais vous parler d'un sujet et de propos qui sont très graves. Mais c'est important d'avoir aussi votre avis. Je vais préciser qu'on parle des policiers municipaux
de Carcassonne, qui pensaient que leur caméra piéton était éteinte, une enquête est ouverte depuis des mois. On va écouter un extrait, je crois que les propos sont unanimement partagés dans leur abjection, dans leur misogénie, dans ce qu'il y a de plus terribles. Écoutons un premier extrait. On vit que c'est bouignin. Il a réjoui sur un chabot, aujourd'hui une voiture. Ce qui est bien, c'est qu'au moins au mois de décembre, la zone sera claire. Avec les forains, tu vois, les Les punka chiens et les bouignoules, ils n'aiment pas ça, ils règlent ça entre eux. J'en peux plus moi. Tout à l'heure on était sur Carnot, du Bicot, du Nègre, du Nègre, du Bicot. Ça c'est la France. De l'Afghan, beaucoup d'Afghans. Ça se passait de Paris-Gaudon. C'est un bon nom, il vous fait ici. Plus le kebab.
Alors pour l'un des policiers qui n'est pas le chef de la police municipale, mais qui est un chef d'équipe et qui a travaillé de manière bénévole aux côtés du RN dans l'encadrement de certaines sorties, notamment avec Jordan Bardella. Le RN l'a tout de suite suspendu. En tout cas, il y a une procédure. Toute la question, vous parlez, Gilbert d'un pays dans une situation pré-révolutionnaire. On voit bien qu'il y a des tensions, il y a des passions tristes, comme on dit. Une telle affaire, est-ce que c'est une brebis galeuse ou est-ce que certains risquent de dire que c'est un système aujourd'hui dans la police.
Écoutez, vraiment, je reprends à mon compte les propos de l'actuel maire de Carcassonne. C'est à vomir. Mais ça pose quand même des questions. La municipalité qui a précédé l'actuel maire, qui a embauché ce policier, sur quels critères elle l'a fait ? Deuxième question. Quels contrôles ont été exercés pendant des années par cette municipalité sur ces policiers ? C'est ça qui me fait peur, moi. C'est qu'on puisse avoir dans la police municipale ou nationale, éventuellement des gens de cet acabit, sans que les autorités de contrôle n'exercent les contrôles ?
Et enfin, comment se fait-il que, sachant l'existence de ce document, il est réintégré le 16 mars, comme s'il voulait glisser un cadeau empoisonné au successeur ? – Vous parlez de la municipalité d'hiver droite, à laquelle le Parti Socialiste avait apporté du reste son soutien. – Vous y voyez un cadeau plus qu'empoisonné ? – Je me pose la question, bon, comme je vous le dis, pour penser juste, il faut penser bassement, disait Chamfort, donc je pose la question, voilà. – J'ai une autre question pour vous, Gilbert Collard, puisque je crois qu'on est tous unanimes sur le commentaire à faire sur ce monsieur et sur manifestement ses camarades d'équipage qui n'ont rien trouvé manifestement à redire,
en tout cas si l'on on en croit l'estrait de 5 minutes qui est diffusé par nos confrères. J'ai une autre question pour vous, c'est comment est-ce que vous expliquez que malgré cette entreprise de dédiabolisation, de normalisation, d'institutionnalisation que vous avez initiée et à laquelle vous avez participé, que d'autres ont poursuivi et amplifié. Comment est-ce que vous expliquez que ces gens-là continuent de croire que c'est ORN qu'ils ont leur place ? Comment expliquer qu'ils ne soient pas allés voir ailleurs dans un parti plus radical, plus hommage, plus contestataire ? Et pourquoi est-ce qu'ils se retrouvent toujours ou pensent toujours se retrouver au sein du RN ? Je pense aussi à ce que Jordan Vardella avait appelé les brebis galeuses en 2024,
c'est-à-dire celui qui portait la casquette nazie et compagnie. Pourquoi est-ce qu'ils pensent que leur place est au RN et pourquoi est-ce qu'ils continuent de le penser ? Alors moi je pourrais vous retourner la question en disant pourquoi le pédo criminel Cotino est y allé chez LFI.
Pourquoi ? Est-ce que ? LFI pardon, ils sont loin d'être favorables ou bienveillants avec la pédocriminalité en tout cas j'espère mais ils n'ont pas condamné. Je ne veux pas leur faire ce procès-là mais ils n'ont pas entrepris de dédiabolisation, c'est l'inverse. LFI est dans un processus de diabolisation et donc ils recherchent la radicalité les marginaux de toute forme mais j'espère pas les pédocriminels honnêtement je veux pas leur faire ce procès-là à l'inverse du RN qui lui repousse systématiquement ces profils-là. Mais vous savez si on fait l'historique de ce qu'on pourra appeler les associations dangereuses, on va en trouver chez les républicains là j'ai pas le temps de faire la documentation mais je peux la faire et vous la proposer.
Vous verrez des gens d'extrême droite rejoindre le parti communiste, du reste sous la collaboration on l'a vu, rejoindre les républicains etc. Il faudrait l'interroger sur le plan psychiatrique. Il faudrait l'interroger sur le plan psychiatrique.
Le maire actuel qui a refusé d'initier une procédure. Mais en pleine campagne présidentielle cela donne des passe-d'âme, en tout cas des propos comme ceux-là tenus par Gabriel Attal. Oh ! Et pour moi ça dit une chose qui pour moi n'est pas une surprise, c'est que le rassemblement national il change un peu la devanture. Enfin derrière vous avez toujours la même chose. Vous vous souvenez à la campagne en 2024 tous les candidats aux législatives et même encore récemment candidats aux municipales pour lesquelles on a identifié des propos racistes, des propos antisémites, des propos homophobes. Ça dit de ce que serait une France dirigée et gouvernée par le Rassemblement national. Vous n'êtes pas l'avocat du RN malgré tout ?
Qu'il aille dire bonjour à Benalla pour se rafraîchir la mémoire D'accord ? Voilà C'est ce genre de discours qui est fatigant C'est fatigant parce qu'on sent très bien qu'il plaque des mots sur une réalité qui n'est pas acceptée par les gens. Les millions et les millions d'hommes et de femmes qui ont voté pour le Rassemblement National seraient, pardonnez-moi le des salauds comme ce policier et les autres ? – Personne ne dit ça. – Non mais c'est ce que Attal laisse entendre. – En tous les cas, évidemment, les Français… – Ils sont réconfortés dans les bistrots. – Merci M. Gilbert Merci à vous de m'avoir invité. C'est si rare, c'est si rare. Ah bon ? Ah oui, c'est la première fois que je viens sur BFM depuis 5 ans.
Bon écoutez, mais vous reviendrez ? Ah volontiers, volontiers. Je vous dis à bientôt alors, je vous très volontiers, oui.
Gilbert Collard