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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 1 juin 2024 42 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asile

Alexandre VINCENDET : Député Horizons de la 7e circonscription du Rhône et Conseiller Municipal de Rillieux-la-pape

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 46 %Attaque 40 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que dans le métro on est encore en sécurité ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    La sécurité est-elle une priorité pour les pouvoirs publics ?

  • 2:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'insécurité est liée à l'immigration ou au trafic de stupéfiants ?

  • 5:52OuverteRéponse directe

    Le Rassemblement National est-il dans l'arc républicain ?

  • 7:31OuverteRéponse directe

    L'insécurité est-elle liée à l'immigration et au trafic de stupéfiants ?

  • 9:10OuverteRéponse directe

    Le trafic de drogue est-il lié à l'argent ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:12PrésentateurChiffre
    « Rieux est une des villes, en l'espace de dix ans, qui a connu la plus forte baisse de délinquance de l'agglomération lyonnaise. »
  • 2:30PrésentateurFait
    « On est passé de six caméras à plus d'une centaine, et volonté politique, on arrive à obtenir des résultats. »
  • 4:26PrésentateurFait
    « La sécurité, elle a certains coûts pour les collectivités, pour les pouvoirs publics, mais elle n'a pas de prix. »
  • 9:30PrésentateurFait
    « En France, on peut de façon administrative geler les avoirs des terroristes. »
  • 9:46PrésentateurChiffre
    « Ces cinq dernières années, il y a eu plus de morts en France de dire que le trafic de drogue est un sujet de sécurité nationale. »
  • 12:35PrésentateurFait
    « On n'a jamais eu autant de consommateurs ni autant de ventes. »
  • 17:58PrésentateurChiffre
    « 4% aux élections présidentielles. »
  • 25:50PrésentateurChiffre
    « Vous avez seulement un tiers des maires qui siègent au sein du conseil de la métropole. »
  • 29:47PrésentateurFait
    « contrairement à ce qu'a dit Bruno Bernard le président de la métropole ce qui était au mieux une outrance au pire un mensonge »
  • 30:00Invité politiqueFait
    « c'est un bel outil »
  • 30:19Invité politiqueFait
    « entre 2015 et 2020 sous Gérard Collomb et David Kimmolfeld »
  • 30:47PrésentateurFait
    « vous ne lisez pas au suffrage universel le président de la métropole il est élu au suffrage universel indirect »
  • 31:42PrésentateurFait
    « en 2001 Gérard Collomb avait perdu en voix la ville ils avaient gagné en siège »
  • 31:54PrésentateurFait
    « comme Bertrand Delannoy en 2001 c'est-à-dire qu'ils étaient minoritaires en voix mais le découpage par arrondissement fait qu'ils ont gagné plus de sièges »
  • 34:41PrésentateurFait
    « il faut une meilleure coordination une meilleure gouvernance de l'espace Schengen »
  • 34:51PrésentateurFait
    « qu'il faut qu'on réfléchisse à une Europe de la défense »
  • 34:55PrésentateurFait
    « il faut remettre en route le couple franco-allemand »
  • 35:17PrésentateurFait
    « ils voulaient sortir de l'euro »
  • 35:21PrésentateurFait
    « ils veulent sortir de l'Europe ou y rester on ne le sait pas »
  • 35:38PrésentateurFait
    « ils sont submergés dans l'immigration ils regrettent absolument de ne sortir »
  • 35:55PrésentateurFait
    « si on refaisait voter les Anglais ils re-rentreraient dans l'Union Européenne »
  • 38:27PrésentateurFait
    « la ville de Lyon dégringole dans tous les classements nationaux et internationaux »

Temps de parole

  • Présentateur73 %
  • Alexandre Vincendet25 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval.

0:11
Alexandre Vincendet

Bonjour à toutes et à tous, heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première. On va parler, une fois n'est pas coutume, mais ça nous arrive régulièrement de sujets nationaux, mais toujours en lien avec le territoire, avec vous, Alexandre Vincendez. Bonjour ! Bonjour ! Je rappelle que vous êtes député de la 7e circonscription du Rhône. Horizon maintenant, mais je me souviens que quand je vous ai reçus il y a deux ans, vous étiez encore chez les LR, dont vous avez été exclus, on en parlera, parce que je sais que c'est un sujet qui vous tient à cœur.

On va parler de la métropole, on va parler d'un certain nombre de preuves et de lois, de votre activité, de votre ville de Rieux, parce que je sais que vous êtes toujours très présents dans votre commune, et puis évidemment des européennes et de l'avenir de la métropole et des élections, puisque vous portez aussi un sujet là-dessus. Mais ma question commence toujours par, je vais dire, une question d'actualité, sans tomber dans le Cédiver, on a été un petit peu, en tant que Lyonnais, pas mal impacté. Il y a un incident qui a eu lieu dans le métro, moi je sais qu'à titre personnel, j'étais quelques rames derrière, et donc on se dit, voilà, est-ce que dans le métro on est encore en sécurité ?

Le problème n'est pas de savoir ce qui s'est passé concrètement ou pas, mais de s'interroger, parce que quand on regarde notamment un certain nombre de chiffres, on voit aussi qu'en termes d'insécurité, la ville de Lyon, visiblement dans certains classements, connaît peut-être une perte forte, comment dirais-je, par rapport à ces sujets, c'est-à-dire qu'il est beaucoup moins bien classé sur ces questions. Est-ce que vous, c'est toujours un sujet qui vous tient à cœur, que vous portez, y compris dans votre ville et à l'échelon national, comment on fait pour traiter enfin une bonne fois pour toutes ces questions et ces enjeux ?

1:40
Présentateur

Je pense que la sécurité, ce n'est pas un sujet politicien, c'est le sujet du réel. Force est de constater qu'aujourd'hui, dans notre pays, et à Lyon plus particulièrement, puisque c'est Lyon qui nous intéresse. Vous l'avez très bien dit, il y a une hausse importante de l'insécurité, et il n'y a jamais eu autant de faits à Lyon qui ont marqué l'opinion. Je pense, et je parle d'expérience, puisque aujourd'hui, ça fait une dizaine d'années que je suis élu, j'ai été maire de Rieux pendant de longues années, vous l'avez dit, je suis toujours attaché à mon territoire, bien évidemment, on a relevé de grands défis.

Aujourd'hui, Rieux est une des villes, en l'espace de dix ans, qui a connu la plus forte baisse de délinquance de l'agglomération lyonnaise. Pourquoi ? Parce qu'on a mis les moyens, augmentation des effectifs de police, meilleur partenariat avec la police nationale, meilleur équipement de la police municipale. Parce que la mise en place de la vie de protection, on est passé de six caméras à plus d'une centaine, et volonté politique, on arrive à obtenir des résultats.

2:40
Alexandre Vincendet

La question qu'il y a derrière, c'est un peu par rapport à la possibilité, c'est-à-dire qu'on se doute bien que la société est de plus en plus complexe, parfois un peu violente, un peu clivante, que l'insécurité, elle existe, mais qu'on est parfois un peu démuni, c'est-à-dire qu'y compris comme élu local, et c'est le procès, je ne sais pas si vous le faites aussi, qu'on fait par exemple au maire de Lyon, sur les enjeux de la vie de protection, comme si ça n'en paraît pas.

2:59
Présentateur

Mais parce qu'en fait, vous avez une vision qui est assez idéologique, il faut se dire les choses, c'est que parfois, on essaye de façon très idéologique de traiter le sujet, alors que la sécurité, c'est la première des politiques sociales. C'est celle qui assure la sécurité, la première des libertés, celle d'aller et venir en paix. La liberté de circulation, elle est essentielle dans un État, elle est essentielle sur un territoire.

Si vous ne pouvez plus sortir comme vous le souhaitez, en toute sécurité, si vous ne pouvez pas vous habiller comme vous voulez dans l'espace public, si vous avez peur de prendre les transports en commun, alors vous êtes dans une société de la défiance et non pas de la confiance.

Et moi, ce que j'estime, c'est qu'à partir du moment où les pouvoirs publics ne font pas de la sécurité, la première des priorités, c'est-à-dire assurer le fait que tout le monde peut sortir sans avoir peur, quel que soit son âge, son lieu d'habitation, à partir du moment où les pouvoirs publics ne partent pas du principe que c'est la première de leur mission, alors vous avez une société qui se délite, vous avez une violence qui s'installe, et de l'autre côté, une colère légitime de nos concitoyens qui, s'il est parti, qu'on appelle modéré ou de l'arc républicain, ne font pas le travail, alors se tournent par colère, par inquiétude, vers les extrêmes.

Et c'est ce qu'on est en train de voir aujourd'hui. Et je pense, encore une fois, qu'il faut mettre des moyens extrêmement importants. La sécurité, on vous explique que ça coûte cher. Moi, je suis toujours parti du principe que la sécurité, elle a certains coûts pour les collectivités, pour les pouvoirs publics, mais elle n'a pas de prix. Elle ne peut pas être une variable d'ajustement budgétaire. Ça doit demeurer une priorité en permanence. Pour plusieurs raisons.

Au-delà du fait que je pense, et j'en suis convaincu pour l'avoir vécu, dans ma circonscription, dans la commune de Rieux-la-Pape, dont j'ai été maire pendant très longtemps, que les premières victimes, d'abord, de l'insécurité, ce sont avant tout les plus fragiles. Ça, c'est la première des choses. Mais la deuxième chose, c'est que par ailleurs, si vous n'avez pas de sécurité, qu'il est prérequis à tout, vous n'avez pas d'attractivité sur un territoire, vous avez un déficit d'attractivité et donc de création de richesses.

Et si vous avez un déficit d'attractivité et de création de richesses, vous avez derrière beaucoup de mal à capter de l'argent en tant que collectivité pouvoir publique, investir dans des politiques publiques innovantes. C'est un cercle un peu vicieux. Il y a des destinations des plus fragiles. Et en plus de ça, vous n'avez pas les moyens non plus d'investir pour préparer l'avenir de votre territoire. Donc bref, je pense que tout en haut de la pyramide des politiques publiques, c'est la sécurité. Mais ça demande beaucoup de volonté politique et disons les choses telles qu'elles sont.

5:29
Alexandre Vincendet

Un petit peu de courage. Et en même temps, vous qui avez été élu, vous le rappeliez, j'ai le sentiment, et peut-être c'est ce qu'expriment aussi les citoyens lorsqu'ils disent que c'est toujours une priorité, qu'il y a une forme de déception vis-à-vis des responsables politiques toutes tendances confondues parce qu'on a l'impression qu'on n'a pas réussi à traiter les sujets. Et vous évoquiez il y a quelques instants les partis extrêmes. D'ailleurs, je trouve ça intéressant et ça fait une petite aparté. Est-ce que vous, vous mettez, par exemple, le Rassemblement National dans le fameux arc républicain ? Puisque c'est aussi un débat, vous êtes parlementaire, vous les côtoyez.

Est-ce qu'ils sont, oui ou non, dans cet arc républicain ? Sur ces sujets ou sur d'autres ?

6:04
Présentateur

Ils font partie du paysage politique. Ils y sont malheureusement de plus en plus. Je ne peux que le regretter. Mais au bout du compte, l'extrême gauche comme l'extrême droite restent ce qu'ils sont. Vous pouvez maquiller autant que vous voulez la façade. Vous pouvez essayer de vous normaliser. De mettre une cravate. De mettre une cravate, etc. Mais à la fin, les idées restent les mêmes. C'est ça le vrai sujet. Pour vous, ça n'a pas changé. C'est toujours les mêmes idées. On est bien d'accord. Regardez ce qui se passe. On parlera des européennes dans un moment. Mais regardez.

Si ce n'étaient pas les mêmes idées, si le Rassemblement National n'était pas le Front National de Jean-Marie Le Pen, pourquoi alors il y a de cela quelques semaines, quelques mois ? Ont-ils fêté les 40 ans de création de leur famille politique par Jean-Marie Le Pen ? C'est à partir du moment où vous... Si vraiment vous êtes quelqu'un de... En tout cas, un mouvement nouveau qui n'a plus rien à voir avec le Rassemblement ou le Front National de Jean-Marie Le Pen, pourquoi vous fêtez les 40 ans de votre existence ? C'est ça le vrai sujet. Je pense qu'à un moment, oui, il y a une tentative de dédiabolisation. beaucoup aidée malheureusement par certains de mes anciens amis politiques.

Parce que je pars du principe que pour combattre les idées et le programme du Rassemblement National, il faut non pas reprendre leurs idées, mais régler les problèmes sur lesquels ils essayent de prospérer.

7:28
Alexandre Vincendet

C'est ça le vrai sujet. Justement, on en vient encore du problème parce que derrière, ce qui est intéressant, c'est de comprendre comment on fait face à cette situation complexe. On associe souvent insécurité avec deux thématiques qui sont d'une part l'immigration, et c'est ce qui explique aussi les scores ou la prévision de sondage du Rassemblement National, et le trafic de stupéfiants. Sur ces deux questions, est-ce que vous, vous pensez que c'est lié, qu'il faut le déconnecter, qu'il y a une réalité ? Comment on fait pour trouver le juste milieu entre ne pas se voiler la face et en même temps ne pas tomber dans la caricature ou l'outrance ?

8:00
Présentateur

Dans l'outrance ou le racolage. Le vrai sujet, c'est qu'aujourd'hui, parce que je pense qu'une partie de la classe politique ne veut pas parler du réel, ou en tout cas veut essayer d'édulcorer parfois la réalité. Nos concitoyens, de façon légitime, se disent bon, les politiques sont déconnectés, ils sont en haut à Paris, sous les ors de la République, mais ce qu'on vit au quotidien, ils n'arrivent pas à le saisir.

Dire que toutes les personnes issues de l'immigration sont des délinquants, au-delà d'être totalement faux et ineptes, c'est une insulte à tous ceux qui viennent sur le territoire de la République pour s'y intégrer et pour faire en sorte de réussir et que leur enfant réussisse et s'intègre. Mais, de l'autre côté, on ne peut pas dire que l'immigration, si elle est incontrôlée, ne soit pas à l'origine d'un certain nombre de dérèglements et que ne pas pouvoir accueillir de façon décente et ne pas être ferme sur l'intégration n'est pas source d'insécurité.

9:01
Alexandre Vincendet

Là où il y a peut-être davantage, peut-être un consensus, entre guillemets, c'est sur la question et le lien avec le trafic de drogue, je suis de voir un certain nombre de vides. C'est une évidence pour vous ? D'ailleurs, c'est le nouveau fléau de notre société. Vous portez à l'Assemblée une proposition ou un amendement, je ne sais plus quelle est la proposition de loi sur le jeu

9:18
Présentateur

des avoirs pour geler les avoirs des trafiquants de drogue et de leur entourage. Est-ce que vous pensez que l'argent, c'est le cœur du sujet ? Le cœur du système, le vrai sujet, c'est l'argent derrière le trafic de drogue. C'est l'argent. Et donc, le vrai sujet, c'est qu'en France, on peut de façon administrative geler les avoirs des terroristes. En travaillant sur cette question, mais bizarrement, on ne peut pas le faire pour les narcotrafiquants. On l'a permis par la loi pour les terroristes parce qu'il est considéré, à juste raison évidemment, que le terrorisme est un problème de sécurité nationale.

Ces cinq dernières années, il y a eu plus de morts en France de dire que le trafic de drogue est un sujet de sécurité nationale. Il faut l'aborder de plein de manières différentes.

9:55
Alexandre Vincendet

Il faut l'aborder

9:55
Présentateur

de plein de manières et je pense qu'administrativement, il faut, quand quelqu'un est soupçonné, c'est-à-dire qu'il est à la tête d'un réseau, qu'il est un des principaux bras droits d'une tête de pont, quand il est en charge du planchiment, du transport, du stockage, il faut pouvoir, lui comme ses proches, geler l'ensemble de ses avoirs extrêmement rapidement sans attendre une décision de justice. Il faut taper là où ça fait mal. Et je suis plutôt optimiste sur l'avis de cette proposition de loi. J'ai échangé déjà deux fois avec le cabinet de Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances.

Il y a une volonté que je puisse porter cette proposition de loi à l'Assemblée nationale et j'espère qu'elle sera votée dans les prochaines semaines.

10:31
Alexandre Vincendet

Eh bien, on y reviendra dans quelques instants et ainsi que sur d'autres sujets dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous, Alexandre Vincendez. Je rappelle que vous êtes député de la 7e circonscription du Rhône chez Horizon maintenant. Vous étiez avant LR, on en reparlera dans quelques instants. Vous êtes toujours très attaché et conseiller municipal à Rieu-la-Pape. C'est d'ailleurs un de mes sujets pour après.

Mais comme on était en train de parler des problématiques de trafic de drogue, de stupéfiants, j'avais juste une petite question par rapport à ce dont on a beaucoup parlé ces temps-ci, notamment à Marseille, mais pas que, sur ces fameuses opérations XXL portées à la fois par le président lui-même, qui l'a incarné pour Marseille et le ministre de l'Intérieur. Est-ce que vous pensez que c'est aussi important de faire des grandes opérations comme ça, qui sont parfois un peu de coms, ou est-ce que c'est utile et ça contribue à lutter contre ce trafic ?

11:21
Présentateur

Je regarde les chiffres. Après, il faudra garder les conséquences sur les effets, sur la durée. Mais ce que je veux dire, c'est qu'il est quand même mieux de le faire que de ne pas le faire. C'est la première des choses. La deuxième des choses, c'est que je pense que, comme je vous l'ai dit précédemment, c'est que le trafic de drogue, c'est un problème de sécurité nationale. C'est un des fléaux. Il y a un rapport, d'ailleurs parlementaire qui a été produit par Étienne Blanc, sénateur du Rhône, qui décrit la situation. Quand vous parlez avec des maires qui sont confrontés à ça, des maires de banlieue, je l'ai été, avec des acteurs locaux, des maires qui ont des ports importants.

C'est le cas d'Edouard Philippe, le patron d'Horizon, ma famille politique au Havre, qui vous dit qu'il y a une vraie pression de la part des narcotrafiquants sur les dockers et leurs familles. Quand on voit aujourd'hui les ravages des conséquences du trafic de drogue sur les batailles territoriales, sur aujourd'hui l'embauche de gamins de 18 ans qui sont des assassins qui deviennent de véritables tueurs à gage en étant simplement contactés par messagerie. C'est quasiment le hubber de l'assassinat. On se rend compte que le trafic de drogue aujourd'hui est le grand défi de notre pays. parce qu'on n'a jamais eu autant de consommateurs ni autant de ventes.

Et moi, je pense fondamentalement déjà que les opérations LXXL étaient nécessaires. Maintenant, il faut un vrai travail de fond aussi pour aller chercher les têtes de pont. D'où ma proposition de loi pour geler les avoir, y compris à l'étranger. Parce qu'on peut le faire et on sait le faire en France à condition qu'on ait les outils juridiques et ça passe donc par une loi à l'Assemblée nationale et au Sénat. C'est pour ça que je me bats pour qu'elle puisse être adoptée dans les prochaines semaines.

13:02
Alexandre Vincendet

Quand on parle de la loi, il y a aussi le cadre réglementaire et législatif. On a beaucoup entendu de débats depuis ces dernières années sur notamment la dépénalisation, le fait de rendre éventuellement accessible tout ça. Quelle est votre position

13:14
Présentateur

là-dessus ? Regardez ce qui se passe dans les pays où on a légalisé. Prenons les Pays-Bas. Ou en Allemagne récemment. Aujourd'hui, on se rend compte que premièrement, ça ne fonctionne pas. C'est que deuxièmement, vous donnez un débouché légal à une production illégale. Ça veut dire qu'en fait, vous donnez un débouché de revenus légal à des organisations mafieuses. C'est ça le vrai sujet. Et que ça ne règle strictement rien.

Vous avez dans ces pays aujourd'hui, y compris certains membres de gouvernement, qui sont mis sous très haute protection, voire même mis un peu au vert quelques jours, quelques semaines, parce que les menaces sur leur sécurité physique sont telles qu'on ne sait plus parfois comment les protéger. Est-ce que c'est ce qu'on veut en France ? Certainement pas. Et si finalement, en fait, chaque fois qu'on a un problème, qu'on n'arrive pas à régler un problème, on dit bon finalement, on légalise, ne mettons plus de règles. C'est comme si demain, je dis bon, on n'arrive pas à réglementer la vitesse sur autoroute. Bon, du coup, enlevons le panneau 100 et mettons la limitation au maximum à la 200.

Ça n'a aucun sens. Non. Le vrai sujet, c'est une question, première chose, de volonté politique, de moyens, c'est comme sur la sécurité en général, mais au-delà de ça, je pense qu'il faut arrêter de se voiler la face. J'ai aussi déposé une proposition de loi et ça fait partie du débat. On tape très fort, bien sûr, sur les vendeurs, sur les narcotrafiquants. S'il y a des vendeurs, c'est bien qu'il y a des acheteurs. C'est bien que dans ce pays, il y a un problème de consommation. Et ce n'est pas en mettant tous les consommateurs au tribunal qu'on réglera le problème. Ça fait trop de monde. Parce que la justice est déjà engorgée.

Ce n'est pas en mettant uniquement par contre des AFD qu'on réglera le problème. Je pense fondamentalement qu'on doit taper beaucoup plus fort sur le consommateur puisque chaque consommateur, quand il y a un mineur, un enfant qui est tué par une balle perdue dans un quartier, chaque consommateur a une part de responsabilité. Quant à Vaud-en-Velin, il y a quelques années, au tout début de mon mandat de parlementaire, vous avez eu 10 morts dans l'incendie d'un immeuble dont le hall était occupé par des dealers. Les consommateurs, ce n'est pas les habitants de l'immeuble qui a brûlé. Les consommateurs, ils viennent souvent des beaux quartiers.

Et je le dis quand même avec une certaine gravité, fumer un joint lors d'une soirée ou se faire un rail de coke, non, ce n'est pas festif. Ça peut être extrêmement lourd de conséquences. Mais en général, on est loin de ces conséquences. On n'y pense pas. Mais par contre, les gens qui sont dans les quartiers et qui ont la vie pourrie par l'équipe de dealers qu'il y a dans la cage d'escalier, les parents qui voient leur enfant abattu dans la rue par une balle perdue lors d'un règlement de compte, eux, quand on fait la fête, on n'y pense pas. Mais au bout du compte, c'est eux les principales victimes du trafic d'entrevue.

15:44
Alexandre Vincendet

Très clair sur cette question. Alors, je vais revenir sur votre mandat, votre fonction, vos occupations principales. Je disais que quand je vous ai reçus, il y a un certain temps, vous étiez LR et aujourd'hui chez Horizon. Mais vous me disiez que vous êtes toujours un homme de droite et vous le dites partout. Vous vous êtes beaucoup exprimé sur cette exclusion des LR qui était votre famille politique. Je crois que vous avez même parlé de purge stalinienne. J'ai bien vu.

16:06
Présentateur

Oui, mais je maintiens chaque mot.

16:09
Alexandre Vincendet

Alors, au-delà de... Voilà, ça date déjà un peu, mais ma question, elle est plus par rapport à l'engagement que vous aviez et puis ce que devient la droite aujourd'hui. Parce que c'est ça la question. À un moment, comment est-ce qu'on la quitte ? Pourquoi on la quitte ? Et qu'est-ce qu'on veut reconstruire à côté ? C'est aussi peut-être ce que veut faire Édouard Philippe,

16:24
Présentateur

je suppose. Mais le vrai sujet pour les Républicains qui a été ma famille politique pendant près de 20 ans, c'est de savoir si demain, cette famille politique reste une famille politique de gouvernement ou pas. Je pars du principe que quand vous êtes l'héritier du gaullisme, il y a toujours quelque chose qu'il faut garder en tête. C'est faire passer en permanence les intérêts de son pays avant ceux de son parti. Et que donc, faire le choix de la France en permanence, ce n'est pas s'affaiblir, c'est se grandir. et qu'on ne peut pas faire en sorte en permanence d'essayer de conserver ses petits acquis et son petit confort.

Ça doit être douloureux à un moment, parce que je sais que vous vous êtes fait beaucoup des demi. ou vous avez... Mais le vrai sujet, c'est quoi ? C'est que je pense que les Républicains, en tout cas, une partie de leurs dirigeants, préfèrent se claquemurer dans une certitude qui, pour autant, les emmène, élection après élection, à des échecs cuisants successifs. C'est quand même pas ma responsabilité si les Républicains ont été éliminés pour la première fois sous la Ve République du deuxième tour d'une élection présidentielle en 2017. C'est pour réveiller la droite, en fait, que vous faites aussi un peu ça. Exactement. C'est quand même pas...

Je ne suis pas responsable du score pitoyable aux dernières élections européennes en 2019. 8%. La première fois que la droite républicaine... Le parti qui se réclamait de la droite républicaine qui disait nous avons le monopole de la droite républicaine descendait en dessous des 10. 4% aux élections présidentielles. Et là, dans les élections européennes, les sondages aussi entre 6 et 7,5%. Ça veut bien dire qu'aujourd'hui, il y a une déconnexion des Français avec cette famille politique. Et je pense que cette déconnexion vient du fait que premièrement, il n'y a plus de leaders, il n'y a plus d'idées, il n'y a plus de vision, et le... Enfin, il n'y a plus d'incarnation.

En tout cas, il n'y a plus de vol... Est-ce qu'il y a encore une place pour la droite ? Parce que c'était aussi à un moment la question... Mais les électeurs n'ont pas été dissous dans l'acide. Ceux qui sont attachés à l'histoire de la droite républicaine n'ont pas disparu du jour au lendemain. Au lendemain, ils n'ont pas été vaporisés. Pour autant, ils ont estimé à tort ou à raison. Mais je pars du principe que les électeurs ont toujours raison. Que LR, en tout cas, sur le chemin qui était pris, n'était plus un parti, en tout cas... L'offre ne correspondait plus aux attentes. Le vrai sujet, quand vous avez...

Quand j'ose dire, aujourd'hui, j'estime que dans la situation actuelle dans laquelle se trouve notre pays, commande que les républicains, malgré le score aux élections présidentielles de Valérie Pécresse, malgré le fait que nous ayons essuyé une défaite cuisante aux législatives, ont une responsabilité historique, c'est celle d'être utile pour leur pays et de faire le choix de la France. C'est-à-dire, non pas se fondre dans la majorité présidentielle, mais de créer un pacte de gouvernement. C'est-à-dire, venir autour de la table et dire au président de la République, voilà, on vous offre une majorité, nous sommes un groupe pivot à l'Assemblée nationale. Nous avons la majorité au Sénat.

Nous avions une chance historique de pouvoir montrer aux Français que la politique, ce n'est pas seulement l'addition de petites ambitions personnelles. Le problème, c'est que vous en avez certains qui pensent uniquement à 2027 et qui disent si jamais on arrive à trouver des solutions, je n'aurai pas la force nécessaire ou en tout cas, ça pourrait m'entraver dans ma marche pour 2027. Mais quelle folie ! Quelle folie ! À l'heure où aujourd'hui, l'extrême droite est à plus de 30% dans les sondages ?

C'est pour ça que j'ai dit, premièrement, je ne suis pas d'accord avec la ligne politique impulsée, ça c'est la première des choses, deuxièmement, quand on a des membres de notre famille politique qui votent avec le Rassemblement national et qui prônent une alliance LR, RN et qui ne sont pas exclus, et qu'à partir du moment où je dis attendez, il y a quand même quelqu'un qui aujourd'hui aux yeux des Français peut incarner le retour d'une droite républicaine modérée, moderne, ferme sur les questions régaliennes et dans le même temps, j'ai envie de dire, qui est capable peut-être de proposer quelque chose de nouveau pour notre pays et que cette personne s'appelle Edouard Philippe et qu'on me met à la porte, ça veut dire qu'un choix est fait sur le fond.

C'est-à-dire que finalement, malheureusement, ça veut dire que malheureusement, certains dans notre famille politique pensent qu'il faut courir après l'extrême droite. Or, ce n'est pas l'histoire de la droite française.

20:43
Alexandre Vincendet

Alors, on va parler aussi de votre ancrage local puisque vous tenez beaucoup à ce mandat de député, mais vous êtes aussi très attaché, vous le rappeliez, à votre territoire. Au moment, il y a eu une petite bizarrerie administrative qui avait fait qu'à un moment, vous avez dû choisir et abandonner un de vos mandats puisque vous étiez aussi conseiller métropolitain. Ce n'est pas une bizarrerie administrative,

21:02
Présentateur

c'est que la loi me permettait d'être député conseiller de la métropole et conseiller municipal de Rieux-la-Pape et que les écologistes à la ville de Rieux et à la métropole ont voulu essayer de m'évincer d'un côté ou de l'autre sur tapis vert. Donc, ils ont saisi le conseil constitutionnel. Le conseil constitutionnel, c'est prononcé. En expliquant, je crois que la métropole

21:20
Alexandre Vincendet

avait les fonctions d'un département et que ça empêchait. Ça vous a coûté un petit peu et moi, j'avoue que de l'extérieur comme observateur, j'étais un peu surpris que vous, enfin surpris sans être totalement surpris, qui tient la métropole, qui est quand même certainement la collectivité d'avenir et sur laquelle vous avez certainement peut-être des ambitions, on en reparlera, pour rester conseiller municipal à Rieux. Comment vous faites ce choix

21:42
Présentateur

à ce moment-là ? Faire le choix de Rieux-la-Pape et de rester conseiller municipal de Rieux-la-Pape. Et aujourd'hui, je préside en tant qu'ancien maire de la majorité municipale, le groupe majoritaire. En fait, c'était le choix de l'évidence parce que finalement, Rieux-la-Pape, c'est aussi la métropole. C'est une déconnexion totale. Quand vous êtes président de la majorité municipale et qu'au côté de l'équipe municipale, du maire, des adjoints, qui sont des élus avec qui je travaille depuis près de dix ans, même plus de dix ans, quand vous portez des projets de rénovation urbaine importante, évidemment, vous avez aussi des relations avec la métropole. Donc, vous restez...

Un choix du cœur aussi. C'est le choix du cœur, bien évidemment, parce que je ne serai pas l'élu que je suis aujourd'hui sans Rieux-la-Pape qui a forgé un certain nombre de convictions extrêmement profondes que j'essaye de défendre au niveau national. Et par ailleurs, moi, je reste très attaché, évidemment, même si aujourd'hui elle n'existe plus, la figure du député maire, parce que je pense que ça a été une véritable flèche. C'était une vraie question. Vous étiez plutôt partisan de ce genre de choses. On a senti une petite musique pour que ça revienne. Mais je le suis toujours et cette musique existe de plus en plus pour que la figure du député maire revienne.

Et pourquoi c'est important alors d'être député maire ? Mais parce que quand vous êtes député, vous êtes très vite déconnecté. Au bout du compte. Vous savez, être à Paris, quand vous siégez à l'Assemblée nationale, vous commencez vos journées parfois très tôt, à 7h, 8h du matin, vous finissez dans l'hémicycle, à minuit, 1h du matin, vous restez dans l'entre... Enfin, vous êtes dans l'entre-soi permanent. C'est le vrai sujet. Vous restez dans une espèce de bulle. Et je pense que le mandat local, c'est ce qui donne la connexion réelle au mandat national. Mais d'aucun dirait qu'on peut rester conseiller municipal et avoir quand même un enclave local. On n'est pas obligé d'être maire.

Oui, mais quand vous êtes maire quand même, ou quand vous avez été maire, vous avez une prise sur le réel qui est beaucoup plus importante puisque quand vous avez un problème en tant qu'habitant d'une commune, vous vous tournez d'abord vers votre maire avant de vous tourner vers le conseiller municipal. C'est une réalité. Alors, quand vous avez été maire pendant très longtemps, vous êtes encore quelqu'un qu'on vient consulter, à qui on vient demander de régler un certain nombre de problèmes. Est-ce que c'est facile d'ailleurs ? Je continue à tenir des permanences sans rendez-vous dans ma commune comme dans l'ensemble des communes de ma circonstance.

23:45
Alexandre Vincendet

Est-ce que c'est facile d'ailleurs, puisqu'on avait reçu Julien Smaty, le maire de Rieux, de travailler ou de laisser toute sa place au nouveau maire ? Parce que d'aucuns qui peut-être regardent ça se disent « Il est encore très très présent. Est-ce qu'il a vraiment laissé sa place au nouveau maire ? » Mais c'est un travail d'équipe.

23:59
Présentateur

C'est une équipe municipale. Et chacun est à sa place avec le poids qu'est le sien. Il y avait un duo avec Julien Smaty qui était mon premier adjoint pendant huit ans. Il y a aujourd'hui un duo entre le maire Julien Smaty et le député président de la majorité municipale que je suis. Il n'y a pas de sujet. Je suis reparti du principe que déjà, premièrement, il y a de la place pour tout le monde dans une équipe. Que deuxièmement, nous ne sommes les uns et les autres que locataires de nos sièges que nous n'occupons que temporairement, quelles que soient d'ailleurs les fonctions que nous occupons.

Mais au-delà de ça, c'est que dans l'ensemble des mandats que nous occupons, je suis toujours convaincu d'une chose, c'est que nous défendons chacun à notre niveau quelque chose qui est plus grand que nous. Qui est un, l'intérêt général et deux, l'intérêt du territoire que nous représentons et les intérêts de leurs habitants, quoi qu'il arrive. Donc quand vous portez un projet, une vision et qu'il y a du travail à réaliser pour obtenir des résultats sur le terrain, vous savez que vous n'avez pas le temps de vous engueuler pour des petites politiques à iris.

24:58
Alexandre Vincendet

Alors on parlera de tout ça évidemment et puis de l'intention, j'allais dire, de l'intérêt que vous portez à la métropole puisqu'il y a un projet de transformation, d'évolution de la métropole. On reparlera évidemment des élections européennes et d'un certain nombre d'autres sujets locaux dans une troisième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la troisième partie de notre émission L'Invité politique le samedi de 11h à midi toujours sur Lyon 1ère et toujours avec vous Alexandre Vincendet, député horizon de la 7e circonscription du Rhône, conseiller municipal à Rieux.

On parlait de votre commune, de votre attachement à Rieux mais aussi de ce lien que vous avez avec la métropole, un lien qui se poursuit, j'allais dire, à l'Assemblée puisque vous portez avec le sénateur Étienne Blanc, me semble-t-il, une proposition de loi. Alors s'il vous la résume mais c'est certainement trop abrupt pour revenir en arrière en fait, pour changer le statut de la métropole parce que vous considérez que les maires ne sont plus assez associés.

25:49
Présentateur

C'est ça l'idée. Vous avez seulement un tiers des maires qui siègent au sein du conseil de la métropole alors qu'à l'époque la communauté urbaine puis le Grand Lyon ont été créés pour mettre les moyens des communes en commun. C'est de l'intercommunalité. Et aujourd'hui, vous faites de l'intercommunalité sans les communes. Et je pense que c'est une erreur puisqu'on le voit, premièrement, de moins en moins de maires ont accès au conseil de la métropole et n'y siègent plus.

Mais d'autant plus que depuis 2020 et l'arrivée aux responsabilités de l'extrême gauche et des écologistes, c'est qu'on se rend compte quand vous avez 49 maires qui vous expliquent qu'ils en ont assez, qu'on leur marche dessus, qu'on leur impose des choses. Il y avait toujours d'ailleurs une tradition qui était même si vous êtes dans l'opposition du président de la métropole ou du Grand Lyon, rien ne se fait sur votre territoire sans votre accord et sans discussion. C'est ce que c'est Gérard Collomb et ce qu'on fait aussi ses prédécesseurs. Raymond Barre, Michel Nostra. On ne vient pas imposer quelque chose à la maire ?

Oui, mais parce que le maire est toujours, comme sur son territoire, le patron. Il a été élu par des électeurs. Il a une forte légitimité d'ailleurs. Il y a toujours un attachement extrêmement fort à la figure du maire. Quand vous avez 49 maires sur 59 qui vous disent ce mode de gouvernance, ça suffit. On ne veut pas découvrir en nous levant les travaux sur notre commune parce qu'on ne nous respecte pas. On ne respecte pas notre vision de notre territoire. On ne respecte pas donc la volonté des habitants d'une commune. Ça ne peut plus durer comme ça. On doit refaire de la concertation. On doit pouvoir rediscuter ensemble des grandes orientations sur les communes.

Ça ne veut pas dire que la métropole n'a pas, elle, de devoir de planification, d'organisation, d'investissement dans l'équipement, etc.

27:30
Alexandre Vincendet

Mais vous avez besoin de la concertation suffit plus. Je pense à ça parce que vous êtes concerné par quelque chose d'assez récent. On parle beaucoup des fameuses voies lyonnaises. J'en discutais il n'y a pas longtemps avec le maire d'Oulin-Pierre Bénith sur la fameuse rue centrale d'Oulin avec les vélos. Je crois que le tracé de la voie lyonnaise numéro 7 qui doit arriver jusqu'à Rieux. Est-ce que vous, on vous a concerté ? Est-ce qu'on vous a demandé votre avis ? Mais Fabien Bagnon

27:53
Présentateur

ne concerte personne puisque c'est une gouvernance de la part de l'extrême-gauche et des verts qui se fait à coups d'oucazes et d'idéologies. C'est le changement à marche forcée de façon très brutale. On n'a jamais vu autant de maires combattre des décisions issues de la métropole. J'ajoute qu'on n'a jamais vu autant d'habitants combattre les décisions de la métropole sous les précisions de l'association de collectifs d'habitants et où la métropole leur marche littéralement dessus tel un rouleau compresseur en disant mais coûte que coûte ça se fera. J'ai envie de dire de la part de ceux qui prônent en permanence la démocratie participative ça se pose un peu là quand même.

C'est une vaste escroquerie ce slogan de la démocratie participative ou de la participation citoyenne que nous vendent les élus de la métropole et de la ville de Lyon qui sont quoi qu'on en dise ici pour faire en tout cas quoi qu'il arrive imposer coûte que coûte et quoi qu'il en coûte leur projet alors même alors même que sur certains territoires ils ont été sèchement battus si je prends la ville de Rieux la liste aux municipales que je portais a été élu à 66% dès le premier tour les deux tiers des voix dès le premier tour je pense que ça ça plie un peu le débat deuxième chose c'est que sur le plateau nord la liste que nous portions avec les villes de Caluire et de Satonecan arrive largement en tête sur 8 sièges en jeu nous en remportons 7 il y a un plan de représentation sur le territoire du plateau nord c'est sans appel les habitants ont rejeté le projet porté par la gauche l'extrême gauche mais dans le même temps on vous explique que ça se fera quand même qu'on s'assoit sur la volonté démocratique du coup concrètement

29:38
Alexandre Vincendet

comment est-ce que vous voulez revenir en arrière

29:40
Présentateur

et est-ce que c'est possible dans le délai par exemple ce qu'on essaye en tout cas de faire avec Étienne Blanc c'est de dire la métropole on ne veut pas tuer la métropole contrairement à ce qu'a dit Bruno Bernard le président de la métropole ce qui était au mieux une outrance au pire un mensonge pour une bonne et simple raison c'est qu'on ne veut pas changer les compétences de la métropole c'est garder les compétences de la métropole telles qu'elles sont puisque je pense que c'est un bel outil mais dans le même temps refaire en sorte que ce soit ce qu'on appelle non plus une collectivité avec des élections mais un EPCI où on envoie les maires et les représentants des communes avec une représentation proportionnelle pour que l'ensemble des territoires soient représentés respectés et donc qu'on revienne à un modèle qui a déjà existé entre 2015 et 2020 sous Gérard Collomb et David Kimmolfeld sous la précédente mandature il y avait c'était un EPCI qui avait pour autant les compétences de la métropole actuelle c'est un système public de coopération intercommunale mais alors du coup

30:31
Alexandre Vincendet

est-ce que ça ça remet en cause ou pas cette fameuse élection au suffrage universel qui était quand même une avancée puisqu'à un moment même si le statut de la métropole est très très particulier le fait de pouvoir élire au suffrage universel le président

30:44
Présentateur

ça avait quand même du sens est-ce que ça faut changer ? mais c'est totalement faux vous ne lisez pas au suffrage universel le président de la métropole il est élu au suffrage universel indirect puisqu'il est élu par des conseillers métropolitains élu dans des circonscriptions c'est une élection où le poids des électeurs n'est pas forcément respecté puisque c'est une élection en siège tout ça est un peu technique mais à la fin c'est exactement la même problématique que vous avez sur Paris, Lyon et Marseille et ça me permet de rebondir sur la loi PLM

31:10
Alexandre Vincendet

j'allais y venir aussi parce qu'effectivement on retrouve la même logique sur Paris, Lyon et Marseille où il y a les conseils d'arrondissement avec des électeurs d'une sorte de grands électeurs comme un troisième tour pour l'élection du maire est-ce que vous vous êtes aussi favorable à ce qu'on élise directement le maire de Lyon par exemple le sujet va certainement arriver il arrive aussi je crois que le président Macron y tient et s'est fixé comme objectif je crois février pour voter la loi

31:33
Présentateur

le sujet en tout cas je pense doit être débattu et je pense que les parisiens les marseillais et les lyonnais doivent pouvoir choisir directement leur maire je rappellerai qu'il y a en 2001 Gérard Collomb avait perdu en voix la ville ils avaient gagné en siège comme un Hidalgo d'ailleurs je crois à Paris non comme Bertrand Delannoy en 2001 c'est-à-dire qu'ils étaient minoritaires en voix mais le découpage par arrondissement fait qu'ils ont gagné plus de sièges et donc ils ont gagné la ville d'Hidalgo elle avait perdu dans son arrondissement y compris le 15ème voilà mais donc ça veut dire qu'il y a un sujet de représentativité électorale donc vous êtes confiant

32:10
Alexandre Vincendet

sur le fait que ça puisse arriver parce que d'aucuns vous accusent un peu entre guillemets de manipul... vous savez un an et demi d'une élection est-ce qu'on change la règle est-ce que c'est pas les maires qui protestent c'est que des maires de droite est-ce que vous êtes sensible à cette accusation de manipulation politicienne

32:24
Présentateur

ou pas ? à l'époque je rappellerai simplement que la loi PLM portée par Gaston Defer qui était maire de Marseille a été mise en place pour conserver Marseille qu'il allait perdre en voie et ça lui a permis grâce justement au système des arrondissements de le conserver en siège je veux dire il faut arrêter 30 secondes si on permet à tous les Lyonnais à tous les Marseillais à tous les Parisiens de choisir leur maire directement ou elle scandale électorale concrètement on le voit il faut jamais avoir peur du suffrage universel

32:51
Alexandre Vincendet

dans une quinzaine de jours maintenant parce que ça se rapproche à un scrutin qui est celui des élections européennes il y a deux sujets sur ces élections l'impression et le sentiment que les Français ne sont toujours pas tout à fait dedans ou n'ont pas soit compris soit envie de s'y intéresser plus que ça même si parfois on est surpris au dernier moment et puis cette espèce de domination presque déjà installée dans les sondages de la liste notamment du Rassemblement National on en parlait un moment dans cette émission qu'est-ce que vous vous imaginez pouvoir faire à 15 jours du scrutin pour changer la donne est-ce que c'est possible et pourquoi c'est une élection importante pour la droite

33:24
Présentateur

et pour la liste c'est une élection moi déjà je l'ai dit je soutiendrai la liste de Valérie Haillet pourquoi ?

parce que c'est la liste qui est soutenue par ma famille politique par horizon et que Edouard Philippe est en fin de liste sur la liste parce que vous restez un homme de droite on aurait pu se dire tiens François Bédamig vous connaissez est aussi quelqu'un oui mais je veux dire c'est pas forcément une droite qui me correspond notamment moi j'ai voté lors du Parlement du Rassemblement du Parlement à Versailles la constitutionnalisation de l'IVG je crois savoir que François-Xavier Bédamig aurait voté non pour sa part et ça pose sur le fond la question sociétale le sujet aussi de ce que doit être la droite alors même que c'est la droite qui en 1974 c'est le centre et la droite alliés qui ont permis à Simone Veil de faire passer l'autorisation de l'IVG sur le débat

34:14
Alexandre Vincendet

en ce moment sur la fin de vie il y aura certainement

34:16
Présentateur

des fractures y compris sur la fin de vie il y aura des fractures idéologiques mais je pense que par ailleurs et même si tout n'est pas parfait en Europe dans le monde qui est le nôtre avec la guerre qui est à nos portes notamment en Ukraine si on n'a pas une Europe extrêmement forte je pense que pour l'avenir de nos territoires et de notre pays on peut aller au devant de graves déconvenus il y a des choses qui sont bien sûr perfectibles en Europe il faut une meilleure coordination une meilleure gouvernance de l'espace Schengen il faut je pense une meilleure protection de notre industrie au niveau européen je pense qu'il faut qu'on réfléchisse à une Europe de la défense et la France y a toute sa place je pense qu'il faut remettre en route le couple franco-allemand qui a connu quelques ratés ces dernières années et que la France comme l'Allemagne ont de toute façon une responsabilité historique de continuer à être les moteurs de cette union mais ceux qui aimeraient affaiblir l'Europe notamment le Rassemblement National dont on ne sait plus trop ce qu'ils pensent en l'espace de quelques années ils voulaient sortir de l'euro maintenant ils ne veulent plus en tout cas ils ne le disent pas s'ils veulent rester ou sortir ils veulent sortir de l'Europe ou y rester on ne le sait pas bref quand on essaye toujours de pointer du doigt les responsabilités en tout cas en pensant que c'est toujours la faute de l'Europe je pense qu'on s'affaiblit soi-même la France seule ne peut rien je rappellerai simplement aussi à ceux qui nous écoutent qu'ils regardent ce qui se passe aujourd'hui en Angleterre ils sont submergés dans l'immigration ils regrettent absolument de ne sortir ils sont submergés par l'immigration alors même que l'Angleterre est une île donc ça veut dire qu'ils n'ont pas de frontières terrestres avec d'autres pays pour autant ils n'ont jamais eu autant d'immigration illégale ils ont une inflation galopante et une situation économique qui est extrêmement grave et aujourd'hui je pense que si on refaisait voter les Anglais ils re-rentreraient dans l'Union Européenne je dis simplement que tous ceux qui vont aller voter doivent se dire une chose c'est ce qu'on a encore besoin d'Europe ou pas je suis convaincu que nous avons besoin plus que jamais dans le monde qui est le nôtre pris entre le bloc asiatique le bloc américain nous avons besoin d'une Europe extrêmement forte et extrêmement unie pour comment dire en tout cas essayer de relever les défis que nous avons devant nous qu'ils soient économiques migratoires

36:21
Alexandre Vincendet

et sécuritaires une élection importante un scrutin très important on l'a compris et en même temps on a aussi le sentiment qu'on a enjambé un peu cette élection et si je ne parle même pas des présidentielles mais localement si on revient un peu à la politique lyonnaise dans tout ce qui est en train de se passer de réorganisation politique de gens qui se quittent de partis de majorité tout le monde est déjà presque dans la campagne qui va débuter certainement à la rentrée enfin en septembre on a l'impression qu'on est lancé sur les municipales est-ce que vous vous suivez ça avec attention on vous prête

36:49
Présentateur

des ambitions mais il ne faut jamais déjà enjambé les élections premièrement les élections européennes vont avoir une vertu c'est la dernière fois non mais mieux que ça c'est la dernière fois puis on nous prédit environ 50% de participation c'est la dernière fois avant les élections métropolitaines et municipales qu'on aura un scrutin où un électeur sur deux va quand même se déplacer et où on verra j'ai envie de dire quels sont les rapports de force sur notre territoire on ne pourra pas faire comme si de rien n'était et je pense pour les élections municipales à Lyon pour les élections métropolitaines que ces élections européennes serviront de base de discussion vous croyez encore

37:28
Alexandre Vincendet

que c'est gagnable pour votre famille politique qu'il peut y avoir une offre que vous pouvez peut-être un peu porter il y a beaucoup de trétendants

37:36
Présentateur

aujourd'hui je pense fondamentalement premièrement c'est que personne ne gagnera seul et que les choses devront se faire dans le cadre d'un large rassemblement mais où le poids politique des uns et des autres devra être respecté c'est pour ça que ces élections européennes sont importantes on ne peut pas nous expliquer d'un côté qu'il faut faire comme si de rien n'était et de l'autre côté dire bon de toute façon quoi qu'il arrive le rassemblement se fera à marche forcée sans regarder les rapports de force personne ne gagnera seul mais personne ne gagnera en y en le réel deuxième chose vous parlez des ambitions que je peux avoir par essence j'ai des ambitions pour mon territoire et pour le territoire sur lequel je suis élu et moi j'ai une volonté c'est que cette métropole et cette ville de Lyon reprennent la place qui est la leur parce qu'aujourd'hui on le voit on l'a dit en tout début d'émission la ville de Lyon dégringole dans tous les classements nationaux et internationaux que ce soit d'attractivité en termes de sécurité en termes de développement économique de création de richesse de création d'emploi en termes de logement on dégringole de partout y compris sur l'accueil des étudiants sur l'accueil du tourisme d'affaires enfin bon bref la métropole et la ville de Lyon qui sont normalement j'estime en tout cas la capitale de la province est en train de s'effacer au détriment de sa population et que donc par essence on doit y mettre un terme et on doit redonner à Lyon et à sa métropole la place qui est la sienne qui est à dire après Paris la deuxième place et ça vous entendez y contribuer et moi j'entends y contribuer par essence n'étant plus chez les républicains je suis un homme libre et je ne m'interdis rien puisque aujourd'hui je m'intéresse évidemment à mon territoire pour lui redonner la place qui est la sienne et je ne m'interdis pas de regarder les questions bien sûr Riyard évidemment de la semaine circonscription mais par essence je ne m'interdis pas de regarder la question métropolitaine lyonnaise et régionale et on aura certainement

39:30
Alexandre Vincendet

l'occasion du coup de vous réinviter et d'en reparler pour faire un bilan de ces élections alors vous le savez on se quitte souvent à la fois en musique et puis j'aime bien demander à mes invités s'ils ont un peu de temps pour eux notamment de lecture ou une passion à hobby et du coup la question de votre livre de chevet souvent ce sont des livres très liés au mandat et à la politique c'est un peu le cas qu'est-ce que vous avez comme livre de chevet vous en ce moment

39:51
Présentateur

je suis en train de lire le livre d'Anne Lauvergeon qui s'appelle La Promesse où elle raconte les dernières années qu'elle a passé aux côtés de François Mitterrand à l'Elysée puisqu'elle était son cher pas à savoir sa conseillère aux affaires étrangères il ne vous aura pas échappé échappé je ne suis pas un fan absolu de François Mitterrand pour autant c'est toujours intéressant de regarder à cette période le rapport au temps d'un chef de l'État et une certaine prise de hauteur sur les questions internationales

40:17
Alexandre Vincendet

et bien voilà qui met un peu effectivement de hauteur et puis même dans la prise de parole on aurait l'occasion de reparler aussi sur le rapport le rapport au temps un choix musical peut-être pour se quitter aussi parce que ça fait partie de la tradition qu'est-ce que vous avez dans votre playlist en ce moment

40:33
Présentateur

j'aime beaucoup une musique que j'aime me mettre sur la route quand j'ai un peu de temps pour moi

40:38
Alexandre Vincendet

c'est Popcorn Salé Popcorn Salé de Santa quelque chose d'assez traditionnel mélancolique mais très efficace oui et dans le même temps

40:45
Présentateur

vous savez des fois en politique il faut savoir prendre son paquet de Popcorn et puis regarder les choses se faire toujours un peu au temps

40:51
Alexandre Vincendet

et bien on garde l'image merci beaucoup monsieur le député d'avoir été présent à notre micro et quant à nous on se retrouve pour une nouvelle émission la semaine prochaine on accueillera on accueillera Renaud Père vice-président de la métropole on parlera certainement avec lui des enjeux du logement à très bientôt au revoir

41:04
Présentateur

l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première

Alexandre VINCENDET : Député Horizons de la 7e circonscription du Rhône et Conseiller Municipal de Rillieux-la-pape — Alexandre Vincendet · Pourquijevote