Aurore Bergé dans Dimanche en Politique - 2 mars 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que le procès Squarnec permettra une prise de conscience sur les abus sexuels sur mineurs ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a urgence à adopter votre proposition de loi sur l'abolition de la prescription pour les violences sexuelles sur mineurs ?
- 2:15OuverteRéponse directe
François Baou doit-il s'expliquer devant les députés sur les affaires de violences dans son établissement ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Le gouvernement a-t-il prévu un ministère dédié au droit de l'enfance ?
- 6:15OuverteRéponse directe
La réforme des retraites de 2023 doit-elle être abrogée ?
- 8:15OuverteRéponse partielle
Un référendum sur la réforme des retraites serait-il une bonne idée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Aurore BergéFait
« C'est à nous de répondre, on est responsable devant le parlement. »
- 6:30Aurore BergéFait
« La France a été le premier pays à mettre en place un index égalité professionnelle. »
- 9:00Aurore BergéFait
« Derrière l'antisémitisme, il y a l'islamisme. »
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[Musique] Rebonjour dimanche en politique suite au gouvernement. La droite donne le tempo sur l'immigration, les choix économiques et également et peut-être que ça aura des conséquences jusqu'à la présidentielle. En attendant, il va falloir conserver les équilibres au sein du socle présidentiel tout en se ménageant en partie les oppositions pour éviter que François Baou ne connaisse le sort de son prédécesseur, c'est-à-dire la censure.
Invité de dimanche en politique, Aurore Berger. Bonjour, vous êtes ministre de égalité homme-femme et de la lutte contre les discriminations. On va parler d'une affaire qui fait beaucoup parler en ce moment.
C'est deux fois parler mais c'est important le procès de Joël Squarnec accusé de violence sexuelle sur 299 patients en grande majorité des mineurs. Est-ce que ça permettra une prise de conscience sur les abus sexuels ou les violences dont sont victimes les enfants ? Le médecin a reconnu avant-hier avoir abusé sexuellement de la fille de son fils.
L'exchirurgien avait été arrêté en 2017 pour le viol de sa voisine de 6 ans. Il avait tout consigné ses actes dans des carnets. Le procès va durer plusieurs semaines.
Vous avez déposé l'année dernière une proposition de loi pour abolir la prescription aux civils des violences sexuelles dont sont victimes les mineurs. Ça pourrait être intéressant dans ce cas. Est-ce qu'il y a urgence à ce qu'elle soit adoptée ?
Elle avait été rejetée par les députés. Déjà, c'est un fléau absolu la question des violences sexuelles sur nos enfants. On parle de 160000 victimes chaque année potentiellement.
Vous savez quand on le rapporte à une salle de classe, on dit que quand on ouvre la porte d'une salle de classe, c'est deux à trois enfants qui en sont les victimes. Ça veut dire que ça se passe dans l'intimité, ça se passe dans la famille, ça se passe dans l'entourage proche. Ce qui nous paraît évidemment insoutenable et insupportable.
Et là, on parle de 299 victimes dans le cas de l'affaire le Squarnec qui avait entre 1 an et 68 ans. Est-ce qu'il y a urgence ? Donc oui, il y a urgence pour moi parce que je pense qu'aujourd'hui on inflige aux victimes au moment où elles sont enfin en capacité de parler une violence supplémentaire parce qu'on dit aux victimes en fait c'est trop tard, il fallait vous réveiller plutôt, il fallait parler plus tôt.
Et quand vous avez vécu ces violences absolument insupportables quand vous étiez enfant, vous avez vécu avec le poids du secret, le poids de la honte, le poids de la culpabilité, l'incapacité en fait à en parler que ce soit le SP, que ce soit Betaram, regardez l'âge aujourd'hui de ces adultes qui prennent la parole. Soit imprécriptible. Il faut que ce soit imprescriptible.
Il faut qu'on dise quoi qu'il arrive si vous le souhaitez si vous le souhaitez vous aurez accès à la justice et on l'espère à la réparation que nous voulons. Alors c'est intéressant ce que vous dites parce que ça fait écho évidemment à Notre Dame de Betaram dans les Pyrénées Atlantiques. Plus de 150 plaintes ont été déposées par d'anciens élèves pour mauvais traitement, abus sexuel, violence.
François Bairou est dans l'œil du cyclone. Il est appelé régulièrement à l'Assemblée nationale à se justifier pour savoir s'il était au courant parce que sa famille crois qu'il a été très clair sur le sujet. Mais est-ce qu'il est normal que il s'explique devant les députés tout simplement ?
Bah il l'a fait de toute façon c'est ce qui se passe évidemment bah par principe le gouvernement a la disposition du parlement. C'est à nous de répondre, on est responsable devant le parlement. Donc c'est à nous de répondre aux questions qui sont posées.
Après après ce que je constate, c'est juste que on voit de manière très récurrente ces questions en effet venir pour le viser lui plutôt que de parler du cœur du cœur du sujet, ce sont ceux qui ont abusé de ces enfants, ceux qui les ont violentés, ceux qui en en ont fait des victimes à vie. Parce que ces enfants devenus adultes, ce qu'ils disent c'est nous, on a été condamné à perpétuité. condamné à perpétuité par les violences que l'on a subi.
Et c'est ça l'enjeu, c'est ça la seule question qui doit nous obséder, c'est comment il n'y a plus de BRAM et comment ceux qui ont vécu ces violences là obtiennent réparation. Beaucoup d'associations s'étonnent que dans le gouvernement actuel, il n'y ait pas de ministère dédié au droit à l'enfance. C'est un oubli gênant.
Alors aujourd'hui, c'est Catherine Vrain qui est aussi la ministre des familles. Donc il y a pas d'oubli et il y a eu l'annonce par le président de la République de toute façon un haut commissariat à l'enfance sera sera créé. Donc je pense que ça interviendra rapidement.
Moi ce que je fais ce se ce rater ce manque ? Non, je pense que c'est pas Écoutez en tout cas déjà un le président a dit qu'il y aurait un haut commissariat à l'enfance de vous voyez quand nous on traite de la question des violences sexuelles. Moi ce que je vois en tant que ministre de l'égalité c'est qu'en fait il y a une forme malheureusement d'ailleurs et qui est assez insupportable de continuité. beaucoup de celles et ceux qui ont subi des violences enfants soit ressubissent des violences adultes, soit et c'est aussi ce qu'on a vu dans l'affaire mazan deviennent eux-mêmes des auteurs de violence.
Donc on a cette nécessité d'interrompre ce cycle infernal des violences et ça commence par la protection que nous devons à ceux qui sont les plus fragile dans une société, les plus vulnérables, c'est-à-dire nos enfants. Les retraites de l'enfant retraite, voyez, mais c'est la vie hein. Le fait que François Bou redonne la main aux partenaires sociaux va-t-il permettre de corriger des anomalies notamment pour que les femmes soient aussi bien traitées que les hommes quand il quand elles arrivent à la retraite.
Au bout du compte, ce sont les Français qui pourraient être amenés à trancher par référendum. Pour nous, c'est terminé. Effectivement, nous ne nous ne participons pas à cette mascarade où on veut nous faire dire qu'effectivement la seule solution, c'est d'allonger la durée de travail pour les salariés dans ce pays.
Il y avait une équation financière à 6 milliards d'euros en 2030 à trouver. Donc ça va être difficile, ça va être sérieux en terme d'échange. Nous avons participé à cette première réunion avec un objectif très clair, obtenir l'abrogation de la réforme 2023, euh le retour à 32 ans, essayer de résorber les inégalités, les inégalités de retraite entre les femmes et les hommes, la partie famille, les enfants, bien évidemment la pénibilité usure professionnelle.
Il faudra être très vigilant parce que il n'est pas question de charger davantage euh le coût du travail et de bouger les cotisations tant pour les salariés que pour les employeurs. que ce soit pour résoudre le problème d'équilibre du système par répartition ou que ce soit pour un système de complément de capitalisation pour assurer le niveau de vie, nous nous pensons que de toute façon, il faudra travailler plus. Face aux tensions dans le conclave sur la réforme des retraites, François Bairou propose une solution choc.
J'ai toujours dit que lorsque des questions sont bloquées, le référendum est inussu. La Constitution est claire dans ces termes et j'aurais m'exprimer au bon moment. Je pense qu'il faut faut faire les choses dans le bon ordre.
Il y a déjà eu un texte de loi, il est pas si vieux. Là la question c'est est-ce que il peut y avoir une meilleure réforme et c'est aux partenaires sociaux d'en débattre et je l'espère de trouver un accord. Aurore Berger, la réforme borne repoussant l'âge de départ la retraite à 64 ans a été adoptée, on s'en souvient après les 493.
Est-ce qu'aujourd'hui pour réconcilier, j'allais dire les Français avec cette réforme des retraites, un référendum, ce serait une bonne idée ? Déjà, je crois qu'il faut laisser le temps quand même que cette négociation entre les partenaires sociaux puissent. Non, non, mais j'entends mais moi vous me posez à moi la question par déjà c'est pas à moi de choisir s'il doit y avoir un référendum ou pas.
C'est la prérogative du président de la République et lui seul. Moi d'abord ce que ce qui me frappe et ça me frappait d'ailleurs de votre invité précédent, c'est que tout le monde par sur l'échec. Tout le monde par l'idée qu'en fait les partenaires sociaux ne peuvent pas négocier et ne peuvent pas aboutir.
C'est son grand avouer. Oui. Mais on nous a reproché à nous de ne pas suffisamment donner la main aux partenaires sociaux.
Et donc quand on donne sincèrement la main aux partenaires sociaux en disant tout est sur la table, on parie sur le fait qu'ils arriveront pas à négocier à d'acord car grand entre ceux qui le retour à 60 ans d'autres une retraite à capitalisation. Mais est-ce que ça veut dire que pour autant c'est impossible qu'il y ait des avancées ? Moi, je crois qu'il peut y avoir des avancées et s'il y a une meilleure réforme qui peut être mise sur la table qui en effet ne va pas complètement désarticuler l'enjeu essentiel quand même du financement parce que c'est ça quand même à la fin, c'est comment on finance justement le système de retraite ?
Et bien alors oui, je pense que nous irons vers ce que les partenaires sociaux auront décidé mais que ce soit sur les questions de pénibilité par exemple sur la question va y revenir je pense question des carrières d'état, il y a sans doute des choses sur lesquelles les partenaires sociaux doivent être au cœur et j'ai envie d'avoir votre avis là-dessus parce que les partenaires sociaux mettent vraiment sur la table le fait qu'il y a vraiment des inégalités énormes entre les hommes et les femmes à la retraite 40 % de moins pour les femmes. Franchement c'est un raté de la réforme borne ça. Alors enfin, il faut quand même avoir en tête que la réforme des retraites c'est d'abord la conséquence de la carrière qu'on a eu ou qu'on a pas eu.
Donc nous notre principale préoccupation, elle doit d'abord être là. C'est pas uniquement de rattraper à partir de 60 62 ou 64 ans les écarts pour espérer que vous viviez mieux la fin de votre vie. L'enjeu c'est comment tout au long de la vie on a des femmes qui sont au même niveau de rémunération de protection et comment la parentalité notamment ne pèse pas uniquement sur les femmes.
C'est pour ça que je plaide sur la création de ce congé de naissance pour permettre aux femmes et aux hommes de pouvoir s'il le souhaitent s'arrêter plusieurs mois et que la parentalité ce soit pas que cette image avec une femme et son enfant mais ce soit aussi un père avec son enfant. C'est pour ça aussi que je vous l'annonce, mardi, nous réunirons avec Astrid de Panotian Bouvet les partenaires sociaux, la ministre du travail de manière à transposer à commencer la transposition de la directive transparence salariale parce que ça c'est un enjeu majeur. La France a été le premier pays à mettre en place un index égalité professionnelle parce que on ne change bien, on ne corrige bien pour mesure 50 salariés et qui ont dû déposer leur dossier là samedi.
Là, ils avaient jusqu'au 1er mars en effet pour pour le faire et donc on verra vite qui l'a fait, qui ne l'a pas fait. Et vous savez qu'il y a des obligations évidemment à publier et sinon il s'expose à des sanctions plus de transparence plus de transparence c'està-dire que ce soit réellement suivi d'effet. Alors ce soit suivi des faits et puis avec des mesures nouvelles le fait par exemple que quand vous publiez une offre d'embauche, ben vous annonciez le salaire.
Il y a qu'en France où vous n'annoncez pas le salaire. Vous publiez une offre en disant salaire selon le profil. Donc il se passe quoi ?
Bah ça dépend de l'entretien, de votre capacité à savoir négocier, à ne pas savoir négocier, de la situation familiale et étonnemment, c'est très défavorable aux femmes. Bah le fait qu'on publie demain dans un encore une fois dans une offre d'embauche, quel est le salaire auquel vous pouvez prétendre ? Le fait que un employeur n'ait plus le droit de vous dire "Mais vous aviez gagné quoi avant Parce que du coup quand on vous pose en permanence cette question s'il y avait déjà un écart entre les femmes et les hommes, ben l'écart entre les femmes et les hommes, il reste tout au long de la vie et vous n'arrivez jamais à le corriger.
Donc la transposition de cette directive, donc de cette loi européenne dans le droit français va permettre de renforcer encore notre capacité à faire en sorte que tout au long de la vie, et pas juste au moment de la retraite, mais tout au long de la vie, on parvienne à cette égalité. Pour cela, vous avez besoin donc de de l'accord de tous les partenaires sociaux. Qu'est-ce que vous dites ?
Alors, on les consulte évidemment parce que c'est comme ça que notre droit est composé parce que la directive elle s'impose à nous mais ça nécessite une loi pour la transposer et la logique c'est évidemment et bien de négocier, travailler avec l'ensemble des partenaires sociaux. Donc c'est ce qu'on fera à Castri Pancian mardi. Et vous pensez que ce sera ce sera adopté ?
Ah ben je pense que là on est sur un sujet qui devrait créer du consensus. Je vois mal les entreprises nous dire qu'il faut moins de transparence salariale. Je vois moins les organisations.
V c'est des contraintes de plus. Oui, mais c'est des contraintes qui sont bonnes pour le pays. À partir du moment, encore une fois, on atteint l'égalité réelle.
Qui peut se satisfaire aujourd'hui qu'à travail égal, salaire égal, ce soit encore un slogan et que ce soit pas exactement la réalité ? Est-ce qu'on a envie que nos enfants demain aient encore à subir des inégalités à l'embauche ? Non, les entreprises ont largement progressé.
La loi française a permis qu'elle progresse et bien ça montre aussi que l'Europe permet de nous faire avancer dans le bon sens. Oh berger, vous êtes une figure connue de la Macronie pour être passée par plein de postes de députés à présent de groupe ministre sans craindre de créer des polémiques. Depuis 2 mois dans le gouvernement Paou la revoilà ministre chargé de égalité entre les femmes et les hommes.
Discrimination c'était votre ancien portefeuille. Ouais. Que j'ai retrouvé. que vous avez retrouvé après une petite période d'armée, vous aviez disparu.
Bah pas disparu, j'étais à l'Assemblée nationale, j'ai travaillé, j'ai déposé une proposition de loi qui est importante. En 8 ans de macronisme, Aurore Berger s'est fait un nom et une réputation. Jamais trop rebelle, moi j'aime bien.
C'est le salon de l'agriculture qu'on me l'a donné. Peut-être qu'ils sont dit qu'il y avait un trait de caractère commun entre le poivron et moi. Je pense que quand on fait de la politique, il faut savoir s'affirmer.
Qui dans cet hémicycle fait la courte échelle à l'extrême droite ? C'est vous. Anciennement patronne des députés macronistes, elle est souvent montée au créneau contre les insoumis qui les lui rendent de bien entre jout verbal et émotion jusqu'au larmes.
Remettre en cause la sincérité qui est la mienne sur ce combat comme vous l'avez fait. Je ne peux pas continuer à le laisser passer. Parmi ces combats de toujours, la laïcité est la lutte contre l'antisémitisme réactivé depuis l'attentat du 7 octobre.
Une partie de l'émis qui heureusement est minoritaire dans notre pays. Minoritaire à considérer que l'antisémitisme est résiduel. C'est un des leviers politiques que vous actionnez souvent.
C'est pas un levier. C'est parce que on constate aujourd'hui que malheureusement l'antisémitisme il s'est pas évaporé. Pourquoi ça vous touche ?
Le simple fait qu'on pose la question sous-entend comme tu n'es pas toi-même juive, c'est presque étonnant que tu t'y intéresses. Mais c'est un problème en fait qu'on me pose la question. Depuis quand on aurait besoin d'être soi-même directement concerné pour se sentir touché en fait.
Ministre prête au combat la voilà dans les filets de la Cour de justice de la République pour soupçon de faux témoignages devant l'Assemblée nationale dans le scandale descrèges privé. qui a le droit aussi à la présomption d'innocence à partir du moment où c'est seulement une instruction qui est en cours, peut-être demain une mise en examen, c'est sans doute la suite logique. Donc moi, je m'attends à ça, mais ce que je sais, c'est que ça m'empêche pas de travailler.
Travailler sans peur avec la justice comme menace et l'instabilité politique pour des corps. Oh Berg, on revient sur cette affaire fait l'objet donc d'une plainte instruite par la Cour de justice de la République pour faux témoignage pour vos liens supposés. C'est un signalement qui avait été fait par la France insoumise au bureau de l'Assemblée nationale.
Il a jamais eu de plainte qui a été déposée contre moi. Mais maintenant c'est dans les mains de la Cour de justice de la République sûr. Vous dites vous attendez éventuellement à être mise en examen parce que c'est la suite logique je pense que oui c'est la suite logique de suite d'instruction mais déjà c'est pas à moi d'en décider.
Je je demande à avoir les mêmes droits, les mêmes devoirs que chacun concitoyens. C'est-à-dire le droit à la présomption d'innocence, le droit à poursuivre mon travail et mon engagement. Bah encore heureux et on a vu dans des affaires très récentes que les mises en examen avaient ensuite été en absence d'un d'infraction par exemple.
Donc voilà, moi je suis à la disposition par principe de la Cour de justice de la République et je réserverai comme vous l'imaginez les réponses. On imagine sur les crèches privées. Est-ce qu'il y a là un travail de transparence ?
Vous disiez ce mot tout à l'heure à faire parce qu'il y a des choses anormales qui s'y passent. Mais c'est ce que j'ai fait. C'est ce que j'ai fait en tant que ministre.
Je suis la ministre qui a changé la loi pour garantir que des contrôles soient réalisés dans les grands groupes de crèches privées. Je suis la ministre qui a mis en place une stratégie de lutte contre les maltraitances parce que le scandale, quand on parle de scandale des crèches privées, c'est une petite fille qui a été tuée dans une crèche à Lyon et donc ça c'est absolument insupportable et ça nécessitait de renforcer les contrôles, de renforcer les effectifs, de d'avoir une vraie stratégie de lutte contre les maltraitances, d'avoir enfin un référentiel national dans les crèches qui était pas le cas. chacun avait son propre référentiel et d'avoir des contrôles sur pièce et sur place au siège des grands groupes privés.
Moi, j'ai changé la loi pour que ce soit possible. Maintenant, c'est je suis pas ministre en charge de cette questionlà, donc c'est pas moi qui peut ordonner que ces contrôles soient réalisés, mais ces contrôles doivent évidemment l'aide. C'est aussi en lien avec les conseils départementaux puisque vous savez que c'est eux via les PMI qui peuvent aussi réaliser maternel et infantil qui peuvent réaliser ces contrôles.
Donc ce qu'on doit encore une fois c'est la protection des plus fragiles, des plus vulnérables. C'est évidemment la question de nos enfants. Ce qu'on doit aussi c'est la reconnaissance de ces professionnels de première ligne.
Là aussi, c'est moi qui ai permis la revalorisation des salaires et des rémunérations de ces professionnels puisque l'État a mis en place ou mon ég enveloppe de 200 millions d'euros par an alors même que l'État n'est pas employeur direct des professionnels pour garantir qu'elles aient une une meilleure une meilleure rémunération. Évidemment, vous avez relancé, on l'a dit, les assises de lutte contre l'antisémitisme qui vont se conclure en avril. Vous estimez que l'antisionisme est une nouvelle forme de l'antisémitisme.
Alors, on va définir l'antitionnisme, c'est la négation de l'État d'Israël. Exactement. Ça pourrait être inscrit dans la loi.
Donc alors moi j'ai lancé justement ces travaux avec les professionnels du monde de la justice puisque nous avons des professeurs de droit public, nous avons des magistrats, nous avons des avocats qui doivent y travailler. Mais je pense qu'il faut être lucide aujourd'hui. Derrière l'antisémitisme, il y a l'islamisme et ça se ressent et ça se voit.
Ça se voit sur des campus, ça se voit dans une université. Vous êtes là c'est une étape de plus parce qu'avant on vous disiezionisme vous voyez bien aujourd'hui mais vous vous êtes bien d'accord que là vous vous êtes sur une étape supplémentaire. étape supplémentaire.
Je pense que c'est la clé maintenant vous avez dit derrière faut être il faut être très clairvoyant encore une fois sur d'où vient justement dans l'antisémitisme derrière il y a l'antitionnisme mais vous n'aviez pas dit il y a l'islamisme. Ah mais moi je vous le dis et je vous l'affirme très clairement parce que c'est malheureusement ce que subissent beaucoup trop de nos compatriotes juifs. L'islamisme c'est pas une religion.
C'est une guerre de quoi ? Non l'islamist c'est pas une religion. L'islam est une religion que je respecte.
Et les musulmans et nos compatriotes français je les respecte tout autant que tous les autres. Donc il y a pas d'hérarchie dans les combats d'ailleurs à mener contre toutes les formes de discrimination ou toutes les formes de haine. Il y a une spécificité de l'antisémitisme qui malheureusement a continué à se propager à travers les siècles qui se réinvent, qui mute, qui se renouvelle dans ses forces et aujourd'hui regardez ce qui s'est passé en Israël. regarder les attentats terroristes du 7 octobre dernier.
Si c'est pas au nom de l'islamiste, c'est au nom de quoi que le Hamas a perpétré ses actes insupportables. Et en France, oui, je considère que l'antisionisme est évidemment alimenté alimenté par l'islamisme et ça n'est pas une religion l'islamisme. Ça, il faut être évidemment extrêmement clair sur cette questionl.
Donc oui, s'il faut changer la loi, je suis prête évidemment à ce que la loi soit changée parce que je veux de la protection pour l'ensemble des Français. Non, je crois vraiment pas ni au gouvernement parce que vous voyez bien la détermination qui est la nôtre sur cette questionlà, ni de la part du président de la République, ni je crois de la part des Français qui eux heureusement depuis le 7 octobre voi bien que nos compatriotes juifs sont ont été malheureusement victimes victimes de cette violence et de cette haine antisémite et qu'ils ne veulent pas la laisser passer. Il est l'heure de retrouver Laurence Pon, journaliste politique à France Interre.
Re bonjour Laurence. Re bonjour Francis. pour d'abord évoquer l'une de ces affaires d'abus sexuel ou de domination dans le monde politique qui servent parfois à régler des comptes.
Oui, vous l'avez évoqué tout à l'heure l'affaire Julien Bayou qui a finalement dont la plainte pour harcèlement moral a été classé sans suite pour absence d'infraction. Est-ce que vous considérez que la justice est passée et que désormais l'affaire est close et que Julien Bayou pourrait éventuellement refaire de la politique ? Oui, évidemment et je crois que ce qui lui est arrivé a été extraordinairement violent.
C'est-à-dire, il a dû quitter la présidence du parti, la présidence du groupe, il a dû ne pas se représenter aux élections législatives manque de soutien aussi de la part des siens et je crois que ça c'est extrêmement grave. Et c'est là où il faut toujours réaffirmer qu'à un moment le primat c'est le primat judiciaire et que on doit pas régler cela par coup d'enquête interne parce que les enquêtes internes, ben en fait c'est pas la justice. Donc faut laisser la justice agir et pas on peut mettre des mesures conservatoires.
On peut mettre des mesures conservatoires. C'est-à-dire que si vous êtes moi j'ai été présidente de groupe, si tout d'un coup vous avez un certain nombre de demandes qui sont faites parce que il y a un risque autour d'une personne et parce que cette personne créerait du trouble, des difficultés, alors on peut prendre des mesures conservatoires. C'est pas à nous de dire qui est coupable, c'est la justice qui évidemment que c'est la justice.
Est-ce que vous pensez qu'à un moment donné on n'est pas aller un peu trop loin dans le mitou et on croit les victimes de manière inconditionnelle ? C'est le fameux hashtag on vous croit. Est-ce que c trop en fait ce qui s'est passé là c'est un règlement de compte politique.
C'est ça qui a subi Julien Bayou. C'est-à-dire que une autre figure du parti l'a cloué au pilori sur un plateau de télévision. Un saut pour ne pas donner son.
Oui, mais c'est ça qui est c'est ça qui est insupportable. Encore une fois, c'est pas le tribunal médiatique qui fait une vérité judiciaire. C'est pas le tribunal politique qui fait la vérité judiciaire.
Et nous, on doit à chaque fois être sur cette ligne de crète extrêmement difficile qui est de dire aux victimes on accueille et on respecte votre parole et on vous garantit l'accès à la justice. Mais la seule vérité qui peut à un moment exister doit être la vérité judiciaire. Et on avance.
Alors la crise ukrainienne est à son paroxisme. Aujourd'hui, tous les partis politiques ou tous les patrons de ou patron de parti politique se sont exprimés. Gabriel Atal, le patron de Renaissance et des députés aussi du groupe Renaissance où il va y avoir d'ailleurs un débat à l'Assemblée nationale demain est étrangement silencieux.
Est-ce qu'il y a pas de ligne à Renaissance pour le Ah ben il y a une ligne qui est très claire, c'est celle du président de la République. Donc il a pas besoin de s'exprimer. Ça c'est lui qui s'exprimera s'il le souhaite.
Il était en Ukraine cette semaine d'ailleurs. Donc je pense qu'il y a aucun doute sur la ligne qui est la sienne. Moi ce que je sais c'est que la ligne de la France au-delà d'être la ligne de notre parti, c'est celle du président de la République et que depuis 8 ans, il porte l'idée d'une indépendance qui est aussi une indépendance et une souveraineté européenne et qu'il a été souvent seul sur ce crédau là pour renforcer notre indépendance et notre souveraineté.
Et je vois une forme d'esprit de défaite quand même qui existe aujourd'hui, notamment de la part du Rassemblement national sur cette question-là, qui n'a jamais cru à la souveraineté européenne, qui n'a jamais cru à l'indépendance européenne. Et c'est ça plus que jamais dont nous avons besoin aujourd'hui face à la Russie qui reste évidemment l'agresseur mais aussi face à cette scène surréaliste à laquelle nous avons assisté du président américain dans la manière avec laquelle il a remis en place le président ukrainien oubliant qu'encore une fois nous sommes les alliés du les alliés évidemment de l'Ukraine et nous sommes au côté de l'Ukraine jusqu'à ce qu'elle retrouve la la plénitude de l'intégrité territoriale qui est la sienne. Alors pour en revenir à Renaissance et à Gabriel Latal, vous n'avez pas été intégré, vous étiez exclus d'une certaine manière des instances exécu exécutif du parti.
Oui mais de l'équipe proche pas forcément j'ai pas forcément souhaité avoir de rôle dans le parti. On a un certain nombre accepté d'être dans les instances. Je pense à Gérald Armanin, Bruno Lemur sans avoir demandé à y avoir un quelconque rôle.
Euh moi ce que je veux c'est queon ait un parti qui soit en ordre de marche. Faut reprendre ce que nous étions au début qui c'est-à-dire qu'il soit en mouvement notamment pour les élection municipales. On a cette nécessité absolue dans 1 an de réussir les élections municipales pour démontrer qu'on s'est pas évaporé parce que moi je crois pas à la pars bien marché d'ailleurs en 2020.
Alors, je ne crois pas à la parenthèse du macronisme. Moi, je crois que c'est un mouvement d'idée qu'a porté le président de la République et au-delà alors moi, je serai pas moi-même candidat au municipal parce que je suis conseillère régional, mais je serai en soutien évidemment de nos équipes et bien sûr. Après, après les les élections municipales arrivera 2027 qui est déjà dans toutes les têtes, Gabriel Atal est quasiment candidat.
Est-ce que ce sera votre candidat ? Mais je crois qu'on sait pas encore ni qui sera sur la ligne d'arrivée, ni même qu'il sera sur la ligne de départ. Ce que je sais, mais plein de gens s'y préparent.
Mais ce que je sais c'est d'autres comme Édouard Philippe aussi Bruno Rotaillot qui est votre collègue au gouvernement. On verra. Moi ce que je sais c'est que si on veut être sur la ligne de départ un il faut travailler, il faut obtenir des résultats, il faut avoir du courage aussi par rapport au thèmes qu'on a abordé aujourd'hui.
Gud surtout qu'on arrive à avoir un seul candidat. Moi je crois à ça. C'està-dire forcément Macronist d'ailleurs mais en tout cas qui porte qui porte les combats qui sont les nôtres et les convictions qui sont les nôtres.
Moi je sais pas quelle sera l'étiquette. Ce que je veux c'est qu'on ait un ou une candidate d'ailleurs qui puisse à un moment incarner nos combats, nos convictions et qui soient suffisamment solide et fort pour montrer aux Français que oui, le notre horizon n'est pas un horizon dans lequel le Rassemblement national peut et doit gagner. Merci Laurence.
Et samedi prochain, c'est le 8 mars, journée internationale des droits des femmes et les associations féministes justement appellent à manifester pour dire stop à l'extrême droite face d'Istelle à la banalisation des idées d'extrême droite qui prône la misogénie. Vous partagez cette crainte vous ? On voit des mouvements réactionnaires à l'œuvre partout dans le monde.
On l'a vu notamment avec la réélection du président Trump. Et en France, bah écoutez, en France, heureusement ces idées, elles sont très minoritaires. Elles existent.
Bah, elles existent, vous savez, il y a pas un abri au-dessus de la France qui ferait qu'on serait protégé de ça. Et donc ces testes dites masculinistes, virilistes, qui les porte en France. Oui, peut-être des des RCK Zemour en effet.
Mais heureusement, ça reste très minoritaire et moi, je veux surtout qu'on qu'on se positionne collectivement pour garantir que les droits deviennent des droits irréversibles. On va célébrer l'anniversaire de la de l'inscription de l'IVG dans la constitution et on l'a fait justement parce qu'on ne voulait pas prendre le risque que des forces réactionnaires demain, après-demain puissent revenir en arrière. Une minute.
Ces dernières années, il y a des mesures qui ont été prises pour encadrer les violences faites aux femmes pour lutter contre ordonnance de protection de pour mettre à l'abri les femmes et les enfants. Le 3919 les blaracés antirapprochement, les téléphones grav. Est-ce que le ça a permis de faire baisser le nombre d'affaires de violence ?
Ça a permis de mieux protéger les femmes ? Le téléphone grave danger, c'est la capacité à avoir une activation des forces de l'ordre immédiate. Et on a vu que grâce à l'intervention de force de l'ordre, un ancien compagnon ou un ancien conjoint qui voulait rentrer au domicile n'a pas pu.
Donc oui, ça l'a permis. Mais je dis aux femmes, connaissez vos droits. Le 3919, c'est pour les victimes et les témoins qui auraient des doutes sur comment faire et comment agir.
C'est 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Ça n'était pas le cas en 2017. C'est aussi en ligne pour les personnes qui sont en situation de handicap et la question des ordonnances de protection.
Donc je le dis à celles et ceux qui seraient victimes de ces violences intrafémiales et conjugales demander à bénéfier des ordonnances de protection. Dans presque 7 cas sur 10, les ordonnances sont accordées pour vous protéger, pour garantir votre sécurité. Merci Hurger d'avoir accepté notre invitation dans dimanche en révation Tristan
Aurore Bergé