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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 17 novembre 2025 24 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéJusticeInstitutions & élections

"La lutte contre l'immigration irrégulière est le défi majeur pour nos démocraties" - FX Bellamy

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30FX BellamyChiffre
    « 80 % d'étrangers en situation irrégulière qui lorsqu'on leur impose de rentrer chez eux ne sont en réalité jamais reconduits. »
  • 5:30FX BellamyChiffre
    « La justice française est l'une des moins financées d'Europe par rapport à nos voisins allemands. »
  • 10:30FX BellamyFait
    « Les Républicains ont plusieurs milliers de maires et ils sont la première force politique du pays en nombre d'élus locaux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La lutte contre l'immigration irrégulière et le défi majeur pour nos démocraties dans les années qui viendront et ce dans toute l'Europe, pas seulement dans l'Union européenne, on le voit avec le Royaume-Uni où ce sont les travaillistes qui font ces propositions là, c'est-à-dire la gauche de les chiquers politiques. Et je crois que nous avons besoin collectivement, droite comme gauche dans nos pays, de retrouver le pragmatisme nécessaire pour mettre fin à cette fuite en avant migratoire qui a mis en danger le tissu social de nos pays. Et c'est ce que nous faisons d'ailleurs au Parlement européen puisque je suis moi-même rapporteur pour mon groupe sur le règlement retour, c'est-à-dire le règlement européen qui va régir désormais les expulsions de personnes en situation irrégulière.

Depuis des années maintenant, c'est l'un des grands problèmes de l'Europe qu'elle rend les États impuissants. Le droit européen et notamment la directive existante sur les retours empêche les États d'expulser et donc il faut renverser. Vous diriez que la France est plutôt impuissante aujourd'hui passé. cas dans toute l'Union européenne en Europe, les décisions de retour, c'est-à-dire le fait que des étrangers en situation irrégulières se voient imposer une injonction de rentrer chez eux, ces décisions sont exécutées à hauteur de 20 % en moyenne.

C'estàd que vous avez 80 % dans toute l'Union européenne, 80 % d'étrangers en situation irrégulière qui lorsqu'on leur impose de rentrer chez eux ne sont en réalité jamais reconduits. Et c'est ça qui conduit encore une fois à cette paralysie de nos États et en France en particulier. Alors la ministre de l'intérieur britannique a déclaré "Notre générosité attire les migrants illégaux à travers la Manche.

Est-ce que c'est cette même générosité qui incite les migrants à traverser la Méditerranée pour venir en France ? Mais ce qui est absolument certain, c'est que le business dépasseurs aujourd'hui dans le monde entier et je pense notamment sur le continent africain, le business dépasseur qui est en fait de la traite d'êtres humains repose sur une seule et unique promesse. Si vous arrivez à mettre le pied en Europe, vous pourrez y rester indéfiniment et vous bénéficierez davantage absolument exceptionnel par rapport à ceux que vous vivez dans votre condition ordinaire ici dans les pays d'où vous venez.

Et ce ce c'est cette promesse-là que nous devons détruire parce que ce business des passeurs en réalité derrière les belles intentions, des belles âmes qui sur les plateaux de télévision à Paris ou dans les capitales européennes disent qu'il faut accueillir les migrants. En réalité, il y a derrière ces belles promesses une exploitation de la misère qui jette en enfer des gens par milliers et qui dans nos pays provoquent encore une fois, je le redis, une crise durable. Il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir que l'immigration illégale est en train de détruire les fondamentaux de notre modèle social, de notre vie démocratique.

Et c'est de cela qu'il faut aujourd'hui, c'est à cela qu'il faut mettre fin de toute Alors, nous sommes à 4 mois des élections municipales. Il y a un thème qui va être au cœur de la campagne, c'est celui de la sécurité. D'après un sondage exclusif pour la tribune dimanche, la sécurité c'est le sujet qui préoccupe le plus les Français avant les élections municipales.

Regardez, pour 76 % des personnes interrogées, la sécurité est devenue la priorité numéro 1. Est-ce que c'était une évidence pour vous ? Les Français ont des raisons de se sentir de plus en plus en insécurité aujourd'hui ?

Mais bien sûr, il suffit de regarder les les chiffres, les statistiques, c'est pas juste un anné, mais ceux qui parlent de sentiment d'insécurité, je crois euh essayent seulement d'alimenter un déniis de réalité qui est devenu intenable. Quand vous regardez l'explosion des chiffres de violence, des chiffres de vol avec violence, des chiffres euh de de Il suffit d'ailleurs au-delà des chiffres et des statistiques de parler simplement des faits. Euh est-ce qu'on peut se souvenir simplement du weekend qu'on vient de passer pour ne pas aller trop loin ?

Est-ce qu'on peut se souvenir que hier un enfant de 12 ans a été touché peut-être mortellement, il est en train de se débattre aujourd'hui entre la vie et la mort par par des dealers qui voulaient sa peau que quelques heures avant c'est un jeune de 20 ans qui militait contre le narcotrafic qui a été abattu à bout portant. Il suffit de regarder cette réalité quotidienne pour se rendre compte que oui, les Français ont raison de crier que l'insécurité est devenue leur première angoisse et que ils ont c'est d'ailleurs la première mission, le premier devoir de l'État, la première responsabilité politique de garantir la sécurité droite qui était qui qui était aux commandes du ministère de l'intérieur ces ces dernières années. Est-ce que c'est pardon ces dernières années c'est ces derniers mois avec mois c'est vrai que j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de temps [rires] qui qui s'est écoulé depuis mais voilà d'ailleurs moins d'un an je pense à montrer effectivement ce que c'était qu'une politique de droite au ministère de l'intérieur.

La première chose donc il n'a pas eu assez de temps justement pour remettre de droit ça consiste à ne pas nier la réalité et il avait fait de ce rétablissement de l'ordre sa première et unique mission et la deuxième chose c'est que en quelques mois il aura eu le temps de faire faire des pas décisifs à la lutte par exemple contre le narcotrafic en faisant adopter une loi qui va rendre à l'état les moyens d'agir face à ce danger existentiel pour notre pays. Évidemment Bruno Rota n'avait pas tous les moyens politiques d'agir parce qu'il n'avait pas de majorité à l'Assemblée nationale. Mais le fait est que on aura vu avec son passage au ministère de l'intérieur et tous les Français l'auront constaté que une politique de droite sur les enjeux de sécurité c'est une politique qui refuse de s'aveugler et de parler de ce sentiment d'insécurité comme Trô avait fait avant lui.

Tu si on part du principe que l'insécurité n'a pas changé de degré mais plutôt de nature, est-ce que les politiques publiques que vous appelez être mises en œuvre doivent-elles aussi changer de nature ? Et jusqu'où faut-il aller dans le renversement de table pour vraiment faire baisser drastiquement ce problème d'insécurité ? Et aujourd'hui, il faut que le euh la logique soit soit renversée entre la protection des droits euh du délinquent et euh la protection de la société.

Euh on est là encore dans une situation euh proprement stupéfiante. Vous avez en France aujourd'hui une majorité de de peines qui sont prononcées avec un délai très long et une majorité de peines qui ne sont pas exécutées. Ce qui est exactement l'inverse de ce qu'une politique pénale sérieuse devrait faire.

Je le dis d'ailleurs de ce point de vue, pas seulement comme élu, mais je le dis aussi comme comme professeur. J'ai j'ai eu la joie d'enseigner pendant des années et je vois à quel point notre système, notre doctrine pénale est exactement l'inverse de ce qu'il faudrait faire aujourd'hui. Pour être condamné à une peine effective, pour aller par exemple en prison, il faut déjà, sauf quand on est pour des raisons peut-être politiques dans le viseur de la justice, il faut déjà avoir été à plusieurs reprises condamnées.

Il faut être déjà multirécidiviste. Il faut s'être déjà installé dans une vie marquée par l'habitude de la violence. Et c'est pas moi qui le dis, c'est par exemple le pédopsychiatre Maurice Berger dit "C'est l'exact inverse qu'il faudrait faire.

Il faudrait sanctionner à des peines effectives prononcées rapidement dès le premier délit grave pour faire en sorte que précisément celui qui vient de commettre un crime, de commettre un délit, comprenne la gravité de ce qu'il a fait et puisse avoir une chance de sortir de cette habitude de la violence dans lequel dans laquelle sinon il finira par s'installer. Donc oui, il faut renverser complètement la logique de notre système pénal aujourd'hui et ça ça veut dire une série de propositions que nous avons mis sur la table que Bruno Retaillot a porté que nous continuerons de défendre avec les républicains avant l'élection présidentielle parce que ce sera un sujet des municipales mais ce sera surtout le grand sujet de l'élection présidentielle. Mais j'entends pas beaucoup votre famille politique justement parce que ce que ce que vous dites ça ça sous-entend des moyens pour la justice en en grande augmentation.

J'en passe très souvent ce ce discours. On parle beaucoup de l'aspect réfsi, on parle beaucoup de la construction des prisons qui effectivement sont nécessaires pour exécuter des peines, mais pour pouvoir juger les dossiers, c'est ça aujourd'hui dont on parle. On a besoin aussi de beaucoup plus de magistrats.

Mais alors, vous avez parfaitement raison et et si vous nous faites la bienveillance d'écouter ce que nous disons, vous verrez que c'est ce que nous répétons depuis des années. La justice française est l'une des moins financées d'Europe par rapport à nos voisins allemands. Nous nous dépensons trois fois moins par habitant pour la justice.

Et c'est évidemment un immense problème. C'est un problème du quotidien d'ailleurs pour beaucoup de Français qui soi coupable aux victimes sont tous laisés par le fait que la justice aujourd'hui soit contrainte de mettre tant de temps à rendre à la fin une décision. C'est vrai aussi dans les affaires de la de la vie quotidienne qui peuvent lui être confié.

Donc oui, notre notre programme, notre devoir, notre défi, c'est et nous le disons depuis des années, de faire en sorte qu'on dépense beaucoup moins dans l'état social, beaucoup moins dans la dépense sociale qui est précisément celle qui constitue les pompes aspirantes dont parle le Royaume-Uni, celle à laquelle il faut mettre fin pour sortir de la spirale de la sistana, faire baisser la dépense sociale et rendre des moyens à l'état régalien. C'est c'est la clé. Aujourd'hui, vous avez, c'est le paradoxe total, une situation aberrente dans laquelle on n'a jamais payé autant d'impôts et si on suit ce qui se passe à l'assemblée, on devrait en payer encore plus.

On n'a jamais vu la tête autant s'aggraver et pourtant on n' jamais eu un état aussi faible sur tous les enjeux régaliens. Mais les la dépense publique, c'est c'est une chose, mais à l'intérieur de cette dépense publique, il y a les services publics et les services publics, eux ne voient pas leur budget en augmentation. Ça dépend lesquels ?

Encore une fois le vrai sujet l'éducation, la justice, tout la santé par exemple. Voilà. Mais en revanche, la dépense sociale en France, elle atteint maintenant, bien sûr, mais c'est aussi d'une certaine manière une dépense publique, c'est 34 % du PIB aujourd'hui, c'est unique.

La moyenne de l'E c'est 20 %. Est-ce que ça veut dire qu'on arrive à lutter contre la pauvreté, que le pays est florissant, que personne n'est dans la misère ? Certainement pas.

On n'a jamais vécu un tel appauvrissement en France et pourtant on n'argent dans la dépense sociale. Il faut donc sortir de cette folie. Il faut faire baisser massivement la dépense sociale et il faut investir là où les Français attendent que l'État soit fort aujourd'hui, c'est-à-dire précisément sur ces sujets essentiels, la sécurité, la justice, la santé, l'éducation.

Ce sont les enjeux sur lesquels les Français attendent aujourd'hui que l'État soit capable de répondre à des besoins fondamentaux. On a une école qui envoie délabrement. qui n'arrive plus à soigner correctement les gens et surtout vous le disz à l'instant on a une police une jusce qui sont en très grande fragilité malgré l'ampleur de défis auquel nous som Alors justement c'est dans ce contexte d'insécurité que Laurent Nè a pris la parole regardez le ministre de l'intérieur veut armer toutes les polic favorable à l'armement des policiers municipaux car ça donne un caractère dissuasif plus fort il faut que les policiers puissent se défendre lors d'attaque terroristes les maires sont libres de le faire ou pas ça c'est ce qu'il rappelle qu'en dites-vous est-ce Est-ce que vous êtes pour ou contre l'armement des policiers municipaux ?

Al moi, je pense que le ministre de l'intérieur a parfaitement raison pour une raison très simple aussi qui est que on le disait à l'instant et et Denis le rappelait, la nature même de la violence a changé par rapport à ce à quoi des policiers municipaux pouvaient être confrontés il y a 30 ou 20 ans. Aujourd'hui, on est devant une violence qui est devenue de plus en plus intense, de plus en plus armée. Il suffit de se souvenir de la commémoration d' y a quelques jours des attentats de Paris pour voir que des forces de police qui arrivent pour une première intervention peuvent être confronté désormais à des euh actes terroristes commis avec des armes lourdes.

Et donc, il faut que les policiers municipaux puissent être ne serait-ce que protégés et puissent protéger les Français face à la réalité de cette délinquence. La seule chose à laquelle il faut qu'on soit tous très vigilants, c'est que la police municipale ne doit pas être euh le le la simple euh le le le vecteur d'une d'une mission de sécurité publique qui ne serait plus assurée par l'État. Et ça c'est le risque aujourd'hui.

Il faut que l'État réinvestisse dans la police nationale, dans la gendarmerie nationale, dans la sécurité qui est sa mission fondamentale et ne pas se décharger sur les mairies, sur les collectivités locales d'une mission qui lui appartient et qui doit rester la cible. C'est vrai qu'on voit souvent des des municipalités qui investissent massivement dans leur police municipale et qui résultat voient leur dotation de de police nationale baissée. Après, je me permettrai d'ajouter qu'il y a une question quand même sur le l'armement des policiers municipaux.

C'est bien d'armer les policiers municipaux, mais est-ce qu'ils peuvent se servir dans leurs armes ? C'est ça aussi comme aussi aujourd'hui le problème, c'est qu'on a des policiers, il faudrait mettre en place une formation également. Non, c'est surtout que il un cadre légal et c'est-à-dire que euh les policiers, si vous voulez aujourd'hui, ils ont l'impression que ils doivent réfléchir à 12 fois avant d'intervenir de telle ou telle manière et et l'intervention ultime qui étant l'utilisation de leur arme feu est quelque chose qu'ils autocensurent énormément.

Donc on a quand même des policiers si vous voyez qui se sont tirés dessus ou assez qui n'osent pas répliquer parce qu'ils savent qu'il y a une une atmosphère dans la société qui fait qu'on n'est pas toujours derrière eux. Il y a les l'extrême gauche qui parle de violence policière. Il y a des associations même c'est même pas si je peux me permettre c'est même pas seulement l'extrême gauche.

C'est c'est souvenez-vous le le policier qui a ouvert le feu sur le jeune Nael qui avait commis un refus d'eau tempéré. Son cas a été traité par le président de la République en direct quelques heures après l'événement qui se prononçait lui-même en disant qu'un tel comportement était inacceptable. Pardon mais encore une fois sans même qu'on ait jamais vu le résultat d'une enquête et que on puisse avoir les indications sur la dangerosité du véhicule que conduisait cet individu que le président de la République lui-même est condamné ce policier était je crois en effet un message qui a contribué qu'est-ce qui vous per qu'est-ce qui permettrait selon vous de que la police se réapproprie la violence légitime qui est sa mission initiale d'abord je pense qu'il faut rappeler une évidence aucun policier aucun gendarme n'ouvre le feu de gé de cœur Hm.

Et pardon de le dire, mais la première chose à faire, c'est de mener le combat de manière déterminée contre tous ceux qui laissent entendre qu'il y aurait une confusion possible entre la force publique mise en œuvre par la police et la gendarmerie et la violence de ceux auquels nous devrions tous assumer de mener le combat. Quand quand nous entendons un humoriste de Radio Nova, monsieur Barré, qui il y a quelques heures seulement expliquait que la police nationale, c'était, je le cite, Daesh avec la sécurité de l'emploi. Quand on entend une phrase comme ça, on se dit que le combat il est là.

Le combat culturel, le combat idéologique, le combat contre tous ceux qui voudraient nous faire croire que la force publique est criminelle. La force publique, c'est ce qui garantit la sécurité des Français. et que monsieur Barret puisse dire cela dans une indifférence quasi générale.

Moi je pense mais je je au lendemain au lendemain de l'anniversaire du 13 novembre, moi je pense à tous les policiers, tous les gendarmes de France et je pense à toutes leurs épouses et tous leurs épous, tous ceux qui aujourd'hui voi partir parfois avec angoisse leur compagne ou leurs compagnons dans les forces de l'ordre en sachant que ils risquent leur vie et qui entendent aujourd'hui ce qui portent les couleurs du pays et qui garantissent la sécurité des Français. au risque de leur engagement être traité comme Daesh mais mais pardon de le dire mais c'est absolument insupportable insupportable et on a connu des polémiques médiatiques massives pour bien moins que ça aujourd'hui c'est toute la France qui devrait dire sa révolte devant des propos qui sont d'une telle ignominie ou je voudrais qu'on avance sur les élections municipales écoutez quelqu'un qui vous drague de plus en plus c'est Jordan Bardella qu'il y ait évidemment dans le cadre d'un second tour si nous arrivons très largement en tête des premiers tours, une dynamique de rassemblement et moi je pense que pour gagner il faut faire l'union, il faut faire le rassemblement, il faut la coalition la plus large possible. Donc s'il y a évidemment des patriotes sincères chez LR au niveau local et il y en a, je leur tends évidemment la main.

Bon, vous dites non, c'est hors de question. Pour gagner, ne faudra-t-il pas une alliance notamment avec le Rassemblement national dans certaines villes ? mais qu'on veuille bien nous pardonner euh d'assumer de présenter des candidats sous nos couleurs.

Les Républicains existent, ce sont une ils représentent une force politique déterminante dans le pays et notamment précisément sur le sujet des élections municipales, le Rassemblement national et je comprends qu'il puisse y avoir euh un intérêt de ce point de vue-là de de du président de cette formation politique. Le le Rassemblement national a, je crois, entre 10 et 15 maires en France. Les Républicains ont plusieurs milliers de maires et ils sont la première force politique du pays en nombre d'élus locaux.

Vous voulez dire qu'ils ont plus à y gagner là-dedans ? Bah, ça c'est un c'est un c'est un constat factuel. Moi ce que je crois fondamentalement, c'est que notre devoir et je n'ai jamais changé de ligne et je le dis sans aucune animosité à l'égard de personne, mais notre devoir c'est de reconstruire une famille politique de droite qui assume la cohérence de cette vision politique qui aujourd'hui de toute évidence quand on regarde les déf parce que cette famille elle a traversé une crise profonde comme notre vie démocratique dans son ensemble.

Et donc oui, aujourd'hui, on a besoin de reconstruire cette proposition politique dans les 2 ans qui viennent euh pour pouvoir faire en sorte que la cohérence de cette vision qui n'est portée par personne d'autre soit assumée devant les Français, en particulier au moment du grand choix que sera l'élection présidentielle. et et pardon de le dire mais je ne vois pas d'autres familles politiques qui portent la clarté et la cohérence d'une vision politique de droite pour répondre à une gauche qui s'assume. On le disait à l'instant et qui assume sa radicalité.

B il faut une droite qui assume sa cohérence, sa clarté, sa sa constance et sa fidélité. Et les élections municipales seront une étape absolument déterminante dans ce chemin vers 202. Est-ce que à tout le moins euh dans ce climat où effectivement la la droite cherche à conquérir le pouvoir et puis où le Rassemblement national a une assise politique assez indiscutable, est-ce qu'il faut songer à des accords de ce contour dans certaines élections avec ce ce parti politique là plutôt que de regarder comme hier vers la majorité présidentielle ou le centre ?

Et comment vous avez observé le rendez-vous qui a eu lieu cette semaine entre Laurent Voquier et Éric Zemour qui dans le cadre de l'élection présidentielle songe à une primaire allant de Sara Knafo jusqu'à Gérald Darmanin ? Est-ce que c'est une initiative que vous trouvez intéressante ou pas ? Mais moi sur la question des seconds tours, j'ai toujours été très clair et Bruno Rutaille a été aussi dans cette élection législative partielle dans le Tarnegar.

Il a il a très clairement indiqué que lorsque nous ne sommes pas représentés au second tour, la règle qui doit nous quitter, c'est pas une voix pour la gauche. Et je pense que les Français savent aujourd'hui que cette gauche qui s'est alliée, alors là pour le coup sans aucun complexe avec l'extrême gauche, les socialistes qui se sont mis dans la main de LFI jouent le même jeu d'une radicalisation de gauche qui est extrêmement dangereuse pour le pays et c'est cela qu'il nous faut combattre. Mais donc entre un candidat RN et un candidat socialiste, vous choisissez le candidat RN.

Mais Bruno Rotaillo l'a dit pour l'élection législative dans moi j'ai toujours dit la même chose. Vous l'avez dit mais vous aviez rétropédalé il y a un an. J'ai jamais rétropédalé moi je vous savez en 2024 vous étiez revenus un petit peu.

Après vous aviez dit j'assume complètement cette position mais vous avez l'an dernier enfin en 202 en juin 2024 quand la question s'était posée c'était vous aviez Non non non ça m'a été d'ailleurs beaucoup reproché. Ça vous avez été reproché justement ? Oui mais j'ai jamais rétropédalé.

J'ai et j'ai j'ai toujours assumé. Mais mais encore une fois euh je je je me permets de vous indiquer que concernant les élections municipales, le premier tour n'a pas eu lieu et il est même dans plusieurs mois. Et donc si la question du 2e tour se pose, elle se posera après le premier tour.

Pour nous, la première question c'est de garantir que nous serons présents au premier tour et nous faisons ce travail là aujourd'hui pour que nos candidats partout en France puissent porter une perspective d'alternance. Et je reviens sur ce que je disais à l'instant. Le parti qui a une assise indiscutable aux élections municipales, ça n'est pas le Rassemblement national, ce sont les républicains.

C'est la droite aujourd'hui qui est en mesure de faire basculer beaucoup de villes que la gauche avait conquise. C'est c'est pas le Rassemblement national qui va faire basculer Lyon, Strasbourg, Bordeaux. Dans ce casl, est-ce qu'on peut demander au Rassemblement national de de s'effacer dans des dans des dans des seconds tours où ils empêcheraient la droite de gagner ?

Il faut bien que vous leur apporteiez quelque chose en échange. Vous vous leur poserez la question, c'est vous qui êtes journaliste. Mais moi ce que j'observe c'est que quand on pose la question à Marine Le Pen, quand on lui demande de choisir parce que la question lui a été posée chez vos confrères d'une autre télévision, est-ce que si vous deviez choisir entre Olivier Fort Bruno Retaillot, quelle serait votre préférence ?

Elle a répondu qu'elle ne pouvait pas choisir parce que elle voit son propre parti comme étant à écoudistance de monsieur Retaillot et de monsieur Fort. Mais en l'occurrence, on parlait de Jord, c'est pas nous. C'est pas nous qui sommes sujets à quelquence.

Est-ce que vous trouvez ces derniers temps effectivement Jordan Barnella plus magianime parce qu'on l'a vu chez Apoline de Malerbe, ça a commencé comme ça il y a un mois maintenant je dirais voilà utiliser pour un peu pour la première fois les mots rassemblement, les mots union, les mots de reconnaître qu'ils pourront pas gagner seul. Vous vous pensez que cette démarche est sincère en ce moment ou elle est juste tactique ? Moi je suis pas commentateur des débats internes au Rassemblement national.

à la fin cette formation politique a une ligne, elle aura une ligne. Ça met d'ailleurs comment dire, c'est pas ce qui me préoccupe le plus. Mais vous connaissez bien Jordan Bardella qui est qui est qui est député européen comme vous et-ce que voilà de ce que vous savez de lui, est-ce que vous pensez que vraiment c'est quelqu'un qui peut-être demain va plus favoriser ses accords que je je ne suis pas je ne suis pas commentateur du Rassemblement national.

Jordane Bardella et Marine Le Pen feront les choix qu'ils estiment devoir faire. Et ce que je sais pour ma part, la seule chose que je vois c'est que finalement la ligne n'a pas changé puisque Marine Le Pen dit aujourd'hui sur l'éventualité d'un duel entre Olivier Fort et Bruno Rotaillot, la même chose qu'elle avait dit sur le pardon sur le duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozi. Et rappelons et rappelons qu'à ce moment-là Marine Le Pen avait fait clairement élire François Hollande qui lui devait sa victoire.

De même que dans des débats qui sont très récents. Quand j'entends monsieur Tangui expliquer que le Rassemblement national est fier de tenir les promesses du Parti socialiste, quand je vois que le Rassemblement national a voté et que c'est son vote qui a permis à monsieur Ferrand, ancien socialiste et macroniste d'être élu à la tête du Conseil constitutionnel, nous nous y étions opposés. Donc voilà, chacun assume encore une fois la cohérence de sa violence.

Ce qui compte pour moi, c'est de défendre la ligne que nous devons porter devant les Français. D'accord. Et moi je suis sur la primaire sur la primaire parce que comme on on a pas vous avez pas répondu sur la primaire sur le rendez-vous entre Laur Voquet et Éric Zemour, c'est quand même pas rien ce qui s'est passé.

Donc est-ce que vous vous pensez que comme certains il faut une primaire qui va de Sarac Nafo jusqu'à Général Darmanin avec les LR au milieu ? Nous, on a lancé un travail interne chez les Républicains pour préparer la sélection de notre candidat à l'élection présidentielle. Et Bruno Rotaillot a fait et je avec avec lui comme vice-président du parti, j'ai j'ai accompagné ce travail-là qui était notre grand engagement de campagne de rendre aux adhérents la décision sur ce point.

Donc si vous voulez pouvoir choisir qui sera le candidat de LR à la prochaine élection présidentielle, adhérer au républicains, c'est la meilleure manière de pouvoir déterminer qui sera le candidat de la droite. Sur la question de la primaire, la seule question qui se pose, c'est quand vous organisez une primaire, le principe même d'une primaire, c'est que celui qui perd s'engage à soutenir celui qui gagne. La question qui est posée, en fait, moi j'entends très bien ce que dit Laurent Voquet et je je comprends évidemment la question qui est posée aujourd'hui.

La question qui est posée, c'est est-ce que il existe un monde dans lequel au premier tour de l'élection présidentielle Sarah Knafo soutiendrait Gérald Armanin ou Gérald Armanin soutiendrait Sarnafo ? C'est ça la question qui est posée et et moi encore une fois, je me borne à dire que notre devoir ça n'est pas de spéculer sur les intentions des uns et des autres, mais c'est de reconstruire une proposition politique tellement claire, forte, consistante et crédible qu'elle suscitera derrière elle une dynamique. Et je suis convaincu que c'est possible parce que ce que je vois au Parlement européen, vous parliez du Parlement européen, mais ce que je vois en Europe aujourd'hui, quand j'ai été élu en 2019 pour la première fois, il y avait sep gouvernements de notre famille politique en Europe sur 28.

Aujourd'hui, il y en a 15 sur 27. La formation qui gagne partout en Europe aujourd'hui, ça n'est pas celle des alliés de monsieur Macron, ça n'est pas celle des alliés de monsieur Fort, ça n'est pas celle des alliés de Madame Le Pen. La formation qui gagne partout en Europe aujourd'hui, c'est celle d'une droite de gouvernement qui assume de s'être reconstruite pour porter avec crédibilité l'alternance dont tous les pays européens ont besoin et dont la France a plus besoin que jamais.

H merci beaucoup François Xavier Bami d'avoir été euh notre invité.