Philippe de Villiers : «La souveraineté nous manque»
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- 0:16Invité politiqueFait
« la commission de Bruxelles, la commission européenne, a prévenu la France qu'elle n'accepterait pas, à n'importe quelle condition, que la France finance six réacteurs nucléaires supplémentaires. »
- 0:28Invité politiqueFait
« la politique énergétique de la France ne se décide plus en France. »
- 1:22Invité politiqueFait
« nous passons de la puissance publique à l'impuissance publique, non possumus. »
- 1:56Invité politiqueFait
« il faudra que les Français s'habituent à la société de vigilance. »
- 4:21Invité politiqueFait
« ne pas envoyer nos petits Français se battre dans une guerre qui n'est pas la nôtre ? Non, ça dépend de l'OTAN. »
- 5:27Invité politiqueFait
« il a les mains pures, mais il n'a pas de mains. »
Temps de parole
- Philippe de Villiers83 %
- ?17 %
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Il
y a deux choses, moi, qui m'ont frappé dans l'actualité
et
qui se rapportent à votre question.
La
première chose qui m'a frappé, qui est passée totalement inaperçue,
c
'est que la commission de Bruxelles, la commission européenne,
a
prévenu la France qu'elle n'accepterait pas,
à
n'importe quelle condition, que la France finance six réacteurs nucléaires supplémentaires.
Elle
a tout accepté pour le gaz, pour l'Allemagne, mais pour la France, non. Et alors, on nous parle comme condition de l'interconnexion, etc. Je ne
vais
pas vous encomprer avec les détails techniques, mais en gros, la politique énergétique de la France ne se décide plus en France.
C
'est clair. C'est une clarté solaire.
C
'est donc la commission de Bruxelles et les commissaires de Bruxelles qui décident de ce qu'on peut faire comme politique énergétique en France.
Deuxième
fait,
c
'est
l
'adresse du préfet de police,
il
s'est repris après, mais quand même,
qui
dit aux commerçants, protégez-vous vous-même.
C
'est-à-dire que l'État
dit
aux commerçants,
nous
passons de la puissance publique à l'impuissance publique, non possumus.
Et
je ne
sais
pas si vous vous souvenez, Elliot,
je
crois, ici même, nous avions parlé un jour
d
'une déclaration de Macron qui avait surpris,
en
parlant de la société de vigilance.
C
'était après Gros-Lardon, Crépole.
Il
avait dit, il faudra que les Français s'habituent
à
la société de vigilance. Alors on lui avait dit, c'est quoi la société de vigilance ? Il dit, il faut se retourner.
Il
faut que chacun fasse attention quand il sort dans la rue.
La
société de vigilance. Et à l'époque, on disait de les complètement taper. On y est. La société de vigilance, ça consiste à dire aux commerçants en chaussures, si tu veux protéger tes chaussures, ce n
'est
plus pour les vendre maintenant, c'est pour les abriter, des barbares qui vont venir te visiter le week-end prochain, puis le week-end d'après, puis le week-end d'après. C'est ça la société de vigilance. Bon travail. En fait,
la
souveraineté
nous
manque.
Il
n'y a plus de souveraineté. Il faut que les Français comprennent ça. Je voudrais l'expliquer en deux phrases.
La
souveraineté, c'est
l
'exercice d'une puissance qui ne relève d'aucune autre et qui n'en admet aucune en concours avec elle.
Si
on comprend cette
définition
de la souveraineté,
on
voit
que le
pays n'est plus souverain.
La
souveraineté, elle a un double aspect. Il y a la souveraineté externe et la souveraineté interne.
Ils
ont perdu les deux.
Et
c'est pourquoi ça va si mal.
Et
c'est pourquoi on est incapable de rétablir l'ordre. La souveraineté externe, c'est quoi la souveraineté externe
? C
'est la capacité
de
lutter contre les hégémonies et les empires.
Pas
de problème, sauf qu'on est dans un empire non impérial, comme disait Barroso,
l
'empire de la norme.
En
d'autres termes,
c
'est très concret ce que je dis.
Est
-ce qu'on peut
protéger
la France contre les Black Bloc ? Non,
puisqu
'on ne tient pas notre frontière.
Ce
n
'est
pas nous qui tenons la frontière. C'est fini. Schengen.
Est
-ce qu'on peut décider de qui entre en France, de qui n'entre pas
? C
'est-à
-dire
de qui va composer la population française.
On
ne peut plus. C'est Bruxelles. Est-ce qu'on peut décider de notre diplomatie, par exemple,
ne
pas, comme a dit Marine Le Pen, ne pas envoyer nos petits Français se battre dans une guerre qui n'est pas la nôtre ? Non, ça dépend de l'OTAN. Et donc, en fait, pour notre sécurité, même pour notre sécurité, pas simplement pour nos lois, pour notre sécurité, pour la sécurité du peuple français,
la
France n'est plus souveraine. Elle ne peut plus lutter contre les hégémonies et les empires.
Quant
à la souveraineté interne, dit la souveraineté externe,
la
souveraineté interne. La souveraineté interne,
elle
se trouve en but à deux dérives incroyables
que
je rappelle. Je viens d'en parler. Premièrement,
l
'État n'est plus capable d'assurer l'ordre. Il transmet le flambeau aux citoyens. Protégez-vous. Alors aujourd'hui, c'est en ville. Bientôt, ce sera la campagne. Jusqu'ici, c
'est
les magasins. Demain, ce sera les appartements. Première faillite de la souveraineté interne. Et deuxième faillite de la souveraineté interne, pardon,
c
'est évidemment la République des Juges.
Puisqu
'on a vu, depuis le 17 octobre, dans des plaises de M. Darmanin,
qui
est un excellent communicant, mais qui est un ministre qui rappelle la phrase de Peggy sur Kant, il a les mains pures, mais il n'a pas de mains. Donc, il n'a plus la possibilité de commander son ministère. Donc, il ne faut pas qu'il raconte d'histoire. Bon, c'est une catastrophe, en fait. Sous
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Philippe de Villiers