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interviewC à vous· 12 mars 2025 52 min

Succession d’Anne Hidalgo : la guerre est déclarée à Paris - C à Vous l’intégrale 12/03/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: L'Europe veut renforcer sa défense face à la Russie.

La France va devoir renforcer ses systèmes informatiques. de l'Etat. - A.-E.Lemoine: V.Strubel sera là dans un instant pour en parler.

Des cyberattaques, on en a recensé plus de 4000 en 2024. Mohamed? - M.Bouhafsi: Le PSG a réalisé un match exceptionnel hier soir face à Liverpool.

Le PSG est qualifié en quart de finale de la Champions League. - P.Lescure: Et c'est Mohamed qui le dit! - A.-E.Lemoine: Paris est magique. - M.Bouhafsi: Il ne faut pas déconner. - P.Cohen: Moi, je le dis. - A.-E.Lemoine: Il faudra dire ça à A.Hidalgo, la maire de Paris.

Patrick? - P.Cohen: J'ai classé les Parisiens en catégories en fonction de leur ressenti des années hidalgo. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Dans un an, vous ne serez plus maire de Paris. Ca ne veut pas dire que vous ne ferez plus entendre votre voix sur tous les sujets politiques.

Vous expliquez comment dans ce livre: "Résister: le pari de l'espoir", ou vous parlez de résister notamment contre le populisme. Merci d'avoir accepté notre invitation. - L.Sénéchal: Les agressions de médecins se multiplient. - A.-E.Lemoine: Pas d'OEil ce soir.

J'en suis désolée. - P.Lescure: On prépare un truc dingue pour demain. - A.-E.Lemoine: On a des invités exceptionnels après 20h.

Le sélectionneur général... - P.Lescure: Délégué général! - A.-E.Lemoine: Du Festival de Cannes.

Et surtout, le patron de l'Institut Lumière à Lyon, qui propose un film exceptionnel avec 120 films inédits et restaurés des frères Lumière. C'est d'une beauté éblouissante. Il sera aux côtés de ceux qui ont triomphé aux César et aux Oscars.

J.Audiard sera avec nous. Evidemment, l'Oscar de la meilleure chanson originale, signée Camille et C.Ducol.

Voilà pour le programme. Tout de suite, L'Edito de P.Cohen. 2 informations à suivre.

Vous connaissez bien Paris car vous y êtes né au siècle dernier. Vous avez établi une typologie des Parisiens face à la politique de leur maire. - P.Cohen: Politique qui a transformé Paris.

La ville que vous dirigez n'est plus la même que celle qui vous a élue maire il y a 11 ans. Votre 1er mandat de 1re adjointe, c'était il y a 24 ans, aux côtés de B.Delanoë.

Métamorphose automobile...

La pollution n'a cessé de se réduire. Ce n'est pas le seul aspect de votre politique qui fait débat. Citons la propreté, la gestion des chantiers, le verdissement de la ville.

Autant de sujets qui peuvent animer des soirées entières quand votre nom surgit dans la conversation. - A.-E.Lemoine: Ca fait déjà 2 catégories de Parisiens. - P.Cohen: La 1re catégorie: les réfractaires qui disent que Paris, c'était mieux avant.

Il y a ceux qui ne qui ne vivent pas à Paris mais qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer en Ile-de-France. 4 % seulement des déplacements intramuros s'effectuent en voiture, contre 11 % à vélo. La voiture représente encore 17 % des déplacements entre Paris et la grande couronne.

Parmi les réfractaires: des professionnels, des artisans, des livreurs et des commerçants qui se plaignent de leur perte de chiffre d'affaires. A côté de ça, il y a ceux qui approuvent globalement votre politique. Je les ai appelés les "réceptifs".

Ils vous donnent raison de vouloir chasser la voiture, mais doutent parfois des modalités de ces changements, avec des chantiers interminables. "Le Parisien" a compté ce matin 120 rues ou places où les chantiers se sont enchaînés ou prolongés depuis plus de 3 ans. Une vingtaine de rues avec un chantier depuis plus de 4 ans, ou du moins des palissades...

Ca conduit à 2 sous-catégories de réceptifs: les résignés, qui se disent que c'est un mauvais moment à passer, que la ville est en transition mais qu'elle va dans le sens de l'histoire, et les exaspérés, qui ne supportent plus la laideur de ces chantiers. Certains sont tellement exaspérés qu'ils en viennent à rejoindre les réfractaires. C'est pour ça que j'ai fait une flèche. - A.-E.Lemoine: Les réceptifs entièrement satisfaits, il n'y en a pas? - P.Cohen: Sûrement.

Il y a une catégorie à part entière: les cyclistes. Ouverture de dizaines de kilomètres de pistes cyclables. - A.Hidalgo: 1400 km. - P.Cohen: La pratique du vélo a explosé.

Les cyclistes sont les nouveaux rois du bitume, sur les pistes, ce qui est normal, sur les chaussées, souvent sans respect pour les piétons et les feux rouges, et parfois même sur les trottoirs. La police municipale a commencé récemment à verbaliser, mais les mauvaises habitudes se sont ancrées au détriment des piétons. La majorité des déplacements dans Paris se fait à pied. 53 % des trajets, 5 fois plus que le vélo.

On a donc là des réceptifs qui peuvent gonfler les rangs des exaspérés, voire des réfractaires, si on suit mon tableau. A part ceux-là, des réceptifs et entièrement satisfaits, je n'en connais pas beaucoup. Je me réfère aussi à celui qui a été votre plus proche pendant près de 6 ans: E.Grégoire.

Il écrit dans sa profession de foi: "Les transformations de Paris doivent être accompagnées d'une méthode nouvelle qui associe davantage, qui prend le temps nécessaire au dialogue, qui assume la confrontation dans le cadre d'un débat éclairé." Ca va aussi compter dans votre bilan. Je ne parle pas de la méthode, mais de votre succession.

Celle de B.Delanoë a été apaisée. Il vous avait désignée.

Cette fois, votre parti se déchire entre 2 dauphins successifs: E.Grégoire et R.Féraud. - A.Hidalgo: Réécriture de l'histoire.

La succession de B.Delanoë n'était pas si apaisée. Il ne m'a pas nommée.

J'ai été élue. - P.Cohen: Il vous a désignée. - A.Hidalgo: J'avais des concurrents.

A la fin, ils ont accepté le leadership et j'ai rassemblé mon camp. Pour être seul candidat en politique...

Maire de Paris, c'est une très belle fonction. La politique, c'est un monde de passion, avec des ambitions. Elles sont normales et naturelles.

Cette histoire est un peu un conte de fées. Je n'ai pas vécu un conte de fées avant d'être élue. - A.-E.Lemoine: Le 30 juin, les militants parisiens vont désigner leur candidat... - A.Hidalgo: La démocratie interne, c'est la base. - A.-E.Lemoine: E.Grégoire vous a déçue à ce point? - A.Hidalgo: Je trouve très intéressant le fait de comprendre ces différentes familles.

J'ai été élue 2 fois: en 2014 et réélue en 2020. C'est normal, dans une transformation majeure de la ville, qu'il y ait des travaux, d'abord. C'est important.

On a aussi eu beaucoup de travaux et de transformations qui ont été accélérés et rendus possibles grâce aux Jeux olympiques et paralympiques. - P.Cohen: Vous aviez dit qu'après les JO, on ferait une pause sur les chantiers. - A.Hidalgo: Vous allez en retrouver encore.

Il faut continuer à faire en sorte que les réseaux de gaz, de télécom...

Aujourd'hui, une ville comme Rome, qui est aussi historique et très belle, est en travaux. C'est en travaux partout, à Rome. - A.-E.Lemoine: Il faut se résigner à ça? - A.Hidalgo: Pendant très longtemps, lorsque j'allais à Rome, les Romains me disaient: "Quelle chance, à Paris...

Au moins, on voit que vous vous occupez de la ville car il y a des travaux." A Rome, il n'y en avait pas. Une ville ancienne, classique, si vous ne faites pas des travaux, comme dans votre maison, de restauration, de rénovation ou d'embellissement, elle va péricliter. - A.-E.Lemoine: Les travaux, soit, mais avec une autre méthode qui associe davantage, qui prend le temps... - A.Hidalgo: Paris est une ville où tous les réseaux sont enterrés.

C'est comme ça. Ca nous permet de ne pas avoir des poteaux partout. Ca nous permet de ne pas avoir des poteaux partout.

A chaque fois que vous êtes obligé de voir s'il y a une fuite de gaz, d'eau, vous êtes obligé d'ouvrir. Beaucoup de ces travaux ne sont même pas décidés par la Ville de Paris. Souvent, quand nos concessionnaires nous disent qu'il y a une urgence et qu'il faut absolument vérifier ce qui se passe en sous-sol, on ne leur dit pas: "Attendez, je vais discuter.

Peut-être qu'on reviendra dans 3 ans et qu'on sera d'accord pour ouvrir cette tranchée." La méthode qu'on utilise, quand on est maire ou responsable politique, ce qui est mon cas à Paris, c'est la méthode du droit, la méthode légale. On s'inscrit dans des procédures de concertation, dans des délais.

On s'inscrit même dans un paysage et un rythme où on peut être contesté, y compris devant la justice. Quand j'avais lancé les voies sur berge piétonnes, il y a eu de très nombreux contentieux. A la fin, je les ai tous gagnés.

On a transformé, mais en respectant le droit. Quand j'entends dire qu'il peut y avoir une autre méthode qui serait celle de la concertation, c'est une façon de ne pas raconter la réalité des choses. Si on ne concerte pas, les procédures ne sont pas illégales et vous n'avez pas le droit, et vous vous faites stopper net par la justice.

Ensuite, et je le dis dans mon livre, car tout un chapitre est consacré à l'exercice politique de maire et à l'exercice politique que représente la municipalité...

Quand vous êtes maire, vous êtes élu pour 6 ans. Les 3 premières années du mandat, il faut lancer les projets pour pouvoir être au rendez-vous de ce que vous avez promis aux citoyens. Si vous considérez que sur le moindre projet, petit ou grand, vous devez retarder...

Pour quoi faire? Pour avoir 100 % de gens d'accord? Vous n'y arriverez jamais.

En revanche, lorsque vous êtes élu, vous êtes légitime pour porter un projet. Vous avez été élu sur un programme. Votre rôle, pour ne pas dénigrer la politique et la fonction politique, c'est de mettre en oeuvre ce que vous avez dans le respect du droit.

Cette histoire de méthode... - A.-E.Lemoine: C'est ce que préconise E.Grégoire. - A.Hidalgo: Oui...

Ecoutez...

Tout le monde peut préconiser. Je constate quand même que les femmes, on nous attribue toujours, je le dis dans mon livre, des erreurs de méthode. On est toujours trop ceci, pas assez cela.

Ce n'est jamais le bon moment, le bon endroit, la bonne méthode. C'est une critique assez facile, je pense. Bien sûr, il y a des choses qu'on peut mieux faire.

Il y a des choses que j'aurais préféré mieux faire, de ne pas être retardée, peut-être, ne pas prendre le temps, car sinon, vous ne faites jamais, mais il y a des tas de choses que j'aurais sans doute aimé faire un peu autrement. Mais ce n'est pas pour finalement dire "on va apaiser" comme je l'entends parfois. Il faut apaiser, et personne ne cherche à rendre les choses conflictuelles, mais si apaiser, c'est faire de l'eau tiède et ne rien faire, je préfère 1000 fois ma méthode. - A.-E.Lemoine: Cette guerre de succession, le fait qu'il y ait plusieurs candidats à gauche, est-ce que ce n'est pas prendre le risque que vous donniez les clés dans un an à la droite parisienne et peut-être à R.Dati si elle se présente? - A.Hidalgo: Je crois profondément en la démocratie.

C'est ce que je dis dans mon livre. Il est consacré à la crise démocratique que nous vivons, au fait que nos démocraties sont en danger. Je donne beaucoup d'exemples: français, étrangers...

J'ai la chance, en tant que maire de Paris, d'avoir pu échanger sur ces crises démocratiques avec des gens comme Lula, D.Rousseff, P.Sanchez...

J'ai pu m'inspirer de leur exemple. Je crois en la démocratie. La démocratie suppose le débat, le choix, la clarté, de dire ce qu'on veut faire et pourquoi on veut le faire, l'honnêteté intellectuelle.

Il faut rehausser le niveau de jeu de tous les politiques et aussi des journalistes. Il faut être à un niveau éthique et d'honnêteté intellectuelle qui fasse qu'on rehaussera le niveau de jeu. Je crois en la démocratie.

Je crois dans les règles du jeu et dans la confrontation des idées. C'est ça qui nous fait avancer. Si on pense qu'en anesthésiant le débat ou en l'orientant, en le tronquant, on va arriver à s'en sortir, je pense qu'on fait fausse route. - P.Cohen: On vous a reproché de ne pas accepter la contradiction, de ne pas entendre les oppositions et de les traiter de manière abrupte. - A.Hidalgo: Pas du tout.

Quand je vois aujourd'hui que tous les maires d'arrondissement, quasiment, considèrent comme moi qu'il ne faut pas changer la loi Paris-Lyon-Marseille et qu'ils me disent "dans le rapport qu'on a avec toi, il y a du respect", je n'entends pas ce que vous dites. J'entends quelque chose de très différent. - A.-E.Lemoine: C'est vous qui avez reproché à R.Dati d'avoir adopté une attitude trumpienne à votre égard. - A.Hidalgo: Absolument.

Elle a importé quelque chose dans l'espace politique qu'est le Conseil de Paris. C'est un conseil municipal. 80 % des décisions que l'on prend, on les vote à l'unanimité.

Il y a 20 % qui font l'objet de discussions car la droite est contre le logement social et nous, on en propose...

Ils sont contre les pistes cyclables et on en propose...

Elle a importé dans le débat au Conseil de Paris quelque chose qui met très mal à l'aise la droite parisienne. Elle a même pris une position très dure au dernier Conseil de Paris contre une très proche de R.Dati, qui nous accusait, la gauche, d'avoir armé la main de l'assassin qui a tué ce jeune homme, Elias, qui sortait de son entraînement de foot.

Toute la droite parisienne, sauf le groupe de R.Dati, qui est très minoritaire au sein du Conseil de Paris, a protesté contre cette attitude. Je pense qu'il faut sortir d'une analyse un peu rapide.

Il faut vraiment accepter la confrontation d'idées et de projets dans ce que j'ai vu comme maire de Paris. J'ai pris cette décision de ne pas me représenter parce que j'estime que j'ai fait du boulot. J'estime que les transformations sont là et que je peux transmettre aussi de la force à l'équipe qui vient. - P.Cohen: Vous vous êtes posé la question de repiquer pour un 3e mandat? - A.Hidalgo: J'aurais pu.

Comme je le dis, j'en ai encore sous le pied. J'adore Paris. C'est une fonction extraordinaire, d'être maire de Paris.

En même temps, je me suis dit: "Le 1er mandat, on sème. Le 2e mandat, on voit le fruit de ce qu'on a récolté. Le 3e mandat, c'est être dans une position magnifique." En tant que maire de Paris, je suis reçue dans le monde entier avec tous les égards qu'on accorde à notre ville extraordinaire.

J'aurais pu me dire "3e mandat tranquille", mais je n'ai pas envie de ça. J'ai envie de me rechallenger, d'être utile autrement à la vie politique. Pour autant, quand on regarde...

La transmission, c'est très important pour moi. Je préfère transmettre à quelqu'un dont je sens la force, la solidité... - A.-E.Lemoine: Même s'il n'imprime pas? - A.Hidalgo: On disait la même chose de moi quand je me suis présentée pour être maire de Paris en 2014.

On me disait que je n'imprimais pas, que j'étais l'ombre très pâle de B.Delanoë. J'avais une concurrente, N.Kosciusko-Morizet, qui était flamboyante.

C'est le procès qu'on me fait systématiquement. R.Féraud est très solide.

Il ne va pas faire campagne en dénigrant ce qu'on a fait ensemble. Par définition, vous n'allez pas transmettre et apporter votre force et votre soutien à quelqu'un qui explique qu'il fera complètement différemment de vous et que ce que vous avez fait, vous ne l'avez pas bien fait. Si on veut gagner, car c'est toujours un challenge pour la gauche de gagner une élection, et une élection aussi importante...

Il faut se donner de la force. La transmission, le fait que chacun se sente fier de ce qu'on a fait ensemble, il faut que ça puisse être porté avec force. Ce sera le cas de R.Féraud.

Il y aura un vote des militants et une campagne. - A.-E.Lemoine: Gagner une élection avec la gauche, c'est ce que vous avez tenté de faire en 2022 à la présidentielle.

Vous reprochez au PS de ne pas vous avoir assez soutenue et de même vous avoir mis des bâtons dans les roues. Vous avez failli, à plusieurs reprises, déchirer votre carte du PS. Vous dites ne plus rien comprendre à la ligne du PS. - A.Hidalgo: Dans ce livre, je fais un chapitre entier que j'ai intitulé: "De la vie et de la mort en politique." La politique est un monde dans lequel on dit: "Je te tue, tu meurs, tu ne te relèves plus, etc." Ca m'a intéressée de voir ça à l'aune de la campagne présidentielle, mais aussi de ce que d'autres responsables politiques me disaient.

Après la présidentielle, après ce score de 1,7 %, qui était très dur et violent à assumer, que je n'assume pas toute seule...

Je le partage volontiers, même si j'ai évidemment conduit cette campagne. Je suis partie en Ukraine par la suite. Le 1er tour, c'était le 11 avril.

Je suis partie le 14 avril. J'étais à Kiev avec V.Klitschko, le maire de Kiev, dans une ville assiégée, en guerre.

Je suis partie à Boutcha, dans le Nord. J'ai vu les chars russes arrêtés. Je voyais V.Klitschko, un maire, qui, du jour au lendemain, est confronté à la mort, à la violence de cette agression russe.

Je discutais avec lui et il me parle de la présidentielle. Il l'avait suivie. Il me dit: "Tu sais, Anne, en politique, on ne meurt que quand on ne combat pas.

La seule mort qui existe, c'est quand ton coeur s'arrête de battre." J'ai trouvé cette leçon magnifique. Je ne reproche rien à personne.

J'ai été candidate parce que je l'ai décidé. C'était à un moment où j'ai considéré que mon parti était à terre, que si on s'effaçait, car la volonté à l'époque d'O.Faure, c'était de s'effacer derrière Y.Jadot...

Si on avait fait ça, il n'y aurait plus eu de PS. Je me suis dit: "Mon parti, derrière, il y a Jaurès, Blum, tous ces gens qui ont porté des choses extraordinaires dans le pays. Si on ne relève pas le drapeau, il va rester par terre." Je suis consciente que je partais avec un résultat de défaite assurée.

Il n'y avait pas tout le travail...

D'autres ont connu les périodes de 81. Pour gagner, il faut tout un mouvement de la société, un travail de long terme, une bataille culturelle, qui n'avait pas du tout été conduite. Pour autant, je ne reproche rien à personne.

Je dis simplement que pour gagner, il faut des partis forts. Dans mon livre, je dis qu'il faut se remettre...

Si on veut que la démocratie survive, y compris aux fake news, aux cyberattaques, aux réseaux sociaux et leur manipulations incroyables, il faut des partis forts, des partis qui repartent des citoyens, qui soient connectés aux intellectuels, aux artistes, aux syndicats, aux associations et qu'ils refondent un autre discours. Il faut que les partis puissent porter, par exemple pour la gauche, un contre-discours au discours dominant qui nous est servi par les médias mainstreams et les réseaux sociaux. - E.Tran Nguyen: Pour que la gauche et le PS soient forts, il y a une question qui pèse.

Est-ce qu'il faut rompre avec J.-L.Mélenchon? - A.Hidalgo: Oui.

Pour moi, le sujet est clair depuis toujours. - E.Tran Nguyen: On peut gagner sans lui? - A.Hidalgo: Bien sûr.

Lors de la présidentielle, j'ai fait une campagne social-démocrate assumée. Du début à la fin, j'ai dit que J.-L.Mélenchon était une impasse pour la gauche.

Je le redis ici. J.-L.Mélenchon a une rupture avec la gauche démocratique.

Il est parti dans une gauche populiste. Avant la présidentielle de 2022, J.-L.Mélenchon théorise non pas la gauche contre la droite, mais le peuple contre les élites, les villes... - P.Cohen: C'est lui qui arrive 3e en 2022. - A.Hidalgo: Bien sûr.

Pour des tas de raisons. Il n'y a aucun fonctionnement démocratique, à LFI. En revanche, il y avait une armée numérique.

Il était beaucoup mieux organisé que tous les autres. Il a pris l'ascendant. Le peuple de gauche est généreux.

Il veut quoi? Il veut juste qu'on arrête d'être obligé de choisir un candidat parce que sinon, c'est Le Pen et l'extrême droite. Le peuple de gauche généreux se demande comment éviter la catastrophe d'avoir à voter pour un candidat qui n'est pas le sien, mais pour éviter M.Le Pen.

Il a gagné de cette façon. Pour demain, évidemment, il faut être en dehors...

Quand on voit la position aujourd'hui de J.-L.Mélenchon sur l'Ukraine, s'il n'y a pas un sujet...

En 2022, déjà...

Si ça, ce n'est pas un sujet de rupture...

Bien sûr que si la gauche démocratique veut se reconstruire et apporter des solutions, restaurer la démocratie et un espoir, il faut alors qu'elle s'émancipe, quelle sorte de cette soumission au patron des insoumis. - A.-E.Lemoine: Beaucoup d'autres sujets d'actualité à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi.

Cris de joie. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un exploit.

Jamais dans l'histoire du football un club français n'avait battu Liverpool dans son enceinte mythique d'Anfield dans une phase à élimination directe. Le PSG s'est imposé et qualifié aux tirs au but face au club anglais, 10 ans après sa qualification contre Chelsea et 5 ans après celle contre Dortmund, à la même date, le 11 mars. ... - On l'a fait!

Le 11 mars! - M.Bouhafsi: Les Parisiens auront bataillé pendant 120 minutes pour se qualifier hier soir dans une ambiance survoltée.

Les ultras parisiens ont remporté aussi le match. Paris doit surtout sa qualification à un homme: G.Donnarumma.

Il a arrêté 2 tirs au but anglais après avoir brillé à de multiples reprises en seconde mi-temps. C'était la star du match. - MVP!

MVP! - G.Donnarumma: Merci. - M.Bouhafsi: Hier, des centaines de Parisiens attendaient leurs héros au Bourget.

Aujourd'hui, le rythme cardiaque des supporters parisiens est légèrement redescendu après cette séance de tirs au but dingo. Nous sommes allés à la rencontre des supporters. - Le match était extraordinaire. - Meilleur match de ma vie. - Palpitant. - Le coeur à 2 doigts de lâcher. - J'ai un pote pour Liverpool.

Je ne l'ai pas lâché. - L.Enrique a vraiment transformé l'équipe. - Même une équipe de district peut battre une équipe pro.

En entendant les bruits, j'ai su qu'on avait gagné. - Ils peuvent aller en finale. - T'as préféré la naissance de ta soeur ou bien? - La victoire du PSG. - Ici, c'est Paris. - M.Bouhafsi: Si certains ont préféré ne pas regarder cette séance de tirs au but pour éviter tout risque de malaise, d'autres n'ont pas pu faire autrement.

Au stade, le commentateur de France Bleu a fini en larmes. *-D.Doué va prendre sa course d'élan.

C'est parti! Cris de joie. Le PSG est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions!

D.Doué inscrit son tir au but! Goal!

Le PSG fait taire Anfield. Je prends des boulettes de papier et je les jette sur moi! *-Tu pleures! *-C'est beau!

Ce qu'ils nous ont fait...

Fantastique! Merci, Paris! - M.Bouhafsi: Comment une équipe avec L.Messi, Neymar et K.Mbappé donne moins d'émotion que l'équipe actuelle? - V.Duluc: La victoire d'hier est historique.

Le PSG n'a pas si souvent que ça réussit des exploits en Ligue des champions. Cette victoire symbolise le changement d'ère, la fin de l'ère bling-bling avec Ibrahimovic, Mbappé, Neymar, Messi. C'est le basculement vers une ère plus collective.

Historiquement, pour plaire au public parisien, il fallait des stars. Aujourd'hui, pour plaire au public du foot, il faut une vraie équipe. - M.Bouhafsi: A.Hidalgo, je ne crois pas que vous étiez à Liverpool hier. - A.Hidalgo: Non.

J'étais au dîner des Arméniens. - M.Bouhafsi: Je crois que vous n'étiez pas non plus au Parc des Princes au match aller.

Vous n'avez plus votre place attitrée au Parc depuis la guerre avec N.Al-Khelaïfi. Il vous avait répondu il y a quelques mois. ... - M.Bouhafsi: Près d'une dizaine de villes d'Ile-de-France ont candidaté pour recevoir un éventuel stade du PSG en dehors de Paris.

A.Hidalgo, ça ne vous embête pas de vous dire que vous risquez de quitter votre siège de maire avec un PSG qui aura quitté le Parc des Princes? Les supporters parisiens vous en veulent.

Pourquoi conserver ce stade? - A.Hidalgo: J'aime mon équipe.

J'aime le PSG. Vendre le Parc des Princes, ce n'est pas possible. C'est un bien extrêmement important.

On était entrés dans une discussion. - M.Bouhafsi: C'est possible, si vous acceptez l'offre. - A.Hidalgo: Accepter une offre à 38 millions d'euros, c'est spolier les Parisiens, se mettre dans une difficulté majeure.

C'est totalement indécent. A partir du moment où on était dans un écart de prix aussi important, il est hors de question pour moi de spolier les biens des Parisiens. Il y a d'autres solutions qui sont utilisées par d'autres clubs dans le monde, ce qu'on appelle le bail emphytéotique, de très longue durée.

Ca permet à un club d'avoir dans son modèle économique la possibilité de valoriser. Le Parc des Princes ne peut pas passer à 80 000 personnes. Ce n'est pas parce que je ne le veux pas.

Ce n'est pas techniquement possible. Il est en partie construit sur le périphérique. C'est très compliqué.

Mais il y a une possibilité d'augmenter le nombre de places. J'entends depuis longtemps ce que dit le président du club. Je lui ai dit qu'on ne vendrait pas mais que la place du PSG est bien au Parc des Princes.

Vous dites que les supporters ne sont pas d'accord. Ils ne sont pas d'accord avec la décision de départ du club. Ils sont d'accord, pour beaucoup d'entre eux, avec ma décision de ne pas vendre le Parc des Princes.

Ce n'est pas un bien personnel. Je dois répondre à certaines règles. On ne vend pas un bien de la ville en le sous-valorisant, en le bradant.

Ca n'existe pas. Il faut revenir à des choses plus raisonnables. La place du PSG est bien sûr dans son Parc des Princes historique. - P.Lescure: Les Jeux sont allés bien au-delà du sport pour en faire un événement universel et national profond et magnifique.

Vous l'évoquez dans le livre, que les Jeux pourraient inspirer la classe politique pour dialoguer autrement. C'était l'occasion pour vous de beaucoup dialoguer avec le président. Vous lui avez envoyé un exemplaire dédicacé? - A.Hidalgo: Absolument.

J'ai un chapitre qui s'appelle "Les Pièges du nouveau monde". Ce n'est pas E.Macron en tant que tel que je critique.

C'est une évolution d'un monde politique qui s'est avéré un piège pour la démocratie. Je lui ai envoyé un exemplaire dédicacé. Dès qu'il a été élu, je lui ai dit...

Je n'ai jamais été macroniste et je ne le serai pas, même si je soutiens nombre de ses initiatives, notamment sur la scène internationale et européenne en ce moment. Dès 2017, je lui ai dit: "Tout ce que Paris pourra faire pour aider le pays à aller mieux, nous le ferons." Les Jeux font partie des choses qu'on a faites ensemble. - A.-E.Lemoine: C'est une attaque au rançongiciel, quand des hackeurs bloquent tous les accès à un système informatique et demandent une rançon pour le rétablir.

C'est arrivé en avril 2024 à l'hôpital Simone-Veil à Cannes. Il était condamné à fonctionner au ralenti et à déprogrammer des opérations non urgentes. - Les écrans des ordinateurs se couvrent de messages d'alerte.

Les logiciels de veille ont détecté une intrusion. - Nous avons pu prendre en charge nos patients les plus urgents. Au bloc opératoire, nous avons dû déprogrammer à hauteur de 30 %. - En médecine neurovasculaire, qui traite des AVC et où le facteur temps est vital, on dirige les patients vers le CHU de Nice.

Privé de ses outils informatiques, l'hôpital de Cannes fonctionne au ralenti. - Nous sommes revenus à des procédures papier qui sont plus chronophages, qui demandent de la vérification. Ca prendra du temps pour revenir à la normale. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, V.Strubel, directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information: l'Anssi.

Vous êtes là pour le rapport annuel de la cybermenace, qui a recensé plus de 4000 incidents en 2024. C'est en hausse de 15 %. Pourquoi les hôpitaux sont des cibles privilégiées? - V.Strubel: Ce ne sont pas forcément des cibles privilégiées.

Ce sont des entités qui se font attraper comme d'autres face à une menace qui n'épargne plus personne. Il y a plusieurs composantes. Des Etats nous attaquent depuis toujours dans le cyber.

Il y a aussi une pression omniprésente de groupes de crime organisé qui cherchent à faire de l'argent ou autre chose. Il y a des groupes activistes qui veulent se faire remarquer. Les hôpitaux se font attraper par cette menace ambiante. - A.-E.Lemoine: Comme les PME qui n'ont pas les moyens de se protéger.

Ca coûte très cher. - V.Strubel: Ca ne coûte pas forcément très cher de se protéger.

Ca coûte toujours beaucoup moins cher que d'encaisser la cyberattaque. Quand c'est un hôpital, c'est catastrophique. C'est compliqué pour l'offre de soins, pour les soignants.

Ils n'ont pas besoin de ça! C'est pareil dans une petite entreprise ou une collectivité. - A.-E.Lemoine: C'est du piratage criminel, mais souvent, ces hackeurs sont d'origine russe.

Ils ne sont pas inquiétés par les autorités de leur pays. - V.Strubel: Il n'y a pas que la Russie qui nous attaque. - A.-E.Lemoine: La Chine, aussi. - V.Strubel: Ce qui distingue la menace russe, c'est une multiplicité d'acteurs.

C'est les services étatiques de renseignements, qui sont connus et identifiés...

C'est aussi du crime organisé, qui n'est pas qu'en Russie, mais en Russie, il n'est pas arrêté et embêté, donc il prospère. C'est des activistes prorusses, ceux qui ont cherché à déstabiliser les Jeux olympiques et paralympiques... - A.-E.Lemoine: Ils ont été attaqués 12 fois plus que les JO de Tokyo, mais on ne s'en est pas rendu compte. - A.Hidalgo: On était bien conseillés. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qui se serait passé si on n'avait pas pu contre-attaquer? - V.Strubel: On a beaucoup d'imagination, à l'Anssi.

Notre métier, c'est d'imaginer des cauchemars qui n'arrivent pas. Certains se sont concrétisés. On a vu des gens tenter de le faire.

On a vu des groupes activistes prorusses menacer et essayer de s'en prendre aux stations d'assainissement. Polluer la Seine...

L'idée derrière ça, c'était de sidérer. On a d'autres manières de sidérer. On a travaillé avec la RATP et la Ville sur la voirie, les transports publics.

On a travaillé avec l'assainissement de l'eau, les hôpitaux... - P.Cohen: On peut contrôler une station d'épuration à distance et polluer les fleuves? - V.Strubel: Une station d'assainissement, c'est des ordinateurs.

On a vu en France des revendications de s'en prendre à des barrages hydroélectriques...

En fait, c'était un moulin. Ils s'étaient trompés. Ca prête à sourire, mais il y a une intention.

Il faut se préparer. - A.-E.Lemoine: La France commandite des cyberattaques? - V.Strubel: Je suis à la tête de l'Anssi, une agence purement défensive.

On a fait le choix d'avoir une agence qui n'est que ce cyberpompier. On est là pour aider. On travaille en toute confiance avec les victimes de cyberattaques, avec la Ville de Paris, avec la myriade de collectivités et d'entités de toute nature, des fédérations sportives... - A.-E.Lemoine: Vous avez entraîné les fédérations sportives. - V.Strubel: Pour les Jeux, ça s'y prêtait bien.

Ca se prêtait aussi à une image sportive. On l'a aussi fait avec les hôpitaux. Si les hôpitaux se font toujours attaquer, mais avec des conséquences moindres...

Le pic a été atteint fin 2022 quand 2 grands hôpitaux de la région parisienne ont été attaqués. L'impact était majeur. Ca, on l'évite parce qu'on a travaillé avec les directeurs d'hôpitaux.

On leur a appris à bien réagir quand le téléphone sonne à 4h dans la nuit de samedi à dimanche. Il faut bien réagir. Il ne faut pas prendre une décision dans la seconde.

Il faut réfléchir un peu. Se déconnecter d'Internet, ce n'est pas si simple que ça. Quand on réfléchit bien, on évite la casse.

C'est notre métier. Dans les prochaines années, on fera ça à l'échelle de toute la France. - E.Tran Nguyen: Les particuliers sont aussi visés par des cyberattaques.

On peut pirater leurs comptes bancaires, voler leurs données d'identité. Que conseillez-vous? - V.Strubel: Tout le monde est tôt ou tard une victime.

Il n'y a plus de logique de ciblage. C'est quelque chose qui attrape tout ce qu'il peut, y compris des choses qui sont à la limite de l'arnaque: des SMS piégés...

Il ne faut pas cliquer là-dessus. Il ne faut pas non plus tomber dans la paranoïa. Moi, je suis paranoïaque, c'est dans ma fiche de poste.

Le but, c'est de prévoir le pire et de n'avoir que des bonnes surprises. Mais dans la vie de tous les jours avec le numérique, il faut faire attention et se faire aider. Il y a le 17cyber, une plateforme de l'Etat, qui donne des conseils pour les particuliers.

Qu'on soit un particulier, un chef d'entreprise, patron d'une collectivité ou d'un hôpital, c'est traumatisant. - E.Tran Nguyen: Vous dites qu'il faut porter plainte et aller voir la police. - V.Strubel: Il faut porter plainte.

Ca fait partie des services de l'Etat qui peuvent aider. On nous compare à des cyberpompiers. Cette image a une certaine réalité.

Il faut aussi mobiliser la justice. Parfois, elle peut faire des choses. Elle peut compliquer la vie des attaquants, parfois les attraper et les mettre en prison.

Des cybercriminels français, il n'y en a pas tant que ça. - E.Tran Nguyen: Ils sont à l'étranger. - V.Strubel: Ils se mettent à des endroits où ils ne sont pas embêtés pareillement par la justice.

Il faut porter plainte pour déclencher la couverture par les assurances, comme quand on se fait cambrioler. Ca se construit aussi dans le cyber. Ca fait appel à une myriade d'acteurs mais le guichet est simple: le 17cyber. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est le 5/5 de L.Sénéchal. Les médecins manifestent contre les agressions dont ils sont de plus en plus victimes. - L.Sénéchal: Les agressions de médecins ont bondi de 27 % en 2023 avec les derniers chiffres de l'Ordre.

Une agression a choqué en particulier, celle de ce docteur en novembre 2024 dans son cabinet de Drancy pour une histoire de remboursement de soins. - Je regardais l'écran. Il me met un coup de tête d'une violence inouïe.

Je suis tombé sur la chaise en arrière. Il est sorti en disant que j'étais un escroc, un voleur. Je me suis filmé.

Ca saignait énormément. J'ai eu une triple fracture du nez, fracture ouverte avec déviation de la cloison nasale de 6 mm. Je n'ai plus d'odorat ni de goût.

Je suis toujours sous antidépresseurs. C'est un traitement très lourd avec des choses pour dormir, des anxiolytiques. - L.Sénéchal: Son agresseur est un homme de 22 ans qui a été identifié et jugé, condamné à seulement 3 semaines de travaux d'intérêt général.

Cette sanction a choqué le docteur Oulmekki. - Ca m'a anéanti de voir cette impunité totale. Avec toutes les séquelles que j'ai...

Ca m'a démoli. C'est la 6e agression sur la dernière année. On m'a craché à la figure, on m'a bousculé...

Une fois, une patiente m'a balancé une chaise pliante. On est devenus un bien de consommation. "J'arrive avec ma liste et si vous ne me donnez pas ce qu'il y a dessus, je vous tape." - L.Sénéchal: Un collectif d'une quinzaine d'associations a appelé à manifester.

Ils ont été reçus au ministère de la Santé. Ils veulent dégeler une proposition de loi datant de 2023 qui durcit les sanctions en cas d'agression de soignants, qui prévoit jusqu'à 5 ans de prison et jusqu'à 75 000 euros d'amende. - A.-E.Lemoine: Les Etats-Unis lancent la guerre commerciale plus que jamais. - L.Sénéchal: D.Trump attaque en premier avec des droits de douane effectifs depuis ce matin.

Il a brandi la menace de 50 %. On dit que c'est "en fonction de son humeur". - L.Sénéchal: Trump joue depuis des mois avec les nerfs de son voisin du Nord, le Canada, qu'il menace d'annexer régulièrement.

Hier, il a évoqué une frontière qui serait "un trait fictif tracé à la règle". Au Canada, son pire ennemi a été présenté lui-même comme un mini-Trump: Doug Ford. Il est gouverneur de l'Ontario. - L.Sénéchal: Doug Ford...

Le Canada vient de changer de Premier ministre. M.Carney a remplacé J.Trudeau, apparemment éprouvé par les derniers mois qu'il a passés au pouvoir.

Il fait une grimace et emporte sa chaise. C'est une tradition au Canada. Un député sur le départ peut racheter sa chaise pour la garder en souvenir.

Ca grince des dents au Canada et en Europe. U.von der Leyen a annoncé des tarifs douaniers de 25 % en représailles aux tarifs américains.

Trump annonce qu'il va répliquer à la réplique. Des partenaires maltraités par Trump et par Moscou. S.Lavrov revient sur l'accord entre Ukraine et Etats-Unis.

Voici comment il parle d'U.von der Leyen. - L.Sénéchal: A.Hidalgo, très difficile d'avoir des conversations fiables avec les Russes ou avec les Américains... - A.Hidalgo: Oui.

Je conclus mon livre sur: "Si K.Harris avait gagné." On ne serait pas du tout dans le même monde.

La politique, c'est important. Si on fait de la politique avec de l'éthique, de la vérité, du débat, de la contradiction, du respect, on n'aboutit pas à la dinguerie qui consiste à élire un type qui est en train de mettre le monde entier dans un chaos total, et son propre pays aussi. Oui, la politique, c'est important.

Le choix des dirigeants est très important. Les règles du jeu démocratique, la façon dont s'organise le débat entre les différentes options possibles pour les citoyens, c'est très important. Fermer les yeux...

Si, le 5 novembre 2024, c'est K.Harris et pas Trump qui est élu, ce n'est pas le même monde. On n'aurait pas tout réglé, tout ne serait pas extraordinaire du jour au lendemain, mais on ne serait pas, pardon du terme, dans ce merdier immonde et au bord d'une guerre économique et commerciale, mais bien plus que ça. - A.-E.Lemoine: En France, un influenceur condamné pour fraude est obligé de poster des vidéos de prévention. - L.Sénéchal: Il s'appelle J.Tanti.

Il a participé à une émission de téléréalité. - Salut, les fratés. On va vous présenter un projet exceptionnel à Dubaï.

Vous en avez pour tous les porte-monnaie, tous les types de maisons. Le plus important, c'est les taxes. Ton argent est dans ta poche.

C'est tes sous à toi! - L.Sénéchal: Il a été condamné pour tromperie.

Il y a eu un accord secret avec un montant qu'on ne connaît pas. Il est obligé de faire des vidéos de prévention. - Je vais vous parler du trading.

C'est risqué. Ce n'est pas un jeu. Ce n'est pas de la magie.

C'est comme jouer à la roulette russe avec votre argent. Des promesses d'enrichissement facile, méfiez-vous, ça sent pas bon. C'est souvent des arnaques.

Si c'était aussi simple, on serait tous millionnaires. Les fratés, ne faites pas de bêtises. Avant de vous lancer, renseignez-vous bien.

Investissez seulement ce que vous êtes prêt à perdre. - P.Cohen: On dirait qu'il a été pris en otage!

Un message posté par les ravisseurs. - A.-E.Lemoine: Il fait autant de vues avec ça? - L.Sénéchal: On ne sait pas encore. - A.-E.Lemoine: On finit avec les sauveteurs du soir... - L.Sénéchal: D'abord, une souris qui fait du bouche-à-bouche à sa congénère inconsciente.

C'est une expérience filmé dans le cadre d'une étude scientifique. Elle lui tire la langue pour qu'elle puisse respirer. Elle lui sauve la vie.

Dernière image: le roi Charles. Il a appris à réaliser un massage cardiaque. - A.-E.Lemoine: Il fait du bouche-à-bouche aussi? - L.Sénéchal: Je ne sais pas... - A.-E.Lemoine: On préférait la petite souris.

Merci, Lorrain. "Résister: le pari de l'espoir", c'est signé A.Hidalgo.

Merci à vous 2. Dans un instant, les actualités de Bertrand, J.Audiard, Camille et C.Ducol.

Et T.Frémaux et puis...

J'ai tout dit! Je suis perdue!

Succession d’Anne Hidalgo : la guerre est déclarée à Paris - C à Vous l’intégrale 12/03/2025 — Anne Hidalgo · Pourquijevote