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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 20 octobre 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéSolidarités & famille

"C’est la stratégie des régimes autoritaires" : Mathilde Panot interpelle Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:05OuverteÉludée

    Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoges dont un suspect a été interpellé ce matin ?

  • 2:30RelanceÉludée

    Madame la présidente, vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Étienne ou la jeune qui a perdu un œil à Mououse.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:38non_speechFait
    « Je cite, écoutez bien, en venant se servir directement à la source appel au pillage. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On écoute Mathilde Panu, la présidente du groupe LFI. Jamais responsable de rien. Votre incapacité à garantir le droit de manifester, c'est la faute de la France insoumise. Votre incompétence totale qui a provoqué le désastre, encore la France insoumise. Votre politique brutale qui pousse contre vous des centaines de milliers de manifestants pacifiques qui n'en peuvent plus, toujours la France insoumise. Et pourtant, c'est vous qui gouvernez. Vous nous désignez responsable des problèmes que vous avez vous-même créé pour vous des donner de votre bilan catastrophique. Consacrer l'opposition comme toute puissante pour mieux la brutaliser, c'est la stratégie des régimes autoritaires.

Les plus dangereux d'entre vous rêvent déjà de nous interdire. Peu importe que nous réprouvions la violence dans les manifestations, peu importe que notre candidat Jean-Luc Mélenchon les répété 10 fois depuis le début du mouvement, nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse. À présent, vous franchissez un seuil inadmissible. Parole de commissaire dans Mediap, je cite, "Il y a des choses indiscibles quand on nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux de la vie générale des renseignements territoriaux. Forcément, on a des décisions politiques.

Vous en êtes réduit à faire mentir une administration. Monsieur le Premier ministre, si vous souhaitez tant nous prêter tous les pouvoirs, il fallait accepter le résultat des urnes lors des dernières législatives. [acclamation] Voilà ce que nous ferions à votre place. Accéder aux revendications politiques, car c'est le seul moyen de répondre à une mobilisation. Vous allez jusqu'à tenter des mises en scène grossière d'arrestation de parlementaires insoumis. hier de Rima Hassan à l'aéroport, aujourd'hui de Raphaël Arnaud sur le quai d'une gare. Votre propagande politicienne est en train de s'effondrer. Monsieur le Premier ministre, vous êtes dangereux pour la démocratie. Vous ne gouvernez pas.

Vous vous contentez de durer quand on a plus rien à dire au pays. Quand il ne vous reste que la répression, c'est le signe qu'il faut partir. [applaudissements] Merci madame la présidente. Panle est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, madame la présidente panneau, il vous reste 2 secondes. Condamnez-vous l'incendie de la mairie de Limoge dont ce matin un premier suspect a été interpellé et appartenant à l'ultra gauche. Madame la présidente, vous n'avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main à Saint-Étienne. Pas un mot pour la jeune qui a perdu un œil à Mououse. Pas un.

2:43
Non speech

[applaudissements]

2:44
Locuteur

Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre. Madame la présidente, [applaudissements] le premier ministre, c'est le moment, comme je vous le disais, de la grande clarification. toujours la même rhtorique, celle qui consiste à semer le chaos et ensuite à se victimiser par le mensonge ou l'anathème. La manière dont vous avez instrumentalisé avec les membres de la France insoumise cet article de médiia part qui fait état d'un off d'un commissaire de police anonyme est absolument scandaleuse. Il n'y a pas de renseignement politique en France. La force de police ne travaille pas sur les oppositions.

Mais comme à chaque fois, vous êtes obligé de mentir et de vous voter dans les grands outrages pour justement créer le désordre. [acclamation] Et maintenant, vous allez pour éluder la responsabilité d'un certain nombre de vos proches ou de vos membres jusqu'à jeter l'anathème sur la justice comme Jean-Luc Mélenchon vient de le faire à l'instant sur Twitter dans la réquisition du parquet contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme. Rien que cela. Madame la présidente Panu, je ne cherche pas à vous interdire. Personnellement, je veux vous combattre politiquement dans les urnes, dans le cadre d'un exercice démocratique comme je le fais à chaque fois avec vous.

Je ne m'abrite pas derrière le service de l'État. Je vous réponds à chaque fois droit dans les yeux pour une simple et bonne raison, c'est que nous n'avons pas peur. Vous ne nous faites pas peur. Et quand on regarde les différentes déclarations de vos proches, le NPA, monsieur Poutou, son tweet, le gouvernement nous demande de choisir notre camp. Je poursuis. D'accord. Alors pour nous ça sera le camp des manifestants, ça normal, des émediers de la jeunesse révoltée, des opprimés et du désordre. Monsieur Poutou était candidat du NFP aux élections législatives de la clarté. La jeune garde, le député Raphaël Arnaud.

Jeune garde dissoute par le Conseil d'État pour valorisation de la violence, préparation aux affrontements violents, absence de condonation des violences. Le député Raphaël Harlot, lui-même condamné définitivement pour violence volontaire en réunion en 2024. Solidaire étudiant dont vous êtes proche. Communiqué de presse du 18 octobre dernier. Les casses, je cite, sont réfléchies et faites sur des emblèmes du capitalisme. Je continue. Les patrons ne pleureront pas quelques vitrines pendant qu'ils se goinfr notre travail. Nous, on vient enfin acheminer le ruissolement. Je cite, écoutez bien, en venant se servir directement à la source appel au pillage.

Je crois que le député Aurélien Leco a commencé dans cette institution qui est solidaire étudiant. La réalité de fait, je vous avais dit après la mort tragique de Quentin qu'il fallait faire effectivement le ménage dans vos rangs, dans vos paroles et dans vos idées. La réalité c'est que j'étais bien naïf parce que votre agenda politique d'installer la violence et le chaos dans le pays est bel et bien là. Donc oui, vous avez effectivement choisi votre camp, madame la présidente Panu. C'est le camp de la honte et nous vous combattons. [acclamation] Merci monsieur le premier ministre. Allez. La parole est à monsieur Jordane Guon pour le rassemblement national.

Marie, on vient d'entendre cet échange entre Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée et le premier ministre Sébastien Lecnu. Mathilde Panot qui dit accuser LFI, empêcher les manifes, c'est une stratégie des régimes autoritaires hein. Le gouvernement met en œuvre une propagande politicienne. Vous devez partir, vous êtes dangereux. Réponse de Sébastien Lecornu qui dit LFI a une stratégie, c'est semer le chaos et ensuite se victimiser. Vous avez un agenda politique, installer le chaos. Qu'est-ce que ça va donner dans les prochaines semaines quand on voit cet affrontement extrêmement virulent fier le gouvernement ? J'ai j'ai du mal à comprendre la stratégie de Sébastien Lecornu.

On voit bien celle de de LFI. On commence par attaquer euh Laurent Nunz qui paraît être le plus agile. Il s'est regoné au cours de la séance. Et on termine par Mathilde de Panot, la présidente du groupe, sachant que c'est le premier ministre qui lui répondra parce que la tradition c'est que le premier ministre réponde au président de groupe. Tout au long de cette séance, Sébastien Lecnu a de plus en plus accusé LFI en disant "On aura bientôt des preuves, ce qui veut dire qu'il ne les a pas encore." Donc quand il parle de planification d'un schéma insurrectionnel où il a les preuves où il les a pas. Donc tout ça paraît un peu confus ou prématuré et en tout cas pas très précis.

Or dans une situation de crise il faut être extrêmement précis et le premier ministre n'a pas donné le sentiment de de l'être. Il a pas énormément parlé des revendications des lycéens du problème du pouvoir d'achat. C'est ce qu'attendent les Français. En revanche, la fille déroule son projet avec les les pastilles qui pourront ressortir sur les réseaux sociaux dans la logique de leur mouvement. Et que ce que je comprends encore moins bien de la part du premier ministre, c'est qu'il dit "Je ne cherche pas à vous interdire." Ce qui aurait pu être la conclusion logique s'il dit qu'il y a une une planification surrectionnelle pour semer le chaos.

en disant souvenez-vous à l'extrême droite, on a aussi eu des attentats ce qui sous-entend qu'on pourrait en avoir du côté de l'extrême gauche. Je ne cherche pas à vous interdire mais à vous combattre dans les ionnes. Mais les c'est pas son sujet. Il est pas candidat à la présidentielle. Son sujet c'est de maintenir la un pays hein qui qui part à feu à essence de de le maintenir dans la sérénité et de faire en sorte que la campagne présidentielle puisse se dérouler et se développer avec des arguments et des visions différentes et identifié que les Français fassent leur choix. Donc le positionnement de Sébastien Lecnu n'est pas extrêmement clair. Donc la confusion est de son côté.

On peut contester ce que dit la fille mais leur vision est claire. Leur positionnement est clair. Celui du Premier ministre malheureusement ne l'est pas. Emmanuel la la position effectivement du premier ministre extrêmement délicate. Il n'est pas candidat en tout cas jusqu'à maintenant pour 2027 et en même temps il doit il est en train de faire de la politique. Il ne gère pas les affaires courantes comme le suggérait Mariev tout à l'heure. Le risque le risque dans ce contexte d'ailleurs dans tout ce contexte qui est chargé émotionnellement et aggravé par la perspective de 2027, c'est de poser des diagnostics rapides et simples sur des choses qui sont extrêmement compliquées.

Quand on commence à regarder, ça ne vaut pas du tout étude hein, les profils des premières comparions immédiates sur des faits soit de pillage, soit de dégradation de de biens publics. On voit que c'est difficile de mettre un qualificatif une case ou euh une étiquette politique sur les personnes qui ont été euh interpellées et ensuite euh pour celles qui ont été condamnées euh euh ayant ayant subi une condamnation. Et s'ajoute à cela en en élément de contexte que on est aussi en pleine discussion budgétaire. La discussion budgétaire s'annonçait épouvantablement compliquée avant les événements et le mouvement et et le mouvement lycéen. Donc voilà.

on peut que partager et d'une certaine manière s'inquiéter de l'état d'esprit de la France et des Français. Et quel impact ça va avoir sur le vote ? Est-ce que ce à quoi on assiste avec une forme de radicalisation du discours de part et d'autre, est-ce que ça peut avoir comme effet de mobiliser les électeurs en fait, de se dire effectivement il va falloir aller voter parce que là l'enjeu est excessivement important quand on radicalise comme ça les discours. Je vais essayer de me faut quand même que je rappelle que d'ici le mois d'avril, il peut se passer énormément [raclement de gorge] de choses. Il y aura une mémoire de cela, c'est évident. Voilà.

Mais si je devais m'avancer, c'est probablement sur cette hypothèse là en fait, c'est que finalement la dramatisation de l'échéance de 2027 risque d'être importante de ce point de vue-là. Ensuite, évidemment qu'on peut penser que le Rassemblement national tire ces marrons parce qu' il a des réponses très très simples, très rapides à tout cela. Maintenant, la mobilisation de la jeunesse peut être un élément clé aussi. D'ailleurs, c'est ce quoi compte beaucoup la France insoumise aujourd'hui. Ariana dit un dernier mot. Oui. Non, mais je Quel impact ça peut avoir effectivement dans l'opinion publique ce type de de d'affrontement politique ?

Moi moi je je pense que ça va contribuer enfin ça contribue à bipolariser entre le la France insoumise et le RN le match. J'ai je j'attends de voir peut-être les premiers sondages. Vous savez à un vous disiez Sébastien Lecornu à un moment a dit je parle de violence urbaine et pas de manifestation lycéenne. C'était le premier le premier clivage. Je vais vous dire un truc personnel. J'ai fait un sondage sur mon Instagram sur violence urbaine ou manifestation lycéenne.

J'ai eu 70 % manifestation lycéne, mon compte Instagram professionnel, je je parle, et 30 % violence urbaines avec des gens qui m'ont écrit personnellement des choses disant que voilà pourquoi je vous dis ça, c'est pour aller dans le sens de la radicalisation euh des des de l'opinion publique en fait. Donc moi je pense que oui euh on va on est en train d'arriver à un match euh LFN hein. Euh un dernier mot peut-être Serge. Oui premier ministre c'est une question gouvernement qu'on a suivi donc sur France info. Quel bilou on voit bien que le gouvernement est dans la difficulté par rapport à ce qu'il va essayer d'éviter ce weekend après ce qui s'est passé le weekend dernier.

Euh qu'il n'a pas forcément les réponses parce que il laisse entendre quand même que il y a eu un certain nombre de ratés. Donc on verra comment les choses se passent. En parallèle, vous avez tout un tas de de sujets qu'on a évoqué qu'il va falloir régler. la discussion budgétaire qui continue, la question de la sécurité qui va se poser. Mais clairement le Premier ministre ne cesse de dire qu'il n'a pas d'agenda politique. S'il y en a un qui a un agenda politique, c'est lui. Il regarde, il regarde les sondages aujourd'hui.

la volonté de disqualifier la France insoumise et comme l'a dit Marie Malouw, on peut on peut après regarder ce que dit et fait la France insoumise mais la volonté de disqualifier pour que le deuxème tour oppose éventuellement Marine Le Pen comme des sondages à quelqu'un du bloc central qui ne soit pas Jean-Luc Mélenchon est en cours mais c'est une politique dangereuse comme on dit quand on sait pas lancer un boomerang parfois il vous revient dans la figure. Merci beaucoup tous les quatre d'avoir été sur ce plateau dans le fil info cet après-midi. Yes.