Jean-Philippe Tanguy : "Les Français voulaient que François Bayrou tombe !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Jean-Philippe Tanguy, ce qui est frappant, c'est qu'ils sont désabusés.
- 2:09OuverteÉludée
Par principe, le Rassemblement National ne censurerait pas un prochain Premier ministre ?
- 2:55RelanceÉludée
Est-ce que vous êtes aussi dans un état d'esprit d'être ouvert à des compromis ?
- 3:36RelanceRéponse partielle
Pourquoi vous ne décrétez pas par avance que vous n'accepterez de discuter avec personne ?
- 5:05RelanceRéponse directe
Est-ce que vous voulez vraiment la dissolution ?
- 5:12RelanceRéponse directe
Est-ce que vous ne la demandez pas pour être sûr de ne pas la voir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« le système des apparentements, c'est ce qu'on a subi aux dernières élections législatives »
- 1:06Invité politiqueFait
« C'est eux qui ont promis aux Françaises et aux Français avant que les Français votent pour eux au deuxième tour. »
- 1:30Invité politiqueFait
« C'était du pipeau ? Bien sûr que c'était du pipeau »
- 2:02Invité politiqueFait
« ça fait 30 ans que pour faire croire qu'ils sont d'accord, ils font des chèques »
- 2:49Invité politiqueFait
« Madame Le Pen fait une lettre avec des propositions concrètes d'économie sur différents sujets »
- 4:46Invité politiqueFait
« C'était la rupture avec le macronisme. Une rupture qui pouvait être de gauche, je le regrette, et une rupture qui était nationale, patriote »
- 6:18Invité politiquePromesse
« on censurera tout gouvernement qui ne rompt pas avec Emmanuel Macron »
- 9:35Invité politiqueChiffre
« on a fait une grande réforme qui fait que sur 1,4 milliard, on va économiser 400 000 euros »
- 10:08Invité politiqueFait
« Édouard Paladur avait un poids politique. Chabrand Delmas avait un poids politique. Lunel Jospin avait un poids politique »
- 13:00Invité politiqueFait
« Il n'y a plus rien qui fonctionne. Tout est au rouge »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy79 %
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- Invité5 %
- Invité 24 %
- Présentateur4 %
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Jean-Philippe Tanguy, ce qui est frappant, c'est qu'ils sont désabusés. En fait, il dit qu'il n'y a pas de solution. Ils ne la voient pas, la solution.
Je les comprends, puisqu'en fait, ils se retrouvent dans un régime qu'ils pensaient ne pas connaître, qu'ils pensaient avoir oublié, c'est-à-dire la 4ème République. Je dois dire que...
Et encore, c'est même pire que la 4ème.
Ça tombe plus vite. Oui, je ne sais pas, la 4ème République avait exactement suivi ce avance dans son agonie, c'est-à-dire le système des apparentements, c'est ce qu'on a subi aux dernières élections législatives, c'est-à-dire des gens qui n'ont rien à voir des gaullistes, c'était nécessaire, c'était à ranger entre eux pour se faire élire dans la plus, moins défavorable des situations. Et puis après, une fois qu'ils ont gardé leur poste, ils disent, ah ben en fait, oui, à part avoir été réélus, on n'a rien à proposer.
Parce que ce que dit la dame, à la fois le fait qu'il n'y ait pas de budget, alors il y avait un budget, mais je comprends qu'elle pense qu'il n'y en avait pas puisqu'il est tellement inopérant, inefficace, qu'on aurait été mieux sans. Et qu'effectivement, il n'y a pas de... Voilà, tous ces gens qui se sont alliés pour barrer la route à Jordan Bardella, en fait, se disent, ben nous, en fait, on n'a rien à voir entre nous, on n'arrive pas à se mettre d'accord. Mais excusez-moi, si on se remet dans l'élection législative de l'année dernière, ces gens avaient dit qu'ils pourraient se mettre d'accord.
C'est eux qui ont promis aux Françaises et aux Français, avant que les Français votent pour eux au deuxième tour. Oui, vous inquiétez pas. Vous parlez du nouveau Fonds populaire, donc il n'y a pas de la France insoumise au Parti de l'Ontario. Non, excusez-moi, même les macronistes, M. Attal, avaient dit, on arrivera à se mettre d'accord avec les socialistes, avec les verts, avec les communistes, certains allait jusqu'aux insoumis, pas tous. Ils ont dit qu'ils allaient trouver des solutions, qu'ils avaient entendu le message des Européennes, du premier tour de législative, que rien ne serait comme avant. Donc c'était du pipeau ?
Bien sûr que c'était du pipeau, parce que ces gens n'ont rien à voir entre eux concrètement. Comment voulez-vous unir des gens comme les verts, qui sont pour taxer le gaz, le flou, l'électricité, interdire la bagnole, mettre toujours plus de contraintes sur les entrepreneurs, interdire les pesticides que les autres veulent autoriser ? Il y a un moment, si vous voulez, le compromis entre l'eau et l'huile n'est pas possible. Donc promettre aux Français, ils ont tout mélangé, ils ont voulu faire une vinaigrette, et puis quand vous laissez reposer, l'eau et l'huile se séparent, et ils n'ont plus rien à voir entre eux.
Donc ce sont des gens qui ne peuvent pas faire de compromis, sauf qu'ils font des chèques aux Français. Donc en fait, ça fait 30 ans que pour faire croire qu'ils sont d'accord, ils font des chèques, et maintenant ils ne peuvent plus faire de chèques, et donc ils ne sont plus d'accord. Louis Dragnel.
Jean-Philippe Tanguy, tout à l'heure Marine Le Pen a dit que par principe, le Rassemblement National ne censurerait pas un prochain Premier ministre, un prochain gouvernement. Par principe, ça veut dire que vous êtes prêts aussi, de votre côté, à un compromis, vous êtes prêts à céder sur quoi ? Si par exemple, Sébastien Lecornu était nommé Premier ministre ?
Non, mais la personne de M. Lecornu, initialement la personne de M. Bérou, quelqu'un de courtois, qui n'était pas sectaire, on a été beaucoup mieux traité humainement par M. Bérou que par M. Barnier.
Ça n'a pas changé son sort.
Non, mais ça fait une belle jambe aux Françaises et aux Français, parce que ce n'est pas la question. Madame Le Pen fait une lettre avec des propositions concrètes d'économie sur différents sujets, et qu'on ne nous répond pas, ce n'est pas qu'on est vexé, que la lettre elle-même soit restée sans réponse. Ma question, c'était plutôt, excusez-moi,
est-ce que vous êtes aussi dans un état d'esprit d'être ouvert à des compromis ? Est-ce qu'il y a des choses sur lesquelles vous êtes prêts à renoncer ? Non, mais je pose la question.
Pendant un an, on a fait des compromis, puisque de toute façon, il ne pouvait pas y avoir de dissolution. Mais aujourd'hui, les compromis qu'on nous demande de faire coûtent plus cher aux Français qu'une solution par dissolution. C'est tout. Il faut dire la vérité aux Français. Moi, quand je retourne en circonception, je ne vais pas les dire aux Français qui ont voté pour moi parce qu'ils ne veulent plus de submersion migratoire, parce qu'ils ne veulent plus donner toujours plus d'argent à l'Union européenne, parce qu'ils ne veulent plus, comment dire, que ce tonneau des danaïdes de la dépense publique continue.
Je ne vais pas leur dire, écoute, vous aviez voté pour le contraire de ce que je vais faire. Je n'ai pas envie.
Éric Nolo. Et moi, il y a quelque chose qui m'échappe dans l'attitude de votre parti, et notre excellent confrère, Gauthier Le Bret, a résumé mon incompréhension. Pourquoi vous ne décrétez pas par avance que vous n'accepterez de discuter avec personne et que vous n'accepterez que un Premier ministre issu de vos rangs ou la dissolution ou la démission ? Parce que là, j'écoute Mme Le Pen qui dit mais nous ne censurerons pas a priori. Donc, c'est vous aussi qui vous accommodez de cette quatrième République, vous êtes reparti pour un tour. Pourquoi vous ne prenez pas une position plus radicale ? Jean-Philippe Tanguy.
Mais notre position, elle est radicale, M. Nolo. C'est juste qu'elle consiste à ne pas tomber dans le piège de M. Macron. M. Macron veut en permanence se donner le beau rôle de l'arbitre des élégances et faire croire que tout le monde est sélectaire sauf lui alors que c'est lui qui veut toujours appliquer sa politique même quand elle est sanctionnée par les urnes. Donc, on ne va pas tomber dans la caricature. C'est-à-dire, quel que soit le choix qui nous est proposé, quelle que soit la politique qui nous soit proposée, on votera contre tout parce que M. Macron pourrait dire « Ah oui, je n'ai pas eu le temps de proposer à Mme Le Pen l'équivalent de Jean-Pierre-Chevénement.
» Mais c'est vrai que je voulais le proposer si elle n'avait pas dit non.
On sait vraiment qu'il faut y avoir une proposition de gouvernement et de politique qui soit conforme à vos voeux. Ça paraît quand même très peu probable.
Pas conforme à nos voeux, conforme à ce que les gens ont voté deux fois aux élections européennes dans les législatives. C'était la rupture avec le macronisme. Une rupture qui pouvait être de gauche, je le regrette, et une rupture qui était nationale, patriote, comme le Rassemblement National. Mais c'est lui qui ne veut pas tirer les leçons. C'est M. Macron qui ne veut pas tirer les leçons. D'ailleurs, on le voit bien si M. Macron est aussi bas dans les sondages, y compris d'ailleurs dans son propre électorat. C'est bien que nos compatriotes, même ceux qui ne votent pas à l'Assemblée Nationale, ont compris qu'ils ne tiraient pas le leçon des élections.
Pour aller un tout petit peu plus loin par rapport à la question qui vient de vous poser, on se pose vraiment la question est-ce que vous voulez vraiment la dissolution ?
Est-ce que vous ne la demandez pas pour être sûr de ne pas la voir ?
Attendez, excusez-nous, on nous a expliqué pendant 10 jours. Non, non, mais je pose vraiment
une question. Moi, je vais vous poser
vraiment une réponse. On nous a dit pendant 10 jours qu'on avait peur de la dissolution parce que Marine Le Pen ne serait plus élue et qu'on n'allait pas gagner et qu'on ne voulait pas le pouvoir. C'est aussi un peu le machiavélisme de carnaval de Emmanuel Macron et je regrette que tous collectivement, je le mets dedans, parfois on cotise, c'est qu'il veut qu'on perde du temps, qu'on commente le moindre détail et que Marine Le Pen a dit peut-être et pas sans doute. Il y a aussi un moment à force de vouloir faire pendant des jours et des jours du commentaire, du commentaire, du commentaire. Il y a un moment où je comprends à chacun pour combler le vide du macronisme.
On se débat dans des nuances qui n'en sont pas. Donc nous, on dit juste qu'on n'est pas des insoumis. Donc si on nous présente quelque chose d'intelligent, on ne va pas le mettre à la poubelle juste parce que ça vient d'Emmanuel Macron de la gauche ou de la droite. Mais on est très clair, tout Premier ministre et Jordan Bardella l'a redit ce matin sur RTL et Marine Le Pen l'a redit après ce matin aussi à l'Assemblée aux quatre colonnes, on censurera tout gouvernement qui ne rompt pas avec Emmanuel Macron. Donc maintenant, c'est Emmanuel Macron de nous montrer s'il sait se réformer lui-même. – Il ne rompt pas avec Emmanuel Macron ? – Oui. – Le macronisme, oui.
– Alors, une question de Paul Lamarre et je dis de Macron. Paul ? – Oui, mais qui a dit qu'on se fait M. Lecornu ? – Allez-y, allez-y.
– Je vais redire, mais en trois mots ce que j'ai dit tout à l'heure, vous n'étiez pas là, on est en train de vivre la chronique d'un échec annoncé. Donc ça, c'est sûr. C'est le jour d'après, moi, qui m'intéresse. Comment vous-même vous anticipez les choses ? Imaginez qu'à l'occasion d'une élection législative, anticipée, à la suite de la dissolution qui sera inéluctable, vous reveniez plus nombreux à l'Assemblée nationale, sans avoir pour autant une majorité absolue. Avec qui, si, Jean-Nard Bardella ou quiconque devient Premier ministre, avec qui comptez-vous gouverner et quelles seraient les premières mesures que vous prendriez ? – Mais, M.
Amara, – Et dernière question, est-ce que vous attendez dans cette éventualité ? Alors, pour le coup, à une vraie cohabitation avec Emmanuel Macron, conflictuelle ?
– Ça, sans doute, avec Emmanuel Macron, sans doute, mais pour répondre à votre question, et c'est aussi le sens de la démocratie, quand on est vraiment démocrate, comme le sont les gaullistes, c'est un échange avec le peuple français. Donc, s'il y a une dissolution, on leur dira ce qu'on leur avait dit l'année dernière dans sa discussion de vérité. Si on n'a pas de majorité absolue, on ne pourra pas appliquer totalement notre programme. Donc, c'est aussi, moi, je le dis vraiment comme je le pense aux Françaises et aux Français, de prendre aussi conscience de l'enjeu et de faire un choix. Ce n'est pas seulement les hommes et les femmes politiques.
Les femmes et les hommes politiques en démocratie, quand on la respecte, c'est-à-dire qu'on n'est pas macroniste, on n'est que le reflet de la volonté du peuple et on est au service du peuple. Donc, si on n'a pas un mandat clair du peuple, on ne peut pas appliquer un programme clair. C'est aussi simple que ça. Mais c'est vrai aussi Général de Gaulle, Général de Gaulle, il prenait la parole, il faisait des interviews pour dire aux Français et aux Françaises une vérité. Et après, les Françaises et les Français disposaient de ce que lui disait le Général de Gaulle.
Et le Général de Gaulle, quand les Français n'étaient pas d'accord avec lui, c'est lui qui partait et il ne faisait pas le contraire de ce qu'il avait dit. Je sais que ça peut paraître une révolution, une espèce de retour à la Ve République des origines, mais il n'y a pas de solution pour affronter les crises. Quelqu'un l'a dit, pour affronter l'international, la crise migratoire, rétablir les finances de la France, réindustrialiser, reprendre le contrôle de notre souveraineté énergétique, rebâtir l'école, le nombre de défis considérables qu'il y a imposent que le corps électoral français fasse un choix clair.
J'espère que ce sera le choix clair du Rassemblement National, mais s'ils font un autre choix, je le respecterai.
M.D. Weintrum ? Donc, après nous avoir dit les compromis coûtent plus cher qu'une dissolution, vous vous apprêtez à nous dire les compromis coûtent plus cher qu'une démission du président de la République ?
Oui, aujourd'hui, oui. D'accord.
C'est parfaitement clair.
Non, mais aujourd'hui, aujourd'hui...
Ce n'est pas du tout le discours de Marine Lefez, en tout cas sur la forme.
Mais si, parce que, si vous voulez, on ne peut pas... Prenons Mayotte. Quand vous avez, par exemple, évidemment, la tragédie qu'a subi Mayotte, le gouvernement nous propose des lois d'urgence pour faire que les choses soient moins pires à Mayotte. Bon, les insoumis ont un retour au fusée en bloc pendant qu'il y a des gens qui sont dans des décombres. Bon, ben, on ne va pas dire non. Oui, parce que là, c'est un compromis qui peut être utile. Par contre, si on nous dit, écoutez, pour l'aide médicale d'État, on a fait une grande réforme qui fait que sur 1,4 milliard, on va économiser 400 000 euros. Excusez-moi, ce n'est pas un compromis, c'est prendre les gens pour des cons.
Sur les épaules non des premiers ministres qui sont évoqués, Sébastien Lecornu, Gérald Darmanin, Yael Broun-Pivet, lesquels vous cochez d'emblée ? Auxquels vous dites non ?
Je vais vous dire, franchement, ce n'est pas un problème de personne pour deux raisons. Une raison désagréable. Je ne me lève pas en me disant qu'est-ce que je suis intéressant, qu'est-ce que les gens mènent. Visiblement, eux, oui. Ces individus n'ont pas de poids politique. C'est une réalité. Édouard Paladur avait un poids politique. Chabrand Delmas avait un poids politique. Lunel Jospin avait un poids politique. Donc, quand ils étaient appelés à un gouvernement, ils venaient avec des troupes. Bon, ben, eux, ils n'ont pas de troupes. Donc, il n'y a pas de quoi... Ça n'existe pas. Ce sont, comme moi, des figurants de la politique. Vous voyez, il faut peut-être arrêter d'avoir un menon.
Et puis, il y a des gens qui ont un poids politique qui représentent qu'on des troupes. Marine Le Pen, Jordan Bardella, Jean-Luc Mélenchon. Ça, c'est des gens qui ont des troupes. C'est-à-dire que si vous les appelez à un gouvernement, ils ont un poids politique qui représente quelque chose dans le pays. Donc, il faut que ceux qui appartiennent au second, troisième, quatrième cercle, voire ici, le cinquième cercle de la politique... Rim, bam, boum ! Arrive... Comment le tienne, vous ? Comment ? Je ne sais pas le sujet. Entre le troisième et le quatrième, je suis loin, moi.
Olivier Faure du PS dit qu'il faut une cohabitation. Qu'est-ce que vous en dites au Rassemblement National ?
Une cohabitation ? Là, c'est pas... C'est une solo question, là, M. Faure. Puisqu'il retourne à la niche, c'est tout petit. C'est dans une toute petite niche où il y a le macronisme à 10% et il y a les socialistes entre 1, 2 et 5, les bonjours. Donc, voilà. Donc, ce sont des gens qui estiment que le pouvoir leur appartient de droit parce qu'ils ont fait de très, très grandes écoles avec un très, très beau diplôme et un tampon en bas en expliquant qu'ils ont le droit divin, le droit de gouverner, même quand ils font 5%. Bon.
On vous sent fatigué ce soir ? Non, je suis un peu en colère.
Non, mais c'est vrai, je suis un peu en colère.
Le travail parlementaire est arrêté, là, de toute façon.
Non, mais moi, je... Non, non, mais il y a des gens, beaucoup de parlementaires de toute obédience qui travaillent dure sur le terrain au Parlement, contrairement à ce qu'a dit M.
Bérou, mais c'est surtout, si vous voulez, moi, je vois mon pays que j'aime en très grande souffrance avec un peuple qui est excédé et un petit monde politico-médiatique auquel j'appartiens totalement et moi, je m'inclus totalement dedans qui parle d'un monde qui n'existe pas, voilà, d'un monde où on pourrait gouverner avec des socialistes qui représentent plus grand-chose et dont plus personne ne voulait et les macronistes qui sont au bout du bout et en fait, pendant des années, moi, je me suis demandé quand j'étais étudiant en histoire, je me suis demandé comment la 4ème République avait été possible.
C'est-à-dire que je me suis toujours interrogé sur comment des gens qui étaient aussi individuellement intelligents, même si on n'est pas d'accord, M. Blum et bien d'autres, individuellement intelligents, les gens collectivement avaient pu être aussi bêtes et se ridiculiser autant juste pour garder le pouvoir et en fait, je suis en train de comprendre ce qui s'est passé pendant la crise algérienne et tout ce... C'est-à-dire que tous ces gens sont, juste pour ne pas perdre le pouvoir et ne pas accepter ce que veulent les Françaises et les Français, sont prêts à faire n'importe quoi et user les institutions, user la République jusqu'à ce que la République soit au bord de la rupture.
Un dernier mot. Je rappelle que la 4ème République, c'était très concret, la 4ème République était au bord de la rupture à l'époque, l'équivalent du FMI était prêt d'intervenir et qu'il a vraiment... On s'est vraiment mis au gouffre, au bord du gouffre avant d'appeler le général de Gaulle. Et là, on est pareil. Tout le monde sait que ce système ne fonctionne pas. Vous l'avez dit, vous l'avez dit. Tout le monde le dit. Tout le monde sait que ça ne fonctionne pas. On est complètement ruinés. On ne sait plus gérer la submersion migratoire, le système de santé, le système scolaire. Il n'y a plus rien qui fonctionne. Tout est au rouge.
Moi, quand je faisais aussi mes études, on me disait bon, ce n'est pas terrible, mais au moins, il y a le nucléaire. Pour ça, on ne l'a plus non plus. Donc, en fait, tout est au rouge. Tableau et son. Avec des inquiétudes pour demain. Et la seule question de ces gens, c'est comment...
Grande inquiétude pour demain,
le 10 septembre, sur le mouvement de bloquant tout. Moi, je n'ai pas d'inquiétude quand les Françaises et les Français se mobilisent. Et voilà, je souhaite qu'il n'y ait pas de violence. Je souhaite qu'il n'y ait pas d'infiltration des black blocs et d'extrémistes qui manipulent la colère populaire pour faire n'importe quoi. Mais moi, je ne vais pas m'inquiéter que des gens qui travaillent, qui paient mon salaire, faut-il le rappeler ? Parce que je rappelle un certain nombre de femmes et d'hommes politiques que leur salaire est payé par les gens qui bossent et qui vont manifester. Donc, pas de violence, pas de blocage. Mais bon, il faut quand même une fois de plus rester à sa place.
Et ce n'est pas aux hommes politiques de décider de oui, c'est bien d'aller manifester ou ce n'est pas bien.
Jean-Philippe Tanguy