ALEXANDRE ALLEGRET-PILOT : LA MORT SUR ORDONNANCE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
dans la loi si vous êtes unier c'est considéré comme une mort naturelle il y a aucune argumentation pour ça il y a aucune argumentation recevable si ce n'est de se dire je n'assume pas mon projet je n'assume pas de dire les mots qui sont associés à mon projet parce qu'ils peuvent choquer et s'ils choquent et bien mon projet n'aboutira Bonjour à tous et bienvenue dans un nouveau grand entretien. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Alexandre Allégré Pilot, député UDR du gare depuis juillet 2024, afin de parler de la loi sur la fin de vie, mais également pour revenir sur l'affaire Quentin. Bonjour Alexandre Allégréot.
Bonjour. Et tout d'abord, l'Assemblée nationale s'est prononcée ce mercredi 25 février sur la création d'un droit à l'aide à mourir. De quoi s'agit-il concrètement ?
Alors, c'est une loi imprprement parlée euh loi sur l'aide euh à mourir. Il s'agit en réalité d'une loi qui introduit l'euthanasie et le suicide assisté d'autres corpus législatifs. Donc l'euthanasie, c'est la capacité à demander à ce qu'un tiersce personne vous injecte une substance létale, une substance mortelle.
Et le suicide assisté, c'est la capacité que je qu'une personne puisse demander à bénéficier de cette substance qu'elle s'autoadministrerait. Voilà les deux dispositifs qui ont été votés à l'Assemblée nationale et à mon sens on n'est pas dans une aide à mourir puisque par définition une aide à mourir euh premièrement c'est quand on aide quelqu'un à faire quelque chose c'est qu'il est déjà en train de le faire et donc il y a une on apporte un concours supplémentaire une action qui est déjà en cours par exemple qu'on aide quelqu'un à s'asseoir il est déjà en train de s'asseoir il fait l'effort de s'asseoir et puis on parle aussi beaucoup de fin de vie mais encore une fois c'est totalement impropre puisque il n'y a pas de définition de ce qui est la fin de vie quelqu'un est en fin de vie mais en fait nous sommes tous en fin de vie à partir du moment où nous naissons. La la définition de ce curseur est hautement subjective.
Et dans quelles conditions cela peut-être proposé aux patients ? Alors là, actuellement, on a un texte qui est parmi les plus permissifs au monde, si ce n'est le plus permissif au monde puisqu'il prévoit euh le fait de d'être concerné par une maladie dite grave et incurable en phase terminale ou avancée et de ressentir des souffrances. Alors ça paraît ça paraît évident comme ça et c'est tout ce qui se cache systématiquement dans ce texte que ce soit dans le titre ou dans les différents les différents article je donner un exemple tout simplement tout simple maladie grave c'est c'est très subjectif maladie grave maladie incurable il y en a un nombre considérable qui en pense pas forcément mais prendre la schizophrénie vous pouvez prendre certain beaucoup de d'affections de longue durée vous pouvez prendre le nanisme peut être considéré comme une maladie Donc c'est c'est une une condition médicale comme on dit en anglais, c'est une maladie euh grave, incurable, qui engage le pronostic vital puisque ça affecte l'espérance de vie.
Et je pense que on peut considérer que certains ressentent des souffrances ou en tout cas l'ont déjà formulé certains dess personnel. Donc vous voyez, ça couvre un nombre de choses considérables de façon extrêmement floue et volontaire. par exemple, il faut être en phase terminale.
La phase terminale, c'est juridiquement défini. Donc là, on a une définition. Il faut être on peut être aussi en phase avancée et phase avancée.
Le gouvernement lui-même a fait un petit exercice. Il a sollicité une expertise auprès je crois de la haute autorité pour la santé de la santé qui a commencé faire en en France solliciter un comité d'experts et cetera qui ont essayé de définir on dit on peut pas définir aujourd'hui ce qui est une phase d'avancée. Donc à partir du moment vous cré une règle dont vous n'êtes pas capable de définir les termes et bien vous mettez ce que vous voulez dedans un moment un autre.
Donc on voit bien que c'est quelque chose d'extrêmement permissif en réalité. où vous pouvez dans dans lequel vous pouvez mettre par exemple enfin peuvent être éligibles par exemple ce qu'on appelle les éligibles aujourd'hui des déficients mentaux euh typiquement euh des dépressifs graves typiquement donc vous avez quelque chose d'extrêmement extrêmement large. Et justement ce texte marque-t-il selon vous un élargissement du champ de l'euthanasie ?
Est-ce que il est risqué d'instaurer un libre choix entre suicide assisté et euthanasie ? Alors, il y a plusieurs éléments. Premièrement, l'euthanasie en France est encore à ce jour, bon une fois que la loi sera publiée, c'est différent mais interdite.
Ce stade, il y a pas de tanasie. On a déjà un dispositif qui est sous-exploité, qui est méconnu et qui s'appelle le dispositif de sédation profonde et prolongée. C'est dispositif qui a été introduit par la loi Cless Leonetti et qui est souvent en fait méconnu.
C'est-à-dire que quand les gens s'expriment sur la loi euthanasie, ils font référence en fait à l'utilisation des dispositifs qui qui existe déjà et qui est mal exploité. Hm hm. Il y a vraiment une méconnaissance terrible là-dessus.
Donc euh à ce titre-là, cette loi forme une rupture. Et c'est pas moi qui le dit. Euh il suffit de regarder déjà ce que disait Robert Binter en 2008 qui a été sollicité dans le cadre de la commission pour la loi Leonetti, donc la loi sur la sédation profonde et prolongée.
Et il expliquait à propos de la capacité à recourir à l'euthanasie que aucune démocratie ne peut retirer la vie même à la demande de la personne en question. C'est Robert Batt qui dit à supposer que son un argument d'autorité sur ce sujet. Beaucoup de personnes aiment le faire parler postmem.
La vidéo est disponible, vous pouvez la trouver facilement sur internet et il était limpide. Donc c'est une rupture même démocratique d'après Robert Badter. D'après Robert Banter à partir de demain, à partir du vote en tout cas par le Sénat, nous serons plus dans une démocratie.
Ça engage ça engage les affichionnados de de Robert Bonter. Ça c'est un point sur la la notion de démocratie. Et puis la question que vous m'avez posée, c'est est-ce que le fait d'avoir à égalité le la possibilité de recourir au suicide assisté ou à l'euthanasie, c'est risqué à des conséquences particulières dans le dans le la loi qui a été initialement présentée ?
Ça ça fonctionne toujours comme ça par qui est il était prévu que euh le suicide assisté était la règle, que l'euthanasie était l'exception. C'est-à-dire que si moi en tant qu'individu, je veux me suicider, un je peux le faire tout seul. de si je veux me suider mais que je veux être dans le cadre assisté qu'on qu'on me délivre une substance létale pour que je souffre moins que soit plus efficace et cetera, alors donc dans la mesure où je suis capable de me de me de me délivrer moi-même la substance alors je dois le faire de prioritaire et que l'euthanasie c'estàd forcer quelqu'un en fait un tiers ou la société à m'injecter ses substances doit être de façon une solution subsidiaire et là maintenant ça devient une condition alternative que c'est une c'est deux options qui se valent l'une comme l'autre.
Et je pense que ça en dit long parce que on a une conception qui est que la société est en fait au service du choix de l'individu et donc qui le le droit à l'aide à mourir entre guillemets qui est le droit à l'euthanasie enfin et à la mise à mort sur demande en fait euh cré est une créance. C'est-à-dire que j'ai la j'ai une créance envers la société, je peux lui demander ça et la société doit se mettre en mesure de me l'appliquer à ma demande. Alors aujourd'hui, on a quel on a des conditions donc de maladie comme j'ai pu expliquer.
On a des conditions de souffrance qui sont qui peuvent être psychologiques. On peut avoir une souffrance, c'est la différence avec la douleur. La douleur c'est physique, la souffrance c'est psychologique.
Il n'y a aucune raison à terme de maintenir ces conditions parce que moi je peux très bien vous dire que par définition si je demande à mourir pr c'est que je souffre a priori. Et pourquoi ce ce serait accessible qu'il y a des personnes qui sont en phase avancée même si c'est pas défini d'une maladie incurable sachant que la vie est une maladie incurable. Donc il n'y a aucune raison une fois qu'on a qu'on a validé cela qui est dans dans des termes extrêmement lâches lâche au sens flou de ne pas aller jusqu'au bout de la réflexion.
Et c'est totalement assumé par les promoteurs de ce texte en réalité. Ah bon ? Oui, c'est totalement assumé.
Le but c'est d'élargir au maximum étape par étape dans une dans la dans la dans le raisonnement qui est que l'homme est la mesure de toute chose et doit avoir la main permanente sur son destin quand bien même ça nécessite de recourir à d'autres hommes pour cela. C'est ça qui est intéressant parce que le l'autonomie c'est aussi soi-même, c'est être capable de faire les choses. La puissance être capable de faire les choses soi-même, de prendre les décisions quand on est en mesure de les prendre et en tout cas de les de les mettre en exécution et pas quand on est plus en mesure et qu'on doit imposer autrui à agir là-dessus.
Euh donc ça c'est une c'est aussi une rupture à ce titre-là. Je dirive un peu. Vous voulez que je je précise certains points ou non ?
Je voulais juste rebondir donc selon vous, les conditions pour cette aide à mourir vont être de plus en plus larges et [grognement] en fait on va vers un vraiment un vrai danger pour la société si on parle simplement de souffrance pour demander cette aide. Alors le texte à ce stade est déjà extrêmement permissif, mais il a en lui tous les ferments qui vont pousser vers un élargissement par cliquer. Il y a rien qui qui peut protéger justement.
Non, il y a plus honnêtement j'ai j'ai beaucoup réfugié sur texte. J'avais pas un priori extrêmement bloqué là-dessus. J'étais prêt à accepter du coup à voter en faveur quasiment de ce texte sous réserve d'avoir vraiment des gardes fous.
Et contrairement à ce qui est annoncé dans tous les médias avec des éléments de langage extrêmement bien préparés, loi d'équilibre, garde fou, protection, la dignité, concept exceptionnel he qu'on utilise quand ça arrange, on pour en reparler. On va enler contrairement à tout ça, quand on regarde le texte et toutes les personnes qui se penent sur le texte, une fois qu'elle passe une petite heure, 2h dessus, qu'elle discute par exemple avec quelqu'un qui travaille en soins palliatifs principaux concernés hein, qui ont un peu d'expérience là-dessus et qui ont un avis clair, l'ordre des médecins qui a un avis clair et cetera. Tout un chacun comprend très vite les dangers de ce texte.
C'est un texte qui est fanatique euh et qui qui est très très dangereux. Euh et donc moi, j'ai essayé de le recadrer comme beaucoup de collègues hein l'UDR notamment avec un nombre d'amendements considérables. J'ai déposé, je sais pas au total, peut-être 80.
Euh ils ont tous été rejetés alors que euh voilà, mettons, vous n'avez pas lu le texte forcément en détail, je vais vous dire simplement avant de tuer quelqu'un parce que c'est ça l'uthanasi hein, c'est mettre quelqu'un à mort avec son accord. Euh on va vérifier quand même que cette personne en question a son discernement. pas complètement délirant, c'est qu'elle est capable de prendre des décisions et donc on va demander l' vie quand même d'un psychiatre.
A priori la personne compétente en France, la profession qui permet d'évaluer le discernement, c'est la psychiatrie. Oui, ce sont les psychiatres. Ça a été rejeté.
On va demander le contrôle peut-être d'un juge pour être sûr que la procédure est respectée avant de mettre la personne à mort. Ça a été rejeté. Euh, on va permettre peut-être aux proches s'il tentent que la personne fait l'objet de pression, faire un recours avant que la personne s'amuse à mort.
Ça a été rejeté. On va demander au médecin de vérifier systématiquement que la personne a son discernement, ça a été rejeté. On va prévoir une procédure spéciale pour les personnes sous tutelles.
C'est des personnes qui ne sont pas capables de signer un chèque mais qui sont capables de décider de recourir à l'euthanasie au suffici d'assister. Faut m'expliquer. On va prévoir un délai minimal de 2 jours entre la demande réitérée et la l'injection de la substance mortelle 2 jours.
D'accord ? Pour changer d'avis. Aujourd'hui, vous achetez en ligne, faut voir le droit de la consommation, mais vous achetez un micro-ondes en ligne pour 500 €.
Vous avez combien de jours pour changer d'avis ? 14. Donc, on protège plus le droit du consommateur que le droit de la vie.
Aujourd'hui, vous achetez un appartement, vous avez un acheteur, un vendeur, vous avez un vendeur, un acheteur. L'État vous force, vous force he à passer par un notaire pour vous assurer de la véracité, du respect des différentes règles parce que ça a un impact important sur le droit de la propriété parce que ce sont des montants aussi importants. On est obligé de passer par un notaire pour vérifier tout ça. dans la dans la la procédure impopprement appelée de fin de vie, c'est le médecin même qui injecte qui doit être le garant de la procédure.
Bon, on a vu dans l'actualité ces derniers mois des dérives de la part de certains médecins. Les médecins ce sont des individus comme les autres. Ils sont faillibles.
Personne n'est parfait. Là, il y a pas de contrôle. Euh c'est c'est open bar.
Moi, j'ai j'en ai listé quelques-unes, hein. Mais c'est vraiment c'est vraiment open bar. Euh qu'est-ce que vous avez d'autre dans les dans les amendements qu'on avait déposé ?
On doit on a proposé de vérifier que la personne ne faisait l'objet d'aucune pression parce que vous savez, il peut avoir des enjeux d'héritage quand même. Parfois, on se sent neutro, on dit qu'on pèse pour la famille comme disait Paul Ricker, en fait, on les ces personnes, on les pousse, on peut les pousser et donc plus la porte est facile à ouvrir, plus elle risque de de les saisir. Euh, ça a été rejeté.
Alors que dans notre pays, hein, 800000 personnes âgées font l'objet d'abus de faiblesse par an. C'est gigantesque, vous voyez. Donc vérifier que la personne âgée ne fait pas l'objet d'un abus de faiblesse.
Rejeter, avoir l'avis du médecin traitant de la personne parce que là n'importe quel médecin pour pratiquer. Rejeter alors que l'accès au dossier médical est parfois éparpillé, quoi qu'on en dise, que vous avez 600000 schizophrènes. 600000 schizophrènes, 1 % de la population dans votre pays.
Donc les conséquences même s'il se matérialiseront pas toutes, sont gigantesques. Et à terme, ce sera bon entre 3 et 10 % des décès. Ça paraît anodin comme ça, mais c'est énorme entre 3 et 10 % des décès.
Et surtout l'autre point, si vous voulez, le contrôle du juge ou le contrôle du respect du dossier. Moi, j'ai j'ai posé un amendement il a quelques quelques semaines, je l'avais reposé pour dire on vérifie que la procédure est respectée au moins avant d'injecter la substance létale. Ça m'a été rejeté sur un fondement totalement ahurissant.
Mais combien de personnes sont mortes et après sont revenus disant finalement j'étais pas d'accord, finalement une erreur, je me suis trompé. Bon, c'est irréversible. C'est irréversible alors que l'achat l'achat de votre de votre micro-ondes, il est réversible pour et donc ça doit amener à la plus grande prudence.
C'estd que si vous avez de telles conséquences, c'est binaire. C'estàd que mort c'est absolu. Vous ne pouvez pas vous permettre d'avoir un doute.
C'est un c'est un vêtement très pascalien. Si vous lisez les pensées de Pascal, il applique ça à la vie éternelle. Vous pouvez appliquer à la mort de façon très très claire.
Appement, vous avez un doute, vous ne pouvez pas donner la mort. Dans ce cadre-là, moi j'ai posé des amendements pour essayer d'écarter systématiquement tous les doutes potentiels. Et la réponse était à chaque fois non, si la personne a mis un avis, il faut l'appliquer, il faut que ça évite.
Mais pourquoi il faut que ça évite ? Il y a pas de raison parce qu'il y a de la souffrance. Mais la souffrance c'est déjà la loi préexistante, la loi qui permet de donner la mort si c'est comme but pour but premier de soulager la souffrance.
La mort en tant de conséquence. qu'on arrive à des à des à des incohérences totales. Euh je sais plus c'est c'est quoi votre question ?
Je sais plus où j'en étais sur le sujet. Je suis tellement dedans si vous voulez. Euh oui, on a on a un petit peu dérivé mais je voulais encore une fois rebondir.
Les Français à l'extérieur de l'Assemblée, ils en pensent quoi de cette loi ? Alors plusieurs choses. Vous avez deux catégories.
Vous avez la catégorie qui est la majorité à mon avis qui a fait l'objet qui a subi une une propagande médiatique depuis 10 20 ans et qui a internalisé intériorisé les éléments de langage et qui lorsqu'on demande est-ce que vous voulez mourir dans la dignité disent oui. Bah oui, mais qui ne veut pas mourir dans la dignité ? Bien sûr.
Donc il y a en fait un tout un travail de terminologie qui a été fait euh avec trois exemples qui reviennent tout le temps qui sont des exemples qui n'ont rien à voir avec la loi en question mais qui peuvent bénéficier de la loi préexistante euh où on n pas parle d'achatement thérapeutique. Alors ça n'a rien à voir. L'achandonement thérapeutique est interdit je pense.
Donc on a on a un flou qui a été savamment entretenu le tout dans une valise terminologique très intelligente mourir dans la dignité. Donc évidemment, 85 % des Français veulent mourir dans l'indignité. Le reste sont des Français qui ont lu le le texte de loi et qui ont compris un peu la magouille derrière et qui s'y oppose.
Ça c'est le premier point. Deuxième point, c'est qu'est-ce qui se passe quand on va voir les Français cette fois-ci avec le texte et pas juste quand on leur dit "Est-ce que vous voulez pour vous êtes pour mourir dans la dignité ?" Ah oui, je pour mourir dans la dignité.
Par contre, c'est leur dit, "Est-ce que vous pensez que le la personne qui est fragile mentalement, qui est fragile économiquement, qui est fragile socialement parce qu'elle a plus de famille, est-ce que vous pensez pas qu'elle a un risque d'être poussé un peu à utiliser ça tout de suite il réfléchit différemment. Quand on pense à soi-même qu'on est un bourgeois du 6e arrondissement de Paris, euh on pense pas de la même façon quand on pense à autrui euh et qu'on se revendique de gauche notamment. Et quand on va chercher les personnes en question et qu'on leur pose la question leur montrant le texte en disant quelles sont les dérives potentielles ?
Qu'est-ce que vous mettrez comme garde fou ? Et bien là, il y a une étude qui a été qui a été faite qui est très intéressante par Fondapul. Et les résultats sont totalement différents, totalement différents.
Les gens comprennent, les gens savent. une fois qu'on leur dit la vérité. Mais ça ça prend un travail qui va au-delà de tout ce qui a été fait en communication jusqu'ici.
Communication a tout débordé et ça ça rend les choses ça rend les choses impossibles. Par exemple, je vous donne un exemple tout simple. Une fois que vous donnez ça, les gens comprennent.
En France, on a 100000 tentatives de suite par entre 100 et 150000 mettons 100000 pour avoir de pass essentiellement des alors sur représentation des tentative chez les femmes, chez les jeunes femmes notamment euh mais on a 10000 suicides. Voyez le ratio à peu près 1 pour 10 essentiellement des hommes pour le coup. Demain, si l'euthanasie fid assister est accessible à tous, pourquoi il n'y aurait pas 100000 suicides pour le coup ?
Parce que là sur les sur les 100000 qui ont tenté, il y en a 10 qui ont réussi. On va dire qu'il y en a 80, il y en a 80000 qui ont changé d'avis à peu près. Et dans les 10000, peut-être qu'il y en a 10000 qui auraient changé d'avis aussi, hein.
Euh donc euh la il y a pas de deuxème chance. Voilà, il y a pas de deuxième chance. Et donc il faut se donner les moyens de tout de balayer tous les doutes, ce qui n'a pas été le cas et ce qui me semble ce qui me semble terrible terrible.
Euh et donc une fois que vous expliquez ça au aux gens, bah ils comprennent évidemment. Ils comprennent évidemment. parce qu'ils sortent de la de de leur propre point de vue de façon très très égoïste.
Moi le premier, moi le premier, on se dit je ne veux pas voir ma propre déchéance, je ne veux pas souffrir, je ne veux pas ma propre déchéance et je refuse en fait, j'ai cette tendance en tout cas à refuser la courbe naturelle de la vie qui est une belle courbe comme ça he qui est une courbe comme un soleil si vous voulez quoi et et parce que j'ai peur de la mort. J'ai une peur panique de la mort parce que notre société s'est beaucoup éloigné de la nature en général et de la mort en particulier que je n'ai plus de rite associé à la mort que j'ai que j'ai plus tout ça et donc c'est en fait au bout d'un moment jeen suis tellement éloigné que c'est enfin j'en ai tellement peur que j'ai plus aucun contact avec elle et je veux surtout pas de contact avec à tel point que je veux que ce passage ne soit pas le passage tel qu'il doit être entre guillemets si c'est une conception des choses et que je ne supporte pas aujourd'hui. Aujourd'hui, attention, l'image de moi-même comme garbère, je ne peux pas supporter ça.
Ça ça m'est extrêmement douloureux et ça m'est tellement douloureux que le mois d'aujourd'hui préférerait que le mois de demain soit tué avant d'être à cette étape là. Maintenant, ça c'est vraiment très très égoïste parce que j'ai les moyens, parce que je suis bien entouré et cetera et cetera. Maintenant, quand on l'applique au reste de la population ou à la majorité de la population et surtout quand on se prétend de gauche et qu'on dit que les gens font l'objet notamment les pauvres d'un système totalement oppressif qui les empêche de décider par eux-mêmes et que bah si telle personne a volé une pomme en fait c'est parce qu'elle n'avait pas le choix.
Si telle personne a battu telle personne, c'est parce qu'elle n'avait pas le choix. Parce que un système d'oppression sociétale, insupportable, patriarcal, capitaliste, vous mettez tous les adjectifs que vous voulez. mais que par contre elle dispose de son libre arbitre pour se donner la mort.
Je pense que ça va pas être défendu de façon sérieuse. Je pense si on a un petit peu de considération pour ces concitoyens les plus vulnérables, on peut pas considérer cela. Enfin, on ne peut pas dire ça.
Et c'est étonnant de voir que les lfistes, les macronistes ont voté en bloc pour un texte qui va à l'encontre en fait de ce qu'ils sont censés défendre. En tout cas, chez les Listes, c'est flagrant. Chez les socialistes, j'en parle même pas.
Mais chez les Listes, c'est clair, il y a un gros gros problème de cohérence. Donc ça c'est c'est un vrai c'est une vraie difficulté, mais quand vous l'expliquez aux gens, ils comprennent. Mais on n' pas le temps d'expliquer, on n pas les moyens surtout d'expliquer à chaque personne tout ça, ça prend des heures et des heures.
Faut faut se se payer toute la loi. C'est extrêmement complexe parce que surtout le travail qui a été fait avant en terme de communication a mis des des œillères aux gens et donc vous arrivez pas à pénétrer leur réflexion parce qu'ils sont pas enfin beaucoup ils ne sont pas dans cette approche de l'esprit critique de OK voilà le problème voilà les différentes options et cetera et cetera. Non moi je vais mourir dans la dignité et c'est mon choix donc je peux te l'imposer.
C'est mon choix donc viens me piquer. C'est c'est ce genre de raisonnement là. Mais donc ça vous a pas étonné quand Éric Coquel a rejeté votre amendement que vous avez déposé le 12 février dernier ?
Alors il m'a donné un rejeté 34 euh OK c'était sur c'était sur quoi celui ? Bah le dernier c'était justement sur les consommateurs et l'achat d'un micro-ondes. Oui oui c'est voyez c'est ridicule.
Enfin, on est à un stade où on se dit "Non, il faut il faut que ça aille vite, il faut que la mort aille vite, mais la conséquence est telle que ça ne peut pas aller vite ou en tout cas il faut garantir tout, il faut tout garantir, ce qui n'est pas le cas. Vous pouvez pas ne pas euh rendre obligatoire la vie d'un médecin traitant, c'est pas possible." Mais vous voyez tout ça ça pose énormément de questions.
C'est un sujet passionnant. Ça pose énormément question. Moi je vais vous donner un exemple tout simple, un peu un peu caricatural mais vrai.
Euh pour ceux qui ont fait un peu de droit administratif, on a la jurisprudence du Conseil d'État de 1995, morant sur Orge. Je sais pas si vous dit quelque chose mais c'est on a interdit euh quelque chose qui marchait très bien à l'époque et ça fait des malheureux euh le lancer de nains. Voilà, donc il y avait des compétitions, des spectacles de lance, donc il y avait des personnes de petite taille voilà qui étaient saisies par des d'autres personnes et il fallait les jeter le plus loin possible.
Et tout ça était euh un spectacle, les gens payaient l'entrée et cetera. Donc il y a des des nains. Donc c'était la profession.
Cit la profession. Il y a eu des des débats notamment avec Mimati qui dit trouvait ça indigne. Il dit moi si j'avais la chance d'être détracteur OK mais là j'ai je fais ce que je peux et ça me plaît.
Bon soit et on a décidé que la c'était enfin on a décidé non le Conseil d'État a interdit les spectacles de lancé de Nord parce que c'était contraire à dignité humaine. OK. Pourquoi pas ?
Oui, ça s'entend. Un élément de notre corpus juridique, c'est contrat à l'unité humaine de se faire lancer. Par contre, en France, vous pouvez vous prostituer sans aucun problème.
Ça c'est pas contre l'adité humaine. Voyez déjà bon tout ça peut plus à débat. Aujourd'hui, comme je vous l'ai dit, le nanisme pour certains découle d'une maladie grave, incurable qui engage le pronostic vital qui peut générer des souffrances importantes.
Vous avez rempl des conditions pour l'euthanasie. Donc aujourd'hui, au nom de la dignité humaine, vous êtes un. Vous pouvez pas vous faire lancer mais vous pouvez vous faire éasser.
Vous voyez, c'est quand même incroyable. Donc moi, mes amendements ont été rejetés sur ce genre de choses. Je trouve ça pas normal.
Et je trouve que cette loi en fait pose un problème de cohérence dans notre corpus juridique global de fraternité. C'est pas une loi de fraternité par définition. C'est pas une lo fraternité.
On nous parlait d'une loi d'humanisme mais l'humanisme c'est la protection de la vie. On nous parle de soins. Alors dans la loi, la loi c'est la loi, c'est une loi célérate parce que les mots trahissent sont en trahison complète avec ce qu'il décrivent.
Si vous regardez dans les dictionnaires ce qui a un soin, un soin c'est pour soulager des douleurs, pour soigner au sens de curatif ça pas 15 limiter la propagation d'une maladie. Donner la mort ne veut pas être mais les ça c'est magnifique c'est dans la loi on va donner définitions qu'on veut. Donc on va appeler ça un soin.
Et au bout d'un moment, dans 15 ans, les Français considéreront ça que c'est un soin. Considérons que c'est un soin puisque ce qui puisque quand vous maîtrisez le langage, vous maîtrisez la pensée. Alors il y a des régimes totalitaire qui ont essayé et qui l'ont fait.
Mais en fait c'est un peu ce qu'on fait là. C'est un peu ce qu'on fait là. C'est un soin.
C'est pas un soin. C'est pas grave. Je je vous dis que le feu mouille le feu mouille.
Je vais le répéter 253 fois. Au bout d'un moment vous allez croire que le feu mouille. Donc ça vous considérez que c'est un soin.
Typiquement autre exemple de cette tartu frit phénoménale qui est ce texte. On parle d'une mort, il faut la qualifier juridiquement. On la qualifie.
Bon, le suicide c'est considéré comme une mort violente. Légalement, le suicide est considéré comme une mort violente et non naturelle. Ça peut se débattre.
Donc là aujourd'hui, vous allez vous pendre, je vous souhaite pas, vous allez vous pendre, c'est considéré comme mort violente et non naturelle. Vous passez par le suicide assisté ou l'euthanasie. C'est pas très naturel.
A priori, je vous donne une substance mortelle dans un système institutionnalisé. Oui, évidemment. Ouais.
Voilà. Et bien, il a été écrit noir sur blanc dans la loi que c'est une mort naturelle. Donc voyez, c'est le feu mouille.
Je le dis 23 fois et au bout d'un moment ça va passer. C'est pas une mort naturelle par définition. Et donc moi, il y a un seul de mes qui est passé l'année dernière, c'est celui qui disait "Ce n'est pas une mort naturelle." Voilà juste ne ment pas.
Et bien il l' c'est il est je l'ai reperdu cette année. Donc dans la loi si vous êtes unier c'est considéré comme une mort naturelle. Il y a aucune argumentation pour ça.
Il a qu'une argumentation recevable si ce n'est de se dire je n'assume pas mon projet, je n'assume pas de dire les mots qui sont associés à mon projet parce qu'ils peuvent choquer et s'il choquent et bien mon projet n'aboutira pas. Donc le problème ce sont les mots c'est pas le projet. Mais si les mots choquent, c'est parce que la réalité qu'il décrivent est choquante.
Donc c'est la réalité qu'il faut changer, pas les mots. Et justement, vous avez écrit il y a quelques temps dans une tribune du JDD, je vous cite, je ne voterai pas pour une loi mortifère qui porte délibérément en elle tous les germes d'une société horwélienne où la fraternité, vous en avez parlé tout à l'heure, n'est que le masque apparent d'un eugénisme latant. Donc vous considérez que l'adoption de cette loi nous engage dans cette voie ?
C'est flagrant. C'est c'est une loi qui va vers un eugénisme. Oui.
C'est une loi qui va accélérer la disparition des plus vulnérables dans société. À partir du moment où vous ne protégez pas, on on a disons, on a des principes un peu juridiques ou des réflexes juridiques. Une personne qui est vulnérable bénéficie de protection supérieure à une personne qui est moins vulnérable. exemple les mineurs.
Un mineur en France a un statut différent d'un majeur. Ça ça bénéficie de protection. Mais pourquoi ?
C'est pas parce qu'on s'est dit les mineurs on va les protéger. Non, les mineurs sont structurellement plus faibles, vulnérables. Donc il faut structurellement une protection.
Regard d'une loi aussi importante qui a des conséquences. Vous pouvez pas ne pas vous dire je vais prévoir des garanties pour les personnes que je considère structurellement plus vulnérables. Par exemple, les personnes faisons l'objet d'une mesure de protection. juridique ou judiciaire que sont les personnes sous tutell sous curatel et cetera vous ne pouvez pas ne pas considérer ça or c'est pas le cas donc mécaniquement je vois pas comment on favorise pas en réalité leur disparition d'une façon ou d'une autre en tout cas on ne on ne met pas les éléments qui permettent de garantir une protection équilibrée euh équitable entre guillemets au sein de notre société.
Ça me semble ça me semble très très problématique. Et vous avez espoir que ces amendements soient rejetés par le Sénat ? Je pense que le Sénat va rejeter une bah va retravailler le texte et le modifier de façon substantielle.
Pour autant, vous savez que c'est l'assemblée qui a le dernier mot. Donc je me fais très peu d'illusion à ce sujet parce que je pense qu'on a perdu la bataille la bataille de communication en fait là-dessus. Je et ce qui fait qu'on arrive à des lois euh incohérentes.
Je donne un exemple tout simple, hein. Euh euh les gens pensent que euh vous avez une souffrance et une demande de mort qui est énorme et qu'en fait elle est insoluble. Hm.
Pourtant, il suffit de regarder les chiffres. Les chiffres sont disponibles, faut les chercher. Vous avez quand on entre en soit palliatif une demande de mort qui est de 30 % à peu près.
Au bout d'une semaine, elle tombe à 3 % div par 10. Les gens ont pas fait de la magie. en œuvre les soins palliatifs.
Donc si on veut vraiment régler ce problème, si le but c'était de régler le problème de la souffrance des gens et des signaux de détresse qu'ils envoient notamment, on pourrait à travers les soins palliatifs. Or aujourd'hui, vous avez 21 départements qui sont dépourvus à ce titre. Donc quand en même temps vous sous-traitez entre guillemets, vous traitez mal les soins palliatifs parce que c'est le cas dans notre pays, on le sait démontrer c'est chiffré.
Donc quand vous sousraitez les soins pallifs et que vous proposez une alternative beaucoup plus rapide, beaucoup moins cher, qu'est-ce qui se passe ? C'est un déversement qui se fait. De même, quand vous devez dépenser des milliards d'argents dans la recherche pour lutter contre les maladies neurodégénératives, contre la maladie de charco ou pour développer les soins palliatifs, mais que vous avez et que vous avez en même temps une population qui vieillit énormément et donc qui développe d'autant plus ces ces solutions enfin ces maladies là, mais que l'alternative, elle est extrêmement peu cher, elle va vite.
Donc est-ce que vous avez vraiment financé beaucoup de recherche sur Mcharco après ça ? Est-ce que vous avez vraiment financé beaucoup de recherches sur les maladies neurodégératives après ça ? Mais je suis pas convaincu parce que les décisions publiques et l'argent fonctionnent un peu comme l'eau.
Ils prennent le chemin de moindre résistance et donc là on a ouvert un chemin de moindre résistance. Donc là, c'est une approche qui je sors même des valeurs, des grands principes de façon très très pragmatique. On a ouvert un chemin de moindre résistance qui fait que la recherche, si on a vu l'euthanasie il y a il y a il y a 40 ans, est-ce que la recherche sur le sida aurait autant évolué ?
Et bien, je n'en suis pas sûr. On a on a pu voir dans les résultats hier que Raphaël Arnaud a voté pour cette réforme et ça me permet de faire la transition après la mort du jeune militant Quentin Dean, vous sur les réseaux sociaux, vous avez vivement mis en cause l'extrême gauche. Elle représente pour vous un danger l'extrême gauche aujourd'hui ?
Je me suis engagé pour ça en grande partie. Euh je me suis engagé pour être en première ligne et vraiment prendre mes responsabilités parce que c'est un péril, c'est un péril à plusieurs titres, c'est un péril pour notre société comme vous l'avez dit euh [raclement de gorge] au niveau économique, au niveau social, au niveau régalien, au niveau identitaire, enfin c'est un projet de mort dans la société, faut l'assumer. C'est un projet de sacrifice.
C'est un projet de haine de soi. Donc moi, je je me vois je me reconnais pas là-dedans, au contraire, je me reconnais en rejeter à ça. Donc c'est un projet extrêmement pragmatique, mais c'est aussi un danger pour la démocratie, je pense vraiment.
Voilà, c'est l'extrême gauche en France et je vais être totalement franc. Il y a il y a pas vous n'avez pas à l'Assemblée nationale de groupe d'extrême droite. Voilà.
Alors euh j'ai beau jeu de dire ça, je suis b de vous allez me dire mais j'en suis sûr. Vous n'avez pas si vous prenez les caractéristiques de quelqu'un qui est extrême he alors c'est soit quelqu'un qui ne respecte pas la constitution ou invite à ne pas respecter la constitution euh soit qui promet l'usage de la violence en politique. C'est le cas de LF.
Jamais vous verrez ça dans mes rangs. Enfin dans nos rangs vous le verrez pas. Moi, je l'ai jamais vu en tout cas et encore moins venant des chefs.
Impossible. Vous avez en revanche à l'opposé de ça, vous avez un culte systématique de la révolution. La révolution c'est violent en France, hein.
Donc ce culte de la Révolution française qui est systématique et qui est utilisé dans une dimension d'agitation permanente et pas d'agitation par les idées, d'agitation par la violence. Euh donc là-dessus, on a on a on a les groupes extrémistes à l'Assemblée nationale. Donc il y a bien une extrême gauche politiquement représentative.
Il y a une extrême droite, il y a une extrême gauche qui est politiquement représentée en France et qui a un danger pour l'ordre public, qui a un danger pour la nation, qui a un danger pour la démocratie puisque on peut pas faire à la fois coexister cette démocratie, cette violence qui est une violence qui est volontairement insurrectionnelle. volontairement insurrectionnel systématiquement à chaque fois souscouvert de lutte contre souscouvert d'une lutte voilà c'est je c'est sous couvert d'une ripost on va parler de ripost que je vais je vais je vais ils vont aller tabasser quelqu'un en disant que c'est une riposte antifasciste mais il tabasse quelqu'un là si moi je me lève et que je je vous décoche un crochet et que je dis non mais je suis je suis en légitime défense c'est pas parce que je le dis que c'est le cas et mais ça on revient toujours la même chose sur la loi euthanasie et cetera, c'est la même chose. C'est la communication.
Le récit domine tout. Les faits sont devenus secondaires dans notre pays parce qu'on a une dimension médiatique et on a une médiatisation de gauche qui a pris la main surtout et le fait est vraiment secondaire. Donc on a beau avoir une extrême gauche insurrectionnelle revendiquée, vu qu'elle le dit vu qu'elle met elle met un prétexte toujours à côté ça va.
Prétexte légitime parce que c'est luté contre les nazis. C'est bien connu ou les fascistes, c'est bien connu. Bien sûr.
Et vous pensez que le gouvernement va prendre des mesures justement pour sanctionner ces grouuscules d'extrême gauche tel que la jeune garde et donc dans ce raisonnement peut-être juste l'extrême gauche comme LFI. Alors non pour plusieurs raisons. Premièrement vous vous 3 jours après le meurtre en bande organisée de Quentin de Quentin, vous avez une déclaration de gouvernement qui dit qu'il est travaillé sur la dissolution de certains groupes d'extrême droite.
Je l'ai pas entendu travailler sur la dissolution de des groupuscules ou travailler sur les liens entre les partis politiques d'extrême gauche et ces groupuscules violents. Le service d'ordre bah en tout cas moi je l'ai pas vu s'exprimer dessus. le service d'ordre que la garde a avoué ou expliqué par écrit tous les services d'ordre qu'elle faisait pour les filles.
Donc c'est qu'il y a un lien qui est quand même organique, vous voyez mais c'est avec la jeune garde, il y en a d'autres hein, les antifas de façon globale et le gouvernement s'est positionné sur non mais on va on va s'occuper de dissou les groscules d'extrême droite. Il faut dissoudre tous les grosuscules violents qui soit d'extrême droite, d'extrême gauche de je ne sais pas quoi. S'il y avait un groupeuscule de pêcheur violent, de pêcheur à violent, il faudrait le dissoudre par définition.
Donc ça c'est pas le problème. Donc je suis tout à fait d'accord. Le problème c'est le timing et le fait que ce soit pour allumé à contrefeu.
Ça c'est ça c'est plus problématique. Ça c'est le premier point. Deuxième point, je crois pas que le gouvernement fera quoi que ce soit parce que déjà s'il quoi que ce soit sur quoi que ce sur quelques sujets que ce soit, ça se saurait.
Et par ailleurs, il y a à mon sens un pacte de corruption entre le gouvernement et LFI depuis à minima 2024. Elle est fier là parce que le gouvernement le gouvernement la Macronie a eu besoin d'eux pour ne pas permettre à l'UDRN d'avoir la majorité à l'Assemblée nationale. Il faut le rappeler systématiquement parce qu'on a un pacte vraiment c'est un pact de corruption démocratique.
Moi, j'appelle ça un pact de corruption démocratique. Voilà, c'estàdire on fait un hold up sur la démocratie, on va empêcher les gens de choisir comme il faut avec des retraites de candidats et cetera, avec un pseudo front républicain. Donc vous avez ce pacte et ce pacte va d'où ?
Faut être clair, ce pacte fait des communistes, d'accord, jusqu'à LR, n'oublions pas, en passant par la macronie. Donc pour moi, les responsables de cette situation c'est pas Raphaël Arnaud, c'est pas et les filles, c'est toute l'équipe. Et s'ils avaient un minimum de responsabilité parce que quand on est député ou homme politique ou femme politique, on veut exercer des responsabilités, on est pour exercer des responsabilités.
Donc il faut un sens des responsabilités et quand on a systématiquement appelé à soutenir la jeune garde, appelé à soutenir les antifas, appeler à dire non mais ça c'est des violences en réponse alors qu'il y a aucune preuve d'attaquant au début. Non mais c'est une riposte. C'est une riposte antifasciste.
La fameuse riposte antifaschiste, le coup de boule antifaschiste, le penalty au sol antifasciste, c'est bien connu. L'attaque en bande antifasciste, ça c'est une méthode antifasciste par définition a priori. Donc quand on a soutenu tout ça en en ayant connaissance des pratiques, vous pouvez pas investir Raphaël Arnaud.
Vous pouvez pas vous vous soutenir entre guillemets la jaune garde par des déclarations à l'Assemblée nationale ou à la télé. Vous pouvez pas faire un accord avec en sachant ça sans être responsable de tout ça. Et je parle pas que de la mort d'un individu, je parle de ce climat insurrectionnel qui est alimenté systématiquement par les antifas souscouvert d'une lutte contre des dégâts extrême rotes et cetera parce que ça ça concerne pas que des gros mususcules qui se battent entre eux.
C'est pas vrai. C'était que ça à la rigueur. À la rigueur, c'est pas que ça.
Je suis désolé. Vous avez au prem Lion, c'est n'importe quoi. Vous êtes dans les manifestations, c'est n'importe quoi.
Vous sortez de drapeau français dans une manifestation, vous faites pas vous êtes pas forcément membre d'un groupuscule d'extrême droite, vous vous faites éclater. Donc ça c'est inadmissible. Et donc s'ils avaient un minimum de responsabilité, ce qu'ils prétendent vouloir exercer en tout cas, ils devraient tous démissionner.
Moi, c'est mon avis très personnel, ça n'engage que moi. Mais ils devraient tous démissionner parce qu'ils sont responsables de la situation dans laquelle on est aujourd'hui et ils sont pas totalement innocents dans tout cela. Ils sont pas étrangers à ce qui est arrivé à Quentin à mon avis dans la mesure où ils ont alimenté tout ça.
Et le langage a des conséquences quand vous traitez tout le monde de fachaud, y compris dans l'Assemblée nationale, vous regardez le discours d'Adrien Chloé, il a pu tra moi il m'a traité de faud 24 fois. Bon, si vous voulez un moment et que vous avez dans votre électorat des demeurés complets, des débiles qui ont un peu trop de testostérone le sang qui bouillonne et envie de se sentir utile à la société même s'ils font n'importe quoi. Si vous leur donnez les outils idéologiques pour légitimer leur pulsion et leur violence et infini un ou plusieurs en réalité quand vous regardez les statistiques meurtre.
Donc vous pouvez pas vous dire non je ne suis pas coupable ils sont tous coupables. Mais donc quid du rôle de Raphaël Arnaud. Mais le rôle de Raphanaud moi je je connais pas personnellement.
Ce que je ce que je peux vous dire, c'est que en fait vous pouvez avoir des individus problématiques. Ça c'est une chose. Le problème c'est pas enfin mon point de vue c'est que le problème c'est pas celui-là.
Le problème c'est comment vous laissez quelque chose prospérer de la sorte parce que vous l'utilisez, vous en bénéficiez. Donc le problème c'est pas Raphael Arnaud. Mon avis très personnel, c'est pas Raphana le problème.
Le problème c'est quoi ? C'est toute l'équipe. Le problème c'est le député LR, le député Macroniste, le député Horizon qui va dire il y a pas de a aucun problème.
Je fais alliance. avec des personnes dont le passe-temps est de tabasser les gens en criant faot faot faot et en disant que non ça va c'est une repost contre des nazis et ça me pose pas de problème. Je fais alliance avec des gens qui ont un comportement révolutionnaire dans le sens pas noble permanent et pour moi ça c'est beaucoup plus grave que une entre guillemets brebig galeuse ou quelqu'un qui a un comportement automatique parce que ça c'est c'est ça concerne un nombre de personnes considérables et qui ont vu un raisonnement stratégique.
C'est un raisonnement stratégique. Je veux dire voilà donc qui on qui ont volé la démocratie aux français et euh et ça a plus et ce vol de la démocratie français qui un dol en fait aussi he c'est on l'a menti euh en diabolisant l'UDR et le RN moi du jour je suis devenu fachaud j'ai été élu je suis devenu fachaud euh ce ce dos là a des conséquences qui vont la mort d'un individu mais pas que une démocratie qui sombre complètement l'Assemblée nationale qui devient un circle l'incapacité de prendre des décisions, l'incapacité débattre sur une loi fin de vie sans dire la vérité la capacité en disant la vérité pardon. Voyez ?
Donc ça a des conséquences très très graves et moi je je considère qu'ils sont hautement responsables. J'espère que les Français n'oublieront pas et qu'ils ne leur reconfieront jamais leur vote qu'il soit de droite ou de gauche par ailleurs. Et pour sortir de l'assemblée, qu'est-ce que vous avez pensé du rassemblement pour Quéentin de ce samedi à Lyon qui a été lui très critiqué par une partie de la presse ?
Et bien on revient on revient toujours au même sujet, le récit. Euh plusieurs éléments. Euh premièrement euh moi de ce que j'ai vu la la manifestation c'est extrêmement bien tenue, a été digne.
J'ai vu un nombre, je sais pas combien de milliers de personnes il y avaient, mais extr 3500 personnes environ 3500 personnes extrêmement affectées euh à juste titre. Euh donc dans une marge digne. Alors oui, j'ai vu aussi un geste inadmissible.
Bon et et ça ça c'est inadmissible et en fait tout le monde le condamne donc et ça appelle plusieurs remarques. Premièrement je vais pas faire le complotiste mais je m'interroge sur cet individu. C'est-il vraiment membre de cette marche ?
Est-il vraiment pas ? Vous saz les attaques sous faux drapeaux on connaî très bien pour comme par hasard vous avez là à ce moment-là. C'est vrai que c'est du pain béni pour la presse.
Ça tombe très bien. C'est très étonnant. Voilà.
Mais bon, admettons, indépendamment de cela, ce que je constate, c'est queon a une presse qui est capable de faire preuve d'une d'efforts de recherche insupportable, enfin en tout cas admirable, desf admirable pour débusquer des dérives à juste titre, des dérives just mais de façon systématiquement géométrie variable, en tout systématiquement asymétrique. Donc là, on a eu vraiment un effort euh considérable qui a été déployé pour trouver quelqu'un qui disait un propos inadmissible ou qui avait un comportement inadmissible. pour qui blesser personne.
Moi, je passe de temps en temps euh place de la République. Je vois les manifestations qui sont plutôt gauchiste. Bon, c'est un peu un péonas mais voilà, les manifestations classiques.
Euh vous faites pas 4 m sans qu'il y ait des propos qui soient inadmissibles euh ou des violences ou des casses, mais vous avez pas 5 jours euh de JT qui explique oui, mais quand même quand même, il y en a un qui a dit qu'il fallait butter les juifs. Il y en a un, même s'il y en avait eu qu'un. Alors pour le coup, il y en a pas qu'un pour le coup.
C'est 10 % mais non, il y a quand même un qui a dit euh faut butter les juifs. Non mais vous entrez qui qui vous coupe et qui revient tout temps là-dessus en disant donc donc et qui fait un amalgame disant donc donc Quentin était un voyez. Donc et ça ça montre aussi cet effort insupportable euh qui est qui est déployé par ces pseudointellectuels et ces gens qui bénéficient de cette position privilégiée dans notre société qui leur permet de faire gober n'importe quoi à plein de gens.
Parce que encore une fois, on n'a pas tous les capacités de comprendre tout ça, mais c'est pas une question de capacité aussi, c'est la volonté de passer le temps d'aller. Les gens ont pas que ça à faire. Les gens rentrent du boulot, il regardent les infos et ils voient ouais encore les Indonasie à Lyon et ils disent vraiment des Indonasie.
Puis Quentin, c'est Indonaziie et c'est fini et il faut les comprendre. Il faut les comprendre. Moi, j'aurais pas la pierre à ceux qui comprennent pas.
Par contre, j'ai de la pierre à ceux qui ont cette mauvaise foi qui est insupportable de de d'aller d'avoir un esprit critique extrêmement particulier dans un domaine et puis de fermer les yeux, d'être extrêmement complaisant dans un autre. J'aimerais bien voir la même émission, le même effort à la prochaine réunion de gauche, quelle qu'elle soit et je pense que ça va être comique. Alors, juste avant de terminer cet entretien, ce mardi 24 février, vous avez publié un communiqué de presse portant sur l'inibilité de Nathan Casano.
Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus s'il vous plaît ? Oui, c'est assez cocasse. Euh, on est dans un point où euh le le cadre qui permet de faire vivre la démocratie en fait ne le fait plus vivre.
À l'Assemblée nationale, on s'est débrouillé pour avoir ce pacte de corruption démocratique qui fait qu'on a plus de démocratie puisqu'on arrive plus à prendre des décisions collectives. L'arrcom, on en parle même pas. Euh, vous voyez, c'est c'est incroyable.
On a poussé tellement la démocratie qu'on arrive plus à être démocrate. On fonctionne plus en démocratie. Et bien l'exemple, dernier exemple en date, c'est le Conseil constitutionnel.
Je vous l'apporter, je vous apporter la décision. Euh Nathan Casano qui est mon actuel assistant parlementaire, un de mes assistants parlementaires en circonscription, a été candidat à l'élection législative de 2022 dans le gare et il a recueilli 0,62 % des voix. Bon, jusque là ça arrive, hein, c'est c'est pas si mal.
Et donc 0,62 % euh il se trouve que la loi euh oblige à déposer des comptees de campagne dès lors que l'on fait au moins 1 % des lois. D'accord ? Donc calcul mental rapide 0,6 inférieur à 1 % pas d'obligation.
Voilà. Pour autant donc ça c'est son résultat si vous voulez c'est sur Wikipédia 0,6 % c'est partout. Le Conseil constitutionnel a rendu une décision euh je alors c'est pas des grands juristes mais moi je savais que je pensais que çait au moins lire quoi.
A rendu une décision qui dit comme monsieur Casano a obtenu au moins 1 % des suffrages et qui n'a pas déposé de compte de campagne, il est inéligible. Donc c'est une erreur. Ça peut arriver de faire des erreurs.
Donc mon collaborateur a demandé au Conseil constitutionnel de revoir sa décision et il a le droit. le Conseil constitutionnel a déjà revu ses décisions quand il constate une erreur. Je pense que là c'est une belle erreur quand même hein.
Euh la jurispr il l'a fait en 2018, son règlement le lui permet et cetera. Et donc hier ou avant-hier, le conseil constel répondu "Non, en fait on n'est pas obligé donc tu restes inéligible jusqu'à dans un mois. Et pourquoi sur vous ?
Alors deux choses pour entretemps, qu'est-ce qui se passe ? il les élections municipales et Nathan Cazano voulait être candidat sur la commune où il a grandi, ça me semble légitime, où il s'est impliqué énormément et donc il peut plus être candidat sur cette sur cette commune parce que le conseil le conseil constitutionnel a commis soyons soyons tolérant unanime une erreur, ça peut arriver mais surtout n'a pas voulu revenir sur cette erreur. Ça l'empêche d'être candidat et puis Nathan Casino a le malheur, la chance mais surtout le malheur en l'occurrence là d'être collaborateur d'un député UDR.
Alors, je sais pas, c'est pas écrit dans les motivations du de la décision du Conseil constitutionnel, mais on enfin personnellement, je ne peux pas ne pas m'interroger sur l'éventuelle motivation politique d'une telle décision euh qui empêche un collaborateur UDR d'être candidat dans sa commune, dans ma circonscription alors qu'il y a aucune raison de l'en empêcher et alors que il est certain que la France va être condamnée parce que mon collaborateur va déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme et que c'est la France qui va être condamné. mais son mandat va pas lui être rendu. C'est encore une belle illustration de de choses qui intellectuellement ont du sens mais qui quand on regarde dans le détail comment ça fonctionne sont pas tout à fait acceptables.
Alexandre Allégré Pilome merci beaucoup pour cet entretien et merci d'être venu chez Omerta. Et quant à vous, merci également d'avoir regardé cette vidéo. N'oubliez pas de vous abonner à notre chaîne YouTube et je vous dis à très bientôt.
Alexandre Allegret-Pilot