ALEKSANDAR NIKOLIC est contre UNE DÉPUTÉE ÉCOLOGISTE sur BFM TV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 50 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:55OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous savez de la manifestation telle qu'elle se prépare ce mardi ?
- 1:20RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous avez un service d'ordre ?
- 2:25OuverteRéponse partielle
Les mairies d'arrondissement recommandent de ne pas descendre les poubelles. Vous en pensez quoi ?
- 3:20RelanceRéponse directe
Vous parlez des chiffres de la mobilisation et de la crise lycéenne. Quels sont les chiffres des revendications des lycéens ?
- 4:20RelanceRéponse partielle
Vous avez voté contre l'augmentation des salaires des professeurs en 2022 et 2023. Pourquoi ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Il y a des lycéens de tout parti. Les lycéens RN font-ils partie du mouvement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:04PrésentateurChiffre
« 715 membres des forces de l'ordre blessés, 215 élèves blessés. »
- 0:09PrésentateurChiffre
« Il y a 10 enquêtes de l'IGPN, la police des polices, 24 établissements qui sont incendiés et saccagés. »
- 3:22InvitéChiffre
« Des 15 millions d'heures perdues l'an dernier. Des 30% des bâtiments scolaires qui ne sont pas rénovés. »
- 4:38InvitéFait
« Le Rassemblement national, on est invité aussi. »
- 4:49InvitéFait
« Quand on propose un fonds vert pour rénover le bâti scolaire dédié aux écoles, vous votez contre. »
- 28:05InvitéFait
« Il y a un gel du point d'indice des professeurs alors qu'on a besoin de professeurs. »
- 30:24InvitéFait
« c'est un comportement très hostile. »
- 30:43InvitéFait
« cette scène est plutôt hostile à cette voiture. »
- 30:50InvitéFait
« J'ai même dit très hostile, si vous voulez reprendre les propos initiaux. »
- 31:09InvitéFait
« L'essentiel du mouvement, il a des revendications claires. »
- 34:35InvitéPromesse
« il faut renforcer l'encadrement sur ces mortiers d'artifice, absolument. »
- 36:01PrésentateurChiffre
« En minima, en centaines. »
- 40:09InvitéFait
« il y a eu une étude Thalys en 2024 qui a été faite pour l'OCDE. »
- 40:15InvitéChiffre
« 18% du temps scolaire en collège en France est consacré à essayer de ramener de l'ordre. »
- 46:28InvitéChiffre
« on a 20% de jeunes qui ont commencé à suicide. »
Temps de parole
- Présentateur38 %
- Invité17 %
- Invité 216 %
- Invité 316 %
- ?9 %
- Invité 42 %
≈ 21,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour
être
avec nous, les derniers chiffres donnent l'ampleur de la crise lycéenne en France. 715 membres des forces de l'ordre blessés, 215 élèves blessés. Il y a 10 enquêtes de l'IGPN, la police des polices, 24 établissements qui sont incendiés et saccagés, des dizaines d'enseignants qui sont aussi blessés, parfois sont des blessures graves, on va le voir dans quelques instants. Et tout cela la veille de la grande manifestation mardi. Merci.
Sur
ce plateau,
vous
êtes avec nous, Philemon Jouglet-Marcus, vous êtes responsable fédéral de l'union syndicale lycéenne. Merci à vous. Merci. Léa Ballage Elmariki, vous êtes députée écologiste et sociale de Paris. Ça se passe en Paris. On va voir tout à l'heure que les mairies d'arrondissement donnent des dernières instructions dans les minutes qui ont précédé. Guillaume Farnes, consultant police-justice de TF1 et de LCI, bonsoir à vous. Alexandre Darnikolitsch, député européen, porte-parole du Rassemblement national. Et vous, Fred Hermel, merci beaucoup, écrivain. D'abord, Philemon Jouglet-Marcus, qu'est-ce que vous savez de la manifestation telle qu'elle se prépare ce mardi ?
Écoutez, demain, il va y avoir des rassemblements dont toute la France, qui sont organisés avec nos partenaires syndicaux, les partis politiques aussi, mais dans un second temps. C'est surtout la mobilisation des lycéennes, des lycéens et des étudiants. Donc, il y aura surtout un cortège à Paris, à République, qui partira à 14h, direction de Nation, en passant par le boulevard Voltaire.
Est-ce que vous avez un service d'ordre ? On dit beaucoup. La grande différence avec les manifestations telles que les communistes les organisaits, c'est que eux, ou la CGT, alors eux, avaient des services d'ordre, même très très policiers, parfois, dans leur mentalité. Est-ce que vous en avez ?
Écoutez, justement, comme le mouvement lycéen est surtout constitué de mineurs, on a la chance d'avoir des adultes qui nous accompagnent, et en particulier des syndicats, donc il
y a
la CGT Éducation qui nous accompagne, et la CGT en général, les syndicats de l'intersyndicale, donc FO, FSU, CGT, CFDT.
Ça veut dire quoi ? C'est les syndicats d'adultes, si j'ose dire, qui seront là, autour de vous, tout au long de la manifestation ?
Pour sécuriser la manifestation, parce qu'aussi, on prévoit et on a peur de descente de groupes buscules d'extrême droite.
Et peut-être d'extrême-gauche aussi. Vous savez, parce qu'il y
a
des casseurs, il y a parfois des casseurs qui
sont d'extrême-gauche. Franchement, moi, je suis ravi, c'est la meilleure nouvelle, dans cette triste journée, la meilleure nouvelle, parce que rappelez-vous, la manifestation contre la réforme des retraites,
c
'était plutôt bien placé par rapport aux gilets jaunes, etc., parce qu'il y avait la CGT qui sait faire. Et donc, moi, je suis ravi qu'il y ait des adultes, parce que c'est très triste, tout ce qui se passe, quand on voit les gamins de 15 ans. La peur est énorme.
Je vous donne un,
les mairies d'arrondissement en sont à recommander à tous les habitants sur le parcours de ne surtout pas descendre leur poubelle, parce qu'ils savent déjà qu'il y aura de la casse. 24 heures avant.
Moi, je suis ravie que l'ensemble des syndicats convergent pour soutenir ce mouvement lycéen. Et il ne s'agit pas d'infantiliser des lycéens, mais bien de s'assurer que les conditions de ce rassemblement, pour qu'il se passe dans les meilleures conditions possibles, se déroulent bien. C'est la raison pour laquelle les écologistes, mais aussi d'autres formations politiques, ont fait un appel à ce que nous puissions venir avec des casques blancs, des brassards blancs.
Vous aurez un casque blanc ?
Moi, j'aurai un casque blanc ou un brassard blanc. En tout cas, je serai présente en écharpe aussi pour participer à pacifier cette manifestation. Mais la pacifier en relation avec qui ? Avec les forces de l'ordre. Parce que là, on a parlé des chiffres de la mobilisation et de la crise lycéenne, M. Rojan. Vous avez parlé de ces chiffres-là. Moi, j'aimerais qu
'on
parle des chiffres de la revendication des lycéens. Des 15 millions d'heures perdues l'an dernier. Des 30%
des bâtiments scolaires qui ne sont
pas rénovés.
Oui, c
'est ça dont il va falloir parler demain. Et je crois que c'est essentiel de pouvoir se recentrer sur ce sujet qui est celui de notre jeunesse qui est sacrifiée actuellement. Oui, et quand vous parlez de partis, c'est tous les partis. Nous, on peut venir aussi.
Il
n
'y a
pas de problème. Le Rassemblement national, on est invité aussi.
Écoutez,
en tout cas, dans vos discours, on n
'a
pas l'impression que vous avez envie de le faire. Non, mais vous êtes totalement ouvert à
l'idée. C'est juste
que là, vous arrivez un peu tard, parce que le service d'ordre s'organise depuis longtemps.
Là,
on essaie de faire quelque chose de sérieux. Non, mais pour échanger avec les lycéens et tout. Parce que moi, dans certains rassemblements,
on
m
'a
dit qu'on n'était pas les bienvenus, que c'était dangereux. Mais vous me confirmez que c'est quand même possible. Oui, il n'y
a
pas de prise de position politique.
C
'est un mouvement qui
se base uniquement. Écoutez, si. En fait,
si, justement, parce qu'il y
a
des revendications qui sont syndicales par rapport au mouvement lycéen, donc des revendications claires sur l'augmentation des budgets de l'éducation nationale, la préservation des services publics en général, chose auxquelles vous vous opposez assez
rapidement. Ah bon, on
est pour l'augmentation des salaires des professeurs,
on
le disait déjà en 2022.
Mais vous avez voté contre quand on le proposait en amendement au PLF l'an dernier et encore l'année d'avant, lorsque les écologistes l'ont proposé. 1
milliard en 2023,
le rassemblement national. Mais indépendamment. Non, non,
non, non, sur la rémunération des enseignants, les écologistes ont proposé 1 milliard en 2023. Vous avez voté contre. Quand on propose un fonds vert pour rénover le bâti scolaire dédié aux écoles, vous votez contre.
Oui, parce que, madame, on va faire un préposé. On ne va pas rentrer dans le détail, madame, madame, madame Léa.
Léa Ballard, j'ai le marqué. On ne
va
pas rentrer maintenant dans le détail politique.
J
'aimerais juste, pour finir là-dessus, il y
a
des lycéens, j'imagine, de tout parti. Il y
a
des lycéens sympathisants RN aussi. Ils font partie du mouvement ?
Écoutez, moi, je
n
'en ai pas vu, mais...
Ah oui, c
'est assez marrant parce qu'en réalité, on voit une politisation de ce mouvement. Il y a des revendications de fonds qui peuvent être très intéressantes et je pense qu'on va l'aborder pendant l'émission. Mais évidemment qu
'il
y
a
une prise en main aujourd'hui de l'extrême gauche qui, d'ailleurs, et on le voit, a des slogans d'extrême gauche quand vous voyez les images de pancartes. J'étais tout à l
'heure,
je voyais tout
à l'heure sur le
MFMT.
Excusez-nous de vous déranger, on prépare notre avenir.
Fuck le RN, c'est un mot touti antifascistique. Par exemple, ce type de slogans, alors que les principaux fascistes,
et on le voit bien,
les principaux fascistes, ce sont justement ceux qui font des blocus, qui refusent que des lycéens qui veulent aller en cours, par exemple, puissent le faire parce que la démocratie, c'est avoir son libre arbitre, que tout le monde puisse avoir son libre arbitre, aller en cours si on veut étudier, par exemple. C'est ne pas rejeter certains journalistes,
c
'est ne pas rejeter certains partis politiques. Et sur les revendications de fonds, on ne peut pas dire qu
'on
veut plus de professeurs en tapant des professeurs, on ne peut pas dire qu'on est pour qu'on défende les proviseurs en tapant des proviseurs. On ne peut pas dire qu'il faut plus de moyens pour refaire des établissements scolaires et les rénover en détruisant 24 établissements scolaires. Et c'est ça sur le fond du problème. C'est l'incohérence aujourd'hui de ce mouvement qui décrédibilise les questions de
fonds.
De toute façon, il faut voir les choses telles qu'elles sont. Évidemment, théoriquement,
on
se dit des lycéens de toutes origines, évidemment, toute opinion politique, mais la France insoumise joue un rôle majeur, qu'on le juge bon ou mauvais. Écoutez Jean-Luc Mélenchon, vidéo de 18 minutes publiée sur YouTube aujourd'hui, et qui appelle, comme vous le dites, à porter des brassards et des casques blancs pour
protéger les manifestants.
Vous
vous mettrez soit un casque blanc, comme celui-ci, soit un brassard blanc
sur
votre bras,
pour
que l'on vous reconnaisse comme une force d'interposition. Interposition
entre
la violence policière et la manifestation.
Voilà, deux manières de voir la vidéo. Ceux qui vous disent, bravo, là, Jean-Luc Mélenchon, s'il est écouté, il va avoir un rôle très important, et ceux qui vous disent, pompiers et pyromanes.
Je crois que c'est en réalité une proposition qui est dans la continuité des modalités de maintien de l'ordre et d'encadrement des manifestations. Voilà, c'est aussi son expérience politique. Celles et ceux qui ont participé aux mobilisations de 86 en ont le souvenir de ces casques blancs, des moments où il y a des élus, des responsables politiques qui s'interposent entre les forces de l'ordre et les jeunes qui souhaitent avoir un meilleur avenir. Mais parce qu'on en a besoin.
Je
vais vous... Juste 30 secondes...
Là-dessus, restons au chapitre. Vous entendez que les
forces de l'ordre agressent des gens qui
m'améliquent pacifiquement ? Je vais vous donner un
exemple dans ma circonscription, dans le 18e arrondissement. Je vais près de jeunes qui bloquaient leur lycée. La police était plutôt éloignée, et tout d'un coup, il y
a
une voiture banalisée qui passe et qui reçoit un caillou. Pas lancé par un jeune, j'étais à côté, qui le reçoit de la chaussée. Qui
venait de
nulle part, qui vient de la chaussée comme les cailloux peuvent, à un moment donné,
ricocher. Ah oui,
ils se jettent comme ça. Et donc, j'étais là, j
'ai bien
vu que personne n'a lancé de cailloux, c'était un petit caillou. Et là, tout d'un coup, les policiers qui sortent de la voiture avec le casque, le bouclier, qui se mettent en ligne devant des jeunes, qui s'agglutinent autour de moi, qui apportent l'écharpe et qui me disent « Madame, protégez-nous, on a peur ». Ce n
'est
pas normal que des jeunes me regardent les larmes aux yeux en me disant « Quand la police sort d'une voiture banalisée, madame,
protégez-nous, on a peur ». Vous pensez que les jeunes ont peur de
la police
? Quand vous avez plus de 700 policiers blessés, quand on voit des policiers qui sont obligés de fuir à Pantin, quand on a des gamins qui prennent des tirs de LBD à 30, 50
km
heure dans l'œil,
dans les
dents, quand il y a un gamin... Vous parlez de doux ?
À
Tours ? Alors, on va parler des violences. On va encher en détail. S
'il vous plaît, on ne
va
pas faire une émission complète comme ça. S'il vous plaît, ne parlez pas ensemble. Vous pouvez vous contredire, tant que vous voulez, très durement, mais ne parlez pas ensemble. Point.
Qu'est-ce que blanc ?
Écoutez maintenant, s'il vous plaît, la situation est extrêmement grave sur le front des... Alors, il y a plusieurs enquêtes de police, et notamment le fait de lycéens qui ont une main arrachée. C'est ce mineur de 15 ans, blessé par une grenade lacrymogène assourdissante ou désencerclante, vous nous direz en mots de ça, Guillaume Fard, source à l'AFP, source policière, précise qu'il aurait voulu ramasser une grenade pour la relancer. C'est un point qui contestait, mais dites un mot simplement de la grenade d'abord qui serait en cause. Comme vous le dites à l'instant d'arrêt, il y en a peut-être deux. Alors, celle dont on a entendu parler en premier, c'est la grenade dite de désencerclement.
Celle-ci, elle se jette au ras du sol. Elle sert à repousser des manifestants violents quand on est un policier acculé.
C
'est plutôt ça la doctrine d'emploi. À l'intérieur, il y a trois séries de cigalets en caoutchouc rigide. Ça en fait 18, qui partent jusqu'à 30 mètres. Et cette grenade, elle est d'ailleurs surnommée nid de frelon, parce que ça fait comme ça un nuage qui est censé vous protéger, vous permettre de vous dégager. Alors, quand vous la lancez, il y a une seconde et demie avant qu'elle explose. Donc la probabilité qu'on puisse la ramasser est quand même assez faible pour ce modèle-là. Mais bon, en tout cas, ça fait partie des options. Sinon, il y a une autre grenade qui, elle aussi, contient des substances explosives. C'est celle qu'on appelle la GM2L.
C
'est une grenade qui va faire un effet assourdissant très fort. Ça fait énormément de bruit, censé, du coup, vous sidérer, vous faire partir et dégager du gaz décrivain instantané. Alors, celle-là, il n'est pas permis de la lancer à la main. Donc, on la lance d'assez loin avec un lance-grenade qui
s
'appelle un cougar. Et celle-ci, oui, il peut arriver que des manifestants s'en saisissent à pleine main. Dans les deux cas, si vous saisissez d'un objet explosif à pleine main, le risque, oui, c'est la perte de votre main, qu'il
y a
une blessure physique irréversible. Enfin, personne ne peut serre joueur de ça. C
'est
une blessure très grave. Quelle que soit la chaîne des responsabilités, on verra ce que dit l'enquête. De toute façon, c'est très grave. C'est quand même une mutilation. Écoutez un témoin, je vous donne suite la parole, mais écoutez un témoin tout à l'heure à TF1.
À
ce moment-là, quand ils ont jeté la grenade, moi, je l
'ai
vue au sol. Et en fait, quand je me suis retourné, elle a explosé. Et en fait, j'ai vu la main passer au-dessus de moi. Au début, je ne savais pas trop quoi faire. Je me disais que
ce
n
'était
pas vrai. En tout cas, ce que je sais maintenant,
c
'est que je ne gérerai plus à ce genre de truc. J'arrêterai. Parce que c'est dangereux ? Comme je ne pensais pas que ça allait pour aller jusqu'à là, oui. C'est quand même dangereux.
Oui,
justement, par rapport à ça, c'est très grave. Et ça rentre plus généralement dans une politique de maintien de l'ordre à la française qui est très dangereuse. Donc la France,
c
'est le seul pays d'Europe occidentale à autoriser ses grenades sublétales à fragmentation de caoutchouc. Et donc, beaucoup d'ONG et le Conseil de l'Europe, considèrent que c'est dangereux et déconseillent l'utilisation car ça peut provoquer des blessures graves. Donc là,
c
'est vraiment
très
grave ce qui se passe. Et effectivement, derrière, là, on a des lycéens desquels le droit de manifester leur est presque retiré. Parce qu'en fait, ils ont peur de manifester, de revendiquer des choses parce qu'ils ont peur de se faire blesser, de se faire mutiler. C'est très très grave. Et donc, le ministre de l'Éducation, on l'entend souvent sur les plateaux, essayer d'instaurer de la peur chez les parents.
Mais
en fait, ce n'est pas les lycéens ou les casseurs qui menacent les élèves. C'est surtout, c'est aussi et surtout la police. Il y a eu un œil crevé. Il y a eu une main arrachée.
C'est vrai que celui qui a
eu, malheureusement, c'est terrible. C'est terrible. Et il faut avoir une pensée à chaque fois pour ces jeunes parce que la vie, leur vie va être bien très difficile ensuite. quand, évidemment, il vous manque une main, quand vous avez un problème à l'œil, comme ça a été le cas. Mais je vais juste rappeler qu'à Tours, il avait un mortier entre les mains et que personne n'a demandé à ce jeune d'aller prendre une grenade. D'ailleurs,
dans quel but ? Qu'est-ce qu'il l'a prise ? On ne sait pas. On ne sait pas. Dans quel but, ce jeune est allé prendre la grenade ? Je rappelle que si vous ne
participez pas... Je rappelle, et je pense qu'il faut avoir un discours de responsabilité, qu'il ne faut pas, justement, tolérer ces actes violents. Et il faut avoir un message très clair par rapport à ça parce que si vous ne vous exposez pas en participant à des pillages, si vous ne vous exposez pas en détruisant des établissements scolaires, en blessant des policiers, il y en a 700 qui ont
été
blessés, si vous ne vous en prenez pas à des professeurs, eh bien, vous n'êtes pas exposé à un risque d'arrestation violente et d'être face à des formes qui, dans un contexte parfois difficile, peuvent commettre des actes qui peuvent déborder sur le respect des procédures. Et donc, ça, après,
ça
sera
l'un des jugés.
Là, qu'est-ce que faisait une grenade dans un cadre de maintien de l'ordre devant un établissement
scolaire
? Non, mais je veux bien,
mais
sauf qu'en fait, c'est une instruction
aussi
qui est donnée, qui a été donnée de la part du ministre de l'Intérieur, qui dit « Aucune retenue ». Je ne demande aucune retenue de la part des agents,
des forces de l'ordre. Quand des violences
sont commises, il faut aller au bout
de la citation. Oui,
mais si vous voulez, c'est quoi la proportion ? Ce sont des jeunes, c'est à la jeunesse... La
proportion,
c'est que c'est une arme non
létale.
D'accord, mais c'est une arme qui
mutile.
Si
on
s'en saisit
à pleine main. Oui,
mais qu'est-ce qu'elle fichait là, cette arme ? Est-ce qu'elle était... Et quand il y a dix enquêtes IGPN qui sont ouvertes, moi j'espère que ces enquêtes, elles vont aller au bout et qu'elles pourront permettre de révéler les responsabilités de la chaîne...
Mais
pourquoi...
Les abalages, les abalages, pardon de nous interrompre, s'il vous plaît, mais regardez, regardez, cas d'école... Mais parce que ce sont des
enfants et ce sont
des
forces de l'ordre avec des armes...
Cas d'école,
s
'il vous plaît, les abalages,
les
abalages...
Oui, monsieur,
regardez ces images pour comprendre le distinguo. Ce sont les images à Lille et à Marseille, notamment. À gauche, à Lille, vous avez... Et c'est très intéressant parce que ce sont des images qui montrent bien, même visuellement, on voit très bien les différences. À gauche, ce sont des gens cagoulés, très souvent en noir, pas toujours, mais très souvent en noir. Et à droite, ce sont des lycéens tous azimuts qui manifestent, y compris dans l'affrontement avec la police, mais ils manifestent, ils bloquent les lycées de façon parfois un peu vive. Mais enfin, il n
'y
a pas d'acte de violence. Personne ne pense qu'il faut tirer avec des grenades de désencerclement ou autre à droite. Mais à gauche, que faire face à des gens qui sont là, qui font ça ? C'est vraiment une question de technique de police, qui jettent, regardez, qui caillassent les voitures des pompiers. Qu'est-ce qu'on peut faire techniquement ?
Et là, je vous pose la question. D
'abord,
ce
n'est pas le même cadre réglementaire et légal. La manifestation revendicative, ce n
'est
pas les émeutes urbaines. Et les émeutes urbaines ne sont pas les manifestations revendicatives. Ce qui fait, et d'ailleurs, ça a déjà été jugé par le Conseil d'État, que dans le cas que vous décrivez, d'ailleurs, comme étant le cas de gauche à l'image, c'est-à
-dire
les émeutes urbaines, vous pouvez utiliser des armes de force intermédiaire, telles que le lanceur de balles de défense, ce
qui
n'est pas possible dans le cadre d'une manifestation revendicative. Oui, notamment. Parce que le principe de gradation des moyens employés, qui est un bon vieux principe de maintien dans la française depuis 1968, ça veut dire que vous utilisez les moyens les plus lourds en dernier recours. Les plus lourds sont les moyens laitaux. Donc si vous enlevez toutes les armes de force intermédiaire, il n
'y a
plus de gradation des moyens employés. Parce que le principe de la gradation,
c
'est que vous allez du plus léger et du moins violent vers, évidemment, ce qui est le plus lourd et qui peut causer le plus de dommages. Et d'autre part, nous, Français, avons fait des choix que les autres n'ont pas faits, effectivement, dans les droits des encerclements. Mais certains ont fait des choix que nous n'avons pas faits nous-mêmes. Les
belles, par exemple, ils
envoient les chiens sur
les manifestants. On peut
le dire, ça aussi.
Un instant, sur le LBD, parce qu'on fait pire ailleurs. Sur le
LBD, c
'est un cas
extrêmement précis. Le LBD, on sait qu'il y a eu beaucoup d'ébranier pendant les Gilets jaunes. Combien il y avait eu ? Dans les Gilets jaunes,
il
y a eu plus de 2000 manifestants blessés, dont certains, d'ailleurs, avec des blessures physiques irréversibles. La perte d'un oeil, c'est irréversible. On ne peut pas réparer cela. Et il y a plus de 1000 policiers blessés aussi. Sur une année de manifestation de Gilets jaunes, c'est considérable. Est-ce que là, dans ce cas-là, je vous pose la question technique, mais politique aussi, mais d'abord technique, est-ce que le LBD est irremplaçable pour ce genre d'opération ? Vous voulez faire quoi d'autre ? Tirer avec des balles réelles ? Ou ne rien faire du tout ? C'est pour ça que les armes de force intermédiaires existent.
C
'est pour qu'il
y ait
un moyen d'action qui ne soit pas létal, mais qui soit un moyen d'action tout de même. Mais si on est dans un pays où on ne fait pas confiance à la police, c'est qu'on n'est plus en démocratie. Et je suis désolé, la France... Moi,
j
'ai vécu 30 ans en Espagne. Je peux vous dire que
la
police espagnole,
c
'est un autre niveau de dureté. Mais ce n
'est
pas parce que... Non,
mais
non,
parce que vous dites que la France est le seul pays...
Vous avez dit quelque chose, Philemon, qui m'a fait très peur. Vous avez dit que ce ne sont pas les casseurs qui mettent les élèves
en danger. Vous l'avez dit. Pas que. Non,
mais là, vous avez dit... Il l'a dit
pas que.
Vous avez dit que ce ne sont pas les élèves, ce
ne
sont pas les casseurs, ce sont les forzelotes qui mettent les élèves en danger. Je suis désolé. Les casseurs sont vos ennemis, Philemon. Les casseurs sont vos ennemis. Et vous ne le reconnaissez pas. Mais non,
mais c'est de la mauvaise foi. Vous avez vu ces deux
images, entre Lille et Marseille, qu'a montré Derbius-Crochemin. Vous voyez, moi, j'applaudis. Je l'ai fait. J'applaudis les lycéens comme vous qui manifestent dans la paix. Et quant à Lille, des casseurs tout en noir, des black blocs, je ne sais quoi, qui viennent pourrir, qui viennent la violence et qui vous mettent en danger. Vous, vous ne les condamnez pas. Et c'est la raison pour laquelle votre mouvement n'est pas si sympathique que ça auprès du
peuple français. C'est
ridicule, évidemment. Mais en fait, c'est de la mauvaise foi, déjà. Pourquoi ? Parce que nous, si on demande d'avoir des conditions d'apprentissage qui soient dignes, avec des établissements qui soient rénovés, thermiquement, et avoir des profs, évidemment qu'aller s'attaquer à des profs ou à des établissements, c'est contre-productif.
Oui, oui, je vous confirme. Oui, je vous confirme.
Ce n
'est
pas moi qui vais vous dire le contraire. Mais par contre, et moi, c'est un peu la critique que je fais ici,
c
'est mettre comme ça face
à
face deux images, ça sous-entend que la moitié sont violentes et l'autre moitié ne sont pas violentes. Ce qui est complètement faux. En fait, il y
a
un nombre
immense
par rapport à l'habitude de lycées mobilisés et sur ce nombre-là, il
y
a un très petit nombre, trop grand sûrement, d'endroits où ça se
passe mal. Juste, évidemment. Permettez-moi de donner les chiffres pour celles et ceux qui nous rejoignent maintenant. L'ampleur de ce que nous sommes en train de vivre, c'est une crise majeure que la France affronte et on entendra vos analyses divergentes sur le sujet, mais la réalité de la crise est là. 715 parmi les forces de l'ordre qui sont blessées, 215 élèves, il y a beaucoup d'enseignants, je crois qu'on est maintenant à plusieurs dizaines d'enseignants qui sont blessés, 24 lycées incendiés ou saccagés et des centaines de lycées qui sont empêchés d'enseigner. C'est le cadre général, avec, on le voit, un débat politique qui monte et une journée à très grand risque
ce mardi. Écoutez, encore une fois, ce mardi, les mobilisations seront encadrées par des services d'ordre et donc nous appelons évidemment toutes les lycéennes et les lycéens, mais aussi les parents, les professeurs à manifester, évidemment de manière pacifique. Voilà.
Ensuite... Quel
moyen ? Regardez les images, elles ont été beaucoup commentées. Police à cheval, il y
a
le LBD, il
y
a la police à cheval, il y a l'usage des chiens dont vous parliez. Ça c
'est
en France, on
ne
le fait
pas. Je prenais un contre
-exemple par rapport aux Belges qui, eux, envoient les chiens sur les manifestants. Les Allemands, ils les tapent sur la tête. Greta Thunberg, elle manifestait dans une mine, ses partisans ont pris des coups extrêmement violents sur la tête. C'est-à-dire
qu'il y a une politique d
'un matraque, c'est
ça ? Oui, mais
il frappe la tête, ce qui en France n
'est
pas permis. Donc après, chacun s'arrange avec son cadre réglementaire.
Il
paraît que les Allemands, c'est un exemple merveilleux. Moi, quand je vois que les gens sont en l'hôpital parce qu
'on
les a tapés violemment sur la tête, je ne trouve pas ça formidable. Donc la France n'a pas forcément de leçons à recevoir du reste du monde. Et d'ailleurs, les pays amis de la France, y compris extra-européens, envoient à Saint-Astie en Dordogne des gens se faire former. Donc c'est qu'on n
'est
pas si mauvais que ça et qu'on n
'est
pas une affreuse dictature. En République populaire de Chine, à Hong Kong en 2019, il faut voir ce que les Chinois faisaient à leurs manifestants. Là aussi, je pense qu'il
y a...
On passe
à l'autre extrême.
Personne ne cite la Chine en exemple, ça je crois. Ils fusillaient tout le monde. Non, mais c'est parce que certains, dans le débat public, appellent à davantage de contacts, à des forces de l'ordre qu'ils trouvent un peu molles, un peu ramollies, et qui devraient aller encore plus au contact des manifestants. Ça veut dire plus de blessures aussi. Vos avis, les politiques, oui ou non, est-ce qu'en l'État, les excès, on verra, il y a 10 enquêtes de l'IGPN, la police des polices, la police
nationale,
mais en l'État, est-ce que la police agit de manière proportionnée et juste ?
Avis
de l'un et de l'autre ? Oui, oui, évidemment. Et j'ai une grande pensée pour tous les policiers, ces femmes, ces hommes qui, aujourd'hui, sont engagés en première ligne. Vous l'avez rappelé, 715 policiers blessés, avec des attaques à l'acide parfois, on parlait des conséquences à vie pour certaines victimes. Quand on vous attaque à l'acide, imaginez les conséquences que ça peut avoir quand vous êtes brûlés, avec des volontés de tuer parfois, avec certaines vidéos où ils ne s'en cachaient même pas, des appels au meurtre. Donc, j'ai une grande pensée pour les forces de l'ordre, évidemment, qui interviennent dans ces conditions difficiles, aussi pour les pompiers, notamment.
Juste sur les chiffres qui ont été donnés, si vous permettez, M. Rochebin, vous disiez, M., il y a moitié-moitié. Je rappelle juste, il n
'y a
pas moitié-moitié, justement, il y a plus de pacifiques. La plupart des lycées en France, ils ne manifestent pas. Je rappelle qu'il
y a
589 lycées aujourd'hui qui sont bloqués. Aujourd'hui, mais la semaine dernière. Non,
non, mais
attendez. Il y en a 3 000. Il n'y
en a
pas plus, monsieur. Si, il y
en
a eu 700 jeudi. Comment ? Il y
en
a eu 700 jeudi. Jeudi,
il
y
en
a 700, ok. Bon,
mais ça fait à peu près 80 %
des lycées qui ne sont pas
bloqués. Aujourd'hui, on est à 85 % de lycées
qui ne
sont
pas bloqués. Vous êtes d'accord ? Aujourd'hui ? Oui.
Mais
aujourd'hui, il n
'y
avait pas un appel à la mobilisation. D'accord. Mais donc, il y
a
une grande majorité des lycéens quand même qui, aujourd'hui, ne bloquent pas leur lycée. Aujourd
'hui, parce qu'il n'y a pas d'appel à la mobilisation. Et il
y a beaucoup de lycéens qui subissent, encore une fois, ces blocages dans les 15 % de lycées concernés et qui ne sont pas pour, justement, qu'on bloque, qui ont envie d'aller étudier, qui ont envie d'aller travailler. Et moi, je pense qu'il y
a
une vraie crise. Parce que quand on dit que ces jeunes ont peur de la police ou craignent la police, on ne jette pas des pierres sur des policiers qui seraient dangereux. Sinon, c'est qu'on n'a pas peur. Et aujourd'hui, ce type d'événement est massif.
Et
je pense qu'on a une vraie
crise de l'autorité.
Qu'on entende aussi l'autre voix sur oui ou non à la proportion. Vous avez donné votre avis et le vôtre.
Non, je pense que la réponse n'est pas du tout proportionnée. Mais elle n
'est
pas proportionnée de la part des forces de l'ordre. Elle n
'est
pas proportionnée de la part du gouvernement qui, aujourd'hui, ouvre une plateforme en ligne qui va finir comme les cahiers de doléances, c'est-à-dire à la poubelle. Alors que s'il y avait une réponse politique de la part du gouvernement à les prémices de cette mobilisation lycéenne, on n'en serait pas là. S'il y avait eu, dès le début, une rencontre avec l'union syndicale des lycéens, mais l'ensemble des responsables syndicaux, des professeurs, des encadrants également, qui demandent à être rencontrés au début de cette rentrée, on n'en serait pas là.
Parce qu'il y aurait eu un cadre de discussion politique qui aurait permis aussi à ce que la mobilisation se passe bien et que la mobilisation se passe de manière pacifique. Moi, je condamne l'ensemble des violences. Et j'apporte ma pensée à toutes celles et ceux qui ont été blessés lors de ces mobilisations. Il faut qu'elles puissent se poursuivre dans le calme.
Ce sera l
'objet.
Et les abalages, si vous nous rejoignez, on est très attentifs ici à montrer tout,
c
'est-à-dire les violences subies par les policiers, par les lycéens.
Il
ne s'agit pas de tout renvoyer aux ados, mais nous montrons ce soir toutes les images, tous les témoignages. Écoutez, ça,
ce
sont les violences subies par les lycéens, en l'occurrence, d'après la mère de famille, même la mère de famille d'Éden. C'est ce lycéen de 14 ans, du lycée Château-des-Pluchats, à Saint-Ouen-Lomone, qui porte plainte pour tentative d'homicide volontaire aggravée. C'est l'image qu'on avait vue ici de ce tir de grenade lacrymogène. Ça avait lieu lundi, sauf erreur, lundi passé, lors des manifestations lycéennes. Écoutez sa mère, qui témoigne, il faut rappeler que c'est une des enquêtes qui est soumise à l'IGPN.
que
ça fait mal.
Ça
fait mal d'envoyer son enfant à l'école un lundi matin et de le retrouver dans cet état-là.
Ça
fait mal de voir son enfant dans cet état-là. Ça fait très mal de voir tout ce qui se passe. Et ça fait encore plus mal,
parce
que c'est pas près de s'arrêter.
Sa
mâchoire est scellée, il y a juste de l'espace pour laisser passer une paille et actuellement, il s'alimente uniquement de façon liquide. Voilà comment va mon fils aujourd'hui, après s'être rendu à l'école de façon normale.
Voilà, et rappelons une des images, je ne sais pas si c'est la même scène, mais je présume que c'est la même, je parle avec la plus grande prudence, où on avait vu, voilà, c'est cette scène, oui c'est bien Saint-Ouen-Lomone, où on voit cette situation, effectivement, il faut montrer toute la scène de nouveau, où il y a des actes de provocation aussi contre les policiers, mais ensuite un tir extrêmement proche de...
C'est un
tir tendu, bon ça, ça n'est pas un tir réglementaire, les grenades lacrymogènes, elles se lancent en cloche, justement pour éviter de blesser les personnes. Après, on n'est pas dans un contexte là, précisément de manifestation vindicative, et dans le cadre de l'enquête, il faut aussi déterminer le contexte. Le contexte, c'est qu'il y
a
aussi des coups qui sont reportés contre les forces de l'ordre. Donc après, il faut apprécier évidemment la proportionnalité, ça fait partie des principes, c'est pas à moi de le faire ici, c'est dans le cadre de l'enquête administrative et de
l
'enquête judiciaire qui s'en suivent. Mais de toute façon, il y
a
un principe de base du maintien de l
'ordre,
on parlait de mai 68, vous savez, les trois grands principes, spécialisation, c'est censé être une affaire de spécialistes. Ceux qu
'on
voit à
l
'image, ils portent des casques avec des rayures bleues, ça veut dire qu'ils ne
sont
pas les CRS, ce n
'est
pas les spécialistes. Deuxièmement, la gradation des moyens employés, et troisièmement, la mise à distance. Qui dit contact, dit blessure. Donc après, c'est des choix politiques. Si
vous envoyez les
gens en contact des uns des autres, il y
a
des blessés, et de part et d'autre, 700 policiers blessés ce soir, ce n'est pas non plus quelque chose dont on peut se réjouir du côté de la place Beauvau. Personne dans la police nationale ne signe pour rentrer chez lui le soir avec des blessures, qui peuvent être des blessures physiques extrêmement graves, qui vous tiennent éloigné en plus de votre mission pendant de nombreuses semaines ou de nombreux mois, quand vous avez face à vous, non pas des délinquants, mais souvent des lycéens.
On a là en quelques minutes, on sort là de tous les simplismes, parce qu'on comprend bien d'abord la douleur de cette mère, la douleur de ce jeune homme-là qui perd une partie de ses dents, mais en même temps, il y a des provocations réelles, enfin personne ne peut jeter exactement, il y a une enquête, mais on voit là que rien n'est simple. Assurer l'ordre dans des circonstances pareilles, c'est effectivement très difficile.
Oui, mais alors il ne
faut
pas oublier que c'est des mineurs, donc il doit y avoir vraiment une attention particulière qui est portée à leur égard, parce que c'est des mineurs.
Qui
frappent un policier ? Oui,
mais
alors, le mineur n'avait pas un lanceur de balle de défense, n'avait pas de lanceur...
Mais pourquoi il met
des coups de pied, des coups de poing à un
policier
? Vous disiez qu'ils ont peur des policiers, ils y vont un coup de pied,
un coup de poing ? Évidemment, mais...
Attendez, laissez-le. Pardon,
allez-y.
Et un jeune, je veux bien qu'il n'avait pas à mettre des coups
de
pied, etc., mais vous voyez bien que le tir... Mais
qu'est-ce qu'il
doit
faire ? Mais chacun éduque ses enfants. Qu'est-ce qu'il doit faire ? Mais moi, je veux... Que
doit faire le policier
? Un gamin
qui le... Enfin,
un gamin,
un jeune homme qui le tape. Mais est -ce que... Il doit se laisser taper ?
Non, par exemple,
reculer. Après,
je
suis...
Ah bah, reculer, fuir. Mais c'est pas... Mais c'est pas reculer,
fuir. C'est justement... Mais
en
fait, justement, le fait
d
'éviter... Oui, d'éviter de partir,
de
fuir et de laisser les commerçants qui sont
victimes de pillages... Mais il n'y avait pas un commerce sur votre vidéo,
arrêtez ! Non, mais moi, je suis interpellée,
quand
même, ça fait... Donc là, les 45, on termine notre plateau dans 15 minutes, on n'a pas parlé des... On n'a pas montré les images des lycées dans lesquels ces lycéens sont en train d'étudier. Dans quelles conditions est-ce qu'ils perdent des heures chaque année ? 10 %, 20 %, 30 % du nombre d'heures qui devraient
leur être inclusées. Et c'est pour ça qu'ils brûlent leur lycée ? Non, mais c'est le cœur... C'est le cœur des revendications. L'un après l
'autre. Fillez
-moi.
Fillez-moi. C'est honteux ce que vous faites. Ah
bon,
c
'est honteux
?
Oui, si
vous vous intéressez... Parlez vraiment les uns après les autres. Allez-y, Fillez-moi. Si vous vous intéressez vraiment à ce qui se passe dans les lycées, vous sauriez que les lycées ont des revendications qui sont claires et que forcément, non, détruire un établissement le sont pas.
On demande
à ce qu'il soit renové. Ce n'est pas logique et non, ce n'est pas majoritaire. C'est ultra minoritaire. Et laissez-moi finir sur les revendications. Donc nous, on a été reçu par le ministre qui ne nous a pas écoutés, qui ne nous a pas donné de mesures claires. Nous, on veut des mesures claires,
on
veut des profs. Vous étiez dans la délégation ? Alors moi, non, mais mon organisation, oui. Et j'ai été informé, évidemment, de tout ce qui s'y est dit. Donc évidemment, nous, on nous propose des choses, mais comment on peut faire confiance alors que dans le projet de loi de finances déposé jeudi, donc quand même 10 jours après le début des mobilisations, il n
'y
a pas d'augmentation du budget de l'éducation nationale au niveau de l'inflation. Donc c'est quand même assez problématique. Par contre, pour l'armement, évidemment, il y
en
a beaucoup. Il n
'y
a pas de... Il y
a
un gel du point d'indice des professeurs alors qu'on a besoin de professeurs.
Il
n
'y
a toujours pas de revalorisation ni de création d'un statut d'AESH alors que c'est demandé, ni de revue des temps scolaires alors que c'était dans le programme d'Emmanuel Macron. Donc franchement, on ne se sent pas écoutés. Et oui, quand le jour même du dépôt du projet de loi, le gouvernement recule sur ce qu'il vient de déposer le matin même, on peut douter déjà de leur honnêteté. L'éventualité dans laquelle le gouvernement fasse passer le projet de loi de finances par 49.3 ou par ordonnance, ça engendrerait aussi un risque de suppression de ces amendements.
Et
on va en reparler aussi. Restons un instant sur là. Vous réagissiez les uns et les autres sur le fait et ce que fait la police à un moment donné où l'affrontement se présente. Regardez cette image qui a beaucoup tourné depuis plusieurs jours mais elle est tellement révélatrice.
C
'est à Pontin, cette scène où la voiture de police choisit de reculer. Alors là, on est dans une fameuse scène évidemment.
Moi
je me rappelle, j'avais connu les polices anti-émeutes allemandes. Certaines ont pour doctrine et ne reculent jamais.
La fondation de la RFA de la République fédérale allemande. C'est
ce
que vous disiez
tout à l'heure, c
'est
des choix de doctrine. Qu'est-ce qu'aurait dû faire cet équipage, franchement ? Ils devaient foncer sur les jeunes ? Bien sûr. Ils devaient leur rouler dessus ? Donc non, en
plus ils sont
en minorité, ils sont en sous-nombre. Ces jeunes, évidemment que c'est un repli tactique. Vous voulez qu'ils fassent quoi ? Pendant les manifestations, on a travaillé il y a 10 ans, les manifestations El Khomri. Vous vous souvenez du policier ninja qui avait d'ailleurs été mis en scène parce qu'il sortait de sa voiture, il avait essuyé seul je ne sais combien de coups avec une sorte de perche. On essayait de le frapper dans tous les sens. On avait mis le feu à son véhicule. Après c'est à ça que vous vous exposez. Donc heureusement qu'il y a un peu de discernement.
On
sent que la vie des policiers est en jeu là. Mais quelle image, quel symbole triste pour la République. Je suis désolé, moi avec mes impôts, nous tous ici avec nos impôts, nous payons ces policiers. pour assurer l'ordre.
Heureusement qu'on paye des gens qui ne leur
foncent pas dessus. Non,
mais
je trouve que le symbole est terrible. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui en France, des policiers ne peuvent pas assurer l'ordre face à
ce
que ces gens nous présentent comme des jeunes élèves. Non,
c
'est
pas bon. Non, mais l'image est terrible. C'est désolé.
Pardon, Frédéric, mais là vous faites un faux procès.
Non, mais je veux dire, mais ils ne disent pas que ce sont... Non, parce que
vous êtes d'accord pour dire que ce sont des casseurs dans ce cas-là ? Là,
ce sont des casseurs ? Là, ça vous chaque ou
pas ? Non, mais là, présentement, c'est un comportement très hostile.
Ah, bah oui, oui. C'est des racailles, en fait, qui poursuivent. Mais... Mais... Comment le décrire ? Attendez, attendez. Comment le décrire, effectivement ? Non, mais... S'il vous plaît,
là, on est... C'est intéressant comme cas de figure, parce qu'effectivement, ils ne tirent pas un mortier d'artifice hôte, mais comment vous qualifiez exactement l'attitude de ces jeunes-là, en l
'occurrence ? Mais
ce que j'ai dit, c'est que là, présentement, cette scène est plutôt hostile à cette voiture. Je ne sais pas ce qui s'est passé avant et après. J'ai même dit très hostile, si vous voulez reprendre les propos initiaux. Mais ce que je vois, c'est qu'en fait, se retirer, un repli tactique, ce n
'est
pas un aveu de faiblesse pour les forces de l
'ordre. C'est peut-être même un
aveu d'intelligence. Et puis ensuite, vous montrez cette scène-là, qui est ce qu'elle est, mais derrière, vous extrapolez, vous généralisez tout le mouvement. Ce n'est pas l'essentiel du mouvement. L'essentiel du mouvement, il a des revendications claires. Vous croyez que ce n
'est
pas de la violence ce que vivent nos camarades. Attendez, attendez. Ce que vivent nos camarades qui parfois doivent enchaîner des boulots aussi pour survivre, eux aussi, lycéens, pas que étudiants. Donc en fait, c'est aussi une violence qu'ils ressentent. Et ça, vous n'en parlez pas de cette violence. Cette violence du système qui chaque année coupe. L
'école est gratuite en France, monsieur. Non, mais l'école est gratuite. D'ailleurs, c'est pour ça
que le BTS, qu
'on
a proposé dans le projet de la finance, qui soit rendu payant pour les classes préparatoires d'eux-mêmes. Mais en fait, ce n
'est
pas gratuit l'éducation en France parce que vous avez des dépenses de fourniture.
C
'est 400
euros par élément. Ce n'est pas là un boursier, monsieur. Moi, j'ai fait
mes études. Je suis un
milieu
très modeste. J'ai fait toutes mes études grâce aux bourses. Alors ne dites pas qu'en France, on ne peut pas faire d'études.
Non, non, c'est parce que tu l'as dit, mais ça ne va pas. C'est une violence sociale. De tout ramener à soi quand on parle d'une revendication lycée d'une génération. C'est quand même
problématique.
Est-ce
que
vous
pouvez dire ce
soir
que vous condamnez toute agression contre les policiers et surtout même
des
pancartes à CAB, par exemple,
vous condamnez ou pas ? Oui,
bien sûr. Moi, je le dis. Très bien. Évidemment. Quand ce n'est pas proportionné, évidemment,
c'est...
Mais les violences proportionnées, ça,
c
'est bien
?
Bien sûr, quand il s'agit. C'est la violence légitime, la seule qui est capable... C'est la police qui
l'exerce. Elle
fait... Il n
'y
a pas de violence
légitime. Non, il n'y a pas de violence légitime. C'est la
force qui est légitime.
La force légitime pour assurer l'ordre. Il n'y a pas de violence légitime.
Est-ce que vous pouvez dire que vous ne cautionnez pas quand il y
a
écrit « Tous les flics sont des bâtards à CAB, »
par
exemple ? Non, par contre, ce qu'on peut quand même considérer, c'est que oui... Non, mais écoutez, quand... Ok, au moins, c
'est
la réponse.
Je ne vais pas dire... Non, je ne vais pas dire...
Précisez, Précisez, Philemon, s'il vous plaît. Juste, comprenez aussi qu'en tant que lycéen, quand on a des camarades, il y a un sentiment d'appartenance très fort auprès des lycéens. Non, non,
mais
attendez. Un sentiment d'appartenance très fort. Moi, je vous le dis, en fait, quand on a des camarades qui se font blesser, qui se font estropier, oui, derrière, oui, on n
'a
pas l'impression que c'est nos amis. Par contre, je tire à souligner quand même que dans la majorité des lycées où ça se passe bien, c'est aussi que les policiers sont là en encadrement du trafic, en protection des...
Mais sinon,
ça cause des policiers. C'est eux qui provoquent. Pas tout le temps. Après,
c
'est vrai que tout à
l'heure... Non, mais attendez. C'est pas du tout parce qu'il y a des cas... Vous pouvez parler du fond parce que je ne vais pas avoir. Non, mais il y a un exemple.
Un sujet qui n
'est
pas... Je
vous jure que vous pourrez parler des revendications étudiantes dans quelques instants. Jurez, premier juré, croix de voix, croix de fer, si je
mange, je vais en enfer. Je vais vous dire ça encore.
Attendez,
attendez,
attendez. J'aimerais encore votre regard sur les casseurs. Et là, on quitte les lycéens, on parle vraiment des casseurs très exactement. Ce sont ces découvertes qui est vraiment la panoplie du casseur.
C
'est ce que disait le procureur de Belfort, en l'occurrence, avec les cocktails Molotov retrouvés, voilà. Où vous avez tout le détail de Molotov, le grand directeur,
le
dirigeant soviétique qui avait donné ce nom à l'époque en arrière de Finlande. Là, on a la version en 2026, les haches. Les mortiers d'artifice. Dites un mot, s'il
vous
plaît, des mortiers d'artifice, qu'on comprenne bien ce que ça signifie exactement. Parce que parfois, il
y a
la version mortier qui fait très guerre et artifice qui fait très feu d'artifice. Qu'est-ce que c'est exactement
?
C'est comme un feu d'artifice, comme un gros pétard, si vous voulez, et qui se place... Alors généralement, il faut un tube, parce qu'il faut le lancer droit. Donc soit on le fixe à une sorte de tige et en tir tendu, là aussi, on y revient, ça va jusqu'à 80 km heure. Donc vous pouvez, évidemment, blesser grièvement, tuer, incendier, puisque comme c'est un engin pyrotechnique qui est d'ailleurs interdit en vente libre, sauf pour les professionnels de la pyrotechnie, vous allez déclencher les incendies. Et dans le cas du lycée de Nantes, c
'est probablement ce qui a mis le feu. Et d'ailleurs, il faut renforcer l'encadrement sur ces mortiers d'artifice, absolument. Par contre, j'aimerais bien qu'on revienne aux images des cocktails de Molotov, parce que moi, je les ai vus, donc j'ai zoomé un peu dessus et c'est assez cocasse. C'est-à
-dire
que la police nationale a présenté des cocktails de Molotov, dont un rhum arrangé, je crois, à la vanille. Mais c'est marrant, il y a toujours les gousses
de...
Je
n'ai pas
vu si c'était du rhum vanille.
Vous entrez dans les détails, vous voyez qu'il y avait de la vodka, mais c'est quoi le... Il y a des gousses de vanille, en fait. Il y a encore les gousses
de vanille. Donc c'est un peu ridicule de dire...
Alors,
attendez, ah oui, c'est des gousses de
vanille au milieu. Oui, c
'est
des
gousses de vanille. Donc bon, un cocktail de Molotov avec des gousses de vanille dedans, on aura tout vu. On peut douter...
Oui, c'est après du rhum arrangé avec
ce genre de tissu dessus. Enfin,
je
ne
veux
pas... Peut-être pas tout à fait hermétique, la bouteille, mais en principe, le rhum arrangé, on met autre chose dessus,
du tissu inflammable. Enfin, je ne sais pas. Mais
c'est pas ça. C'est juste qu'on peut s'interroger quand même sur ces
images. Je suis obligé de dire, je crois, à consommer avec modération.
Dès qu'on voit... Exactement. À mon avis, c'est pas très bon.
Le rhum
vanille,
c'est pas très bon. Le rhum n'est pas
inflammable puisqu'il y a 55% d
'eau
et 45% d'alcool.
Celui-là, il ne faudrait pas trop l'ingérer quand même. Parce que bon, après, vu comment il est arrangé par-dessus...
Non, non, non, mais parce que... Il n'est peut-être
pas fait pour boire.
Enfin, ou alors... Mais monsieur, s'il avait idée
pour mettre de l'essence dedans, ils auraient enlevé... Les gousses de vanille seraient parties avec.
Enfin,
moi, je doute quand même de l'honnêteté de
la police. Mais autre chose...
Cela étant, pardon, la réalité, il y a bien des cocktails Molotov, on les a vus tirés par des casseurs.
Oui, on a vu les lycées en place. Et donc, la
réalité... On est là face à combien de casseurs ? Potentiellement, ceux qui sont complètement hors lycée, qui arrivent, c'est quoi ? Des centaines,
des milliers ? En
centaines, en centaines.
Des centaines à Paris. En
minima,
en
centaines. En minima,
en
centaines.
Mais
ça suffit largement à créer des violences extrêmes. Ils sont fissus ? Pour certains, oui. Pas tous. Pas tous connus. Puis ils se renouvellent. Mais le 1er décembre 2018, quand il y a eu cette journée de manifestation de Gilets jaunes avec l'Arc de Triomphe qui est notamment dégradée. Vous savez qu'il n
'y a
même pas 10 000 manifestants à Paris. Même pas 10 000. On est à moins de 10 000. Donc, en fait, quelques centaines de personnes violentes peuvent largement suffire à détruire, et là, singulièrement, l'Arc de Triomphe, ou à commettre des violences qui sont des violences d'une partie de la gravité. Le 19 mars 2019, enfin, le 16 mars 2019, devant le Fouquet's, ils ne sont pas beaucoup plus nombreux. Ils sont quelques dizaines à incendier le restaurant. Écoutez, regardez cette scène. Robert Ménard. Alors, c'est Robert Ménard que tout le monde connaît, député, enfin, élu, maire de Béziers, pardon, qui a rencontré, qui est allé dans une manifestation, chacun, tout le monde,
là
encore, on a montré les élus et les filles. C'est plutôt la boutique de l'autre côté qui s'exprime et qui parle à des manifestants.
Tu
te calmes.
Tu
te calmes. Tu te calmes. Parce que moi, je suis là, parce que je ne veux pas faire. Tu sais,
j
'en reprends un peu plus avec lui. Mais alors, tu ne
te
parles pas comme ça.
Tu
ne l'es pas, mon grand-père. Tu me tutoies pas, mais tu te prends pour un prix.
Mais
tu n
'as
pas bien la tête. C
'est le
plus beau, c'est le plus beau. C'est le plus beau. C'est le
plus
beau.
C'est le plus
beau. C
'est le plus beau.
Mais je ne
sais
pas. Tu crois que j'ai pas manifesté un fommage ? Entre manifester et foutre le feu, c'est pas la même chose.
C
'est pas la
même chose. Comment
est-ce que vous regardez cette scène ?
Je
ne
sais
pas si on peut la repasser, parce que le début est assez piquant. Dans tout événement, il y
a
la partie tragique. Il y a des faits tragiques, on y reviendra. Il y
a
des faits
un
peu tragiques, mais là, quand il me met là, il lui dit mon gars. Et puis l'autre se retourne, il est un peu surpris. Regardez-le. Et il lui dit... Et il s'enfuit. Il n
'a
aucune envie de rester trop à discuter avec Robert Ménard. Oui, parce que Robert Ménard, quand même... Après, c'est Robert Ménard. Il y
a
un style Robert Ménard et on est obligé de l'accepter, voire même de l'apprécier, parce qu'il y
a
un côté très sympathique. Mais il est aussi officier de police de sa ville, il est maire. Donc il remplit un peu son rôle aussi. Les maires ont des pouvoirs de police, il faut toujours le rappeler.
Oui, bien sûr.
Ces images sont très bien, mais ce serait bien de parler des revendications. Mais on y revient,
bien sûr.
Il reste trois
minutes
d'émission, c'est pour ça. Mais
attendez, ne vous inquiétez pas,
c'est nous
qui dirigeons
le... Il a juré, on croit.
Votre regard là-dessus ? Écoutez, c'est pareil, c'est un exemple, ça ne
sert
à rien d'extrapoler dessus et de parler de la situation en général à partir de cela. Ça vous plaît ou ça ne
vous
plaît pas ? Écoutez, moi, en tout cas, que des personnels politiques s'interposent pour calmer le jeu, d'ailleurs ce que des élus aussi de gauche ont fait, c'est bien, parce qu'en tout cas, il faut protéger nos jeunes, protéger les lycéens de toute forme de viol.
Je
voudrais revenir sur justement cet exemple. Moi, j'étais devant plusieurs lycées qui ont été bloqués et ce que j'ai vu aussi de la part des jeunes, c'est l'exclusion de personnes qui avaient un peu plus de testostérone ce matin-là et plutôt envie de mettre le feu à une poubelle que de porter une pancarte.
Et les jeunes, quand ils s'auto-organisent et quand en fait ils ont envie de porter leurs revendications, et c'est pour ça qu'on parle de la présence de casques blancs, de brassards blancs demain, en tout cas que les adultes soient en blanc pour pouvoir aussi participer à ces actions-là, c'est de sortir des manifestations, celles et ceux qui n'ont pas envie de porter des revendications, mais de porter des coups et de s'interposer avec les forces de
l'ordre lorsqu'elles vont trop loin. Et
je pense que c'est une bonne chose que l'ensemble des parents, que l'ensemble des corps syndicaux représentant les enseignants appellent à cette manifestation avec le même état d'esprit et c'est le cas et c'est une belle chose parce que c'est un acte de confiance comme disait Jaurès à notre jeunesse et c'est ça la République. Moi je pense qu'au moins vous avez eu ce discours clair à la fin, vous auriez dû l'avoir également même quand vous voyez ce jeune de 14 ans par exemple qui s'en prend en force de l'ordre parce qu'on a un vrai problème d'autorité dans notre pays réellement. Je
vais
rappeler qu'en France et c'est quand même un sujet quand on parle aussi d'efficacité de notre modèle de l'éducation nationale, il y a eu une étude Thalys en 2024 qui a été faite pour l'OCDE. 18% du temps scolaire en collège en France est consacré à essayer de ramener de l'ordre. On est le pays de
l
'OCDE où les professeurs consacrent le plus de temps à remettre de l'ordre. Je rappellerai juste parce que c'est vrai qu'il faut des moyens
sur les collèges et sur les lycées.
Dans des classes
bondées ? Sur les collèges et sur les lycées.
Justement,
je
vais en parler sur les collèges et
sur
les lycées. J'ai regardé comparativement par exemple combien on met aujourd'hui en France par élève. Vous voyez par exemple qu'en Pologne on met 26% de moins par élève qu'en France et qu
'ils
sont meilleurs en maths, en sciences, en lecture. En République tchèque ils mettent 17% de moins ils sont meilleurs dans les trois matières. Au Portugal ils mettent 16% de moins ils sont meilleurs de la même manière en maths, en lecture. On ne peut pas tout mettre sur le dos du manque de budget de l'éducation nationale. Il y a des choses à faire et notamment il va falloir qu'on donne plus d'argent pour nos professeurs mais aussi qu
'on
se pose la question de savoir pourquoi beaucoup de professeurs aujourd'hui se retirent ou veulent aller moins en REP alors qu'on met plus de moyens en REP plus. Si on ne prend pas en compte les difficultés qu'on peut avoir d'autorité et des problèmes que ça provoque pour les professeurs par exemple ce sujet il est totalement occulté depuis le début et ça
doit être un
sujet qui doit être évoqué aussi
dans les problèmes qu'on a en
France.
On va entendre
un lycéen qui revendique notamment en matière d'horaire un certain nombre de changements mais j'aimerais que vous réagissiez encore à cette image c'est la préfecture de police des Hauts-de-Seine Alexandre Rougère le procureur de la République Yves Bador qui est le directeur du service d'éducation nationale Frédéric Fulgence qui échange ce matin avec les parents de trois adolescents et regardez c'est la préfecture elle-même qui partage cette image avec le commentaire vous êtes responsable moralement et juridiquement de vos enfants conscient de la gravité de la situation les parents se sont fermement engagés à ce que ces faits ne se reproduisent plus c'est la remontrance façon 2026 et commentaire de Benjamin Lucas qui a partagé cette image député écologiste cette mise en scène est répugnante je pèse mes mots c'est une opération de communication digne d'un régime autoritaire pas d'une démocratie fidèle à l'état de droit est-ce que c'est de bonne politique de faire ça ou non ?
en tout cas pour moi c'est pas du tout une portée atteinte à l'état de droit c
'est
-à
-dire
le préfet est dans son rôle il reçoit avec solennité des personnes sans coercition et il leur rappelle ce qu'est la règle commune et la règle de la république en plus c'est un préfet que je connais personnellement et que j'estime vous les connaissez tous oui alors après je les estime peut-être pas tous mais vous prenez des risques je vais pas donner de nom réaction
là-dessus lui en
particulier je me permets de réagir sur ce que monsieur disait tout à l'heure alors vous connaissez mal vos chiffres parce qu'en Pologne ils sont 17 par classe en moyenne en France ils sont 30,2 c'est passé de 27 en 2011
à 30 j'ai dit les moyens ah oui non mais oui les moyens d'accord mais ils sont oui
sauf que là vous cadrez
combien on met
par
élève oui sauf que là
vous cadrez sur un sujet par contre on peut parler du nombre d'élèves par
classe on peut parler aussi on peut parler du nombre laissez
-moi finir s'il vous plaît donc on est entre
20
et 23 élèves par classe dans les autres pays de l'OCDE et en plus de ça mais on parle pas du même sujet monsieur
je veux bien que vous me répondiez en disant que les gens sont différents et vous parlez d'un autre sujet en France il y a de grandes disparités par exemple entre les
lycées professionnels et les lycées généraux on est en combien en lycée pro de moyenne en classe
vous ne l
'avez pas laissé
finir
vous
parlez de ça non mais non vous
parlez excusez-moi mais
pardon alors laissez le finir sinon c'est inaudible vous parlez s
'il vous plaît vous parlez de maintien de l'ordre dans la classe vous dites et qu'on dépose plus de temps que dans le reste des pays de l'OCDE sachez que aussi nous sommes beaucoup plus nombreux par classe que dans les autres pays de l'OCDE
et
par ailleurs si vous connaissiez réellement votre sujet et si vous vouliez nous rejoindre sur nos revendications comme ce que vous proposiez au début de l'émission vous
sauriez vous sauriez
que les lycées rep ça n'existe plus depuis 2020
écoutez
s'il vous plaît ce lycéen écoutez ce lycéen qui revendique exactement puisque vous parliez des revendications des lycéens la question des horaires
des
revendications j 'ai dit qu'on n'est pas obligé de suivre et qu'un enfant de
15 ans ne
doit pas déterminer toute la politique en France en
termes d'éducation nationale le rôle des politiques est d
'écouter ce
que peuvent dire les professeurs les jeunes et
ensuite
de stade
allez s'il vous plaît on n'entend même pas vous
parlez l'un sur l'autre à nouveau allez s'il vous plaît
vous parlez l
'un
sur
l
'autre écoutez ce lycéen non on ne cautionne pas la classe nous on est vraiment venus pour défendre nos droits on n'a pas des horaires terribles on fait des 8h-18h et c'est pas normal les cours ils commencent à 8h ils finissent à 18h les emplois du temps trop chargés le système les profs les gens qui ne nous écoutent pas les parcours sub j'ai des grosses heures de trou j'ai des emplois du temps surchargés je ne peux même pas bien pratiquer mes heures de sport parce que je fais du foot après j'ai l'école et après je fais le foot après je rentre tard vers 22h et après pendant la nuit je fais mes devoirs en fait la charge mentale elle est trop forte
voilà la charge mentale j'aimerais que vous répondiez là-dessus très court les uns et les autres oui ou non parce qu'il y
a
deux façons d'écouter ça ceux qui vous disent c'est des enfants gâtés ceux qui vous disent non effectivement ce sont des vrais problèmes
oui alors effectivement et particulièrement pour les lycées pro et technologiques qui ne sont pas sectorisés on a des élèves qui se lèvent à 6h du matin qui rentrent à 20h le soir en fait c'est vraiment des conditions d'aliénation on n
'est
pas en capacité de réfléchir quand on a des horaires pareils et donc c'est là aussi que nos revendications rejoignent nos camarades et nos parents qui peuvent vivre dans des conditions pareilles et travailler autant
on
est dans une société qui a voulu adapter les conditions d'enseignement pour les jeunes aux contraintes des adultes le fait de commencer à 8h le fait de terminer à 18h et on n
'a
pas pensé la société à hauteur d'enfant à hauteur de jeune et c'est pourtant des propositions qui sont issues de la convention citoyenne sur les temps de l'éducation qui ont été adoptées très largement par cette convention citoyenne dont on attend toujours qu'elle puisse être transposée dans la loi alors qu'Emmanuel Macron mais comme toutes les conventions citoyennes quasiment il s'en fiche c'était pourtant engagé à reprendre l'ensemble des propositions commencer à 9h même en termes de biorhythme pour un adolescent c'est le B.A.B.
et puis c'est pardon je termine de Dieu sur les lycées professionnels effectivement on a des élèves qui par ailleurs ont des stages en même temps qui sont épuisés physiquement on a 20% de jeunes qui ont commencé à suicide c
'est
ça la réalité il
y
a d'autres exemples aussi on va beaucoup plus en cours le matin d'ailleurs souvent on commence plus tôt et l'après-midi est plus consacré au sport il y
a
plein de modèles qui peuvent être très différents et ça c'est des sujets de fond je pense qu'il faut discuter de tout ça après par rapport à Parcoursup et par rapport justement vous parliez des lycées professionnels là on a un vrai sujet justement d'adapter aujourd'hui le système scolaire à la demande et notamment au marché du travail on ne peut pas se dire
qu
'on va continuer à envoyer autant de gens en sociaux et défavoriser aujourd'hui les filières d'apprentissage et que l'apprentissage et les lycées professionnels ne seraient faits que pour les mauvais élèves on n'a pas réussi à sortir encore de ça alors que si demain on veut réindustrialiser ce pays si on veut des chaudronniers si on veut relancer l'activité économique on va avoir besoin de jeunes qui vont vers ces filières là qui vont d'ailleurs mieux gagner leur vie mais il faut qu'on repense l'éducation nationale pour qu'elle soit adaptée au monde de demain parce que sinon on aura une éducation nationale qui ne correspond pas justement et on entraînera beaucoup de jeunes qui iront en échec scolaire malheureusement et ça doit être ça le principal objectif de l'éducation nationale c'est former nos enfants pour demain pour qu'on s'en sorte mieux collectivement la Russie frappe encore plus durement regardez ces images d'admidi