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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 13 février 2025 59 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Laurent Jacobelli : "L'ensauvagement est une réalité qu'il faut combattre !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • ComplaisanteRéponse directe

    Permettez-moi de souligner le ton extrêmement posé, extrêmement calme des parents.

  • OuverteRéponse partielle

    Pourquoi nous a-t-on dit pendant des semaines que c'était un couteau ?

  • OuverteRéponse directe

    Comment deux adolescents armés interdits de contact entre eux par la justice ont-ils pu en toute impunité poursuivre leurs exactions ?

  • OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'État ne prend pas ses responsabilités ?

  • OuverteRéponse partielle

    Pourquoi on n'en parle pas de la machette et de l'hachette dans les médias ?

  • 49:39OuverteRéponse directe

    Dans quel quartier ça se passe ? Pouvez-vous nous expliquer l'ambiance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « On ne peut pas imaginer la douleur qu'il traverse. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas une attaque faite au hasard. »
  • 8:27Invité politiqueFait
    « Comment justifier l'appréciation clémente de la justice qui les a laissés placer sous un contrôle judiciaire inapplicable et inappliqué ? »
  • 9:02Invité politiqueFait
    « Elias est mort en raison d'une impunité dans laquelle se sont sentis deux mineurs. »
  • 16:48PrésentateurFait
    « La gauche parisienne est dans le déni. »
  • 27:00Invité politiqueFait
    « Tout s'est joué en moins de 15 minutes. »
  • 30:28Invité politiqueFait
    « Il y avait déjà eu une tentative sur une autre jeune fille le 4 février dernier. »
  • 51:37InvitéChiffre
    « On est à moins 70 policiers à Grenoble. »
  • 56:50Invité politiqueFait
    « il avait décidé ce jour-là d'armer une partie de sa police municipale pour la nuit »
  • 57:33Invité politiqueFait
    « il expulse les délinquants des logements sociaux »
  • 58:33Invité politiqueFait
    « il y avait des caméras qui refuse de mettre des caméras »
  • 58:42Invité politiqueFait
    « grâce aux caméras on a pu retrouver très vite le groupe »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli73 %
  • Présentateur6 %
  • Invité6 %
  • Invité 25 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Permettez-moi de souligner le ton extrêmement posé, extrêmement calme des parents. Et digne. Très digne. Je crois qu'on ne peut pas imaginer la douleur qu'il traverse. Et je pense qu'il l'exprime de manière très sensible, mais très modérée. C'est très éprouvant, c'est très émouvant. On apprend effectivement que les deux individus, qui étaient déjà connus et défavorablement des services d'Opoli, qui avaient déjà agressé, volé, dont un était entré dans un établissement scolaire avec une arme, ne se baladait pas avec un simple couteau. Ce n'est pas une attaque faite au hasard.

Ils se baladaient avec une machette, qui est quand même un instrument qui n'est pas fait, je crois, pour cueillir des fleurs dans l'absolu. Quand on se balade avec une machette et qu'on est récidiviste, c'est qu'on a une très mauvaise intention. La machette, ça ressemble plus au meurtre qu'à l'intimidation. Je vous interroite un instant, parce qu'on parle beaucoup de machette. Je voudrais qu'on voit ce que c'est une machette. C'est parce qu'on a tous des imaginaires de ce qu'il m'achète. Une machette, c'est ça. Vous vous rendez compte ? Ce n'est pas discret. Ce n'est pas discret.

C'est-à-dire qu'en plein Paris, dans le 14e arrondissement, vous avez deux jeunes qui ont 16 et 17 ans qui se promènent avec ça. C'est hallucinant. Et surtout, pourquoi nous a-t-on dit pendant des semaines que c'était un couteau ? Comme si on voulait minimiser le fait. Comme si on voulait en faire, finalement, un meurtre du quotidien, presque un accident. Non, quand on se balade avec les outils qu'on voit à l'antenne, je crois la volonté de tuer, la volonté d'attaquer. Et donc, derrière se posent plein de questions que la suite de la lettre pose. Que faisaient ces individus en liberté, même s'ils sont mineurs ? Comment ont-ils pu avoir une machette ?

Comment peut-on les laisser déambuler dans les rues de la capitale de la France ? On parlera de l'aspect politique dans un instant. C'est terrifiant et je crois qu'ils se disent probablement, et c'est ce qu'on comprend dans la lettre, pourquoi on a laissé faire ça en fait. Christine Kelly, j'ai voulu prendre le temps, comme je le disais, ça ne se fait pas en télé, on ne lit pas les lettres en général. Mais j'ai voulu prendre le temps de lire cette lettre parce que je l'ai trouvée bouleversante. Surtout, c'est demain. Demain, il aurait eu 15 ans. Il n'aura jamais 15 ans.

2:00
Invité

C'est vraiment terrible. On parlera effectivement de l'aspect justice après. Mais c'est vrai que là, qui ne peut pas ressentir justement cette émotion de la part des parents ?

2:14
Laurent Jacobelli

Et cette émotion qui rejoint, qui touche tous les parents, même ceux qui ne sont pas parents, cette émotion qui rejoint aussi l'émotion de la petite Louise. Et l'un dans l'autre, à quelques jours d'intervalle, on ne peut pas ne pas se poser des questions sur la France dans son ensemble. J'ai entendu sur des plateaux télé dire, ah oui, par exemple, non, on a vu le petit Elias, mais par exemple, en Grande-Bretagne, il y a un qui s'est fait tuer aussi, ça arrive partout. Non, ça n'arrive pas partout. Il se passe quelque chose en France. Il se passe quelque chose chez nos jeunes en France. Il faut absolument qu'on s'en rende compte et il faut qu'on soit à l'écoute effectivement de cette émotion.

Combien de parents aujourd'hui sont non seulement dans l'émotion parce qu'ils ont perdu leur enfant dans ces circonstances-là, mais aussi se demandent quand est-ce que ça sera le mien à la roulette russe ? Mathias Leboeuf, vous êtes journaliste, vous êtes philosophe. Il y a une question qui se pose autour de cette machette et cette hachette. Parce qu'effectivement, après les parents, il y avait les deux. Un avait une machette, l'autre avait une hachette. Ça n'a jamais été cité dans les médias. Pascal Praud, levé ce matin, il a repris la dépêche AFP qui est sortie concernant cette affaire. Et malgré la lettre des parents, il continue à dire qu'il s'est fait poignarder.

Je vous propose d'écouter Georges Fenech. Ce matin, on lui a posé la question, on lui a dit, mais pourquoi est-ce que les médias ne parlent pas de cette machette et hachette et continuent à dire qu'il s'est fait poignarder ? Écoutez sa réponse.

3:34
Invité

Une machette, ce n'est pas une arme banale. Un couteau pour se défendre des fois, ça peut se produire. Mais une machette, c'est une arme de guerre qu'on connaît en Afrique, qu'on connaît aux Antilles aussi. La machette, ça sert aussi à, par exemple, à couper la canne à sucre. C'est très culturel, la machette. Donc je ne connais pas le détail de la personnalité des auteurs, bien sûr. Mais en tout cas, ça signe une violence particulière. C'est-à-dire qu'on sort avec une machette pour tuer. On ne sort pas avec une machette uniquement comme ça pour se défendre.

4:08
Laurent Jacobelli

Mathias Leboeuf, pourquoi est-ce qu'on n'en parle pas ? Parce que ça évoque des choses ? Alors, je voulais juste dire une chose, c'est que je suis journaliste et philosophe et je suis papa aussi. Et avant tout papa, et effectivement, tout ce qui vient d'être dit, c'est... Je me mets à la place des parents, mais quel drame et comment on peut surmonter ça, je ne sais pas. Voilà. Après, pour reprendre votre question sur la machette, oui, ça pose deux questions. C'est est-ce qu'à travers la machette ou la hachette, on peut déduire quelque chose de l'origine essentialisée, un peu comme le fait Georges Fenech en disant, ça vient de...

Ce n'est pas ce qu'il a fait, il a rappelé ce que c'était à la machette et à quoi ça servait. Oui, à quoi ça servait. Après, la vraie question, c'est qu'est-ce que font des gamins de 16 ans récidivistes avec ces armes dans la rue ? Comment c'est possible ? Comment ça peut se produire ? Les parents, que font les parents ? Mais de la même façon, aussi, comment se procurer une... Enfin, honnêtement, je ne sais pas où on achète une hachette, un magasin de bricolage ? Enfin, je ne sais pas. Vous pouvez être motivé. Non, je ne sais pas. Et je ne sais même pas si on a le droit d'acheter ça quand on est muleur. Le jour, le jour, tout se trouve. Oui, tout se trouve. Ça, c'est pas...

Non, mais ça veut prendre une intention, excuse-moi. Non, mais voilà. Après, effectivement, quand on se balade dans la rue avec des armes pareilles, c'est que déjà, à mon avis, on a quand même un problème dans sa tête. Et... Je ne dis pas ça pour déresponsabiliser ces individus. Mais effectivement, on peut supposer qu'il y a une intention d'en découdre et que de toute façon, ça va aller au pire. Donc, c'est édifiant. Il y a effectivement quelque chose qui se passe. On a longtemps parlé d'ensauvagement de la société. En sauvagement, on est le parti. Bruno Poirard, c'est intéressant parce que vous êtes policier, donc vous la regardez depuis longtemps, cette société.

Vous l'observez depuis longtemps. Vous aussi, vous avez le sentiment qu'il y a quelque chose qui se passe. Est-ce qu'il y a quelque temps, on voyait des jeunes de 16 ou 17 ans avec des machettes ou des hachettes dans la rue ? Moi, si je fais le résultat de 34 ans d'expérience associative avec des quantités de jeunes que j'ai croisés et qui sont venus dans mes dispositifs et autres, on a connu ce qu'on a connu dans les années nous-mêmes, d'ailleurs, des bagarres avec les poings. C'est-à-dire, on se vengeait à coups de poings. Maintenant, on est arrivé à la banalisation, je dirais, des armes que sont... Alors, Fénégui, machette, couteau, dague, on s'en fout.

Le résultat, malheureusement, c'est qu'il y a un mort. Alors, on ne s'en fout pas vraiment. Je ne suis pas tout à fait d'accord. Non, non, parce qu'on peut avoir un petit couteau sur soi pour se défendre. Ça tue, Jean-Marc. Non, d'accord, ça tue. Mais ce n'est pas pareil. Excusez-moi, quand on se balade, on l'a vu tout à l'heure, quand on se balade avec une lame comme ça... Une intention. Excusez-moi, d'ailleurs, je ne sais même pas où on la met. On la cache. Excusez-moi. Un jeune avec une lame de 20 cm qui voulait aller tuer son compagnon. Mais ce n'est pas pareil. Moi, je trouve que ce n'est pas pareil. Et vous avez posé une question, Jean-Marc, sur les médias.

Moi, j'aimerais bien y revenir quand même. Pourquoi, à chaque fois qu'il y a une horreur pareille, on nous cache, la plupart du temps, le prénom ou le nom de l'individu ? On minimise les choses. On nous parle de rixes quand, en fait, il y a une expédition punitive. On refuse de dire qu'il y a un crime raciste quand un jeune blanc se fait attaquer. Ce serait la même chose, je dirais la même chose. C'était quelqu'un qui n'en était pas, mais je fais référence à un cas qui s'est passé. Et là, on nous parle d'un couteau alors que c'est une machette. Comme si on voulait à chaque fois cacher l'ensauvagement de la société. Comme si à chaque fois, on voulait cacher la réalité.

Si, à partir du moment où on ment à la population, ça veut dire que le phénomène derrière est terrible. Ça veut dire aussi que ceux qui nous mentent ne savent pas gérer le phénomène. J'aurais dit qu'on sorte un couteau avec une lame de 20 cm. Si, ça ne change pas. Ça me tue aussi. Bien sûr, mais ce n'est pas la même chose. Vous avez raison. Je suis d'accord. Un petit opinel qu'on prend pour couper son pain. Vous êtes attaqué, etc. Il y a un tue, Louise, quand même. Il y a un opinel. Vous tuez avec un opinel. Mais quand vous baladez avec une kalachnikov, une machette, etc. Ça veut dire que vous avez une intention.

Et les individus suspectés, pour l'instant, sont des gens au lourd passé de violence. Mais c'est surtout ça. Aux jours passés d'intimidation. C'est ça. On rentre dans l'aspect plus politique, j'ai envie de dire, plus judiciaire. Je voudrais juste vous lire un autre extrait de l'année des parents. Parce qu'il évoque cet aspect-là aussi. Il lise. Comment deux adolescents armés interdits de contact entre eux par la justice, connus défavorablement des services de police et judiciaire pour des faits similaires, ont-ils pu en toute impunité poursuivre leurs exactions ?

Comment justifier l'appréciation clémente de la justice qui les a laissés placer sous un contrôle judiciaire inapplicable et inappliqué ? Comment un procès prévu en novembre 2024 peut-il être reporté en juin 2025 ? En ayant connaissance du caractère dangereux de ces individus, de la réitération d'infractions de type vol, escroquerie, avec violence, port d'armes, et ils sont laissés en liberté. Elias est décédé. Elias n'est pas un simple fait divers de plus. Elias est mort en raison d'une impunité dans laquelle se sont sentis deux mineurs, malgré une prise en charge éducative et pénale. La mort d'Elias démontre que l'État n'a pu protéger ses citoyens. Christine Kelly.

La France a tué mon mari. Le même cri. Le même cri du cœur. Le même cri où on se dit que maintenant on est au-delà, effectivement, du fait divers. Et on est au fait de société. On a pris tellement d'années pour se dire qu'on n'est plus dans le sentiment d'eux.

9:34
Invité

On n'est plus dans le sentiment d'ensauvagement, on est dans la violence du réel. Et lorsqu'on voit ses parents et les questions qu'ils posent,

9:41
Laurent Jacobelli

on va refaire immédiatement à ce sentiment, à pas ce sentiment, à cette réelle impunité de la justice, à ce réel laxisme de la justice, à cette excuse de minorité qui fait que la moitié seulement de la peine est effectuée lorsqu'on est un mineur.

9:57
Invité

Et à cette liberté qu'ont les mineurs dans la rue en termes d'éducation, en termes de sentiment d'impunité, en termes de manque d'autorité.

10:08
Laurent Jacobelli

S'il n'y a pas d'autorité dans la cellule familiale, et je reviens très régulièrement à la famille, s'il n'y a pas d'autorité à l'école... C'est la base, effectivement, et on a supprimé la famille en France. S'il n'y a pas d'autorité à l'école, parce que maintenant, dès qu'on fait preuve d'autorité, on se prend une gifle, si vous permettez l'expression. Si l'État n'a pas d'autorité, et bien maintenant, si vous permettez, on va droit vers une guerre civile. Je mets entre guillemets la guerre civile, c'est-à-dire que les jeunes font ce qu'ils veulent, il n'y a pas d'impunité, on se balade avec des couteaux, et maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?

Et c'est intéressant, si vous permettez l'expression, intéressant au niveau péjoratif, toujours les mêmes coupables, toujours les mêmes victimes. Et on y reviendra tout à l'heure, parce que moi, je trouve que dans l'affaire Owen et avec Louise, on parle passé des parents. Et j'en parlerai tout à l'heure, parce que moi, c'est ce qui me choque dans cette affaire, et on en parlera un peu plus tard, parce que, mélangeons pas les affaires, mais il y a des points communs quand même, il y a quand même des fils conducteurs. Mathias Lebeuf, vous vouliez dire un mot... Oui, je veux dire que là, pour le coup, on est sur une vraie question philosophique.

Puisque dans les théories du contrat social, la première chose que l'État doit faire, c'est à la fois confisquer la violence, et avoir le monopole de la force, et garantir la sécurité de ses citoyens. Quand vous avez dit ça, concrètement... Quand on a dit ça, concrètement... C'est des mots, c'est des mots. Non, non, c'est pas des mots. C'est un philosophe, hein. C'est des mots. Non, mais justement... Non, mais justement... Non, mais justement, ça permet d'analyser la situation, et de dire qu'on est vraiment en situation de rupture de contrat social, on ne fait plus société. Donc effectivement, comme le dit Christine, c'est une anarchie totale. On se voit au petit...

Pourquoi l'État ne prend pas ses responsabilités ? Mais l'État a arrêté avec l'État régalier. Ah non, bah non ! C'est pour ça qu'on a des superfusions de tout, d'ailleurs, social. Mais justement, l'État, l'État régalier. Non, l'État, pardon, mais l'État donne une taxe comportementale sur les sodas. L'État donne des taxes comportementales sur les... Mais c'est pas pareil, on est d'allumère, Christine. Et non, à l'État, l'État a un rôle à jouer, on n'en a pas tant plus. À un moment donné, les priorités de l'État doivent se concentrer. Tu peux pas... L'État est restreurant.

C'est l'humain, moi, j'ai la chance, je sais pas, d'essayer d'apporter ma pierre à l'édifice en matière de prévention, d'éducation avec des gamins. C'est hyper compliqué. Mais Bruno... On n'imagine même pas comme c'est compliqué. T'as le terrain. On se sanctionne, il faut sanctionner, il faut éduquer. Mais on ne sanctionne pas. Le problème est qu'on ne sanctionne pas. Oui, on éduque et c'est très bien ce que vous faites. T'as le terrain. Et chapeau bas, sauf que quand ça a raté, il faut derrière sanctionner, il faut faire... Il faut briser le tabou de l'excuse de la minorité. Il faut briser le tabou de la responsabilité des parents. Il faut y aller maintenant.

On va entendre dans un instant les avocats des parents d'Elias qui se sont exprimés ce matin. Et c'est intéressant de les entendre aussi. Pour l'instant, le CNews Info avec Sandra Thionbeau.

13:00
Présentateur

Le ministre de la Santé est au chevet des victimes de l'explosion d'une grenade dans un bar à Grenoble. Ça s'est passé hier dans un quartier sensible de la ville. Il y a plusieurs blessés graves. Le suspect est toujours en fuite. La piste d'un règlement de compte est privilégiée. C'est aujourd'hui que le gouvernement relance des assises de lutte contre l'antisémitisme. L'acte II est largement consacré à la jeunesse. L'objectif est de provoquer un sursaut collectif face à la recrudescence des actes antisémites. L'Éducation nationale a recensé 477 signalements au cours du premier trimestre de cette année scolaire. Et puis, il y a des progrès concernant la trêve Israël Hamas.

Le mouvement palestinien entend respecter l'accord à condition qu'Israël honore aussi ses obligations. Les médiateurs l'affirment. Tel Aviv a promis de mettre en œuvre les dispositions du protocole humanitaire ce matin. Le sixième échange de prisonniers est prévu ce samedi.

13:53
Laurent Jacobelli

« Quand tu payes tes impôts, t'as le droit de... » « Allez-y, allez-y, de toute façon, allez-y. » « Vous enlevez le putain, parce que ça, on va le laisser en tête, mais repenez, quand tu payes tes impôts... » « Le philosophe dérape. » « Notre philosophe atteint tout du Régalien. » « Attends, on n'a pas entendu ça pas à l'entête. » « Quand on paye nos impôts, on a droit d'attendre de l'État, d'être protégé. » « C'est l'équation facile. » « Mais non, pourquoi facile ? » « C'est impossible de les Régalien. » « Non, prenons-nous en main aussi. » « Ça veut dire quoi ? » « Non, mais excusez-moi, il y a deux choses, vous avez raison. » « Il y a la famille, il y a l'éducation, et j'espère en parler.

» « Mais il y a aussi la justice et la police, c'est du Régalien, c'est de l'État. » « Et là où je vous rejoins, une fois n'est pas coutume, gardez bien l'image de Jean-Marc Morandini, c'est que les Français payent des impôts, ils payent aussi pour avoir un service, pour être protégés, pour être mis à l'écart de cette violence. Or, quand on voit des individus qui possèdent des armes, même s'ils sont mineurs, qui attaquent, qui agressent, qui volent, qui sont libres, dont le jugement va paraître dans 6 mois, 8 mois, eh bien oui, il y a une défaillance de l'État.

» On va écouter les avocats des parents d'Elias, qui étaient ce matin sur RTL, justement, et qui insistent sur le fait que ce n'est pas un simple fait divers, la mort d'Elias.

15:11
Invité

La mort d'Elias n'est pas un fait divers, et ils insistent là-dessus. C'est le témoignage direct qu'aujourd'hui, le système ne fonctionne pas, et qu'il faut le reprendre. Mais il faut le reprendre peut-être et le repenser totalement autrement. Le repenser aussi côté victime, et pas que côté auteur, parce qu'on fait beaucoup d'éducation au niveau des auteurs des faits. Mais il faut aussi se mettre à la place des victimes. Parce que les victimes, face à des drames comme ça, elles aussi, elles prennent perpétuité.

15:51
Laurent Jacobelli

Christine Kelly, on oublie les victimes dans ces infaires. On oublie complètement les victimes. Et j'avais une magistrate sur mon plateau hier soir, Béatrice Brugère, qui explique, les magistrats eux-mêmes expliquent qu'on a mis en avant le coupable. On fait tout pour dédouaner le coupable aujourd'hui. C'est le système de la justice aujourd'hui. Tout est mis en place pour qu'on puisse trouver des excuses au coupable. Et on oublie complètement la victime. Dans cette société d'inversion de valeur, je le dis tout le temps, le coupable est devenu la victime, et la victime est devenue le coupable.

Alors je l'ai dit, tout ça est en train de devenir une affaire politique, et je voudrais qu'on écoute ce qui s'est passé au Conseil de Paris. Justement à propos de la mort d'Elias, à propos du meurtre d'Elias, cet affrontement qui a eu lieu entre Nelly Garnier et Anne Hidalgo, la maire de Paris. Nelly Garnier qui a accusé la gauche parisienne d'être en partie responsable moralement, en tout cas de la mort du jeune Elias, et ça a provoqué une colère noire de la maire de Paris qui est rentrée en furie. Regardez un premier exemple. Je suis d'accord avec Hidalgo.

16:48
Présentateur

Or, j'assume de le dire, la gauche parisienne est dans le déni. Et le bras qui a porté un coup fatal au jeune Elias a aussi été armé par votre déni. Il a été armé par votre idéologie de l'excuse et votre aveuglement. C'est vraiment honteux. Ce déni, c'est celui de madame Karine Petit, maire du 14e arrondissement, qui dans une interview télévisée...

17:10
Invité

Je suspends la séance pour 5 minutes et vous aurez à vous excuser. C'est absolument inadmissible ce que vous venez de dire. Vous êtes irresponsable. Vous êtes irresponsable. Eh bien, c'est moi qui en décide. C'est moi qui en décide. Et je fais la police de Séfero qui parle. Monsieur Féraud.

18:02
Laurent Jacobelli

Monsieur, à toute façon, pas de nous entendre. Nous n'accepterons pas ces propos. Qui nous traite de responsable de la mort d'Elias.

18:15
Invité

Je ne sais pas si c'est l'extrême droite, madame Garnier, qui a armé votre discours.

18:20
Laurent Jacobelli

Mais vous allez vous excuser, car nous ne resterons pas sans vos excuses. Voilà, c'est le moins qu'on puisse dire. On écoutera un autre extrait tout à l'heure, parce qu'elle a encore plus pété les plombs après Anne Hidalgo. Laurent Jacobelli. Il y a tout dans l'extrait. Le refus de la gauche d'écouter une opinion inverse. Le côté autocratique. On comprend pourquoi madame Hidalgo a fait un ennemi à la présidentielle. Mais si on va plus loin... Le refus de faire un... Je termine. Je ne pense pas, évidemment, qu'aucun élu, ni à Paris, ni ailleurs, n'ait physiquement attaqué un jeune. En revanche, ils ont créé un climat... Ah non, je termine.

Et vous me répondrez après, parce que c'est un débat intéressant. Un climat propice. Quand la logique de l'excuse portée par la gauche fait qu'on est toujours du côté du voyou, vous l'avez dit, madame Kelly, jamais du côté de la décline. Quand on nous dit en permanence que la prison ne règle pas les problèmes, qu'il faut une attention sociale aux criminels... Quand la gauche n'est plus au pouvoir, vous arrêtez de boiter la gauche, c'est ridicule. En ce moment, on a l'impression que la gauche gouverne la France. Je vais vous donner un exemple. Vous êtes au courant. Oui, la gauche gouverne pas sûrement la France. La gauche gouverne pas sûrement la France.

Elle est à la tête de toutes les institutions. Non, mais elle est à la tête de toutes les institutions. Quand M. Piole, le maire de Grenoble, dit qu'il n'y a rien à foutre, qu'il y ait des attaques, des crimes, etc., C'est très grave. A l'Assemblée nationale, aujourd'hui, on vote, on est en train de voter pour durcir la justice par rapport aux mineurs. C'est très léger, comme proposition de loi. Très léger, ça a été retiré. Ne faites pas votre hidalgo, souffrez que je termine ma phrase. La gauche est vent debout dès qu'on prononce les mots justice, autorité, ordre, peine.

Et une partie des juges du syndicat de la magistrature est en train, par sa logique de gauche, de tuer l'image de la justice. Ce n'est plus vrai. Ma collègue au Conseil de Paris a raison. Mathias Leboeuf, vous avez fait un bon en écoutant Nelly Garnier. Oui, parce que je trouve ça dégueulasse de pointer comme ça, en disant que c'est à la fois dégueulasse et ridicule. Pourquoi ? Parce que déjà, on a l'impression que la gauche gouverne la France depuis des années et que la France est un pays... L'idéologie crée un climat. Mais arrêtez, vous avez l'impression qu'aujourd'hui, l'idéologie est une idéologie de gauche. Ah, mais c'est plus fort que...

On ne vit pas dans le même pays, parce que moi, je peux vous dire que je n'ai pas l'impression que c'est la gauche qui domine idéologiquement. Bon, enfin, bon, voilà. Encore une fois, d'ailleurs, les parents d'Elias disent quoi ? Ils disent, l'État a tué mon fils. L'État, l'État n'est pas de gauche. Et d'ailleurs, l'État, en soi, n'est ni de gauche ni de droite. Ah, bah oui, mais là, ça ne vous arrange pas. Là, vous ne relevez pas le but. Du pauvreti est un homme de gauche. Et c'est lui qui a... Dans un gouvernement de droite, Darmanin n'est pas un homme de gauche. Je peux vous assurer un peu. Enfin, bon, voilà. Nicolas Sarkozy, ce n'est pas un homme de gauche.

Il a été au pouvoir combien de temps ? Mais pourquoi les mesures ne sont pas prises ? Parce qu'il y a un frein de la gauche. Franchement, je vais vous dire une chose. Alors, tant qu'on dira, c'est la gauche, c'est la droite, c'est le centre, on n'en sortira pas. On n'en sortira pas à pointer tel ou tel parti politique. Après, on peut dire que la gauche a été laxiste pendant un certain temps sur ces questions. Peut-être, mais franchement... La France insoumise, vous pensez qu'ils veulent vraiment arrêter les délinquants ? Eux qui veulent désarmer la police ? Eux qui sont toujours du côté des délinquants ? C'est aujourd'hui les leaders de la gauche. Vous êtes tous ensemble, non ?

C'est les leaders de la gauche. Est-ce que vous croyez, aujourd'hui, que la France insoumise veut plus de justice, plus d'ordre et plus d'autorité ? Bien évidemment, non. Ils veulent le chaos. Le chaos, parce que c'est leur fait la mort. Pour défendre la France insoumise, je soutenais pas la France insoumise. Mais juste... Quand j'entends... Excusez-moi, Mathias. Quand j'entends, c'est la gauche qui a armé le bras du tueur. Franchement, c'est minable de dire ça. Excusez-moi. Ça sert à quoi ? Ali Dalgo, elle est capable d'avoir de l'autorité. Elle est capable d'être dure. Elle est intolérante. Avec les autorités. Mais juste quand on l'attaque à elle. Juste quand on l'attaque à elle.

On va écouter un autre extrait de ce qui s'est passé hier. Vous vous taisez, s'il vous plaît. C'est moi qui fais la police de l'autorité ici. C'est ça ce qu'elle dit Dalgo. On écoute un autre extrait.

22:18
Invité

Au vu des propos que vous avez tenus, Madame Garnier, soit vous retirez vos propos et vous demandez des excuses. Vous avez dit... Vous avez armé le bras. Vous avez armé le bras. Vous l'avez dit. Soit vous retirez cela, soit c'est devant les tribunaux que vous aurez à répondre. Ici, personne n'y répondra parce que vous ne méritez pas de réponse. Mais retirez ce que vous avez dit et présentez vos excuses.

22:51
Présentateur

J'aimerais terminer mon intervention.

22:53
Invité

J'aimerais terminer mon intervention.

22:57
Présentateur

C'est quoi cette question ? Vous présentez vos excuses. C'est le droit. Qui a à dire quoi ? J'aimerais terminer mon intervention.

23:07
Invité

Vous présentez vos excuses.

23:16
Présentateur

Je... Je continue. Maire du 14e arrondissement, qui dans une interview télévisée a répondu à côté du sujet, dit que les sens sur les très beaux équipements sportifs qui bordent le périphérique, avant de conclure que tous les moyens sont mis en place pour lutter contre l'insécurité,

23:33
Invité

mais que cela n'avait pas suffi. Nous arrêtons les questions d'actualité. Il est absolument inadmissible, inacceptable, de se faire... Vous venez de le dire, de nous faire bras d'un assassin et de refuser de vous excuser. Eh bien, chère Mme Garnier, les propos que vous avez tenus, parce que ceux-là sont consignés, seront devant les tribunaux. Et vous...

24:01
Laurent Jacobelli

Voilà, c'était IA, Laurent Jacobelli. Moi, je n'en peux plus de cette gauche moralisatrice qui empêche les autres de parler. Et dès que vous êtes contre eux, vous êtes d'extrême droite, vous êtes fachos, taisez-vous, excusez-vous. Il faut toujours avoir un genou à terre avec eux. C'est décidément une habitude. Mme Hidalgo, qui est plus prompte à punir les automobilistes, à punir tous ceux qui veulent venir à Paris depuis la banlieue, qu'a expliqué qu'il faut que les délinquants aient en prison, celles qui ouvrent des salles de shoot plutôt que de condamnés de trafic de drogue. C'est Mme Hidalgo qui dirige la police. Pas de leçon à recevoir de cette gauche.

C'est Mme Hidalgo qui est préfète de la gauche. Mais vous voulez que je vous parle de tous ces maires de gauche qui refusent la police municipale. Mme Hidalgo, elle a la police municipale. Et alors, qu'est-ce qu'elle en fait ? Qu'est-ce qu'elle en fait ? Il n'est pas armé. Il n'est pas armé. Ben oui, mais ça, ce n'est pas un problème. Ça, vous voyez bien que c'est une responsabilité. Je n'ai pas la police municipale. Quand on n'arme pas la police municipale... Vous avez trouvé un bouc d'émissaire, donc c'est Mme Hidalgo qui est responsable. Non, mais c'est vous qui... C'est Mme Hidalgo qui est responsable de tous les maires. C'est vous qui parlez de la police municipale.

Vous vous en dites de ce que vous dites ? Excusez-moi. La police municipale, quand elle n'est pas armée, quand elle n'en passe la police municipale. Non, mais la casse, quand le maire met des années... Demandez à Mboulot si c'est Mme Hidalgo qui dirige la police de Paris. Moi, ce qui me gêne... La police municipale, oui. Moi, ce qui me gêne d'un d'autres amis philosophes, c'est qu'il philosophe sur un sujet qui est un peu compliqué, c'est-à-dire la sécurité, en jetant l'opprobre totale sur le régalien. Non, mais juste... Tu ne peux pas dire ça. Mais si, mais si, mais si. Je ne jette pas l'opprobre... Je ne jette pas l'opprobre sur le régalien. Ça pourrait être systématiquement...

Mais s'il s'est passé ça, c'est qu'il n'y a pas de police. Mais bien sûr, et tu sais pourquoi je dis ça ? La police municipale... Laissez-le parler, laissez-le parler. Lorsqu'on parle de la sécurité globale, le continuum de sécurité, c'est quoi ? C'est le régalien, c'est-à-dire la police nationale, la gendarmerie, la police municipale. Bien sûr. Il y a Paris, il y a une très grosse police municipale qui a un rôle essentiel en matière de sécurité. Mais ils sont quoi ? Ils pourraient se promener en short avec une raquette, ça serait la plus chose. Je vais dire... Vous êtes payée par Anne Hidalgo ? Parce que nous payons Anne Hidalgo. Attention ! C'est la diffamation, madame !

Parce que nous payons Anne Hidalgo. Et nous payons

26:18
Invité

tous ceux qu'on a entendu tout à l'heure. Et pourquoi on les paye ? Non pas pour le blabla de c'est l'extrême droite, c'est la gauche. Je termine. Oui. Et je réaimais qu'ils mettent

26:29
Laurent Jacobelli

toute cette énergie qu'on a entendu tout à l'heure, cette énergie vociférante sur comment avoir une justice plus dure. Comment diminuer la délinquance dans la ville ? Je serais aimé qu'ils mettent toute leur énergie là-dessus au lieu de mettre leur énergie dans le blabla. C'est nous qui est payé. On va continuer à avancer s'il vous plaît parce qu'il y a beaucoup de sujets hélas, l'actualité est très chargée aujourd'hui. Je dis hélas parce que c'est beaucoup beaucoup de drame. On va parler d'Owen et de la conférence du procureur hier, conférence du procureur d'Evry et qui a éclairé le déroulement des faits. Et quand on entend le déroulement des faits, c'est assez terrible ce qui s'est passé.

Tout s'est joué en moins de 15 minutes. Tout s'est joué parce qu'Owen a piqué une colère en jouant à un jeu vidéo. C'est un drame terrible. C'est le hasard, les malheurs de la vie, j'ai envie de dire. Hélas, Louise se trouvait sur son chemin à ce moment-là. Je vous propose écouter le procureur qui raconte minute par minute comment le drame s'est déroulé. Ce n'est qu'au moment de sa prolongation de garde à vue à 18h45 devant le procureur de la République qu'il avouait avoir tué Louise.

Il déclarait aux enquêteurs que très en colère, après une dispute avec un joueur en ligne, il sortait de son domicile, vêtu de sa doudoune noire dans laquelle se trouvait habituellement selon lui un couteau de type opinel. Son intention était de voler ou de raqueter une personne pour se calmer. Il rencontrait fortuitement Louise qu'il ne connaissait pas. Il repérait son portable qu'elle portait autour du cou et décidait de la suivre. Il l'attirait dans le bois des Templiers sous le prétexte d'y avoir perdu un objet. Arrivé dans un coin tranquille, il lui disait qu'il allait fouiller ses affaires pour lui voler de l'argent en la menaçant avec un couteau.

Alors qu'il voulait fouiller son sac, elle se mettait à crier. Paniquée par ses cris, il la faisait tomber à terre et lui portait plusieurs coups de couteau. Il rentrait chez lui ensuite en courant en empruntant un autre chemin. A son domicile, il retrouvait sa petite amie. Celle-ci constatait sa blessure et lui prodiguait des soins. Après lui avoir dit dans un premier temps s'être blessé tout seul, il lui confiait sur son insistance avoir commis quelque chose de grave. Alors nous sommes en direct avec Jacques Dallès, procureur général honoraire, consultant judiciaire. Bonjour, merci d'être en direct avec nous. On a entendu le procureur qui racontait précisément le déroulement des faits.

Beaucoup de spécialistes judiciaires hier disaient mais c'est assez incroyable ce qui s'est passé. C'est un crime qui se fait en moins de 15 minutes sur un coup de tête. C'est quelque chose qui vous surprend aussi ? Non, malheureusement non. Alors c'est évidemment un acte terrible mais j'ai déjà malheureusement connu des crimes soudains, brutaux. Je me souviens d'un jeune de 25 ans qui s'était disputé avec ses parents et qui de colère dans la rue s'en était pris un petit enfant avait tenté de le tuer comme si ça avait été le déversoir de sa colère.

Là on a affaire à une drôle de personnalité si je mets des guillemets à drôle évidemment d'un jeune colérique addict aux jeux vidéo et qui a passé sa colère tout simplement sur cette petite avec l'idée qu'il a avancé de vouloir la détrousser la dévaliser la raqueter en fait on sait qu'on a retrouvé le téléphone portable de la petite près de son corps donc le vol n'était pas le motif je crois que malheureusement c'est la terrible rencontre entre une petite qui rentrait de son collège et un individu énervé, excité porteur d'un couteau autre sujet d'ailleurs problématique c'est le port comme ça sans raison d'un couteau et il s'est jeté sur elle dans les conditions qui ont été évoquées par le procureur donc c'est ça qu'on doit relever malheureusement dans cette triste affaire il y a également un précédent et ça c'est assez troublant quand même on va réécouter le procureur c'est assez bref ça dure 20 secondes le procureur qui explique qu'il y avait déjà eu une tentative sur une autre jeune fille le 4 février dernier écoutez l'enquête permettait de déterminer que le mise en cause avait abordé une collégienne de 12 ans le 4 février dernier dans le même secteur prétextant avoir perdu son téléphone dans la forêt et avoir des problèmes de vue elle avait refusé de le suivre et échappait ainsi à son agresseur le mise en cause confirmait les déclarations de la jeune fille et les expliquait par son projet de lui dérober ses effets personnels Jacques Dalleste est-ce qu'on peut encore parler de coup de tête à partir du moment où il y a un précédent ?

Voilà alors ça ça mérite examen il faudra savoir exactement ce qui s'est passé puisque 3 jours auparavant il aurait accosté une fillette il n'y a pas eu de tentative de passage à l'acte semble-t-il il n'a rien fait sur cette petite fille fort heureusement mais il y a effectivement cet acte de sa part est-ce qu'il avait un projet similaire quelques temps auparavant est-ce qu'il était encore dans un moment de colère ce qui poserait un vrai problème dans sa personnalité ou est-ce que derrière ça il y a quelque chose de grave moi ce que je trouve heureux c'est qu'on ait enfermé cet individu parce que qu'est-ce que se serait-il passé par la suite si on ne l'avait pas identifié est-ce que cette colère il ne l'aurait pas encore assouvi sur d'autres victimes c'est la question qu'on peut se poser évidemment mais on a quand même une personnalité où on a sa soeur qui raconte qu'il est violent avec elle qu'il a été violent à plusieurs reprises on parle de passage à tabac sur sa soeur on ne parle pas juste d'une claque on parle de passage à tabac la soeur qui va jusqu'à aller porter plainte là-dessus d'ailleurs enfin c'est pas une plainte pardon elle a fait une main courante mais il y a quelque chose qui m'intrigue quand on fait une main courante surtout que visiblement c'était il y a deux ans donc elle était mineure puisqu'elle a 19 ans aujourd'hui il n'y a pas de suite à une main courante de ce type ?

Alors une main courante ce n'est pas un dépôt de plainte par définition reste à savoir ce qu'elle est devenue cette main courante c'est la volonté de la personne de signaler un fait sans pour autant déposer plainte donc normalement il n'y a pas de suite puisque les mains courantes ne sont pas forcément adressées au procureur de la République même si la pratique a évolué ces dernières années en matière de violence conjugale on évite les mains courantes donc ça mérite de se plonger et de se pencher sur cet événement qui a touché la soeur de l'intéressé puisqu'il semble avoir l'auteur semble avoir une personnalité extrêmement spécifique peut-être psychopathique avec ses accès de violence dont son victime son entourage sa soeur ou une personne de rencontre et là ce sont les psychiatres qui auront à se pencher sur sa personnalité de dire s'il est atteint d'une affection réelle ou si c'est un individu normal qui doit être qui est accessible à une punition à une sanction pénale est-ce qu'une mineure peut venir seule déposer une main courante ?

c'est possible dans l'idéal il faut qu'elle soit accompagnée par un proche un parent mais imaginez que la mineure soit victime de son père ou de sa mère elle peut faire spontanément ensuite qu'est-ce qui se passera par la suite c'est à voir avec le commissariat comment cette main courante a-t-elle été traitée mais rien n'empêche une personne mineure déjà on va dire de plus de 13 ans de faire cette démarche c'est la liberté individuelle c'est après aux forces de police d'apprécier l'importance de cette main courante et les suites qu'il faut y donner mais je suis quand même assez surpris de savoir qu'une mineure qui fait la démarche d'aller voir un commissariat ou une gendarmerie je ne sais pas ce que c'était en l'occurrence mais qui dépose une main courante il n'y a pas de suite derrière alors qu'elle est mineure elle fait une démarche qui est une démarche forte vous imaginez la force mentale qu'il faut pour aller dans un commissariat quand on est mineur pour aller déposer plainte contre son propre frère il n'y a pas de suite derrière alors reste à savoir ce qu'elle a fait ce qu'elle en a parlé à ses parents encore une fois une main courante qui est une procédure de police pas de gendarmerie ce n'est pas un dépôt de plainte les procureurs ne sont pas destinataires des mains courantes c'est sur un registre où ils sont mentionnés des signalements d'une personne qui désire évoquer un incident qu'il a opposé avec son voisin avec un homme avec sa famille donc je ne sais pas quelles suites ont été données à cette main courante il aurait été intéressant de voir ce qu'il en était réellement peut-être de l'inviter via ses parents à déposer plainte formellement mais on est dans un cercle familial c'est jamais simple pour un membre de la famille de faire ce type de démarche enfant vis-à-vis de son frère ou vis-à-vis de ses parents mais il faudra regarder de plus près et ce sera aussi un des objets de l'instruction cet événement comme celui du 4 février qui aura été accosté par cet individu mais la police ne prévient pas les parents quand une mineure vient déposer plainte contre son frère il n'y a pas une démarche de la police qui consiste à normalement ça devrait être fait mais encore une fois on est simplement dans une main courante pas un dépôt de plainte si ça avait été un dépôt de plainte elle aurait été sans doute soutenue par un proche là elle a dû le faire spontanément est-ce qu'elle en a parlé à ses parents je ne sais pas ce sera à examiner précisément et on recueillera tous les éléments du parcours de vie de l'intéressé antérieurement à son arrestation et cet événement va être examiné scruté et peut-être que le procureur aura des explications à demander au service de police concerné merci beaucoup Jacques Delès merci pour cet éclairage qui était vraiment très intéressant je le disais quand même il y a cette question aussi du rôle des parents parce que moi je ne peux pas imaginer que les parents ne savaient pas que le grand frère frappait la petite frère la petite soeur pardon je ne peux pas l'imaginer donc il y a cette violence dans la famille il y a les deux qui ne se parlent plus parce que comme elle a été frappée la soeur décide au bout d'un moment de ne plus parler à son frère et les parents ils font quoi ?

ils sont où les parents ? excusez-moi je ne veux pas câbler les parents parce qu'ils ont un fils qui aujourd'hui est en prison parce qu'il aurait tué une jeune fille mais malgré tout excusez-moi de poser la question ils sont où les parents ?

exactement j'aime bien votre question j'aime bien les précautions que vous mettiez effectivement ils sont dans l'émotion etc mais on peut se poser la question de façon que faisaient les parents effectivement par rapport à la petite soeur la petite soeur qui dit qu'elle a posé une main courante mais qu'elle dit qu'elle l'a vu qu'elle aurait pu mourir sous les coups de son frère donc on peut supposer que les parents sont au courant lorsque la petite soeur dit qu'elle peut mourir et en plus elle dit que c'est sous la passivité de ses parents c'est dit aussi que c'est sous la non-réaction des parents donc les parents sont déjà impliqués dans les dires de la petite soeur qui n'ont pas réagi on peut remonter le fil sans effectivement préjuger du profil on ne peut pas savoir à 100% mais combien de familles combien de parents sont comme ça c'est-à-dire démissionnaires sans oser dire non à un enfant sans oser éduquer un enfant parfois dans une sorte de ce qu'on appelle

37:13
Invité

une sorte de définition d'un amour infini pour son enfant un enfant a besoin d'être élevé un enfant a besoin qu'on lui dise non un enfant a besoin qu'on lui donne des limites

37:24
Laurent Jacobelli

un enfant a besoin qu'on lui dise ça c'est non ça c'est les limites tu as des pulsions tu ne peux pas maîtriser ta colère je vais apprendre à maîtriser ta colère un enfant même deux ans il a un passage difficile à deux ans on lui dit tu vas t'asseoir quand t'as fini ta colère on va gérer ça on ne dit pas oui à un enfant les parents de façon générale ont toujours une responsabilité sur la façon dont l'enfant fait face à la maîtrise

37:48
Invité

de ses pulsions fait face à la maîtrise de son de de de de de de lorsqu'on lui a dit non

37:53
Laurent Jacobelli

de sa frustration et la frustration doit être apprise à être maîtrisée au sein de la cellule familiale où sont les familles où est l'éducation et ça c'est un vrai problème dans notre société aujourd'hui la famille je vous propose d'écouter Virginie Giraud vous la connaissez elle est historienne elle est souvent sur Europe 1 et elle avait un peu votre discours ce matin elle a piqué un gros coup de colère et je crois que vous vous rejoignez assez ça m'énerve mais oui mais elle aussi elle aussi vous allez voir elle a poussé un gros coup de colère et elle dit cet enfant alors c'est très dur ce qu'elle dit mais je pense qu'elle a raison voilà vous me direz elle dit il n'a pas été civilisé il s'est laissé déborder par ses pulsions on ne l'a pas civilisé écoutez

38:30
Invité

les gamins qui ont tué Elias et Owen qui a tué Louise le font dans le même élan de violence on a des gamins qui ne sont pas civilisés par des parents profondément incompétents et des missionnaires dans les deux cas c'est pas sûr pas sûr du tout pas sûr du tout pour Owen pas sûr pour Owen vous avez un fils qui ne fait rien parce que écoutez moi je rassemble tout ce qui a été dit et j'analyse les faits donc on a un gamin qui ne travaille pas beaucoup qui est décrit par les gens avec qui il était en stage comme une grosse feignasse qui passe son temps à jouer aux jeux vidéo qui a 23 ans ne sort pas de sa chambre qui agresse sa petite soeur et les parents ne font rien excusez-moi dans une famille où on s'occupe des enfants ce garçon de 23 ans aurait été jeté à la porte tout simplement par les parents

39:17
Laurent Jacobelli

non je ne suis pas d'accord Virginie a tellement raison

39:20
Invité

et comme il n'a pas été je finis et comme il n'a pas été civilisé cet enfant forcément il laisse toutes ses pulsions le déborder et comme c'est un sale gosse et qu'il s'est senti humilié dans une partie de jeux vidéo il s'est renarcissisé en se disant je vais aller racketter plus faible que moi mais ça c'est le mobile d'accord et il s'attaque à une petite fille et là où c'est intéressant et que j'aimerais voir toutes les féministes là dessus c'est qu'en réalité ce sale gosse commet un féminicide il s'attaque à une petite fille parce qu'il sait qu'il va avoir le dessus sur elle et comme en plus il est faible et incompétent en tant qu'homme dès que Louise s'est mise à crier il a sorti son couteau il a perdu les pédales la place d'Owen une fois qu'on aura prouvé dans la cour de justice qu'il est coupable ce qui sera fait c'est au fond d'une cellule jusqu'à la fin de ses jours et vous savez quoi il va être heureux en cellule parce qu'il va avoir sa cellule à lui tout seul s'il prend perpétuité et il pourra jouer aux jeux vidéo il va vivre sa meilleure vie

40:16
Laurent Jacobelli

on est en direct avec Laura Lebar qui est psychanalyste bonjour Laura merci d'être en direct avec nous est-ce qu'au fond tout ça c'est pas un vrai problème d'éducation ?

40:26
Invité

alors je vais être beaucoup plus mesurée Jean-Marc aujourd'hui ce que je disais sur votre plateau hier il faut pouvoir poser des limites malheureusement c'est pas toujours le cas là où il y a un devoir des parents et où j'ai pas j'ai pas vraiment vu d'actualité sur ce sujet là c'est vraiment sur une prise en charge psycho-émotionnelle du rapport à la frustration c'est là où je vous dis c'est plutôt mitigé il y a vraiment aujourd'hui un problème dans la maîtrise des adolescents des jeunes adultes les parents n'arrivent pas à faire entendre leur voix et c'est certainement là où il y a une piste à creuser au niveau vide judiciaire ou peut-être donner des outils aux parents qui eux veulent alerter tous les parents ne sont pas démissionnaires rarement très souvent malheureusement dans ce genre de cas d'inversion d'hierarchie familiale d'enfants tyranniques on a des parents qui sont loin d'être démissionnaires malheureusement mais qui n'ont pas en face de réponses et d'outils pour pouvoir canaliser leurs enfants parce qu'à 23 ans c'est un homme comment un parent peut le sortir d'huile c'est très compliqué il faut vraiment donner des outils

41:24
Laurent Jacobelli

mais on appelle à l'aide quand on n'y arrive pas excusez-moi quand on n'arrive pas on appelle à l'aide on n'est pas en plus on n'est pas dans une famille que je qualifierais sans être méprisant mais on n'est pas dans le tiers monde on est dans une famille où c'est des gens qui ont un certain niveau c'est des gens qui excusez-moi je veux pas être trop dur avec les parents mais c'est des gens qui laissent le grand frère frapper la petite soeur c'est des gens qui laissent le grand frère passer sa journée au bar c'est ce qu'on nous a expliqué c'est des gens qui laissent le grand frère passer sa journée voté dans un canapé en train de jouer aux jeux vidéo excusez-moi si on n'arrive pas à le contrôler on appelle à l'aide il y a une responsabilité en plus c'est un gamin qui est violent on le sait donc on se dit à un moment donné ça va exploser et ça a explosé

42:09
Invité

vous avez 100% raison Jean-Marc on appelle à l'aide service des psys la police il faut que les parents à l'aide il faut surtout pas garder ce silence maintenant est-ce que les parents sont responsables de son rapport à la frustration c'est encore un grand point d'interrogation par contre là où il y a une responsabilité et on est 100% d'accord c'est aux parents dès le plus jeune âge quand on voit que son enfant est comme ça de prévenir la police de prévenir vraiment que son enfant est compliqué d'aller voir des psys et de le faire traiter donc là il y a une responsabilité qui est en jeu

42:41
Laurent Jacobelli

mais comment vous pouvez imaginer excusez-moi Laura Lebar parce que ça c'est vraiment un point qui m'énerve comment vous pouvez imaginer que des parents ne font rien quand vous avez le grand frère qui frappe la petite soeur excusez-moi comment c'est possible la petite soeur qui va jusqu'à porter plainte et les parents

42:54
Invité

c'est les parents qui auraient dû

42:55
Laurent Jacobelli

et les parents laissent le gamin voté dans le canapé toute la journée en train de jouer aux jeux vidéo et la petite soeur elle ne parle plus à son frère mais on est où ?

on est 14 parents il y a des gens qui sont dépassés aussi mais dépassés vous appelez à l'aide excusez-moi ou alors vous n'êtes pas parent excusez-moi je suis d'accord avec vous merci Laura Lebar pardon je remercie Laura Lebar je suis d'accord je suis d'accord avec vous mais si j'étais Bruno Pommard je dirais tout ça c'est des mots non c'est pas des mots non justement je vous parle de fait quand je vous dis vous appelez à l'aide c'est des faits parce que de la même façon que comme le disait Bruno il y a un continuum de sécurité il y a un continuum éducatif et qu'il y a encore une fois ça c'est des mots continuum éducatif moi je vous parle de fait non c'est pas des mots non c'est pas des mots même Bruno est d'accord avec moi Bruno excusez-moi c'est pas Dieu le père avec tout le respect que j'ai pour lui non mais je peux non non j'avère qu'il a raison il a raison je peux finir mon idée c'est-à-dire qu'effectivement il y a un effondrement de l'autorité parentale dans bien des familles non mais on est d'accord je me vois pas la face il y a des gens qui sont dépassés qui n'arrivent pas à éduquer leur enfant et qui sont confrontés à des situations après le problème ça c'est une situation de fait c'est une situation de terrain comment se fait-il que les institutions l'école les services sociaux la police ne comment dire ne corrige l'état ne corrige pas ça mais parce qu'on ne les appelle pas il va savoir on ne les appelle pas une fois que la planète est fermée comment vous voulez que l'état sache ce qui se passe c'est pour ça que je vous dis c'est aux parents d'appeler à l'aide on est d'accord mais quand ils ne le font pas il faut qu'il y ait des choses allez rapidement on doit faire la série de nos infos juste un mot quand même pourquoi on parle d'ensauvagement de la société c'est parce que des gens deviennent des sauvages c'est-à-dire qu'on passe du statut d'homme d'être humain au statut animal qu'est-ce qui fait la différence pourquoi on n'est pas des animaux comme les autres c'est d'abord parce qu'il y a l'éducation et qu'ensuite il y a les lois et sur les deux on a baissé les bras l'éducation il faut que maintenant les parents de mineurs qui commettent des crimes et des délits soient responsabilisés que leurs allocations soient terminées vous me direz dans ce cas-là ça ne s'appliquait pas mais que ça servira rien le roi et deuxièmement il faut une justice beaucoup plus réactive dès qu'un gamin dès qu'un gamin commet un sang ou mes délits une peine courte sans délai qu'il comprenne la différence entre le bien et le mal je suis désolé on n'a plus le temps je suis désolé je me suis énervé du coup j'ai 6 minutes dans la vue donc voilà il est déjà 36 on va faire la pub le CNews Info et on va revenir sur ce qui s'est passé à Grenoble hier soir alors là aussi là franchement c'est une vraie scène de guerre vraie scène de guerre en plein Grenoble et vous avez le maire de la ville votre ami puisqu'il est vert donc ça doit être un ami à vous puisqu'il est de gauche et votre ami qui vient nous raconter du blabla voilà du blabla on voit ça dans un instant reste avec nous c'est CNews et on se retrouve dans un instant

45:36
Invité

il arrive qu'on rencontre quelque chose de si impressionnant qu'on en reste de Pouche B de si inspirant que la vie en est changée de si beau qu'on voudrait le voir continuer le jour où cela arrive est un moment à ne pas manquer chaîne Youn tout nouveau programme chaque année Louis de Ragnel directeur de la rédaction du JD News

46:19
Laurent Jacobelli

cette semaine dans le JD News Jean-Luc Mélenchon et le Parti Socialiste la déchirure l'extrême gauche entre radicalisation et impasse prison le modèle italien dont veut s'inspirer Gérald Darmanin intelligence artificielle la France a-t-elle les moyens de son ambition et comme chaque semaine retrouver les éditos de Laurence Ferrari de Mathieu Bocoté Vincent Hervouet et de Philippe Devilliers

46:41
Invité

le JD News votre nouvelle hebdomadaire 2,20 euros chaque mercredi en kiosque et le dimanche dans le JDD

46:46
Présentateur

Yannick Noder parle d'un acte extrêmement violent le ministre de la Santé est au chevet des victimes de l'explosion d'une grenade dans un bar hier à Grenoble plusieurs sont en urgence absolue il a également apporté son soutien aux soignants mobilisés le suspect est toujours en fuite la piste d'un règlement de compte est privilégiée dans une interview au Parisien Gérald Darmanin propose 5 mesures fortes sur la justice des mineurs parmi elles l'introduction de jurés populaires pour juger les délits et la possibilité d'étendre une mesure judiciaire de couvre-feu aux mineurs délinquants sous réserve de son adoption par l'Assemblée le texte sera examiné au Parlement le 25 mars prochain et puis les défis de la transition syrienne sont au coeur d'une conférence internationale à Paris c'est la troisième du genre après la chute de Bachar al-Assad le 8 décembre dernier le chef de la diplomatie syrienne doit y participer cet après-midi l'objectif est de coordonner l'action régionale et internationale pour soutenir le processus de transition en cours à Damas

47:56
Laurent Jacobelli

11h38 sur CNews merci d'être avec nous on va donc parler de Grenoble et de cette véritable scène de guerre dans un quartier de Grenoble hier selon les dernières informations un homme est donc rentré avec une kalachnikov dans un bar il a jeté une grenade la grenade a explosé il y aurait 12 morts et 2 personnes 12 blessés pardon dont 2 dans un état grave le rappel des faits

48:19
Présentateur

dans ce quartier sensible de Grenoble l'incompréhension règne toujours hier mercredi 12 février aux alentours de 20h une grenade a été lancée dans un bar selon le procureur de la république cette attaque pourrait être liée à un règlement de compte même si aucun suspect n'a été interpellé pour l'heure

48:39
Invité

pour l'instant aucune piste n'est privilégiée on peut exclure l'attentat purement terroriste puisqu'il n'y a rien qui nous permet de penser que c'est lié à du terrorisme après comme c'est un acte de violence extrême ça peut être lié à un règlement de compte d'une manière ou d'une autre mais pour l'instant il est beaucoup trop tôt pour se prononcer sur les motifs de cet acte

49:01
Présentateur

l'enquête pour faire la lumière sur l'affaire a été confiée aux policiers de la direction nationale de la police judiciaire

49:07
Invité

c'est un acte d'une lâcheté inouïe qui n'a pas sa place dans notre république l'état ne tolérera pas de tels actes l'enquête va être conduite à démarrer et justice sera faite le ministre de la santé Yannick Nedeur doit se rendre ce jeudi matin

49:29
Présentateur

au CHU de Grenoble au chevet des victimes et des soignants mobilisés

49:33
Laurent Jacobelli

alors on est en direct avec Yannick Biancherich qui est secrétaire départementale Alliance Police en Isère bonjour merci d'être en direct avec nous la première question que j'avais envie de vous poser c'est de savoir dans quel quartier ça se passe est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu l'ambiance dans ce quartier

49:47
Invité

c'est le village olympique à proximité de la ville neuve c'est un lieu connu et reconnu du narcotrafic alors est-ce que c'est en lien ou pas l'enquête le déterminera mais de toute façon c'est malheureux à dire mais n'importe quel bar dans le Grenoble est à proximité immédiate du narcotrafic la ville entière est gangrenée donc si c'est ce que vous voulez savoir je peux vous répondre directement oui oui tout à fait

50:10
Laurent Jacobelli

c'est intéressant de savoir et vous en tant que policier quand vous avez entendu ce qui s'est passé c'est-à-dire quand vous avez entendu cet homme armé d'une kalashnikov qui rentre dans le bar qui jette une grenade ça évoque quoi pour vous en tant que policier qui connaissez les lieux

50:22
Invité

de la stupéfaction comme à chaque fois que je passe sur votre plateau ou sur d'autres plateaux à chaque fois on est étonné mais à force d'être étonné finalement on ne l'est plus j'ai été étonné quand on exhibait des armes dans un clip de rap j'ai été étonné en 2010 quand on trouve des stands de tir sous certains quartiers grenoblois j'ai été étonné quand on attaque au fogon blindé à l'arme de guerre j'ai été étonné quand on jette une grenade dans un bar voilà à un moment donné il faut arrêter d'être étonné et il faut prendre la sécurité des grenoblois à bras-le-corps parce que sinon ça sera l'escalade parce que le problème c'est qu'à Grenoble on escalade beaucoup mais on n'arrive pas à trouver le sommet

51:03
Laurent Jacobelli

on est dans une situation où est-ce qu'il y a selon vous un risque de réaction est-ce qu'il peut y avoir des conséquences derrière

51:10
Invité

des conséquences tout dépend l'enquête je ne peux pas vous dire si c'est un règlement de compte est-ce qu'il y aura des conséquences d'un autre groupe ou d'autres gangs là je ne peux pas c'est trop tôt pour vous le dire après j'espère qu'il y a une conséquence moi directement liée sur la sécurité des concitoyens et donc demain on a M.

Rotaillot qui vient sur Grenoble j'espère qu'il viendra dans sa valise avec des annonces fortes et notamment une plus-value d'effectifs on est à moins 70 policiers à Grenoble mais bien plus largement que ça vous savez le 4 février on était devant l'Assemblée nationale on dénonçait un budget trop peu conséquent et notamment sur le plan sécuritaire et sur le ministère de l'Intérieur il nous manque des policiers 70 à Grenoble 400 à Lyon sur tout le territoire si on n'a pas un budget rectificatif comment on peut mettre le discours de M.

Rotaillot en corrélation avec le budget là pour l'instant on n'y est pas donc il nous faut des moyens et double peine Grenoble et double peine c'est qu'on a une mairie qui n'est pas du tout dans l'injeu sécuritaire et encore hier on le voit dans la déclaration de M. Piolle qui dit de lui-même je m'en fous on banalise ça se tire à Grenoble ça se tire de partout il y a une forme de banalisation M. Piolle j'avais espoir et je pensais que M.

Rotaillot demain pourrait discuter avec lui et lui faire changer son dogmatisme on a pu voir à Bordeaux où à Bordeaux le maire réagit et se dit on va armer une partie de sa police municipale le régalien c'est important mais on ne pourra pas faire tout tout seul on a besoin aussi de l'appui de la police municipale qui pourrait être armée et venir en soutien quadriller des secteurs où ils ne vont pas justement ces quartiers-là parce qu'ils ne sont pas armés ils ne peuvent pas patrouiller en sécurité c'est un enjeu global et j'ai l'impression quand je viens dans votre émission de redire la même chose mais si on ne prend pas l'enjeu sécuritaire en France et notamment en Europe on ne s'en sortira pas on a une chance c'est qu'on avait quand même un procureur qui est parti qui avait une volonté de régler les choses aussi sur le plan de la justice on a aussi maintenant un ministre de la justice qui a une volonté de changer les choses voilà on a des volontés de partout maintenant il faut mettre les moyens en face de chaque volonté

53:08
Laurent Jacobelli

Merci beaucoup Yannick Bianchiori secrétaire départemental l'Alliance Police en Isère merci d'avoir été en direct avec nous Eric Puyol vous en parliez on va l'écouter justement puisque c'est l'idole de Mathias Leboeuf On a une période d'escalade de la violence à la fois dans sa localisation dans sa temporalité

53:26
Invité

souvent en pleine journée et cette évolution qui déconnecte de cet événement parce que je laisserai la justice faire son travail

53:39
Laurent Jacobelli

dans ce domaine là pour ce cas par contre effectivement sur une montée de la violence je pense que nous le reconnaissons tous super là je pense que l'ordre est rétabli Mathias Leboeuf vous voyez vous dites c'est pas politique c'est politique comment un maire peut rassurer comme ça après un drame pareil bien évidemment que c'est politique et bien alors vous disiez le contraire vous disiez non c'est pas la gauche il n'est pas droite je vais vous dire une chose est-ce que Bruno Bruno c'est aujourd'hui c'est mal à Saint-Bruno mais on n'est pas loin mais c'est pas ça c'est que vous pointez les responsabilités de politique quand ça vous arrange il vous l'a dit le policier aussi il vous dit la police municipale elle est même pas armée elle peut même pas les patrouiller dans ses quartiers sur le fait que la police municipale soit armée ça c'est les mers je suis d'accord ça c'est les mers c'est les mers de gauche encore une fois mais non bah si bah oui on peut le dire c'est pas une honte il l'assume sur le cas de Piolle moi je crois qu'il faut être pragmatique sur le terrain et sur ces questions être pragmatique sur le cas d'Éric Piolle moi je contrairement à ce que vous dites c'est pas mon idole Éric Piolle donc j'ai aucune accointance avec Éric Piolle encore une fois moi je crois dans le régalien et dans l'état et pourquoi je crois dans le régalien et dans l'état qui doit impulser et coordonner quand on vous dit que la police municipale n'est pas armée qu'elle peut pas patrouiller il a pas une responsabilité Éric Piolle si il a une responsabilité bon bah voilà point final Laurent Jacoméli j'ai peu parlé donc laissez-moi quand même parler la délinquance elle n'est pas par hasard il y a des villes où elle n'est où elle est plus violente qu'ailleurs parce qu'il y a des écosystèmes il n'y a pas de délinquance dans les villes de droite laissez-moi terminer lorsque un maire tolère

55:17
Invité

à Perpignan pas beaucoup

55:18
Laurent Jacobelli

lorsqu'un maire tolère des deals lorsqu'un maire tolère des communautarismes lorsqu'un maire laisse faire un certain nombre de violences en disant c'est la paix sociale qu'il y a derrière quand un maire refuse d'armer la police municipale la probabilité qu'il y ait des graves incidents des attaques voire des pourquoi vous n'attaquez pas le préfet c'est l'hiver vous ne supportez pas qu'on termine alors vous parliez des villes de droite moi je vais vous en citer laissez-le parler allez voir la police municipale à Fréjus allez voir la police municipale à Ayange et vous verrez que là pour le coup les gars qui se baladent comme ça il n'y en a pas beaucoup Perpignan maire Louis Alliot maire Rennes sa première décision a été d'aller mûrer des immeubles où il y avait des deals de chasser les dealers de sa ville oui il y a une volonté politique derrière or en face on a une gauche de l'excuse qui trouvera toujours des excuses et le maire a une responsabilité dans l'ordre ben bien sûr allez-y et puis Bruno Pommard on ne sait pas si c'est un narcotrafic qui est derrière on ne sait pas si c'est du communautarisme on ne sait pas si c'est du terrorisme le pire c'est qu'en France les trois sont crédibles Bruno Pommard parole aux policiers et bah tiens écoutez Bruno parce que c'est aussi une de vos idoles souvent je préfère écouter Bruno qu'écouter les politiques parce que Bruno c'est quelqu'un de terrain et non mais vous allez finir ensemble on va se mettre en couple allez-y Bruno Pommard pour être très pragmatique c'est vrai qu'il y a un côté idéologique totalement marqué avec les écolos avec la LFI n'en parlons même pas mais ils ne sont pas élus je l'ai vu à Bordeaux vous parliez de Bordeaux et d'Hurmik j'ai eu Hurmik je faisais un duplex avec lui sur France Info il y a quelque temps et il avait décidé ce jour-là d'armer une partie de sa police municipale pour la nuit formidable et bien quand je l'ai eu en face je lui dis félicitations monsieur le maire en tant que technicien je vous dis bravo ce que vous faites il était emmerdé il m'a dit mais vous savez pour changer les paradigmes ce qu'il y a dans la tête de certains de mes élus c'est compliqué il m'a dit ça j'ai l'impression qu'il était accablé de devoir faire ça et pourtant il l'a fait en plus sur France Info Christine Kelly oui non mais effectivement lorsqu'on regarde les villes moi je suis allée à Frigy-Cé-Perpignan etc on voit qu'il y a des villes quand même qui arrivent à maintenir pourquoi est-ce que Nantes Rennes ce sont toujours les mêmes villes Grenoble ce sont elles qui reviennent ou Paris Marseille Marseille le maire est socialiste et les maires j'ai reçu Xavier Melqui qui est maire de Franconville qui est maire de droite qu'est-ce qu'il fait il expulse les délinquants des logements sociaux donc effectivement il y a des maires comme ça qui prennent effectivement à bras le corps la responsabilité qu'ils ont de faire régner aussi l'ordre dans leur ville et qui mettent en place des actions et là on voit que des actions à Gondon ne sont pas prises vous ne pouvez pas enlever la responsabilité des maires je ne sais pas pourquoi vous voulez enlever c'est dans leur devoir c'est dans leur devoir c'est dans leur devoir je n'enlève pas la responsabilité des maires je dis que les maires ne sont pas les seules responsables et que vous pointez le meurtre du petit Owen le meurtre de la petite Louise pardon qui a été fait par Owen est-ce que vous avez pointé la responsabilité du maire ?

ça n'a rien à voir aucun rapport par exemple laissez-moi vous dire laissez-moi vous dire je ne sais pas là vous êtes dans les choux c'est un naufrage pour cette ville où a été tué Louise je ne sais pas si le maire est de droite ou de gauche sans étiquette je ne sais pas si il est de droite ou de gauche mais il y avait des caméras oui exactement terminé il y avait des caméras qui refuse de mettre des caméras qui refuse de mettre des caméras grâce aux caméras on a pu retrouver très vite le groupe là il a une responsabilité le maire mais c'est une responsabilité positive ce que je vous dis c'est que pointer systématiquement la responsabilité du maire c'est un continuum de sécurité mais là en gros le maire n'est pas de ce responsable Sous-titrage ST' 501