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InterviewSarah Knafo· 30 septembre 2025 19 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsNumériqueCulture, médias & sport

Sarah Knafo chez Christine Kelly : Madame Ernotte, vous détournez l'argent des Français !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous étiez magistrate à la Cour des comptes avant de devenir députée européenne. Quelles sont vos propositions pour réduire les dépenses publiques ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous proposez la privatisation de l'audiovisuel public. Pourquoi est-ce un énorme sujet ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Le rapport de la Cour des comptes révèle des dépenses importantes. Quels sont les chiffres clés ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les Français ont payé pour un service public qui leur a rapporté quelque chose ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de militantisme politique à France Télévisions. Pouvez-vous donner des exemples ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Concrètement, comment comptez-vous privatiser l'audiovisuel public ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sarah KnafoChiffre
    « l'audiovisuel public nous coûte 4 milliards d'euros par an. »
  • 6:00Sarah KnafoChiffre
    « Ils ont dépensé 46 millions d'euros par an dans des frais de réception. »
  • 7:30Sarah KnafoFait
    « Avec nos impôts, on finance plus de journalistes et de personnel chez France Télé que de chirurgiens dans l'hôpital public. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mathieu, je propose d'accueillir maintenant Sarah Knafo qui est notre invité ce soir. Alors, je disais en titre, le GDD soulligne soulignait récemment la marque Sarah Knafo qui s'impose sur les réseaux sociaux. Argumentaires chiffrés, vidéos percutantes, installez-vous.

Jeudi, elle fera aussi la une du hor série de valeurs actuelles. J'en parlais en titre qu'on partage ou non ses idées. Je disais en titre, une chose est sûre, c'est que la députée reconquête ne laisse personne indifférent.

Euh S Knafo, bonsoir, merci d'être avec nous ce soir. C'est vous étiez euh magistrate à la cour des comptes avant de devenir député européenne reconquête. Cela fait des mois euh que vous faites des propositions pour faire des économies sur les dépenses publiques.

Ici même sur ce plateau, on avait beaucoup parlé euh de l'aide publique au développement et que de rebondissement. Vous êtes d'ailleurs l'une des seules hein dans le paysage politique à dire. Aucune hausse d'impôts, juste des baisses de dépenses de dépenses publiques.

Avec Eric Zemo, vous avez aussi fait partie des premiers à proposer la privatisation de l'audiovisuel public. Ce soir, vous avez de nouvelles choses à nous dire, de nouvelles informations sur J'aime bien pourquoi vous souriez à Mathieu Bcoté. Ne parlez pas, ne parlez pas.

Tout ce que vous dites est décomté. Ce soir, vous avez tant de parole. Ce soir, vous avez de nouvelles choses à nous dire sur l'audiovisuel public.

D'abord, j'imagine que vous avez lu ce fameux rapport de la cour en décomte paru la semaine dernière il y a 7 jours pile. Dit-nous. Tout à fait.

Tout à fait. Donc déjà, merci de l'avoir rappelé. En effet, la dernière fois que sur ce plateau, j'avais fait donc des révélations sur l'aide au développement, ça nous avait porté bonheur.

Pas à nous, mais à tous les Français puisque le gouvernement quelques semaines plus tard a annoncé qu'il baissait le montant de l'aide publique au développement de 2 milliards d'euros. Donc, qui sait, ce soir, je tente ma chance. Peut-être qu'après ce qui se passera ce soir sur ce plateau, on aura la chance de voir le service public de l'audiovisuel enfin privatisé.

Pourquoi est-ce que c'est un énorme sujet ? Parce qu'à l'heure où on est en train de chercher des économies partout, c'est non seulement un sujet de gabie énorme, mais en plus ça devient à mon sens un scandale politique majeur. Donc oui, il a eu un rapport de la cour des comptes pour aller vite ce qu'il nous apprend sur la partie budgétaire.

Donc déjà à ce qu'on savait, l'audiovisuel public nous coûte 4 milliards d'euros par an. 4 milliards d'euros par an, c'est l'équivalent de ce qui était censé rapporter la suppression de deux jours fériers par François Baï. Donc que les Français entendent, on leur demandait des sacrifices énormes, travailler plus sans gagner plus pour reprendre la vieille formule au lieu de privatiser un service public des 4 milliards d'euros par an, ça veut dire que depuis 10 ans, on a dépensé 40 milliards d'euros, qu'on a creusé la dette publique.

Pourquoi ? pour financer des programmes comme Fort Boyard, comme Taratata, comme France Interre, j'aime bien Fort. Alors, c'est ce que j'allais vous dire, qu'on se comprenne bien.

Moi, j'adore Fort Boyard, j'ai grandi avec, j'adore Taratata. Mais la vraie question qu'on doit se poser, c'est est-ce que c'est un service public ? Je pense qu'on sera d'accord.

Un service public, c'est un commissariat. Ils sont tous insalubres. Un service public, c'est une école.

Elle est en train de s'effondrer. Un service public, c'est l'armée. Elle n'a que 3 jours de munition en cas de guerre de haute intensité.

Donc ce qu'on doit se demander, c'est est-ce que c'est bien légitime d'avoir mis autant de moyens pour du divertissement et même parfois pour de la propagande, mais je vais y venir. À l'échelle individuelle, 4 milliards d'euros, ça représente un abonnement forcé pour chaque foyer de 130 € par an. 130 € par an, c'est 11 € par mois et par foyer.

Qu'on se comprenne, c'est plus cher que Netflix. Netflix, c'est 9 € par mois et c'est résiliable quand vous voulez. Vous vous abonnez si vous voulez.

Si vous n'aimez plus, vous vous désabonnez. Si les programmes ne vous plaisent pas, c'est terminé. Avec l'audiovisuel, vous êtes obligé de payer tous les mois, tous les jours de votre vie.

Alors maintenant, le rapport de la cour des comptes nous dit ce que l'audiovisuel public fait avec cet argent. Et là, c'est àablanc parce que on en avait parlé, c'est surprenant. Tout à fait.

Je vous ai entendu, c'est vous avez entièrement raison d'avoir mis le doigt dessus. Ce qu'on apprend par exemple, c'est que France Infotélé a doublé son budget sur les 7 dernières années. Alors, on pourrait se dire est-ce que la qualité des programme a doublé aussi ?

Est-ce que la satisfaction du public a doublé ? Bah, je vous le donne en 1000. Pas du tout.

Les audiences sont restées scotchées à moins de 1 %. Il y a moins de 1 % des Français qui allument leur télé qui regardent France info. Alors, qu'est-ce qu'ils ont fait avec ce doublement de l'argent ?

Et quand on lit le rapport, on découvre ce qu'ils en ont fait. Ils ont dépensé 46 millions d'euros par an dans des frais de réception. Ça veut dire 126000 € par jour.

Ramenons là encore à des chiffres audibles pour les gens. 126000 € par jour, c'est les petits fours les les plus chers du monde pour faire des réceptions. Ils ont dépensé 3,8 million d'euros de frais de taxi.

Donc ça veut dire 10000 € par jour de frais de taxi. Je sais pas ce qu'ils font des détours de périf, comment on peut dépenser 10000 € de taxi par jour. Et on avait précisé, si vous permettez, que c'était des cadres dans Paris.

C'était pour des déplacements effectivement taxi parisien. Paris taxi parisien. Il y a tout tout ça pour dire qu'il y a le métro, il y a le RER.

Voilà. Exactement. Alors qu'il nous donne des leçons sur le fait qu'il faut prendre le vélo et cetera.

Quand on regarde leurs effectifs, ils sont plus de 9000 personnes. Ça ça veut dire quelque chose de grave. Ça veut dire qu'avec nos impôts, on finance plus de journalistes et de personnel chez France Télé que de chirurgiens dans l'hôpital public.

Le nombre de chirurgiens à l'hôpital public, c'est 6000 dans toute la France. Ça veut dire qu'en France, on peut mourir aux urgences mais qu'on trouve quand même les moyens de financer la propagande et le divertissement. Et ça, à mon sens, c'est gravissime et ça légitime, je pense qu'on en parlera, la privatisation.

Je suis pas tout à fait d'accord avec vous sur la le divertissement. Moi, je trouve que c'est important d'avoir du divertissement. Peut-être pas l'audiovisuel public, mais je trouve que ça fait partie de la mission de l'audiovisuel d'avoir aussi du divertissement. la propagande en revanche là, c'est sûr que bon alors ces budgets et ces dépenses qui sont en effet on l'a vu à Cablanc, on en avait effectivement parler ici et ramener au quotidien, c'est quand même assez incroyable mais est-ce qu'on peut dire au moins que les Français ont payé pour un service public qui leur a rapporté quelque chose qui a peut-être même au niveau du divertissement ?

Je pense que vous posez la bonne question et ce que j'ai essayé de faire euh pour euh pour cette émission ce soir, c'est de dresser une liste objective de faits que je considère accablanc et qui prouvent leur militantisme politique, qui prouve donc qu'au lieu de nous donner un service au moins satisfaisant, même si je considère qu'il n'a pas à être public, au lieu de ça, c'est du militantisme. Donc si vous me permettez, je vais vous lister quelques quelques éléments que je trouve pour le couplants sur les antennes de France Télévision. Donc dans lors de la la dernière élection des européennes, le temps de parole de reconquête et d'URN était de 37 % inférieur à leur poids politique lors de l'élection.

Tous les autres courants étaient surreésentés, tous. Cet écart-là, on ne l'a retrouvé sur aucune chaîne privée. Personne n'avait ces écarts-slà.

C'est pas étonnant quand on se souvient et moi je m'en souviens très bien pour avoir été aux premières loges, qu'en 2022 le journaliste star de France infotélé, un certain Gilles Brunstein avait dit "Sur cette antenne, nous n'invitons pas Éric Zemour, il n'a pas le droit de venir ici. C'est une décision de France Télévision. Ça a changé depuis.

J'ai vu qu'il a été invité cette semaine." Exactement. Vous voyez, parfois quand on parle et quand on ose dire les choses, les choses changent.

Sur France Télévision, quand on regarde une étude de l'Institut Thomas Morque faite en 2024, on remarque que les invités sont six fois plus souvent de gauche que de droite, que les personnalités politiques de droite sont sep fois plus critiquées que les personnalités de gauche. Encore d'effet objectif. Là encore, si on pense que c'est un hasard, il faut se souvenir d'un propos de Adelle Vanret, la directrice de France Interre qui a déclaré au Figaro les faits, c'est que nous sommes une radio progressiste et que nous l'assumons.

Ça c'est donc la conception de la neutralité du service public. Le militantisme chez dans le service public n'est pas que partisan. On a vu les images de l'incorrect, on a vu des journalistes star du service public comploter avec le Parti socialiste, mais il y a aussi un agenda idéologique.

Et là encore, il est assumé. Madame Hernot, dès qu'elle est arrivée, a dit "Le fil rouge de mon mandat sera la diversité." On croyait que c'était l'opinion.

Manifestement, c'est plutôt la diversité. Ça s'incarne dans des faits. Ils ont créé un comité permanent de la diversité avec à l'intérieur SOS racisme et ni ni soumise.

À son arrivée aussi, elle a créé une clause de la diversité qui impose à tous les contrats de production de représenter, je cite la clause, la diversité de la population française et des étrangers vivants sur le sol de France, l'égalité homme-femme et la représentation LGBT. La traduction, c'est qu'elle dit à tous les producteurs si vous voulez toucher l'argent public, donc l'argent des Français, les producteurs ont l'obligation d'effacer les Français de leur série, de les effacer des émissions, des téléfilms pour refléter cette fameuse diversité. C'est pas diversité n'est pas forcément effacement hein.

Diversité n'est pas effacement. Mais lorsque vous voyez typiquement ce qu'a dit l'Arcom dans dans son rapport, ils disent le service public de l'audiovisuel est en pointe sur le reflet de la diversité ethnoculturelle donc des étrangers vivants en France et des minorités LGBT. C'est pas exactement ce qu'on attend, ce qu'on est en droit d'attendre d'un service public.

Autre fait plus grave, France 24 recourt depuis 10 ans au service d'un journaliste palestinien qui s'appelle Fad Anona qui a publié le message suivant : "Il faudrait tuer les juifs et les brûler comme l'a fait Hitler, j'en serai tellement heureux." Et ce monsieur travaille encore sur France 24 après ce qu'il a dit. Ensuite, si je vous lis quelques titres d'émission, je vais très vite, je crois que ça parle de soi-même.

Émission de 2021, c'est ce soir, le mythe du français de souche. Ravi de l'apprendre. En 2023, France Interre, l'instinct maternel, une vaste supercherie.

Les mères françaises seront ravis d'apprendre qu'elles sont soumises à une super cherie. En 2021, France, culture et se posent la question : "Faut-il dissoudre la France ?" Mo au moins, il se pose la question, c'est impartial, on pourrait dire.

France culture 2025, comment comprendre qu'en France en 2024, les blancs soient mieux traités que les noirs ? On la prend là encore. En 2016, France Inter, la lutte contre le racisme doit-elle se passer des blancs ?

France en terre ? France info 2025. Alors celle-là, je l'adore.

Comment les pictogrammes indiquant les toilettes renforcent les stéréotypes de genre ? Voilà les la question essentielle que les Français se posent et la question pour laquelle ils veulent payer autant de leurs impôts pour pour avoir la réponse. Je pense que enfin, je pourrais continuer longtemps.

D'ailleurs, je vais publier la liste de tous ces faits ACAB. Vous l'avez publié là, j'ai vu non sur les réseaux sociaux. Non, pas encore.

J'ai publié une vidéo sur la vié une vidéo avec des extraits, une vidéo qui montre la différence de traitement euh aberrente entre la droite et la gauche sur les antennes du service public. Je l'ai vu et qui à mon sens on peut pas on peut pas nous la publier, je voulais la publier, on peut pas la publier à cause des des droits d'auteur malheureusement. Mais alors, j'invite à aller voir sur mes réseaux sociaux cette vidéo parce que à mon sens, elle est accablante.

Je pense ne pas être la seule à en avoir assez de me faire Mais à l'heure, on demande aux Français de faire des efforts. C'est c'est surtout là que tout le monde se pose des questions et à l'heure de ce rapport d'un cours des comptes euh 10 ans plus tard, c'est vrai qu'on se pose des questions. C'est exactement ça.

Et si vous me le permettez, chère Christine, j'aimerais au nom je crois de millions de français lire une lettre que j'aimerais adresser à madame parce que je suis sûre qu'elle vous écoute, qu'elle nous écoute ce soir. Donc j'aimerais vraiment lui faire passer un message. C'est l'occasion je pense.

On n jamais l'occasion de la confronter ni de lui parler. Donc j'aimerais si vous me le permettez pouvoir lui lire un message. On y va.

Madame Hernot, vous êtes arrivé à la tête de France Télévision il y a 10 ans déjà. À peine arrivé, vous vous êtes entouré de militants socialistes de Stéphane Sidbongez, ex-cseiller de Ségolen Royal, devenu numéro 2 de France Télévision. Une orientation politique très à gauche qui n'a pas été sans conséquence.

Vous avez commencé très fort en critiquant, je vous cite, une télévision de blanc de plus de 50 ans et vous vous êtes mise à couper des têtes tout de suite. Vous avez renvoyé David Pujadas, Julien Le Perse, Patrick Sébastien parce qu'ils étaient des hommes blancs de plus de 50 ans. Le racisme systémique que vous critiquez à longueur de journée, c'est vous qui l'avez mis en place à France Télévision.

Madame Arnade, je vous ai entendu attaquer ces news que vous trouvez trop politisé. En vérité, dans notre pays, il n'y a pas de chaînes plus politisées que les vôtres et je crois l'avoir prouvé. Les vraies chaînes d'opinion, ce sont celles de France Télévision.

Ce que vous faites en réalité, et je pèse mes mots, c'est du détournement d'argent public. Vous détournez un service public financé par de l'argent public pour défendre des intérêts militants et les Français s'en sont aperçus. C'est pourquoi vous avez coulé petit à petit les audiences et vous avez explosé les budgets en continuant d'appeler au secours celui que vous insultez tous les jours, le contribuable.

Malgré ce trou dans la caisse, votre salaire et vos avantages en nature sont estimés à 400000 € par an. 400000 € par an, c'est plus que le directeur général de Framat, leader mondial de l'énergie nucléaire. Alors si encore madame Arnod vous construisiez comme lui des centrales nucléaires avec notre argent, mais pas du tout.

Avec notre argent, vous financez grâce à votre fondation des ateliers pour des concours d'éloquences pour les migrants, de la lecture pour les demandeurs d'asile. Votre comité d'entreprise a acheté un nouvel immeuble en bord de mer. Vous possédez un château avec piscine en Dordogne estimé à plus d'un million d'euros.

Votre deuxième mandat, madame, vous l'avez fini en garde à vue pour prise illégale d'intérêt et détournement de fonds publics. Mais étonnamment, vous venez d'être reconduite à la tête de France Télévision pour un troisème mandat. Certains disent que c'est en retardant la sortie du rapport de la Cour des comptes.

D'autres encore que c'est grâce à l'intervention directe d'Alexis Colur qui a été donc secrétaire général à l'Élysée. Je n'ai pas la vérité mais peut-être qu'un jour nous la connaîtrons. Bref, madame Arnod, j'en finis par là.

Vous vouliez une télévision qui ressemble à la France ? C'est une belle réussite. Votre télévision est aussi endettée, inefficace et insatiable d'argent public que notre État.

Madame Hern, vous avez le droit d'être de gauche. Vous avez le droit de défendre nos idées mais pas de vos idées mais pas avec notre argent. Si vous voulez militer, faites-le.

Créer une chaîne, militez avec votre argent. Nous ne voulons plus payer pour cela. J'en finis par là.

Nous ne voulons même pas transformer l'audiovisuel public de gauche en un audiovisuel public de droite. Nous voulons privatiser l'audiovisuel. Le message est passé.

J'espère que Delphine Arnota a bien regardé cette émission sur cette lettre que vous lui avez adressé. Maintenant euh comment vous dites ? Comment est-ce que vous comptez vous y prendre pour privatiser l'audiovisuel public que vous appelez de vos vœux depuis fort longtemps ?

Concrètement, est-ce que vous avez un plan ? Tout à fait. Je pense que on si on regarde ce qui s'est passé en 1987, on a déjà la réponse.

En 1987, on a privatisé la première chaîne, donc TF1. Ce qui s'est passé, c'est qu'on a fait un appel d'offre. Plusieurs entrepreneurs se sont proposés.

C'est Francis Big qui débutait dans les médias qui a proposé de racheter TF1. Il l'a fait avec le succès qu'on connaît. Donc ce qu'on pourrait faire dès demain et ça prendrait à mon sens quelques mois à peine de réussir à tout vendre, je pense qu'il y aura une forte demande.

Il y a des parts d'audiences qui peuvent donner envie à des entrepreneurs des médias qui pourraient en faire quelque chose qui pourraient gagner beaucoup d'argent. Ce qui a réussi TF1, c'est faire passer donc une chaîne qui bénéficiait de subvention publique à une chaîne rentable qui fait 300 millions de chiffres d'affaires alors qu'à côté il y a une perte de 40 millions pour les chaînes de l'audiovisuel public pour France Télévision et en plus qui bénéficie de milliards d'euros de subvention publique. À l'inverse TF1 fait du profit.

Il rapporte donc à l'état des millions d'euros d'impôts sur les sociétés, 75 millions plus précisément. Donc on y gagne de l'argent. C'est-à-dire que dès demain, on pourrait réussir à vendre ses chaînes.

Donc l'État empocherait un gain immédiat. On aurait plus à débourser 4 milliards d'euros par an. On aurait des rentrées fiscales avec l'impôt sur les sociétés.

Puisqu'elles n'auront plus d'argent public, elles seront obligées de faire des programmes qui plairont aux français. Donc, elles seront obligées de chercher des idées, d'innover. On se fera plus insulter à l'antenne toute la journée avec notre argent.

En réalité, je pense que tout le monde y gagne. Peut-être une perdante, peut-être madame qui devra trouver un nouveau travail. Mais à part ça, je pense que tous les Français il gagnent.

C'est gagnant pour les finances publiques et gagnant comme je vous l'ai dit pour la justice tout simplement. Est-ce que vous êtes vraiment pour la privatisation totale, c'està-dire pour l'effacement total du service public ? On peut peut-être garder une chaîne comme LCP, Public Sénat ou bien pour vous, il faut vraiment tout privatiser ? euh tout privatiser.

Je pense que LCP, Public, Sénat, si on si on prend ces exemples-là, on pourrait se dire les débats parlementaires, c'est intéressant. Bah, vous allez sur assembléenationale.fr, vous avez les débats parlementaires en direct, donc pas vraiment besoin.

Pour le reste, sur LCP et Public Sénat, vous avez des émissions politiques, des documentaires. On retrouve à peu près les mêmes sur BFM et sur C News et sur LCI pour citer l'entièreté des des chaînes info. Donc, il y a pas vraiment une nécessité que ce soit un service public.

Pour finir, on entend aussi beaucoup que ce serait dommage en terme de culture, comme si aujourd'hui sur les chaînes du service public, on avait des tragédies grecques à 20h et des concerts philharmoniques. Je pense que disparu ça a disparu. On est très loin même des émissions de Bernard Pivot.

Ça fait belle lurette qu'il y a plus Kundera à la télévision. Je finis sur ça. Il y a possibilité pour l'État de dresser un cahier des charges quand il vend une chaîne.

Donc typiquement vous avez vu la fermeture de C8, on disait que c'est parce que C8 n'avait pas respecté son cahier d'écharge. En vendant une chaîne, on peut demander d'avoir un critère, par exemple mettre de la musique classique, avoir une priorité régionale. Donc c'est tout à fait possible de continuer d'imposer une certaine demande même pour le privé.

Merci beaucoup Knafo d'avoir été avec nous. Je rappelle qu'après-demain vous êtes en une dur en série de valeurs actuelles et puis la vidéo dont vous avez parlé l'avez déjà posté he sur votre compte Twitter. On va la regarder parce qu'on a pas pu la passer.

Merci encore d'avoir été avec nous et on enverra cette lettre encore une fois. On va la rediffuser à Delphine à notre excellente de merci à tous l'UR des pro de Pascal pro. M.