Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 23 janvier 2026 46 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

ONU vs Conseil de la paix, censure évitée pour Lecornu, Groenland… : Le Club | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous la longévité de Sébastien Lecornu malgré son manque de majorité ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le PS a obtenu des gains avec ce budget, est-ce suffisant pour éviter une instabilité ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le PS a-t-il choisi de s'abstenir sur les motions de censure ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    La droite a-t-elle peur d'un retour aux urnes ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le centre revient-il en force avec cette stratégie de Lecornu ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu a-t-il bénéficié du contexte international pour sa survie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Laurent Baumel (PS)Fait
    « Ce qu'on a obtenu, c'est pas négligeable. Qu'est-ce qu'on peut offrir de mieux ? On peut faire une dissolution, des élections, espérer que la gauche arrive au pouvoir. »
  • 29:00Julie GradianiFait
    « L'expérience tentée par Sébastien Lecornu a vraiment marché. Il a fait de sa faiblesse une force. »
  • 31:00Catherine TricotFait
    « L'Europe reste un marché de consommateurs puissants. Les États-Unis ont besoin de nous aussi. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonsoir et bienvenue. Je suis ravi de vous [musique] accueillir pour ce nouveau numéro du club de 21 minutes avec ce soir encore une sélection de clubistes de haut vol. Nos plus fines gâchettes de l'ctu, journalistes, historien, essayistes, dessinatrices.

Ils vont s'emparer dans un instant de l'actualité de la semaine. Au menu, ce soir, Donald Trump renonce à annexer le Groenland par la force et à dégainer de nouveaux droits de douane. Un recul après la menace d'une forte réplique de l'Union européenne.

On a commencé la semaine avec une forme d'escalade et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable. On entend que la France soit respectée, que l'Europe soit respectée et à chaque fois qu'elles ne le seront pas, nous nous exprimerons et agirons avec clarté. Mais s'agit-il vraiment d'un succès durable pour l'Europe ?

Et jusqu'où peut-elle hausser le ton pour s'opposer à la toute puissance des États-Unis ? On en débattra puis notre invité de la semaine nous emmènera à Échappierre, un petit village en plein centre de la France. L'auteur émetteur en scène Frédéric Ferrer, il situe son spectacle qui reconstitue une expérience de démocratie participative qui vire au naufrage.

C'est très drôle et on comprend comment Nicole a tout pété. C'est le titre de la pièce. Et en fin d'émission, nous retrouvons l'histoire de la semaine de Frédéric Pomier.

Ce soir, il évoquera la réapparition des vieilles croûtes d'un aquarelliste raté. Voilà donc le programme du club de 21 minutes. C'est parti.

Bonsoir Natacha Triou, bienvenue à vous. Bonsoir Frédrix, Renault. Bienvenue les amis.

Ravi de retrouver. Et voici nos clubistes de ce soir. Catherine Tricot.

Bonsoir. Salut Catherine. Bienvenue Catherine Tricot, directrice de la revue regard dont voici la une du dernier numéro.

À vos côtés, Julie Gradiani. Bonsoir Julie. Bienvenue essayé.

Je rappelle le titre de votre dernier ouvrage par aux éditions de l'artilleur, les escrocs, le blanchiment des idées salles. Et à vos côtés Yanis Roder, bonsoir Yanis. Bonsoir, professeur agrégé d'histoire dans un collège de SIN.

Vous êtes aussi directeur de l'observatoire de l'éducation de la fondation Jean Jorè et vous publiez un livre que vous avez coécrit avec Benoît Droua et Isabelle de Mecnem. La laïcité en 30 questions, c'est la documentation française. Bienvenue à tous les trois et au pupitre, c'est notre ami Louison.

Salut Louison. Salut Renault. Ça va ?

Tout va bien. Unc. Bienvenue Louison, dessinatrice bien sûr et je rappelle le titre de votre nouvelle BD Porculus paru aux éditions rue de Sèvre.

Tout de suite Frédéric, la première actualité, c'est la longévité de Sébastien Lecornu à Matignon, conforté par le rejet aujourd'hui de deux motions de censure. Oui. Le gouvernement qui plie mais rond pas.

Ces deux motions de censure étaient déposé l'une par le Rassemblement national, l'autre par LFI. Pour cette dernière, il a manqué 19 voix, notamment les voix du Parti socialiste. On y reviendra.

Mais conséquence, à court terme, le budget est adopté pour sa partie recette. Et le Premier ministre Sébastien Lecnu qui se définissait lui-même comme le le Premier ministre le plus faible, le plus fragile politiquement de toute la 5e République, faute de majorité. Finalement, il résiste, il tient.

Yanis Roder, comment vous expliquez euh cette relative he longévité mais par rapport au pronostic en tout cas ? Est-ce que c'est l'habileté du Premier ministre comme certains le disent ou est-ce que c'est finalement qu'il a fait beaucoup de concession à l'opposition et finalement que l'objectif de tenir les déficits publics et bien il l'a mis un peu à la poubelle ? Je crois que c'est un petit peu tout ça en réalité.

Je crois qu'il y a une vraie habilité habileté pardon à discuter avec les différents les différents camps je dirais raisonnables, hein, c'est-à-dire le le PS et LR pour arriver à à des compromis. Il est dans il est dans une situation où où il n'a pas le choix en réalité. Soit il refuse les compromis et bien sûr il va au devevant de motion de censure qui serait voté, soit il fait des compromis.

C'est ce qu'il a fait notamment avec le Parti socialiste, lequel s'est abstenu sur les motions de censure. Donc il y a à la fois une une faculté à discuter mais aussi peut-être aussi avaler son chapeau quoi. Le groupe socialiste abstenu, vous le disiez, il cherche à se justifier Frédéric.

Oui, parce que Jean-Luc Mélenchon l'accuse he de n'avoir rien obtenu ou alors seulement des miettes. Et bien voilà la réponse d'un député socialiste, Laurent Baumel. C'est pas des miettes, c'est pas devenu un budget socialiste, ça c'est sûr, mais ce qu'on a obtenu, c'est pas négligeable.

Qu'est-ce qu'on peut offrir de mieux ? On peut faire une dissolution, des élections, espérer que la gauche arrive au pouvoir, peut-être avoir une nouvelle présidentielle. Je je n'en suis pas sûr.

Donc nous, si vous voulez, dans notre tradition, celle de la gauche réformiste, on mène des batailles ici et maintenant et quand on peut obtenir des gains, on les prend. Voilà, le Parti socialiste qui estime avoir obtenu suffisamment de de gains, Catherine Tricot, pour ne pas rajouter à l'instabilité ministérielle et gouvernementale qu'on a connu. Il a raison le le PS.

Je crois qu'il dit exactement ce qu'il pense, c'est-à-dire qu'en fait c'est la le la 2uxème partie de sa réponse qui est le fond, c'est que il pense qu'il ne faut pas d'élection anticipé et que donc ils ont été prêts à accepter beaucoup euh notamment par exemple de renoncer à l'attaque Zucman qui était en haut de leur revendication au mois de septembre quand ils avaient fait leur contreprojet. Donc en fait, ils ont pas il y a eu la hausse de la prime d'activité, le repas 1 € pour les étudiants là. Là, on est c'est pas le volet dépense, ça c'était le volet recette.

Donc c'est pour ça que je parle de la taxe zu et que bon je sais bien que le le repas à 1 € c'est vraiment bien et la prime d'activité de 50 € c'est bien mais c'est pas génial parce que quand même la prime d'activité ça fait pas de la cotisation pour la retraite par exemple hein. Bon donc et le repas à 1 € c'est 90 millions sur un budget de 300 milliards. Donc faut relativiser l'ampleur de la victoire.

Elle est quand même assez symbolique et je crois que les symboles qui ont été mis sur la table euh sont compris de tous et ça permet au Parti socialiste de laisser passer ce budget parce qu'il juge qu'il n'y en a pas d'autres possible et que ce qu'il faut c'est attendre l'élection présidentielle de 2027. Julie Gradian, cette peur d'un retour aux urnimmédiat, c'est aussi ce qui a fonctionné à droite puisqu'on voit que à droite, il y a des personnalités qui ont appelé à la censure mais comme par hasard, c'est celles qui ne sont pas députés, c'est-à-dire Bruno Retaillot qui est sénateur ou David Lissenard le maire de CAD mais les députés en revanche emmenés par leur voquier, ils n'ont pas voté l'ascensure. Alors c'est juste mais avec peut-être aussi un partage des rôles à l'intérieur du même parti entre ceux qui auraient une tonalité un peu plus exigeante et ceux qui seraient davantage conciliants.

Ce qui est sûr, c'est que en terme de d'analyse vraiment politique, il veulent pas d'élection anticipé non plus. Oui, mais et en fait c'est surtout c'est le centre qui revient en force. Ça fait plusieurs années qu'on dit que c'est maintenant la prime aux extrêmes, au jusqu'au bouthistes, à ceux qui ne veulent que de l'intransigence et que le centre va s'atrophifier et mourir de ces exigences qui se déversent sur lui.

Et finalement, l'expérience tentée par Sébastien Lecornu a vraiment marché. il a fait de sa faiblesse une force en adoptant immédiatement une posture de décontraction euh en disant en fait je remets quasiment le pouvoir entre vos mains, charge à vous d'en faire quelque chose. Ce qu'il a mis ensuite en position de pouvoir légitimement affronter ces motions de censure.

Et ce qui revient à l'honneur, c'est la théorie du moindre mal, euh du mieux que rien, du un mauvais budget, vaut mieux que pas de budget du tout. Euh donc on a pour finir un budget avec des dépenses socialistes et pas encore de recettes socialistes, mais c'est quelque chose vaille que vaille qui fonctionne et qui évite une instabilité, des déficits accrus et cetera. Yanis Roder, Sébastien le Cornu, est-ce qu'il a pas aussi euh bénéficié comme ça de de du contexte international en ce moment avec un besoin de stabilité ?

Moi ça me semble évident parce que à la fois la guerre en Ukraine et bien sûr ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique avec les discours des discours très inconstants hein de de Donald Trump qui ne qui dont on ne sait jamais où il va nous emmener euh font je crois que effectivement nous avons besoin de stabilité. D'autant plus que il y a cet horizon qui est répété sans arrêt à quelques années peut-être d'une éventuelle guerre. ce qui veut dire des dépenses militaires massives peut-être à venir, donc un besoin de d'une capacité d'endettement que nous n'avons plus.

Donc effectivement tout cela pèse et je crois que effectiv il doit y avoir quand même dans le coin de la tête de certains personnels politiques, en tout cas il faut le souhaiter cette réalité là qui qui leur parle. Euh un dessin de Louison jusqu'ici pour Sébastien le Cornu. Tout va bien Louison ?

Ah bah comme tous les tours de magie, il y a un truc. Donc on va voir combien de temps le truc dure. Là c'est le 493 qui permet d'un peu avancer.

Bon à suivre ça pique un peu. Merci Louison. C'est maintenant l'heure de la une internationale.

C'était mercredi à la une du Jérusalem Post. En Iran, nous sommes 80 millions d'ottage. Près d'un mois après le début de la contestation, le régime iranien a dressé avant un premier bilan d'une répression massive.

Officiellement, 3117 personnes ont été tuées. Mais ce chiffre reste bien en ça de ceux de plusieurs ONG qui évoquent jusqu'à 20000 morts. Après 2 semaines de blackout, internet a été en partie rétablie.

Hier, Donald Trump a une nouvelle fois menacé d'intervenir, mais le chef des gardiens de la révolution a aussitôt répliqué que Teran avait le doigt sur la gâchette. Alors Jis Graziani, est-ce que le régime des Mola a réussi une fois de plus à mat dans le sang ? Alors, c'est sûr que c'est assez décourageant parce qu'on a l'impression que ce schéma se répète toujours.

À chaque manifestation euh ça ça s'acroit. Euh mais systématiquement le régime des MOLA a le dernier mot. Voilà. encore cette fois-ci plus terrible et et c'est dû à la à la colonne vertébrale de leur régime, les fameux gardiens de la révolution, ceux qui sont parvenus à faire le le régime des mol repose en fait sur une supercherie he une apparence de démocratie avec un président et un parlement mais qui n'a pas véritablement le pouvoir.

Le pouvoir étant tenu par les MOL eux-mêmes et les gardiens de la révolution qui contrôlent non seulement les aspects militaires et de répression intérieure, mais aussi tout un pan du pouvoir économique. Et c'est ça qui leur permet d'agréger une partie de la population qui a intérêt à ce que le système demeure en place, qu'on évaluerait selon des observateur à 20 25 % de la population qui serait vraiment en adhésion avec ce régime. Donc c'est une minorité mais une minorité tellement puissante qu'elle tient encore vraiment de manière très verrouillée le pays.

Cela dit Catherine Tricot, il y a chez ceux qui protestent chez les manifestants iraniens aussi un fort sentiment patriotique et l'idée que le sort de l'Iran ne doit pas dépendre d'une intervention étrangère. C'est aussi des choses que l'on entend beaucoup. Est-ce que Donald Trump en accumulant les menaces, en montrant qu'il se qu'il se mêle de la situation, souvient de sa phrase "L'aide est en route au moment du pic des protestation ?

Est-ce que finalement il ne favorise pas la rhtorique du régime iranien qui dit "Vous voyez toutes ces manifestations, ça vient de l'extérieur, ce sont des agents de l'étranger." Assurément, ce que je crois, c'est que les Iraniens sont très fiers de leur propre révolte. C'estàd que c'est en fait un un mouvement qui s'élargit.

On voit depuis 2009 qu'il revient de manière euh récurrente et à chaque fois de plus en plus large. Et là aujourd'hui, c'est vraiment euh la le l'Iran profond, rural, enfin c'est bien plus que l'Iran des villes qui s'était mobilisé les jeunes, les femmes en 2022. Donc je crois que le la la protestation euh s'ancre et que les Iraniens veulent se libérer et se libérer par eux-mêmes.

Et c'est et c'est important parce que ça veut dire ils seront les acteurs de leur victoire et donc de leur futur. Il se libérer par eux-mêmes et ça veut dire que l'Occident ne peut rien faire d'une façon ou d'une autre sans même parler d'intervention militaire. Mais que peut faire que peuvent faire les occidentaux quand on voit la population massacrée à ce point par ce régime ?

C'est c'est effectivement très compliqué parce qu'une intervention extérieure risquerait effectivement de de d'installer un pouvoir qui n'est pas nécessairement voulu par les alourdir les sanctions économiques qui frappent déjà l'Iran depuis longtemps. Oui mais en même temps le peuple est la première victime de ces sanctions économiques. Même si les gardiens de la révolution aussi en souffr s'enrich que parviennent à s'enrichir à la du voilà donc bah oui il y a tout tous les trafics qu'il a derrière aussi hein qui qui qu' qui qu' qui qu'il mène.

Et donc moi ce que je crois c'est peut-être que l'étranger pourrait aider à la construction d'une alternative crédible. On a mis en avant le fils du chat, mais le fils du chat en réalité sur place, il a peu d'appui et puis il y a quand même la monarchieanienne, c'était pas une monarchie tranquille et et gentille, hein. Donc elle a c'est aussi une mémoire une mémoire douloureuse.

Donc construire une alternative démocratique, aider à la construction d'une alternative démocratique qui pourrait permettre éventuellement si les gardiens de la révolution ne basculent pas, peut-être de faire basculer l'armée, peut-être de faire basculer la police du côté de ceux qui veulent un changement de régime et une vraie démocratie. Un des sein de Louison. Alors, il y a un feutre que les diciateurs aiment pas beaucoup, c'est le rouge et malheureusement dans ce cas-là, je crains que il nous servent encore un petit peu quelques temps.

Merci Louison. Frédéric, votre duel de la semaine. Ce duel, il oppose deux instances internationales.

L'une vieille de un peu plus de 80 ans, l'autre à peine en gestation et ce sont en fait deux visions du monde qui s'opposent. et Renault à ma gauche, l'Organisation des Nations- Unies, l'ONU qui existe depuis effectivement un peu plus de 8 décennies, fondé après la deuxième guerre mondiale pour promouvoir le dialogue et le règlement pacifique des conflits. À ma droite, le conseil de la BA fondé hier par Donald Trump au forum économique de Davos en Suisse.

Initialement, ce conseil devait s'occuper de la reconstruction de Gaza, mais le président américain désormais voit beaucoup plus large. Today, the first steps toward a brighter day for the Middle East and a much safer future for the world are unfolding right before your very are. Alors, entre ces deux institutions, je vous propose de jouer au jeu des sep différences.

Je vous montre les les logos, on va les analyser ensemble. Alors, d'abord, un point commun, les Rameaux d'Olivier sur les deux côtés, bien sûr, le symbole de la paix. En revanche, sur le logo de l'ONU, qu'est-ce qu'on voit ?

On voit l'ensemble du monde, les les cinq continents. Sur le logo du Board of Peace, du Conseil de la paix, ah, on est recentré sur sur l'Amérique du Nord, vous le voyez. Couleur dorée également, c'est la couleur préférée de de Donald Trump.

Et d'ailleurs de l'or ou plutôt de l'argent, il en faut puisque pour entrer dans cette institution, il faut payer un ticket de 1 milliard de dollars par pays. C'est le coût de l'adhésion pour rester membre permanent de cette institution. Alors, plusieurs pays dont le Canada ont dit hors de question pour nous de payer, conséquence immédiate.

Ça s'est passé la nuit dernière. Donald Trump sur ses réseaux sociaux a annoncé qu'il retirait l'invitation au Canada pour adhérer à ce Conseil de la paix. Autre différence entre les deux institutions, leurs membres, les Nations- Unies, c'est près de 200 pays.

Là, le conseil de la paix de Donald Trump, ce sont pays qui ont accepté d'y siéger d'après l'administration Trump. Et hier, au forum de Davos, il y avait seulement 18 dirigeants qui étaient présents sur scène pour accompagner Donald Trump lors de cette inauguration. Alors, qu' y a-t-il ?

Il y a les amis de toujours Victor Orban, le Premier ministre hongrois, l'argentin Ravier Miley, les représentants des monarchies du golf, la Biélorussie allié de Poutine, le Maroc, l'Indonésie, pas la France. Le gouvernement français craint que ce nouvel organe ne sape les prérogatives des Nations- Unies. Écouter Jean-Noël Barreot, le chef de la diplomatie française.

Tel qu'il est présenté, ce conseil a pour responsabilité principale la paix et la sécurité du monde à Gaza comme ailleurs. Il est dirigé par son chairman, investi de pouvoir très étendu, on est loin, très loin de la charte des Nations- Unies. Alors pour dissiper ce type de crainte, Donald Trump a a prévenu hier qu'il travaillerait avec les Nations- Unies conjointement les deux institutions, tout en critiquant vertement l'ONU qu'il juge lente et inefficace.

Washington a d'ailleurs sabré ses financements pour les Nations-Unies, vous le savez, qui a dû procéder un plan de licenciement faute de dollar américain pour abonder son budget. Et puis ils se sont retirés d'une soixantaine d'institutions internationales dont l'Organisation mondiale de la santé pas plus tard qu'hier. Le message est assez clair.

Le multilatéralisme ça finit. Ces enceintes collectives où on doit débattre, où les Chinois d'ailleurs sont de plus en plus présents, place plutôt aux institutions adoc comme celle-ci. Ce conseil de la paix symbolise selon l'historienne Chloé Morel une forme de privatisation de l'ordre international.

Catherine Tricot, vous êtes d'accord ? Ça vous inquiète ce conseil de la paix ou finalement vous trouvez ça dérisoire ? Euh je tendance à penser que c'est dérisoire parce que de toute façon ça ne peut pas fonctionner s'il n'y a pas un consensus international.

Ils peuvent décider ensemble ce qu'ils veulent Lukachenko et Donald Trump et et Orban. Oui. Le Oui.

Le biélorusse grand démocrate. Ils peuvent décider ensemble. C'est le problème de la de ces organisations, c'est le consensus qui est la reconnaissance par tous de la légitimité du lieu.

Celui-ci n'en a absolument aucun. et n'en a aucun ni par sa construction qui est juste Donald Trump qui est en est le président et qui a le droit de véau. Le fait d'entrer avec un milliard, c'est lui qui décide qui l'invite.

Enfin, c'est du n'importe quoi. Enfin, franchement, ça n'a aucun sens. Euh c'est dérisoire, c'est un signe de plus de sa mégalomanie et de du fait qu'il va pas régler, que les problèmes ne seront pas réglés.

Ainsi, cela dit, une fois qu'on a dit ça, Julie Graziani, on observe quand même sur la scène internationale une forme de fragmentation et de club. On voit qu'il y a le club du G7, les occidentaux plus le Japon, les bricks, les émergents qui contestent l'hégémonie américaine. Est-ce que finalement on n'est pas en train d'assister à une éclosion de tout un tas d'institutions de gens qui ne veulent plus parler de manière collective ?

Oui. Et ça recoupe le procès en inefficacité qui est fait à l'Organisation des Nations- Unies depuis des décennies maintenant. Pourquoi ? parce qu'en fait ça avait été conçu à la base comme un instrument aux mains de l'hégémonie américaine post seconde guerre mondiale.

À partir du moment où le leadership des Américains est battu en brèche par la Russie, les Chinois et tout un ensemble d'autres pays qui siègent au Conseil de sécurité et où les les décisions consensuelles du coup ne se font pas, l'ONU demeure impuissante alors même qu'elle a des sujets complètement mondiaux à traiter. Donc l'idée du conseil de la paix, c'est une idée à ses business finalement, c'est de dire on va faire un format resserré d'arbitrage pour régler des conflits locaux régionaux avec un format où on peut avoir des décisions et et je pense que ça a été inspiré des accords d'Abraham au début. L'idée vient de là reconnaissance par plusieurs états musulmans.

Voilà le fait de réunir des parties prenantes directement impliquées ou ayant intérêt à un apaisement du conflit et de les faire travailler ensemble pour s'y retrouver. C'est c'est sans doute ça l'idée. En tout cas le doré ça brille mais parfois c'est un peu lourd, n'est-ce pas Louison ?

Bah disons que la paix c'est pas facile. Al la paix quand ça pèse 3 24 carat c'est c'est pas possible non plus. [rires] Merci Louison.

Frédéric l'autre actualité c'est la même he c'est toujours Donald Trump. Alors il fait passez-moi expression un peu le fier à bras le fanfaron en annonçant son nouveau conseil de la paix. Mais en revanche dans les faits concrètement sur le Greenland il passe d'un ton.

Oui. Et si on venait d'assister à un moment fondateur pour l'Europe ? Tiens, posons-nous la question puisque Donald Trump, c'est vrai, a retiré sa rétorique guerrière sur le Groenland.

Il n'est plus question d'intervention militaire, vous l'avez entendu, pas plus que de sanctions commerciales contre les États jugés récal citrant. Le président américain évoque désormais un accord avec l'OTAN assez flou sur la sécurité artique au sens large. Dianis Roder, on peut vraiment parler selon vous avec cette reculette de victoire européenne ?

Ouais, moi je crois que c'est c'est une victoire peut-être dans un premier temps, mais je crois qu'il faut vraiment prendre conscience que les logiciels ont complètement basculé, que tout a changer en fait, que le le monde d'après 45 s'est terminé, que les Américains tournaient vers l'Europe avec ce pont euh qu'il y avait vraiment hein euh historique malgré euh la doctrine Monro du début du 19e siècle, ils étaient revenus vers l'Europe. Je crois qu'aujourd'hui c'est terminé. Et ce que nous dit Trump, c'est vraiment cela.

C'est-à-dire, il voit les Européens comme un continent en en perte de vitesse. L'obsession migratoire chez chez Trump, chez V, on la voit aussi. Ils vont être l'Europe va être submergée, donc elle va changer également de logiciel.

On ne peut plus avoir confiance dans l'Europe. D'autre part, euh Trump se tourne évidemment vers l'Asie, ce qui compte c'est la Chine et construire une alternative de l'autre côté pour permettre justement de faire face à la Chine. Catherine Tricot sur l'actualité de cette semaine quand même et concernant le dossier grenlandais ou ou la menace de taxe douanière, c'est la première fois récente en tout cas que Donald Trump recule à ce point en quelques jours.

Est-ce que c'est quand même lié à la repost européenne ou pas selon vous ? Oui, je le pense c'est en droiting de ce que j'ai tout à l'heure, c'est qu'en fait on ne peut pas faire indépendamment d'un certain acceptation et d'un certain consensus international. Donc oui, c'est un recul mais en revanche, je vous suis, c'est dans ce que vous disiez tout à l'heure, c'est que ça ne suffit pas.

C'estàd que certes, il y a un recul, il y a une pause on va dire, mais l'Europe est au défi de construire un projet qu'elle n'a plus. Il le défi actuellement enfin le projet européen est tombé et il faut qu'elle se retrouve les raisons d'être ensemble. Mais quand même, c'est c'est assez dingue Julie Graziani, on en est à se réjouir qu'un de nos alliés historiques ne nous envahisse pas.

On en est là aujourd'hui, mais on a aussi compris que ça n'était plus tant un allié que ça et c'est sans doute ça la la prise de conscience de l'Union européenne cette semaine qui est d'ailleurs dans le droit fil des provocations réitées de Donald Trump he parce que ça fait quand même des mois voire des années que Donald Trumpille l'Union européenne en la reprochant lui reprochant d'être trop faible, de pas savoir se faire respecter et ainsi de suite. Donc en disant ça, il la met aussi en posture enin de dire "Allez maintenant ça suffit." réme pas lui qui l'é c'est de enant en fait quand il dit quelque chose faut pas ni surréagir ni s'agacer ni surenchérir.

Alors oui mais [rires] pas sur ce cl et il faut juste rester sobre lui dire non comme a dit d'ailleurs le premier ministre canadien au moment où il avait des appétits aussi sur le Canada et et poser simplement une mesure de rétorsion ferme. Là en l'espèce, c'était le pacte anticoerci qui pouvait être mis en œuvre. L'Europe reste un marché de consommateurs puissants.

Les États-Unis ont besoin de nous aussi. L'augmentation des frais douanes, c'est pas un dolor pour eux non plus. Donc on a des atouts pour peu qu'on les joue avec discernement pour résister.

Vous parliez de l'augmentation des frais de douane, il y en a que ça touche particulièrement, ce sont les entrepreneurs, les exportateurs. Écoutez la tonalité qu'a pris Patrick Martin. C'est le patron des patrons, le président du MEDF.

À un moment donné, il faut que l'Europe dise stop à Donald Trump. Et ce moment est venu. Ne nous sortons pas de la tête que l'Europe est le premier marché mondial et que les Américains ont besoin de l'Europe.

Alors, c'est plus ou moins sensible selon les secteurs d'activité, mais il faut qu'on arrête de de considérer qu'on est dans un rapport du fort au faible. Oui. Catherine Tricot, est-ce qu'il faut même passer à l'offensive maintenant ?

Parce que là, on a été défensif, on s'est défendu sur le Groenland. Cela dit, pas plus tard qu'en juin dernier, on a accepté les droits de douane à 15 %. On se rappelle la présidente de la Commission européenne qui est allée en Écosse signer ce deal en levant le pouce à côté de Donald Trump.

Voilà. Est-ce que maintenant il faut contreattaquer, j'allais dire et et presque mordre, comme le dit l'ancien premier ministre Gabriel Latal. Ben c'estàd que le problème c'est que là on la seule chose que l'on dont on est capable de parler c'est de cela.

C'est de nos capacités commerciales de contre-attaque commercial et cetera. Tout à l'heure je disais il faut un projet européen. Pourquoi nous sommes ensemble et qu'est-ce que nous voulons promouvoir ?

On peut pas juste avoir comme projet de nous armer et de défendre nos entreprises. On vient d'entendre Patrick Martin quand même le président du MEDF qui a priori est un apôtre du libre échange des négociés des accords commerciaux. Là au contraire, il dit il faut se battre et c'est rare d'entendre le patron des patrons comme on dit adopter cette attitude aussi offensive contre les Américains peut-être y compris avec des droits de doigt une guerre commerciale et ce il fait son boulot de patron des patrons.

Moi ce dont je parle c'est de notre boulot à nous tous citoyens. Ça ça illustre aussi un changement du monde en quelque sorte. Ça ça illustre un type de propos, une manière d'entrer dans le sujet qui est le business.

Moi ce que je pense c'est qu'il faut qu'on qu'on se dise que on a d'autres enjeux. Par exemple, ça ne répond pas aux enjeux climatiques qui sont extrêmement mis à mal par Donald Trump. Ça ne répond pas au problèmes de la recherche, de la science et cetera.

Enf, il y a plein de sujets qui sont en dehors de notre champ de vision et qui ne sont pas couverts par simplement la volonté de se de s'armer et de faire des bazookas anticommerciaux. Yanis Roder, il y a des députés allemands qui proposent aussi de faire un boycott de la Coupe du monde aux États-Unis qui va voir lui en juin. Ça c'est une bonne idée ou plutôt de Alors, c'est une idée parmi d'autres.

Je suis pas sûr que ce soit très populaire euh le boycott de la Coupe du monde au regard de du poids du football dans le monde entier. Euh lieu aussi d'ailleurs au Mexique et au Canada, il y a aussi des matchs au Mexique. Ouais, en plus en plus.

Donc donc non, moi je pense pas je pense que voilà, c'est une menace lancée comme ça, je pense que ça n'aboutira absolument pas et que ces députés allemands auront du mal peut-être à se faire réélir par le par les supporters. [rires] Un dessin de Louison. Moi je pense qu'il faut s'en s'en remettre à la parole des FOC qui sont très prudents et donc on va voir les prochains tweets de Trump avant de se réjouir sur le Groenland et sur le reste.

Euh vous évoquiez à l'instant justement l'Europe Yanis Natacha cette Europe on va en parler avec une autre façon qu'elle peut trouver peut-être de reposter à Donald Trump c'est une reposte numérique. Et oui c'est même un compte internet qui buzz en ce moment il s'agit de French Response la réponse française. un compte X officiel qui est tenu par le Kedoret donc sous l'impulsion du ministère des affaires étrangères dirigé par Jean-Noel Barreot ancien ministre chargé du numérique.

Et alors c'est un compte qui a été créé en août dernier. Le compte connaît une popularité fulgurante déjà plus de 93000 abonnés et comme la guerre informationnelle est lancée, l'initiative se présente bah comme une nouvelle arme numérique de la diplomatie française. Sa stratégie utiliser les codes d'internet et les techniques même des trolls.

Un exemple parlant, la contreattaque à Elon Musk. Alors le patron de X mécontent de sa régulation des réseaux sociaux en Angleterre se demander pourquoi le gouvernement britannique est-il si fasciste ? La réponse de French response cette photo.

Bok Dors qui répond Elon Musk avec une photo de son salut nazi. C'était impensable he il y a quelques années, le poste a été vu plus de 8 millions de fois avec plus de 100000 centaines de milliers de likes, plus de 3000 commentaires et c'est le plus grand succès d'audience. Et ce compte est donc très actif depuis plusieurs semaines.

Oui. Un autre exemple he lorsque la Maison Blanche publie cette fameuse image d'intimidation générée par IA avec la légende Mec c'est par où le Groenland ? Bah une réponse minimaliste en Imojie, le drapeau de l'UE pour rappeler voilà qu'il s'agit d'un territoire européen.

Alors depuis plusieurs semaines, en effet le compte enchaîne les publications pas seulement contre les fake news américaines mais généralement contre la désinformation y compris celle des Russes. Comme le remarque ce Tweetos French Response est très occupé. Il y a de quoi faire en ce moment entre les Russes et les Américains et forcément les réactions sont très diverses.

Bah alors d'un point de vue communicationnel c'est un succès mais ce changement radical de ton dans la diplomatie provoque des divisions très très profondes d'un certain applaudissent. Bravo la France emoj muscle ou pour d'autres à l'inverse j'ai rarement eu aussi honte d'être français ou encore French Repons et Super Cringe. Cringe c'est gênant.

C'est vraiment le gouvernement qui gère ce compte ou un ados avec un peu trop de pouvoir. Je croyais qu'on était quand même au-dessus de l'humour façon Trump sur des sujets hyper sérieux. Alors le qu d'ors lui assume cette cette stratégie.

Elle serait une façon efficace de lutter contre la désinformation étrogère et même ça peut avoir un impact y compris de dissuasion de futures accusations. Alors petit détail ironique ce compte n'est pas présent sur Blue Sky. Réseau réputé pour être moins toxique ce qui peut-être en dit long sur la nature de cette nouvelle diplomatie du clash.

Alors Julie Graziani, est-ce que cette initiative c'est une initiative efficace ? J'ai vu une réponse en tout cas qui était excellente he sans les avoir toutes lu, mais la désinformation, elle prospère aussi beaucoup sur la fabrique du consentement par des sophismes, des paralogismes, des silogismes qui sont pas pertinents et qui convainquent parce qu'on prend pas le temps d'y réfléchir. Et dans une des réponses qui a été faite, c'était excellent parce que le sophisme était complètement dégonflé par l'absurde.

Ce qui a été cité, c'était un propos d'un officiel américain qui disait en quelque sorte un jour le grandlande sera attaqué par la Russie ou la Chine. Donc autant s'en préoccuper tout de suite. Et quand on lit comme si on pouit avoir temps dire ah bah tiens oui, pourquoi pas ?

Et en fait tout de suite la réponse est dégonflée donc par French Response avec un parallèle où ils disent bon un jour il y aura un incendie et donc les pompiers devront faire une intervention donc brûlons la maison tout de suite et et là on comprend tout de suite que c'est absurde voyez. Donc j'ai j'ai trouvé ça très fin très bien amené. Hm hm. un dessin Louison et tout ça ça fait une grosse pression sur les châons de l'internet qui sont quand même dominants et donc s'ils font pas un truc mignon c'est la guerre sachez-le.

Merci Louison. Il est temps maintenant d'accueillir notre invité de la semaine l'acteur et metteur en scène Frédéric Ferrer qui nous emmène à Échapierère un petit village fictif he situé en plein centre de la France qui accueille une session de la commission nationale du débat participatif. L'enjeu de ces échanges c'est l'ouverture d'une mine de lithium.

Un projet qui est soumis à la vie de toute la population. Sauf que cette expérience de démocratie directe va virer à la à la catastrophe. Alors c'estant, c'est au théâtre du rond-point à Paris en ce moment même et on comprend donc comment Nicole a tout pété.

C'est le titre de la pièce d'abord qui est donc Nicole Frédéric Ferrier. Ça veut dire quoi Nicole ? Alors je ne sais pas si je vais le dire ce soir parce que ça fait partie de la surprise.

Allez ahombron. peut dire que c'est un acronyme. C'est ça.

C'est un acronyme. C'est un acronyme. Mais c'estàd qu'il y a plusieurs Nicole dans le spectacle et on attend de savoir laquelle va tout péter ce soir.

Mais il se trouve que Nicole ça peut être aussi parce qu'il se trouve qu'il y a un vrai projet de mine qui s'appelle Émilie. Je m'arrête là. Je pense qu'on va on va comprendre le lien.

Tu sais ce qu'on va faire ? On va commencer par regarder un extrait du spectacle qui est donc un spectacle lui aussi participatif évidemment. Donc on voit l'animateur du débat de ce débat participatif qui est interpellé par quelqu'un dans le public. un extrait de comment Nicole a tout pété.

Euh, bonsoir Colin et Losin pharmacienne Moufulon. Oui. Euh moi j'ai une question sur l'usage du lithium.

Est-ce que ça va vraiment faire baisser nos émissions de CO2 ? Ah bah non, si si bien sûr. Oui, c'est le but.

Ah bah oui, oui oui oui oui. Pardon pardon pardon pardon. D'accord.

Parce que je vous envoyez un graphis sur le chat. Ah non. Ah si.

Ah non, on l'a pas reçu. Ah bah si, on l'a reçu. Ah oui, ah si ah non.

Alors ce qu'on voit, c'est extrêmement compliqué de nouer le dialogue y compris d'ailleurs à propos des fameux acronymes et bien d'autres expressions qui a une espèce de neuve langue qui est utilisée par les animateurs du débat. C'est très drôle. Donc l'humour c'est vraiment ça fonctionne aussi par ces ses kiproco en terme de langage.

Oui oui oui oui oui oui. Puis je Non non mais c'estàdire que Oui mais non en fait. Ah ben oui, mais parce que il y a [rires] comme une euh Oui, mais parce que les choses sont complexes et donc en fait ils y répondent toujours de manière assez euh assez complexe.

Donc oui, mais non. Et en même temps c'est plus complexe que ça en Allerge. Et c'est pas un ingénieur qui parle très lentement, pas qui respecte pas le rythme justement.

Il faut toujours parler vite quand même. Il faut aller voà, il faut toujours parler vite mais très souvent ces débats quand même s'étendent dans le temps. Donc, on a voulu donner dans une scène en particulier la sensation de ce temps quand même qui s'étire à un moment donné avec un un expert particulièrement lent. vous parliez de de complexité.

Est-ce que le but c'est aussi de mettre au jour nos contradictions à nous euh qu'on a tout ? C'est-à-dire que chacun veut avoir un téléphone, chacun est pour la transition énergétique et en même temps, on est euh entre guillemets content que le lithium ne soit pas euh extrait à côté de chez nous, mais plutôt en Chine ou loin où on ne le voit pas ? Et oui, c'est ça le le la grande difficulté qu'on essaie d'exposer dans le spectacle, c'est aussi comment euh comment ce lithium euh en fait que pour quels usages ?

Euh bien sûr que ça permet la décarbonation, ça permet les mobilités douces et cetera. Euh mais si c'est du lithium, si c'est dit dans le spectacle, si euh si on construit un SUV de 2 tonnes euh et que pour cela il a fallu extraire 1 tonne de granit, en tout ça fait 3 tonnes qu'on transporte pour aller chercher une baguette de pain de 150 g. Voyez, il y a un non sens en fait.

Donc en fait c'est quel usage on veut du lithium exactement. Il faut dire que vous êtes inspiré d'un vrai débat participatif qui a lieu à Échassère dans l'allié. C'est ça exactement.

Vous êtes allé assister participer à des à des réunions justement qui lui aussi ce projet c'était un projet aussi de de construction enfin d'ouverture d'une mine de lithium à chassière. Oui. C'estàd que c'est un projet global la mine de lithium sur trois sites.

Il y a un site aille chassière, c'est la mine, l'usine de conversion qui sera à Montluon dans l'Allié et un une station de chargement dont on n' pas encore décidé où elle va être implantée exactement. Donc le spectacle va beaucoup là-dessus. Et donc moi je suis à chaque fois qu'il y avait une réunion, j'étais pas là parce que j'étais entourné sur autre chose mais j'ai pu assister à il se trouve que j'habite depuis 10 ans à Montlon.

Ah. Euh et que donc j'ai j'étais au cœur, j'ai pu rencontrer pas mal de de personnes, j'ai pu aller sur les sites et j'ai pu euh voilà avec ma vendeuse de légumes qui qui est aussi militante contre le projet. Donc j'ai pu pas mal aussi échanger, discuter, rencontrer, voir les sites et c'est comme ça en fait que j'ai pu et puis toutes les ressources sont accessibles en ligne.

Mais alors justement le spectacle c'est un peu que ces débats publics les les D sont pipés enfin que tout est fait pour que les habitants acceptent un projet même s'ils sont contre. Non les je crois que les D sont pas pipés. C'est c'est là où ça où c'est complexe parce que cette commission du débat public, elle est elle-même soumise en ce moment à certaines attaques aussi.

Alors, elle a le mérite de quand même de de mettre en discussion des projets sur le territoire et cette mise en discussion des projets, ben fait aussi connaître le projet et donc permet permet aussi au à ceux qui sont opposants au projet leur permettre de de s'exprimer tout simplement. Et il faut dire, on voit aussi dans le spectacle, il y a énormément de réunions he parce que c'est extrêmement thématisé. Il y en a une sur l'eau, une sur le convoyage du minerai, une sur le tourisme et cetera et cetera.

Euh et donc d'ailleurs le l'animateur du débat montre voilà tout tout l'agenda c'est un boulot à plein temps en fait de suivre ces réunions, d'y participer. Si on vraiment qui a le temps d'y participer ? Il y a que il y a que des retraités et des militants.

Non non, on peut être les deux d'ailleurs. Non, il y a beaucoup d'élus, beaucoup d'experts ça parce que y a les questions sont complexes et cetera. beaucoup de beaucoup d'usagers, beaucoup de d'habitants, des chasseurs, des des agriculteurs, des éleveurs, des des des gens intéressés par la biodiversité de la forêt des Colettes qui dans le spectacle devient la forêt des ponettes.

Il y a tout un tas de tout un tas de personnes qui ne veulent pas avoir cette cette mine dans leur sur leur terrain en fait tout simplement. En tous les cas, pas une mine telle qu'elle est pensée aujourd'hui. Là, le spectacle se joue depuis mercredi soir.

C'est ça. Je dis c'est qu'est-ce qui fait le plus réagir justement comme c'est très très vivant au sein ? Bah, c'est dès que le spectacle, je pense, bascule dans la partie débat, c'est-à-dire dès qu'on allume la lumière dans la salle et qu'on voit qu'il y a des gens qu' y a des comédiens qui vont et ils viennent dans la salle pour poser des questions, qu'il y a des gens aussi du public qui commencent à participer parce que parce qu'on a on a des questions qu'on distribue.

Donc d'un seul coup, le spectacle devient pas seulement sur le plateau mais dans la salle. Et ça ça devient sur certaines interventions, on voit que le public s'applaudit lui-même en fait en train de de de pour une question militante en particulier ou pour une question voilà qui qui nous met en difficulté parce que moi je suis l'animateur du débat, je suis tout le temps en difficulté finalement et je vous même vous êtes tirié en permanence. Voilà par je réponds toujours à côté et puis la question qu'on me pose c'est jamais la bonne, c'est jamais ce que je veux en fait et donc je suis perdu en fait.

Merciçon le vrai animateur du débat était perdu aussi. Merci Fréd et c'est surtout très drôle donc on voit d'ailleurs que l'humour a aussi une vocation pédagogique évidemment un rôle pédagogique. Comment Nicole a tout pété ? joue en ce moment donc à Paris au théâtre du Rond-point jusqu'au 7 février et ensuite vous jusqu'en mai 2026 vous serez en tourné dans toute la France notamment à Mobeug Brest Vendovre les Nancy et un peu partout ou ville Neuvasque aussi ville Neuve d'asque.

Voilà, il faut vraiment ben justement il faut plein de débats participatifs qui s'annoncent dans toute la France. Ça va être passionnant et tout le monde bien sûr est écouté et le bienvenu et on prend voilà on retient la vie de tout le monde. Voilà.

Merci. Merci pour ce modèle de démocratie participative. Un dessin Louison.

Alors je vous conseille pour votre santé de vous éloigner des débats toxiques qui sont évidemment comme les pesticides un tout petit peu mauvais pour la santé. Merci Louison. Et voici maintenant venu le moment d'accueillir notre ami Frédéric Pomier qui nous rejoint pour son histoire de la semaine.

Bonsoir Frédéric et et bienvenue à vous. Ce soir Frédéric, vous revenez sur une vente aux enchères qui s'est tenue récemment en Angleterre. C'était mercredi matin à Skripton, petite ville du nord du pays, une vente de 1600 lots organisée par une société de commissaire priseur spécialisé dans les montres et leur logerie.

Mais dans leur catalogue, on trouve aussi d'immobilier, des lampes, des bijoux, des céramiques, de l'argenterie ou encore des broderies. Il y en avait lors de la vente d'avantière notamment une pièce en soit française d'attendant du 19e partie pour la somme de 260 €. Et les deux lots suivants, c'était des aquarelles.

Daté de 1909 et 1910, la première représente une maison entourée d'arbres avec la cheminée qui fume. La seconde, l'église d'un village autrichien. [rires] C'est pas vilain, tu ravissant, c'est bucolique mais bon, pas de quoi se pamer non plus.

Et puis l'essentiel n'est pas là. Non, il est dans la signature. Ces deux petits tableaux, ils sont d'Adolphe Hitler.

Ah ! attribué à Adolphe Hitler qui avant de mener la triste carrière que l'on sait se révait une carrière de peintre à deux reprises. Il a même tenté d'entrer à l'école des beauxarts.

Les deux fois il s'est fait recaler, mais il aurait produit entre 2000 et 3000 toiles dont 800 seraient encore aujourd'hui en circulation. Certaines se retrouvant parfois dans des ventes de ce genre. Rien ne l'interdit dès lors qu'on y voit pas de signe nazi.

Il est même arrivé que certaines soient adjugées à des prix faramineux comme il y a 10 ans à Nuremberberg, ça ne s'invente pas. Un bouquet d'œiller pain par Hitler, s'est vendu 73000 €. Un château en Bavière pain par Hitler 100000 €.

Et pour son tableau intitulé la vieille mairie, un acheteur a déboursé 130000 €. Mercredi, les deux aquarelles n'ont pas atteint de tel sommes. La première s'est vendue 2700 €. la seconde 3000 € mais elles sont parties en seulement quelques secondes dans l'indifférence générale et c'est cette indifférence qui crée un peu le malaise même si c'est légal, est-ce que c'est moral de se faire de l'argent avec les œuvres du plus grand criminel de l'histoire ? des œuvres que du reste les experts considèrent comme de vulgaires croûtes.

Et puis autre malaise, à la lecture de la très très succinte présentation de l'artiste dans la notice, Adolphe Hitler étudia l'art dans sa jeunesse à Vienne avant d'entrer en politique dans les années 1920. Oui, c'est pas faux. C'est un complet.

C'est pas faux. Mais la manière de résumer les choses est un petit peu glaçante. Pas un mot sur la suite de son entrée en politique, rien sur les millions de morts que celle-ci a provoqué.

L'histoire est effacée. On ne garde que l'anecdotique parce que ça c'est un point de détail que le fureur est fait de la peinture mais on le sait à travers le monde reste des nostalgiques du régime nazi. Et même si la maison d'Enchère refuse de donner l'identité des vendeurs et des acheteurs, on imagine que ces gens-là ne doivent pas détester les brassards rouge et les moustaches en brosse à dents.

Et c'est ce marché-là finalement qu'on alimente. Chaque fois qu'on met en vente des tableaux d'Hitler, on ne s'adresse pas à des passionnés par l'art, on s'adresse à des passionnés par Hitler. D'ailleurs, on aurait exactement le même raisonnement si l'on trouvait un jour dans un catalogue d'en chair des sculptures de Paul Pot, des poteries de Staline, des pastel de Mao ou des Macramé de Pinoché.

Et puis en regardant ces deux aquarelles, ditler, on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est quand même dommage qu'il n'ait pas été meilleur peintre, même un petit peu. Dommage qu'il n'ait pas été admis au Bart, dommage qu'il n'ait pas eu le talent pour faire carrière dans ce domaine-là. Ça aurait peut-être changé le cours de l'histoire.

C'est dommage en effet. Merci Frédéric pour votre histoire de la semaine. Un dessin de Louison.

Alors méfions-nous des croûes parce qu'à y regarder de plus près cette petite tâche en rappelle une autre. Merci Louison. Alors vous avez chacun mes amis choisi une photo qui illustre à vos yeux un autre sujet actualité de la semaine.

Il y a on va commencer avec votre photo Catherine Tricot aquarelle toujours. Non ce n'est pas une aquarelle, il s'agit de peinture rupestre. C'est bien ça.

Vous nous emmenez en Indonésie avec cette photo. C'est ça. C'est une peinture qui a été découverte qui a remonte enf qui remonte à 70000 ans.

Donc elle m'a beaucoup touché et je me suis dit en ce moment où on est en train de s'interroger sur au fond qu'est-ce que nous voulons faire ensemble ? Qu'est-ce que c'est que notre humanité ? Qu'est-ce que c'est que notre avenir ?

Ben je me dis voilà eux ils nous ont donné une réponse. L'humanité c'est représenter, transmettre émouvoir, ils m'ont ému et même sans y a. Merci Catherine.

On va enchaîner avec votre photo Yanis. Yanis Roder. C'est une photo à caractère civique puisque vous nous rappelez qu'il y a des élections dans quelques semaines en France.

Oui, il y a quand même des élections municipales au mois de mars et à Marseille. Voilà, on invite les les citoyens bah ne pas oublier à ne pas oublier d'aller voter parce que effectivement les élections municipales c'est les élection de la démocratie locale. C'est très important de s'y investir, c'est très important de participer parce que voilà, c'est le débat citoyen dont on parlait tout à l'heure et dont on a absolument besoin.

La photo est à Marseille mais les élections municipales c'est partout en France et comme on est vraiment civique jusqu'au bout, on va même rappeler les dates. Le premier tour c'est le 15 mars. Le 2è le 22.

Merci euh Yanis Roder et on va conclure avec votre photo. Très belle photo Julie Gradziani. Il s'agit de ces fameuses aurores boréal qu'on a pu voir de façon très spectaculaire dans de nombreux endroits en France.

Oui. Des tonalités châtoyantes et rarissimes de vert, de rouge, de roses qui ont enflammé le ciel. Donc après l'état providence et la social-démocratie et bien l'État français rivalise maintenant avec les pays scandinaves sur le terrain des aurores boréales puisque nous aussi nous en avons.

Alors ça se reproduira pas si vite. C'était dû à un phénomène tout à fait rare, une éruption solaire d'intensité maximale qui a déclenché des vents solaires qui au lieu d'être dispersés au niveau d'épaule par le champ magnétique était tellement puissant qu'ils sont venus frapper directement au niveau de de l'hémisphère où nous nous trouvons. Merci Julien.

Un dessin de Louison qui se rapporte à la photo choisie par Catherine Tricot. Alors, est-ce que à l'époque des gens on se demandait s'il fallait séparer l'homme de l'artiste et l'homme de sa grotte aussi ? C'est une bonne question.

Vaste question en effet. Merci Louison. C'est maintenant l'heure de retrouver les théories d'Aurore Vincenti.

Cette amie des bêtes est toujours de bons conseils. Elle nous rappelle ce soir qu'en théorie les chats ça ne s'éduque pas. Mais enfin ça c'est en théorie.

En théorie les chats ça ne sédu pas. C'est bien connu. Le chien c'est le meilleur ami des humains.

Loyal et obéissant. Il apprend àis, coucher debout. Quant au [musique] chat, on l'adopte parce que c'est chou et c'est doux, mais on n'en obtiendra rien parce que de toute façon, il se fout de tout.

S'il reste auprès de nous, c'est pour le gouvert. Pour le reste, notre joli matou instagrammable demeurera à jamais un félin indomtable. Mais ça, c'est en théorie parce qu'en réalité pour les chats comme pour les chiens, l'apprentissage joue un rôle majeur dans leur comportement et leur sociabilité.

Alors oui, les chat dormirent, c'est vrai, mais leur [musique] vie domestiquée est souvent d'un ennui mortel et bon nombre de ce que nous percevons comme des problème de comportement sont en fait le résultat d'un manque de relation et de stimulation. À forcerie, les chats ont tout à fait la capacité [musique] cognitive d'apprendre et pas uniquement de leur congénère à poil, de nous également. Alors certes, on aime les voir comme des petites panthères sauvages, mais leur domestication est tout de même vieille de 5000 et quelques années.

Les spécialistes des féins vous diront qu'ils ont de la mémoire, qu'ils reconnaissent les choses, les êtres, les lieux, ils adaptent leur comportement aux situations et aux autres et ils socialisent. Une éducation fondée sur un apprentissage continu par le jeu notamment ressortons nos bonnes vieilles pelotes et sur le renforcement positif les félicitations. Ça fait du bien au moral du chat et ça nourrit la confiance dans la relation interespèce donc entre le chat et son humain.

Alors au fond ne serait-il pas temps de l'assumer ? Si on a adopté un chat et pas un chien ? Néta- pas justement pour éviter d'avoir à le sortir et de s'en occuper sous couvert de moi ce qui me plaît tu vois chez le chat c'est son indépendance.

Alors que la littérature scientifique est unanime. Le problème ce n'est pas l'éducation du félin mais celle de ces humains qui ne comprennent rien au comportement ou aux émotions de leur matou. Donc si vous me rediites encore une fois qu'un chat ça ne s'éduque pas, je vous répondrai dans la plus pure tradition socratique.

Éduque-toi toi-même Fre. Et ben merci Aurore Vincenti. Un dernier dessin de Louison.

Alors, il y a pas de raison que tout le monde ait le droit à un nouveau look et pas moi. Donc, nouveau weekend, nouveau look. Moi aussi, ça Mais ça vous va super bien, Louison, vraiment elles sont top ces lunettes.

Merci Louison, merci à tous les amis. On se retrouve quand ? Bah, demain à la même heure 20h05 et où sur ici pour 28 minutes samedi et son club international.

Comme toujours, on va se quitter en musique avec un clin d'œil à votre chronique Frédéric. Vous l'avez dit, à l'instant, tous les peintres ne se valent pas et tous les tableaux ne méritent pas d'être vendus aux enchères, loin de là. D'autant que l'aquarelle, c'est quand même beaucoup moins beau que la peinture.

La c'est bien difficile [musique] mais c'est bien plus beau. Que la peinture ah allô rapet péta petit [musique] péto rapet péta petit péto carabine de carabo. Rien n'est plus beau que la retraite au flangau.

Sauf peut-être ma cousine Bert faire une défrisable. Elle est admirable. mangerai un tout petit peu, tout petit peu, tout petit peu.